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Je le jure sur ma vie : ces scientifiques paieront [Emmy, Aaron]
##   Dim 16 Déc 2012 - 21:20

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Les rayons de la lune filtraient à travers la fenêtre et je laissais mon regard se perdre sur les toits de Terrae. Rien ne bougeait, tout semblait calme, silencieux. Comme un moment s’étirant à l’infini. Comme un rêve, presque irréel…
Mais après tout, Terrae n’était-elle pas irréelle ? Un peu comme un rêve réel.

La sonnerie de mon portable brisa le silence magique de la nuit et je fronçais les sourcils. Je sortais l’appareil de ma poche, jetais un coup d’œil à l’écran. Mon cœur rata un battement et ma main se crispa sur le petit objet. Un numéro masqué. Ils étaient les seuls à m’appeler avec un numéro masqué.


-Qu’est-ce que vous voulez ? demandais-je d’une voix sourde en décrochant.
-Je ne vous pensez pas aussi stupide monsieur Bianchi. Vous savez ce qui se passera si vous nous désobéissez…

Mon interlocuteur marqua un temps d’arrêt, semblant savourer les effets de sa phrase. Mes ongles s’enfoncèrent dans la paume de ma main, entaillant ma peau, laissant goutter mon sang sur le plancher de mon appartement.
La lune qui jusqu’à présent m’apparaissait belle et bienveillante, m’apparut froide et distante. Comme une complice de ses infâmes scientifiques.


-Vous n’auriez pas dû aller voir Mademoiselle Honda, reprit-il. La prochaine fois nous n’hésiterons pas à prendre des mesures plus… radicales.
-Je répète ma question : que voulez-vous ?
-Vous n’êtes pas en position de marchander. Mais passons. J’ai une mission pour vous. Vous ne devriez pas avoir trop de problèmes à l’effectuée au vu de vos antécédents.
-Que dois-je faire ?
-Je veux que vous trouviez les Masters de l’ancienne Terrae et que vous nous les ameniez.

Mon sang se glaça dans mes veines et j’eu l’impression que le temps venait de se figer. L’air peinait à rentrer dans mes poumons. « Je veux que vous trouviez les Masters de l’ancienne Terrae et que vous nous les ameniez » Cette phrase résonnait inlassablement dans ma tête. Comme un écho malsain et désastreux.
Kidnapper d’anciens Masters. Les parents de certains élèves. Des personnes qui comme moi, avaient trouvés une maison, une raison de vivre en Terrae. Des personnes possédants des pouvoirs similaires aux miens et qui comme moi n’avaient rien demandé.

-Vous avez deux jours.

Et il raccrocha.
Mon bras retomba mollement le long de mon corps inerte. Je lâchais mon portable qui vint se fracasser sur le sol.
Un rire amer et douloureux s’échappa de mes lèvres. Incontrôlable.
Toute cette situation me semblait tellement ironique. Il y a quatre ans, je les aurais enlevés sans aucuns états d’âmes, aucuns. J’aurais accompli ce qu’on me demandait sans me soucier de savoir qui ils étaient et pourquoi ils allaient disparaître. Je l’aurais fait.
Mais aujourd’hui… Aujourd’hui je me savais incapable d’un tel geste… Ou plutôt si, je me savais capable d’un tel geste et c’est justement cela qui me terrifiait. Je me savais capable d’un tel acte pour mon frère, aussi bien que je me savais capable d’abandonner mon frère à son sort pour épargner la vie de ces personnes.
Parce que j’aimais mon frère tout autant que j’aimais Terrae, et même si ces personnes ne s’y trouvaient plus, pour moi c’était tout comme. Terrae se trouvait dans nos cœurs quelle que soit l’endroit où nous vivions.

Que devais-je faire ?

Je ne pouvais pas les enlever.
Des larmes perlèrent de mes yeux, ruisselant sur mes joues. Mon regard dériva sur mon appartement, glissant sur le canapé en bazar, ma guitare posée dans un coin, des revues sur ma table basse et… mes Beretta trônant sur la petite table. Seuls objets dérangeants dans ce tableau presque normal.
Que devais-je faire ?

La réponse m’apparut alors évidente, tellement simple et claire. Avais-je donc était si stupide d’ignorer cette option ? Ou tout simplement lâche ?
D’un geste vif, j’attrapais mes Beretta, mon portefeuille, un paquet de cigarettes et fourrait le tout dans une sacoche avant de sortir en claquant la porte. Je partis alors en direction du bureau d’Hideko.
Si quelqu’un avait croisé mon regard à cet instant, il serait sans doute resté pétrifié de peur. Oui, j’arborais ce regard que j’avais autrefois. Le regard d’un tueur.

***


Je me retransformais et atterri sur le sol de Terrae devant le portail. Je me retournais une dernière fois afin de regarder l'Institut qui avait été ma maison avant de me détourné le regard décidé. Il était trop tard pour faire demi tour.




Spoiler:
 
##   Lun 14 Jan 2013 - 19:13

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@Emmy Black a écrit:
A la lecture de la lettre Aaron eu la même réaction que moi. Il ce mit à courir frénétiquement dans toute la pièce pour prendre ce qu’il jugeait le plus utile pour une tel mission sauvetage/suicide/défonçage-de-tronche-part-Hideko.
Parce qu’il faillait ce l’avouer, entre la connerie de Gaetano, le faite qu’il lui est pas dit, le faite qu’on partie sans prévenir, et que de sur crois je suis encore interdit de mission. On va de faire très franchement démolir la tronche en revenant. J’ai presque plus peur de la réaction Hideko a notre retour que le faite qu’on ne pourrait peu être pas rentré.

Après avoir parcourus son appartement en large en l’on et en travers Aaron ce stoppas devant moi. Il planta son regard dans le miens. Je connaissais ce regard par cœur, c’étais celui de la détermination, cette détermination que l’on peu avoir quand on ce lance dans un danger plus grand que soit, donc on est certain de ne pas revenir sans séquelle et dont on n’est pas convaincus de revenir tout court. C’est aussi un échange ou on s’assurait que l’autre était près, ou l’on s’assurait que en tout lieu et tout temps ou pour compter sur cette personne.

Je tendais la main a Aaron attendant qu’il pause ca paume au centre de la mienne. On ne pouvait pas perdre de temps. Il faillait rattraper Gaetano le plus vite possible.
Je fermais les yeux. Je réfléchissais à toute vitesse, ou pouvais être Gaetano a cette instant ? S’il était partie en volant, il serait bien dur de le retrouver facilement.

Je commençais alors par l’endroit le plus intuitif pour moi : la sortie de Terrae, le grand portail.

Quand je sentie la paume chaude de Aaron se coller contre la mienne je serais mes doit fermement sur les sien et le voyage commenças. Je transférais mon esprit a la destination, je la modélisais avec mes souvenir et nos corps la suivirent, tout naturellement.

Nous étions très près de la destination final, le voyage fus donc particulièrement rapide.

