Terrae, Une nouvelle ère commence...

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L'imagination...Ah l'imagination...
#   Lun 4 Fév 2013 - 13:57

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« Alice, qu'est ce que tu fais ? »

Alice jouait innocemment dans sa chambre. On ne la voyait pas bouger et pourtant elle vivait une de ces aventures de plus avec délectations. Elle découvrait un de ces mondes ou les rivières sont de chocolat et les yeux pleins d'étoiles. Alice aimait bien la vie, elle aimait la nature, mais elle avait du mal avec la banalité du quotidien. On ne peut pas s'en contenter sans devenir fou. Et Alice, elle ne voulait pas devenir folle, pour rien au monde ! Elle l'expliquait souvent à sa douce et chère poupée Marie.

« La folie, tu vois Marie, c'est quelque chose de mauvais, ça fait faire des bêtises sans qu'on le sache. Et après on ne peut même pas se faire pardonner. »

Marie gardait le silence, mais certainement qu'elle n'en pensait pas moins. Ca suffisait à Alice qui se préférait moralisatrice qu'amie véritable. Elle ne souffrait pas que sa juste autorité soit contredite. Et pourtant, maintenant qu'elle ne parlait plus elle goûtait avec délice aux affres de la folie pure. Expérience plutôt enrichissante à vrai dire, bien que peu agréable au début.
On se sent partir et on ne peut rien y faire. Et puis finalement on s'y fait et on se laisse couler des jours paisibles aux frais de psyché.

C'est certainement pour ça qu'elle était dans cette pièce sans bouger une fois de plus. Elle avait choisi la bibliothèque pour le support indéfectible qu'apportent les livres. S'il est facile de rêver dans la nature, lorsqu'on est enfermé, l'odeur des livres et la texture de leur couverture joue pour beaucoup. Silencieuse elle semblait attendre l'impossible. Et pourtant..Ca ne suffisait pas. Elle quitta bien vite la pièce. C'était trop confiné, elle avait besoin d'air. Et un banc a l'extérieur serait bien suffisant. Elle y fut assez lentement, mais quel bonheur de sentir la brise sur son visage.
#   Mer 6 Fév 2013 - 1:05

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"Miawrr"

Le petit miaulement d'un animal doux et innocent se fit entendre. Cet animal allait et venait pour se frotter contre les jambes d'un garçon aux cheveux blonds. Ce jeune homme accroupit au milieu de la cour n'était autre qu'Akira, qui déposa doucement sa main sur le petit chaton et lui accorder une tendre caresse.
Akira avait l'air si paisible, pourtant il sortait de ces cours qu'il trouvait si ennuyeux. C'est bien pour cela qu'il avait arrêté l'école auparavant, mais depuis qu'il était venu à Terrae il n'avait plus vraiment le choix, il devait se plier aux règles, étudier et porter un uniforme.
...
Cet animal était adorable et ne méritait qu'une chose, qu'on le câline jusqu'à ce qu'il soit satisfait. Seulement Akira ne resta pas plus longtemps avec félin même si celui-ci le suivait encore de près, il s'intéressa à ces yeux azur qu'il avait pu croiser.
S'approchant alors de la jeune demoiselle il ne pu s'empêcher de lui faire une remarque sur cette couleur qu'il avait toujours aimé grâce à son frère: le bleu.

- Voilà de bien jolis yeux. Fit-il en accordant un charmant sourire à son interlocutrice. Cependant j'ai l'impression qu'ils leurs manquent quelque chose...

Cherchant dans ses souvenirs pour retrouver ce regard qui lui paraissait familier, il arrêta de fixer les yeux de la jeune fille pour s'asseoir a coté d'elle.

- Ils manquent de... vie. Oui, c'est bien ça.
Dit-il avant de lever les yeux au ciel et d'ajouter. Ils me font penser à ce jour où je suis arrivé ici et que je me suis regardé dans miroir. Mes yeux n'avaient plus le même éclat qu'avant.

Lâchant un petit soupire, le jeune homme aux yeux rouges en déduit que la jeune fille était surement arrivé à Terrae depuis peu de temps. Qu'elle ne devait pas être encore en état pour se confier à lui et raconter ce qu'il lui était arrivé pour qu'elle se retrouve dans cette institut.
Après tout, on passait tous par là.

- Je m'appelle Akira. Et toi?


Dernière édition par Akira Buichi le Mer 6 Fév 2013 - 21:20, édité 1 fois
#   Mer 6 Fév 2013 - 14:29

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"Comment savez-vous que je suis folle ?" demanda Alice.
"Il faut croire que vous l'êtes, répondit le Chat ; sinon, vous ne seriez pas venue ici
."


Ah la douceur du vent sur un visage. Alice, elle aimait bien sentir le vent faire bouger ses cheveux. Ca chatouille et ça caresse en même temps. C'est agréable. Ca rappelle le passé. Cette époque où elle savait s'amuser et que ses cheveux dansaient exactement de la même manière. Un pont entre un passé et un présent. Un pas de plus vers une forme de réalité qu'elle n'atteindrait plus jamais. Mais a quoi bon soupirer pour ce qui n'est plus alors qu'on peut construire ce qui sera ! Alice ne se désespère pas puisqu'Alice n'espère plus. Au fond cette histoire l'avait libérée de bien des tourments. Sa robe voletait moins rapidement que ses cheveux. Une vague histoire de vent, de poids et de portée. Elle n'avait pas eu le temps d'y faire attention en cours.

Alice rêve. Alice dort éveillée. Alice ne trouve plus vraiment le sommeil. Alors Alice attend, et le temps attend avec elle. Et finalement, quelqu'un d'autre vint attendre le temps avec Alice qui ne bougeait pas plus que les fleurs qui étalaient leur beauté non loin de là. Alice ne détourna pas le regarde de ce point fixe et insignifiant que ses yeux avaient choisi. Après tout qu'avait elle à faire de tout ceci. Elle n'appartenait ni a ce monde, ni a l'autre. Elle était prisonnière du vide qui l'avait entraînée à Terrae. Et les voix tournaient dans sa tête. Sa maman parfois, et quelqu'un qu'elle ne connaissait pas mais qui avait de drôles d'idées. Il y avait bien assez a l'intérieur pour s'intéresser à ce qui se passe autour.

