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Je le jure sur ma vie : ces scientifiques paieront [Emmy, Aaron]
##   Dim 2 Mar 2014 - 15:36

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Allongé sur le dos je fixe le plafond sans bouger. Ma respiration est devenue plus régulière et profonde mais je ne dors pas. Je n'y arrive pas. Comment pourrais-je ? Chaque fois que je ferme les yeux je fait des cauchemars, tous plus horribles les uns que les autres. Je revoie leurs visages, je les entend rire de moi, je vois son visage à elle, couvert de sang... Mes mains rouges...
J'écoute la respiration d'Aaron à quelques mètres de moi. Elle est irrégulière et saccadé et je l'entend gémir dans son sommeil. Lui aussi fait des cauchemars semblerait-il... Je suppose que lui aussi a des choses à se reprocher, des affaires pas terminées.
Nous sommes tellement pathétiques... Les Masters sont censés être des personnes intègres, qui se sont affranchies de leur vide et sont capables gérer leurs problèmes. Quel mascarade ! Je n'ai rien d'un Master ! Je ne mérite même pas ce titre que j'ai pourtant acquis durement.
Je pousse un soupir et me tourne sur le côté. A ce moment Aaron semble se réveiller la respiration sifflante. Je l'entend qui se lève, l'eau qui coule dans la salle de bain, ses pieds sur le sol, le frottement des draps. La lumière bleutée de son ordinateur s'allume et je l'entend tapoter les touches de son clavier.
Durant le reste de la nuit je reste ainsi, tourné vers le mur à écouter le bruit des touches du clavier que l'on enfonce. Que cherche t-il ? Des informations qui pourraient nous aider sûrement bien que je ne comprenne rien à son charabia informatique. Aaron ne me fait sans doute pas confiance, et il a bien raison après ce que j'ai fait mais c'est également mon cas. Je ne lui fait pas confiance le moins du monde. Ou disons plutôt que je me méfie de lui. Tout comme moi, il a une carapace autour de son coeur, il ne montre pas ses véritables émotions.

Alors que le ciel pâlit, je décide enfin de me lever et rend son salut à Aaron. Je me rend dans la salle de bain et me passe de l'eau sur le visage. L'image que me renvoie le miroir fait peur : J'ai les traits tirés et je suis vraiment pâle. Après un dernier regard à mon reflet je sors enfin de la salle de bain et fini de m'habiller.

- Je t'ai pas réveillé j'espère.
- Non, ne t'en fait pas pour ça.

De toute façon il aurait eut du mal vu que je ne dormais pas...
Lorsqu'Emmy nous rejoint j'écoute patiemment Aaron nous expliquer ce qu'il a trouvé et commence à ébaucher des stratégies , triant les informations, rejetant ce qui ne me semble pas bon... La voix d'Aaron me sors de mes pensées.

- Gaetano, je peux te poser une question ?

Je plante mon regard dans le sien. Je sais que c'est une question rhétorique et qu'il me demandera ce qu'il veut savoir même si je dis non.

- Qu'est-ce que les scientifiques attendaient de toi ?

Je me crispe. Il doit vraiment le faire exprès. Il a un don pour me hérissé le poil dont il n'as pas conscience. Ou plutôt si, je crois qu'il en a parfaitement connaissance et qu'il en joue.

- Je suppose que ça ne t'ira pas si je dis que ça te regarde pas hein ?

Emmy ne dis rien mais je sais qu'elle se range du côté d'Aaron. Elle aussi veut savoir, je peux le lire sur son visage. Je pousse un soupir. Cette fois-ci je ne peux plus me défiler.

- Tu es peut-être au courant que certains laboratoires ont explosé récemment en Alaska non ? Et je suppose que tu es aussi au courant, puisque Mitsuki est ton élève, que ses parents étaient aux aussi des Masters. Dans l'ancienne Terrae.

Emmy s'agita mal à l'aise. Oui, sa mère aussi avait été à l'ancienne Terrae, elle m'en avait parlé. Et c'est aussi pour cette raison que je craignais de lui révéler ce qui allait suivre.

- Les scientifiques ont disons, moyennement apprécié que leurs laboratoires soit réduits en cendres et d'après ce que j'ai compris, les parents de Mitsuki ainsi que certaines autres personnes de l'ancienne Terrae sont responsables de ces attaques.

Je marquais une pause, ne sachant pas trop comment aborder la suite. A vrai dire ma trahison envers Terrae n'était pas le pire. Enfin, ce pire nous l'avions évité de peu...

- Quelqu'un leur a parlé de moi et ils ont décidé de me faire chanter pour que je les aide. jusqu'à récemment je devais leur donner des informations concernant les missions qui se déroulaient, surtout les missions de récupération. C'est pour ça qu'ils se trouvaient toujours dans nos pattes à chaque fois.

Je poussais un soupir. Nous arrivions à la partie difficile...

- Il y a quelques jours ils m'ont contacté et m'ont donné de nouveaux ordre. Retrouver et tuer les Masters de l'ancienne Terrae.




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Dernière édition par Gaetano Bianchi le Lun 23 Juin 2014 - 14:16, édité 1 fois
##   Lun 3 Mar 2014 - 16:56

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Je profite du léger silence qui s’est installé pour sortir et m’allumer une clope. Emmy roule des yeux mais ne dit rien – elle pressent, tout comme moi, que la suite ne sera pas des plus agréable à entendre. Autant se mettre à l’aise et écouter ce qu’il a à dire, le plus calmement possible. Ce qui ne signifie pas non plus que je ne m’énerverai pas. J’ai pas assez dormi pour être de suffisamment bonne humeur pour éviter de lui en coller une s’il dit un truc qui me convient pas.
Je me force à l’écouter jusqu’au bout sans réagir – mais la chose se révèle plus ardue que prévu, au final. Je tente de rester concentré, fronce parfois les sourcils lorsqu’il parle. Attentif et soucieux. Surtout lorsqu’il commence par parler des parents de Mitsuki. Je pince les lèvres en sentant venir la suite. Si c’est bien ce que je crois, je serai forcé de le tuer ici et maintenant. Tant pis pour son frère, Emmy et moi irons le chercher. Je me mords la langue. Sérieux… Pourquoi on se retrouve là, sérieux ?
Lorsqu’il évoque les missions de récupération, mes yeux prennent peu à peu une couleur dorée soutenue. Mon ordinateur, posé sur mes genoux, grésille dangereusement et les hauts parleurs commencent à gémir avec force. Je garde mes yeux plantés dans les siens. J’espère qu’il lit tout ce que je lui reproche en cet instant. C’est de sa faute, tous ces Masters kidnappés puis tués. C’est de sa faute si Emmy s’est retrouvée blessée, enfermée puis en fuite pendant des mois. C’est bien ça ?

- Il y a quelques jours ils m'ont contacté et m'ont donné de nouveaux ordre. Retrouver et tuer les Masters de l'ancienne Terrae.

Un ricanement m’échappe malgré moi. Immédiatement, les cables d’alimentation des lampes et de mon ordinateur s’enroulent autour de son corps, collant ses bras à celui-ci pour l’empêcher de bouger, puis autour de son cou. Et de serrer. Petit à petit.

- Il ne t’est jamais venue l’idée de nous mettre au courant ? j’articule, l’air mauvais. Depuis combien temps ce manège dure, hein ? Depuis combien de temps, Gaetano ?!

Emmy s’accroche à mon bras et commence à m’engueuler pour que je le lâche, aussi énervée que mortifiée. Putain j’y crois pas. On peut même plus faire confiance à nos propres collègues… Aux Masters, le fondement même de Terrae.