Je rouvrais lentement les yeux, j’avais peur de voir devant moi ce grand portail totalement vide. Il me paraîtrait alors aussi immense que le jour où j’étais arrivé.
La silhouette de Gaetano ce tenais la devant moi. Je lâchais a contre cœur la main de Aaron et avançais doucement vers lui.

_ Tu comptais partir tout seul peut être ?

Cette phrase aurais put avoir l’air sympathique si ma voir n’avais pas été aussi sombre, tout comme le regard que je lui adressais.

_ On est une équipe merde !




Spoiler:
 

By my Aaron <3
On dit que le regard est le miroire de l’Âme, regarder moi bien peut être qu'un jour vous me comprendrez
##   Sam 19 Jan 2013 - 14:28

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La sensation étrange qui se glisse dans notre corps lorsque l'on est téléporté m'a toujours rendu assez nerveux. Mais quand on a pas le choix, il faut le faire ; et tant pis pour la légère indisposition – pour ne pas dire l'immense frayeur – qu'elle a engendrée. Je doute avoir de réelles qualités – même si Hideko et Emmy me frapperait certainement pour avoir osé dire une chose pareille – ; mais si il y en a bien une que je sais posséder, c'est la détermination. J'ai beau fuir, être lâche, j'ai toujours été déterminé à ne jamais laisser tomber ceux qui comptaient pour moi lorsqu'ils en avaient besoin – même si parfois je fais des conneries, pardon Emmy.
Terrae et ses habitants sont les seules choses qu'il me reste. Les personnes que j'aimais le plus se sont éteintes, ont disparu, ou alors me pensent mort – c'est mieux pour elles, cela dit. C'est pourquoi, coûte que coûte, je me suis juré que je ne laisserai personne faire du mal à quiconque vivant à l'institut. Pas seulement parce que je suis Master ; l'être ne me donne que le moyen de les protéger. Simplement, je ne supporte pas lire la détresse dans les yeux d'autrui ; il n'y a que chez moi que ça ne dérange pas. À vrai dire, à part eux, tout m'indiffère.
Je ne devrais même pas avoir le droit de vivre ici.
Les mots écrits sur cette lettre restaient gravés sur ma rétine et dans mon esprit, et tournaient en boucle, comme un disque rayé. Je comprenais ce que Gaetano ressentait, même si je le ne connaissais pas. On m'avait aussi enlevé l'une de mes sœurs, alors que j'avais tant besoin d'elles deux. Mais, pour avoir trahi Terrae de cette manière, je ne pouvais que ressentir une amère déception ; une colère sourde que, lorsque je le vis, debout près du portail, je ne pus que contenir pour ne pas éclater. Il fallait être stupide – et il devait l'être, probablement. Je ne sais pas, je ne le connaissais pas.
Trahir Terrae.
Rien que pour ça, j'avais envie de le prendre au col, et de le frapper. Mais l'heure n'est pas à l'apitoiement ; un élève et son frère nous attendent, là-dehors. Et il nous faut nous dépêcher, partir sans attendre pour les sortir de cet enfer dans lequel ils se trouvent.
Pour ne pas devenir des cobayes.

_ Tu comptais partir tout seul peut être ? lâcha Emmy à son ami, alors que nous venions tout juste de nous téléporter. On est une équipe merde !

Je ne pus m'empêcher de pincer les lèvres, sourcils froncés. Pas une équipe ; une famille. Même si on se met sur la gueule, si on se déteste ; Terrae, ce n'est pas plusieurs petites équipes. C'est qu'une immense famille. La notre.
Mon regard se fit froid, et ma voix sans la moindre intonation. Je ne comptais pas lui faire de cadeaux.

– Je peux comprendre tes raisons, commençai-je à mon tour, mais ce n'est pas le moment de te barrer en risquant ta vie comme ça. Tout seul, tu n'arriveras à rien, et tu ne feras que mettre en danger les gosses.

J'eus envie de couler un œil vers la jeune femme, mais me retins, là aussi. Je ne voulais plus que qui que ce soit d'autre parte à nouveau, seul comme un idiot, pour enfin revenir des mois plus tard à moitié mort.

– Et puis, sincèrement, tu croyais vraiment que personne n'allait réagir ? Fais-nous un peu confiance. Même si t'as fait une connerie, il est encore temps de la réparer... Laisse-nous t'aider, sur ce coup-là.

Un sourire moqueur prit place sur mes lèvres, tandis que j'étais pris d'un léger rire.

– Par contre, le seul souci, ce sera d'expliquer tout ça à Hideko. J'espère que vous êtes prêts à mourir quand on rentrera...



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##   Ven 25 Jan 2013 - 18:46

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Mon coeur rata un battement lorsque j'entendis la voix d'Emmy dans mon dos. Elle semblait en colère bien que je pouvais entendre la tristesse qui se dissimulait derrière son masque. Je me crispais et fermais les poings par automatisme, tentant de juguler mes émotions. Je ne devais pas abandonner, pas maintenant. Peut-être n'aurais-je pas du laisser cette lettre à Emmy, ainsi elle ne se serait pas réveillée. Mais il était trop tard maintenant qu'elle se tenait à quelques pas seulement, de moi.
Puis Aaron pris la parole, essayent de me ramener à la raison. Mon coeur se serra.
J'étais... en colère, triste et inquiet. En colère contre les scientifiques, contre moi-même, contre Emmy et Aaron qui n'en faisaient qu'à leur têtes ne pensant pas à mes propres sentiments. Triste de devoir partir, d'avoir du mentir. Inquiet pour mon frère, pour cet élève, et pour ma famille qu'était Terrae.
Ce qui me faisait cependant le plus mal, étaient les paroles d'Aaron, parce que je savais qu'il avait raison, et de part cette vérité, je souhaitait qu'ils restent. Je ne voulais pas les entraîner dans cette spirale de douleur, cette mission complètement folle et dangereuse.
Je me renfermais alors sur moi-même, verrouillant mes sentiments au plus profond de mon coeur, tout comme je le faisais autrefois et bien que le couleur bleu des mes iris trahissent mon agitation, mes yeux demeurèrent froids et inexpressifs.
Je me tournais alors vers les deux arrivant et plantais mon regard glacial dans celui turquoise d'Emmy.


-Ce que vous dites est peut-être vrai, mais je ne peux pas. Emmy, Aaron, je ne peux pas vous laisser venir avec moi, malgré la confiance que je vous accorde. Ce qui s'est passé est arrivé à cause de ma négligence et de mes faiblesses et c'est donc à moi et moi seul de réparer mes erreurs.

Des nuages sombres et zébrés d'éclairs s'amoncelaient au dessus du trio que nous formions et bientôt de grosses gouttes de pluie vinrent s'écraser sur nos visages.
Je levais la tête vers le ciel. J'avais provoqué cet orage, je le savais. Il était le témoin de la tempête enfouie dans mon coeur.




