Terrae, Une nouvelle ère commence...

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La journée se finit en beauté. [Privé]
#   Mar 18 Juin 2013 - 14:51

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Ah. Il y a une chose merveilleuse que j'avais oubliée, depuis le temps : la cohabitation avec des mecs. Mes dernières coloc' étaient des nanas (c'étaient mes copines, généralement, avant qu'elles ne s'enfuient en courant à cause de ma maniaquerie apparemment très saoulante) mais c'était que quelques jours dans mon appart, donc forcément je leur laissais pas le temps de mettre le bordel. Hideko m'a dit que je devais partager les dortoirs avec les autres novices. Bon, d'accord, je m'y suis plié parce que tout le monde est visiblement passé par là, même si j'ai vingt-sept balais et que partager ma chambre avec des débiles mentaux me plait pas forcément. Donc, j'ai été de très bonne foi.
Jusqu'à ce que je passe le pas de la porte, en fait. C'est... Comment dire ? Encore pire que ce que j'avais pu imaginer. Je suis déjà crevé à cause du voyage et des super retrouvailles avec ma sœur, et je tombe sur... ça. Autant vous dire que j'ai failli pleurer.
Déjà, l'odeur de fauve. Immonde. Écœurante. J'ai failli gerber. Ensuite, le sol. Y a plus de sol. Du tout. Je sais pas ce qu'ils ont foutu pour mettre autant de fringues, chaussettes et caleçons dans tous les coins, mais je crois qu'une part de mon esprit n'a vraiment pas envie de le savoir. Les affaires traînent partout, la fenêtre a l'air de pas avoir été nettoyée depuis au moins dix ans, y a des araignées partout, sûrement des cafards qui traînent dans un coin sombre... Et vas-y que ça crie, que ça s'agite, que ça pète, que ça-- Nan mais merde ! Autant vous dire que je me retiens de pas pleurer – et piquer une crise de nerfs.
Je prends une longue inspiration. Vraiment très longue, histoire de me retenir de pas sortir ma batte de baseball de mes bagages pour frapper les autres avec. Une fois mon calme retrouvé, je laisse un large sourire étirer mes lèvres, étincelant de sympathie et tout ce que vous voudrez, avant de fermer la porte... et d'entamer une nouvelle dictature.
Je crois que ma batte a été très utile pour motiver les autres à m'obéir. Dans le sens où, quand on est vraiment motivé, on arrive assez rapidement à ranger une pièce aussi grande ! Je suis fier de moi, pour le coup. Ça ressemble moins à un mausolée, au moins...
Oui, bon, d'accord, je fais un peu peur là ; mais je sais être super sympa quand je le veux ! Simplement, là, c'est le bordel et je suis pas sûr de survivre aussi longtemps là dedans. Pour vivre bien, vivons sainement ! Ou quelque chose dans le style.
Finalement, ils ont monté une rébellion contre moi au bout d'un temps et m'ont jarté vers 23h, en me lançant ma batte en pleine tête – ils ont bien failli me tuer... Dire que j'ai même pas eu le loisir de récupérer les quelques BD que j'ai emmené dans mon sac, je suis deg là. D'ailleurs, s'ils s'amusent à tripoter mes affaires, je les tue. Peu importe qu'Hideko soit une effrayante bonne femme qui contrôle le Feu et qui a tous les droits, je les tuerai tous !
Bon, allez, récapitulons pour rire : je suis mort, je sais pas où dormir et je sais pas non plus quoi faire. Mes affaires sont enfermées dans la même pièce que cette bande de rats et j'ai loupé une merveilleuse occasion pour faire des rencontres un peu sympathique. Ah, et si je croise quelqu'un, je risque de le faire flipper avec ma batte... Merveilleuse journée, je regrette pas d'être venu à Terrae dites donc ! (Notez l'ironie...)
Pour passer un peu le temps, je traîne dans les couloirs, ouvre quelques portes pour pouvoir repérer les salles ; salle commune, salle d'entraînement... Certaines autres sont fermées à cette heure, et je peux ainsi voir que des écriteaux portant les inscriptions « Bureau de la Directrice » dans un cas et « Salle des Masters » dans un autre sont accrochés aux portes. Bon, au moins je saurais retrouver le bureau d'Hideko si j'ai une plainte à formuler... Plainte que je formulerais probablement dès le lendemain, si je survis à cette nuit pathétiquement looongue et ennuyeuse. Y a jamais personne qui se promène dans les couloirs la nuit ? Y a pas non plus de fantômes, ni rien ? Bon, tant pis, j'aurais pu m'amuser un peu.
À peine cette pensée de formulée que je me retourne pour continuer mon chemin, et j'aperçois quelqu'un venir dans ma direction après avoir tourné au coin d'un couloir. Cible repérée. En le détaillant rapidement, je peux voir qu'il est vraiment... super pâle. C'est vraiment flippant, il a jamais vu un rayon de soleil ou quoi ?
– Hey, bonsoir, je le salue avec un petit sourire.
Autant commencer par quelque chose, hein... Puis lui n'a pas l'air comme les personnes qui partagent mon dortoir ; il se dégage un petit truc de... différent.
J'essaie tant bien que mal de paraître sympathique, jetant un petit coup d'œil à la batte que je tiens toujours en main.
– Ah, je suis pas un psychopathe, si ça peut te rassurer...
Ouais, autant ne pas le faire flipper, j'aimerais bien éviter de passer la nuit seul. À ne pas sortir du contexte, ça fait très bizarre sinon, surtout quand on voit l'âge du gosse...



PLS en #b7273d.


Dernière édition par Misao Honda le Dim 14 Juil 2013 - 19:14, édité 1 fois
En ligne#   Mar 18 Juin 2013 - 16:38

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Et une nouvelle nuit sous les étoiles commençait. Je me répète souvent mais, j'avais attendu ce moment toute la journée avec une grande impatience. Quoi de plus normal quand c'est le seul moment que l'on a pour exister? Aujourd'hui parut toutefois moins long que les autres jours. Il avait plu, beaucoup et il y avait de petits courants d'air frais qui semblaient vouloir combattre la venue de l'été. Je soupçonnais la nuit d'être fraîche ce soir, je préparai donc mes affaires en conséquence. Et j'eus bien raison. En respirant l'air du soir ( mes colocs m'avaient taquinés sur une éventuelle sortie sous la pluie ), je constatai que me promenait dehors serait une erreur. Il ne faisait pas très chaud et puis la pluie avait tout rendu boueux et glissant. Avec un petit soupir contraint, je me décidai donc à déambuler dans les couloirs, comme si j'étais le fantôme de l'école.  

Je me rendis compte alors que je ne m'étais jamais vraiment promené dans les couloirs de l'institut. On peut comprendre. Je restai enfermé toute la journée donc c'est sûr que j'avais envie d'autre chose lors de mes moments de liberté. Et puis, j'étais loin d'avoir vu tout ce que je voulais voir. Cet endroit était si grand que, bien que je sortais explorer chaque nuit, je n'en avais pas encore fait le tour. J'étais ici depuis un moment pourtant... Mais c'était absolument grisant de découvrir de nouvelles choses à chaque fois. Et puis... comme je le disais, je n'avais encore jamais visité les couloirs de nuit du coup. Pourtant, outre l'extérieur, l'intérieur de l'institut devait avoir ses secrets également. Cette nuit serait peut-être une occasion de mieux les percer à jour.

Revenant un moment sur terre, je constatai que je m'étais perdu. L'exploration commençait bien... A mon avis, je devais être dans le couloir des cours, au vu des plaques accrochés aux portes. Malheureusement... je ne connaissais pas ce coin, n'étant jamais venu en cours ici. Les professeurs faisant cours la nuit sont la plupart du temps... inexistants. Du coup, je me contentais des leçons sur les pouvoirs que me dispensait Ryu avec une patience d'archange. Ma maladie imposait des contraintes surement difficile à supporter pour une personne non habitué. Cela me gênait pour lui... mais chaque fois que je disais ça ou qu'il me soupçonnait de le penser, il me reprenait monumentalement. Il me faisait tellement penser à ma soeur dans ces moments-là...


En suivant la clarté de la lune, je parvins à retrouver un chemin mieux connu. Je tournai alors mes yeux vers elle, contemplant encore une fois, comme des milliers d'autres avant, sa surface arrondi, couverte de cratères qui pourtant, n'enlevaient rien à sa beauté. Après tout, la lune était une sorte de vieille amie pour moi. Ou ennemi... Je ne savais pas trop comment voir les astres. Mais je préférais les aimer. C'est eux qui me détestent.

Au détour d'un couloir, une silhouette entra dans mon champ de vision. Il était dos à la lumière lunaire donc je percevais mal ces traits mais je pouvais presque jurer que c'était un garçon. Il s'avança alors vers moi, me saluant au passage. Par réflexe, et aussi par politesse, je lui répondis d'une voix un peu hésitante:

 -Bonsoir!

Bon, j'avais réussi à y mettre quand même un peu d'entrain. Balayant ma première frustration de ne pas le voir entièrement, je laissai mon visage se fendre de mon sourire si naturel, tandis que mes yeux descendaient lentement vers sa batte suite à sa remarque. Bon c'est vrai, la prudence voulait que je m'inquiète. Mais je préfères lui laisser le bénéfice du doute. Et puis, il me fait un peu rire.

-Même si vous l'étiez, vous ne le diriez pas non ?, demandais-je avec humour.

Puis, une fois suffisamment proche de lui, je pus enfin discerner ses traits. Une expression de surprise passa sur mon visage, que je fis rapidement disparaître pour ne pas le vexer ou le choquer. Son visage... Je l'avais déjà vu quelque part.
Chassant mon trouble, je me décidai à parler pour évacuer la surprise et ne pas le mettre mal à l'aise. Retrouvant bien vite mon sourire, je me présentai dans les règles.

-Au fait, je m'appelle Matheo. Ravi de vous rencontrer, dis-je, la tête légèrement sur le côté.

Je n'avais pas de réelle raison qui me poussez à le vouvoyer, excepté la politesse mais surtout... ben il faisait âgé quand même! Enfin je veux dire, plus que les gens que j'avais rencontrer jusqu'à maintenant. Il semblait plus mûr, me faisant passer pour un gros bébé à côté. Il avait les traits d'une personne qui avait déjà une expérience de la vie. Et puis il est grand! 

Hrp: Désolé, je peux pas faire aussi long que toi ;p
#   Mar 18 Juin 2013 - 19:58

