Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Half Moon /PV Jacques Duroy/
Dim 10 Mar 2013 - 15:23
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Il est environ deux heures du matin.

Je grimpe sur le rebord de la lucarne en m’accrochant aux montants de la petite fenêtre et me hisse sur le toit.

Enfin, je respire au frais…

L’air est glacial mais je ne sens pas le froid sur mes bras nus… En fait, je me fout du froid ; à cet instant, tout ce qui m’importe, c’est la lune. Elle est là, haute dans le ciel, majestueuse…

La lune, elle sera toujours là, elle était là longtemps avant moi et le sera longtemps après… Enfin, sauf si, demain, les américains décident de la faire disparaître en lui faisant péter une bombe atomique à la gueule, ce qui reste assez peu probable comme situation… donc, la lune sera toujours là, fidèle à ses rendez-vous…

Et moi, je veux être toujours là pour la contempler…

A cette idée, je secoue la tête, car cette dernière pensée n’est ni intelligente, ni poétique, ni rien dut tout. C’est juste du charabia, du grand n’importe quoi ; j’suis même pas foutue de penser à un truc intelligent et ayant un minimum de sens quand je regarde la lune.

Je fais prudemment quelques pas sur les tuiles glacées quand je vois quelqu’un de dos, assis au bord du toit, et qui semble perdu dans ses pensées. On dirait qu’il ne m’as pas remarquée.

Je passe mon chemin, car je préfère être seule (d’ailleurs, s’il est là, c’est sûrement que lui aussi à envie d’être seul) et avance doucement et sans un bruit jusqu’à une avancée dans la toiture, se situant, je pense, à peu près au dessus du dortoir des novices, où je serais sensée dormir comme un loir, à c’te heure…

Sauf que je suis comme qui dirait légèrement insomniaque, donc, placer les mots "Cendre" et "Dormir" côte à côte dans une même phrase est un bon oxymore, il me semble.

Sous mes pieds s’étale une vue incroyable de Tokyo, dominé par la lune… Oui, une vue cinq étoiles, je dirais.

Je n’ai pas le vertige et je n’ai jamais été gênée par la hauteur, je me retrouve donc rapidement assise au bord du toit, les pieds dans le vide. Je sort de ma poche un couteau et une pomme, que je commence à éplucher. D’habitude, j’aime bien croquer dedans, mais j’ai à peu près toute la nuit devant moi, donc autant m’occuper les mains le plus longtemps possible.

Je laisse tomber les épluchures dans le vide et regarde leur chute jusqu’à que je les perde de vue. Puis je relève la tête vers la lune et taille un autre bout de la peau du fruit pour le jeter dans le vide. J’imagine deux masters en train de parler dans la cour, et qui se prennent une par une les épluchures de pommes sur la tête, mais ce mini film mental ne me fait même pas rire.

La nuit, cette impression oppressante que je ressent depuis que je suis à Terrae n’est que plus forte. La solitude de la nuit, où tout le monde dort et où la vie tourne au ralenti, rajoute du poids à cette sensation désagréable.

Depuis que je suis arrivée à Terrae, je suis mal à l’aise… Je ne vois pas cet institut comme quelques chose de beaucoup plus différent qu’un énième foyer, et les gens sont tous sympas, mais une sensation de mal à l’aise, d’oppression et de solitude persiste.

- Une belle vue, une belle lune, une belle nuit… Terrae… Je devrais me sentir bien, dans cette ‘nouvelle vie’… Alors pourquoi…

Ma vois s’éteint avant que j’eu fini ma phrase. Je pense à haute voix et je me sens con, mais je reprend :

- Alors pourquoi… Pourquoi suis-je si mal ?…
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Lun 11 Mar 2013 - 17:38
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Douce insomnie quand tu nous tiens.... Tu ne nous lâches pas facilement. Je me tournais et me retournais dans mon lit, à l'intérieur des dortoirs pour les novices, au milieu des ronflements et autres éructations nocturnes qui venait troubler mon sommeil. Je me sentais d'humeur presque massacrante, et j'éprouvais la soudaine envie de tous les réveiller simplement par pure distractions. Mais j'écartais cette idée, j'avais déjà fait assez d'inepties ces derniers temps, je n'allais pas en plus devenir un trouble-fête.