- Lors de ta masterisation, tu as dû jurer de protéger l’institut. Et pourtant tu as fait que l’enfoncer un peu plus. Mettre des gosses en danger. Tes raisons sont honorables, mais ta réaction prouve bien que tu n’as rien à faire dans nos rangs, je siffle, acide.

Je suis dur mais il faut bien ça pour lui faire comprendre. Je le relâche un peu, pour éviter de me donner l’envie de le trucider complètement, rappelle les cables et essaie de me calmer.

- Bon. Essayons de rester diplomates, je ricane, mauvais. Tu leur as donné des informations sur Dark et Mist ? Ou bien t’as eu la présence d’esprit de pas les vendre, au moins eux ?



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##   Jeu 6 Mar 2014 - 23:07

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"Souhaites-tu prendre tes responsabilités, chérir et protéger cet institut de toutes tes forces ?"
Ces paroles tournent en boucle dans ma tête comme une mélodie lancinante, envahissante et traîtresse. J'ai tellement honte de ce que j'ai fait. Comment ai-je pu trahir ce serment que j'ai fait lors de ma masterisation ? Comment ai-je pu trahir ma famille ? Par amour pour mon frère. Voilà la réponse. Malheureusement le savoir n'enlève en rien la honte et la culpabilité que j'éprouve.
Je me souviens encore de cet instant solennel, du visage grave et bienveillant d'Hideko, de la fierté que je pouvais lire dans son regard. Durant le combat dans l'arène elle m'était apparue telle une déesse descendue du ciel, telle une mère que je voulais protéger et aider. J'avais tellement d'admiration et de respect pour elle. Ou étaient donc passés ma détermination et mes bons sentiments ? j'avais oublié qui j'étais, oublié la raison de ma présence à Terrae, oublié le serment que j'avais prononcé.
Oui, j'avais tellement honte de moi et je comprenais mieux que quiconque la rage et les intentions meurtrières que je lisais dans les yeux d'Aaron. Je les comprenais parce que j'entretenais exactement les mêmes à mon égard. Je ne pense pas que quelqu'un se soit autant haï que moi.
Pourtant, malgré le tourbillon qui faisait rage en moi, une part de moi ne regrettais pas ces actions parce qu'elles avaient maintenus mon frère en vie. Peut-être étais-ce lâche et égoïste de vouloir sauver une seule vie au détriment de centaines d'autres, mais j'étais égoïste et je refusais de sacrifier la vie d'Adriano pour sauver Terrae.
Lorsqu'Aaron m'attaqua avec les câbles électriques je ne bougeais pas et ne cherchait pas à me défendre. Certes s'il tentait vraiment de me tuer je bougerais, mais pour l'instant je ne souhaitais pas alimenter plus encore la colère du Master. Je plantais donc mon regard dans le sien et le laissais s'exprimer tandis que les câbles se resserraient lentement, m'empêchant de respirer.

- Il ne t’est jamais venue l’idée de nous mettre au courant ? Depuis combien temps ce manège dure, hein ? Depuis combien de temps, Gaetano ?!

L'atmosphère autour de nous chuta de cinq degrés, signe que j'étais légèrement énervé mais je ne dis rien. Je voyais Emmy qui invectivait Aaron, qui lui ordonnait de cesser ces stupidités mais je l'ignorais, me concentrant sur mon adversaire. Pensait-il vraiment que je souhaitais tout ça ? Que j'avais pris du plaisir ? Que je m'étais amusé ? La pièce perdit encore cinq degrés.

- Lors de ta masterisation, tu as dû jurer de protéger l’institut. Et pourtant tu as fait que l’enfoncer un peu plus. Mettre des gosses en danger. Tes raisons sont honorables, mais ta réaction prouve bien que tu n’as rien à faire dans nos rangs.

J'accusais le cou. De quel droit se permettait-il de me juger ainsi ? Que savait-il de moi pour se permettre de me réprimander ? Rien. Il ne savait rien de moi et son attitude commençais sérieusement à me taper sur les nerfs. Dans un élan de rage je créais une boule d'eau et lui envoyais dans la figure à pleine vitesse. Peut-être cela le ferait-il descendre de ces grands chevaux.

- Tu ne sais rien de moi Aaron alors je t'interdis de me juger de la sorte, murmurais-je encore étouffé par les câbles. tu crois vraiment que tu n'aurais pas agi de la sorte si ta sœur s'était retrouvée dans la même position ?

Il relâchait alors les câbles et je pu à nouveau respirer, crachotant un peu tandis que l'air rentrait à nouveau dans mes poumons.

- Bon. Essayons de rester diplomates. Tu leur as donné des informations sur Dark et Mist ? Ou bien t’as eu la présence d’esprit de pas les vendre, au moins eux ?

J'eus un ricanement.

- Tu me connais bien mal si tu pense je leur donnerait de telles informations. Crois-tu vraiment que je serais allé aussi loin ?

Je lui jetais un regard mauvais.

- Pourquoi crois-tu que j'ai décidé de partir ? Dark et Mist sont non seulement les parents de Mitsuki, mais sache que même sans les connaître je les estime plus que personne d'autres. Ils sont nos aînés et j'ai entièrement conscience de ce que nous leur devons. Je ne suis pas fou et il y a des limites à ce que je suis capable de supporter. Ceci n'en fait pas parti.

Plus jamais. Plus jamais je ne veux à avoir faire un tel choix. De telles situations ne devraient même pas exister à vrai dire.




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Dernière édition par Gaetano Bianchi le Lun 23 Juin 2014 - 14:16, édité 1 fois
##   Ven 7 Mar 2014 - 15:19

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Ma sœur.
Je tremble à son évocation. Mes pupilles s'étrécissent dangereusement. Pourtant, je ne suis plus dans cette chambre d'hotel à Naples, mais dans mon appartement à Boston. Le jour où j'ai appris que ma sœur s'était fait tuer. J'ai laissé tomber le truc que je tenais en main – je sais même plus ce que c'était. Je l'ai peut-être même balancé contre le mur. Je me souviens plus. Tout est flou. Douloureusement flou.
« Grand frère ! »
J'abaisse les paupières pour leur cacher les billes or incandescentes de mes yeux. Connard.

– J'ai déjà été confronté à cette situation. Et deux personnes sont mortes, je lâche d'une voix amère. T'éviter de faire les mêmes conneries, c'est mon job.

En tant qu'aîné. Même si je dois passer pour un connard fini. Cacher ce genre de choses, ce n'est jamais bon. Finalement, on perd ce qu'on souhaitait protéger... et on risque de perdre le reste avec. Tout s'écroule, parce qu'on a pensé qu'en essayant de ne pas être égoïste, en cherchant à n'impliquer personne d'autre, tout irait mieux. Que nous en paierions nous-même le prix, s'il le fallait... Crois-tu que je ne sais pas ce que ça fait, Gaetano ? Pourtant, toi, tu as fait une erreur monumentale. À l'époque, j'étais un gosse, et personne ne pouvait m'aider. Ici, nous sommes une quinzaine, une vingtaine peut-être même, de Master et possédons chacun des pouvoirs presque comparables à ceux de Dieux. Seuls, on est rien.
Ensemble, nous sommes Terrae.
Quel con.
Je me calme un peu, mais garde une voix acide et sifflante en l'interrogeant au sujet de Mist et Dark. La colère me serre toujours le ventre, et je sais que j'aurais pas dû dire ça – mais hors de question que je m'excuse. Lui aussi est en tort.
Je manque néanmoins de soupirer de soulagement lorsqu'il m'assure avec froideur et nombre de regards assassins qu'il n'aurait jamais fait une telle chose. Ouais ben merci, j'espère bien... Je me passe une main sur la nuque pour la masser légèrement, grommelle un peu.

