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Je le jure sur ma vie : ces scientifiques paieront [Emmy, Aaron]
##   Lun 23 Juin 2014 - 18:58

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Je déglutis, retiens une grimace de plus alors que Gaetano accepte enfin de lâcher la dépouille de son frère pour le déposer lentement au sol. Il se redresse et je peux voir dans son regard toute la haine qu'il éprouve à l'égard de ces gardes, de ces scientifiques. Mais après tout, la plupart ne font que suivre les ordres qu'on leur donne ; peut-on réellement leur en vouloir ? Certainement, oui. Mais pas au point de créer une hécatombe. Il faut que je l'en empêche, mais là, je vois pas trop comment je pourrais faire. Au moins a-t-il un minimum repris ses esprits lorsque j'ai évoqué Matteo... Ce qui n'est pas plus mal au final.
Lentement, je prends une longue inspiration, hachée de grognements de douleur. Usant de mon pouvoir de sensitif sur moi-même, j'essaie tant bien que mal de diminuer le mal ressenti pour pouvoir déplacer un peu Adriano jusqu'au mur, et pouvoir poser la main sur l'épaule de Matteo. Il suffit d'une seconde pour que ma greffe s'active et que nous disparaissions dans les ténèbres de mon esprit. Le sol de marbre semble bercé par une brume sale et malsaine ; mon nez se plisse. Il ne faut pas que je les laisse ici trop longtemps, je n'ai pas envie que Matteo perde la tête. Déjà qu'il risque de ne pas être en reste s'il se réveille ici, aux côtés d'un... mort, je crois que je vais essayer de nous faire sortir rapidement de la base. Gaetano en a besoin.
Je renifle un peu, essaie d'ignorer le cadavre de jeune garçon. Il doit avoir le même âge que Cassidy, à peu près. Ces gens sont des monstres...
Soudainement, je réapparais derrière Gaetano, serre les dents en voyant les monceaux de cadavres s'accumuler.

– Gae ! Faut qu'on y aille. Maintenant.

J'essaie de me remettre debout en m'aidant du mur, sors mon pistolet de son holster pour viser un gars à la jambe et attrape le bras de mon collègue pour éviter qu'il ne l'abatte. Le couloir est vide.

– On a assez traîné. Viens.

Mes yeux rubis rencontrent les perles d'eau, et je force mon pouvoir contre la barrière de son esprit. Qu'il apprécie ou pas, je m'en moque à vrai dire. Tout ce qui compte, c'est que cette rage sourde et froide s'abaisse petit à petit.
Je resserre ma prise sur son bras, voyant qu'il ne réagit toujours pas. Mes yeux s'illuminent d'une lueur dorée, alors que le serpent présent sur mon visage ondule sur ma peau.

– Gaetano. On y va.

Je ne bouge pas jusqu'à ce qu'il daigne m'accorder un semblant d'attention et le traîne presque à ma suite, laissant mes yeux courir sur les alentours.

– Je compte sur toi pour éviter de tuer tout le monde avant qu'on soit sorti, je continue en lâchant son bras, en profitant pour serrer le mien contre mes côtes douloureuses.

La sortie est là, tout près ; poussant Gaetano derrière moi, je me concentre et fais exploser les portes électriques menant à l'extérieur. Un champ magnétique s'érige autour de nous, nous protégeant des éventuels débris projetés durant l'explosion. Mes yeux se posent à nouveau sur mon collègue, et je plisse le nez en sentant l'aura de nouveaux gardes accourir après avoir réussi à déverrouiller les portes.
Je sens la misère là.