Alors que le cadran de l'horloge entamait une nouvelle révolution, j'eus une envie soudaine, de ces envies nocturnes et irrépressibles que l'on doit absolument assouvir sous peine de ne pas pouvoir aller dans les bras de ce vieux pervers de Morphée. Il fallait absolument et nécessairement que je fume.Pour répondre à cette envie, je m'habillais et me dirigeais vers le toit de bâtiment.

L'air nocturne me giflait le visage tant il était frais, le vent gonflait mon blouson, que je dus fermer, et le froid semblait vouloir refermer son étau sur moi.

" Qu'à cela ne tienne," pensais-je, croyant probablement qu'une force supérieure me lançais un défi " Je finirais mon paquet ce soir ou jamais!!!"

Ainsi commença une longue lutte mortelle entre moi, mes cigarettes, le vent et le froid mordant de l'hiver. Le combat était gagné d'avance. Je profitais de temps que j'avais devant moi pour relire les notes de mon carnet. Je perdis probablement la notion du temps, plongée dans des réflexions plus ou moins profondes et constructives.

La Lune était arrivé à plus de la moitié de son parcours quand j'entendis quelqu'un parler derrière moi, si je ne saisis pas le première phrase, la seconde en revanche était parfaitement audible.

" Alors pourquoi… Pourquoi suis-je si mal ?"

C'était une jeune fille derrière moi quelques mètres plus loin, assis comme moi sur le bord du toit, les pieds balançant dans le vide. Ses cheveux noirs se démarqués étrangement sous la lumière de la lune, elle ne regardais pas devant elle, mais vers le bas. Elle n'avait pas l'air de vouloir sauter, mais quelque chose en moi me poussé à aller la voir.

Je m'approchais de la demoiselle aux cheveux de jais, retirais mon blouson et lui mis sur les épaules en lui disant
" La réponse est peut-être dans ta question, si tu vas mal n'est pas parce que tu à peur de t'ouvrir? S'isoler pour pleurer sur son sort n'est pas un bon réflexe, au contraire il faut s'ouvrir au monde pour tenter de percevoir ce qu'il y a beau"
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Ven 15 Mar 2013 - 17:10
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Perdue loin dans mes pensées, je ne réagis pas quand j’entendis derrière moi un bruit de pas sur les tuiles verglacées.

Je sursaute et sens une veste glisser sur mes épaules.

Un jeune homme s’assit à coté de moi, la clope au bec, et les cendres rougeoie dans la nuit au rythme de sa respiration. Malgré la clarté de la lune, qui continue sa course, je ne distingue pas précisément ses traits dans l’obscurité, mais je n’ai pas besoin du sens de la déduction de Sherlock Holmes pour deviner que cet homme est la personne que j’ai aperçue de dos et qui était assise au bord du toit, un peu plus loin, tout à l’heure.

- La réponse est peut-être dans ta question, dit-il. Si tu vas mal n'est pas parce que tu à peur de t'ouvrir? S'isoler pour pleurer sur son sort n'est pas un bon réflexe, au contraire il faut s'ouvrir au monde pour tenter de percevoir ce qu'il y a beau.

Pendant quelques secondes, je regarde le nouveau venu avec étonnement.

Puis je détournais le regard, reportant mon attention à la lune. Non pas par humilité, mais plutôt parce que fixer quelqu’un comme un félin ayant abusé de l’herbe à chat, c’est un bon moyen de faire peur à son interlocuteur, ou de passer pour folle, il me semble.

- Euh… C’est très sage, ce que tu dis… je fis soudainement et sans réfléchir, d’un ton qui m’étonna moi-même tellement il me faisait passer pour une courge.

Je me maudis. Encore dis un truc débile, il me semble. Ca me fait passer pour une nouille et fait scratcher mon sens de la répartie (quasi inexistant, je le concède) à peu près au niveau de mes pieds. Il faut que je rattrape le coup, mais mes neurones envoient un signe de détresse et aucune réponse digne de ce nom me vint en tête.

- Euh… D’ailleurs, c’est tellement sage que je n’arriverais sans doute plus intelligent ou plus subtile.

Je soupire et retourne à mon interlocuteur un regard amusé.



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Sam 16 Mar 2013 - 23:55
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Je me mis à rire.

" Sage? Peut-être, mais c'est aussi et surtout très bateau. Remarque c'est le propre de la sagesse populaire que d'être répandue."