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##   Lun 2 Déc 2013 - 14:04

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Je crispe la mâchoire, agacé. Ce type m'énerve profondément. Je sais pas si c'est parce qu'il me rappelle moi ou parce qu'il agit comme un gros con égoïste, mais passons. Emmy semble résister tant bien que mal entre son envie de le traîner jusqu'à chez lui ou de lui en coller une ; finalement, elle opte pour la seconde option et lui colle une baffe monumentale. J'ai presque ma pour lui – je m'en suis déjà pris une de sa part, et j'avoue que je souhaite le déboîtage de mâchoire à personne. Même si dans son cas, l'idée de lui mettre une droite m'avait effectivement effleuré l'esprit – et je dirais même plus : m'avait frappé l'esprit. Ahah, jeu de mot pourri le retour...

- Gaetano ! M'oblige pas à répéter. On te laissera pas partir seul, essaie de le raisonner Emmy, visiblement assez agacée.

La femme aux cheveux de neige se plante devant lui, comme pour le défier de répliquer. Je sais d'avance que si elle n'obtient pas ce qu'elle veut, elle le suivra tout de même jusqu'au bout du monde, alors bon... Il a pas vraiment choisi la bonne personne à emmerder. Enfin en même temps, c'est son meilleur pote, il la connaît suffisamment pour savoir qu'elle le lâchera jamais – surtout pas s'il fait des conneries... « Allons ensemble nous faire égorger par des scientifiques, ça m'amuse ! » … Surtout que cette débile rentre juste de mission et qu'elle était encore blessée y a quelques temps, ça me désespère un peu je crois.
Ahhh je sens bien cette mission : entre Emmy qui m'en veut toujours de pas vouloir retourner avec elle et Gaetano qui veut me péter les dents parce que je l'ai larguée, y a de quoi flipper...
Je soupire et pose une main sur l'épaule de la femme.

- Emmy, calme-toi.

C'est bien mon genre de lui dire se se calmer alors que je suis au moins autant sur les nerfs qu'elle...

- Gaetano, je reprends en pesant chacun de mes mots. Tu aurais dû prévenir quelqu'un pour qu'on t'aide. Les Masters sont pas là pour décorer, on est aussi là pour porter assistance aux autres – surtout dans des cas pareils.

Je plante mon regard dans le sien.

- Je tiens pas à t'accompagner pour tes beaux yeux, sache-le. T'as mis en danger Terrae en nous cachant ça, et c'est exactement pour cette raison que je viens. Pour régler le problème et t'éviter de faire de la merde.

J'esquisse un sourire moqueur, gardant pourtant un ton mesuré et sérieux.

- Ah, et si tu nous trahis, je te tue.

Emmy tourne vers moi un regard outré, promesse de mille et une morts plus douloureuses les unes que les autres si je mets ma menace à exécution. Mais elle sait parfaitement que je ne plaisante pas. Pas avec ça.

- En attendant, on est là, et on t'accompagne, que tu le veuilles ou pas. On va ramener les gosses, se faire lyncher par Hideko au retour et on vivra éternellement dans la joie et la bonne humeur, ok ? je ricane en lançant une tape dans le dos de mon collègue masculin. Allez, bougez vos fesses, on y va.

Je m'avance vers le portail, avant de me stopper net.

- Ah. Oui. On va où, déjà ? je soupire en me massant la nuque.

Je tripote ensuite la bague accrochée à mon collier du bout des doigts. C'est fou ce que je la sens bien, cette mission, sérieux !
Goodbye, Terrae.



HRP : Après quasi deux ans d'attente, la suiiiite ! C'est pas que c'est galère, mais en fait si, un peu...



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##   Jeu 5 Déc 2013 - 22:17

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Je sentis plus que ne vit la baffe arriver, une douleur cuisante se propageant sur la partie gauche de mon visage. Le coup avait été tellement violent que ma tête avait pivoté et j'avais cru un instant que ma mâchoire allait se décrocher. Je restais dans cette position quelques instants hébété et choqué par le geste d'Emmy. A vrai dire je n'aurais pas du être aussi surpris par cette action : je connaissais Emmy et son impulsivité et je savais très bien que mes paroles et mon attitude l'agaçaient au plus haut point. j'avais seulement oublié à quel point sa main droit faisait mal...
J'eus un simili de sourire, qui ressemblait fort à une grimace d'ailleurs, avant de répondre.


- Gaetano ! M'obliges pas à répéter. On te laissera pas partir seul.

Nouvelle grimace. Non, sans blague... Je connaissais trop bien Emmy pour savoir que même si je lui interdisais de venir elle me suivrait de toute manière et je ne souhaitais en aucun cas me battre avec elle, à moins de vouloir provoquer un cratère et d'ameuter tous les masters de Terrae, dont Hideko.
Aaron se rapprocha alors, posa une main sur l'épaule d'Emmy lui demandant de se calmer. Ouais se calmer... On est tous sur les nerfs de toute façon et même s'il le dit ça ne changera pas grand chose.


- Gaetano, tu aurais dû prévenir quelqu'un pour qu'on t'aide. Les Masters sont pas là pour décorer, on est aussi là pour porter assistance aux autres – surtout dans des cas pareils. Je tiens pas à t'accompagner pour tes beaux yeux, sache-le. T'as mis en danger Terrae en nous cachant ça, et c'est exactement pour cette raison que je viens. Pour régler le problème et t'éviter de faire de la merde.

Je soutins son regard sans broncher, attendant qu'il ait fini sa petite "leçon de moral". Je comprenais ce qu'il me disais, je comprenais plus ou moins ses raisons. Je n'approuvais pas leur venue pour autant.

-Tu crois vraiment que je ne sais pas ce qu'implique d'être un Master ? Je sais tout ça, je sais ce que j'ai fait, je sais exactement quelles erreurs j'ai commises et le poids qu'elles pèsent sur ma conscience.

Je marquais une pause reprenant mon souffle, tentant de ne pas laisser déborder ma colère.

- Crois-tu vraiment que je n'ai pas tenté de prévenir Hideko ? Il me surveillaient constamment, je ne pouvais rien faire !

Je secouais la tête, tentant de garder mon sang froid. Il ne servait plus à rien que je me justifie? Il était trop tard pour ça et m'énerver contre Aaron n'y changerait rien.
Il esquissa un petit sourire moqueur qui me donna une furieuse envie de le frapper.


- Ah, et si tu nous trahis, je te tue.

Je braquais mon regard dans le sien, pas impressionné pour deux sous. Je savais pertinemment qu'il était sérieux, avant de hocher la tête.

- Très bien Aaron, si jamais j'ai le moindre geste qui te fasse penser cela, tu n'auras qu'à m'abattre sur le champs.

Emmy se tourna vers lui, semblant choquée et révoltée par nos paroles. Mais nous ne plaisantions pas avec ça, l'un comme l'autre.

- En attendant, on est là, et on t'accompagne, que tu le veuilles ou pas. On va ramener les gosses, se faire lyncher par Hideko au retour et on vivra éternellement dans la joie et la bonne humeur, ok ? Allez, bougez vos fesses, on y va.

J'eus un frissons en imaginant le savon qu'allait nous passer Hideko. Non, en fait je ne préférais même pas y penser...
Il commença à s'avancer vers le portail, avant de se retourner un sourire idiot peint sur son visage.


- Ah. Oui. On va où, déjà ?

