Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Une interminable journée [terminé!]
#   Dim 4 Aoû 2013 - 1:16

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La journée avait été monotone, comme toutes en fait. Elle était rentrée dans un quotidien qu’elle désirait morne, un peu comme si elle devait faire pénitence de quelque chose en fait… Un peu comme si, elle voilait peu à peu son soleil. Ceux qui la connaissaient en France auraient été choqués de voir ce qu’elle était devenue.

Terne. C’était ce qu’elle était. Elle souriait, mais ses yeux ne souriaient pas. Rien n’avait vraiment changé, si ce n’est qu’elle s’était enfermée sur elle-même. Elle n’entamait plus une conversation d’elle-même, elle répondait, elle se montrait plus ou moins avenante… Mais ça n’allait pas, c’était visible, mais personne ne se sentait assez concerné pour lui demander ce qui n’allait pas…

Cela faisait une semaine en fait que son humeur était comme ça, avant elle donnait sans doute mieux le change… Mais il y a une semaine, elle célébrait les un mois de la mort de Julien. Depuis son humeur était ce qu’elle était. Au plus bas. Elle avait recommencé à sangloter tous les soirs dans son lit, au grand dam de ses camarades de chambrée qui pourtant ne disaient rien, elles ne disaient rien, prendre une paire de boule quiès que deux heures pour l’écouter.

Elle s’était rendue compte combien elle était vide sans lui, combien il lui manquait… Elle avait expérimenté toute sorte de douleurs, mais celle-ci était la plus ingérable. Plus pernicieuse non plus, incompréhensible et sourde par ailleurs. Insupportables. Oui c’était le mot, insupportable.

Alors elle se réfugiait dans un morne quotidien, dans une routine tout aussi prenante que déroutante. Elle se levait le matin vers les quatre heures, elle n’arrivait tout bonnement pas à dormir plus. Elle se douchait et se trouvait un endroit tranquille où s’entrainer à la gymnastique, elle se défoulait et dépensait une telle énergie qu’elle passait le reste de la matinée de cours dans un état léthargique. A midi elle grignotait plus qu’elle ne mangeait, elle allait en cours le reste de l’après-midi, ensuite elle bossait à la bibliothèque, elle rentrait tard, elle trainait sans but en ville. Souvent quand elle revenait la cantine était fermée, elle se contentait de grignoter un biscuit du bout des lèvres.  Puis elle lisait ou pleurait jusqu’à s’endormir sur le coup des minuits…

Ce soir-là il était tard mais sans plus vingt-deux heures trente tout au plus. Elle avait cette gueule de ceux qui sont épuisés, mais qui savent qu’ils ne réussiront pas à dormir avant longtemps. C’est en mode zombi qu’elle entra dans le hall commun des dortoirs, elle prendrait à droite et se retrouverait dans ceux des filles…


Todo aquel que piense que la vida siempre es cruel,
Tiene que saber que no es asi,
Que tan solo hay momentos malos, y todo pasa.



Dernière édition par Ipiu Raspberry le Lun 6 Juil 2015 - 0:21, édité 1 fois
#   Mar 6 Aoû 2013 - 15:19
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Invité

J'ai passé une sacrée journée moi aujourd'hui, je pense ne jamais avoir été si vidé d'énergie lors d'un autre jour... Lors que les paupières sont lourdes mais on ne peut pas les laisser se fermer parce que... Parce que... Je me suis perdu enfin, mon cerveau ne retrouve plus le chemin, je pense même que je tourne en rond. J'en suis pas sûr à 100% mais j'en suis quasiment persuadé. Je ne sais pas quelle heure il est, ce qui m'importe c'est de trouver mon lit, mon lit bien confortable dans lequel je fais des rêves magnifiques avec des pots de glace dansant autour d'un feu en crème chantilly... Ouais on dirait des rêves de drogué MAIS ce sont mes rêves et je les trouve succulent.