Je me tournais vers elle dans le but de mieux voir celle à qui je parlais, si la lueur blafarde de l'astre lunaire m'interdisait de distinguer la couleur de ses yeux, l'ébène de ses long cheveux et sa peau légèrement mate ne m'échappèrent pas. En revanche je fus surpris de voir un tatouage sur sa pommette, ce qui me fit hausser un sourcil. C'était visiblement une lune, mais je n'avançais aucune certitude, l'art pictural m'échappait complétement. Par contre sa manière de se voir elle-même était déconcertante, normalement c'est à l'adolescence que l'on se crée son image de soi, il était délétère pour elle de se sentir si rejetée. Eh bien, je me devais de venir au secours de cette jeune fille en détresse, enfin peut-être pas en détresse mais au moins sujette au désarroi.

Je la quittais des yeux pour regarder la lune, son éclatante pâleur éclairant difficilement le curieux duo que nous formions, perchés sur le toit de l'établissement et dominant le monde de la hauteur du bâtiment qui nous avais accueilli.

" Les hommes contemplent la Lune et le Soleil en levant la tête, mais ils en oublient la Terre qu'ils foulent du pied. Tiens ça sonne très cliché ça aussi, pourtant je suis pratiquement sûr que c'est de moi."

Je plongeais mon regard dans l'envoutante obscurité de la pénombre nocturne. Je lâchais un soupir, accompagné par la fumée de ma cigarette.

" Au fait, moi c'est Jacques, et toi Luna, comment tu t'appelles?"
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Mer 20 Mar 2013 - 16:56
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Le jeune homme se mit à rire, d’un rire qui a le mérite franc, même si niveau discrétion, il y a mieux. Son rire est tellement direct qu’il en serait presque contagieux.

- Sage? Dit-il. Peut-être, mais c'est aussi et surtout très bateau. Remarque c'est le propre de la sagesse populaire que d'être répandue.


Je ne trouve pas quoi répondre. L’impression que je vais passer pour une andouille n’est sûrement pas qu’une impression, finalement…

Je me reprends, et décide de le prendre à la plaisanterie : Depuis quand je soupèse mes mots avant de répondre ? D’habitude, je dis des conneries sans réfléchir ni prévoir quoi que ce soit, et j’attends de voir comment mon interlocuteur le prend.

Espérant la suite, je répondis quelques chose de très « bateau », comme il a dit :

Tout en regardant cette belle lune, je grommelle une réponse indistinct, comme ça il ne comprend pas trop ce que je dis mais je répond quelques chose quand même, montrant que je suis un minimum attentive à ce qu’il raconte.

Il se tourne vers moi et semble réfléchir un instant. J’essaie d’imaginer le tableau que ça doit donner, la lune en haut, la ville en bas, et nous, deux ombres bavardant entre la pâleur de l’astre et l’obscurité de la nuit, duo étrange, deux intrus dans ce paysage imposant. J’ai pour habitude d’être seule lors de mes nombreuses insomnies, mais j’aime finalement bien l’idée de bavarder un peu.

Au bout de quelques seconde, le jeune homme déclare :

- Les hommes contemplent la Lune et le Soleil en levant la tête, mais ils en oublient la Terre qu'ils foulent du pied. Tiens ça sonne très cliché ça aussi, pourtant je suis pratiquement sûr que c'est de moi.

Je souris, comme un éclat de rire mais en un sourire, parce que je trouvais cette phrase inattendue et pourtant dans le contexte.

Au loin, je vois sur un immeuble une lumière s’allumer à une fenêtre. Détail que j’accroche quelques secondes, jusqu’à que mon interlocuteur reprenne la parole, me sortant de ma pensées :

- Au fait, moi c'est Jacques, dit –il. Et toi Luna, comment tu t'appelles?

Je me mis à rire, amusée à la fois par le surnom et par la réponse que cela me permettait de former :

- Bizarrement, le surnom que tu viens de me donner est presque moins original que mon vrai nom…

Je marque une pause, pendant laquelle je tente de percer de du regard l’obscurité, puis je reprit :

- Je m’appelle Cendre… Oui, comme le truc grisâtre qui vient de tomber de ta clope, Cendre ! Sinon… Que dire ? Je viens de France et se retrouver au Japon, comme ça, d’un coup, ça dépayse…

Je souris encore, je ris encore. Je suis de bonne humeur, il me semble… Le coupable semble être en face de moi, Jacques…

- Luna ? Pourquoi Luna ? je demandais. A cause du contexte ou est-ce la faute au tatouage que je porte sur la joue ? …


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Jeu 21 Mar 2013 - 1:29
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" Bienvenue au club des français expatriés à Terrae Cendre, j'ai l'impression qu'on commence à être nombreux. Cendre, original mais trop de jeux de mots stupides qui me viennent à l'esprit pour que je t'appelle comme ça."

