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Courir à en perdre Haleine
##   Ven 9 Aoû 2013 - 10:58

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Localisation : Terrae, les Alentours du Lac. Heure : 7 heures du matin.
J'étais électrique, comme prête à bondir. C'était d'ailleurs bel et bien le cas. Cela faisait plusieurs fois que je faisais un peu de sport et que je me répétais sans cesse la même chose : "Je perd mon souffle, je manque d'endurance". Alors il fallait que je m'entraîne et j'étais justement là pour ça. Où ? Et bien au bord du Lac qui était dans les alentours de Terrae. Je n'allais pas piqur une tête, ça non, moi qui avait horreur de l'eau. Mais j'allais aller courir, dès que je me serais un peu étirée et échauffée.
Habillée d'un pantacourt noir moulant et d'un tee-shirt rouge aux reflets plus foncées, je souriais en me remémorant la dernière fois que j'avais couru dans cette tenue : une vieille dame m'avait pris pour un feu follet qui serait venu voler son âme et avait hurlé à la mort en courant chez elle. Je n'avais pas tout compris sur le moment et j'avais du aller m'excuser après. C'était pas ma faute pourtant ! Mais je m'égare.
Une fois que je fus échauffée, je partis en petite foulée autour du Lac. La musique aux oreilles, je courrais au rythme de celle ci. Je m'étais à l'avance préparée une petite playlist (de 30minutes) pour que les tempo ne change pas trop. Les yeux demi-clos, je slalomais entre les arbre tranquillement.


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Courir à en perdre Haleine Kateky10
##   Ven 9 Aoû 2013 - 19:16
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Mes yeux refusent de m’obéir le matin, ils ne veulent pas s’ouvrir. Je sais que c’est normal, mais chaque jour j’ai peur. Peur d’être mort et de ne jamais me réveiller. C’est débile, j’en ai conscience, tant que j’arrive à penser, c’est que je suis en vie… Non ? Sans doute, je n’ai pas envie de croire en dieu ou au paradis de toute façon. Ca serait trop sombre je crois.

Ce matin il m’a fallu huit réveils pour me lever. Mon portable n’en a pas plus. J’vais devoir aller en acheter de nouveaux. Tant pis, je le ferais. En même temps j’ai voulu me lever plus tôt que d’habitude pour profiter de la fraicheur et de l’absence de monde sur la promenade du lac pour aller… Courir.

Je ne sais même pas si je sais comment on court. Je n’ai pas le souvenir d’avoir appris. Ou alors je l’ai peut-être oublié. Je ne sais pas, ce dont je suis sûr, c’est que je refuse de mourir sans avoir réussi une fois au moins à courir. J’aurais l’air d’un con, j’ai déjà l’air d’un con à mourir si jeune, je ne veux pas en rajouter. Alors je me force à déplier les bras, je débranche tous les appareils qui vérifient que je reste en vie pendant la nuit… Et le cathéter qui me nourrit en grande partie.

Je mets une dizaine de minutes à me laver. Je n’ose pas regarder dans la glace de la salle de bain mon corps décharné. Je me dégoute. Pourtant un jogging et un long tee-shirt blanc plus tard je ressemble à quelque chose. Presque. J’enfile mes baskets, et je pars, il fait à peine jour. Je ne me presse pas, je ne veux pas être exténué quand j’arriverais au lac. Une heure plus tard, je peux me considérer comme échauffé.