Une autre voix qui s'élève. De ce monde où elle n'appartient que corporellement. Elle ne détourne pas les yeux. Elle n'est pas même certaine de ce qu'elle entend. C'est un peu déformé parfois par les cris autour. On n'est certain de rien malheureusement. Et on peut en arriver a des quiproquos. Et un quiproquo ça peut être dangereux. Il avait parlé de ses yeux. Oui, ses yeux. Ils étaient grands. Elle l'avait toujours su. « Tu as de beaux yeux ma chérie , tu as vu, il trouve aussi !» Sa mère avait encore parlé. La, elle savait qui c'était. Mais elle ne lui répondait pas, pas après ce qu'elle avait fait. Elle ne pouvait pas la faire taire alors elle écoute, mais ça ne dépasse pas le stade de la politesse. « Souris lui donc ! Il est charmant ! » Non. Conseil de maman = mauvais conseil. Alors Alice ne sourit pas plus qu'elle ne bronche. Cependant, elle ne put s'empêcher de tiquer devant son discours. Il avait touché juste. Elle plissa légèrement le nez.

Il s'était assis a côté d'elle. Il lui sembla même que leurs vêtements s'étaient frôlés. Elle ne bougea pas pour autant. Il reprit le fil de sa pensée et elle l'écouta tout aussi poliment que si c'était sa mère. « Tu vois, il peut te comprendre lui ! Allez, raconte lui tout. Regarde son sourire, regarde son beau sourire .» Non, toujours pas. « Allez, il t'a dit son prénom, soit polie ! »

Hésitation. Si sa mère était de mauvais conseil, il était hors de question d'oublier ses bonnes manières. Dilemme. Répondre en obéissant ou obéir a ses principes. Voila qui prenait toute la place de ses pensées pour l'instant. Sa lèvre supérieure dut en frémir très légèrement. Et finalement. Contre toute attente, un son sortit d'entre ses lèvres.

« Alice. »
#   Jeu 7 Fév 2013 - 12:54

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Inanimé. C'était le terme qui convenait le mieux pour définir cette demoiselle. La seule chose qu'elle pu confier à Akira, c'était les deux syllabes que contenaient son prénom. En savoir un peu plus sur elle n'aurait pas été de refus.

- Je vois... Répondit-il en fermant doucement ses paupières.

Voir cette jeune fille dans cet état ne laissait pas Akira indifférent. Pour vous dire, il n'était pas du genre et éprouver des sentiments pour les autres, le seul qu'il avait vraiment aimé dans sa vie c'était son frère Asuma. Mais bizarrement, il ressentit quelque chose pour Alice. Cette chose, qu'on appel de la compassion pour autrui. Il sentait qu'il devait l'aider et pour cela il devait retrouver la fille qui était morte en elle et avec cela l'éclat qui dormait dans son regard.

Akira se mit alors à regarder la petite blonde plus en détails, il cherchait à trouver les indices qui ferait taire ce silence.
C'était une adolescente qui n'avait rien à se reprocher physiquement, son corps était svelte, ses cheveux étaient magnifique et son visage délicieux. C'est lors de cette rapide assimilation de données, qu'il pu apercevoir cette poupée qu'elle tenait. Curieux de voir une jeune fille de son âge avec un tel objet, il déduit qu'il s'agissait plus d'un objet sentimental plutôt que d'un simple jouet.
Lui, qu'avait-il emporté comme souvenir de son frère? Rien du tout.
Ses souvenirs et son propre visage suffisaient à faire resurgir l'image de son frère jumeau décapité. Ces deux choses étaient suffisantes pour faire souffrir, il n'en avait pas besoin de plus.

Le jeune homme commença à se comparer à la demoiselle, mise à part ce regard qu'on avait quand avait vu la mort nous voler celui ou celle qui nous ai le plus cher à nos yeux, il savait qu'il avait un avantage sur elle: Il n'avait pas eu à subir cela quand il était plus jeune.
Cela aurait pu totalement changer le caractère qu'il avait à présent.

Alors que le vent se mit de nouveau à souffler Akira attrapa une feuille morte que le vent lui avait apporté.

- Tu sais Alice, ce n'est pas sans but dans la vie que tu vivras. Se contenter de survivre en attendant que son tour arrive est tellement ennuyant...

Levant l'indexe il fit apparaitre sur le bout de son doigt une petite flamme à la teinte bleuté.

- Un être n'est pas différent d'une flamme, il doit chercher à ne pas s'éteindre et pour cela il a besoin de deux choses essentielles: De l'oxygène et un but.
Sans oxygène, le feu est comme nous, il s'étouffe et meurt. Sans son but, qui est de brûler, il ne tiendra pas longtemps.


Déposant la petite flamme bleue dans le creux de sa main, Akira fit brûler la feuille morte, ce qui fit apparaitre une vraie flamme rouge et vivante dans toute sa splendeur. Regarder cette petite flamme était bien beau, mais malheureusement la feuille morte ne mit pas longtemps à consumer et le feu redevint ce qu'il était au début.

- Et sais tu ce qui arrive quand on a plus de but Alice? N'attendant pas à ce que celle-ci réponde, il lui donna la réponse. Ou on attend de s'éteindre comme cette flamme, ou un autre élément viendra nous faire disparaitre.

Soufflant sur la flamme il la fit disparaitre faisant s'envoler quelque petites cendres qu'il restait dans le creux de sa main.
Profitant alors d'un temps d’inattention de la part de la demoiselle il lui prit sa poupée et la plaça près son oreille comme si elle lui chuchotait quelque chose.

Quoi? Qu'est- ce que tu dis? Tu aimerais qu'Alice brûle de nouveau et qu'elle retrouve cet éclat qu'elle avait avant?
#   Ven 8 Fév 2013 - 15:49

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« Alice, vas jouer dehors, il fait beau ! »

Alice avait répondu. Alice ne savait pas vraiment pourquoi. Du moins, qu'a moitié. Il faut répondre quand on nous pose une question, même si c'est pour dire non. Peu importe ! Son père l'avait bien élevé et sa mère avait fait en sorte qu'elle respecte leurs principes. Alors Alice elle restait polie malgré tout ça. Elle n'avait pas perdu sa voix, pas plus qu'elle avait gardé cette flamme-justement- et c'était dommage. Alice, elle aurait bien aimé lui montrer à quel point son esprit était vif. Mais il était coulé sous une chape de plomb, de vacuité pesante. Il voyait. Non, il ne devait pas voir grand chose. Vu qu'elle ne montrait rien. A moins qu'il puisse voir par delà ce genre de choses ? Par delà l'immobilité ? Par delà le silence ? S'il pouvait le faire, il méritait quelques mots de plus. Mais pour le moment, ce n'était qu'une supposition. Comme les autres. Elle vivait de chimères. La pauvre enfant.

