Terrae, Une nouvelle ère commence...

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#   Dim 19 Mai 2013 - 13:50

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Une période de vide. Rien ne s’était passé pendant cette longue période. Je n’avais pas fait de nouvelles rencontres, et mon état n’allait pas en s’améliorant. Cela faisait un moment que je n’avais pas vu les seuls amis que je m’étais fait, je n’avais plus eu l’occasion de m’entrainer à parler. Alors pour oublier ma solitude, j’essayais de me plonger dans mes dessins, mais l’inspiration ne venait pas, les résultats n’étaient pas ceux attendus.

Je ne savais pas quoi faire. Je ne voulais voir personne, sortir me rebutait. Un peu comme si je n’avais plus goût à la vie.

Mais je me suis souvenue d’une chose. Si j’étais ici, c’était bien pour me reconstruire une vie, non ? Alors pourquoi je ne l’ai pas encore totalement fait ? Je me demandais encore pourquoi je gardais ces cheveux longs qui ne ressemblaient plus à rien tellement ils étaient abîmés, pourquoi je n’essayais pas de changer une bonne fois pour toute. J’avais déjà fait des tentatives pour m’affirmer un peu plus, mais aucun de mes essais n’avait abouti.

Une déchéance totale d’un point de vue artistique, une vie qui ne s’était pas réellement arrangée comme me l’avaient dit les Master. J’avais pensé, un jour quitter cet endroit, heureuse, mais là j’avais plus envie de partir pour essayer de vivre autrement.

Mais cette idée s’était vite effacée de mon esprit. On m’avait parlé de ces scientifiques qui attaquaient les élèves pour faire des expériences sur eux, et que ce soit vrai ou non, ça me terrorisait. Alors j’étais restée là, dans l’espoir de vivre mieux, après un trop long moment d’attente pour moi. Après tout, n’ai-je pas droit au bonheur moi aussi ?

C’est un samedi, en début de matinée que j’étais enfin de bonne humeur, même si les derniers jours n’avaient pas été glorieux. A croire que je m’étais levée du bon pied pour une fois. Il était encore tôt, mais la lumière pénétrait mes rideaux et m’avait doucement réveillée. Je m’étais doucement levée, sans me précipiter, pour aller dans ma salle de bain. Quand j’observai mon reflet, je me demandais ce que j’allais faire de tous mes cheveux. En réfléchissant à cette question, j’étais allée chercher de quoi m’habiller, et pour une rare fois, j’avais pris du temps pour choisir mes vêtements. J’avais opté pour une jupe noire qui m’arrivait à mi-cuisse, avec de la dentelle qui volait si je me mettais à tourner sur moi-même, avec un collant gris rayé et des guêtres noires. En haut, j’avais juste mis un petit chemisier blanc légèrement décolleté.

Je tirais mes cheveux en arrière et laissais juste une mèche devant pour ne pas me donner un air trop sévère. Je prenais le temps de me maquiller un peu les yeux, le crayon noir que j’avais appliqué faisait bien ressortir le gris de mes yeux. Puis je me regardais dans l’ensemble. A ce moment-là, je me trouvais plutôt jolie, ce qui me fit sourire. Le temps d’attraper mes affaires de dessin, de prendre un petit gilet et de mettre mes chaussures et j’étais hors de ma chambre.

Je sentais l’inspiration me revenir. Il suffisait juste que je trouve un endroit calme pour pouvoir me donner pleinement à mon activité favorite. Je vagabondais tranquillement dans l’institut jusqu’à arriver au toit, où quelques flaques d’eau subsistaient à cause du mauvais temps de la veille. Une vue magnifique s’offrait à moi. Mon regard devait être rempli d’étoiles, tellement ce paysage me plaisait. Alors sans plus tarder, je pris une nouvelle page à mon cahier, m’assis sur le sol pas trop loin du bord, et me mis à dessiner. Je faisais comme je le pouvais, j’avais un peu perdu mon coup de crayon depuis le temps. Mais le début me plaisait. Puis je me suis remise à bloquer, en fait je n’avais plus envie de dessiner pour le moment.

C’est alors qu’une idée me vint à l’esprit. Pourquoi est-ce que je n’essaierai pas mes pouvoirs ? Je ne m’étais pas beaucoup entrainée depuis le temps, en fait j’avais la flemme. Je me levais tranquillement, en lançant un dernier coup d’œil à mon dessin que je trouvais assez réussi. Je le posais en équilibre pour qu’il ne tombe pas dans l’eau, en souriant parce que j’avais trouvé la position parfaite. Alors je m’éloignais tranquillement.