J'eus un ricanement. Crétin!

-Emmy, tu penses pouvoir nous téléporter en Europe ?

Elle eut un instant de réfléxion avant de me répondre.

- Oui, je peux, mais je devrais me reposer à l'arrivée. Alors qu'elle est notre destination ?
- Naples, en Italie. Désolé, c'est pas la porte à côté.

Elle haussa les épaules avant de m'attraper la main, puis celle d'Aaron. J'eus une pensée pour Hideko, pour Haley.
Puis je senti l'énergie courir dans mon corps et tous disparu.


[HRP : Vraiment pas simple de reprendre --' Désolé s'il y a des fautes j'ai vraiment trop la flemme de relire...]




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##   Lun 30 Déc 2013 - 14:30

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Je soupire. Il est vraiment eau ? Non je dis ça parce qu’il est à peu près aussi casse-couille qu’un feu ou un tonnerre, là. Et c’est peu dire ; j’ai une réserve de sang-froid assez élevée, même si on dirait pas toujours – sisi, je vous jure ! Le plus chiant c’est censé être moi, donc j’ai l’habitude, il faut pas croire. Mais là, j’ai vraiment, vraiment très envie de le frapper aussi – disons plutôt tuer ou éviscérer, ça fait quand même vachement plus viril ! Les gifles c’est pour les femmelettes ! (Emmy, pas taper…)
J’écoute Gaetano parler d’un air parfaitement blasé. Il cause dans le vide. Et il m’énerve. Même utiliser mes pouvoirs sur les deux boulets ont pas l’air de les calmer un peu – c’est dire à quel point ils sont sur les nerfs. Ils le surveillaient ? Rien à branler. On est à Terrae et on a des pouvoirs. Et je suis sûr que je suis meilleur hackeur qu’eux – enfin ça c’est certain… (Modestie quand tu nous tiens.) Bref, en gros, aucune excuse ; on avait tous les moyens possibles et imaginables pour les trouver et les arrêter avant même qu’ils aient pu le comprendre. Et puis sincèrement, comment ils veulent le surveiller alors qu’ils sont incapables de pénétrer dans l’enceinte de Terrae ? Le pare-feu est inviolable – je serre les dents à la pensée des trois élèves déjà enlevés. Bon, pas si inviolable que ça, je veux bien l’admettre. Mais il n’empêche que la sécurité a été renforcée depuis, donc… Rah putain. Faut que je retourne bosser sur mes algorithmes en rentrant, cette histoire me fait chier.
Je continue avec une petite menace et lâche un ricanement lorsqu’il me dit que je n’aurais qu’à le tuer s’il venait à nous trahir. C’est dingue comme ce mec a pas peur de la mort – en même temps vu son passé de tueur à gages… Oui, je fais quelques recherches sur mes collègues parfois, quand ils me semblent assez flippants et antipathiques. J’ai pas le droit ? Rien à foutre je fais ce que je veux. (Amen !)
Je fais cependant une moue agacée lorsqu’il évoque la destination. En fait c’est surtout la réponse d’Emmy qui m’énerve. Elle pourrait pas tout simplement rester là et se remettre de sa précédente mission, non ! Non, bien sûr, il faut qu’elle aille faire un attentat-suicide en mode fusible qui pète, alors qu’elle est encore incapable d’utiliser ses pouvoirs correctement ! Ahah. Super. Elle m’emmerde, cette fille, elle m’emmerde !
Calme Aaron. Tout va bien se passer. Le seul truc qui doit te faire peur, c’est le flingue à ta ceinture et la gigantesque baffe qu’on va se prendre au retour – et encore je suis gentil, là.
Sa main glisse dans la mienne et nous nous téléportons à Naples. Je plisse le nez, bien content d’avoir échappé à la pluie qu’avait apporté Gaetano à Terrae.

- Tant que j’y suis, essaie de pas faire un déluge ici aussi, on va finir par attraper la crève avec ces conneries, je lâche en glissant mes mains dans mes poches, fuyant le regard d’Emmy.

Elle sait très bien qu’elle peut compter sur moi en toute circonstance, mais là j’ai aussi peur qu’elle insiste trop pendant la mission. J’ai pas encore totalement expié mes fautes à son sujet – et quoi qu’on en dise, je retournerais pas avec elle. Même si elle reste l’une de mes plus proches amies…
Je soupire.

- Alors, on va où bel italien ?

J’espère que le cynisme est assez présent dans ma voix. (Mais n’empêche que c’est pas totalement faux…)
Je regarde autour de moi, essayant d’enregistrer les lieux. Je suis une bête en informatique, mais pour ce qui est de se repérer sur le terrain, c’est une autre paire de manches… Encore une chance que je fasse un peu de muscu à mes temps perdus, parce que déjà qu’à côté de lui j’ai l’air d’une crevette, alors face à des body-builder qu’on va devoir se taper pendant la mission, je crois que je vais m’en prendre plein dans la tête. Merciii, pouvoirs chéris !



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##   Jeu 2 Jan 2014 - 23:18

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Je déteste la téléportation. Cette sensation de vertige et de chute est vraiment ignoble. Même si ça ne dure qu'une seconde, j'ai l'estomac complètement retourné à chaque fois, et celle-ci ne fait pas exception à la règle...
Je lâche la main d'Emmy et me recule de quelques pas, le visage blanc crayeux, l'estomac au bord des lèvres. Respire Gaetano, respire avant de rendre tout ce que tu as mangé...
Je relevais la tête en entendant le ressac de la mer, et le cri des mouettes avant de me mordiller la lèvre. Une bouffée de nostalgie m'envahit et je restais durant plusieurs minutes à fixer la mer. Depuis combien de temps n'avais-je pas contemplé ce paysage ?
La voix d'Aaron me fit sursauter.

- Tant que j’y suis, essaie de pas faire un déluge ici aussi, on va finir par attraper la crève avec ces conneries.

Je lui jetais un regard vide par dessus mon épaule. Ce mec avait un don pour m’horripiler. Non, en fait ce n'était même pas ça, je le détestais ! Parce que je n'arrivais pas à comprendre ce qu'il pensait et pour moi il était clair qu'Aaron portait un masque. Parce que j'étais pareil que lui, je ne montrais jamais le fond de ma pensée et c'était sûrement pour cette raison que je ne pouvais pas le supporter.

- Si tu attrapes froid, c'est simplement parce que tu es de nature faible ! lui répondis-je avec un grand sourire ironique.

Emmy me lança un regard meurtrier qui signifiait très clairement que si nous continuions dans ce sens là, nous finirions à l'hosto, non pas à cause des scientifiques mais parce qu'elle nous aurait coller la baffe de notre vie.

- Alors, on va où bel italien ?

Et c'est moi qui le cherche ? Non mais c'est l’hôpital qui se fou de la charité, là !! Mais pourquoi j'ai accepté de l'emmener ? Je le regrette déjà !!
Nouveau soupir. Je sens que cette mission va vraiment être un cauchemar !!

- On va remonter dans le centre de Naples et se trouver un petit hôtel pour se poser, le temps de trouver ce dont on a besoin et de prévoir un semblant de stratégie. Ah et...

