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C'est ça, le bonheur [Pv. Huo ♥]
##   Lun 9 Sep 2013 - 18:44

Personnage ~
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Huo Zhang
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Humeur : Ca va, ça vient... Et quand ça vient, ça va très bien~

Je réalise au moment où elle se tourne que je n'aurais jamais du la toucher. Elle a l'air complètement paniquée et me jette un regard de biche prise sous les phares d'une voiture, terrorisée. Mais pas paralysée. Elle se dégage brusquement en hurlant et la bourrasque qu'elle m'envoie me fait glisser sur plusieurs mètres. Je grimace un peu sous le choc mais ne tente pas de bouger alors que je la vois qui recule doucement contre le mur comme pour s'éloigner.
Je me mordille la lèvre et met mes mains devant moi pour la rassurer sur mes intentions en lui parlant doucement pour qu'elle se détende. Je me contente de lui dire de se calmer, que je ne lui ferais aucun mal en tentant de capter à nouveau son regard.


– Je-- vais bien.
-Je vois ça. Aoi, regarde moi. Voilà, calme toi je ne te ferais aucun mal d'accord ? Je n'en ai jamais eu l'intention et je ne l'aurais jamais. Je reste là d'accord ? Je ne suis pas Lui et je ne veux que t'aider.


Je m'arrête à mi-distance, assez loin pour ne pas pouvoir la toucher. J'en ai déjà vu des filles qui réagissaient comme elle malheureusement. Le genre qui étaient trop jolies pour leur propre bien et qui ont eu la malchance de croiser un mec qui ne comprend le sens du mot "non".
Et de savoir que ça a du lui arriver ça me met dans une rage folle. Mais chaque chose en son temps, d'abord il faut réussir à la calmer. Rha c'est là que c'est pas pratique d'être un mec quand même.


##   Lun 9 Sep 2013 - 20:53

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Je tente de calmer ma respiration à ses mots. Je pourrais me demander pourquoi il insiste avec ce regard là, pourquoi il s'occupe de moi alors que j'aurais pu le blesser sans le vouloir. Me dire que je dois avoir un air particulièrement pathétique sur le visage, que je mérite pas l'attention de qui que ce soit, surtout pas la sienne. Je pourrais aussi m'interroger longuement à propos de ses mots, peser le pour et le contre, savoir si je peux lui faire confiance ; à propos de ce qu'il a dit, simplement. Essayer de voir si ce n'est pas un coup de bluff. Ou comment il pourrait être au courant, avoir deviné, peu importe. Me dire qu'il sait. Me mettre en colère, lui hurler qu'il a tort.
Mais je ne bouge pas. Mes yeux sont vides. Humides. J'entends juste mon prénom qui se répercute avec force dans mon esprit, ce prénom qu'il a prononcé avec tant de simplicité, en m'intimant de le regarder. Avec douceur et fermeté. Sans la moindre once de moquerie, la sincérité s'échappant de tous les pores de sa peau, et luisant au fond de ses iris océan. Un frisson me remonte le long de l'échine. Il Lui ressemble un peu, à Kei. Dans ses gestes rassurants et sa voix. Cette manière qu'il a de dire les choses... Et de lire en moi comme dans un livre ouvert.
Ça m'énerve. Ça me rend triste. Et en même temps, je suis un peu heureuse. Heureuse de voir que d'autres pourraient être comme Lui. Je comprends plus rien à ce qui se passe.
Une larme coule le long de ma joue, et je retiens les suivantes.

– Tu m'as fait peur, je murmure d'une voix oscillant entre la gêne et la peine, une pâle justification qui sonne comme un aveu extorqué de force.

Je me rends peu à peu compte de la position dans laquelle je me trouve et du grotesque de la situation, légèrement calmée suite à ses mots. Je détourne les yeux, me mordant la lèvre, incapable de soutenir son regard.

– Pardon.

Pour tout dire, j'ai même pas la force de contester ce qu'il a dit. Parce que j'ai pas envie de parler de ça, que la discussion va tourner et rond, et que je sais très bien la réaction qu'il va avoir. Je ne veux pas lire de pitié dans ses yeux, pas après avoir réussi à lui prouver que je valais plus que ce que j'en avais l'air.
Tout ça me dépasse. J'ai toujours réussi à cacher (plus ou moins) cette aversion que j'ai pour les mecs depuis... ça. Et pourtant, là... Ouais. Ça m'emmerde, disons les choses crûment. C'est de sa faute. C'est entièrement de sa faute.
Je me passe une main tremblante sur le visage, fermant doucement les yeux. J'arriverai sûrement plus jamais à le fixer dans les yeux, c'est mort. Même Allen, même Mitsuki, même Maman. Personne n'était au courant. Et je m'en tirais parfaitement bien.

– Je suis fatiguée. J'aurais pas dû sur-réagir. C'est rien.

Sérieux, Huo, de quoi tu te mêles ?