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##   Lun 23 Juin 2014 - 20:54

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Tandis qu'Aaron disparaissait, happé par sa greffe, je me redresse face aux hommes qui pointent toujours leurs armes dans ma direction. Pauvres fous.
Me créant deux dagues de glace effilées, je bondis dans leur direction, entamant une danse de mort. Je tranchai la gorge d'un de mes assaillants, puis plantai mon autre dague dans la poitrine de l'un d'eux. Une balle vint se loger dans mon bras droit mais je ne bronchai pas, ignorant la douleur. Je m'en moquais. Plus rien n'avait d'importance en dehors du sang qui éclaboussait les murs. Ce n'était rien, comparé à ma douleur intérieur. Ce n'était rien !
Brusquement je me métamorphosai un immense loup noir et me jetai à la gorge de l'un des assaillants, puis délaissant sont cadavre je me jetai sur les autres, déchiquetant à tour de crocs et de griffes. Le liquide carmin éclaboussai mon pelage, le rendant poisseux mais je n'en avais cure.
Finalement, je repris ma véritable apparence, et contemplais d'un regard vide le couloir qui n'était plus qu'un lieu de carnage et de mort.
Aaron réapparu derrière moi et me dis que nous devons partir. Je ne l'écoute pas. Un homme vient d'arriver et s'apprête à m'attaquer. Je sortais l'un de mes Beretta pour lui tirer dessus mais il s'effondra touché à la jambe avant que je n'esquisse le moindre geste. Je me tournai en direction d'Aaron qui tenait un pistolet dans sa main. Il m'attrapait le bras et je lui jetai un regard glacial. Je sens une puissant vague de calme s'abattre sur moi et je tentai de résister en fermant un peu plus mon coeur aux attaques d'Aaron.

- Arrêtes ça, Aaron !

Mais il ne laisse aucun répit et incapable de résister à ses attaques de sensitif je fini par me calmer peu à peu, restant cependant froid et quelques peu énervé à son encontre. Il resserre sa prise sur mon bras et je grimace. Ma blessure par balle commence à me faire souffrir mais je ne dis rien. Il lâche finalement mon bras et je le suis.
Nous arrivons finalement vers la sortie et il fait exploser les portes. Nous nous retrouvons enfin dans le périmètre de sécurité du laboratoire et je sens encore d'autres personnes s'approcher. Un petit sourire sadique étire mes lèvres, tandis qu'une nouvelle flambée de colère embrase mon coeur. Ils auraient dû rester cachés.
Alors qu'une nouvelle escouade approche je créé deux colonnes d'eau que je projette dans leur direction. Les hommes sont happés par les deux tourbillons, mais je stoppe rapidement mes agissements car je sens ma blessure qui me tiraille. Je serre les dents. Tant pis nous n'avons plus le temps. Nous devons partir. Je fais signe à Aaron de me suivre et créé un brouillard pour que nous puissions nous déplacer sans être vus. Nous courrons en direction du grillage, puis j'attrape Aaron tant bien que mal et après avoir fait poussé des aile dans mon dos je nous déposais de l'autre côté de la clôture. Après avoir fait quelques mètres je me stoppai et me retournai en direction du complexe. C'était trop facile. Je ne pouvais pas les laisser s'en tirer comme ça !
Mobilisant toute mon énergie je me concentrai et levai les yeux vers le ciel. D'énormes nuages commencèrent à s'amonceler au dessus du laboratoire. Puis une puis diluvienne s’abattit soudainement tandis que d'énormes bourrasques se mettaient à souffler. Rapidement nous finîmes par être trempés jusqu'aux os mais je m'en moquais temps que je pouvais rayer cette endroit de la surface de la planète.




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##   Lun 23 Juin 2014 - 22:24