Je me concentrai un instant et changeai totalement d'apparence. Mes cheveux devinrent mi-longs et blonds, la forme de mon visage devint légèrement plus ovale et je me rapetissi de cinq centimètres avant de pâlir ma peau jusqu'à ce qu'elle perde son aspect basané.
Spoiler:
 

-Je change d'apparence, j'ai un peu trop d'ennemis dans le coin pour me balader impunément dans Naples à découvert.

Sans attendre de réponse de leur part je me détournai et commençai à remonter vers le centre ville. Nous marchâmes en silence jusqu'à arriver devant un petit hôtel se tenant dans une petite ruelle.
Après avoir donné un faux nom pour le registre de l'hôtel nous obtînmes deux chambres : une avec juste un lit simple pour Emmy, et une autre, pour mon plus grand déplaisir, avec deux lits simples pour Aaron et moi. O joie, nous allions pouvoir nous mettre sur la gueule sans Emmy pour nous retenir ! Curieusement, Aaron n'avait pas non plus refusé d'être avec moi... En fait je suis sûr que c'est un choix pas défaut. En fait il veut encore moins être avec Emmy qu'avec moi...




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##   Sam 4 Jan 2014 - 0:13

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Je plante les mains dans mes poches, soupirant à sa remarque complètement débile. Je ne suis pas faible, c'est pas vrai. J'ai une résistance à la douleur et aux maladies carrément incroyable ; et il ne me connaissait pas quand j'étais un gosse et que je tombais malade. Surtout que c'était pas souvent – mais j'avoue que quand j'ai la crève, c'est quelque chose... Une fois, Damian a dû me veiller pendant quasi deux jours parce que j'étais même pas capable de me lever, ni rien. Je crois que j'étais même pas dans un état suffisant pour ramper – un des plus beaux souvenirs de ma vie, aherm. Quoiqu'il y a pire, mais c'est pas dans le sujet sur le coup...
Mes cheveux continuent à s'imbiber d'eau alors que je tapote l'épaule de notre chère princesse des neiges pour qu'elle évite de tuer son meilleur ami. Elle a de drôles de relations avec les gens celle là, quand même...

– Gaetano chéri, je ricane, moqueur, je suis pas certain que tu en saches suffisamment sur moi pour pouvoir te permettre ce genre de réflexions. Mais je te pardonne pour cette fois parce que je suis dans un jour de bonté.

C'est surtout que si on veut survivre à cette mission tous les trois, faut qu'on y mette un peu du nôtre pour que ça aille. Oui, j'ai exceptionnellement décidé que je ferais pas trop mon casse-couilles pour une fois. Je sais, je sais, ne m'applaudissez pas encore.
J'observe l'autre basané nous expliquer le plan de la soirée. Ouais, en fait, il n'a... pas de plan, c'est surtout ça. L'esprit stratégique des Eaux, je l'attends au tournant hein !
Puis, il se décide à changer d'apparence – ce qui, en soi, n'est pas spécialement con. Pour une fois. Comme quoi, moi qui trouvait le pouvoir de Morphe inutile, pour les espions c'est classe. T'imagine James Bond en Morphe ? Lui au moins il pourrait ne pas se faire caler ! (Enfin s'il est assez intelligent pour ne pas sortir au super-méchant qu'il est « Bond. James Bond. »... Parce que parfois t'as quand même envie de leur coller une tarte vu la débilité dont ils font preuve ! Mais j'avoue que ça a la classe...)
Gaetano se change en mec blond à la peau pâle et à la gueule d'ange. J'avoue que ça fait un léger choc. Mais au moins je me sentirais moins petit – je suis pas petit d'abord, je fais un mètre soixante seize et sept millimètres ! C'est lui qui est trop grand... Oh, wait, je crois que c'est pour ça que je l'aime pas ! Enfin entre autre chose, hein.
Puis, sans rien ajouter, il se détourne. Je lève les yeux au ciel, exaspéré devant tant de... connerie ? Sérieux, il est borné. Et il me fait royalement chier. Quelqu'un veut bien m'expliquer pourquoi j'ai accepté de venir ? Merde quoi...
Je soupire lorsque nous arrivons à l'hôtel et qu'il nous faut choisir nos chambres. Je propose immédiatement à la seule demoiselle de la compagnie de prendre la chambre simple.

– Ça nous permettra de faire plus ample connaissance~

Emmy semble vouloir objecter, mais je ne lui laisse pas le temps de répliquer et entraîne directement Gaetano dans la nôtre pendant qu'elle s'installe. Ahem. C'est pas que j'ai pas envie de me retrouver dans la même chambre qu'Emmy, mais je sens que je vais pas survivre si on fait ça. Du tout. Pas parce qu'elle aura soudainement décidé de me tuer, mais parce que j'aurais malencontreusement eu envie de me pendre.
Je jette presque mon sac – trop lourd – sur mon lit et en sort mon matériel informatique.

– Quel est l'endroit où ils se trouvent ? j'interroge Gaetano en tenant un câble entre mes dents le temps de le brancher.

La prise électrique manque de m'électrocuter et je me retrouve à l'insulter copieusement, mâchoire serrée.
Puis, je lève les yeux vers lui, un peu plus calme une fois rassis sur mon lit.

– Tu veux bien essayer d'expliquer en détail ce qu'il se passe ? Ce que tu sais pourra nous être d'une très grande utilité sur le terrain.

J'allume mon ordi et trifouille un peu pour me connecter sur le wi-fi de l'hôtel, surveillant du coin de l'oeil le pare-feu de mon ordinateur.

– Bon, normalement ça devrait aller... je continue pour moi-même en tapant sur le clavier, déjà en train de récupérer des plans et visions satellites de la ville et des environs.

Je grimace en voyant qu'il y a des collines de partout. S'il nous emmène en randonnée ça risque de pas le faire DU TOUT.



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##   Mer 8 Jan 2014 - 9:50

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– Ça nous permettra de faire plus ample connaissance~

Je ne dis rien et me laisse entraîner par Aaron. Sûrement n'a-t-il pas envie de se retrouver tout seul avec Emmy. Mouais, bah je vais éviter de faire un autre commentaire, j'ai pas envie de me prendre son poing dans la gueule, vu l'état de nerfs sur lequel nous sommes tous.
Il jette son sac sur son lit et commence à en sortir tout un tas de matériel éléctronique, dont un ordinateur portable et toutes sortes de câbles qu'il commence à brancher. Je hausse un sourcil. En fait ce mec est vraiment un gros geek... Curieusement ça ne m'étonne même pas venant de lui. Lorsqu'il s'électrocute avec une prise et se met à l'insulter j'ai un petit ricanement. Mouahaha, c'est bien fait pour sa gueule ! j'avais oublié à quel point, c'est drôle de voir un tonnerre dans la même pièce qu'un objet électronique, ils peuvent pas s'empêcher de s'engueuler, c'est vraiment drôle. C'est aussi pour ça que je n'ai jamais voulu être tonnerre...