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Je continue à détailler l'adolescent face à moi de mon air curieux habituel, notant quelques détails de plus après qu'il se soit rapproché. La lumière de la lune lui donne l'air d'un fantôme ; la peau pâle, les cheveux très clairs, deux orbes bleus ciel brillant sous l'éclat argent... Une impression de fragilité se dégage de lui, et on dirait presque qu'il va disparaître dans le décors tant sa présence est minime. C'est assez étrange.
Lorsqu'il me salue à son tour, je décèle dans sa voix une part d'hésitation qui me tire un léger sourire. Il se reprend néanmoins, laisse un joli sourire éclairer à son tour son visage.
-Même si vous l'étiez, vous ne le diriez pas non ?
Un léger rire m'échappe. Ah, il a de l'humour, c'est bien. Bon, au moins je l'ai pas terrorisé, c'est déjà ça. Dommage qu'il pleuve des cordes dehors, quand même, parce que j'aurais bien voulu m'entraîner un peu. Et dans le gymnase, je suis pas sûr que ce soit une super bonne idée... Bon, tant pis, maintenant que j'ai rencontré M. le fantôme, je vais peut-être pouvoir passer un peu le temps. C'est dingue comme ce genre de phrase ne doit pas être sorti de son contexte... Si ça se trouve, ça veut dire que je suis un génie caché ? (Humhum.)
Ah, peut-être que si, après tout ! J'aime voir mes proies fondre de peur devant moi, voyons, je lui réponds avec un clin d'œil, mes lèvres se retroussant en un petit sourire en coin.
J'espère quand même qu'il notera l'ironie, parce qu'il s'il se met à crier au meurtre, je sais pas trop comment je devrais réagir. Je crois que j'aurais d'abord une expression ultra surprise, puis ultra blasée... D'ailleurs, en parlant de surprise, on peut m'expliquer pourquoi il a fait cette tête quand il s'est approché ? Une pustule a poussé sur mon nez, c'est ça ?
-Au fait, je m'appelle Matheo. Ravi de vous rencontrer.
Je fais une petit courbette exagérée avant de me redresser et de le fixer avec mon petit sourire habituel, simplement heureux. J'avoue que ça fait longtemps que j'ai pas pu me permettre de sourire de cette manière ; et dieu seul sait à quel point ça me fait du bien de pouvoir me lâcher. J'ai plus eu de vie, ces six dernières années, alors je rattrape le temps perdu ici. Plein de choses sont à découvrir, à en voir l'étendue de l'institut ; je suis persuadé qu'il faut plus d'une vie pour pouvoir tout explorer de fond en combles. C'est parfait, parce que je compte bien ne pas m'ennuyer ici. Et puis, sincèrement, ça pourra jamais être pire qu'avant...
Le seul truc que je demande à Hideko, c'est de pas m'obliger à aller en cours, sinon ça va me donner envie de pleurer. D'ailleurs, je vous parie combien que les profs sont plus jeunes que moi ?
De même. Moi c'est Misao, Misao Honda. Je suis arrivé, euh... Y a quelques heures à peine, je réalise soudain.
Ah, oui, tout de même. J'ai toujours pas capté que j'ai retrouvé ma sœur, je crois... Mon cerveau marche un peu au ralentis. Genre Windows 98...
J'ai un temps de beug. Merde, j'ai l'habitude de me présenter avec mon nom complet depuis des années, va falloir que j'arrête avec ça. À tous les coups, il connaît Hide--... Bah forcément qu'il la connaît puisque c'est la directrice. Oh pitié, faut que j'arrête avec ça. Bon, au pire, je peux toujours faire genre c'est un nom super répandu au Japon (ce qui est tout de même le cas) et faire en sorte que personne ne capte mon identité secrète !
Quoi que si je le crie sur tous les toits, mon identité de super-héros va pas tenir super longtemps. (Super-longtemps, le super-héros trop rigolo ! Tintintintin... Oh pitié faut que je dorme.)
T'es là depuis longtemps, toi ? Non parce que je me demandais si les gens arrivaient plus ou moins à survivre à l'ennui ici, ou si je devais aller me refaire un stock de jeux vidéo.
Autant repartir sur un autre sujet, même s'il est bidon et que ça fait vraiment « sujet de rechange pour cas de dévoilage d'identité secrète intempestive. »



PLS en #b7273d.
En ligne#   Mar 18 Juin 2013 - 23:11

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Je n'en laissai rien paraître mais je ne pouvais m'empêcher de remarquer ces coups d’œils qu'il me lançait par moments. Enfin coup d’œil... il appuyait tout de même suffisamment son regard pour que je puisse le sentir. Nullement offusqué, cela fit naître au contraire un petit sourire sur mon visage, ce qui eut le mérite de l'éclairer d'une tout autre manière que le faisaient les rayons de la lune. Après tant d'années à me contempler dans un miroir, après autant de temps passé à croiser mon reflet dans tous les yeux qui m'observaient , je ne prenais plus vraiment conscience de ma différence. J'en venais parfois à oublier quel être étrange je pouvais être pour les gens extérieurs: trop pâle, trop frêle, trop clair... Un vrai mort-vivant comme dirai aimablement ma sœur. C'était évident que je ne ressemblais pas aux autres garçons de mon âge et sa manière de me détailler me le rappelait. Ce n'était toutefois pas une mauvaise chose! Et je ne pouvais pas l'en blâmer d'ailleurs... Moi aussi je me ferai peur après tout si je me croisai dans les couloirs je pense.

L'ironie de sa remarque ne m'échappa pas vraiment et élargit mon sourire de façon claire. On peut dire qu'il ne manque pas d'humour... Me penchant légèrement en avant, je pris le parti de continuer sur sa lancée et de poursuivre le jeu.

-Je peux faire semblant d'avoir peur si vous voulez, proposais-je avec un petit air conspirateur.

Face à sa courbette plus que... exagérée je dirai, je ne pus me retenir. Je parti d'un grand éclat de rire, mais alors vraiment phénoménale, à tel point que je ne parvenais plus à m'arrêter. En soi, c'était juste une farce comme les autres mais c'était si spontané et je ne m'y attendais tellement pas... Il m'a vraiment pris par surprise sur ce coup.Je parvins toutefois à me calmer, recommençant à respirer à peu près normalement. Ce qui était sûr, c'est qu'il était vraiment particulier, mais vraiment drôle aussi. Je n'avais pas rigoler ainsi depuis bien longtemps, même si c'était pour un truc aussi bête qu'une courbette. Cette pensée me fit prendre d'un léger sursaut, me retenant d'éclater de rire à nouveau. En plus, j'avais mal aux cottes maintenant.

Quand il se présenta à son tour, une expression troublée se peignit fugitivement sur mon visage. Son nom de famille, ses traits... Cela ne pouvait être une coincidence hein ? Si ? Honda, Misao Honda. Le même nom que la directrice, mademoiselle Hideko. Tandis que je le regardai plus en détail, je pouvais noter ua fur et à mesure qu'il y avait de nombreuse ressemblances : Les traits du visage par exemple mais surtout, ce sont les yeux qui me donnaient l'impression d'avoir un parent de mademoiselle Hideko face à moi. Cependant, à sa réaction, j'eux l'impression qu'il n'aurait pas dû m'en parler. Il butait sur certains mots et se mordit les lèvres juste après. Je devais en avoir le coeur net, même si je ne voulais pas vraiment prolonger son embarras.

-Honda... Est-ce que tu es parent avec la directrice?, demandais-je en souriant avec douceur. Tu lui ressembles beaucoup je trouve.

S'il ne voulait rien me dire, ou bien peut-être que je me trompais aussi, ce n'était pas exclu et même fort possible, alors je n'insisterai pas. Je ne voulais pas le mettre mal à l'aise. Surtout s'il n'est arrivé que quelques heures plus tôt. Ce n'est pas la meilleure façon d'accueillir un nouveau après tout.

Sa question, même si elle me surprit légèrement, fit naître un nouveau sourire, qui gagna en largeur au fur et à mesure qu'il parlait. Ce garçon était vraiment complètement fou. Non, ce n'est pas vrai, même si je le disais gentiment. Il était juste un peu décalé. mais très drôle. En tous cas, j'espérais pour lui qu'il n'était sincère parce pour s'ennuyer sur Terrae, avec tout ce qu'il y a à faire, c'est tout de même un peu triste non ?

-Eh bien je suis là depuis environ... 1 an je pense, je ne suis pas tout à fait sûr. Et il y a beaucoup de chose à faire ici. Plein d'endroit à visiter, expliquais-je avec entrain.

Ben c'est vrai après tout, tout ces endroits à voir avaient le mérite de pouvoir divertir n'importe qui. Je suis sûr que Terrae est le seul institut au monde à posséder sa propre forêt, prairie et autre bizarreries. C'était un monde dans un autre. Un véritable petit cocon. Ce n'était donc pas si difficile de s'y distraire à mon avis... Mais en même temps, je me contentai de peu, moi qui n'avais jamais vu le monde auparavant, je me plaisais et me contenter d'un rien. Pour les autres, c'était surement différent.

-Tu verras, tu trouveras surement de quoi satisfaire tes heures perdues... mais amène des jeux vidéos quand même, on ne sait jamais, dis-je avec un large sourire.

Il y avait quand même un truc qui me chiffonnait. 

-Au fait, pourquoi es-tu dehors avec ce temps et en pleine nuit ? Et avec une batte en plus ?, le questionnais-je avec amabilité.

Parce que, même si je en m'étonnai plus de croiser des gens des gens la nuit maintenant avec toutes les rencontres que j'avais faîtes, jamais je n'avais encore vu de gens dehors en pleine nuit alors qu'il faisait aussi mauvais, et encore moins avec une batte de baseball à la main... C'est normal que je me questionne quand même non ?
#   Mer 19 Juin 2013 - 14:38

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Un nouveau sourire éclaire le visage de l'enfant (bah, en vrai, il est jeune, donc on peut bien dire que c'est un enfant nan ? Bon d'accord, adolescent) sans que j'en comprenne la raison. Boarf, il fait ce qu'il veut après tout ! Nous naissons tous libres et égaux ! C'est dans quoi, ça, déjà ? Truc des droits de l'homme, nan ? Ahah la barbe... C'est clair qu'ici, avec les différents rangs et pouvoirs, on pouvait pas tellement se dire égaux les uns des autres. Ouais, ok, y a pas de rapport et je fais de nouveau dans l'association d'idée, mais c'est pas grave non plus.
Je le vois se pencher légèrement et arborer un petit air conspirateur pas déplaisant du tout, je dois dire.
-Je peux faire semblant d'avoir peur si vous voulez.
Il me vend du rêve ce p'tit ! J'aime bien sa répartie, c'est mignon et discret, tout en finesse. Ça change de la mienne, qui est parfois un peu lourde... Nan parce que j'ai tendance à partir très rapidement dans tous les sens quand je commence à emmerder joyeusement quelqu'un.
Bah écoute, si t'es motivé, moi je t'en empêcherai pas, loin de là ! C'est pas drôle quand les gens que tu veux tuer te regardent comme un merlan frit. Même si leur tête choquée est assez marrante, c'est mieux quand ils crient, je ricane doucement. Ah et puis tutoie-moi, s'il te plaît, je me sens vieux sinon.
Bon, on va s'arrêter là, ça commence à me faire flipper même moi. Oui, Misao Honda, ou le seul type au monde capable de se faire flipper tout seul.
Merveilleux !
J'esquisse un nouveau sourire en le voyant exploser de rire face à ma courbette. Bah ça va, il est bon vivant le bougre, c'est cool ! Je crois que j'arriverais pas à rire de si bon cœur à une heure pareille, moi. Bon, d'accord, je suis à moitié insomniaque déjà à la base donc je tiens plutôt bien les nuits blanches (d'où les jeux vidéos) mais franchement... Je suis humain, je suis crevé quand même ! Je sens que demain je vais faire regretter à ces débiles de m'avoir viré du dortoir. Un dortoir en plus. J'ai vingt-sept ans, je suis dans un dortoir avec des gosses. Vous trouvez pas qu'il y a un léger problème là-dedans ?
Finalement, je me présente et je vois son visage prendre une expression troublée. Arf, voilà, je savais que j'aurais pas dû en parler. La prochaine fois, je tourne sept fois ma langue dans ma bouche avant de parler...
-Honda... Est-ce que tu es parent avec la directrice? Tu lui ressembles beaucoup je trouve.
Je souris une nouvelle fois.
Ouaip, Hide-chan est ma p'tite sœur. Elle dira toujours le contraire par contre, je soupire, faussement blasé. Bon, en même temps, on est jumeaux, donc savoir qui est l'aîné c'est un peu... Enfin voilà.
Je me passe une main distraite dans les cheveux, étouffe un léger bâillement. La pluie tape de plus en plus violemment contre les vitres, ça fait presque peur.
Finalement, je change de sujet et je suis assez content de voir que Matheo prenne le wagon en route. Je me serais senti un peu blasé (mais vraiment cette fois) s'il avait continué pendant quinze ans à me parler d'Hideko. C'est pas que je l'aime pas, hein, c'est ma sœur, donc forcément je peux que l'aimer (big foutage de gueule !), mais c'est juste que j'ai un peu du mal à digérer la claque qu'elle m'a foutu en pleine tête alors qu'on venait juste de se revoir. Je me fais toujours frapper ! Quand je largue des nanas parce que je suis un con, quand je me fais larguer parce que je devais forcément être un con pour que ça arrive, et dès qu'elle est pas d'accord avec moi ! Violente.
-Eh bien je suis là depuis environ... 1 an je pense, je ne suis pas tout à fait sûr. Et il y a beaucoup de chose à faire ici. Plein d'endroit à visiter.
Attendez, je laisse mon visage se peindre d'une immense expression surprise et je reconnecte le cerveau. Voilà, c'est fait.
Ah ouais, un an quand même, je rigole finalement après avoir recouvré mes esprits. T'as déjà eu tes pouvoirs du coup, nan ?
En même temps, Hideko est là depuis six ans, alors...
-Tu verras, tu trouveras surement de quoi satisfaire tes heures perdues... mais amène des jeux vidéos quand même, on ne sait jamais.
Je t'aime bien, toi ! je lâche en lui donnant une petite tape dans le dos, tout sourire. Ouais, je crois que c'est ce que je vais faire quand même.
Il me regarde ensuite avec curiosité, avant de lâcher :
-Au fait, pourquoi es-tu dehors avec ce temps et en pleine nuit ? Et avec une batte en plus ?
Ah, ça... Mes colocs' m'ont fichu à la porte parce qu'ils supportent pas les régimes dictatoriaux, je grommelle, à moitié sérieux. Du coup, bah j'ai juste à passer la nuit dehors... J'ai même pas pu prendre mes affaires avant d'y aller ! Et pour la batte, bah... Ils me l'ont balancé à la tête, et je voulais pas les faire encore plus flipper en détruisant la porte avec.
Je lui lance un clin d'œil, taquin. Je plaisante, je suis pas malade à ce point – pas à ce point. N'empêche que demain, ils vont sacrément morfler, c'est moi qui vous le dit.
Je m'étire légèrement.
N'empêche que ça m'énerve, j'ai voyagé toute la journée et je me suis pris des claques, ils auraient pu me laisser dormir quand même quoi... je soupire doucement. M'enfin et toi ? Tu arrives pas non plus à dormir ?



