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##   Jeu 1 Nov 2012 - 19:00
Anonymous
Invité

Pourquoi... Pourquoi les humains étaient-ils si cruels ?

Pourquoi ces créatures éprouvent-ils le besoin d'être si sauvages ?

Mon fils... mon enfant...

Cela faisait trois ans maintenant. Presque trois ans que j'étais arrivé ici, la rancoeur dans l'âme et la rage au coeur. On m'avait promis une nouvelle vie. Une vie qui me donnerait le bonheur que j'avais souhaité, une vie qui effacerait l'ancienne et me donnerait enfin ce à quoi j'avais droit. Car je le méritais! Je méritais ce bonheur! Mais cette école... n'était qu'un masque d'illusion. Ce n'était qu'un leurre... Tout ces sourires, tout ce bonheur, toutes ces gentillesses... tout n'était qu'un leurre.
Depuis trois ans. J'étais arrivé esseulé, à moitié folle. Ils avaient voulus m'aider, ils ont cherchés... mais pas assez. Peut-être ne le voulaient-ils pas vraiment. Peut-être s'étaient-ils lassés de sentir la tristesse d'une jeune mère qui venait de perdre son enfant. Mon enfant...

J'avais tentée d'oublier cela. Mais tout, tout me le rappelait. Lorsque je voyais les enfants jouaient dehors, je revoyais mon fils courant dans l'herbe, me criant de venir le rejoindre dans l'herbe. Je me voyais encore lui caressait doucement le front, les cheveux tout en lui chantant une douce berceuse pour l'endormir. Je me voyais encore sentir l'odeur de sa peau, le contact de ses petits doigts qui glissaient dans ma main avec douceur... Tout ses souvenirs, tout me revenaient en mémoire chaque fois que je regardais un enfant. Tout me rappeler mon enfant et rien ne me permettait d'oublier. Je m'isola, je m'isola sans jamais adresser la parole aux autres membres de ma génération. Sans jamais chercher à les connaître. Ils essayaient de me parler mais je ne voulais pas écouter. Je ne parvenais pas à me débarrasser de ce sentiment de mort, de pourriture qui humait l'atmosphère. Chaque fois que je fermais les yeux, que j'essayais de m'endormir... l'odeur du séchoir me revenait, le froid de son corps me revenait, me faisait trembler. Mon corps était parcouru de tremblements, des larmes incontrôlables coulaient le long de mon visage tandis que je me rappelais le supplier de ne pas m'abandonner, de rester avec sa maman... Mes rêves me rappelait constamment cette réalité. Je n'étais jamais libre. Jamais.

Et puis vint ce jour terrible. Le jour de mon passage de master. Mon fils... m'apparut pour me guider. Le sang, tellement de sang... Cette lumière qui l'entourai. Mon fils qui hurlait. Le sang qui coulait. Mon corps qui devenait douloureux tandis que je me rebellais contre ce pouvoir. Les cris devenaient de plus en plus fort, la douleur aussi. Que ça s'arrête, je voulais que ça s'arrête! Je en voulais plus de ça, je ne voulais revoir ce visage qui me hantait... je ne voulais pas! Mon cri se joignit à celui de mon fils, puis tout cessa. Je me retrouva dans la salle des master, tout les visages fixés sur moi. Je releva le visage et pu voir un homme qui em regardai, impassible. Le master que j'avais affronté.

-Bienvenue parmi les master Vixy.

J'étais complètement perdue. Le visage de mon fils ne me quittait pas. Je me mis debout en titubant, sonnée par mon expérience. Les yeux dans le vague, les larmes coulant sur mon visage.

-Je me doute que tu as dû vivre une expérience traumatisante mais...
-Taisez-vous...
-C'est un passage nécessaire. Tu dois faire face...
-Je vous ai dit de vous taire.
-...a tes peurs. Tu ne pourras jamais être un bon master si tu..
-J'ai dit LA FERME !

Ma voix résonna dans la salle. Mon regard accrocha celui du master responsable de mon calvaire. Je vis une lueur d'étonnement passer dans son regard. Il redevint impassible peu de temps après.
Je ne fis aucun commentaire. Je ne disais plus rien. Je n'avais plus qu'une envie. Sortir. Sortir de cette endroit maudit. Sortir de cet enfer. Me précipitant sur les portes, je les ouvris à la volée.