– Justement, je te connais pas. Et je me méfie de ce que je connais pas. CQFD.

Je roule des yeux.

– Si tu barricadais pas autant ce que tu ressens derrière un mur en béton armé, j'aurais pas autant de mal à t'accorder le peu de confiance que j'arrive à avoir.

Logique. Juste dommage pour lui que son mur soit aussi inefficace contre moi qu'une moustiquaire contre une armée de tanks. (Et je peux le prouver dans les secondes qui suivent. Non ? Bon tant pis...)

– Partir était pas la solution, mais je vais arrêter là-dessus sinon tu vas finir par dire que je rabâche, je grommelle. Maintenant faut voir ce qu'on fait. Ah, et si tu me laisses suffisamment de temps pour m'introduire dans leur système, je pourrais toujours essayer de voir ce qu'ils ont sur nous.

Je me tourne ensuite vers Emmy.

– Toi, par contre, je veux pas que tu participes. T'es encore blessée et il est hors de question que--

Je me fais immédiatement agresser et je grimace alors qu'elle s'excite toute seule en me prenant au col pour me secouer comme un prunier.

– Ehhh Emmy, cool, cool, c'est pas comme ça que ça marche ! Punaise Gaetano, fais quelque chose, là, dis lui un truc !

C'est ça, ouais, reste sans bouger en roulant des yeux comme si t'étais blasé, alors que c'est de ta faute si on est là, espèce de skfjkdfnkdgnkjfngkfngkfjn *censuré*



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##   Dim 16 Mar 2014 - 16:11

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Peut-être ai-je poussé le bouchon un peu trop loin... L'éclat d'or pur qui brille dans ses yeux ne me dit rien qui vaille et je sais que je l'ai mis en colère. Mais je ne retirerais pas ce que j'ai dis, c'est trop tard. De plus j'ai beau avoir parlé sous le coup de la colère, je n'en pensait pas moins.

– J'ai déjà été confronté à cette situation. Et deux personnes sont mortes. T'éviter de faire les mêmes conneries, c'est mon job.

J'ai apparemment touché un point un peu sensible... D'un autre côté je ne pouvais pas savoir, mais je soupçonne que cela a un rapport avec sa sœur, ou du moins une personne qui lui ait proche, vu sa réaction.
Son job... Putain mais qu'il me lâche, il n'est pas mon père et encore moins ma mère ! Je suis d'accord pour dire qu'il a une certaine responsabilité vis à vis de moi mais c'est pas une raison pour me fliquer !
Je pousse un soupir et me prend le visage entre les mains, pour tenter de garder mon calme. Bien sûr qu'il ne me faisait pas confiance, son résonnement, bien que simpliste était tout à fait fondé mais je n'allais pas abaisser mes barrières pour autant. Je ne lui faisait pas confiance non plus et ces barrières étaient en place depuis tellement longtemps maintenant que je ne me sentais pas la capacité de les faire tomber. Je savais pertinemment que si j'enlevais ces barrières maintenant je ne tiendrais jamais le choc.

- Je me fou de ce que tu penses Aaron. Ce qu'il y a dans mon coeur ne regarde que moi !

Un petit sourire moqueur étira mes lèvres. Oui tu rabâche ! Fait gaffe tu te ramollis Aaron !
Mais assez de temps perdu à palabrer, j'était fatigué de me battre avec lui et nous avions des affaires bien plus pressantes que ces querelles inutiles. Du moins pour le moment.
Je hochais la tête.

- Très bien, dis-moi jute de combien de temps tu as besoin. Je ne pense pas que nous ayons à craindre d'être repérés pour l'instant, nous pourrons bénéficier de l'effet de surprise.

Je ne dis rien lorsqu'il parla de laisser Emmy derrière sachant pertinemment qu'elle ne serait jamais d'accord. Sa réaction fut entièrement prévisible, elle agressa Aaron en lui gueulant dessus pour protester.
Je les regardait faire durant une petite minute, amusé par ce manège.

– Ehhh Emmy, cool, cool, c'est pas comme ça que ça marche ! Punaise Gaetano, fais quelque chose, là, dis lui un truc !

Je levais les yeux au ciel. S'il n'était même pas capable de gérer Emmy, on pouvait se demander comment il comptait gérer une armada de scientifiques...
Je décidais finalement de me relever et posais une main apaisante sur l'épaule d'Emmy qui se calma aussitôt.

- Emmy, même si ça m'emmerde de le dire, Aaron a raison. t'es encore blessée et je ne voudrais pas qu'il t'arrive quelque chose par ma faute.

Elle ouvrit la bouche, puis la referma. Je pouvais voir sa frustration et sa colère dans ses yeux et cela me coûtait de devoir la laisser derrière, mais nous n'avions pas le choix. Je refusais qu'elle meurt par ma faute.

- Je suis vraiment désolé, murmurais-je.

Même si je m'adressais à Emmy, j'avais le sentiment de m'adresser à tous ceux )à qui j'avais causé du tord en trahissant Terrae. Nous devions mettre un terme à tout cela.




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##   Sam 22 Mar 2014 - 21:51

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« Je m’en fous de ce que tu penses », et blah blah blah… Et moi j’en ai rien à foutre que tu t’en foutes ! Je suis quand même obligé de supporter tes conneries, espèce de boulet ! J’en ai marre. Les jeunes me pètent les couilles. Et vas-y que je pète un plomb, et vas-y que je me casse sans prévenir personne pour essayer de sauver le monde… Stop quoi ! Au bout d’un moment, faudrait arrêter de penser qu’à ses fesses et essayer de voir ce qu’y a autour de nous. Mais non, c’est tellement plus simple d’emmerder des gens que tu connais à peine en les mêlant à tes affaires, au risque de les faire tuer… Je fais ça tous les jours moi ! Eh ouais.
Tss. Je déteste ce type. Même quand t’essaie de le comprendre, il t’envoie chier. J’ai envie de lui tordre le cou… Mais pas sûr qu’Emmy en soit heureuse.
En parlant d’Emmy, je lui fais comprendre assez explicitement qu’elle ne nous accompagnerait pas lors de notre raid, et sa réaction ne tarde pas à venir. Bordel, mais qu’elle arrête de m’engueuler, j’y suis pour rien moi ! Et puis pourquoi elle se calme immédiatement quand il le lui demande ? Moi, dès que j’essaie de dire un truc, je me fais traiter de con et on me gueule dessus, je vais porter plainte ! Sérieux, c’est quoi ces gens ?
Je soupire quand le pauvre petit Gaetano baisse les yeux en s’excusant, l’air complètement désespéré. Je me retiens de rouler des yeux. Essayons d’avoir l’air un peu moins condescendant, je pense que le dialogue passerait un peu mieux…

- C’est bon, Gaetano, je lâche en me passant la main sur la nuque. Maintenant on devrait arrêter de s’engueuler et de s’excuser, et se mettre au boulot. Plus vite ce sera réglé, mieux on se portera.

Je me cale un peu plus contre le mur, replace mon ordi sur mes genoux.

- Pour le temps qu’il me faudra, eh bien… Leurs réseaux sont hyper sécurisés.

Un sourire en coin tire mes lèvres.

- Mais ça c’est pas un problème. Leur pare-feu est pas infaillible. Le souci c’est que leurs dossiers les plus intéressants sont sur des disques durs qui n’y sont pas reliés, justement pour éviter les piratages. On peut y avoir accès que de l’intérieur, j’ai déjà testé. Donc faudra me couvrir pendant ce temps. Tu crois que c’est possible ? Quelques minutes devraient suffire… je pense.