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En ligne#   Mer 19 Juin 2013 - 19:20

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 Ma répartie sembla lui plaire à ce que je pu en voir. Oh il ne le montrait pas excessivement non plus mais ça semblait à lui faire, au vu du sourire qu'il arborait. Mais en même temps je n'avais rien dit de spécial, j'avais juste un peu plaisanté! C'était de sa faute, c'est lui qui me poussait à faire de l'humour... Bon c'est faux, je suis naturellement quelqu'un qui aime bien rire. Et il m'offre vraiment l'occasion de rigoler comme il faut. Le souvenir de sa courbette est encore bien présent.

Il réagit immédiatement à ma tentative d'humour par une autre, qui révélait au passage un certain instinct sadique à mon avis. Le fait qu'il préfères voir ses victimes crier que le regarder avec surprise le prouve. Un sourire amusé se peignit sur mes lèvres sans que je m'en rende compte. Si ça avait été quelqu'un d'autre que j'avais croisé avec une batte en pleine nuit et que cette personne m'aurait abordé différemment... je pense que j'aurai eut la réaction qu'il est en train de décrire. Mais pas avec un cri de terreur feint hein! Un vrai de vrai! Mais ça il ne le saura jamais...

-Ah mais je ne peux pas jouer à ce point! En temps normal, j'aurai marché vers vous avec assurance, un air menaçant sur le visage et vous aurai assommé avec votre batte! Là vous me demandez de mimer une réaction à mon exact opposé... Je suis un courageux vous savez, achevais-je avec un aplomb, un large sourire aux lèvres.

Bien sur, c'était un gros mensonge. Rien que sa taille, je ne parviendrai même pas à prendre un air assuré, sa batte j'aurai paniqué et... Et puis il n'y a pas besoin d'être devin pour se rendre compte que je n'étais pas vraiment le genre de garçon à jouer le rôle du valeureux combattant! Mais sait-on jamais... je pourrai le surprendre.

Sa remarque concernant mon vouvoiement me fit rire. De loin, il m'avait paru tellement adulte. Avec sa stature et ses traits, c'était évident qu'il n'était pas un adolescent, qu'il ne l'était plus depuis longtemps. Cette impression volait toutefois un peu un éclat dès qu'il commençait à parler... mais encore une fois, "il ne le saura pas ça", pensais-je avec un nouveau sourire amusé. Mimant une courbette outrancière, reflet de la sienne quelques minutes auparavant, je m'inclinai légèrement.

-Pardonne ma politesse alors... Je pensais que c'était le cas, répliquais-je pour le taquiner.

C'était plutôt exceptionnel que je me lâche comme ça, comme on dit. Il est vrai que normalement, je suis du genre timide et peu enclin à m'ouvrir aux autres facilement. Cet institut me change de plus en plus... Surement grâce à la présence et l'entrainement de Ryu aussi... Lui qui, comme ma soeur, fait tant d'effort pour essayer de me faire prendre confiance en moi. Peut-être que je commençai à en gagner un peu.

Il me confirma sa parenté avec la directrice. Je n'en était pas tellement surpris. J'envisageai certes de pouvoir me tromper mais pas tant que ça. La ressemblance était frappante... Et le fait qu'ils soient jumeaux devait certainement aidé un peu. Par contre, je remarquai qu'il prétendait, sans savoir réellement, être l'aîné. J'étais un peu perplexe pour le coup... Comment pouvait-il y avoir un aîné chez des jumeaux? A mon avis, c'est juste un prétexte pour embêter la directrice... Il semble être assez comme ça. Chercher tous les prétextes pour embêter ou faire enrager les gens. Ses manières taquines, moins dirigés que les miennes, me le montrent ainsi. Cette histoire d'aîné eut toutefois le don de faire renaître mon rire.

-Oh tu es l'aîné ? Je me demande comment... C'est pas en étant naît trois secondes avant que ça change quelque chose, dis-je avec conviction.

Je ne sais pas si c'est l'annonce du temps que j'avais passé ici mais pour ma part, cela me fit une impression étrange. Formulé à haute-voix, je prenais vraiment conscience du temps qui s'était écoulé depuis mon arrivée... Je ne m'en étais pas vraiment rendu compte auparavant mais cela faisait vraiment un peu plus d'un an que j'étais parti. Un an que je n'avais plus vu mes parents, que je n'avais plus de nouvelles... Certes certaines personnes, dont les masters, sans parler de la directrice, était ici depuis bien plus longtemps que moi mais... je en pouvais m'empêcher d'avoir un certain vertige face à la longueur de mon séjour. Je me demande si je pourrai rester aussi longtemps que les autres.

Lorsqu'il me parla des pouvoirs, la première chose que je pensais fut "il est au courant" avant de me rendre compte que j'étais stupide de penser ça. C'était le frère de mademoiselle Hideko, il était forcément au courant.

-En effet j'ai mes pouvoirs... depuis longtemps aussi j'ai l'impression, murmurais-je presque, encore un peu dans mes pensées. Et pour t'éviter de demander, je suis Air guérisseur, repris-je en retrouvant mon sourire naturel.

Sa tape sur le dos eut le mérite de me ramener complètement sur terre. Mon sourire devint un peu douloureux sur le coup. A cause de ma maladie, j'étais très sensible au contact physique, tout comme aux UV. Mes muscles et mes organes étaient plus faibles que ceux des autres gens. Je ne pouvais pas fournir les mêmes efforts ou avoir les mêmes capacités.  Mais je ne voulais pas lui dire comme ça. Je ne voulais pas le vexer et puis ça ne se fait pas. On ne peut pas dire à quelqu'un quelque chose comme ça de manière aussi abrupte. Et puis je n'avais pas si mal que ça en fait!

Sa mésaventure dans le dortoir des garçons me fit repartir dans un nouvel excès d'hilarité. Je ne pus m'en empêcher, c'était plus fort que moi. Une image extrêmement réaliste de la scène me vint à l'esprit, renforçant mon rire déjà plutôt tonitruant. Cet homme avait décidément quelque chose qui me poussait à rire. je n'avais encore jamais rit comme ça auparavant. Je ne sais pas s'il faisait cet effet sur les autres ou seulement sur moi, mais c'était très stimulant.

-Tu devrais savoir que dans un dortoir, c'est la loi des plus nombreux qui prime, lui appris-je, encore sous le coup de mon hilarité passée.

J'espérais tout de même qu'il n'allait pas passer la nuit dehors. Il ne veut pas défoncer la porte certes mais il va bien falloir qu'il rentre. Avec ce temps, ce n'est pas prudent pour lui. Et puis... les couloir ne sont pas vraiment confortable. Surtout qu'il m'a dit qu'il venait juste d'arriver, il doit être fatigué et avoir besoin de dormir.

-Si tu veux, tu n'as qu'à aller dans ma chambre... mes colocs ne remarqueront rien, proposais-je avec amabilité.

Et j'entendis finalement la question piège. Enfin pas si piège que ça, disons qui me concernait particulièrement. Mais en même temps, je lui avais posé la question en premier, c'est normal qu'il me la retourne, c'est de ma faute. Et puis, je n'avais pas de raison particulière de lui cacher. J'ai rencontré tant de gens, des gens qui savaient tous à présent... Un de plus ne changerait rien. Et puis j'étais en total phase avec ma maladie. Je ne la fuyais plus depuis longtemps. Mais je ne voulais pas lui rendre les choses aussi faciles!

-Ce n'est pas tout à fait ça... disons que ma vie se passe la nuit dans mon cas, lui dis-je d'un air espiègle.

Je voulais continuer dans l'atmosphère du jeu, et puis ça rendait les choses bien plus facile à avouer. Enfin, s'il comprenait quelque chose bien sur.


Dernière édition par Matheo Runon le Sam 22 Juin 2013 - 21:25, édité 1 fois
#   Sam 22 Juin 2013 - 21:07