Je me concentrais et commençais à sentir une légère brise. Fraiche et agréable, je la faisais progressivement grandir pour m’amuser. Un sourire se dessina sur mon visage, pour moi cette journée s’annonçait bien.


#   Jeu 23 Mai 2013 - 12:09

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Encore une journée de plus. Certes, j'étais bien ici, mais ma mère me manquait de plus en plus. Le doute s'insinuait dans mon esprit, mon tors m'apparaissait plus clairement. Je ne dormais que très peu ces derniers temps, les souvenirs me hantaient. Il fallait que j'y retourne. Ne serait-ce qu'une fois. Pour lui dire au revoir.

Mais une petite voix me soufflait intérieurement qu'il ne fallait pas que je retourne chez moi. C'était trop dangereux. Et puis surtout... Que se passerait-il une fois que la verrai? Allait-elle mieux? J'aurais tant aimé avoir de ses nouvelles. De pouvoir entendre sa douce voix, et d'admirer son sourire éclatant.

Je devais résister, même si cela faisait mal, je devais me détourner. Pas éternellement, mais le temps que j'accepte la folie de ma mère et que je ne flanche pas face à elle. Et pour cela, je devais patienter...


Cette nuit encore, je n'avais pas dormi. Mon teint blafard témoignait de mon manque de sommeil, et ma démarche lente de mon manque d'ambition. J'étais indécis. Je ne savais que faire. Même mon esprit n'était pas uniforme dans son raisonnement. Il me criait en même temps de retourner auprès de ma mère, et en même temps de rester ici. Devenais-je donc schysophrène? (Euh, je sais pas trop l'othographe ^^')

Les yeux fermés, achevant de me convaincre, je décidais de me lever, et de sortir prendre l'air. Titubant aux premiers pas, je m'aggripai à la chambranle du lit avant de m'avancer vers la salle de bain.

Restant figé de longues minutes sous l'eau chaude, je réussi tout de même à orienter mon esprit vers quelque chose de plus... Agréable. Mes pouvoirs.
Quelques temps auparavant, j'avais été "Initié", ou quelque chose du genre. Amai m'avait expliqué bien avant cela ce qu'étaient ces mystérieux pouvoirs, et j'étais désireux d'en apprendre un peu plus. Or, depuis que j'en avais pris possession, je ne les avaient utilisés que très rarement. L'heure n'était elle pas venue de chercher à les contrôler?

Sortant de la douche, distrait, je ne songeai pas à utiliser mes pouvoirs pour me sécher. Et pourtant, j'étais Air Lunaire. Pratique non?

M'habillant rapidement d'un jogging (on sait jamais) et d'un sweat-shirt, je décidai finalement d'aller sur le toit, aimant cette impression de hauteur qu'on y ressentait.

Il ne me fallut que quelques minutes pour retrouver mon chemin, et une fois sur les tuiles grisâtres, j'écartai légèrement les bras de mon corps, avant de remarquer que je n'étais pas seule.

Une jeune femme de dos, vêtue simplement, des cheveux noirs de jais semblables aux miens flottant dans la brise légère.

Une impression de "force" émanait d'elle comme de la brume, et je n'osai pas la déranger.

Cependant, je perdis l'équilibre, et ne me rattrapant pas, je tombai bêtement à plat ventre, eberlué.




Il faut avancer, toujours. Ne pas se retourner. Même si c'est dur.
#   Mar 9 Juil 2013 - 20:44

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J’étais tranquillement en train de m’entrainer, mais la sensation de solitude qui s’était installée au fur et à mesure s’était estompée. Mais étant trop concentrée sur mon pouvoir, ne pas faire n’importe quoi, je ne m’en préoccupais pas. Pouvoir utiliser mon pouvoir librement, à ma guise, à volonté me faisait le plus grand bien, un sentiment de bonheur et de liberté se faisait ressentir petit à petit. Et bien que je ne cherchais pas à faire des choses extraordinaires – le fait d’avoir la capacité de contrôler l’air l’étant déjà suffisamment – tout ce que je faisais là me servait d’exercice. Et au bout d’un moment, les résultats étaient concluants, ce qui me faisait plaisir.

Au bout d’un moment, je comptais arrêter. Mais c’était sans compter le bruit de chute que j’avais entendu derrière moi. Et ce bruit, je pense bien qu’il fera partie de ceux que je hais le plus au monde, jusqu’à ma mort. Il m’avait tellement surprise que j’avais sursauté et perdu le contrôle de mon pouvoir. Et c’est sans le vouloir que j’avais provoqué une énorme bourrasque qui avait fait voler mon carnet de dessin vers le bord du toit. Il tenait en équilibre, il était presque tombé mais heureusement que non. Je regarder quelques pages s’envoler avec mes précieux croquis. Je tremblais et paniquais. Je m’étais approchée doucement du bord du toit pour rattraper mon cahier. J’avais presque les larmes aux yeux.