La nuit était sombre, très sombre. On ne pouvait rien y voir, la lune cachait mystérieusement par les nuages, comme pour cacher un futur crime qui allait être commis. Tout n'était que ténèbres. Le nom du monde était souffrance. La noirceur de la nuit semblait évoquée des tourments plus grands que l'on pouvais imaginer. Son long manteau recouvrant d'une ombre malfaisante la silhouette de Terrae. Le froid était mordant. Personne n'aurait pu sortir par ce temps. Le gel était là, le vent aussi, cherchant à mordre tout les prétentieux qui prétendaient allaient contre son pouvoir. Pourtant, au fin fond de l'école, dans la longue plaine d'herbe grisée par la nuit, une silhouette avancée, solitaire.
Les cheveux flottant au vent, mes pensées étaient souillées, saccagées par ce que je venais de vivre. Mes vêtements étaient déchirés, dans un accès de rage. Mes longs cheveux semblaient étendre l'ombre de la nuit de leur couleur noire, comme si cette dernière cherchait à entrer en moi. Mes je ne voyais rien, ni personne. J'errai, telle une âme en peine, comme la créature la plus malheureuse que l'on puisse trouver... Mes yeux étaient fixés sur un point inconnu à l'horizon, les larmes coulant sans s'arrêter, comme si mon corps possédait une réserve infini qu'il avait décida d'épuiser. Mes larmes devenaient glace, exposées au froid de la nuit. Mais mon pouvoir, bouillonnant, incontrôlable, les dégelait aussitôt. Une puissance sauvage, presque animale semblait m'habitait. Je ne contrôlais plus mes gestes, tout n'était que prolongement de ma peine... comme si elle avait pris forme pour enfin me guider.

Le visage de mon fils apparut devant moi.

Pourquoi ? Pourquoi mon chéri... ? Je ne voulais pas t'oublier, je ne voulais pas te perdre non plus. Ces gens, tous autant qu'ils sont, ne comprennent pas ma peine. Pire, ils osent me faire revivre tous ces souvenirs. Ils osent me rappeler ma perte, a quel point je ne suis qu'une créature pitoyable...

Mon fils...

Je murmurai doucement, sans m'en rendre compte, comme possédé par quelqu'un d'autre. Me spas s'enfonçait dans l'herbe, sans écho, me menant jusqu'à un point inconnu jusque là. Le sol se trouva plus mousseux, plus doux. Je vis que j'étais dans la forêt, dans un noir complet. Mais j'avançais toujours...

Mon enfant...

Je m'arrêta. Me figea. Toute cette souffrance accumulée, toute cette douleur... je les sentis s'agitait, bouillonnait, devenant incontrôlable.
Le visage de mon enfant.
Son corps tétanisait.
Sa vie s'échappant.
Moi le suppliant de ne pas me quittait.
Je n'en pouvais plus...

Poussant un grand cri de souffrance, qui résonna dans les airs, portés par le vent, je leva les bras au ciel en relâchant tout mon pouvoir d'un coup, le mêlant à ma colère, ma souffrance et ma douleur.
Des ronces aussi noires que la nuit autour sortirent de terres et commencèrent à grandir et à ensevelir la forêt à une allure folle. Leur épines écorchèrent les arbres alentours, terrassèrent les fleurs et autres plantes autour. Les animaux se réveillèrent en sursaut et se hâtèrent de quitter l'endroit. D'autres, moins rapides, se trouvèrent broyés dans l'étreinte des épines. Les ronces grossirent à un point inimaginable, atteignant la taille d'un tronc. Mais une fois dressées vers le ciel, elles se courbèrent pour former une sorte de dôme. Un dôme d'épines, aux épines affûtées prêtes à écorcher les rares imprudents qui s'y aventuraient. Je pénétra sous le dôme, les ronces fermant l'entrée derrière moi. Au fur et à mesure que j'avançais, les plantes, l'herbe, toute la végétation mourrait petit à petit, comme drainée de sa force, remplacée par des lianes mortes couvertes d'aiguilles empoissonnées. Je m'enfonça loin, très loin, tuant toute la nature autour de moi. Les arbres pourrissaient au fur et à mesure de mes pas, les animaux mourraient, les yeux écarquillés de peur et de douleur.

Arrivés au centre, je m'installa sur un trône d'épines de plantes mortes, les yeux rivés vers cet institut qui m'avai
t tout pris...

 

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