Je commence à courir. Non. Ce n’est rien d’autre qu’une marche rapide, j’essaie d’affiner mes mouvements, je ne suis pas sûr que ce soit très convaincant. Je dois ressembler à un gosse de trois ans qui essais de courir, mes mouvements sont vraiment désorganisés, et mes pieds s’aiment tellement qu’ils veulent se faire des bisous. Bref c’est la galère…

Mais le pire c’est que des petits points blancs commencent à danser en limite de mon champ de vision. Je m’accroupis la tête entre les jambes pour reprendre mes esprits… Si j’y arrive.
##   Ven 9 Aoû 2013 - 19:52

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Je cours encore, je viens de faire un tour du lac. Décidément  les alentours de ce plan d'eau sont très jolis, vraiment agréable à voir. Et étonnement, j'ai encore du souffle. Et bien c'était parti pour un second tours non ? J'arrivais sur une grande ligne droite et j'apercevais au milieu une tache blanche. Un autre joggeur matinal ? Je fronçais un peu les sourcils et forçais sur ma vue. Non, il n'avait pas l'air de courir. Marche rapide ? Non plus. Ces mouvements étaient maladroits, très maladroits.
Je l'observais toujours de loin. Il manquait de tomber, j'allongeais la foulée. Ah non, il se rattrapait, ma foulée se raccourcissait d'autant. Puis il s'arrêta. Je le rejoignis en quelques foulées et m'arrêtais à ses côtés. Aie, l'arrête brusque c'était plutôt dur. Mon soufflé était devenu tout a coup plus court et je dus tousser un coup pour reprendre un peu. Mais je m'inquiétais plus du garçon qui était en face de moi :
"Hey, tu es sur que ça va aller ?"
Malgrè mon souffle court, je lui fis un grand sourire réconfortant. C'était un garçon plus jeune que moi, avec des cheveux roux vifs. Je n'arrivais pas à voir ses yeux, mais je fus étonnée par sa blancheur. Certes, je n'étais pas très coloré moi-même, mais il me battait largement. De plus, il était vraiment maigrichon. Mais je ne jugeais jamais personne sur son apparence, quel quelle soit. Je me penchais un peu plus.
"Parle-moi, je ne vais pas te manger, je ne suis pas méchante, promis."
Et c'était vrai ! J'attendais simplement sa réponse, pour être sûre qu'il aille bien. Je m'en serais voulu de laisser quelqu'un seul alors qu'il n'allait pas bien du tout. 


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##   Ven 9 Aoû 2013 - 20:39
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Accroupis, la tête entre les genoux, je me demande si je vais vomir, tout en sachant que je ne le ferais pas. J'a’ vomi tellement souvent pendant les chimios. Je sais quand je ne vais plus me retenir, quand l’acide brule ma gorge et ne peux plus être retenu par ma glotte. Là rien ne franchira mes lèvres, pas même le yaourt qui me tient lieu de petit déjeuner.

J’essaie de calmer ma respiration haletante. Zen. Je ne veux pas m’évanouir, je ne veux pas appeler les secours. Si c’est pour qu’on me dise que je suis un inconscient et que vu la taille de la tumeur courir, et donc dilater les veines de mon cerveau est dangereux. Merci mais sans façon. Merde. Je ne suis pas un jour près non ? Et si je mourais.

Quoi l ? De suite ? Non. Peut-être ? Non. Je ne veux pas. Je ne perdrais pas conscience, la peur est sur le point de me faire perdre les pédales quand une voix frôle ma conscience.

« Hey, tu es sur que ça va aller ? »


Je n’ai pas encore le courage de répondre à cette personne. C’est une fille je pense. Elle n’a pas la voix roque d’un homme. Ou alors c’est un gamin qui n’a pas encore mué. C’est aussi possible. Je me concentre sur cette présence, j’en rapproche ma conscience, trouvant comme une ancre pour ne pas m’évanouir.

« Parle-moi, je ne vais pas te manger, je ne suis pas méchante, promis. »

Je trouve enfin le courage de rouvrir les yeux et de plonger mon regard émeraude dans le sien. Elle aa des yeux bleus cristal. Je m’y perdrais bien un instant. Je retrouve un peu de souffle. Juste un peu. Je me laisse tomber sur mes fesses trop peu rembourrées pour amortir le choc. J’ai la voix roque quand j’arrive enfin à parler.