Mais ce qu’il venait de se passer n’était pas le pire.

Un autre coup de vent, pas spécialement fort, voire même plutôt léger avait réussi à faire s’envoler mon cahier. Je m’étais brusquement penchée pour essayer de le rattraper, manquant de tomber. J’avais à peine attrapé quelques pages abîmées et à moitié déchirées, le reste du carnet était en train de tomber. Le temps que je comprenne ce qu’il se passait, mon cahier était déjà sur le sol.

Un mélange de tristesse et de colère m’envahit. C’était bien une des choses que je voulais le moins. Les larmes coulaient sur mes joues alors que je restais un instant assise, penchée pour essayer de distinguer un reste éventuel de mon carnet. Puis je m’étais relevée en tremblant pour faire face à la personne qui m’avait fait tomber une des seules choses qu’il me restait de mon ancienne vie. C’était un jeune homme plutôt grand vers lequel je m’avançais pour lui faire claquer ma main contre son visage. Et c’est entre plusieurs sanglots que j’essayais de lui dire :

« Tu… tu te rends… compte de… de ce que tu v… viens de faire ?! Est-ce que… tu sais ce… que ce ca… cahier représentait ? Hein ? Tu… tu le… sais ? »

Puis je me mis à pleurer pour de bon. Il allait me le payer.


#   Mar 27 Aoû 2013 - 11:51

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Le choc qui se répandit dans ma mâchoire était tellement fort, que j'en écarquillais les yeux.

La demoiselle sursauta, et son carnet, s'envola au bord du toit; elle s'y précipita, affolée.

Mais, dans la panique, je provoquai un courant d'air. Et le carnet tomba. Avec un bruit de déchirement que je ne supportai. Comme si j'avais déchiré un roman. Quelque chose d'impardonnable.

Je me relevai, époussetant mes habits humides.
Comme les yeux de la jeune fille, lançant des éclairs. ME lançant des éclairs. Je manquai de tomber à la renverse.
Mon pouls s'emballa, et je commençai à croire que je ne sortirais pas d'ici vivant. Qu'on retrouverait ma dépouille ensanglantée sur les tuiles noirâtres.

Puis elle fondit en larme. Tête entre ses mains. J'étais affreusement gêné. Je m'approchai à petits pas, tandis qu'elle sanglotait :

-Tu… tu te rends… compte de… de ce que tu v… viens de faire ?! Est-ce que… tu sais ce… que ce ca… cahier représentait ? Hein ? Tu… tu le… sais ?

Je rougis, fortement, violemment. Ma voix sembla plus rauque qu'à l'ordinaire, quand elle sortit enfin :

-Euh... Non. Enfin, si...

Mes paroles durent encore plus étouffées lorsque je repris, presque pour moi mêm, essayant de couvrir le murmure du vent :

-Il ne devait y avoir rien de plus important... ?
Pestant contre ma personne, je me sentis plus pitoyable que jamais. Plus méprisables. Je venais peut-être de briser la seule chose qui lui restait de son ancienne vie. Ses souvenirs. Peut être ceux d'une personne qu'elle aimait plus que tout.
Si seulement je n'étais pas tombé. Quelle tête en l'air je suis. Ca ne changera jamais.

Je baissai la tête, méprisant de moi même. Je ne serai jamais pardonné. Je lui avais peut être brisé sa vie entière.
Et si elle ne s'en remettait jamais?
Je sentis ma propre gorge se nouer.
Rah mais quel con.

Lui lançant un timide regard, je lançai, conscient que ça ne me gracierait pas pour autant :

-Que veux tu que je fasse pour... pour te faire plaisir? Même si je ne peux pas te rendre ce carnet, je peux peut être t'aider... ?




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#   Mar 27 Aoû 2013 - 16:24

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Je refusais de croire ce qu’il venait de se passer. Il ne devait pas avoir conscience de ce que représentait ce cahier pour moi. C’était une des rares choses qu’il me restait de ma vie d’avant. Il semblait gêné, mais qu’est-ce que je m’en foutait de ça. J’aurais aimé être dans un cauchemar, me réveiller, avoir mon carnet. Il avait répondu vaguement qu’il savait ce que représentait ce carnet pour moi. Ou pas, en fait je n’avais pas vraiment compris le sens de sa phrase. Une sorte de rage montait en moi, et j’étais sur le point d’exploser quand il me dit :

-Que veux tu que je fasse pour... pour te faire plaisir? Même si je ne peux pas te rendre ce carnet, je peux peut être t'aider... ?