Seulement, il ne semblait pas déterminé à tout laisser tomber la, comme ça et maintenant. Au contraire. Il n'avait pas soupiré, il n'avait pas entrepris de se lever et de partir, ce qui aurait été le plus simple et peut être même le plus agréable pour lui. Non. Il restait la. Et elle ne tourna pas même la tête pour l'observer un peu plus en détail. Après tout a quoi bon. S'il n'était pas parti encore, il ne tarderait pas à le faire bientôt. Et puis, bouger la tête c'est fatiguant ! Surtout quand c'est inutile. Personne n'y trouverait quoi que ce soit d'agréable alors autant abandonner dans l'oeuf. Éviter a l'oiseau le choc de la vie. Piou piou. Alice elle aime bien les oiseaux. Pas parce que c'est libre, mais parce que quoi qu'ils chantent, on trouve ça beau. Alice elle aimerait bien chanter des jolies choses aussi. Mais Alice elle ne chantait plus.

~
-Papa, c'est joli c'est quoi ?
« Un colibri ma chérie »
-Colibri..C'est joli aussi.
« S'éveillant, Babillant, Au jour qui naît et brille, Son petit corps scintille D'émeraude et d'azur Et d'or pur ; Fleur qui cherche sa tige, Le voilà qui voltige ; L'aurore en a souri ; Baisez-moi, colibri »
-C'est de qui ? 
« Ca m'a échappé. »
~


Elle ne saurait jamais de qui ces quelques mots provenaient. Mais elle en garda ce sentiment profond lié à la fascination. Elle serra légèrement plus sa poupée sans s'en rendre compte. Ses muscles avaient conservé leur fonctionnement d'origine. Après tout elle n'avait aucun handicap. Elle laissait son regard se perdre dans le lointain sans chercher à le rattraper. Elle n'était même pas perdue dans ses souvenirs mais plutôt dans ses pensées. Elle avait été chamboulée. Et puis il y avait du tri à faire entre les idées de sa mère, les siennes et tout le reste sur lequel elle ne posait pas encore de mots.

La feuille avait dansé dans l'air avant de se laisser capturer par la main du jeune homme. Elle n'avait pas bougé pour autant. Son discours était sensé. Elle aurait pu l'écouter. Mais sa mère l'y poussait. Ce devait donc être une mauvaise idée. Quand sa mère parlait, Alice passait en mode négation automatique. Dans ces moments là elle s'en voulait. Elle s'en voulait de penser autant mais de ne pas être capable de réfléchir pour autant. Ce qui attira son attention, ce fut par contre la lumière de la flamme. Sans vraiment s'en rendre compte ses yeux avaient migré vers leur source. C'était absolument insensé. Une flamme au bout des doigts ? Mais que ?

Elle en oublia son discours un instant, concentrée sur la lumière. Sa tête avait suivi le mouvement de ses yeux. Elle était concentrée sur le bout de ses doigts, cherchant l'endroit exact d'ou sortait cette petite déflagration. C'était joli. Ca rappelait les cheminées. Ces jolies cheminées ou les buches se consument en silence. Des souvenirs paisibles d'enfance privilégiée. Des souvenirs d'enfant. Et voilà que la feuille et la flamme avaient disparues. C'était terminé. Métaphore très intéressante du « Live fast, Die young » qui fut le motto de bien des groupes de Glam Rock en leur temps. Cependant, cela ne lui donnait pas plus envie de se battre. Tout cela était vain. Se consumer pour disparaître plus vite ? A la seconde pensée, peut être que c'était une bonne idée. Mais sa mère était d'accord, elle décida donc de faire taire ses pensées. Il lui posa une question, elle n'allait bien sur pas répondre. Quelle idée. Il n »y avait rien à répondre.

Par un habile mouvement, alors qu'elle regardait les cendres s'envoler, il lui prit sa poupée. Elle ne réagit qu'a moitié. La résistance qu'elle lui opposa était futile. Il put la prendre si facilement. Son nez se plissa légèrement. Elle le regarda avec légèrement plus d'intensité. Il porta la poupée à son oreille. Il n'y avait pas de danger, ni pour elle ni pour Alice. « oooh, regarde comme c'est mignon, tu as vu ! » Oui, elle avait vu. Elle voyait. « Il est sii adorable ! Regarde ce qu'il essaie de faire. Vas y, répond ! Ne le laisse pas comme ça ! » Non.

Elle décroisa les bras et les tendit un peu vers Akira. Juste assez pour montrer son attention, mais pas assez pour le toucher, même par inadvertance.

« Tu es très sage. Ou complèment fou. »

Elle poussa un peu plus les bras. Son visage n'exprimait toujours rien de plus.

« Mais tu mens! Elle ne parle pas aux fous! »

Marie ne lui avait jamais répondu. Pourquoi Diable lui parlerait elle a lui. Elle était plus digne de confiance que la voix dans sa tête. Si elle l'avait vraiment fait, il y aurait eu une bonne raison. Mais il devait mentir. Oui, il mentait. Il mentait !
#   Sam 9 Fév 2013 - 16:10

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Rire, voilà ce que fit Akira quand il entendit les paroles d'Alice.
Le jeune homme ne put s'en empêcher, ainsi il déposa sa main sur son propre visage et laissa cette chose incontrôlable s'emparer de lui. Alice parlait très peu, mais quand elle le faisait ce n'était pas pour dire des choses insignifiantes.

- Fou? Moi!? C'est possible, cependant j'ai l'impression que cela plait à ta poupée.

Grâce à cette poupée Akira était arrivé à attirer toute l'attention de la demoiselle. Il en profita alors pour lui faire une remarque à son tour.

- La folie n'est pas une mauvaise chose Alice, elle te permet parfois de surmonter des obstacles, des peurs... De te surpasser et même de t'amuser. Seulement il ne faut pas en abuser.


Son regard revint alors sur cette poupée et il fit une fois de plus comme si celle-ci lui transmettait un message.

- Ah oui je suis d'accord avec toi. Dit-il avant de redéposer ses yeux rouge sur la jeune fille. Ta poupée m'a dit qu'un peu de folie ne te ferait pas de mal.

La pauvre, elle doit être lassée de vivre tous les jours la même et ennuyeuse routine, sans même voir son amie rire, pleurer ou même surprise. Lassée de voir ce regard vide chaque jour en espérant qu'il brille à nouveau...
Je pense qu'elle aimerait sentir serait-ce qu'un peu de chaleur venant de cette coquille vide que tu es.

Un sourire bien mystérieux s'afficha sur les lèvres d'Akira, il posa sa main chaude sur la joue froide de la demoiselle avant de descendre doucement vers le menton de celle-ci. Tout cela pour soulever légèrement la tête de la petite blonde.

- Dis moi Alice, depuis quand n'as tu pas ressentis cette chaleur qui te rend heureuse. Depuis combien de temps n'as tu pas sourie et parler à de "Vrais" amis?

