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"Il était une fois, un preux chevalier en short de bain..."
##   Jeu 6 Juin 2013 - 22:58

Personnage ~
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Emploi/loisirs : ~ Life Guard à la Piscine ./. Danser sur le lit !
Humeur : Ça ira mieux quand tu m'aura acheté la dernière paire de chaussures à la mode, mon coeur.
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- ATTENTION LA BOOOMBE ! hurla un gamin du haut du plongeoir.

Il s'élança, sauta, et retomba bruyamment dans l'eau, éclaboussant ses amis dans la piscine, et le rebord. Je m'étirais, ravie par tant de bonne humeur et de joie. Le soleil brillait haut dans le ciel, en ce début d'été, le ciel était d'un bleu opaque, agrémenté ça et là de jolis petit nuages blancs et moutonneux, qui laissaient entrevoir les grandes ailes des quelques oiseaux qui passaient en criant. Je me sens poète, cette après-midi... J'étais détendue, allongée sur un transat, ma serviette de plage rêche sous mon dos, mes lunettes de soleil sur le nez et un ravissant petit bikini rose pâle à volant que j'avais acheté récemment. Mes cheveux étaient attachés en deux longues couettes brunes retenues chacune par deux jolies nœuds assortis, et je crevais de chaud. En conclusion : Tout était parfait.
J'avais patienté tranquillement jusqu’à la fin des cours, ruminant mes projets, je m'étais élancée comme une flèche dès la sonnerie du déjeuner. Après un repas plus que rapide, j'avais emporté mes affaires et m'étais dirigée comme une folle, en direction de la piscine ! J'avais réussi à me changer en quatrième vitesse, et hop ! installation de star ! C'était donc en ce superbe vendredi après-midi que je profitais de mon début de vacances. Le vent qui jouait dans ma chevelure, l'eau qui m'éclaboussait légèrement, le soleil tapant sur ma p-... AH. AH ! NAN, pas tapant sur ma peau, pas bon du tout ! J'avais tendance à prendre très facilement des coups de soleil ! J'ouvris brutalement les yeux, moi qui somnolait comme un petit loir, et me levait rapidement, empoignant d'un geste fluide mon sweat-shirt. J'enfilais mes sandales et d'un pas paniqué, m'en retournais vers les vestiaires pour récupérer ma crème solaire que j'avais laissée là-bas. J'ouvris mon sac et poussais un soupir de soulagement en sentant le tube froid contre mes doigts. Avec une moue satisfaite, je refis le chemin en sens inverse, traversant de nouveau tout le bord extérieur de la piscine pour retrouver mon transat où mes affaires m'attendaient toujours. Sauf que j'avais zappé un petit truc.

Mon "coin tranquille", éloigné des autres baigneurs que je trouvais trop nuisibles, avait été pris d'assaut par une bande d'ados décérébrés qui... nan mais je rêvais où quoi ? Il FOUILLE DANS MES AFFAIRES CE GROS LARD ?! Trois imbéciles en short de bain démodés étaient en train d'investir mon espace personnel. J'aurais été Madonna, j'en aurai hurlé d'horreur. Abordant un visage méprisant, je leur lançais d'un ton sec :

- Ho ! Ça va bien, de renifler mes sous-vêtements, où vous voulez aussi les garder, bande de stalkers !?

Ils se retournèrent tous, me jetant un regard effaré. Je pensais qu'une simple remarque désobligeante et une prise sur le fait suffirait à les faire déguerpir, mais en fait, ils eurent chacun leur tour un sourire malsain. Qui me fit, au passage, frissonner de dégoût. C'était quoi ces types, des pervers en manque de hentaï ?

- Hey, Onee-San, tu veux qu'on te passe de la crème ? questionna l'un deux, pointant du doigt mon tube.

- Non merci, pas la peine, je suis grande. Je peux le faire toute seule, répliquais-je en plaçant un poing sur ma hanche. Dégagez de là, vous allez polluer le bon air frais !

Je levais les yeux au ciel tandis qu'ils s'approchaient de moi. Comme si j'allais me laisser intimider par une vulgaire bande d'obsédés. Ils continuèrent chacun leur tour, à me faire des commentaires grivois, prenant visiblement un malin plaisir à me mettre mal à l'aise.

- Ojou-San, tu as un très beau maillot de bain !

- Mais il n'est pas un peu mal attaché ?