C’est un peu compliqué, tout dépend du nombre de fichier à télécharger, et surtout… du niveau de cryptage des dossiers. Mais c’est un bon défi, je pense. J’espère juste que je tomberai pas sur un gars plus doué que moi dans le domaine, sinon on est dans la merde. Puis au pire, on pourra toujours piquer le disque dur et s’en charger plus tard, mais ça c’est un peu dangereux… Nan ? Enfin on verra bien. En fonction du temps qu’on aura.

- Je peux te faire confiance ? je l’interroge doucement, un demi sourire aux lèvres.



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##   Sam 29 Mar 2014 - 11:08

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Je hoche la tête. Je suis d'accord avec lui pour une fois. Assez d'excuses, il serait temps de se mettre au travail. C'est pas en s'engueulant qu'on va faire avancer les choses.
Je le regarde se remettre contre le mur, l'ordi sur les genoux et tapoter sur les touches à toute vitesse. Je l'écoute me parler un peu songeur, réfléchissant à un plan d'attaque. En vérité il serait bien plus simple de nous téléporter directement à l'intérieur, mais nous ne pouvons pas emmener Emmy, et ça m'étonnerait franchement qu'elle accepte de faire le taxi. A vrai dire je n'aurais même pas du la laisser venir, mais peut-importe, nous allons devoir sans elle.

- Je m'en doutais... De toute façon on savait bien que ça ne serait pas si facile.

Je réfléchit quelques instants à sa proposition avant de marquer mon assentiment.

- C'est aussi ce que je pense. Ça doit être jouable, par contre il faudra pas traîner et essayer de ne pas se faire repérer. Je pense que nous n'auront pas bien plus de cinq minutes pour récupérer les infos...

Je m'appuyai contre le mur, perdu dans mes pensées. A vrai dire le problème n'était pas de rentrer mais plutôt de sortir du complexe. Pour moi ce ne serait pas difficile, je pouvais toujours me métamorphoser, mais pour Aaron cela pourrait poser quelques problèmes. Sans compter que si nous devions ramener avec nous les deux garçons nous allions devoir jouer dans la finesse. Le problème étant là : comment passer inaperçu avec deux gosses. Le mieux serait de nous séparer mais je n'aimais vraiment pas cette idée...

- Est-ce que tu pourrais nous trouver un plan du complexe ? Parce que je ne suis pas sûr de pouvoir élaborer la moindre stratégie si nous y allons à l'aveuglette. En plus ces endroits sont de vrais labyrinthes.

Je poussais un léger soupir. Je craignais vraiment ce qui allait se passer là-bas. Et c'est bien pour cette raison que je n'avais pas voulu emmener Aaron et Emmy avec moi !

- Je peux te faire confiance ?

Je posais mon regard sur Aaron. Sa question m'avait surprise. Je ne m'attendais pas à ce qu'il me la pose maintenant, d'une manière aussi abrupte.
Je hochais la tête plus déterminé que jamais. J'en avais fini avec la trahison et l'incertitude. Il était temps de nous faire un peu confiance si nous voulions réussir.




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Cinq minutes pour récupérer les données... C'est chaud, mais ça peut se faire. Si j'utilise mes pouvoirs de Tonnerre pour accélérer le traitement, en tout cas. Pratique de pouvoir communiquer directement avec les objets électroniques, au final. Même si ça finit par devenir un peu trop envahissant dès qu'on a commencé à explorer ces possibilités.
Je hoche la tête à ses questions, notant dans un coin de ma tête tout ce que je devrais rechercher d'ici à ce que nous partions. Mes doigts continuent à courir sur le clavier avec souplesse, et mes yeux peinent à suivre les lignes à l'écran. Inutile, de toute manière. Je reste connecté à l'appareil pour optimiser le temps utilisé.
Lorsqu'il répond à ma question par l'affirmative, l'air déterminé, j'étire un sourire complice. Maintenant, les choses sérieuses vont enfin pouvoir commencer.

Les plans des bâtiments, anciennement désaffectés, l'emplacement des caméras et essayer de voir combien de gardes s'y trouvaient... Le repérage a duré un peu plus longtemps que prévu. Trois jours plus tard, nos préparatifs ont alors enfin touché à leur terme. Gaetano est un vrai stratège, c'est fou – je compte pas le nombre de sifflement admiratif que j'ai poussé, ni même le nombre de coup que m'a donné une Emmy carrément saoulée pour me calmer.
Finalement, nous sommes sortis de l'hôtel où nous attendait Emmy en cas de pépin, tout notre attirail sur nous. Nous avons revêtu des vêtements sombres et étroits, mais dans lesquels nous pouvons bouger aisément. Nos armes cachées dessous.
Alors que nous nous approchons de la base, sans pour autant entrer dans leur périmètre de sécurité supposé, je me tourne vers Gaetano et l'interroge à voix basse :

– Bon, on fait quoi maintenant ? Je te suis.

En même temps, moi, je suis un gars d'intérieur ; le terrain, c'est son domaine à lui. Alors qu'il essaie déjà de nous guider jusqu'à la base sans qu'on se fasse repérer...



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Nous avions perdu trop de temps. Déjà trois jours que nous étions arrivés à Naples, et trois jours que nous faisions des repérages. Trouver les plans détaillés des bâtiments, calculer le temps que cela nous prendrait pour entrer et sortir, calculer nos itinéraires et monter une stratégie. Je ne pouvais pas vraiment dire qu'il s'agissait d'un procédé inutile, après tout nous ne pouvions pas foncer tête baissée dans un laboratoire scientifique. Mais plus les heures s'égrenaient, et plus j'avais la sensation que mon frère s'éloignait de moi. Je craignais vraiment d'arriver trop tard, qu'ils aient découverts que je les avais "trahis". Ajoutez à cela l'attitude agaçante d'Aaron et je pouvais maintenant affirmer qu'il s'agissait des pires jours que j'avais passés depuis bien longtemps. Je n'avais dormis en tout que quelques heures et bien que je n'en montrais rien, j'étais constamment sur les nerfs, les sens en alerte. Un peu comme un état d'hyper vigilance.
Le quatrième jour nous étions près et après avoir préparé tout notre matériel, nous étions partis pour la base, laissant Emmy à l'hôtel. Je n'aimais pas vraiment cette décision car elle aurait vraiment pu être utile avec sa téléportation, mais je ne pouvais pas me permettre de la perdre. De plus sa blessure nous aurait ralentis et bien qu'elle soit plus que capable de se défendre, je craignais que les choses ne tournent très mal en cas de dérapage.

Je jetai un regard inexpressif à Aaron suite à sa question, trop concentré pour laisser filtrer la moindre émotion. Je penchais la tête sur le côté, pensif. Nous étions actuellement devant la base, pas encore dans le périmètre de sécurité et je cherchais un moyen d'entrer sans se faire repérer. Le plus dur étai de passer les gardes et le grillage et d'entrer dans la base, une fois à l'intérieur les choses seraient plus faciles. Si cela n'avait tenu qu'à moi, je me serai transformé en animal et serai passé dessus ou dessous le grillage. Malheureusement, ce n'était pas le cas et je devrai me débrouiller avec.
Je tournais la tête et eut un petit sourire en apercevant ce que je cherchais. J'avais repéré cet angle mort la veille en faisant le tour du complexe. Je désignais l'endroit du doigt.

- Tu vois l'angle plus sombre ? Je vais nous faire passer par-dessus en volant. Une fois de l'autre côté du grillage il nous faudra longer ce bâtiment.