Il déposa la poupée de jeune fille sur ses cuisses, tenant toujours son visage pour la forcer à lui répondre droit dans les yeux.

Dis le moi.


Dernière édition par Akira Buichi le Dim 3 Mar 2013 - 11:37, édité 1 fois
#   Dim 10 Fév 2013 - 4:06

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« Notre fille est pleine de vie, nous l'aimons tant »

Alice, elle était aimée par ses parents. Mais il semblerait que ses parents ne s'aimaient pas autant qu'ils pouvaient l'aimer a elle. Sinon ils n'auraient jamais fait ça, même pas à leur fille chérie. Alice, elle aimait beaucoup ses parents aussi, c'est pour ça qu'elle n'avait jamais rien fait d'inconsidéré. Elle avait toujours séché ses larmes sur l'épaule de son papa ou de sa maman, elle n'avait jamais essayé d'attirer leur attention autrement que par des gentilles attentions autres que des colliers de nouille.

Et Akira, ça le faisait rire. Oui, il riait. De bon cœur en plus, de toute évidence. Pourquoi ? Elle ne le saurait certainement jamais s'il n'extériorisait pas. Et c'était un comble de penser ce genre de choses puisqu'elle même ne laissait plus rien sortir. Ni courroux ni curiosité. Le plat total. Le néant, ce vide intérieur qui aspirait tout au niveau des parois de son corps. C'était une cage invisible et invivable. Pour les autres. Elle même n'en souffrait pas. « C'est bien ma chérie, tu t 'ouvres, maman est fière. » Non. Chut maman, ne gache pas mes efforts. Un jour, tu ne pourras plus rien dire. Un jour ce sera terminé. Je tolère ta présence parce que je t'ai aimé. Mais un jour tu devras partir. Tu as voulu nous abandonner, tu dois assumer tes erreurs. Alice se taisait.

Cela plaisait a sa poupée ? Si c'était le cas, elle l'avait bien mal éduqué. La folie, c'est pas bien ! Elle le lui avait répété tellement de fois que parfois même elle en perdait le sens propre des mots. Usés jusqu'à la moelle. Pouvait elle l'avoir trahie ? Elle aussi ? Son dernière repère ? Elles devraient avoir une petite conversation en tête a tête très bientôt. Elle se contenta d'une petite expiration qui signifiait bien sa pensée a ce sujet. C'était n'importe quoi. « Regarde ma chérie, il peut parler a ta poupée, c'est merveilleux non ? » Non. Il ment ce n'est pas vrai. Il ne peut pas lui parler, elle ne me parle déjà pas a moi. Et pourtant j'en entend dire des choses a ces objets qui ne devraient pas avoir de voix. Il ne la convaincrait pas.

Finalement, il était certainement plutôt fou que sage. Tant pis. On peut s'amuser sans folie tout comme on peut le faire sans alcool. Mais soyons honnêtes, elle avait perdu le sens du mot s'amuser ce soir précis ou..Ce soir précis. « Ne rabâche pas le passé Alice, ce n'est pas très élégant pour une jeune demoiselle, ça te fait froncer le nez. » Elle déplissa le nez instantanément mais son regard fixait encore l'endroit ou se tenait la main quelques instants avant. Elle ne l'avait pas suivie.

Il continuait à communiquer- ou faire semblant- avec Marie et cela l'agaçait au plus haut point. Si c'était un mensonge, il l'énervait simplement a lui prendre ses affaires, si non, c'était l'outrage qui lui causait du déplaisir. Et puis il avait les yeux d'une drôle de couleur. Il y avait quelque chose de vraiment étrange chez ce garçon la. Elle devrait trouver ce qui se passe sous ces prunelles .

« Je ne te crois pas. Elle ne t'a rien dit. Elle ne ME parle pas. »

Ce ME avait été dit un peu plus fort. Signe des tourments qui l'agitaient à l'intérieur. Mais elle retrouva bien vite son calme. Et pour tout signe de rebellion, elle ne le regarda plus. Son regard se posa en face de nouveau. Et elle ne parlerait plus. Enfin. Elle aurait bien aimé, puisqu'il ne semblait pas enclin a la laisser faire. Il lui avait rendu Marie et il lui tenait le menton. Proximité. Contact. Implosion. Impassible.  « Tu as vu ma chérie, ses mains sont douces ». AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH. Impassible, donc, elle posa de force son regard dans le sien.

« Je vois des choses que tu ne verras jamais. »

Elle ne s'ennuyait jamais. Elle n'était jamais seule. Jamais vraiment. Un bref rictus de fierté anima son visage un instant, il disparut aussi sec.

« Tu es trop sûr de toi pour être honnête. »

Son regard restait désespérément vide. Mais on pouvait sentir les émotions lutter tout en dessous. Elle murmura, comme pour se convaincre :

« Elle ne te parle pas...C'est pas vrai... »

#   Lun 11 Fév 2013 - 0:16

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Le sourire d'Akira s'élargit un peu plus, il faisait de son mieux pour percer cette carapace qui empêchait Alice d'exprimer un quelconque sentiment, il voulait qu'elle devienne "Elle même" et non pas cette poupée de porcelaine sans expression sur le visage.
Malgré que cette enveloppe invisible ait l'air bien solide, il n'abandonnait pas, pas si près du but.
Optant pour une autre tactique, il lâcha donc le menton de la petite blonde et posa son coude sur le dossier du banc afin d'y poser sa joue.

- Tu as raison Alice, ce stupide jouet ne m'a rien dit, ta poupée est aussi banale que les autres. Elle est simplement moche et cassée.
Tu t'attendais vraiment à ce qu'elle te réponde un jour on dirait...
Dit-il alors que son sourire avait complètement disparu, laissant place à une mimique des plus sérieuse
Cette chose ne te sert à rien et tu le sais déjà.

Redressant sa tête, le jeune homme jeta à Alice un regard montrant qu'il était lassé de tout cela.

- Je commence à comprendre pourquoi tu étais assise toute seule sur ce banc, même ce chaton n'a pas osé s'approcher de toi. En même temps, qui voudrait s'approcher d'une fille qui fait partit du décor et qui ne vaut pas mieux qu'un mur. Tu n'écoutes qu'à pêne ce qu'on te dit, tu n'as même pas été capable de répondre aux questions que je t'ai posé.

Akira se leva puis fourra ses mains dans ses poches pour faire ensuite quelques pas en avant. A ce moment là, on ne savait pas ce qu'il avait derrière la tête. Cherchait-il vraiment à trouver la vraie Alice, ou bien à la rendre plus inerte qu'elle ne l'était déjà?
Après une petite marche, il se stoppa puis se tourna légèrement vers la jeune fille pour la regarder par dessus sa propre épaule.