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Un nouveau sourire se peint sur les lèvres de l'adolescent, mais cette fois plus amusé. Je m'appuie légèrement contre le mur en l'écoutant me répondre avec, probablement, tout le cynisme dont il se sentait capable. Ahah, ce p'tit gars me fait vraiment rire !
-Ah mais je ne peux pas jouer à ce point! En temps normal, j'aurai marché vers vous avec assurance, un air menaçant sur le visage et vous aurai assommé avec votre batte! Là vous me demandez de mimer une réaction à mon exact opposé... Je suis un courageux vous savez.
Mes épaules tressautent discrètement alors que je retiens difficilement un rire de franchir mes lèvres. Non, sérieux, on a pas idée de sortir des trucs pareil. Je vais finir par m'étouffer avec ma langue et il va culpabiliser, le pauvre ! Le voir sortir ça avec un air quasiment aussi convaincu que faussement sérieux, alors qu'il est aussi chétif qu'une brindille... C'est franchement hilarant, quoiqu'un peu attendrissant, aussi, par bien des aspects. Et puis, je l'ai déjà dit, mais j'adore sa répartie un peu candide et moqueuse.
Oh, mince, je suis tombé sur plus fort que moi... J'abandonne, c'est plus drôle, je lâche en retenant un rire, avant de lui tirer gentiment la langue.
On m'a souvent dit que j'étais un vrai gosse – je crois que personne a jamais été aussi près de la réalité...
Après lui avoir demandé de me tutoyer comme les gens normaux, il m'imita dans une réplique quasi parfaite de la petite courbette que j'avais effectuée tout à l'heure.
-Pardonne ma politesse alors... Je pensais que c'était le cas.
Je siffle légèrement, l'air faussement outré.
Eh, j'ai peut-être vingt-sept balais, mais je suis pas encore si vieux... Et puis les rides, c'est la preuve que je suis quelqu'un d'empli de sagesse. De toute manière je m'en fiche, ça me va parfaitement bien.
J'étire un nouveau sourire pour lui faire passer l'envie de me prendre pour un gros narcissique – même si...
Je continue ensuite en lui expliquant qu'en effet, je suis parent avec la « directrice. » Ahh, ça fait vraiment bizarre dit comme ça... J'ai encore l'impression d'avoir vécu dans un rêve depuis mon arrivée ici. Parfois, j'ai encore l'impression qu'Hideko est une jeune femme de vingt-et-un ans, souriante et fière. Pas cette directrice que tout le monde semble connaître... C'est vrai, tout est tellement étrange ; cet endroit respire la magie par tous les pores de sa peau. Ou, plutôt, par toutes les pierres de ses façades. Pareil, les gens qu'on y rencontre... Rien que ce petit bonhomme si étrange, si fragile et pourtant si souriant à la fois, lui aussi respire quelque chose de différent. Une bouffée d'air frais, probablement. Ou peut-être est-ce simplement parce que je sais qu'ici les gens ont des pouvoirs que je le ressens comme ça ? J'ai l'impression d'être le seul humain ici. La seule personne à avoir été touchée par ce vide... sans avoir mérité sa place ici. Toutes ces personnes ici l'ont ressenti un jour, et je ne me sens pas à ma place, parce que j'avais tout fait pour venir ici, coûte que coûte. Ça fait pas de moi un imposteur, hein ? Boarf, peu importe. Je suis heureux d'avoir pu retrouver ma sœur, même si beaucoup de choses m'échappent encore.
Daisuke...
J'atterris à nouveau sur terre en l'entendant me répondre. Mon sourire ne m'a toujours pas quitté, comme un vieil automatisme qui me rassure moi-même.
-Oh tu es l'aîné ? Je me demande comment... C'est pas en étant naît trois secondes avant que ça change quelque chose.
Ah si, complètement. Elle se donne le droit de me donner des ordres parce qu'elle s'imagine qu'elle est l'aînée, alors qu'en plus c'est pas vrai ! Mais bon, c'est ma petite sœur, je pourrais jamais lui en vouloir, même si elle devient folle et qu'elle me frappe, je ris doucement.
Nop, même pas pour pas avoir donné de nouvelles, même pas pour la claque, même pas pour le fait de m'avoir caché qu'elle avait eu un fils. Bordel, je suis tonton quoi... Est-ce qu'un jour on pourra m'annoncer normalement un truc ?
Quoi que, pour la claque...
Matheo semble un peu perdu dans ses pensées alors que je lui fais remarquer qu'un an, c'est long, à tout bien réfléchir. Puis on enchaîne sur les pouvoirs, et je l'observe atterrir lentement.
-En effet j'ai mes pouvoirs... depuis longtemps aussi j'ai l'impression. Et pour t'éviter de demander, je suis Air guérisseur. 
Ça doit être bien, de pouvoir voler, je murmure à mon tour, un peu attendri.
Un pouvoir doux, qui lui convient bien, sans doute. D'après ce que je peux voir, tout du moins...
Après ma petite tape dans le dos, je le vois esquisser une grimace douloureuse, et je retiens mes sourcils de se froncer une demi seconde trop tard. Je lui frotte doucement le dos, un peu inquiet tout de même. Constitution faible ?
Hé, ça va ? Désolé, j'y suis allé fort.
Il ne semble pas trop y faire attention, puisqu'il enchaîne tout de même en riant :
-Tu devrais savoir que dans un dortoir, c'est la loi des plus nombreux qui prime. Si tu veux, tu n'as qu'à aller dans ma chambre... mes colocs ne remarqueront rien.
M'en fous, ils ont qu'à ranger leurs chaussettes sales, je grommelle avec mauvaise humeur, avant de sourire à nouveau. Puis tu sais, c'est bon, je veux pas te déranger. C'est pas la première fois que je me fais mettre dehors pour les mêmes raisons...
Genre chez mes copines ou mes potes... Ahh, c'était triste.
D'ailleurs, les initiés sont pas censé avoir une chambre individuelle ?
Ouais, j'avais posé la question ET retenu la réponse. Hallucinant...
Lorsque je lui renvoie sa question, il me répond d'un air tout naturellement espiègle qui me tire un court instant de malaise.
-Ce n'est pas tout à fait ça... disons que ma vie se passe la vie dans mon cas.
Et là, après quelques secondes de beug, je fais le lien. Sa peau, ses cheveux, sa constitution, la... nuit, tout simplement. J'avais étudié ça, au lycée, puis plus tard encore, lorsque je faisais mes études supérieures. Une maladie rare, qui pourris la vie de dizaines de personnes. De gosses, en fait.
Stupide. Stupide Misao.
Je ne laisse toujours rien transparaître, continue à sourire. Mais mon cœur saigne.
Et toi, petit Matheo, c'est pour ça que tu es ici ?
Fais tout de même attention à ne pas te faire attaquer par un psychopathe, je réponds en lâchant un nouveau rire et en lui faisant un clin d’œil. Et même si tu es très courageux, ils sont très habiles, tu sais ? Ahh, je suis sûr que je ferais un super mono en colonie de vacances, à faire flipper les petits au coin du feu...
Je pense pas qu'il ait envie d'être plaint.
D'ailleurs, j'ai oublié de te le demander, tout à l'heure : Matheo, c'est occidental, nan ? C'est comment, là-bas ?



PLS en #b7273d.


Dernière édition par Misao Honda le Lun 15 Juil 2013 - 14:18, édité 1 fois
En ligne#   Lun 15 Juil 2013 - 14:08

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Bon, je ne sais pas exactement pourquoi mais pour une raison inconnue, il ne me prend pas du tout au sérieux. En même temps comment lui en vouloir ? J'étais à peine plus épais qu'un voile en soie et il était clair que je n'étais pas aussi menaçant que je voulais le paraître. D'ailleurs, je ne l'étais même pas du tout. Je n'avais jamais cherché à écraser les autres, cela aurait été difficile d'ailleurs... Mon imitation devait donc être certainement grotesque puisque je le voyais tressauter par intermittences. Nullement inquiet, je compris en regardant ses yeux et ses lèvres qui semblaient lutter pour s'ouvrir. Il rigolait. Ou pire encore, il se moquait de moi. Mais ça, c'était normal. Je suis sûr que je me serai moqué de moi-même aussi si je m'étais croisé dans ce couloir. Au moins je le faisais rire, et c'était agréable. Ça faisait toujours du bien de penser qu'on pouvait faire bon effet sur les gens. Sa réplique me tira un grand sourire, étouffant un nouveau rire à mon tour. Les yeux brillants d'espièglerie, je rebondis sur ce qu'il me disait.

-Tu n'as pas tort. C'est plus prudent pour toi, affirmais-je en hochant la tête d'un air sûr, mon sourire toujours aux lèvres.

Profitant d'ailleurs de sa dernière mimique, je pris de nouveau un air un peu menaçant, les sourcils froncés et la bouche courbée pour créer une sorte de masque grec effrayant. J'osais à peine m'imaginer pour éviter de me rendre compte à quel point mon imitation devait être mauvaise. Mais bon... ce n'est qu'un jeu après tout.

-Et attention à ta langue! Si tu la sors trop souvent, tu risques de la perdre, lui dis-je, abandonnant mon masque pour lui faire un clin d'oeil tout taquin.

Ma plaisanterie sur son âge porta ses fruits. Il siffla comme un serpent furieux sur lequel on aurait marché et me répliqua aussi sec. Un léger rire me secoua de nouveau, alors que je tentais de le retenir. Ses explications, que j'écoutai avec la plus grande attention, eurent le mérite d'accentuer mon sourire, le faisant briller sous l'éclat de la lune. Mes yeux brillaient d'une lueur moqueuse. Pas mauvaise non, une moquerie gentille, amusée face à ses tentatives pour mettre son âge en avant. Je mis mes mains derrière mon dos, les bras tendu à la militaire, sans pour autant me mettre aussi droit. Au contraire, je me penchai légèrement en avant pour lui répondre, un rire naissant sur les lèvres.

-Oui tu n'es pas si vieux... Tu es dans la force de l'âge, corrigeais-je avec sérieux. Et puis, pour une preuve de sagesse, je pense que ce n'est pas tout à fait exact. Rien que le fait que tu cherches à te rebeller face à des adolescents plus nombreux montre un clair manque de... discernement, achevais-je en renonçant à mon sérieux pour un sourire éclatant.

Pendant un instant, il sembla se perdre dans ses pensées. Je ne fis aucune allusion, puisque cela dura à peine quelques secondes, pas suffisamment pour que je ne note pas le sourire qui étirai ses lèvres à nouveau comme à chacune de mes remarques et de nos joutes verbales. Son explication concernant sa soi-disant priorité de l'aîné fit naître un nouveau rire au fin fond de ma poitrine. Je sentais mes côtes devenir douloureuse une nouvelle fois tandis que mon corps frissonnai sous l'assaut des secousses provoquées par un rire trop contenu. Je n'y tins plus au final et je laisser échapper une nouvelle trille amusée, résonnant dans le calme nocturne. Le son de mon rire semblait se répercutait sur les murs de l'institut, le renvoyant à l'infini. Un peu calmé, je pris la peine de rebondir sur ce qu'il m'avait expliqué.

-En effet, cela semble nécessaire de savoir qui est l'aîné. Si je comprends bien, celui-ci aura un certain pouvoir de domination sur l'autre ? demandais-je, encore amusé.

J'avais tout de même du mal à imaginer la directrice violente, elle qui était si gentille. Lui, je n'en doutais pas une seule seconde, sa batte était une preuve irréfutable. Mais je ne parvenais à imaginer la directrice avec une batte en train de frapper les élèves qui ne lui obéissaient pas. Cette brève image fit naître un sourire sur mes lèvres. Mon esprit torturé me joue vraiment des tours.

L'annonce de mes pouvoirs sembla l'intéressait, plus que je ne pensais qu'elle ne pourrait le faire. Il me parlait avec un ton doux, apaisé presque... attendrie à vrai dire. Un ton qui éveilla ma curiosité mais qui, surtout, répandit un doux apaisement dans chaque cellules de mon corps. Il avait décidément un pouvoir certain. Ce n'était pas la magie de Terrae qui jouait mais sa propre magie. Des yeux et une voix douce, calme qui vous font vous sentir bien. C'était un homme que n'importe qui aurait aimé avoir avec soi j'en suis convaincu. Pourquoi était-il seul dans les couloirs alors ? Remarque il venait juste d'arriver... et avec fracas si on peut dire. Il parla alors du vol et, doucement, je secouai la tête en gardant un léger sourire aux lèvres.

-Je ne suis pas si fort. Je ne peux pas encore voler. Mais pour avoir vu quelqu'un le faire oui, ça donne envie, dis-je en tournant instinctivement mes yeux vers la lune.

M'envoler vers la lune... Oui un jour, qui sait... Peut-être que je pourrai. Reportant mon regard sur lui, un doux sourire s'installa sur mon visage.

-Mais la guérison est un merveilleux don aussi. Elle procure beaucoup de bonheur. Peut-être autant que de voler. Et ça, c'est à ma portée, rajoutais-je avec un petit rire.

Suite à ma légère grimace, je le vois froncer légèrement les sourcils. Il reprit aussitôt un visage normal, comme pour ne pas montrer son inquiétude, mais un peu trop tard. D'ailleurs, sa question montre bien ce que sa réaction voulait dire. Je hochai avec énergie, pour lui montrer que j'allais bien.

-Tout va bien, je ne suis pas si fragile, le rassurais-je avec douceur.

Malgré mon évidente démonstration, il continua d'insinuer qu'il avait eu raison d'agir comme il l'avait fait dans le dortoir. Ça, je ne peux pas le nier, c'est un calvaire assez pesant de vivre avec plein d'autre gens alors si en plus ils sont sales et ne font pas d'efforts... Moi, je n'en garde pas un très bon souvenir de cette période.

Il refusa même ma proposition de dormir dans ma chambre. Conservant mon sourire, j'essayai d'imaginer mes deux colocataires au réveil avec un autre garçon dans mon lit. Nouvelle image, nouveau sourire amusé. C'était très tentant. Et puis, ça me faisait quand même mal de le laisser dehors.

-Tu as raison, mais parfois, il faut savoir adopter une stratégie plus... subtil, commentais-je en désignant sa batte du coin de l'oeil. Et ça ne me dérange pas tu sais. Je n'y serai pas de toute la nuit alors profites-en.

Je vis clairement alors que l'idée d'avoir encore des colocs par la suite le travaillait. Il semblait me demander ça comme s'il s'attendait à ce que je lui dise :"blague". Je remontai légèrement les épaules, penchant la tête sur le côte avec amusement.

-Désolé, tu auras encore deux colocataires à ton initiation. Mais après tu seras seul, terminais-je avec un clin d'oeil.

Tant qu'il retient sa batte, il n'y a aucune raison pour que ça se passe mal. Ce serait d'ailleurs dans son intérêt. Ce serait dommage qu'il se mette à dos tout l'institut pour une batte trop facile.

Ma petite énigme sembla le laisser de marbre. Je ne voyais rien sur son visage qui puisse m'aider à comprendre ce qui se passait dans sa tête. Pour la première fois, je me surpris à vouloir être télépathe. Bien que ce serait une intrusion dans sa vie privée, ce que je ne me pardonnerai jamais, j'aurai aimé en cet instant savoir ce qu'il pensait. Il était plus âgé que la plupart des gens, il devait surement connaître ma maladie. Mais après, peut-être que mon indice n'était pas suffisamment éclairant. J'en étais réduit aux suppositions. Dans tous les cas, sa réaction me prit un peu de court car il enchaîna sur totalement autre chose. En l’occurrence, la sécurité nocturne. Cela me donna la réponse que je cherchai. Il avait surement deviné, et ne voulait pas s'étendre pour ne pas me faire de mal. Sa gentillesse et sa prévenance me touchèrent beaucoup. Un sourire très doux étira mes lèvres alors que je l'écoutai me recommander de faire attention la nuit dans les couloirs. Passé les premiers soupirs amusés, je repris mon air assuré du début.