– Quel est l'endroit où ils se trouvent ?

Je m'assoie sur lit, légèrement pensif. Zut, j'ai envie de fumer... Mais si je le fait dans la chambre Aaron va sûrement essayer de m'électrocuter... Quoique, si ça se trouve il fume.

- Leur labo est à cinq kilomètres à l'est de la ville, dans les collines. Tu comprends, ils ont pas envie qu'on vienne foutre le nez dans leurs affaires, je fais avec un ton ironique.

Je sors mes deux Beretta et les pose sur la table de chevet, avant de me diriger vers la fenêtre et de l'ouvrir. Un petit vent frais entre dans la chambre, accompagné par les bruits de la ville. D'ici, il y a une belle vue sur le port et mon regard devient un peu plus inexpressif, pour cacher ma mélancolie. Je ne veux pas qu'Aaron sache ce que je ressens ou ce que je pense. Et puisqu'il est sensitif, j'ai intêret à renforcer la barrière érigée dans mon esprit, et autour de mon coeur. Après tout je ne le connais pas encore assez pour lui accorder ma confiance. Il a beau être un Master, je ne lui fait pas confiance pour autant.

- Ca te dérange si je fume ?

Sans attendre de réponse de sa part, j'attrape une cigarette dans mon sac et l'allume.

– Tu veux bien essayer d'expliquer en détail ce qu'il se passe ? Ce que tu sais pourra nous être d'une très grande utilité sur le terrain.

Je pousse un soupir. C'est exactement pour ça que je ne voulais pas qu'il vienne: parce qu'il pose des questions, qu'il risque de voir des trucs vraiment pas joli sur moi, bien qu'il soit adulte et capable d'encaisser, et que ça me fait vraiment chier de tout lui réexpliquer alors c'est pas ses affaires.
Du coin de l'oeil, je vois tout un tas de fenêtres s'ouvrir sur son écran, certaines comprenant des cartes, d'autres des lignes de données incompréhensibles pour moi. en fait ce mec est un vrai hacker...

- A vrai dire je sais pas exactement à quoi ressemble le laboratoire à l'intérieur, je n'y suis jamais entré, mais je pense qu'Adriano et l'autre élève se trouvent dans des sou-sols. en principe, ils ne sont pas censés avoir touché à un seul des cheveux de mon frère, mais les connaissant j'y crois pas. Par contre pour Matteo, je ne garanti rien, donc ils seront sûrement tous les deux dans un état très faible.

Je serre les dents. Je jure que s'il leur ont fait le moindre mal, je vais vraiment tous les tuer, et peut importe ce que me dicte ma raison, je vais vraiment faire un carnage !
Aaron murmure quelque chose pour lui-même que je n'entends pas, et je me détourne, pour laisser mon regard vagabonder sur les toits de la ville, des images de mort dansant devant mes yeux.




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##   Mer 8 Jan 2014 - 23:19

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Je le regarde à peine s'installer, bien concentré sur mes lignes de code. C'est écrit tellement petit, et je vois de plus en plus mal... C'est la merde. Je sais même pas si j'ai eu la présence d'esprit d'emporter mes lunettes. Un regard en biais vers mon sac, posé au pied du lit, me convainc de vérifier moi-même. J'en sors ce qui reste, mon flingue – incroyablement lourd ; ou bien n'est-ce qu'une impression ? – et quelques fringues, mais pas de trace de mon étui à lunettes. Ouais, forcément, sinon c'est pas drôle... Je me pince l'arête du nez en me disant que, franchement, un jour, il fallait que je me fasse faire des lentilles. Ce sera sûrement plus pratique. (Mais à mon avis je les oublierais tout aussi souvent...)
Bon, tant pis. Laissons tomber les lunettes, j'ai déjà fait ça des centaines de fois – et je serais presque capable de le faire les yeux fermés. Enfin non. Mais pas loin.
J'écoute d'une oreille attentive les indications de Gaetano et recherche dans les archives de journaux tous les éléments qui pourraient concerner l'endroit où la base se trouve. Une fois repérée, je tente de mémoriser soigneusement tous les chemins qui y mènent. Mais les distances me paraissent parfois faussées, et je réfléchis longuement, mordillant l'ongle de mon pouce droit. Lorsqu'il reprend la parole pour me demander s'il peut fumer, je hausse les épaules et attrape mon propre paquet de clopes. J'arriverai mieux à me concentrer avec un truc en bouche. (Ahlala je sais à quoi vous pensez, bande de pervers.)
Puis je garde les yeux fixés sur lui, perturbé par ce que je ressens émanant de lui – c'est à dire pas grand chose. Je me doutais qu'il me faisait pas confiance, mais à ce point ? C'est carrément vexant.
Mes lèvres se pincent d'elle-même. Si je le souhaitais, je pourrais le faire plier sur le champ en insistant un peu – un bon bourrage mental, ça fait mal. Surtout quand tu insistes, et que l'autre refuse de te laisser passer. Mais mon but n'est certainement pas de lui faire perdre encore plus confiance, ce serait un peu stupide. Surtout avant la mission.

- A vrai dire je sais pas exactement à quoi ressemble le laboratoire à l'intérieur, je n'y suis jamais entré, mais je pense qu'Adriano et l'autre élève se trouvent dans des sou-sols. en principe, ils ne sont pas censés avoir touché à un seul des cheveux de mon frère, mais les connaissant j'y crois pas. Par contre pour Matteo, je ne garanti rien, donc ils seront sûrement tous les deux dans un état très faible.

Un soupir m'échappe, et je me contiens à grand peine. Pas besoin d'être sensitif pour voir qu'un truc ne va définitivement pas. L'ambiance est pesante et je sais pas trop quoi dire pour le rassurer un peu. Mais ce qui est pas trop mal, c'est qu'il a déjà partiellement répondu à ma question.

- Gaetano ? je l'appelle d'une voix qui se veut douce, légèrement chantante mais pas enjouée le moins du monde.

La voix d'un Master... Sans le vouloir, comme ça ?

- Pourquoi tu ne nous as rien dit ? Même à Emmy, ou Hideko au moins...

Je fais la moue, avant de reprendre, délaissant quelques instants mon ordinateur :

- C'est pas un reproche. Mais je veux comprendre.

Comprendre si je peux pas l'aider à se sentir mieux, à... Je sais pas.

- Tu peux te reposer sur moi si t'en as besoin, je continue en gardant mes iris carmins plantés dans les siens – encore un foutu vert.



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##   Dim 12 Jan 2014 - 18:13

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Pourquoi est-ce que j'ai toujours l'impression de tout foirer dans ma vie ? Pourquoi y a t-il toujours quelque chose que je fait de travers ? Tout bien réfléchit, ce n'est pas juste une impression, j'ai réellement tout fait foirer. Et je suis presque sûr que les événements ne pourraient pas être pires. Je soupire. Non, je ne veux même pas m'avancer sur ce terrain là, parce que je sens que ça pourrait empirer...

- Gaetano ?