- Tu crois être seule, seule à avoir vécu ce vide qui t'as complètement dépouillé d'espoirs. Sauf que tu devrais savoir nous sommes tous pareil à Terrae. Même si ce n'est pas de la même façon, nous avons tous éprouvé ce sentiment... Mais là je ne t'apprends rien, cette personne qui est venue te chercher doit te l'avoir dit.
Réponds au moins à cette dernière question Alice: Pourquoi as-tu suivie cet inconnu qui t'as guidé jusqu'ici? Tu avais le choix pourtant, donc si tu es venue à Terrae c'est bien pour une raison!


"Réfléchis bien à ta réponse Alice, tu aurais bien pu refuser l'offre de ce Master et continuer ton ennuyante petite vie avec ta poupée. Cependant quelque avait dû te pousser à accepter... Mais quoi?"
Pensa-t-il en fixant longuement la demoiselle.
#   Mar 12 Fév 2013 - 16:14

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« Alice, elle a un sacré caractère »

Un feu avait toujours brûlé derrière ses prunelles, un feu sacré qui la maintenait en vie et la rendaient parfois déplaisante. La petite Alice ne mâchait pas ses mots, pas plus que ses idées. Mais cette époque était révolue. Si ça se trouve même c'était son mauvais caractère qui avait poussé sa mère a...Le poids de la culpabilité alors qu'on est même pas certain qu'elle ait une raison d'être. Seulement. La, face a son attitude, elle sentait ce caractère bouillir. Il y avait quelque chose, la, derrière. Quelque chose qui voulait sortir mais que l'adversité avait tenté de murer bien solidement. Finalement, il l'avait lâchée. Ca se calma un peu, mais on n'éteint pas un feu si aisément. La braise dort toujours, prête à monter à l'assaut des ombres sur l'eau. Seulement, voilà. L'eau, ça n'aime pas trop ça. Alors ça rugit derrière la barrière aqueuse et ça espère un jour arriver a la traverser pour faire sa fête a ce qui vit de l'autre côté.

Il avouait. Victoire infime. Elle ne lui avait rien dit. Elle n'était pas démente, il avait fait semblant, elle conservait son mince avantage. Moche et cassée. Peu importe. Le jugement des personnes extérieures ne lui avait jamais rien fait. Elle ne broncha même pas sous la critique. De toute façon on ne pouvait pas demander au monde de voir la beauté la ou elle est cachée. Ils ne verraient que la moitié des choses jusqu'à la fin de leur vie. Grand bien leur en prenne. Cela ne la regardait pas de toute façon. Elle ne lui servait a rien ? Il avait certainement raison. Mais elle était la seule et dernière amie qui lui restait. Et a ce titre, elle méritait bien des égards. Mais peu importe. Peu importe. « Il a raison, elle est moche et cassée » Un peu comme ton esprit, maman. Un peu comme ton esprit..

Et finalement Akira se releva, avant de s'éloigner. Prenant bien soin de faire part de son mécontentement avant. Dispensant parcimonieusement son poison il avait décidé de s'en aller. Habile stratégie. « Ne le laisse pas partir ! » Mais Maman, regarde, il essaie de me manipuler ? Ou alors il me voulait juste du mal. On abuse pas comme ça des pauvres demoiselles sans défense ! Et voilà que son sens de la justice et du devoir venait alimenter la flamme naissante. S'en prendre au plus faible ? Il faut être bien méprisable ! Si elle était encore un peu vivace, elle lui aurait certainement collé un pain dans la figure, voire deux. Elle ne valait pas mieux qu'un mur ? Ah oui ? Tiens donc. Le serpent a parlé, et il ne veut qu'une chose, te chasser du paradis.

Comment ça elle n'écoutait pas ? Chacune des lettres des mots était passé au peigne fin. Lui reprochait elle de se comporter en lâche imbus de sa personne ? Elle ne reprochait rien à personne et elle était à mille lieues de la médisance. On pouvait lui reprocher des choses, certes. Mais pas de celles là. Pour qui se prenait il ! « Il mérite une bonne leçon » Tiens, tu changes de camp ? Ces questions n'avaient pas de réponses, il posait les mauvaises et lui reprochait son silence. Si ce n'était pas honteux ! Fuis, reptile , FUIS ! En effet, il était déjà a quelques pas. Le feu bouillait. Ca bouillonnait, et plus encore, ça faisait bien longtemps que ce n'était pas arrivé. Ce serait bref, ce serait intense. Ce serait insensé, et ça ne se reproduirait peut être pas. Elle tourna son regard lentement vers lui. Sa respiration s'accéléra brièvement. Elle prit une inspiration très profonde et sa bouche s'ouvrit. Lentement. Lentement. Le volume de la voix qui en sortit n'avait aucun rapport d'aucune sorte avec l'impassibilité de son visage. Elle allait parler. Elle allait lui hurler toute sa haine envers cette attitude bien peu chevaleresque. La seule chose qui voulut sortir fut :

« Tu es pire que le serpent du Paradis. Eve ne méritait pas plus que moi qu'on complote pour son malheur. »

Et. Excédée. Son bras gauche se leva, se saisit de la poupée. Alice lui jeta la poupée, espérant qu'elle touche la tête et qu'il meure sur le coup. Foudroyé. Elle inspira profondément une fois de plus.

« La douleur ne te donne pas le droit d'être cruel. Ou alors tu n'as rien appris...RIEN.  »

Elle plissa les yeux et fit en sorte de fixer de nouveau son regard vers l'horizon. Elle devait retrouver ce calme millénaire que seul peut procurer la vacuité. Elle sentait son cœur battre, et c'était douloureux. Un cœur qui ne battait plus, qu'on avait forcé à faire taire qui se réveille sans qu'on le lui ait demandé, c'est extrêmement douloureux. Alice pleure de l'intérieur.

#   Dim 17 Fév 2013 - 21:04

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[Désolé du retard, je suis tombé malade ^^ (Et je le suis encore, mais ça va un peu mieux)]

Akira rit de plus belle en entendant la comparaison de la jeune fille. Alice avait mit en parallèle l'attitude du jeune homme à celle du serpent du paradis qui est souvent évoqué comme le mal dans le livre de la Genèse. Alice était une fille intelligente et cela plaisait au jeune homme.
C'est à ce moment là que la chose inerte se mit à bouger, un geste surement sur-humain venant de sa part. Dépassée par ce sentiment qu'elle n'avait dû ressentir depuis longtemps, elle ne se gêna pas pour lancer sa précieuse poupée vers lui. La colère pouvait donc donner vie aux objets inanimés?
Le projectile ne parvint malheureusement pas à son but, car celui-ci fut intercepté sans problème par la main du blond.