Je marquais une pause.

- Ah oui, et il faut aussi que tu récupère les vêtements d'un des membres du personnel, comme ça tu ne te feras pas remarqué. Et nous devons récupérer une carte d'accès. Enfin, sauf si tu peux déverrouiller les portes. Une fois à l'intérieur on va directement récupérer les données. Une fois que c'est fait je nous conduirais à mon frère et l'élève.

A nouveau je marquai une pause. J'hésitais un peu sur une partie de la marche à suivre. Je voulais faire un maximum de dégâts en partant mais je ne pourrais pas le faire avec Adriano avec moi. Peut-être devrions-nous nous séparer une fois à l'intérieur, mais je doutais qu'il accepte et si j'agissais sans le concerter, je pouvais dire adieu à ce monde… Non, pour l'instant nous allions faire comme il était prévu et j'aviserais une fois à l'intérieur.
Je lui fis donc signe de me suivre. Une fois arrivés à l'endroit voulu je fis pousser deux grandes ailes noires dans mon dos puis vérifiai qu'il n'y avait aucun gardes de l'autre côté. Je me rapprochai de lui avec un grand sourire. L'heure ne prêtai pas vraiment à la plaisanterie, mais je sentais que j'allais vraiment m'amuser avec ce qui allait suivre. Pour passer de l'autre côté je devais porter Aaron… En mode princesse.

- C'est quand tu veux princesse.

Nul doute qu'il tenterait de m'assassiner pour ça. En attendant, je goûtai à la joie de le ridiculiser un peu.




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Dernière édition par Gaetano Bianchi le Lun 23 Juin 2014 - 14:15, édité 1 fois
##   Sam 31 Mai 2014 - 18:16

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J’écoute la marche à suivre avec attention, plissant parfois le nez aux mots de mon collègue. Une carte d’accès ? Et puis quoi encore ? Dis tout de suite que tu crois pas en moi, surtout, je dirais rien ! Il croit vraiment que je serai incapable d’ouvrir une pauvre petite porte électronique ? La bonne blague… Ça se voit qu’il m’a jamais vu faire, lui. Enfin bon, on ne va pas lui en vouloir… Pas le temps de se laisser aller. J’acquiesce lentement, essayant d’observer le complexe et le fameux angle mort. L’entrée serait assez éloignée de notre point d’arrivée, il faudra donc être discret. Et faire attention surtout. On a beau être Master, on est jamais à l'abri d'un accident – et les produits qu'ils ont créés sont perfectionnés d'avantage chaque jour, si bien que je ne doute pas que nous ne finirons pas réellement au top de notre forme si nous nous faisons toucher. Enfin qu'importe. Nous ne sommes pas ici pour ça – pas pour l'une de ces batailles sanglantes dans lesquelles se lancent la plupart de mes collègues, autant à tort qu'à raison. Parfois, je me demande comment auraient été nos vies si les scientifiques n'avaient pas décidé de nous étudier, et que Terrae était resté un lieu secret... Mais bon, c'est un peu tard pour y penser. Après tout, la moitié du monde est au courant pour nos pouvoirs. Reste juste à les convaincre qu'on est pas les monstres qu'ils imaginent que nous sommes.

– Ça marche, je lâche en suivant son regard et essayant de me représenter mentalement les prochains événements. Je t'ouvrirai la porte, pas besoin de carte. Par contre... Va récupérer les gosses tout de suite. Je me chargerai des données, ce sera plus vite fait. Je me débrouillerai. Mais laisse moi un peu de temps avant de faire ton bourrin. T'as mis ton oreillette ?

Je plisse le nez lorsqu'il se tourne vers moi en utilisant ce surnom absolument agaçant. Chose qu'il semble prendre grand plaisir à faire, à vrai dire. Princesse... Et pourquoi pas bitch, tant qu'il y est ? J'ai honte pour lui, là !
Je grommelle et me rapproche de lui, plantant mes yeux rubis dans ceux jade de mon compère.

– Je te préviens. Si ça se sait, tu es un homme mort. En fait non, tu n'es plus un homme tout court... Ce sera plus radical !

Lorsqu'il me soulève... avec une facilité déconcertante et certainement très blessante pour mon égo – je suis mince, pas maigre – je grogne à nouveau.

– Au pire y a d'autres manières de me porter nan ? T'as aucune imagination, 'tano.

Et surtout un humour de merde...
Gaetano décolle discrètement et nous fait atterrir de l'autre côté du grillage, même si le trajet m'a paru durer des heures. J'aime vraiment pas voler ; ça au moins c'est dit.
Je lance un regard entendu à mon partenaire lorsqu'il me laisse retrouver le sol, et longe discrètement le bâtiment à ses côtés. Attentif, je me concentre pour repérer de potentielles caméras ; il y en a disséminées un peu partout. Attrapant le bras de Gaetano pour l'empêcher d'avancer, j'en désigne une de la tête et use de mon pouvoir de tonnerre pour en prendre le contrôle, et figer l'image le temps que nous passions, avant de reproduire le geste pour chacun des petits boîtiers que nous serions supposés rencontrer.
Finalement, Gaetano m'arrête en sentant la présence de deux auras se déplaçant dans notre direction ; nous n'avons qu'à attendre qu'ils arrivent pour les neutraliser rapidement. Enfin. Lui s'en est occupé rapidement – on voit l'habitude. Moi, je me suis pris un coup dans le nez et ai été obligé de le tazzer pour le maîtriser. Ahem. Ok. Je sais. Merci. Gaetano 1 – Aaron 0. (Voire « Gaetano ∞ – Aaron looser » ça peut aussi marcher.)
Son sourire goguenard me fait rouler des yeux alors que j'enlève sa veste et son pantalon à l'une de nos chères victimes, avant de me changer en vitesse et de mettre son attirail. Je boucle la ceinture où un holster est accroché, et prend leur casquette pour la mettre sur mon crâne. Instantanément, j'ai une pensée pour Damian, en uniforme, la dernière fois que je l'ai vu. Je me mords la lèvre. Pas le moment pour y penser.

– On y va.

Gaetano prend l'apparence d'un des deux types et nous nous dirigeons vers la porte non loin de là. J'ai juste à passer ma main au dessus du boîtier électronique pour laisser entendre un cliquetis. La porte coulisse et nous pénétrons à l'intérieur du bâtiment. Échangeons un regard. Sans rien dire, nous avançons, avant d'arriver à une intersection où nous sommes contraints de nous séparer. Me remémorant le plan que nous avions étudié et percevant le courant électrique affluer jusque dans une salle centrale, je m'y dirige d'un pas qui se veut assuré. Je croise une ou deux blouses blanches que je suis tenté d'éclater maintenant, mais me retiens de mon mieux.
Je vérifie autour de moi. Rien. C'est parfait. Trois personnes surveillent les moniteurs de l'autre côté de la porte qui s'ouvre. J'inspire longuement. Entre. La porte coulisse derrière moi.
Et un éclair vif fuse, faisant taire toute protestation.
Rapidement, je dégage un des gars de sa chaise et le laisse choir au sol, avant de prendre sa place devant les claviers sur lesquels je me mets à pianoter, verrouillant la porte au passage.

– Gaetano, tu m'entends ? Comment ça se passe de ton côté ? je l'interroge en branchant mes appareils, très concentré. Il me faut encore un peu de temps. Et après tu pourras y aller. Gaetano ?