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Un carnage. C'est un véritable carnage. La tête me tourne un instant alors que Gaetano utilise ses pouvoirs pour se débarrasser de nos assaillants. Sa colère est trop puissante pour que je puisse continuer à le contrôler, et ma douleur aux côtes est ravivée alors que je m'appuie contre un des murs, observant le Morphe réaliser son œuvre de mort. Mes yeux se détournent malgré moi ; je ne peux pas en voir plus. Déjà que je ressens toutes ces vies quitter leur corps, si en plus je regardais leurs yeux se vider de toute âme, je crois que je ne pourrais pas tenir. Peut-être que ça fait de moi une petite nature. Mais je n'aime ni voir la mort en face, ni être celui qui la cause.
Gaetano me fait un léger signe et je le suis en silence, suivant son aura pour m'y retrouver dans ce brouillard dense que nous traversons d'un pas rapide. Son bras semble le lanciner, mais il ne laisse échapper aucune plainte, contrairement à moi qui ne peux retenir de légères grimaces. Ce type est taillé pour l'action ; à côté, je fais figure de gringalet. Déjà à cause de la taille ; ensuite quand on compare la masse musculaire. Et ensuite... Ensuite, le maintien, la pose, le regard ; chez lui, tout est calculé. Froid et meurtrier. Même dans la colère, dans la haine, dans la folie et la rage la plus pure ; et moi, de quoi ai-je l'air lorsque je perds le contrôle ? Pas de ça, du moins je l'espère. Je ne veux plus faire de mal.
Enfin, il me soulève et fait apparaître deux ailes dans son dos pour nous déposer un peu plus loin, de l'autre côté des grilles ; je serre les dents pour retenir un juron de douleur en le sentant enserrer mon tronc juste sous mes bras. Lorsqu'il me dépose au sol, je m'éloigne en titubant, la respiration douloureuse, et l'observe apporter un déluge sur nos têtes. Ma mâchoire se crispe ; nous finissons bien vite trempés jusqu'aux os. Et si lui ça ne le dérange pas, il suffira d'une étincelle de ma part pour que je finisse en barbecue mongole.

– Gaetano putain ! Arrête ça ! C'est bon !

Je serre le sac contenant les disques durs contre moi comme pour les protéger de la pluie, bien que je sache la chose inutile.

– Viens ! je l'interpelle en attrapant encore son bras de ma main libre. S'te plaît, Gae. T'es blessé, il faut que je te soigne.

Lentement, je le tirai à ma suite. Plissant ensuite le nez pour contrôler quelques éclairs, qui s'abattent sur le bâtiment et font court-circuiter le réseau électrique, plongeant les alentours dans une pénombre inquiétante entrecoupée de flash lumineux.

– Viens, je réitère en l'attirant avec difficulté vers l'endroit où nous avions garé la voiture.

J'attendais un coup à tout moment ; vu son état ça ne m'étonnerait même pas. Nous arrivons rapidement en vue du véhicule et je l'ouvre automatiquement avec mes pouvoirs, ouvre la portière avant droite et pousse Gaetano avec dureté à l'intérieur, avant de me mettre sur le siège conducteur. Une fois la porte refermée, je verrouille la portière et me retient de lui mettre un coup dans le nez.

– Gaetano, calme toi bordel de Dieu ! Si tu veux nous tuer, je t'en prie ; mais là, il faut que je roule et avec cette pluie je pourrais rien faire, je grogne en me penchant difficilement vers la banquette arrière pour attraper un t-shirt de rechange que j'ai pensé à amener.

J'ai un grognement de douleur en manquant de me latter la gueule, et reviens difficilement à l'avant, à moitié à quatre pattes et des larmes perlant au coin des yeux. Ça fait mal putain.
J'attrape un couteau à cran d'arrêt dans la poche de mon pantalon et arrache une bande de tissus de mon haut – ouais ben non, je suis pas Rambo désolé, j'ai pas des dents bioniques – et le force à me regarder, me penchant sur lui dans le petit habitacle.

– Ton bras. Donne ton bras bordel, et arrête de râler ! je commence à m'énerver en l'obligeant à me présenter son bras que je bande sommairement. T'es vraiment...

Je serre les dents et relève les yeux vers lui. Avant de les détourner.
Putain, je comprends tellement que je peux même pas lui en vouloir.

– Laisse tomber. On rentre.

D'un geste vif, je mets le contact. J'espère qu'on aura pas une route trop agitée, je suis pas sûr que mes côtes survivent jusqu'à l'arrivée sinon.
J'ai vraiment pas envie de penser à ce qu'il vient de se passer.