Je me perdais dans le firmament alors qu'elle s’interrogeait sur l'origine du surnom que je venais de lui donner. J'attendais un peu, profitant de ma clope comme excuse pour ne par parler trop vite ni sans réfléchir. Je fermais les yeux et tentais d'imaginer.... en fait je ne savais pas vraiment ce que je tentais de faire, je voulais juste fermais les yeux et me laisser le temps de profiter du vent.

" Pourquoi ce surnom? Le but premier est de se souvenir des gens que l'on rencontre par des moyens mémo-techniques divers. Ensuite, je trouve que c'est un sublime hasard de croiser un demoiselle avec une lune tatoué sur le visage, alors que moi-même j'étais venu regarder l'astre qui sublime nos nuits de son irréelle clarté. Une petite lune sous la grande lune. Luna."

Ce raisonnement qui s'était fait malgré moi dans mon esprit tordu semblait complétement surréaliste une fois expliqué. Je me sentais une envie de laisser mon esprit filer au rythme qu'il voulait, le cadre s'y prêtait, aussi je m’exécutais

" Je regardais beaucoup la lune chez moi, faut bien dire que pendant un an, j'ai vécu d'avantage de nuit que de jour, Vraiment pas pratique pour faire ses courses ou trouver un restaurant ouvert. Enfin au moins j'étais jamais vraiment seul, il y a tellement de gens qui adulent le soleil et ses bienfaits que j'ai parfois l'impression qu'il est parfaitement impersonnel, ce qui est normal pour une étoile. Mais la lune..... c'est autre chose. Elle veille sur nous, virtuellement du moins.

Gardienne de nos songes,
Témoins de nos pensées
Et des douleurs passées
Qui sans cesse nous rongent

Je ne doute plus que, sur moi,
tu veilles inlassablement, sans faillir,
Alors que les ombres viennent cueillir,
Le pauvre fou assis sur ce toit.
"

Après ces vers maladroits, je fis silence quelques instants. Avant de reprendre, je finissais ma cigarette et la jetée, seule et misérable, dans l'abime nocturne sous nos pieds.

" Désolé, la contemplation a tendance à me rendre un peu étrange."
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Sam 13 Avr 2013 - 15:20
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HRP : Désolé pour le retard... En plus c'est long 8D J'espère que t'as du temps pour lire... x) Et puis, tu peut prendre le temps que tu veut pour répondre, je ne suis pas là avant longtemps ^^


Quelques instants de silence. Un peu de vent, je me fais la remarque qu’il fait un peu froid, quand même… Mieux vaut le remarquer tard que jamais.

Je fais l’effet « caille », me gonfle, respire à fond, et me relâche dans un soupir. Y fait pas très froid, finalement, juste une saloperie de vent qui glace jusqu’aux os.

Je tourne la tête au moment où Jacques répond :

- Pourquoi ce surnom? Le but premier est de se souvenir des gens que l'on rencontre par des moyens mémo-techniques divers. Ensuite, je trouve que c'est un sublime hasard de croiser un demoiselle avec une lune tatoué sur le visage, alors que moi-même j'étais venu regarder l'astre qui sublime nos nuits de son irréelle clarté. Une petite lune sous la grande lune. Luna.

Je souris, convaincue. Puis recentre mon regard sur le paysages.

La lune… La lune… Pourquoi a-t-elle l’air si loin ? De toute les heures que j’ai passé à la contempler, j’ai l’impression d’y être allé des milliers de fois, sur la lune…

Et puis j’ai l’impression que ces cratères me regarde et qu’elle me sourit… Quoique que je fus peut-être un peu influencé par Méliès, pour voir un visage sur la lune.