Je sursaute. Sa voix est devenue plus douce, plus cristalline mais tout en gardant un ton inquiet conciliant. C'est sa vraie voix de Master, vous savez celle que l'on obtient suite à la masterisation... Je me tend. Je ne pensais pas qu'il pouvait être conciliant comme ça, ou du moins c'est ce que je crois, après tout je ne le connais pas vraiment. A moins qu'il ne s'agisse de pitié et dans ce cas là, il peut clairement se la garder !

- Pourquoi tu ne nous as rien dit ? Même à Emmy, ou Hideko au moins... C'est pas un reproche. Mais je veux comprendre.

Moi non plus je ne comprends pas. Pourquoi fait-il ça ? Je pensais qu'il me détestais et n'étais venu que pour veiller sur Emmy...
J'ai mal. J'ai l'impression d'être au milieu d'une tourmente de sentiments que je ne peux contrôler. C'est comme un immense courant d'eau qui pousse sur un barrage pour le craqueler, un barrage que je sens se fissurer un peu plus à chaque minute. Mais je sais très bien que si quelque part je garde ce barrage en place, c'est parce que je crains de voir ce qui adviendra de moi par la suite. Devrais-je en parler à Aaron ? Lui confier mes craintes ? Mais je le connais tellement peu...

- Tu peux te reposer sur moi si t'en as besoin.

Ses yeux sont toujours plantés dans les miens, semblant me presser du regard, s'interroger. Ses iris si particuliers...
Je détournais le regard trop mal alaise gardant le silence pendant ce qui me parut une éternité.

- Je crois... que j'avais peur, lui répondis-je à voix basse.

Je marquais une pause tentant de trouver les mots adéquates.

- Pendant quatre ans je me suis reconstruit à Terrae, j'ai tourné la page sur ce que j'avais fait, j'ai essayé d'oublier mon passé, je suis enfin devenu un Master. Et puis tout c'est écroulé.

Je repris une bouffé de cigarette pour tenter de me donner une contenance.

- Quand ils m'ont contacté ce jour là, j'ai paniqué, je savais pas faire, je flippais pour Adriano et tout est allé si vite que j'ai même pas eu le temps de réagir, c'était trop tard.

Je suis tellement con parfois !

- J'ai peur Aaron. Peur de le perdre, d'échouer encore une fois. Mais je crois bien que celui que je crains le plus c'est moi-même.

Je plantais à nouveau mon regard dans le sien.

- Tu ne m'as jamais vu réellement, tu ne me connais pas vraiment mais je peux te dire une chose : quand on a été tueur une fois on ne cesse jamais de l'être.

Que pouvait-il dire à cela ? Je me connaissais et je savais très bien que quand je craquais tout ennemi dans un rayon de cinquante mètres autour de moi possédait une chance de survie inférieur à 0,1 pour cent. Tout cela sans compter sur ma greffe.




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##   Mer 29 Jan 2014 - 10:10

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J’observe son visage longuement. Essayant de capter ce qu’il pense ou ressent, si ce n’est avec mes pouvoirs, mais au moins avec ma vue. Chaque mouvement peut nous trahir – chaque mimique, même inconsciente. Même le plus puissant, le plus élaboré des masques se brise au bout d’un temps. Il suffit des bons mots, au bon moment. Ce n’est pas si compliqué – ce n’est que de l’observation. Une habitude qu’on prend, histoire de savoir si la personne face à vous veut vous tuer ou pas. Disons que c’est l’instinct de survie qui veut ça. Même avant d’avoir mes pouvoirs, j’étais capable de ça. J’ai juste perdu un peu la main, parce que je ne le pratique plus. C’est tellement plus simple avec nos pouvoirs ; ça facilite la vie. Mais inutile face à un Master – Gaetano doit certainement être plus puissant que moi, en plus de ça. Même si je lui dirais jamais. (C’est pas difficile en même temps. Je suis juste plus… résistant. Je crois que c’est ça. J’ai rien à envier aux Feux !)
Il détourne le regard, et je sais immédiatement qu’il me dira ce que je souhaite savoir. Même un peu. Il me raconte rapidement, sans entrer dans les détails, ce qu’il s’est produit jusque-là. Je pince les lèvres. Bon sang. On loupe tout, dès qu’y a un problème. C’est quoi cette cohésion de merde qu’on a ? On est Masters merde, on est pas censé être là les uns pour les autres ? Quelle merde, sérieux.
J’ai une pensé pour Cassidy lorsqu’il évoque son frère, et je hoche la tête, compréhensif. J’aurais fait la même chose, je le sais parfaitement – quoique, j’aurais certainement lancé un raid dès le départ. Pour aller la récupérer, leur mettre sur la gueule, et éviter toute ces emmerdes. Je peux pas laisser Terrae dans la merde, mais ma sœur encore moins.
Puis, lorsqu’il parle de son passé de tueur, je frissonne carrément.

- Je sais que c’est pas un truc qu’on oublie, mais t’es venu à Terrae pour t’émanciper de cette vie-là. Il te faut du temps et c’est normal. Mais un jour… un jour tu seras là, à te demander pourquoi t’as laissé passer tout ce qu’y a autour de toi pour quelque chose que tu as laissé derrière.

Je soupire. Je suis bon pour donner des conseils mais je suis pas capable de les suivre moi-même. Finalement ils servent à rien. Je hausse les épaules.

- Tu devrais te reposer pour le moment, je pense. On va avoir de longues journées d’ici là. Essaie de plus penser à tout ça – même si t’as pas géré, ça sert plus à rien de se prendre la tête là dessus.



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##   Ven 14 Fév 2014 - 22:59

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Prendre une vie est facile. Il existe des milliers de façons pour y parvenir, en appuyant sur la détente d'un pistolet, avec du poison, avec un couteau... Tuer est aisé. C'est se pardonner qui ne l'est pas, pardonner aux autres pour ce qu'ils vous ont fait et parfois c'est impossible. Non pas que le pardon ne soit pas envisageable, c'est simplement que parfois les actes commis sont tellement horribles, blessants et douloureux que l'on ne peux les oublier et guérir nos blessures. Oh, certaines d'entre elle guérissent mais elles ne disparaissent pas pour autant. D'autres sont toujours présentes et les autres restent, béantes et purulentes. Elles vous empoisonnent lentement, vous pourrissent la vie, et vous rongent de l'intérieur. Celles que je porte sont semblables. Je ne suis pas capable d'oublier, je suis incapable de pardonner et je les haïrais toujours.

- Je sais que c’est pas un truc qu’on oublie, mais t’es venu à Terrae pour t’émanciper de cette vie-là. Il te faut du temps et c’est normal. Mais un jour… un jour tu seras là, à te demander pourquoi t’as laissé passer tout ce qu’y a autour de toi pour quelque chose que tu as laissé derrière.

Je relève la tête et plante mes yeux dans ceux d'Aaron mon visage de nouveau inexpressif. Que dois-je penser de l'homme qui se tient en face de moi ? Quelle attitude dois-je adopter avec lui ?
Un sourire étire mes lèvres. Aaron me ressemble bien plus que je ne veux l'admettre. Lui aussi a dressé un mur autour de son coeur son coeur, lui aussi ne montre jamais réellement ce qu'il ressent, lui aussi... Oui lui aussi a déjà tué, je peux le lire dans ses yeux couleurs rubis. Et c'est parce qu'il me ressemble que je sais que ses paroles sont justes. Et c'est aussi pour cette raison que je ne le supporte pas : parce qu'il parvient à lire en moi.