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##   Lun 23 Juin 2014 - 23:04

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Alors que je déchaînai le ciel sur le laboratoire Aaron m'appela, tentant probablement de me résonner. Mais cela revenait à parler à un sourd. Je voulais juste rayer cet endroit maudit de la surface de la terre. Je voulais que tout cela disparaisse comme un mauvais rêve.
Je sens mon partenaire qui m'agrippe le bras et serre les dents. Mais ne peut-il pas juste lâcher l'affaire ? Ne peut-il pas comprendre ? Lui qui est sensitif il devrait comprendre. Je veux juste que ce complexe soit réduis à l'état de cendres.
Je grimace tandis qu'Aaron resserre sa prise sur mon bras. La balle que j'ai reçu me fait souffrir mais ce n'est rien. Je m'en moque. Je ne veux pas ressentir cette douleur car elle n'est rien. Ce n'est qu'une égratignure. Oui juste une estafilade.

- S'te plaît, Gae. T'es blessé, il faut que je te soigne.

J'ai envie de lui dire de se la fermer. Que je moque bien d'être blessé, mais aucun son ne sort de ma bouche. Je n'en ai plus la force.
Des éclairs s'abattent violemment sur le complexe, provoquant un incendie et je comprend qu'Aaron en est l'origine. Peut-être n'est-il pas si indifférent, mais après tout peu m'importe.
Je le laisse finalement m'entraîner vers la voiture que nous avons garés un peu plus loin.
J'aimerais le frapper pour lui faire comprendre que son attitude m'enrage. J'aimerais me dégager de sa poigne mais je n'en ai plus la force. Je veux juste que tout disparaisse. Que tout s'arrête.
Aaron me pousse finalement dans la voiture et je lâche un petit grognement rauque.

– Gaetano, calme toi bordel de Dieu ! Si tu veux nous tuer, je t'en prie ; mais là, il faut que je roule et avec cette pluie je pourrais rien faire.

Me calmer... Je ne peux pas me calmer.
Je jette un regard au dehors. La pluie frappe violemment les vitres de l'habitacle, et de nombreux éclairs zèbrent à présent le ciel. Je ne contrôle même plus le débordement de mes pouvoirs. Je n'y arrive plus. Comment le pourrais-je ? Plus rien n'a d'importance.
Je le sens s'agiter à mes côtés et je fini par poser mon regard sur lui. Mais celui-ci est vide.

– Ton bras. Donne ton bras bordel, et arrête de râler !
- Mais ferme-là putain ! Je veux juste... ma voix se brisa. Juste que tout s'arrête.

Des larmes roulèrent le long de mes joues, reflets de la pluie torrentielle du dehors. Je laissai Aaron bander mon bras sans rien dire. Un immense tristesse s'emparait de moi, mais je trouvais la force de calmer le ciel réduisant le déluge à une petite pluie fine.
La voiture s'ébranla et je laissai mon regard se perdre dans la nuit.
Plus rien n'avait d'importance. Tout n'était que tristesse.




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##   Lun 23 Juin 2014 - 23:44