J'ai comme l'impression que tes muscles se sont un peu rouillé à force de rester passif. Lui dit-il avec un sourire moqueur.

Quand soudain, le jeune homme s'évapora comme par magie, ne laissant que le paysage derrière lui. Il venait de disparaitre sous le regard de la jeune fille. Ah l'invisibilité, ce pouvoir qu'il avait obtenu lors de son initiation.
Ce fut quelques secondes après qu'il réapparut, son visage à quelques centimètres de celui d'Alice.

Ta façon de voir les choses est amusante et en même temps tellement réaliste. Mais réfléchis, qui des deux entre Eve et le serpent parait le plus idiot à la fin de l'histoire. Le manipulateur, ou la femme assez naïve pour croquer le fruit interdit?

Akira connaissait déjà la réponse d'Alice. Reculant alors son visage de celui de la demoiselle il s'assit de nouveau à coté d'elle et passa son bras dessus des épaules de celle-ci pour la blottir contre lui.

Je n'ai pas besoin que ma victime soit affaiblit par la douleur pour la faire souffrir tu sais... Fit-il d'une voix douce. Je vais te montrer quelque chose Alice.

Le bras qui serrait la jeune fille contre Akira se leva légèrement, rendant visible sa main qui contenait son téléphone portable. Avec son téléphone il lui montra alors une série de photos, le seul point commun sur ces différents photos c'est qu'on pouvait voir Akira avec une jeune femme souriante sous le bras. Seulement à chaque photo, la jeune femme changeait, ce n'était jamais la même.

Regardes les, elles ont l'air si heureuse. Pourtant je ne me suis pas gêner pour leur briser le cœur... Une par une.


Levant les sourcils, il arrêta de faire défiler les photos quand l'une d'entre elle lui rappela des souvenirs.

Celle-ci m'a fait jurer de se suicider si je ne revenais pas. Si tu l'avais entendu, elle était si pathétique. Se suicider est pour moi une preuve de lâcheté et de faiblesse.
Tu es d'accord avec j'espère?
#   Jeu 21 Fév 2013 - 14:24

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[Aucun soucis, ça arrive a tout le monde n_n]

« Alice, elle deviendra une jolie jeune fille, on en sera fiers »

Les paroles et les souhaits dépassent toujours les actes et la réalité. Tout se mérite, tout se construit. On ne peut pas avoir une jeune fille jolie et gentille si on lui fait subir des horreurs. C'est un fait avéré, on ne peut rien y faire et surtout une fois fait on ne pourra rien y changer. Les mensonges font naître les espoirs qui tuent les êtres humains. C'est tout. Personne ne garde sa langue et des gens meurent. Alors qu'il suffirait de se tenir au peu qu'on dit pour que tout le monde puisse espérer être heureux un jour. Mais non, de toute évidence c'était trop difficile pour le commun des mortels . N'est ce pas !

Bien entendu, pour la contrarier, cette fichue poupée qui ne luttait pas une seule seconde lorsqu'on essayait de l'arracher des bras de sa propriétaire échoua. Elle fut rattrapée au beau milieu de son escapade et manqua de ce fait son objectif. Cette poupée ne valait rien, elle était inutile. Encombrante. Folle et volage. Elle n'était plus une poupée pour elle. C'en était fini d'Alice et Marie. Alice n'avait besoin de personne. Personne n'avait besoin d'Alice. Et surtout pas Marie. Le monde s'en remettrait s'il posait les yeux sur la scène. La seule qui pourrait en pâtir serait la poupée. Sa nouvelle vie au chaud dans une poubelle ne serait certainement pas à son goût. Mais tant pis, c'était l'erreur de trop. Sa main se referma sur le vide. Ce cœur qui battait. Un autre problème aussi.

Akira,lui, ça le faisait rire. Ce qui alimentait tout à fait sa rage. Il trouvait l'audace de rire alors que cette situation n'avait rien d'une plaisanterie. Il avait été odieux, avait détruit une amitié de longue date et..Et il en riait. Il était bien le monstre qu'elle avait dépeint. Un être humain dans sa grandeur. Dans sa majesté. Il ajouta l'outrage à l'injure. Elle ne répondit même pas. Si seulement Marie avait pu s'animer au dernier moment, se jeter à sa gorge et le mordre jusqu'au sang. Si seulement il avait pu mourir, la d'une crise cardiaque que rien n'annonçait. Ou s'étouffer avec son propre venin. Ah, si seulement ! Et il disparut. Voila qui lui laissa le temps de ruminer.

Lâche. Egoiste. Arrogant. Parfaitement désagréable. « Tu vois, tu l'as fait fuir ».
Tant mieux. Qu'il reste là ou il était, il y serait de toute façon bien mieux. Loin d'elle. Très loin. Le plus loin possible. De toute façon, elle n'en avait rien a faire, elle avait des comptes a régler avec M...Ses pupilles frémirent très légèrement lorsqu'elle le vit prendre forme si près d'elle qu'elle pût presque avoir son souffle directement dans le nez. S'il avait pris plus de temps, la rage aurait certainement mené sa main droite directement a son visage, pour lui administrer une claque magistrale. Mais la surprise avait tout coupé. Pas assez pour la faire trembler.

Il se permit de lui faire remarquer que l'idiot n'était pas celui qu'on croit. Et pourtant, c'était surtout une histoire culturelle. Ca les arrangeait bien aux gens du clergé de faire passer la seule femme de l'histoire -avec un grand et un petit H- pour l'élément perturbateur. La naïveté était un cadeau. Du moins, l'avait elle pensé très fort jusqu'à..Ce jour fatidique et fâcheux. Et puis de toute façon elle n'aurait pas eu le temps de répondre que déjà elle s'était retrouvée contre lui. « Regarde, il sent bon ! » chut. Elle n'avait pas bronché. Sa chaleur contrastait énormément avec sa propre température. A ne pas bouger, elle l'avait fait chuter considérablement. Le moindre choc laisserait une marque. Elle était fragile. « Tu vas attraper un rhume a rester si froide. » Gniah gniah. Il n'avait eu qu'a moitié tord.