- Tu veux de l'aide pour le resserrer, Ojou-San ?
rigola le plus maigre des deux en posant une d ses mains moites sur mes épaules.

Et c'est là que je pétais un câble. Je reculais d'un bond d'au moins deux mètres, poussant un petit cri surpris. Pas suffisant pour être entendue, malheureusement. Je ne détestais pas qu'on me touche, mais des ces situations-là, avec des étrangers louches, je ne pouvais qu'être effrayée. Je les observais. Elles avaient réussi leur coup, ces petites frappes. Il y avait un gros bonhomme, rougeaud et soufflant comme une locomotive, qui me jetait des regards lubriques, un rebelle, avec des piercings un peu partout et une voix de crécelle, et un maigrelet, grande dégaine et barbe naissante. Erk. Je pouvais facilement me débarrasser du plus faibles, mais s'ils avaient des pouvoirs, j'allais me prendre la raclée de ma vie.

- Allez-vous en, saletés de boutonneux ! hurlais-je le plus fort possible, leur jetant un petit jet de flamme mal maîtrisé à cause de mes tremblements, un bras replié autour de ma poitrine.

Il alla s'écraser sur un parasol abîmé dans un petit coin. Super. Ça n’alerterai personne, ce truc. Et comme si la situation ne pouvait pas être pire, ils firent jaillir d'énormes éclairs entre leur doigts. Magnifique. Des Étoiles Tonnerre. Mon espérance de vie venait de passer de "Normal", à "Désespérément courte" ! Je tremblais malgré moi. Le feu, c'était quelque chose qui m'était devenu familier, avec le temps. Mais leur décharge éclectiques léchant mes jambes me donnait la nausée.

- Ce n'est pas très gentil, Onee-Chan, d'essayer de nous faire mal... On va devoir te donner une punition.

Tieeens, bizarrement, pourquoi est-ce que j'ai l'impression que c'est pas le genre de punition innocente qu'on donne aux enfants en maternelle ?! Je retins difficilement un hoquet de peur lorsque le gros flasque me tira par le bras, me faisait tomber au sol.

- Alooors, je me demande bien quelle partie du corps on va te rendre inutilisable ? ... Qui sait, peut-être les yeux ? Peut-être que tu vas être borgne, ou même aveugle, ma belle ! ricana le piercé.

- Laissez mes yeux tranquilles ! et cette fois ce fût de la terreur pure, une phrase qui résonna faiblement parmi l'écho des jeux d'enfants.

Un choc électrique à un millimètre de mon oreille m fit frissonner. Un autre me frôla la main, et je défaillis alors qu'on me tirait par les cheveux pour relever mon visage. "Ah... Le soleil est caché par les nuages, maintenant", fut tout ce à quoi j'arrivais à penser. J'avais peur. Vraiment peur. Tout ça pour une putain de crème solaire, tu délires, n'est-ce pas ? Je n'allais pas crever à cause d'une crème solaire ?! Je me refusais néanmoins à pleurer. Aucune chance. Avec un regard de défi, dans un dernier effort, je me débattis alors qu'on me retenait par les bras.

- T'es qu'un sale type qui aura jamais de copine ?! Tu m'entends ?! UN SALE TYPE ! Loser ! Imbécile ! Clown ! Bête de foire ! Vieux... vieux serpent pédant et alcoolique ! TU VAS ME LE PAYER ! Espèce de violeur ! Tu fais ça parce que t'es un lâche hein, pas vrai ? sifflais-je d'une voix aiguë, poussée par la colère.

Et plus je me débattais, plus je sentais la fureur prendre place sur mon visage, mêlé à du mépris et aussi, évidemment, le défi perceptible dans tous mes membres.


Spoiler:
 
##   Mar 27 Aoû 2013 - 11:34

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Emploi/loisirs : Euh, glander?
Humeur : Euh.. T'as vu ma gueule ?

Il faisait un temps magnifique. De quoi éblouir à jamais l'Angleterre. Un temps de grande chaleur, pile comme je les aime. On ne songe alors qu'à une chose : se rafraîchir...
Enfin, pour le commun des mortels.

Aller à la piscine, voilà la solution. Et qui dit piscine, dit jolies filles en maillot de bain. Un sourire fugitif, et d'une nature perverse assombrit mon visage. Me rincer les yeux, avec le mauvais temps, voilà qui n'avait pas été facile. Jusqu'à maintenant, je m'étais contenté de traîner dans le bar, avec Oswald ou en solo, afin de ramener des canons dans mon l... chez moi.