Je plisse le nez en constatant que la fréquence est à moitié brouillée. Bordel, mais y a vraiment rien qui peut se passer correctement ou quoi ? J'espère qu'il a compris le message, parce que si l'alerte est donnée avant que le téléchargement soit terminé, on est dans la merde jusqu'au cou.


HRP : Pardon pour le retard. J'espère que ça te va, j'ai pris quelques libertés mais comme on en avait déjà discuté... Love love. ♥



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##   Ven 20 Juin 2014 - 21:37

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Un petit sourire mesquin étire mes lèvres suite aux menaces d'Aaron mais je ne réplique pas. Je doute qu'il les mette à application, ceci-dis, je ne comptais pas en parler.
En quelques battements d'ailes nous retrouvons de l'autre côté du grillage et commençons notre progression. Je m'apprête à sortir de l'ombre du bâtiments lorsqu'Aaron m'arrête et me désigne une caméra d'un signe de tête. un pas de pus et nous étions découverts, autant dire que venir ici n'aurait servi à rien. J'observe donc mon partenaire faire un geste en direction des caméras, probablement pour les brouiller, puis nous reprenons notre marche. En vérité le bâtiment est plus loin que ce qu'il m'avait semblé au premier abord et pour une fois je suis content qu'Aaron soit là. C'est extrêmement pratique lorsqu'on veut détourner l'attention des caméras et autres objets de surveillance.
Alors que nous arrivions en vu du bâtiment principal j'arrête Aaron qui s'apprêtait à avancer. J'écoute puis je lui fait signe de ne faire aucun bruit. Il y a deux hommes qui s'approchent. A l'instant même où ils apparaissent dans notre champs de vision je me jette sur le premier et l’assomme proprement d'un bon coup sur la tête. Aaron fini par se débarrasser du sien en l'électrocutant.
Je ne fis aucune remarque en le voyant enfiler les vêtement du garde mais un grand sourire goguenard barrait mon visage. La situation avait vraiment quelque chose de comique mais je ne fis cependant aucuns commentaires au vu du regard noir qu'il me lançait. Les choses étaient tellement plus simples de mon côté puisqu'il me suffisait de changer d'apparence.

Une fois à l'intérieur nous avançons sans un bruit. Un étrange sentiment de malaise m'étreint mais je ne dis rien à Aaron. J'ai l'impression que les choses se passent trop facilement, mais tente de me résonner en songeant que nous les avons pris par surprise.
Arrivés à une intersection nous devons nous séparer. Cela m'arrange, ainsi j'aurais le champs libre si je dois faire des dégâts. Je me tourna cependant vers mon partenaire.

- Je te laisse t'occuper du réseau informatique à partir d'ici. Je vais les chercher.

Je m'apprête à partir puis me retourne une dernière fois.

- Fais attention à toi.

Puis je parti.
Ayant mémoriser les plans, je savais devoir aller dans les sous-sols. Je fini par trouver une cage d'escaliers et descendais les marches comme si de rien n'était. A chaque fois que je croisais un homme ou une femme portant une blouse je devais me retenir de ne pas les tuer. Je n'avais pas le temps. Je devais retrouver mon frère au plus vite.
Mon oreillette grésille durant un instant et je crois comprendre quelques mots.

- Gae... m'entends ? Temps... Y aller...

Je pestai intérieurement contre la fréquence complètement brouillé. Le peux que j'avais compris ne me permettais pas de savoir si Aaron avait trouvé ce dont il avait besoin. Je pris une grande inspiration réfléchissant à toute vitesse. Tant pis ! je n'avais pas le temps d'attendre.
J'arrivais finalement au dernier sous-sol et arrivais finalement dans un couloir gardé. Adriano et Matteo étaient respectivement dans les cellules 9 et 10.
Plus calme que jamais je m'avançais tranquillement jusqu'à la cellule de mon frère. Un garde se tenait devant.

- J'ai pour ordre de déplacer le sujet.

Il me fixa pendant ce qui me parut un temps interminable et fini par se décaler et j'entrais dans la pièce. Celle-ci devait mesurer à peine 2 mètres sur 3. Adriano était allongé sur un matelas posé à même le sol. Il avait le teint crayeux et de nombreuses marques sur le visage. Une rage sourde enfla en moi.
Je me précipitai vers lui, ayant momentanément retrouvé mon véritable visage pour ne pas l’effrayer. Je secouais son épaule.

- Adriano ! Svegliarti* !

Je commençai à angoisser de ne pas le voir ouvrir les yeux. Bon sang avec quoi l'avaient-ils drogué ?
Il ouvrit les yeux et je poussais un soupir de soulagement. Ses yeux s'embuèrent et des larmes se mirent à perler en abondance le long de ses joues. Je lui souris.

- Gae... Je pensais que tu ne reviendrais pas...

Je passai une main derrière sa tête et posai mon front contre le sien, savourant se petit instant de calme avant la tempête. A regret je me séparais de lui et me reculais.

- Tu peux marcher ? Il faut qu'on se dépêche.

Il hocha la tête et je l'aidais à se relever.

- Ecoutes-moi attentivement. Tu va devoir faire tout ce que je te dis, ok ? Si je te dis de courir tu cours, si je te dis de te cacher tu te caches, c'est clair ?

Il hoche la tête, puis je l'attrapai par un bras et reprenais mon visage d’emprunt.
Je poussais la porte puis tenant toujours Adriano par le bras je fis un signe de tête au garde, lui signifiant que tout était bon. Mon regard se porta sur le reste du couloir. Il y avait deux autres gardes et je devais récupérer Matteo au plus vite avant de partir. Je me doutais que je devrais le porter, vu qu'il serait sûrement dans un état pire que celui de mon frère. Je serrais le dents. Je n'avais plus le temps pour la discrétion.

Doucement je poussais Adriano contre le mur pour qu'il puisse s'y appuyer, puis sans laisser les agents de sécurité réagir, je sorti mes deux Beretta et tirais trois balles qui vinrent chacune se loger tour à tour dans la tête de mes opposants. Puis je rangeais mes armes, et fis signe à mon frère de m'attendre.
J'entrais dans la cellule dix, avisai Matteo et le hisser sur mon dos sans le réveiller. Je ressorti aussi rapidement et passai un bras dans le dos d'Adriano pour le soutenir et l'aider à avancer. Il n'avait rien dit lorsque j'avais tiré sur ces hommes mais je pouvais voir combien il était effrayé. Je devais me dépêcher.

- Aaron ? Aaron tu m'entends ?

Seul un grésillement dans mon oreillette me répondis et je lâchais un juron. Je devait vraiment me dépêcher avant que quelqu'un ne sonne l'alerte. Pour l'instant, le passage le moins fréquenté restait toujours les escaliers.
Je m’apprêtais donc à reprendre les escaliers lorsque j'entendis un bruit de pas dans mon dos.

- Arrêtez-vous et tournez-vous lentement.

Alors que j'obtempérais une alarme stridente retentis et me glaça le sang. Bon sang où était cet abruti d'Aaron lorsque j'avais besoin de son aide ?