Jacques prit la parole, me sortant de mes pensées :

- Je regardais beaucoup la lune chez moi, faut bien dire que pendant un an, j'ai vécu d'avantage de nuit que de jour, Vraiment pas pratique pour faire ses courses ou trouver un restaurant ouvert. Enfin au moins j'étais jamais vraiment seul, il y a tellement de gens qui adulent le soleil et ses bienfaits que j'ai parfois l'impression qu'il est parfaitement impersonnel, ce qui est normal pour une étoile. Mais la lune..... c'est autre chose. Elle veille sur nous, virtuellement du moins.

Gardienne de nos songes,
Témoins de nos pensées
Et des douleurs passées
Qui sans cesse nous rongent

Je ne doute plus que, sur moi,
tu veilles inlassablement, sans faillir,
Alors que les ombres viennent cueillir,
Le pauvre fou assis sur ce toit.


Quelques vers maladroit, quelques instants de silence pour saluer cette performance, puis je me mit à rire. D’abord parce que c’est la deuxième fois en moins d’une semaine que quelqu’un se sente inspiré et me sorte un poème, comme ça, soudainement, ensuite parce ce qu’il venait de dire, sur la vie de nuit avait tendance à me rappeler quelqu’un…

Le jeune homme tira une dernière fois sur sa clope, puis jeta son mégot dans le vide. Je me rappelais les épluchures de pommes que j’y avais précipité quelques minutes plus tôt, et repensais au petit film que je m’était fait. Dans mon esprit, un master feu vient de recevoir un machin gris et informe sur la tête.

- Désolé, la contemplation a tendance à me rendre un peu étrange, dit Jacques.

Un soupir amusé et saccadé vint cueillir ses paroles.

- Je ne trouve pas ça en mal, d’être étrange… je dis en un murmure.

Puis je reprit, plus fort :

- Ca fait des années que je suis insomniaque et que je trouve rien de mieux à faire la nuit que de sortir… A ces moment-là, je sens la solitude parce que tout le monde dort et on a l’impression qu’ils sont tous mort, qu’on est le seul être humain encore vivant sur cette planète… D’autre part je ne me sens jamais vraiment seule, parce qu’elle est là, la lune… Elle est… Obscène ?

Mon dernier mot se fini en question, car bien que je trouve que l’adjectif colle plutôt pas mal avec la lune, qui ne se gène pas pour regarder, épier indiscrètement les moindre geste de tout le monde, mais en même temps, je ne suis pas sure de son sens.

Une petite brise, je contemple pendant quelques seconde l’auréole blafarde que forme la lumière pâle de la lune à travers le fin rideau de nuage qui file dans l’obscurité, et par une illumination, je trouve les mots que je cherche à placer depuis tout à l’heure pour exprimer le fond de ma pensée :

- La nuit, la lune, l’obscurité, la solitude… Comme si le temps était en suspension…

La dentelle de nuage défile, et je souffle, en un murmure qui se perd dans le vent :

- Half-moon…

Partie dans mon élan, j’ai bien envie de rajouter autre chose, comme un poème, mais je sais pertinemment que même avec une feuille, un stylo et une heures devant moi, je serais bien incapable de pondre quelques vers potable, je me contente donc de reprendre un air en français, que j’eu entendue ou appris quelques années plus tôt :

- Je voletais dans les ténèbres,
A l’allure d’un convoi funèbre,
Je goûtais l’air de la nuit, je ramais sans faire de bruit,
Dans l’épaisseur du silence, lorsque je fus ébloui…


Un trou. Je ne sais plus ce qu’il y a après, ça fait longtemps… J’hésite un dixième de seconde et reprend un peu plus loin dans la chanson :

- Tu est un être nocturne,
Adorateur de la lune,
Et des éclairage pâles,
Que produisent les étoiles…

J'ai envie de rire, mais je continue malgré tout :

- Mais en voyant cette blanche,
Et le dessin de ses hanches,
Dans un auréole blonde,
J’ai fait mes adieux au monde,
A la lune vagabonde,
Et comme une femme amoureuse,
A ma raison qui me gronde
« C’est ta tombe que tu creuse… »


C’est la fin de la chansons, je crois. Je cherche le nom de l’auteur, ou du chant, mais ils m’échappe.

- Tu l’as peut être deviné, mais ce n’est pas de moi… Enfin, comme quoi, moi aussi, je peux sûrement dire que la contemplation de la lune aurait tendance à me rendre un peu étrange…
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