Elle plissa légèrement les ailes du nez. L'entendre parler de victimes alors qu'elle était a sa merci ne la rassurait que moyennement. Surtout qu'elle était encore totalement novice. Et alors là. Il lui montra quelque chose qui la révolta plus encore. Sur ce téléphone, des femmes heureuses. Et le discours. CE discours. Ah si elle avait eu la force, la vie, l'ambition, elle l'aurait mordu, griffé, claqué. Sa lèvre supérieure tremblait légèrement, mais ce n'était pas de l'émotion. Du moins, pas celle qui fait battre des cils, oh que non. C'était la rage qui dort. Il s'était arrêté sur une, elle n'avait même pas remarqué. Sa voix baissa d'une octave, et de volume. Elle s'arrêta un instant sur chaque mot qu'elle prononça.

« Tu es un monstre. J'avais..Raison... »

Lentement, elle se saisit du bras au prix d'une contraction douloureuse et s'appliqua à le pousser pour qu'il tombe sur le banc et non plus sur ses épaules.

« Le suicide est lâche. Seulement, la personne qui y pousse quelqu'un d'autre est plus lâche encore . »

Elle tourna son regard vers lui, son autre main tenta calmement de lui prendre le téléphone dans un but encore non avoué.

« Je ne veux pas de l'amour d'un chaton qui se laisse berner par un assassin. »
#   Dim 3 Mar 2013 - 16:55

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Un monstre disait-elle?
Ce n'était pas le terme qu'aurait utilisé Akira à sa place, "Poison" aurait été le mot plus approprié pour définir ce qu'il est. Il laissa alors la demoiselle s'exprimer jusqu'à ce qu'elle veuille lui prendre son téléphone portable.
Ouvrant doucement la main, il la laissa obtenir ce qu'elle voulait. Le jeune homme était curieux de voir ce qu'elle voulait faire de son bien. Peut-être le jeter par terre pour se venger de l'avoir traiter de mur.
Toutefois, Akira prit le risque de la laisser faire comme il lui plaisait et continua la conversation.

- Pour toi un monstre c'est quelqu'un qui profite de la vie? Dit-il sans attendre de réponse de la part d'Alice. Je ne lui ai pas demandé de se suicider moi, j'ai tout simplement fait comprendre à cette femme qu'elle devait sortir de ma vie et que ça n'irait pas plus loin entre nous.

Akira marqua une pause, leva les yeux au ciel et remarqua que le soleil commençait à se coucher.

- Après si elle n'était pas capable de vivre sans moi, c'était son problème.

Maintenant qu'Alice en savait un peu plus sur lui, Akira pouvait enfin lui faire comprendre qu'il n'était pas venu pour la manipuler comme toutes les autres. Au départ son but était de l'aider, il avait joué le jeu en lui faisant croire que sa poupée lui parlait. Mais elle avait refusé de se confier à lui.

- Tu sais Alice, tu es la seule ici à connaitre ce qui ce cache sous mon masque. Alors dis moi pourquoi un homme comme moi perdrait-il son temps avec une fille de ton âge..?
Si tu avais eu quelques années de plus, je t'aurai surement abordé d'une autre manière.


Plongeant son regard dans celui d'Alice il ajouta doucement.

Alors regardes moi bien et dis moi ce qu'un homme de vingt quatre ans ferait d'une mineure qui joue encore à la poupée?
Toi qui a l'air de connaitre beaucoup de choses sur la lâcheté, dis moi s'il n'est lâche de s'enfermer dans sa bulle et de refuser l'aide de ceux qui te veulent du bien.


Se levant une bonne fois pour toute, il posa la poupée à coté de sa propriétaire et regarda au loin. Lâchant un long soupire, il se doutait bien qu'Alice n'allait pas accepter son aide. Cependant il espérait qu'elle ai apprit quelque chose en ayant ce dialogue avec lui.

- Ne refuses pas l'aide d'une personne sans même en savoir un minimum sur elle. Je ne te demande pas d'accepter directement, mais juste de chercher à la connaitre avant... Car à force de refuser l'aide des autres, personne ne viendra t'aider quand tu en aura besoin.


Il lui tendit la main en regardant son téléphone que la petite blonde tenait toujours entre ses mains, elle n'avait encore rien fait de spéciale avec.
#   Jeu 11 Avr 2013 - 17:44

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« Alice c'est une jolie demoiselle intègre et très honnête »


Un monstre. Oui, un monstre de la pire espèce. Il avait ôsé se servir de Marie pour l'amener là ou il voulait. Il avait ôsé l'utiliser sans songer un instant aux conséquences que ça pourrait avoir pour les deux demoiselles si fragiles. Elle s'en voulait autant qu'elle pourrait s'en vouloir. -Tu aurais du le voir venir. Tu penses à rien- Et surtout je te pensais de mon côté. De toute façon tout ça était terminé.Elle avait cédé à ses avances, elle ne l'avait même pas défiguré. Il lui restait encore tous ses doigts alors que Marie se tenait inanimée dans ses mains. Elles n'avaient plus rien à faire ensemble. Voila qu'elle était de nouveau seule suite à un abandon lâche et misérable.

Il n'avait pas beaucoup lutté pour garder son téléphone portable. C'était presque louche. Il devait très certainement penser qu'elle n'en ferait finalement rien. Trop lâche pour tenter quelque chose. Trop faible pour le lancer contre un arbre et le briser?-Il a raison- Chut. Non, loin d'être troublé il se contenta de la regarder faire d'un air distrait. Il parlait avec cette arrogance suffisante qui était loin d'être agréable. Alice prenait le temps. Pour le moment elle le gardait entre les mains. Sagement. Calmement. Aussi calmement qu'on peut le faire lorsque toute notre haine se concentre dans des mots qu'on crache au visage de son interlocuteur. Elle le serrait sans s'en rendre compte. Si fort. Et il continuait à ajouter l'outrage à l'injure. Elle respira profondément. Finalement, cette phrase la fut longue et intelligible. Elle attendit qu'il ait terminé. Qu'il ait tout terminé.

Il l'avait regardé droit dans les yeux. Regagnant durant un instant quelques instants d'humanité. Elle en avait oublié le téléphone. Pour l'instant. Alors comme ça il avait laissé tomber les masques hmm ? Le serpent avait certainement tenu le même discours à Eve avant de la pousser à commettre la première faute de l'humanité qui ne lui serait jamais venue à l'idée. Les mots sont vagues, les mots blessent. Enjoy the silence. Il ajouta une nouvelle provocation. -Je te l'avais dit que tu devais jeter ta poupée- c'était chose faite désormais. Mais s'il pensait vraiment la blesser, il s'octroyait bien plus d'importance qu'il n'en avait de prime abord. Elle ne cilla pas un instant. Soutenant le regard, éclairée par cette flamme de la force qui bouillonne. Elle n'était pas lâche, loin de là. Elle n'était pas comme sa mère. -Que tu crois- TAIS TOI. Elle affrontait de plein fouet et en silence. Elle ne refusait rien, elle ne tendait juste pas la main. Finalement, alors qu'il regardait le téléphone avec une intention avouée, elle prit le temps de répondre.