Je pense que ça partait d’une bonne intention. Mais sérieusement, il comptait m’aider comment ? Partir à la recherche des miettes du cahier, les recoller, et m’en faire cadeau ? Je riais presque, nerveusement, tellement sa proposition était absurde.

Sans que je m’en rende compte, ma voix s’amplifiait quand je lui dis en sanglotant :

« Tu peux pas… m’aider. Tu peux pas ! Il y avait ma vie… dans ce carnet ! Celle d’avant ! »

Je sentais une force m’envahir contre mon gré, sur le coup je me demandais ce qu’il m’arrivait. Le gris de mes yeux s’intensifiait. J’essayais de contenir cette puissance inconnue, mais je n’y parvins pas. Alors je me redressais, un vent puissant commençait à souffler. C’était moi qui le provoquait, il était totalement différent de celui que j’avais fait en début de journée. Il me semblait plus agressif, et celui-là n’était en aucun cas pour de l’entrainement. Il n’était que le prélude de la confrontation qui nous attendait. Je tremblais légèrement, j’étais légèrement paniquée, mais je ne le montrais pas. Je respirais un grand coup avant de lui dire :

« Prépare-toi, tu pourrais avoir mal. »

Ce que je venais de dire était loin de signifier que je m’inquiétais pour lui. Mais c’était plutôt pour lui annoncer ce qui allait se passer.

Sans réellement me contrôler, j’envoyais une bourrasque violente dans sa direction. Elle était accompagnée d’un bruit strident que j’amplifiais un peu. La poussière volait autour de moi, elle me faisait un peu tousser. A cause d’elle, je ne pouvais pas voir si je l’avais touché ou non, mais j’en envoyais une seconde au même endroit. Plus forte cette fois.

Au fond de moi, une petite voix me disait d’arrêter parce que je n’étais plus moi-même. Au fond de moi, j’avais peur, mais la rage avait pris le dessus.


#   Mer 28 Aoû 2013 - 22:26

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Folle. Elle semblait folle.
Un rire amer, où ce qui semblait en être un, sortit des profondeur de sa gorge.
Je frissonnai. Un vent frais glaçait mon échine. Et sa voix, plus forte que le vent dont le fracas devenait de plus en plus assourdissant, résonna comme dans un mégaphone. C'était impressionnant.

-Tu peux pas... m'aider. Tu peux pas ! Il y avait ma vie... Dans ce carnet. Celle d'avant!

Une détresse sourde transparaissait dans ces propos. Ses mots, ils étaient comme... Nostalgiques. Ils me reprochaient le mal. Ils me criaient leur désespoir. Son corps tout entier tremblait d'émotion. Malgré sa voix dure, elle paraissait sur le point de se briser. Comme si un coup de vent aurait pu l'envoyer voler comme son pauvre carnet. Son teint pâle, me donnait des doutes sur sa santé physique.

Mais je crois que j'aurais mieux fait de me préoccuper de moi même. J'accepterais sa punition, quelle que soit sa décision. Excepté la mort. Peut être comptait elle me la donner ?


-Prépare-toi, tu pourrais avoir mal.

Je déglutis avec peine, mais relevai néanmoins la tête courageusement. Une lueur de bravoure au fond des yeux. Et malgré le vent fouettant mes cheveux noirs, malgré mon inquiétude, je la regardai au fond des yeux. J'hochai la tête, acceptant le chátiment. Me préparant au pire.

Mon coeur galopait dans ma poitrine, cependant je me forçais à rester immobile, à ne pas fuir lâchement. J'avais provoqué le mal, il fallait le réparer, du moins du peu que je put.

Je voulais que ça se finisse, et vite. Oublier le tord. Oui certes, je suis quelqu'un de peureux, mais je sais prendre des responsabilités quand il le faut.

Juste avant "le coup d'envoie", je me dis que ce n'était pas comme ça qu'il fallait arranger les choses. Trop tard.

Une espèce de mini rafale m'atteignit violemment à la poitrine, sifflante. Une seconde ne tarda pas et me projeta sur les fesses, à terre.

J'eus le réflexe de mettre un bras en protection devant mon visage, et je crois que je fis bien.




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#   Jeu 29 Aoû 2013 - 11:22

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Au fond de moi, je savais que ma réaction était trop extrême. Mais je ne me contrôlais plus.