-Je ne te l'ai pas déjà dit ? Je suis un vrai dur!, commençais-je avec humour. Plus sérieusement, ne t'inquiète pas pour moi. La plupart des gens dorment la nuit et... Je sais me défendre quand même.

Pour lui montrer, je fis naître une mini-tornade dans la paume de ma main, comme celles que Ryu m'avait apprise. Je la regardai tourbillonner un instant puis la laissait s'envoler vers le ciel avec un léger bruit d'air qui tournoyait. Les yeux rivés sur la tornade au loin, j'émergeais progressivement pour saisir une nouvelle occasion de le taquiner quant à sa dernière phrase.

-Un mono de colonie de vacances hein ? Eh bien, si tu sais t'y prendre avec les enfants autant qu'avec ceux du dortoirs alors oui, tu es tout désigné pour le poste, constatai-je avec un rire étouffé.

Une lumière sembla se faire dans son esprit quand il me demanda les origines de mon prénom. Toujours souriant, je hochai la tête avant de lui répondre clairement.

-Oui c'est occidental. Je suis français, précisais-je. Et je ne saurai pas trop comment te le décrire. Je n'ai jamais vu le monde en dehors de mon village natal et, ne l'ayant vu que de nuit, je ne peux pas t'en raconter grand chose.

Le regard un peu triste, j'esquissai un sourire gêné à son encontre, montrant mon désarroi par la même occasion.

-Excuse-moi, je ne t'apprends rien. Je ne suis pas la personne la mieux placée pour t'en parler, déclarais-je d'un air contrit.

Sa curiosité avait éveillée la mienne également. Je n'avais pas besoin de réfléchir longtemps pour devenir que son nom était oriental, et même probablement japonais, comme la directrice. Mais j'étais curieux de connaître un peu le monde au-dehors, même à travers les paroles de quelqu'un.

-Et toi ? Tu viens du Japon non ? Comment c'est là-bas? C'est vrai que vous mangez du riz à chaque repas?rajoutais-je avec une pointe de curiosité amusée.

Je n'osais pas aller trop loin en lui demandant ce qui l'avait amené ici. On avait tous nos raisons d'être venu dans cet endroit, et ce n'était certainement pas mes affaires. Et puis, s'il vient juste d'arriver ce doit être encore très présent. Je ne veux pas troubler sa bonne humeur en lui rappelant de mauvais souvenirs.


Hrp : Voilaaaaaaaa! Désolé pour ce retard inadmissible mais il m'a fallu trouver un bon paquet de courage pour te répondre ma belle :) J'espère que ça te va! <3 <3
#   Sam 3 Aoû 2013 - 21:57

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Quelle imitation... terrifiante ! Ahem. Évidemment, c'est ironique. Mais pas bien méchant, hein, comprenez-le bien. Y a ironique méchant et ironique gentil, quoi ! Puis sérieusement... Je comprends que c'est nase de juger les gens sur leur apparence, mais bon, j'ai souvent un bon feeling de ce côté-là. Et lui, il n'est pas... effrayant. Et ne pourra sûrement jamais réellement l'être. Sauf avec un drap blanc sur la tête, p'tetre... À voir.

-Et attention à ta langue! Si tu la sors trop souvent, tu risques de la perdre.

Je prends un air angélique à sa réplique, battant exagérément des cils.

– Pourquoi, tu vas me la manger ?

Nouveau sourire en coin, amusé, que je perds rapidement lorsqu'il enchaîne sur mon âge. Ah, mais, je-- !... Le traître. On-ne-parle-pas-de-mon-âge. Quoiqu'à la limite j'en ai rien à faire, c'est juste pour le fun. C'est toujours drôle de voir que les gens s'imaginent que je suis vraiment énervé quand on en parle. Puis je m'en fiche, si on me traite de vieux, au moins, je peux renvoyer la pareille à Hideko sans crainte, mouarf. Oui, j'ai le caractère d'un gosse de trois ans shooté aux bonbons, mais c'est pas grave, hein ! Je l'écoute me répondre avec une petite moue boudeuse, cherchant soigneusement mes mots pour lui sortir une réplique digne de ce nom.

– Pfeuh.

Ouais, voilà. Digne de ce nom, quoi !

– C'est pas un manque de discernement, j'essaie de les éduquer ces gosses ! J'arrive pas à croire qu'on puisse autant supporter, voire aimer le désordre, c'est impossible pour moi. Si je retrouve des cafards dans mon lit, je me ferais un plaisir de leur offrir pour leur repas. Puis la batte, ça aide, en général...

Nouveau sourire angélique, comme pour dire « Non non, je ne tuerai personne avec voyoooons ! »

– Je blague. J'aurais jamais le courage de frapper quelqu'un avec, déjà parce que je suis pas quelqu'un de violent, et surtout parce que sinon je pourrais plus jouer avec. J'ai pas très envie qu'elle soit tordue.

Le baseball, j'ai jamais vraiment arrêté depuis le lycée. J'aurais eu l'opportunité de finir chez les pros si je m'étais pas orienté vers les sciences, d'abord par intérêt, puis par désir de retrouver ma sœur. N'empêche que ça reste un sport que j'aime beaucoup, même si pas mal de gens trouvent ça débile de taper dans une balle. (Avouons que... ça reste quand même mieux que le foot. Là, y a pas de règles, et tout le monde se tape dessus... Y en a même des tarés qui foutent des coups de boule aux gens, c'est dire !)

Je constate avec joie qu'il n'a pas noté ma petite coupure avec le monde réel, et continue sur les joies d'avoir une sœur jumelle hargneuse et dominatrice. Je crois que ça, c'est le seul truc qui a pas changé...

-En effet, cela semble nécessaire de savoir qui est l'aîné. Si je comprends bien, celui-ci aura un certain pouvoir de domination sur l'autre ?

Je hoche la tête plusieurs fois, tout à fait convaincu.

– Oui oui. Mais même quand j'essaie de faire valoir ma suprématie, je me fais rembarrer, alors bon. Je sais pas si c'est super utile finalement...

Prenant un air faussement désespéré, je laisse un soupir passer le barrage de mes lèvres, avant qu'elles ne s'étirent à nouveau, automatiquement, en un léger sourire. Une habitude que beaucoup me reprochaient, pour finir par me traiter d'hypocrite moqueur. C'est peut-être vrai. Néanmoins, je sais avec qui je suis hypocrite, et avec qui je ne le suis pas. Ceux avec qui je le suis, j'en ai rien à battre et ils le sentent. Si les autres le pensent, en revanche, je peux rien pour eux.

Son regard, posé sur moi, me tire une mimique interrogative, mais il ne semble pas la voir. « Je ne suis pas si fort »... Que veut-il dire par là ? La maîtrise des pouvoirs serait donc si difficile, même au bout d'un an ? Ça me rend un peu inquiet pour la suite. D'ailleurs, à partir de quand on les obtient, ces pouvoirs ? Longtemps ? Puis, si j'ai bien compris, le choix de l'affinité ne nous appartient pas, c'est en fonction du caractère. J'aimerais bien voir quel genre de caractère correspond à quoi... Lui est Air. Hideko est Feu. On peut déjà penser que les Airs peuvent pas avoir un caractère trop fort... Quoique ça dépend, je pense. Puis ces histoires de solaire et lunaire, là... J'ai pas tout compris non plus mais bon.

Je hoche la tête lorsqu'il me parle de la guérison. Je ne peux qu'acquiescer, même si je ne peux pas réellement comprendre les sentiments qui doivent se mélanger en nous lorsque nous soignons quelqu'un. Ce doit être quelque chose de doux. De beau, probablement.

Ma petite tape dans le dos lui tire un grimace, et m'arrache un soupçon d'inquiétude. Pas si fragile, hein... Je me retiens de pincer les lèvres en constatant un fait assez ironique. Guérisseur, et il était atteint de... cette maladie. Sûrement sans espoir d'en guérir. Ah, oui. Terrae choisit bien ses pouvoirs, en effet. Mais pas toujours de manière à contenter tout le monde. Je ressens un peu de peine pour lui, mais essaie de ne pas le montrer. Comment fait-il pour sourire si innocemment ? Sans doute pour garder encore espoir. Quel espoir ? Voir un jour le soleil ? C'est un beau rêve, et pas réellement impossible.

Sait-il que la lueur de la Lune en est le reflet ? Le soleil est là, et veille toujours sur lui. Moi, je trouve ça merveilleux.
Merveilleusement triste.

Puis, Matheo me propose gentiment de dormir dans sa chambre en attendant. Je refuse poliment – enfin plus ou moins.

– Non, vraiment, c'est bon. Si je veux aller dormir, j'aurais qu'à me faire une mission commando jusqu'aux dortoirs. Par contre, c'est vraiment pas cool d'avoir encore des coloc's après... je soupire avec désespoir.

Dire que je pourrais pas ramener mes conquêtes, c'est chiant. Mais avec un peu de chance, je tomberai sur des gens qui ont une hygiène plus ou moins potable ? Ce serait bien, j'ai pas envie de faire leur femme de ménage, merci bien. Déjà, je suis pas une femme ; ensuite, je ne suis le larbin de personne ! Franchement. Vous me voyez avec un balais, un plumeau, à essayer de nettoyer les merdes qu'ils m'auront posé ?! … Ah. Le pire c'est que je le ferais, c'est déprimant. Donc je me suis vraiment transformé en femme de ménage, c'est ça ?! Humhum.

Je continue sur le fait que, la nuit, il lui faudrait tout de même faire attention quand il est dehors. Bon, remarque inutile je suppose, vu qu'il doit se balader dans l'institut et ses couloirs depuis perpet', mais bon, on sait jamais. J'ai dix ans de plus que lui – grosso modo, je suppose – donc je me dois de lui fournir d'excellents conseils pour-- Ou au pire on s'en fout.

Le petit blond continue sur sa lancée de « Je suis un gros dur, sisi ! » et, pour me le prouver, il créé une... Woah, attendez, c'est une tornade ?! J'ouvre grand les yeux, émerveillé, devant sa création que je suis des yeux en la voyant s'envoler. C'est... magique. C'est merveilleux. C'est Terrae qui permet ces miracles ? Quelque chose que la science ne pourra jamais comprendre. Que ces scientifiques, que j'avais accompagnés si longtemps, ne pourront jamais recréer, peu importe le temps qu'ils passeront dessus.

– Ouais... Je te crois, je murmure, impressionné.

J'atterris à nouveau lorsque je l'entends se moquer de mes capacités (exceptionnelles) de futur-possible-voire-improbable mono en colonie de vacances.

– Eh, te moque pas ! Les enfants m'adorent !

Par contre, mon neveu a encore peur... Normal, il me connait pas. Ahah. Ahah. Ah. Crotte.

Il laisse quelques secondes passer, avant de répondre à ma question. Par ailleurs, sa réponse me laisse un peu sur ma faim, mais je ne dis rien, et me contente de sourire un peu plus. Il semble déjà assez gêné comme ça, je vais pas non plus lui en rajouter une couche. Je secoue légèrement la tête.

– Non, t'en fais pas. Je pense tout de même que ton village est différent des nôtres, alors ça ne peut qu'être intéressant, je lui lance en lui faisant un petit clin d'oeil.

Son retour de question, en revanche, me laisse silencieux de longues secondes, avant que je ne me laisse aller à mon éclat de rire.

– Du riz ? C'est donc cette image qu'ont les occidentaux de nous ? C'est fou, ça. Non, non, on ne mange pas du riz à tous les repas. Enfin...

Mon dernier repas était composé de riz. Et le précédent aussi. … Et celui d'avant aussi, à tout bien réfléchir.
Je grommelle un peu.

– Ouais, on en mange souvent, mais pas tout le temps non plus.

'faut pas déconner !

– Et puis vous, je vous demande pas si vous mangez tout le temps des cuisses de grenouille ou des escargots, hein ! je fais mine d'être vexé, avant de rire doucement.

Je secoue un peu la tête.

– Sinon, ouais, le Japon c'est un peu... Enfin je sais pas trop comment te décrire ça. Tu as sans doute vu une partie de Tokyo en arrivant, je suppose ? Je dis pas que Tokyo c'est le Japon, parce qu'y a beaucoup de villes et surtout de villages qui sont moins développés. M'enfin ça... C'est partout pareil je suppose.