*svegliarti = réveilles-toi




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Mes doigts courent sur le clavier à une vitesse surhumaine, mais pourtant habituelle. Les sens en alerte, je me concentre sur les lignes défilant sur l'écran, accélérant un peu le traitement des données à l'aide de mon pouvoir. Ce qu'il y a de bien, c'est qu'on peut aller au cœur des machines en étant tonnerre ; ça permet de déverrouiller les pares-feu et d'assimiler les informations dix fois plus rapidement. Un peu comme un super-ordinateur. Mais il faut faire gaffe à ce que le flux ne dépasse pas celui permis par la machine en face, sinon ça risque de tout faire péter.
Mon nez se plisse alors que je fais apparaître les vidéos des caméra de surveillance sur les autres écrans, observant l'avancée de Gaetano du coin de l’œil. Bon, il pas l'air d'avoir très bien compris ce que je lui ai dit. C'est quoi ce foutage de gueule là ? Gaetanooo. Moins vite bordel j'ai pas encore tout ce qu'il me faut ! Je grommelle quelques insultes incompréhensibles en verrouillant le téléchargement qui vient de commencer. Maintenant il faut juste pas que les plombs sautent, ahah... Prions.
Je bidouille encore un moment sur le clavier, essayant de récupérer le plus de donnée possible. J'espère que mon collègue réussira à faire ce qu'il veut, mais ce serait bien qu'il se précipite un peu moins là. Le téléchargement en est qu'au quart, bordel... Mais charge, charge ! Bon sang ! Un lourd soupir passe la barrière de mes lèvres que j'essaie d'arrêter de mordiller nerveusement, et plisse les yeux pour voir correctement sur les écrans de contrôle. Bordel, j'ai pas mes lunettes je vois rien, c'est vraiment pas pratique. Ma mâchoire se crispe quand je le vois s'avancer pour chercher son frère. Au moins il le fait proprement, c'est déjà ça. Et le gosse a pas l'air d'être en trop mauvais état non plus... Quand on compare ses blessures avec celles des cobayes, je veux dire. Un grondement de colère se loge dans mon ventre. Je repense à Mitsuki, à Tomoe, à ces foutus monstres qui les ont mis en charpie. Ça me dégoûte tellement.
Je jette de petits coups d’œil rapides à la progression de la barre, la jambe agitée de soubresauts. Avance... Avance... Allez, bordel. Même avec un petit coup de pouce, y a trop de fichiers, ça va prendre un temps pas croyable...
Mon regard est à nouveau attiré par les écrans lorsque deux masses sombres s'affalent au sol, et je serre les dents.

– Putain Gaetano ! Tu... Rah mais cette connerie marche pas ou quoi ?! je peste à grand renfort de gestes. On peut pas avoir de matos performant dans ce bled ?!

De plus en plus nerveux, je me retiens de ne pas m'arracher les cheveux. Le prochain tour de garde est en avance, il va bientôt passer par ce couloir... Et quand ils verront les deux morts, l'alarme sera lancée. Je suis pas sûre de pouvoir l'arrêter avant que tout le bordel soit rameuté... Bon, Aaron, réfléchis, réfléchis, allez ! Serrant les dents, je sortis mon arme de son holster pour l'avoir à portée de main, sourcils froncés. Les gardes se penchent près de leurs camarades près de la cellule de l'élève et se donnent des ordres ; l'un s'approche d'un interrupteur qu'il met en marche. Non ! Merde, non !
Gaetano avance trop lentement avec les deux gosses, ils va se faire rattraper avant d'arriver à l'escalier. Je serre les dents, préférant m'intéresser à la débandade dans les couloirs. Continuant à tapoter sur mon clavier, je déconnecte les accès aux portes des salles de surveillance, toutes électroniques ; au moins ceux présents dans les couloirs n'auront pas le loisir d'avoir des renforts. Encore un coup d’œil vers les moniteurs et je vois Gaetano en sale posture, cette fois tourné vers ses ennemis. Je donne quelques coups de jus à mon oreillette et essaie de faire passer un message bref et concis :

– La lumière ! Gaetano, la LUMIERE !

Un instant de concentration infime pour éteindre la lumière dans le couloir où il se trouve. Je compte sur lui pour repérer l'aura des gars et s'en débarrasser rapidement. Il connaît le chemin ; pour le moment je peux rien faire d'autre pour lui, j'ai d'autres chats à fouetter. En effet, un bras puissant m'enserre subitement la gorge et je suis plaqué contre le dossier de la chaise en suffoquant à moitié, en constatant avec déplaisir qu'un des gars que j'ai tazzé tout à l'heure a déjà repris ses esprits. J'essaie d'éviter une seringue de se ficher dans ma gorge et lui donne difficilement un coup de boule vers l'arrière, renversant la chaise dans le même temps. Nous roulons au sol sans que je puisse réellement me défaire de sa prise et me débat comme je peux en électrifiant mon corps. Je l'éjecte contre le mur opposé en relâchant une vague d'énergie pure et rampe à moitié vers les ordis, l'arcade sourcilière explosée et le souffle difficile, la vision un peu trouble. Putain de merde.
Un soupir de soulagement m'échappe néanmoins quand je remarque la fin du téléchargement. Hallelujah, enfin une bonne nouvelle. Je porte la main à mon oreillette en effaçant toutes les données de l'ordinateur.

– J'ai les fichiers, je sors, j'annonce à l'italien en remballant mes affaires et en récupérant mon flingue tombé quelques instants plus tôt. Enfin, si j'y arrive.

Mon nez se plisse alors que je ressens l'aura de quelques personnes derrière les portes. Bon, je suis dans la merde. Tant pis. Me plaquant contre le mur à côté de la porte, je la laisse s'ouvrir et passe en force, des arcs électriques parcourant mon corps tout entier et illuminant les couloirs avec d'autant plus de force. J'en profite pour rallumer la lumière aux sous-sols, en priant pour que le timing soit pas trop mauvais.

– Gaetano, où t'es ? je tente encore, ne sachant pas du tout si le message passerait.

J'espère que ça se passe pas trop mal de son côté, là... C'est un peu le bordel.
Un peu perdu, j'essaie de refaire le chemin en sens inverse en assommant les gardes que je croise, utilisant un champ magnétique pour dévier les balles qui passeraient trop près de moi. Je m'approche des escaliers menant vers les sous-sols, où la lumière est à présent rallumée. Le bruit des coups de feu m'emplissant les oreilles, je descends les marches quatre à quatre, le ventre noué. La douleur... La tristesse, la colère.
La mort.
Putain, Gaetano.



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##   Sam 21 Juin 2014 - 19:39

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Je posais lentement Matteo contre le mur, essayant de ne pas faire de gestes brusques. Il y avait trois hommes en face de moi, pointant leurs armes dans notre direction.
Je jetai un coup d’œil à mon frère qui se tenait dans mon dos l'air terrifié. Puis revenais sur mes opposants. Je devais faire quelque chose. ça ne pouvait pas se finir comme ça ! Pas après tout ce que j'avais fait, c'était trop bête ! Réfléchit Gaetano, putain réfléchit !

- Ne bougez pas, m'ordonna l'homme qui me faisait face.

Je levais les mains pour leur montrer que je n'étais pas armé. Une diversion, j'avais besoin d'une diversion. Aaron. Il fallait qu'il m'aide depuis la salle informatique.
Mon oreillette grésilla, puis soudain la voix de mon partenaire me parvint.

- La lumière ! Gaetano LA LUMIERE !

La lumière s'éteignit soudainement et instinctivement j'activais ma greffe. Je profitais de le surprise provoquée par la pane pour sortir mes Beretta et je tirais sur mes assaillants. Je réussi à en toucher un mais le moment de surprise passé ils se mirent eux aussi à tirer. Je créais alors un mur de glace pour nous protéger.

- Gae ! m'appela mon frère dans mon dos.

Je me retournai. Quelque chose n'allait pas dans sa voix. Je pouvais sentir sa détresse.
La lumière se ralluma.
Mon frère me regardai, et je voyais la surprise dans son regard, la peur, la détresse. Je me précipitai dans sa direction et l'attrapai avant qu'il ne s'effondre. Les coups de feu avaient cessés mais plus rien ne comptait hormis mon frère.
Je remarquais alors la tache rouge qui se formait lentement sur son abdomen. Mon coeur rata un battement. La respiration d'Adriano était sifflante et du sang commençait à couler de sa bouche, signe qu'il avait un poumon perforé.