Une fois que la poussière s’était dissipée, après mes attaques, je constatais que le jeune homme était recroquevillé par terre. Mais ça ne m’indiquait pas pour autant si je l’avais touché ou pas. De toute façon, j’estimais que j’en avais assez fait, que je devais me calmer. Mais même si c’était ce que je désirais, ce n’est pas pour autant que c’est comme ça que ça se passait.

Des larmes glissaient sur mes joues, et en même temps un vent froid se levait, par ma faute, mais contre mon gré. Il était de plus en plus puissant, son sifflement devenait trop fort. Je sentais que je ne tenais presque plus sur mes jambes, le vent n’aidant pas puisqu’il me poussait en avant. Je sentais mes forces s’atténuer petit à petit, à cause de ce qu’il venait de se passer. Je ne résistais plus, et laissais doucement mes genoux heurter le sol.

Le vent s’arrêtait doucement, mes yeux reprenaient leur couleur normale, je me mettais à sangloter. Et je pleurais, pour beaucoup de raisons. Je venais de perdre une des choses les plus précieuses pour moi, d’agresser quelqu’un alors que ce n’était peut-être qu’un accident, j’étais fatiguée à cause de ce surplus de pouvoir. Mais surtout, j’avais eu peur. Pendant ce moment-là, je n’étais plus moi-même, j’étais dangereuse.

Je pleurais pendant un moment, la tête entre mes mains. Je ne me retenais pas, ça me faisait du bien de lâcher toutes ces larmes, de m’en débarrasser. Je tremblais un peu, mais peu à peu je me calmais. Ça me prenait du temps, mais à un moment je sentais que ça allait un peu mieux. Je paraissais plutôt tranquille et apaisée, mais je m’en voulais pour ce que je venais de faire.

Je me relevais doucement, en vacillant, pour faire face au jeune homme. J’éclaircissais ma voix avant de lui dire doucement :

« Je suis… désolée… »

J’avais du mal à tenir debout. Mais pour le moment, j’espérais juste qu’il comprendrai pourquoi j’avais agi ainsi et que je le regrettais.


#   Jeu 29 Aoû 2013 - 19:28

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La panique imprégnait chaque parcelle de mon corps. C'était la première fois que je voyais ça. Une telle énergie déployée. Monstrueusement forte.

Et puis tout s'arrêta d'un coup. Remplacé par une brise fraîche pas désagréable.

Elle, la jeune fille, semblait s'être vidée d'un coup de ses forces. De sa volonté. Glissant son visage blafard entre ses mains tremblotantes, elle se laisse glisser à terre, sanglotant doucement.
Interloqué, je passai quelques seconde, bouche bée, à la regarder.
Me relevant pour la seconde fois, je m'approchais doucement, comme on s'approche d'un animal blessé pour ne pas l'effrayer. M'accroupissant puis m'agenouillant près d'elle, je fis ce qui me semblait être la meilleure solution. Je la pris doucement dans mes bras -pas trop près de moi- et tendtai de a consoler en lui frottant le dos.


-Ce n'est pas grave. Je comprends tout à fait ce que tu as pu ressentir, et tu ne m'as pas fait bien mal. J'ai détruit ce que tu avais sans doute de plus cher, le seul lien avec ton ancienne vie. C'est normal de m'en vouloir ? Par ma maladresse je t'ai rendue triste et je t'ai fait pleurer.

Mes paroles comme mon regard étaient francs. Mon sourire, un peu gêné de l'avoir fait pleurer, mais se voulant rassurant, crispait légèrement mon visage.

-Tu sais, parfois on a des crises, quand on ne supporte plus rien, que c'est la goutte qui fait déborder le vase. Quand on a l'impression que le monde entier se monte cobtre nous. Alors qu'on est enfermé dans sa tristesse, personne ne vient vous aider, car personne ne le peut. Alors, tu t'es défoulée, mais tu as su t'arreter avant que le mal soit irréparable. Tu n'étais pas toi même, et je ne peux pas te reprocher de t'être mise en colère. Alors s'il te plait, ne t'en veut pas. Le seul fautif ici, c'est moi. Et ma proposition tient toujours. S'il y a quoi que ce soit que je puisse faire... N'hésite pas.

Un sourire candide apparut sur mon visage glacé. Je ne pouvais pas lui en vouloir, c'était vrai. Et puis, je pense qu'au fond de moi, je l'admirais. Car elle avait su surmonter, sa faiblesse. Ce que j'étais moi même incapable de faire.




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