HRP : Et moi donc. Dis toi que j'ai écrit ça après avoir dormi 1h cette nuit, à environ 7h du mat'. 8D Désolée si y a des fautes j'ai pas eu le courage de relire x_x (Et pardon pour la taille)



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En ligne#   Dim 3 Aoû 2014 - 17:54

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Bon, à en juger par sa tête, je n'arrive décidément pas à prendre l'air du gars bien solide, capable d'impressionner son adversaire. Dans un sens je m'en doutais, j'ai toujours su que je ne pourrais jamais envisager une carrière d'acteur. Je suis sûr que même si je me croisai moi dans les couloirs, je ne serais pas impressionné, et dieu sait qu'il m'en faut peu pourtant. En gros, c'était un échec complet. Mais loin de me laisser démoraliser, je prenais partir de rire de moi-même.

-Bon j'admets que je ne suis pas le stéréotype du mec impressionnant... mais c'était quand même amusant non ?

A défaut de pouvoir faire peur, j'essayais au moins de me rassurer en me persuadant que j'étais capable d'être drôle. Mais même ça, ce n'était pas gagné. Et puis, en me rappelant les blagues un peu farfelues qu'il me sortait depuis tout à l'heure, je ne sais pas si je m'adresse au meilleur juge possible. Il suffit d'ailleurs de voir ce qu'il me réponds quand je lui dit de ne pas sortir sa langue si souvent. Je pouffe légèrement de rire à ce moment-là, lui adressant un regard amusé

-Eh bien ce n'est pas mon plat favori mais si tu insistes tant..., commençais-je d'un faux air détaché.

En vérité, je détestais la langue. Je sais que ça faisait partie des plats traditionnels français, de mon pays, je sais, mais je ne pouvais tout simplement pas m'y résoudre. Rien que le fait de savoir ce qu'il y avait dans l'assiette suffisait à me donner la nausée. Alors l'idée de goûter... Je crois en avoir manger par accident plus petit, je devais croire que c'était une bavette ou un truc du style... ça avait beaucoup fait rire mes parents. Le pire, c'est qu'à l'époque, je crois bien avoir aimé ça. Beurk !

Sa répartie suite à ma petite pique sur son âge me laisse sans voix, littéralement. Je m'attendais à un nouvel assaut mais lorsque j'entends le « pfeuh », je ne peux m'empêche d'éclater franchement de rire. J'ai toujours su que certaines personnes étaient susceptibles sur leur âge, Misao vient de m'en donner l'exclusivité. Encore heureux que je ne lui ai pas dit qu'il faisait à peu près 35-40 ans sinon je ne donne pas cher de ma peau. Je ne le pensais pas en plus, mais rien que pour plaisanter, je devrais tenter de lui dire... Oh et puis non, c'est bien plus amusant de l'imaginer ! D'ailleurs je n'ai pas le temps de lui sortir ma blague puisqu'il repart aussitôt sur les jeunes du dortoir. Je secoue légèrement la tête, un petit air blasé sur mon visage mais sacrément amusé surtout.

-Je comprends. Mais je pense qu'à un certain âge, nous ne sommes pas tous portés sur le ménage. Surtout les garçons. Sans vouloir t'offenser bien sûr, repris-je aussitôt.

Sa simple remarque, ainsi que les précédentes, me laissaient penser que c'était sûrement une personne très maniaque, donc pas concernée par ce que je venais de dire. Je disais cela dans un souci de généralité. En revanche, je ne peux empêcher un air inquiet de se peindre sur mon visage lorsqu'il évoque sa batte de baseball. Il... Il compte vraiment les battre avec ? Frère de la directrice ou pas, je en crois pas qu'elle serait ravie... Je pousse un léger soupir de soulagement, avant de me détendre, lorsqu'il m'avoue plaisanter, même si ça raison principale ( le fait que sa batte soit tordue ) me semble un peu douteuse. Un petit sourire vient cependant éclairer mon visage.

- Tu es un peu fou je pense... Mais c'est assez amusant !

Puis une question, pourtant évidente, me vient à l'esprit.

-Au fait, tu fais du base-ball ? Parce que ce n'est pas vraiment courant d'en transporter une avec soi juste pour le plaisir...

Il m'avoue alors que le fait de déterminer qui est l'aîné n'est pas vraiment utile ne fin de compte. Je comprends que, quelque soit le véritable premier des deux, Mademoiselle Honda semble avoir un caractère dominateur bien supérieur à celui de Misao. Cette constatation déclencha un petit rire, que je parvins à peine à étouffer. Étrangement, j'imaginais très bien la directrice menait son frère à la baguette. Rien que le rôle de directrice exige un sacré caractère en soi, alors j'imagine que Misao ne peut que s'effacer... Sauf s'il me cache des choses à propos de lui. Ce qui est sûrement le cas, mais c'est bien normal. Nous avons tous nos petits secrets.

-Mais alors, tu as sûrement rencontré Ryu aussi non ?

Mon ton est assez hésitant sur ce coup. Je me souviens bien que Ryu m'avait dit que lui et mademoiselle Honda étaient en couple mais je ne sais pas s'ils vivent ensemble, l'un n’entraîne pas nécessairement l'autre.

Le silence s'immisce alors entre nous, alors que je reprends la parole. Je me rends compte que je suis le seul à parler, lui se contente de m'écouter, d'imaginer sûrement ce que c'est que d'être guérisseur alors que je lui raconte mes sensations, mes sentiments. Il ne m'interrompt pas, ne fait même pas mine de s'ennuyer. Il se contente de me regarder poliment, le tête un peu dans les nuages. La grimace que j'ai tiré lors de sa petite tape amicale semble le perturbait également. Je laisse alors un mince sourire éclairer mon visage. Je me demande un peu ce qu'il peut en penser, mais je ne lui demande pas. Ça ne regarde que lui. J'espère juste qu'il ne s'en veut pas pour la tape ou qu'il ne se sent pas désolé pour moi. Tout réagit comme ça en général, sans comprendre qu'ils n'ont pas à se sentir mal pour une chose dont ils ne sont pas responsable et contre laquelle ils ne peuvent rien. Bien sûr cela me touche, mais cela me fait aussi me sentir coupable parce que je leur cause des soucis. Et je n'aime pas ça.

Après avoir décliné mon offre un énième fois, je m'avoue vaincu et n'insiste plus. Une mission commando hein... Bah, j'espère surtout qu'il n'en aura pas besoin. Ce serait dommage de devoir se battre pour aller dormir, surtout à une heure aussi tardive. Au pire, je l'aiderais à rentrer le plus vite possible. A la tête qu'il m'offre, je comprends qu'il en me croit toujours pas sur le fait que je puisse me défendre seul. Toutefois, je constate avec un sourire satisfait qu'il se ravise de bonne grâce après ma démonstration. Je crois même déceler une nuance impressionnée dans sa voix. Sentant le rouge me monter aux joues, je me tourne sur le côté, observant le ciel étoilé pour lui cacher ma gêne passagère.

Celle-ci passe d'ailleurs très vite lorsqu'il repart sur le thème des enfants et de lui en mode moniteur de colo. Un petit rire m'échappe, et je désigne sa batte du menton.

-Je suis sûr qu'ils apprécieront l'attention, oui, dis-je avec des yeux rieurs.

Je sens bien que ma réponse concernant la France et mon village le laisse un peu insatisfait, mais gentiment, il n'en dit rien et se contente de repartir sur autre chose, me cherchant même une excuse. Je lui adresse un sourire reconnaissant. Tout ce que je connais du monde, je l'ai appris dans les livres. Je n'étais pas la personne la mieux placée pour parler de mon pays.

D'abord un peu agacé par le préjugé que je lui sors sur les japonais et le riz, il semble rapidement se ranger à mes arguments pourtant. Bien qu'il nuance son propos, je constate que j'ai touché un point sensible et je ne peux m'empêcher de lui faire un grand sourire, avec un petit signe de la victoire.

-Tu vois ? Je ne suis pas si éloigné de la vérité en fait, répondis-je en lui faisant un petit clin d'oeil.

Il réplique aussitôt sur les grenouilles et les escargots. Je retiens alors un hoquet dégoûté. En revanche, je ne peux empêcher mon visage de prendre un mine crispée, comme si je venais de manger un aliment particulièrement acide.

-Tu fais bien ! Ce genre de plats, les français en mange plus que rarement... pour les grandes occasions en fait. Et c'est franchement écœurant, si tu veux savoir, ajoutais-je.

Surtout les escargots. Les grenouilles aussi d'ailleurs, mais ça me choque moins que l'idée de manger une sorte de limace à coquille. C'est plus fort que moi. Mes parents adorent ça eux, et ils en achetés souvent pour Noël ou le réveillon par exemple. Le pire moment du repas à mon goût.

Il me dit alors que le peu de Tokyo que j'ai vu résume assez bien les grandes villes japonaises, si l'on excepte les villages mais ça, c'est partout pareil je pense. Et Honnêtement, je n'ai pas vraiment vu Tokyo. Il faisait nuit quand je suis arrivé, et les lumières étaient trop fortes, j'ai dû fermés les rideaux pour atténuer mon malaise.

-En fait je ne connais pas Tokyo du tout, expliquais-je avec un sourire désolé. Mais je vois quand même ce que tu veux dire !


Hrp: enfin!!! J'ai trouvé ce fout courage! Tu te rends compte que c'est l'anniversaire de ton dernier post ? Prends ça comme un cadeau d'anniversaire à son honneur xD
#   Jeu 21 Aoû 2014 - 1:02

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Le petit en face de moi – bon, certes, il n’est pas si petit, mais laissez-moi user et abuser de cet adjectif si j’en ai envie – me fait assez rire. Autant sa petite remarque au sujet de sa stature ô combien impressionnante me tire un sourire, autant sa répartie concernant ma boutade au sujet de ma… langue ? manque de me faire m’étrangler de rire. Je ne suis pas sûr qu’il ait compris le sous-entendu, à vrai dire, mais c’est ce qui rend la chose aussi… touchante, on va dire ? C’est vraiment un enfant, je réalise avec un sourire en coin. Mais ce n’est peut-être pas si mal, au final ; je crois que je m’en serais voulu si j’avais eu le mot de trop et qu’il s’était retrouvé tout bafouillant. Etrangement, je me doute que c’est tout à fait son genre ; un adolescent effacé, un peu enfantin, sûrement bien intentionné. Le genre de personne qu’on rêve de croiser à chaque coin de couloir, croyez-moi ! Quoique, ce serait encore mieux s’il était mon colocataire, je crois. Pas comme ces espèces d’énergumènes abrutis shootés à la testostérone et aux amphet’…
Nous continuons à discuter tranquillement, et je m’appuie contre un mur du couloir en observant la lune, de l’autre côté, qui brille à travers la fenêtre. La lune… C’est beau, quand même. Un disque plat… Lumineux. C’est apaisant, dans un sens. Enfin. Apaisant, ça devrait l’être. Mon nez se plisse légèrement à ses mots. Comment ça, « nous ne sommes pas tous portés sur le ménage » ? Ce devrait être une préoccupation quotidienne ! Je ne vois pas comment on peut vivre dans un environnement malsain et avoir des pensées saines par-derrière ; c’est pas compatible. Autant aller travailler ou dormir dans une ménagerie, ce sera plus crade, mais au moins, on saura d’où vient l’odeur… Ok, alors déjà, c’est une chose que je ne ferai jamais. Je crois que je me souviens même plus de la dernière fois où je suis allé voir des animaux comme ça… Je devais être jeune. Mais déjà à cette époque, je ne supportais rien. Je nettoyais tout. Et sentir les excréments de ces divines créatures tout droit sorties de chez un producteur de film d’épouvante, ça ne m’arrangeait pas spécialement. Le pire, c’était lors des sorties scolaires. Je me souviens des instit’ qui essayaient de me faire découvrir des trucs. Du style « Ramassez des fleurs pour faire un herbier ! »… Et au collège, quand on devait ramasser de la terre pour l’étudier en cours. N’importe quoi… Je crois que mon pire souvenir, quand même, c’est quand on m’a poussé dans la boue. Et forcé à tenir un têtard. Un TETARD bordel de dieu. Le truc le plus visqueux et dégoulinant d’horreur, de bactéries et de boue, et d’eau, et de berk au monde. Après le blobfish. Et une fosse septique. Autant demander à un dromadaire de vous déféquer dans les mains, ça revient au même, hein ! Dire que des gens aiment ça… C’est comme avoir un chat, ou un chien, ou un canari ; ça fait ses besoins partout, ça perd ses plumes ou ses poils, et ça vous pompe l’air toute la journée. Moi je dis : NON ! NON à la domestication des animaux ! Remettez-les en liberté bon sang ! Et après, on se plaint qu’y ait trop de chiens à la SPA… Mais si on les avait pas enlevés à leur habitat naturel, ils y seraient pas, mesdames et messieurs ! Non, ils n’y seraient PAS !
Petite digression, je m’emballe. (Mais avouez que j’ai pas tort !)
Je tique. Hé, attendez, comment ça « sans vouloir t’offenser » ? Il insinue quoi ? Il remet en cause ma virilité, là ? Ça existe les hommes de ménage ! La preuve ! J’aurais pu le faire ! (Quoique, nettoyer les cochoncetés des autres, c’est pas vraiment mon trip, mais bon, j’avoue que si j’étais payé au nombre d’armoire que j’ai rangée ou de miroir que j’ai briqué chez les autres, je serais riche… Putain, j’ai pas pris la bonne branche de métier… Je pourrais trop me proposer comme homme de ménage à Terrae ! Faut que j’en parle à Hideko dès demain ! C’est génial, c’est trop cool, je vais être payé à ne rien faire ! Je vais devenir richissime ! Enfin, sauf si elle fait son rapiot et qu’elle me paie trois francs six sous, mais là, j’aurai ma technique imparable : batte de baseball. C’est utile ces petites choses.)