- Ad ! Reste avec moi !

Il cracha du sang et des larmes perlèrent de ses yeux.

- Bon sang Ad, regardes-moi !

Mais son regard s'était fait lointain et sa respiration avait cessée. Non. NON ! CA NE POUVAIT PAS ARRIVER !
Je secouais ses épaules essayant de voir le moindre signe de vie, le plus petit tressaillement infime qui me prouverait que j'avais tord, que tout cela n'était qu'un rêve.
Pourtant grâce à ma greffe je pouvais voir que son coeur s'était stoppé, que le sang avait arrêté de circuler.
Alors que la haine et la douleur s'emparaient de moi je poussai un cri, mélange de rage, de haine et de désespoir. Une vague d'énergie pure sortie de mon corps et souffla les gardes comme des fétus de paille, les envoyant s'écraser contre les murs. Le choc les tua sur le coup, mais plus rien n'avais d'importance. Plus rien hormis la haine et la mort.




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Dernière édition par Gaetano Bianchi le Lun 23 Juin 2014 - 14:15, édité 1 fois
##   Sam 21 Juin 2014 - 20:59

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Une vague d'énergie alors que j'arrive au bas des escaliers m'envoie m'écraser contre les marches avec un grognement de douleur. Je serre les dents sans retenir une grimace de douleur. J'ai l'impression d'avoir un truc de pété, genre une ou deux côtes, mais essaie de ne pas me concentrer dessus, relevant simplement les yeux vers Gaetano, accroupi près de son frère à quelques mètres à peine. Mon cœur se serre en même temps que mon estomac se tord. C'est parce que je n'avais pas fait assez vite ? Si je m'étais dépêché... Peut-être que ce serait pas arrivé. J'ai une pensée envers Diana, ma petite étoile. Perdre un membre de sa famille est une chose que je ne connais que trop bien, et que je souhaite à personne. Mais là... Là, même si je comprends sa douleur, je peux pas le laisser faire.
Je me redresse avec difficulté, m'approchant de Gaetano en l'appelant, me tenant les côtes d'un air douloureux.

– Gaetano ! Gaetano arrête !

Ses pouvoirs commencent à se déchaîner ; la température semble chuter de plusieurs degrés, et une mince couche de glace apparaît sur les murs et le sol autour de lui. Des gardes continuent à affluer dans notre direction, mais il les abat impitoyablement. Le visage emprunt de ce masque de haine et d'horreur, de rage pure, de chagrin profond. Si j'avais possédé mes pouvoirs sept ans auparavant, j'aurais probablement réagi de la même manière. J'essaie de m'approcher de lui en utilisant mes dons de sensitifs pour le calmer, posant ma main sur son épaule, des larmes perlant au coin des yeux. Autant à cause de ces maudits souvenirs qu'à cause des événements actuels, que de mes côtes m'empêchant de respirer convenablement. Je m'accroupis près de lui avec difficulté, serrant son épaule pour lui faire reprendre contact avec la réalité.

– Gae. S'il te plaît. Il faut qu'on y aille.

Je jette un œil à Matteo, l'élève, et me mord la lèvre.

– On doit pas traîner. S'il te plaît. Calme toi.

Une grande inspiration, qui m'arrache une plainte de douleur.

– Gaetano. Viens. On peut plus rien faire pour lui, je... je suis désolé, je lâche en articulant difficilement. Mais Matteo est encore là, il faut qu'on le sorte de là. Gaetano. S'il te plaît. Écoute moi.

Mes yeux se baissent vers le jeune garçon qu'il tient contre lui et je me retiens de pleurer, pris de nausées. Parce que ce n'est pas à moi de le faire. Mais que je comprends tellement ce sentiment de culpabilité et de souffrance, ce vide cuisant qui vous guette à nouveau, cette impuissance devant le fait accompli. Mais même si c'était douloureux, on ne pouvait pas rester là. Même si j'avais l'air de passer pour un sans cœur. Rester ici ne changerait rien.
Je tourne la tête vers le haut des escaliers en entendant des bruits de course, maintenant toujours une pression mentale sur la psyché de Gaetano.

– On va l'emmener. Je vais le garder dans ma Greffe avec Matteo. Gaetano. Reprends-toi.

Et après...
… tu pourras leur faire payer leurs crimes.



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Il n'y a plus rien. Seulement la haine, la colère et une tristesse plus profonde que tout. Je voulais juste le protéger. Faire en sorte qu'il ne paye pas les erreurs que j'avais commises à ma place. Je voulais juste le voir sourire à nouveau.
C'est trop tard. Plus jamais je ne verrais son visage s'éclairer et le son cristallin de son rire ne me parviendra plus jamais aux oreilles.
Petit à petit je sentais la haine me submerger, sentiment destructeur et ravageur, mais ne faisais rien pour arrêter cette folie. Je voulais qu'ils payent. Qu'ils se noient dans leur sang, qu'ils s'étouffent dans leurs tripes. Je voulais qu'ils crèvent tous comme des chiens.
Autour de moi l'atmosphère se refroidissais graduellement et une couche de glace commençait à se former sur les murs et le sol. Et tandis que des gardes continuaient d'arriver je les abattais impitoyablement. Plus rien n'avait d'importance. Plus rien.

Je sentis une main se poser sur mon épaule et je sursautai violemment, manquant d'envoyer Aaron s'écraser contre le mur. Il ne dû sa survie qu'à un réflexe de dernière seconde. Il était enfin arrivé mais c'était trop tard. Il ne pouvait plus rien faire.
Sa voix me parvenait comme brouillée et lointaine et ses supplications ne m'atteignaient pas.

– Gaetano. Viens. On peut plus rien faire pour lui, je... je suis désolé. Mais Matteo est encore là, il faut qu'on le sorte de là. Gaetano. S'il te plaît. Écoute moi.

Je tressailli. Matteo ? Mes yeux se posèrent alors sur l'enfant encore inconscient, adossé au mur. Matteo.
Mon regard revint sur mon frère que je serrai toujours entre mes bras. Une larme perla sur ma joue puis fut bientôt suivie par d'autres. Telle une rivière de perles salées.
C'était trop dur. Je ne pouvais pas continuer en sachant que j'avais causé la mort de mon unique frère. Mais je ne pouvais pas laisser Matteo comme ça. Je devais le ramener. Et je devais ramener Adriano. Et il fallait que... Je ne savais plus. Que devais-je faire maintenant ?

– On va l'emmener. Je vais le garder dans ma Greffe avec Matteo. Gaetano. Reprends-toi.

Je hochais la tête. Je ne pouvais pas le laisser ici.
Lentement je posai la tête de mon frère au sol et me relevai. J'observai Aaron activer sa greffe et aspirer les deux garçons à l'intérieur, sans broncher.
Des bruits de pas retentirent en provenance de l'escaliers et de nouveaux gardes en sortirent. Je leur jetai un regard vide alors qu'ils braquaient leurs armes dans notre direction.

- Ne bougez plus.

Un sourire froid vint étirer mes lèvres et je penchai la tête sur le côté. Pauvres créatures faibles et inutiles. Ils allaient tous mourir. Crever comme des chiens. Oui, ils allaient regretter de m'avoir provoquer.
Il n'y a plus rien. Seulement une une haine froide et destructrice.




Spoiler:
 
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Je le jure sur ma vie : ces scientifiques paieront [Emmy, Aaron]

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