« Pour moi, un monstre c'est quelqu'un qui te bande les yeux en te murmurant des mots doux, qui te guide au bord d'une falaise en te vendant des bouts de ciel. Qui te demande de descendre avec lui, en premier et finalement qui te regarde du haut des rochers, sachant que tu ne pourras jamais remonter. La, il te regarde en souriant et il te dit « Tu sais, ça n'ira jamais plus loin ». Toi tu sais que dans une semaine tu seras mort de soif au moins. Finalement, elle aura été la plus courageuse de l'histoire. »

Elle inspira profondément. De toute façon elle ne pouvait pas lui éclater le téléphone sur le coin de la tempe et le tuer sur le coup. Il ne restait alors que la tempérance. Ses doigts commencèrent à courir sur le clavier plusieurs fois.

«C'est amusant que tu parles d'aide. Tu connais la fable de la grenouille et du scorpion ? »

Elle n'attendit pas vraiment la réponse. Les yeux rivés sur le téléphone, elle conta tout en procédant méticuleusement. Comme on récite vaguement une leçon apprise la veille, elle la lui raconta sans discontinuer.

« Un scorpion qui avait besoin de traverser une rivière, demanda à une grenouille de le mener jusqu'à l'autre rive, sur son dos.
- Il n'en est pas question, répondit la grenouille. Je te connais et je sais que si je te laisse monter sur mon dos, tu me piqueras pour me tuer.
- Mais alors, je vais mourir noyé, répondit le scorpion.
La grenouille finit par accepter, mais alors qu'ils étaient à la moitié du parcours, le scorpion la piqua, lui injectant son venin mortel.
- Mais qu'est-ce que tu as fait, malheureux, s'écria la grenouille. Maintenant, tu vas mourir, toi aussi !
- Je n'y peux rien, dit le scorpion. C'est ma nature. »


Finalement, elle lui tendit le téléphone. Un sourire étrangement radieux orna alors son visage. Elle lui mit dans la main et prit le temps de refermer ses doigts sur l'objet.

« Je les ai libérées. »

Elle se leva alors à son tour et se dirigea vers sa poupée. Oui. Elle avait supprimé les photos de ces malheureuses filles de son téléphone pour ne plus qu'il puisse les exhiber après le mal qu'il leur avait fait. Elle s'attendait à une réaction violente. Alors qu'elle se rapprochait de Marie qui n'avait rien fait, lentement, elle se fermait de nouveau. Avec fierté. -Tu vas le regretter – Jamais.
#   Mar 16 Avr 2013 - 15:49

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La définition d'un monstre qu'avait faite Alice était intéressante, c'est pour cela qu'Akira l'avait écouté attentivement. Pour la jeune fille, un monstre n'était pas une créature effrayante qui reste caché dans un de nos souvenirs et qui vient souvent nous hanter lors d'un mauvais rêve.
Beaucoup de personnes de son age n'aurait pas eu la même vision qu'elle sur ce terme. Elle avait beau être jeune et avoir comme seule amie une poupée, elle restait une demoiselle sage et mûre d'esprit. Au moins les deux étudiants étaient d'accord sur un point: Un monstre est un être humain. La seule différence c'est que pour lui, un monstre n'était pas un manipulateur, mais une personne qui vous ôte ce que vous avez de plus cher au monde.

Le jeune homme savait que même s'il tentait de lui prouver qu'il n'était pas un monstre, il ne parviendrait pas la convaincre. Ce n'était pas dans ses habitudes d'insister et à d'imposer aux autres sa façon de penser. A chacun sa vision des choses.


C'est après un long soupir, que la petite blonde commença enfin à utiliser son téléphone tout en lui racontant une fable qui lui était inconnu. Pourtant cultivé, Akira n'avait jamais entendu parlé de celle du scorpion et de la grenouille, il fut donc assez curieux d'entendre la jeune Alice la lui raconter. Bien sûr il n'oublia pas qu'elle tenait toujours son bien entre ses mains, cependant il était sûr que celle-ci bluffait et ne ferait rien avec.

...

Akira resta muet. Alice, qui au début arrivait à pêne à enchaîner trois mots à la suite, parlait enfin en exprimant une once de sentiments. A croire que les rôles s'étaient inversé.
Comme en pleine méditation, notre japonais réfléchit à la morale de l'histoire. La seule chose à retenir c'était que: Malgré les conséquences on ne peut rien contre sa nature...

« Je les ai libérées. » Entendit-il.

Ces derniers mots sortirent le garçon de ses pensées. Il ne savait pas ce que voulait insinuer la petite fille en utilisant le verbe "libérer", mais il allait trouver la réponse en regardant son portable.
Elle l'avait fait, Alice venait d'effacer les photos des conquêtes d'Akira, toutes ses conquêtes. Tous ces trophées acquis avec les années réduits à néant en l'espace d'une minute.
Passant doucement et plusieurs fois son pouce sur son nez pour combler éventuelle démangeaison, Akira ne trouva plus les mots. De la nervosité? Impossible! Et pourtant c'était le cas.
Serrant discrètement le poing alors que la jeune fille était tourné, il sentit l'envie insurmontable de la punir. Une bonne gifle suffirait à lui faire regretter son acte.

"Cette petite garce avait osé! Elle qui n'avait aucun cran, ni aucune raison vivre à la base." Pensa-t-il en parcourant ce qu'il restait de photos dans son téléphone.

Mais ce fût lorsqu'il tomba soudainement sur une vieille photo que son calme revint. C'était une photo qui datait de plusieurs années, une photo de lui et de son frère jumeau. Il en avait oublié la présence, car elle était resté transparente à ses yeux au milieu de toutes les autres.
Un sourire semblait ma foi bien triste et nostalgique se dessina doucement sur son visage.
Dé-serrant alors son poing, il n'avait plus envie de s'en prendre à la petite blonde. Après tout, c'était lui qui l'avait provoqué en premier. Tout cela pour tenter de raviver cette flamme qui s'était éteinte depuis trop longtemps chez elle. Néanmoins, depuis qu'ils étaient assis tous les deux sur ce banc, il avait enfin pu sentir un peu de chaleur venant d'Alice. Il ne pouvait donc qu'être que satisfait du résultat. Au moins, un peu de haine ne lui aura pas fait de mal...

Sans même dire un mot, il laissa Alice s'en aller et fit de même après avoir jeter un dernier coup d’œil à cette photo.
Spoiler:
 
Fin~
 

L'imagination...Ah l'imagination...

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