- C’est ça, dis tout de suite que je suis une gonzesse parce que j’aime pas le désordre, je grommelle un peu, avant de sourire à son allusion sur le fait que je sois sûrement fou. Fou ? Juste un peu dérangé j’imagine. Mais c’est pas drôle sinon. T’imagine si tout le monde était comme ma sœur ? Pfouah, l’horreur.

Durant quelques secondes, je me mets à imiter un robot, en prenant une voix mécanique et hachurée.

- Je m’appelle Hideko Honda et je n’ai pas de sentiment. Bip. Je veux que Terrae tourne parfaitement rond. Bip. Un dissident. Bip. – Coupez-lui la tête !

Sur les derniers mots, j’ai changé de ton pour prendre celui un peu plus vif de la fameuse reine de Cœur, et, très fier de ma petite imitation – qui, au passage, a dû me faire passer pour plus cinglé que je ne suis en réalité (je vous jure) – j’éclate d’un léger rire.

- Bon, désolé, j’arrête, je veux pas te faire flipper. Ouais, j’en jouais pas mal. J’espère qu’y aura des gens qui sauront en jouer, sinon je risque de vraiment m’ennuyer ici… Je sais pas ce que je vais pouvoir faire de ma vie, c’est assez perturbant.

Je lève les yeux vers lui lorsqu’il évoque Ryu. Un sourire en coin manque de s’étirer sur mes lèvres. Ah. Il connaît ce type, visiblement… Merveilleux ! Si ça se trouve, il pourra me donner des infos sur lui, et je pourrais les utiliser pour le discréditer ? Ce serait teeellement cool. Tellement génial. Parce que oui, j’ai décidé de le détester, me demandez pas pourquoi – je crois que le fait qu’il se tape ma sœur parle pour moi… Et avouez que c’est toujours bien d’avoir un coup d’avance.

- Ouais, je le connais. C’est lui qui m’a… ramené. Et emmené voir ma sœur.

Nous n’insistons pourtant pas sur le sujet, et je l’interroge plutôt sur ses pouvoirs, désireux d’en connaître le plus possible sur l’endroit. C’est… assez merveilleux de l’entendre parler de ça comme ça… Nous enchaînons encore un petit moment de cette manière, et je souris largement lorsqu’il reprend sur les spécialités culinaires japonaises. Je le laisse continuer un moment sur son pays, et les plats français, qu’il n’a visiblement pas l’air d’apprécier.

- Ecœurant ? J’imagine ouais… Je peux pas m’imaginer toucher un escargot, alors le manger… J’ai pas envie d’y penser en fait !

Le dromadaire, le retour. C’est dans le même style, j’ai l’impression…
Je hoche un peu la tête.

- C’est pas grave va. Tu auras sûrement d’autres occasions de la voir, surtout que c’est une très belle ville, la nuit. Même si elle est un peu… polluée. C’est dommage. Ça gâche un peu la magie je trouve…

Je m’étire un peu et souris encore.

- Ça te dirait qu’on marche un peu ? J’aime pas trop rester statique aussi longtemps. Enfin, si tu veux bien qu’on discute encore un peu.

Un bâillement m’échappe. Bon, au final, c’est sûrement moi qui le quitterai le premier, mais qu’importe… Pour le moment, j’ai pas envie de dormir.

- Ça te dérangerait de me parler de Ryu, un peu ? Tu as l’air de le connaître un peu, alors je me demandais si tu pouvais… je m’excuse immédiatement pour la question. ‘Fin c’est juste que je viens de débarquer, que je viens juste de retrouver ma sœur, et elle est avec lui, tu vois ? C’est un peu étrange. Surtout vu la situation dans laquelle ils sont, avec Daisuke, tout ça… Enfin, tu vois peut-être même pas de quoi je parle, désolé.

J’ai une moue un peu dépréciatrice pour ma langue qui s’agite trop vite et mes lèvres qui laissent se déverser un flot quasi ininterrompu de paroles. Comme si j’avais eu peur qu’il ne me stoppe en me disant qu’il n’en savait rien. Mais là, je crois que j’ai vraiment besoin de savoir. Même si je ne sais pas à quel point il est au courant, le fait qu’il m’ait interrogé à propos de Ryu me perturbe. Il doit savoir, non ?

- J’aimerais pouvoir faire des efforts. Au moins pour elle. Et apprendre à le connaître, pour lui faire plaisir. J’ai pas envie qu’elle pense que sa famille est désunie, et tout ça…


HRP : Désolée pour le post trop décousu et les conneries du début... xD Et pour la longueur aussi.



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En ligne#   Sam 4 Oct 2014 - 18:13

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Pendant un instant, un très court instant je dirais, je me demande ce qui peux bien se passer dans sa tête. Mais je renonce aussitôt. Bien qu'il est l'apparence d'un adulte, l'âge également, il ressemble plus à un jeune garçon à la croissance trop rapide, qui a oublié de mûrir. Bien sûr, je pense ça en plaisantant. Il m'a déjà montré qu'il pouvait être très sérieux quand il voulait. Mais parfois, on peut se poser de nombreuses questions quand même.

Suite à sa remarque sur sa virilité, je me mets à rougir sans retenue. Je commence d'abord par bafouiller puis, le temps de me calmer un petit peu, je parviens à marmonner de façon à peu près intelligible:

-Mais pas du tout, j'ai jamais dis ça. Je dis juste que c'est la première fois que je vois quelqu'un aussi attaché à l'ordre, c'est tout..., terminais-je piteusement.

Il ne semble pas particulièrement vexé par ce qu'il a cru comprendre, mais ça me gêne un peu qu'il reste sur ce malentendu. Je me rends compte que parfois, je ne m'exprime vraiment pas clairement, du coup les gens interprète mal après... Mais bon, si ça se trouve, il me fait ça exprès pour me taquiner ou me mettre mal à l'aise. Du peu que je connais de lui, ça lui ressemblerait bien. Pour la peine, lorsqu'il reparle de sa prétendue "propreté" d'esprit, je prends un air dubitatif.

- Je ne sais pas... Les fous n'attirent pas grand monde tu sais. On se contente de les enfermer le plus souvent je crois d'ailleurs, ajoutais-je d'un air tout à fait convaincu.

Lorsqu'il ajoute une remarque sur mademoiselle Honda en y ajoutant une imitation que je qualifierais de peu flatteuse, je ne peux m'empêcher de secouer la tête d'un air désespéré, un léger sourire tout de même sur les lèvres. Pourtant, lorsque sa voix prend brutalement les intonations de celle de la reine de coeur, je sursaute un bon coup avant d'éclater légèrement de rire.

-Tu exagères! Mademoiselle Honda n'est pas comme ça...

Puis, réfléchissant à ce que je viens de dire et surtout au fait que, personnellement, dans sa vie de tous les jours, je ne la connais pas, je me reprends aussitôt.

-Enfin, elle n'en a pas l'air en tout cas...

Un peu blasé par mon manque d'arguments pour défendre la directrice, je décide de détourner le visage vers le ciel, comme à l’accoutumée lorsque je suis un peu gêner. Ses propos suivants me font rire. Je me retourne de nouveau vers lui, un grand sourire sur les lèvres

-Trop tard, tu fais déjà un peu "flipper" comme tu dis, dis-je simplement, avec un petit clin d'oeil pour qu'il comprenne que je rigole.

Quand il me dit ne pas savoir quoi faire ici en revanche, je reprends un air songeur. Je ne sais pas si cela lui pose vraiment problème ou s'il veut juste me taquiner encore un peu mais je préfères le prendre comme tel. Je peux comprendre que, venant d'arriver, il ne sache pas quoi faire pour l'instant. Mais il y a plein d'autre chose que le base-ball aussi!

-Tu sais, il y a plein de chose à faire ici! Rien qu'explorer tout l'endroit devrait te prendre les prochaines années de ta vie, dis-je en riant avec légèreté. Et puis tu sais, tu es dans une école avant tout. Il y a forcément des sportifs et des gens qui jouent au base-ball ici. Ne désespère donc pas!

Je me fais surement des idées aussi mais, au moment où j'ai parlé de Ryu, j'ai cru percevoir une pointe de mécontentement. Ma curiosité me pousse tout d'abord à m'informer mais je me retiens. Après tout cela ne me regarde pas. Je considère Ryu comme la personne la plus importante de ma vie actuellement mais je comprends que certaines personnes puissent ne pas l'apprécier. Enfin non, en fit je comprends pas mais ce que je veux dire, c'est que l'on ne peut pas aimer tout le monde.
La conversation se poursuit donc sur les spécialités culinaires et nos villes respectives. Son air passablement écœuré à l'évocation des escargots est très contagieux puisque, moi-même, ne peux retenir un frisson de dégoût.

-Mais on a d'autres choses, bien meilleures! Surtout au niveau des viandes. J'aime beaucoup ça d'ailleurs, précisais-je comme si l'information était essentielle.

Je retiens alors que le pollution de sa vie le dérange beaucoup. J'avais effectivement vu un reportage là-dessus, sur le fait que le Japon avait beau être très productif et un pays extrêmement avancé, il faisait difficilement face à l'impact environnemental. C'est si triste... Les belles villes devraient être conservées au maximum. Elles sont notre patrimoine après tout non ?
Sa proposition déclenche un petit soupir de soulagement. J'ai vu son bâillement un peu plus tôt, et craignait donc qu'il ne parte immédiatement. S'il veut marcher c'est qu'il compte me tenir compagnie encore un petit moment. Et puis marcher nous permettra de lutter contre le froid. Les couloirs ne sont pas les endroits les mieux réchauffés du monde.

Lorsqu'il me demande des informations sur Ryu, je ne peux m'empêcher d'exprimer ma surprise. Je croyais pourtant qu'il ne l'aimais pas. Du moins, c'est ce que j'avais cru sentir Il semble d'ailleurs percevoir mes doutes car il essaye aussitôt de se justifier. Cela attise d'ailleurs davantage ma curiosité car ses propos me rendent plutôt perplexe. Je fais mine de comprendre mais quelque part dans ma tête, je me pose des questions. De quoi il parle ?

-Oh tu exagères... Leur situation n'est pas si atroce que ça.

Je pense qu'il fait naturellement allusion au talent de Ryu en tant que papa. Comme s'il y avait de quoi s'inquiétait. Voulant le lui prouver, je me décidé à lui accorder son souhait. Ses dernières paroles me touche un peu... Je ne sais pour quelle raison d'ailleurs. Surement le fait qu'il veuille préserver sa famille, alors que moi je n'ai pas su le faire avec la mienne... Cherchant d'abord par où commencer, je trouve assez vite de quoi parler au final.