- Tu devrais te reposer pour le moment, je pense. On va avoir de longues journées d’ici là. Essaie de plus penser à tout ça – même si t’as pas géré, ça sert plus à rien de se prendre la tête là dessus.

"Pas gérer" est plutôt faible comme expression comparé à la réalité de la chose mais dans un sens c'est à peu près ça.
Je hoche la tête. Encore une fois, et même si cela m'énerve, il a raison. Mais je n'ai pas besoin de lui pour me dire que je devrais me reposer, me regarder dans un miroir est amplement suffisant.
Je pousse un soupir et me décolle de la fenêtre avant de jeter mon mégot par la fenêtre et de la refermer.

- Demain il faudra que tu me donnes tout ce que tu as pu récupéré sur la base, son emplacement, tout ce que tu as pu trouvé. Comme ça nous pourrons nous organiser en fonction.

Sans attendre de réponse je me détournai de lui, enlevai mon pantalon et m'allongeai sur le lit. Je doutais fort de ma capacité à dormir cette nuit mais au moins, je pouvais essayer de me reposer. La journée de demain risquait d'être longue.




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##   Lun 17 Fév 2014 - 19:41

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Gaetano réagit à peine lorsque je lui réponds, et son cœur se referme un peu plus. Je sais que je ne peux plus rien tirer de lui dans cet état-là. Pourtant, j’en aurais eu, des questions à lui poser. Entre autre, ce que les scientifiques attendaient de lui. Des informations sur Terrae ? Une manière de contourner le système de sécurité – chose strictement impossible soit dit en passant. Ou plutôt improbable. Je surveille le système tous les jours, et à part observer les élèves lorsqu’ils arrivent ou planquer une taupe chez nous… C’est pas possible d’avoir accès aux fichiers de l’extérieur. Sauf en crackant tout le tatouin, mais bon, comme dit, je serai averti à la moindre brèche. Alors ouais, les Masters ayant accès à ces dossiers… Peut-être que c’est ça. Mais ça me semble un peu faible… Surtout aller jusqu’à kidnapper son frère. Ils ne sont pas stupides, ils chercheraient probablement un truc plus précieux que ça. Je sais pas quoi en penser, et j’avoue que ça m’inquiète pas mal.
Je cuisinerai Gaetano plus tard à ce sujet, j’ai tout mon temps. Même si j’avoue que pour le moment… Je rêve que de finir ma nuit, malgré le décalage.
Le Master Eau se détourne après avoir enlevé son bas et se couche, silencieux. C’est ça, t’as raison ; donne moi des ordres et me dis pas bonne nuit, connard. Surtout qu’il est plus jeune que moi ! Non mais je rêve. (La politesse de nos jours, sérieux…)
Je termine ce que je faisais et dégage tout le bordel que j’ai fait sur le lit avant de faire de même, gardant les yeux fixés sur le mur vers lequel je me suis tourné malgré moi.
J’ai l’impression de mettre des heures à m’endormir.


Tout est gris. Je suis planté là, dans ma chambre, à fixer ce maudit mur. Ce maudit mur sur lequel toute une vie semble être relatée. J’ai envie d’arracher les photos et les sourires. Leurs lèvres bougent en un murmure silencieux, insidieux. Ces rires qui résonnent dans ma tête comme le mirage qu’ils sont. Illusion.
« Aaron Williams ?
- Oui, c’est bien moi. Y a un problème.. ?
- Votre sœur, elle… »
Je n'entends pas la fin de la phrase. Tout se brouille et s'embrouille ; le monde tourbillonne, flashe, tremble ; il s'étire et me compresse à la fois, me claque à la gueule dans un bruit insoutenable. Un gouffre s'ouvre sous mes pieds, et je m'enfonce lentement dans cette période de ténèbres, sans la moindre âme pour me guider hors de là. Des griffes effleurent mes chevilles nues et je tressaille à l'entente d'une explosion au loin. Je cours, sans pouvoir avancer ; mais putain, Aaron, avance, avance ! Je me débats et je hurle, je hurle jusqu'à ce que mes poumons ne contiennent plus d'air ; je frappe les ombres et les enterre sous mes pas, les assomme de ma voix. Putain d'ombres. L'assaut des vagues miroitantes qui s'éclatent avec fracas contre un rocher aux allures de crâne ne parvient pas à endiguer le feu – et les murmures commencent à se faire entendre. Sifflement et stridulations incommodes, hautes et emportées, abyssales noirceurs de l'esprit du mal. Le mal en moi ; le mal dans l'air, avec  cette odeur de putréfaction acide, cette pourriture au creux de mes entrailles. Rouge, rouge partout ; rouge dans mes mains, rouge dans mon cœur, rouge dans mes yeux.
            « Aaron...
            Grand frère...
            tu n'es

qu'un monstre. »



Mes pupilles sont dilatées au maximum, et un filet de sueur coule le long de mon dos. Ma respiration est lourde, erratique et tremblante, comme toujours lorsque je cauchemarde. Je me passe une main sur le visage et me redresse, jetant un coup d'oeil vers Gaetano, qui semble dormir. Je me lève sans bruit, me dirige lentement vers la salle de bain pour me passer un peu d'eau sur le visage. Mon visage fait peur à voir, vu la pâleur de mort qu'il a laissé s'installer sur mes joues ; je n'en prends cependant pas compte et me réinstalle sur mon lit, reprenant mon matos pour bosser silencieusement dessus, en prenant soin de baisser au maximum la luminosité de l'ordi. Je tremble encore mais mes traits n'expriment que ma concentration, tout à au plus.
Je reste comme ça jusqu'au lendemain matin, pas près de me rendormir, et en profite pour approfondir mes recherches. J'en fais aussi quelques unes sur Gaetano, sa vie d'avant ; sur son frère, et l'élève qui a été kidnappé. Mais ça il n'aura pas besoin de le savoir.
Lorsqu'il se lève, je lui fait un signe de la main pour le saluer distraitement.

- Je t'ai pas réveillé j'espère.

Non, en fait, j'espère que je l'ai réveillé. Ça lui apprendra à ne pas s'occuper de son frère correctement. Je pince les lèvres à ce souvenir. Franchement, j'ai pas envie qu'il perde quelqu'un de sa famille lui aussi, ce serait vraiment pas cool.
Je prépare ce que je vais leur expliquer, et attends que tout le monde soit prêt pour demander à Emmy de nous rejoindre dans notre chambre. Je leur explique brièvement le fruit de mes recherches, omettant d'évoquer celles que j'ai effectuées sur le beau brun, et le fixe longuement.

- Gaetano, je peux te poser une question ?

Question rhétorique, je la poserai quand même.

- Qu'est-ce que les scientifiques attendaient de toi ?



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