Au lieu de rêvasser, je devrais plutôt me concentrer sur ce que je fais. Je n'ai aperçu personne jusqu'à présent. J'ai été faire un tour dans la piscine après avoir été courir dans la salle de gym et y prendre une petite douche pour me rincer... Trop d'effort sûrement mais je vais m'en sortir, ça valait la peine. C'est une bonne journée de dure labeur. J'ai beau marcher dans les couloirs des bâtiments en scrutant dehors pour reconnaître une quelconque voie me rappelant le chemin.. J'a l'impression d'avoir Alzheimer, ça serait triste à mon âge.

Je continue d'avancer et... ENFIN, je frotte mes yeux pour me rassurer de ne pas rêver. Non, je ne rêve pas, je me trouve bien dans le hall des dortoirs, j'entends des personnes parler, que ce soit des voix de filles ou de garçons, elles résonnent doucement telle une berceuse dans un camping. Je mets à regarder les deux couloirs amenant l'un au dortoir des filles et l'autre à celui des garçons... Je ne sais absolument pas lequel prendre. Vraiment un drôle d'état dans lequel je suis. J'en rigole car je sens que je vais me tromper, à mon habitude mais qui ne se trompe jamais?

Je choisi donc celui de droite, je m'y aventure discrètement pour ne pas réveiller ceux qui ont de la chance d'être en tête à tête avec leur lit...
#   Mar 6 Aoû 2013 - 22:46

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Elle n’était fatiguée, non fatiguée n’était pas le mot. Arasée, épuisée se rapprocher plus de son état. Elle gardait les yeux ouverts cependant, aussi longtemps qu’elle le pouvait… Il était tellement douloureux de les fermer.

Quand le rideau de ses paupières se baissait, une projection ultra privée commençait. Elle continuait la vie qu’elle menait encore un mois et demi plus tôt quand elle s’endormait… La vie ne devenait qu’un cauchemar dans lequel il était douloureux de s’immerger. Pourtant, le matin venait, rompant ses rêves, la séparant de celui qu’elle aimait. Chaque jour elle se levait avec la sensation qu’elle aurait préférée dormir à jamais. Pourtant son corps lui refusait ce sommeil qui n’avait rien de réparateur.

Elle entra dans le dortoir. Quelque chose clochait. Vu son état de fatigue avancée elle eut du mal à comprendre quoi. Lorsqu’elle réagit, il était presque trop tard. Un homme. Elle faillit crier au pervers mais connaissait sa silhouette. Ils avaient passé une après-midi plaisante bien que mouvementé peu après leurs arrivées respectives. Ils s’étaient par la suite souvent recroisé dans les couloirs de l’institut et avaient échangé quelques politesses sans pour autant trouver le temps de discuter réellement. Elle lui avait même rendu son bandeau, qui avait un peu changé… Mais jouerait tout aussi bien son rôle.

Takeda. Que foutait-il là ? cette question passa au second plan quand elle entendit les pas du surveillant. Elle les reconnaissait de loin, cela faisait des jours qu’elle grillait le couvre feu, et qu’elle jouait au chat et à la souris avec lui, éteignant sa veilleuse et arrêtant de lire lorsqu’il faisait sa ronde… Et le roux n’était décidément pas à sa place dans le dortoir des filles. Sans un mot elle se glissa à ses côtés et posant sa main sur sa bouche lui murmura :


« Ne crie pas, je sauve ton honneur, tu es dans le dortoir des filles, et le surveillant arrive. »


Ensuite elle agit vite et avec précision. Henrietta prit le contrôle du corps d'Ipiu, elle le poussa fermement vers un lit qu’elle savait libre et remonta la couverture sur eux deux, se collant à lui pour ne faire qu’une seule bosse dans le lit. Elle laissa dépasser ses tresses. Elle retint son souffle, c’était quitte ou double. Soit ça passait et ils ne leur arrivaient rien, soit ça cassait, et Takeda ne serait pas le seul à se prendre un gueuleton. Elle le défendrait.

Tout se passa bien, et Takeda put rejoindre son dortoir sans s'être fait gaulé.


Todo aquel que piense que la vida siempre es cruel,
Tiene que saber que no es asi,
Que tan solo hay momentos malos, y todo pasa.

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