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Le cœur au bord des lèvres et les mains humides crispées sur le volant, j'essaie de me concentrer sur la route en faisant fi de sa tristesse. Chose assez insupportable lorsque vous êtes quelqu'un d'aussi empathique que moi ; et d'autant plus lorsque vous êtes un sensitif. Je me mure dans un silence lourd, seulement troublé par le bruit des essuie-glace contre la vitre. Il a besoin de temps pour faire son deuil, et n'a sûrement pas besoin que je le bassine pendant le trajet. Je m'en veux de l'avoir brusqué comme ça ; mais c'est lui après tout. Gaetano dans toute sa splendeur et sa sauvagerie destructrice. Il se remettra de mes mots ; pas de la mort de son frère. Surtout pas dans ces conditions. Je le sais. Je connais ce sentiment écœurant qui vous serre la gorge et vous tord l'estomac. La culpabilité qui ronge chacune des cellules de votre cerveau, en parasite les connexions, vous empêche de raisonner. De vivre.
Mes doigts resserrent leur prise sur le volant, et je retiens des larmes amères d'humidifier mes yeux. Ce n'est pas à moi de pleurer.
Je me contente de garder le regard rivé sur la route, illuminée par les phares, l’œil gauche tiquant par intermittence irrégulière. Le trajet me semble durer des heures, et seule la douleur à mes côtes m'empêche de ne pas m'endormir sur le tableau de bord.
Arrivés près du centre-ville, je me gare et sors de la voiture, attendant que Gaetano fasse de même. En silence, nous remontons à l'hôtel ; nos visages sombres et notre état déplorable met la puce à l'oreille de notre camarade téléporteuse. Celle-ci s'occupe de Gaetano pendant que je m'occupe de sortir Matteo de ma Greffe, laissant Adriano où il est avec un vif sentiment de nausée. J'attendrai que Gaetano me dise quoi faire avant d'agir. C'est à lui de décider de la suite des opérations. Ce qu'il compte faire de sa dépouille...
Matteo se réveille un peu plus tard et je m'occupe un peu de lui, l'obligeant à manger un peu et à se reposer. Emmy propose à Gaetano de prendre sa chambre ; nous avons à peine le temps de le lui dire qu'il sort de la pièce pour s'enfermer dans la pièce d'à-côté. Je reste avec Emmy toute la nuit, à veiller sur le plus jeune en fixant le plafond d'un œil torve. Ma greffe reste activée la moitié de la nuit et je me retrouve complètement amorphe le lendemain, pressé par un Gaetano plus glacial que jamais. Il disparaît avec la dépouille de son frère toute la journée suivante, que je passe certainement plus à dormir qu'à attendre son retour ; contrairement à ma collègue légèrement plus impatiente que moi.
Celle-ci se charge de ramener Matteo à sa famille dans la soirée. Et moi, les yeux perdus dans le vague, j'attends que le temps passe.
Terrae ne m'a jamais parue aussi lointaine.



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##   Mar 24 Juin 2014 - 19:29

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Je ne prononce pas un seul mot durant le trajet, le regard perdu au dehors mais ce n'est pas le paysage qui défile sous mes yeux. Se sont des images de morts. Je ne cesse de revoir son visage, ses yeux sans vie, son corps que je serrais dans mes bras... Le sang qui coulait le long de mon pelage noir puis sur mon visage. Le sang qui éclaboussait les murs du laboratoire.
Je me sens pris d'un haut le coeur et dois me retenir pour ne pas rejeter le peu de nourriture que j'avais avalé avant notre départ.
Nous arrivons finalement à notre hôtel et nous remontons dans la chambre sans mot dire où Emmy nous attend. Elle remarque que quelque chose ne va pas mais ne dit rien. Elle décide finalement de refaire mon bandage correctement et je la laisse faire. Suite à une proposition de sa part je prend sa chambre et m'allonge sur le lit sans pour autant fermer l’œil. Je passai la nuit hanté par les images de la veille, entrecoupées par des souvenirs de mon frère avant que je ne parte de la maison. Je l'avais tué. Et je ne pourrais jamais me le pardonner.
Au matin je me levais d'un bon et allais voir Aaron. Je lui demandais de me rendre le corps de mon frère puis quittais l'hôtel. Je glissai le corps d'Adriano sur la banquette arrière et pris la route vers la sortie de la ville. Un fois arrivé à destination je gravis une petite colline et allongeais Adriano. Puis une fois cela fait, je créais un dôme de glace pour le protéger le temps qu'il soit trouvé. Je jetai un dernier regard à son visage, puis descendais jusqu'à la voiture. Une fois à l'intérieur de l'habitacle j'appelais la police pour leur signaler anonymement que j'avais trouvé un corps et je démarrais.
Je passais le reste de la journée à marcher dans Naples et ne rejoignais Aaron Emmy qu'à la nuit tombée. Entre temps Emmy avait ramené Matteo chez lui. Après avoir payé l'hôtel elle nous téléporta finalement à Terrae.

Je chancelais légèrement à notre arrivé mais refusai l'aide de mes coéquipiers. Je levais la tête observant les bâtiments de l'institut avec l'impression d'être en plein rêve. Oui, comme si rien de tout cela n'était arrivé.
Puis sans un regard envers mes collègues je partais, songeant que j'irais voir Hideko plus tard.
Pour le moment je voulais juste oublier.

Fin




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