Ravivé par la bonne humeur, passant du statut de "larve" à celui de "prédateur féroce", je me précipitai vers la salle de bain, me changeant rapidement et filai vers l'entrée. Je m'observai quelques instant dans le grand miroir : "Héhé, t'as pris du muscle vieux !"
Je m'adressai un clin d'oeil, donnant une claque sur mon ventre plutôt musclé.

Et c'est, serviette sur l'épaule, lunettes noires sur le nez,en short et tongs, que je me rendis d'une démarche assurée, le sourire aux lèvres, celui d'un vaiqueur ; vers la piscine.

Effectivement, celle-ci était... bondée. Des plus vieux aux plus jeunes, tous s'éclaboussaient, riaient ou encore bronzaient.
Je m'adossai au grillage, près d'un coin sombre, observant toutes les beautés dont regorgeait l'Institut. Pratique les lunettes pour éviter d'être remarqué !

Je n'avais pas encore aperçu la proie à proprement parler, toutes étaient regroupées comme un troupeau de moutons.

Soudain, un couinement s'éleva sur ma gauche, dans le coin isolé de la piscine, dans l'ombre des arbres.
Je la remarquai. Une jolie adolescente aux longs cheveux bruns soyeux, chatoyants. Sa silhouette restait fine, même sous le sweat-shirt dont elle était couverte. Une paire de longues jambes dépassait, apétissante.

Puis je les vis. Trois garçons, plus gros, et surtout plus costauds, autour d'elle, menaçants.

Mon sourire, d'abord pervers, avait à présent laissé place à un visage figé. Il était clair qu'ils ne rigolaient pas. Ou plutôt si, mais c'est elle qui ne riait pas. Ils la terrorisaient. Ca se voyait à ses petits yeux bruns, affolés. C'était la brebis égarée. Ou plutôt le rongeur mignon et inoffensif, face aux trois méchants loups. Une tout autre sorte de prédateur que moi.
Les bajoues rosissantes de la demoiselle frémissaient rageusement, son petit nez retroussé indiquant son indignation. Elle tremblait, apeurée.

Me gardant bien de me montrer, je les observai discrètement, attendant de voir comment celase déroulerait.
Quelques voix me parvinrent -ceux des boutonneux- ainsi que des petits cris de terreur mélangée à de la fureur, ceux de la belle inconnue.

POur l'instant, cela ne semblait pas bien méchant.
Puis elle lança une boule de feu, pas offensive, mais comme un avertissement. Je doute que personne, hormis que le trio et moi, ne se rendit compte que quelqu'un était en détresse. Les garçons, eux ripostèrent par des éclairs qui lui frolèrent la jambe, laissant du roussi ainsi qu'un légère fumée sur ses poils dressés.

Cela se compliquait. Premièrement, ils ne se contentaient pas de s'amuser gentiment, leur manière de procéder n'était pas très fair-play. Deuxièmement, ils étaient beaucoup plus fort. Des étoiles. Alors, même une bonne novice comme elle devait l'être ne faisait pas le poids face à trois étoiles, tonnerres qui plus est, en quête de sang.

Je me tapis derrière un tronc, près à bondir s'ils allaient plus loin, quand ils iraient plus loin, car ils ne comptaient pas s'en tenir à si peu - comme un fauve aux aguets, prêt à sauter sur sa proie.

J'étais bien décidé à leur coller une frousse extraordinaire, ainsi qu'une punition digne de ce nom.

L'air me semblait glacé, et pourtant, la température était loin d'être basse.
Cette scène m'en évoquait une autre, où j'avais été le centre d'attention. Elle se passait un an et demi auparavant. Dans une ruelle sombre de la célèbre capitale russe.
Le sang avait coulé ce jour là. Et la douleur m'avait habité terriblement fort.

Un frisson se répandit le long de mon échine.
Je n'avais absolument pas envie de me rappeler ces moments d'horreur. Et pourtant quelqu'un se trouvait dans une position similaire maintenant.

Quelqu'un m'avait sauvé du désespoir et de l'agonie à cette époque - un Master. C'était désormais mon rôle, et je me fis la promesse de la sauver et de veiller sur elle.
Quoi qu'il arrive.
 

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