-Ryu est mon professeur particulier. C'est lui qui m'apprends tout ce qu'il sait sur le vent et son contrôle. Il se blesse lui-même aussi pour entraîner ma guérison, tu te rends compte ? ajoutais-je d'un ton passablement irrité. Mais c'est quelqu'un d'infiniment gentil et un excellent père pour Daisuke. J'en suis convaincu. Il suffit de voir son visage quand on prononce son nom.

Me rendant compte que je quittais terre, je revins à la réalité avec un petit sourire. Me spas résonnaient en harmonie avec ceux de Misao. Je pivotais alors légèrement la tête sur le côté pour lui adresser la parole, le sourire toujours aux lèvres.

-Ryu gagne à être connu. Je te le promets. C'est quelqu'un de bien, dis-je simplement.

Hrp : Voilààààà avec du retard certes ( ce dont je m'excuse platement en m'écrasant au sol ) mais tu remarqueras que je fais un post d'une longueur normale, moi :p(enfin presque)





#   Ven 17 Oct 2014 - 16:49

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J’esquisse un sourire amusé lorsqu’il me dit qu’il ne pensait pas ça en disant que « généralement, les hommes ne sont pas autant portés sur la propreté. » Oui, bah non, bah zut, hein. Voilà ! Si on est pas propre, on peut pas vivre correctement ; de même que, si on fait des expériences, les résultats peuvent en être altérés ! Eh oui, voilà la cause de tout ceci ! C’est simplement parce que je suis un scientifique hors pairs et que ma vie professionnelle bouffe un peu trop ma vie privée… Hum, comment ça, c’est un gros mensonge ? Non, c’est pas vrai, c’est faux, c’est complètement faux ! Enfin, c’est faux que ce soit un mensonge, vous suivez ? Genre, c’est vrai que c’est la réalité, mais c’est faux que cette situation soit inventée ! Voilà voilà. Non, vous me croyez toujours pas ? Comment ça j’étais déjà maniaque avant de me diriger vers cette voie ? Et mes kits du petit chimiste alors, vous y pensez ? Bande de malotrus. Vous dénigrez mes premiers pas dans le monde divin de la biologie cellulaire ! Vous méritez tous un châtiment digne des pires tortures moyenâgeuses pour ça… Ahem.
Nous continuons, parlons un peu de ces tarés qui se promènent avec leur batte de baseball en pleine nuit dans les couloirs – je vous jure, tous les fous ces gens, hein, ils méritent vraiment pas de vivre – puis sur le fait que ma sœur est effectivement… À peu près aussi aimable qu’un robot programmé pour l’extinction de l’espèce humaine. Le robot de Terminator, c’est elle, en fait. Tout s’explique ! Je suis ravi d’avoir enfin pu mettre des mots sur ce que je pressentais depuis toutes ces années. Soulagé, je dirais même ! Maintenant, reste à voir comment éliminer le monstre… Boarf, je trouverai bien d’ici là, j’imagine, c’est pas pressé. Pour le moment, elle ne sait pas que je sais… Héhé.
Puis j’enchaîne sur le baseball ; c’est vraiment ma passion, après tout. Aussi étrange que ça puisse paraître pour un rat de laboratoire tel que moi, je sais que ça peut choquer mais bon. Du coup faudrait que j’aille un peu traîner en salle de sport histoire de voir s’il y a pas des gens motivés à faire un peu de sport. Même si c’est que pour courir un peu avec eux, faire un entraînement collectif style sport ! Oui, je sais, il y a des cours de sports. Mais je refuse catégoriquement d’y aller, déjà parce que j’ai 27 piges, et ensuite parce que c’est mon cher beau-frère qui fait cours.

- Ouais, je trouverai bien quelques personnes mais bon… Jusqu’ici j’ai croisé que des bisounours – sans vouloir t’offenser, je continue avec un sourire amusé.

Nous continuons sur notre discussion culinaire, avant de revenir, un peu plus tard – bon, j’avoue, c’est moi qui y suis revenu – sur le sujet « Ryu ». Ce type est super mystérieux n’empêche, il parle pas beaucoup, et on sent qu’y a une certaine volonté de s’effacer. Malgré sa prestance – trucs de Masters ou je sais pas trop quoi. C’est p’tetre pour ça qu’il est avec ma sœur… Genre il arrive à la canaliser, p’tetre ? Ah, ça y est, ça m’énerve déjà, j’aurais pas dû revenir sur le sujet en fait…
Je hausse les épaules en entendant Matheo me répondre. C’est vrai, ils ont l’air heureux ensemble. Mais bon… C’est pas le problème. Quand je vois Hideko, quand je vois l’état dans lequel elle s’est mis, je peux pas croire qu’il n’y a « rien ». Certes ça n’a pas de rapport avec Ryu, il l’a même… aidée, mais… Enfin bon.

- Je sais bien, je soupire, me décidant tout de même à le laisser finir.

Mes yeux se détournent, et un long silence plane. Mon excitation est passée et ne reste à nouveau que ce sentiment un peu vague de confusion. Il est un peu tard, ça doit être pour ça…

- J’essaierai de lui parler, une fois, mais bon, je souffle. Je me sens mal à l’aise. J’ai pas l’impression d’appartenir au même monde que vous. Le même monde qu’eux, en fait. Surtout s'il est comme tu l'as dit. Il a l'air... sympa. J'imagine.

Un sourire neutre se glisse sur mes lèvres.

- Désolé, t’as peut-être pas besoin d’entendre ça. Je devrais pas t’emmerder avec ces histoires, surtout à cette heure-ci. Je dois être un peu crevé c’est pour ça…



HRP : Je suis désolée, j'ai pas la foi de faire un post de 1000 mots T-T Si ça te va pas, ou que tu sais pas quoi répondre, dis le moi et je rallongerai ><



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En ligne#   Mer 29 Oct 2014 - 10:27

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Bizarrement, il n'a pas l'air convaincu de pouvoir trouver des camarades avec qui faire du baseball à Terrae. Un peu perplexe, je me demande ce qui peut bien le tracasser. Ce n'est pas comme si le baseball était un sport qui n'existai pas dans ce pays ou que personne ne le connaissait, donc il doit y avoir autre chose. Son âge peut-être... C'est vrai qu'il est plus âgé que la plupart des élèves habituels, mais je ne vois pas en quoi cela poserait un problème. Au pire il y a des cours de sports spéciaux, je suis sûr que Ryu pourrait organisé un truc de baseball... Un rire étouffé franchit mes lèvres alors quand une idée germe en moi. Est-ce justement parce que c'est Ryu le professeur de sport qu'il n'a pas envie de pratiquer ? Ca expliquerait plus logiquement sa réaction et surtout, même si c'est très bête, c'est au moins rigolo.
Sa remarque sur les bisounours me fait hausser les sourcils. Essayant de reprendre mon air "je suis un gros dur", je recréai la mini tornade dans ma main avant de le menacer avec.

-Attention, les bisounours ont du mordant aussi..., lui dis-je en désignant la tornade.

Je laisse alors échapper un rire, laissant ma tornade disparaître, pour lui montrer que je plaisante. Je ne suis pas du genre à me vexer pour si peu. Et puis, il suffit de voir son imitation peu flatteuse de mademoiselle Honda pour comprendre qu'il est du genre blagueur sans pincettes.
Ma description de Ryu semble obtenir... un accueil mitigé. Peut-être s'attendait-il à ce que je lui dise des choses choquantes ou secrètes sur son beau-frère. Je lui adresse un regard blasé, secouant la tête sur le côté tandis qu'il reprend la parole. Cette fois-ci, je me garde bien de rigoler. Déjà parce que je n'en ai pas envie, ensuite parce que je comprends ce qu'il peut ressentir. Toutefois, désireux de le rassurer, je prends la parole à mon tour.

-C'est normal dans un premier temps de ressentir ça je pense, après tout, cela ne fait longtemps que vous vous êtes retrouvés non ?

Les yeux perdus dans le vague, mon regard accroche brièvement les rayons de la lune. Avec un léger sourire, je poursuis sur ma lancée.

-Tu sais, au début je ressentais la même chose que toi. Toute ma vie en fait je l'ai ressenti... Et c'est Ryu qui m'a permis de me faire accepter et de m'accepter moi-même. C'est pour ça que je te dis que ça s'arrangera, quand tu trouveras une personne qui sera là pour toi... et que le temps fera son oeuvre, répondis-je avec douceur.

Je secoue de nouveau la tête quand il s'excuse, laissant échapper un long soupir.

-Tu n'as rien fait qui mérite des excuses! affirmais-je

Lorsqu'il me dit que c'est surement la cause de la fatigue, je tourne de nouveau mon regard vers le ciel. La nuit est bien avancée. Normal qu'il soit fatiguée. Un peu inquiet, je me retourne vers lui, l'incitant à aller dormir.

-Tu devrais aller te reposer alors! Ce n'est pas bon pour une personne normale de ne pas dormir assez, ajoutais-je avec un sourire amusé.

#   Mer 29 Oct 2014 - 13:32

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L’un de mes sourcils se hausse et je recule un peu en agitant les bras devant moi, comme pour me protéger de sa minuscule tornade, les yeux grands ouverts. Eh mais, c’est qu’il essaierait presque de m’attaquer le p’tit gars ! Qu’il attende que j’aie mes pouvoirs, et on verra qui va morfler, ahah ! Ahem. Bon d’accord, je sais qu’il plaisante – j’espère, en fait – mais j’ai bien le droit d’entrer un peu dans son jeu, non ? C’est presque mignon, en fait…

- Nooonnn, ne m’attaque pas ! Promis, j’arrête ! Permets-moi de vivre !

Ma voix trahit ma légère hilarité, et un sourire en coin finit par étirer mes lèvres. Ce n’est pas vraiment de la moquerie, je pense. Il a l’air de ne pas mal le prendre et c’est bien, d’ailleurs – en général, les gens ont tendance à me traiter de con en boudant. Lui se contente de rire en laissant sa création se dissoudre dans les airs. Néanmoins, mon air joyeux ne reste pas très longtemps, et mon visage se fait un peu plus neutre alors que nous enchaînons sur Ryu. C’est vrai, je ne l’aime pas beaucoup. Je ne sais même pas pourquoi. Peut-être parce que j’ai l’impression qu’il m’a volé ma sœur, qu’il a volé ces années que j’étais censé passer avec elle. J’aurais voulu être celui qui la protégerait, qui l’écouterait, celui qui l’aurait soutenu, à vrai dire. L’idée que quelqu’un d’autre l’ait fait, que je n’ai pas pu la voir, que nous étions si proches et si éloignés à la fois… quelque part, ça me fait mal. Très mal. Mais je la comprends, elle avait le droit de demander de l’aide. D’en recevoir. Mais malgré tout, je ne peux pas m’en empêcher. Rester un peu interdit devant eux, avec l’air de ne plus appartenir à son monde. J’aimerais être capable d’en vouloir à ma sœur, mais je l’aime tellement que je ne peux pas. Alors je me rabats sur Ryu. Je le sais, ça. Je le sais. C’est injuste. Mais j’ai besoin d’en vouloir à quelqu’un d’autre pour ne pas en vouloir à moi-même.
Matheo voit juste cela dit, et j’acquiesce lentement. C’est vrai que bon, c’est pas simple. Il faut peut-être un peu de temps, c’est tout. Mais j’ai l’impression que c’est un retard que j’arriverai jamais à rattraper. J’ai un soupir. Trouver quelqu’un qui m’aidera à m’accepter, hein… Pour le moment, je vois pas trop comment ce sera possible. Mais bon… Peut-être un jour.

- Ouais c’est vrai… On verra bien. J’espère que ça s’améliorera, je soupire. Merci... J'essaierai d'y penser à l'occasion.

Un sourire en coin, un peu plus faible, j’acquiesce lentement.

- Je vais aller me coucher, ouais. Merci Matheo, c’est gentil de m’avoir écouté. Et pas un mot à Ryu, hein ? je rajoute avec un rire nerveux, un peu inquiet à cette idée.

Puis, un peu gêné, je me passe la main sur la nuque.

- Bonne nuit. Je repasserai te voir à l’occasion, je rajoute avec un sourire de plus.

Je lui fais un signe de la main et m’éloigne en direction du dortoir, qui n’est plus très loin. Lentement, j’ouvre la porte et rejoins silencieusement mon lit, avant de me laisser tomber dessus. Je ne tarde pas à m’endormir, le visage d’Hideko flottant dans mon esprit.
C’est trop galère…



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