Je vole en #F54759
##   Lun 23 Sep 2013 - 17:59

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Ses yeux sont humides, troublés. Elle semble se reprendre et la lueur de colère et d'indignation que je lis dans ses yeux me tire un sourire amusé. Elle essaye de se retenir de pleurer, par fierté peut-être, parce qu'elle n'aime pas l'idée que je puisse lire en elle comme ça ? Elle ne sait pas que je préférerais être confus sur le pourquoi de son état. Pouvoir détecter cet état c'est pas un truc dont je suis fier, pas du tout même parce que c'est une preuve flagrante que j'ai vécu dans un monde où ce n'est pas rare. Et si je ne renie pas ces racines je ne les accepte pas totalement non plus. Par honte un peu, par déni beaucoup, par refus de la nostalgie surtout.

– Tu m'as fait peur.

Sa phrase, ses excuses me tirent un sourire désolé mais sincère. Je me sens idiot, lourd même, d'avoir insisté et de l'avoir retenu. J'aurais du deviner qu'elle voulait pas en parler.

– Je suis fatiguée. J'aurais pas dû sur-réagir. C'est rien.

Je soupire doucement, un peu agacé. Idiote, tu cherche à convaincre qui là ? Moi je m'en fous de ça, mais les personnes à qui tu ne l'a pas dit tu crois pas qu'elles auraient aimé être au courant ? Même si c'était que pour être là ? Parfois on oublie que nos amis sont les seuls personnes qui ne peuvent pas nous blesser. On oublie qu'ils seront les seuls à ne pas avoir pitié quand même nous on se trouve pathétique. On oublie juste pourquoi ils sont nos amis et pourquoi on les aime.

-Bien sur.

Je n'ai pas pu empêcher un sourire cynique de dessiner mes lèvres. Mais en même temps je m'en fous à un point... Qu'elle me frappe si elle veut, mais voir quelqu'un mentir à ce point, Se mentir à ce point... Bah quelque part, ouais, ça me fout les boules. Surtout puisque c'est elle.


##   Mar 24 Sep 2013 - 18:33

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Un tremblement m'échappe, bien malgré moi. Son sourire. Encore une fois. Si agaçant ; sûrement agacé, mais qu'importe. Il me blesse. Cynique, un peu mauvais ; je sais pas ce que je suis censée comprendre et ça me déchire le cœur. J'avais cru lire de la sincérité dans ses yeux, à peine quelques secondes auparavant. Et là, il me fait encore ce coup là. Ça me tue. Non, vraiment, ça me tue. C'est débile, et je le sais bien. Mais y a rien de plus horrible qu'un de ces sourires là quand on est dans cet état-là. Et sa voix.
Il se fout clairement de ma gueule.
Mes paupières s'abaissent. Je prends une longue inspiration – pour retenir et ravaler avec difficulté les larmes qui menacent encore de couler. Je refuse. Je refuse de me laisser aller encore une fois et lui prouver qu'il a raison de réagir comme il le fait. J'ai failli penser que, peut-être, c'était pas si grave qu'il ait deviné. Que, peut-être, il me fixerait pas lui aussi avec haine ou dégoût, avec cette pitié maladive et écœurante ; qu'il me verrait pas comme une loque, une pauvre chose, là, devant lui, à tenter d'avoir l'air plus forte que je ne le suis ; qu'il... juste qu'il ne sourirait pas de cette manière, qu'il ne me regarderait pas avec ces yeux-là. Ces yeux où dansent une lueur indescriptible qui n'aide pas à améliorer mon état.
Ces tremblements, c'est pas de la peur ou de la colère. C'est juste un froid immense, qui m'envahit sous le coup de la détresse, de l'incompréhension et de la déception ; ce dégoût que je ressens envers moi-même, et qui revient au galop, cette envie de m'envoler, de partir et de tout laisser tomber, encore une fois. T'as tout pété Huo. T'es qu'un con. T'es vraiment qu'un con.
Je rouvre les yeux pour les ancrer aux siens, et affronter l'océan tumultueux qui s'y cache. Je me fais violence pour garder un visage parfaitement neutre, aussi lisse que possible. J'en ai connu, des connards. Mais tu détiens la palme d'or, toi. Ça te plaît de faire du mal aux autres, Huo ? À trouver leurs faiblesses et les exploiter, jusqu'à ce qu'ils craquent ? Finalement, c'est vrai. Tu lui ressembles pas – ou du moins je refuse que ce soit le cas. Je te déteste. Je te déteste.
Je pince les lèvres, m'approche de quelques pas ; et je sens à peine ma main partir vers lui pour lui administrer une gifle monumentale. Mes sourcils se froncent et je l'assassine du regard, bien que regrettant déjà mon geste. Tant pis, c'est de sa faute, il l'a cherchée celle-là.

– Je n'ai pas de leçon à recevoir de la part d'une tomate farcie, Zhang. Maintenant, si tu veux bien m'excuser, j'ai pas que ça à faire, j'articule d'une voix glaciale qui n'offre aucune réplique, les yeux brillants d'une lueur argentée.

J'ai une répartie de merde et je vous emmerde. Comme ça, c'est dit.
Je me détourne de lui sans faire attention à sa réaction, ignorant ma paume douloureuse, et sort sans demander mon reste. La porte se claque avec force derrière moi – sûrement un courant d'air que je n'ai pas réussi à retenir.
Connard de Feu.
Huo, je t'exècre du plus profond de mon âme.



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