« Loin de moi l’idée que vous êtes une vile sorcière gente demoiselle, mais ma condition physique laisse à désirer. »

##   Ven 9 Aoû 2013 - 21:15

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Le jeune garçon a l'air de mettre du temps à s'en remettre. Je suis toujours facilement inquiète pour les autres, un petit instinct protecteur qui refait trop souvent surface. Donc j'attendais simplement qu'il me parle. Ou qu'il tombe par terre. Mais non, le voilà qui relève la tête. Il a de beaux yeux verts qui font d'autant plus ressortir sa crinière rousse et les tâches de rousseurs qui parsème son visage creusé. Peut-être est-il malade... Le voilà qui se laisse tomber. J'ai un mouvement pour le rattraper, mais me reprend car je vois bien que c'est volontaire. Il n'a pas l'air très bien quand même.
« Loin de moi l’idée que vous êtes une vile sorcière gente demoiselle, mais ma condition physique laisse à désirer. »
Mon sourire s'agrandit tandis que je m'assois devant lui. S'il a la force de parler ainsi, c'est que je n'ai pas à m'inquiéter. Mais au fond, je serais toujours un peu alerte durant notre rencontre. Ce sera plus fort que moi, c'est cette impression de faiblesse grandissant qu'il dégage. Et sa voix lorsqu'il ma répondu n'a rien arranger. Mais je ne vais pas passer dix minutes à ne faire que lui demander si ça va, cela ne va pas arranger les choses.
"La mienne n'est pas à la hauteur de mes attentes non plus. Je m’appelle Nariwen. Tu es aussi de Terrae ?"
Ma respiration est presque revenue à la normale et ma voix a repris ce ton énergique qu'elle a d'habitude. Je reprendrais mon entraînement dès que j'en aurais fini avec ce petit loup. Je pose les mains en arrière de mon torse et détache mes cheveux. Ah, ça va mieux ! Je n'aime pas du tout les attacher, j'ai l'impression qu'une partie de moi est prisonnière. Je soupire un grand coup, puis reprend la conversation :
"Bon alors, quel est ton objectif pour cette bel journée ?"
Je le regarde, un regard rassurant et plein de vie. Mon sourire est de même et ne me quitte pas une seconde.


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##   Ven 9 Aoû 2013 - 23:55
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Je n’aime pas du tout le son qu’à pris ma voix. On dirait un mélange entre un râle d’agonie. Berk. D’habitude ma voix est bien moins enrouée. Je tousse un peu dans l’espoir de retrouver un semblant de normalité. J’admets, je ne serais jamais une grande voix, mais au moins d’habitude elle n’a pas l’air si pitoyable…

Au moins la jeune fille sourit. Elle semble trouver mes mots drôles. Je fais souvent cet effet. Ca ne me dérange pas je préfère être amusant que pitoyable. C’est mieux ? Sans doute. Elle est jolie. Je ne peux m’empêcher de le remarquer. Elle n’est pas gigantesque, elle a un joli teint blanc, pas comme le mien qui est plus blafard que porcelaine.

D’ailleurs comme une poupée de porcelaine, elle a des grand yeux cristallins je prends plaisir à plonger mon regard dans le sien encore un instant, quelques secondes. Ils sont purs, et grandiose, je détourne à regret mon regard pour ne pas être indiscret ou la mettre mal à l’aise. Peut-être d’ailleurs y suis-je restée plantée trop longtemps, je ne suis pas doué en rencontres… Elle me demande si je suis de Terrae… J’hoche affirmativement la tête.

D’ailleurs, les gens étrangers à Terrae peuvent-ils venir ici ? J’espère que non, mes parents seraient capables de venir me chercher sinon. Merde. Je chasse cette idée de ma tête. NON ! Ils m’ont empêché de vivres pendant des années, maintenant qu’ils me laissent mourir en paix. Je relève mes genoux pour y appuyer ma tête. Elle me demande mon objectif, je grimace, c’est pitoyable…

« J’aimerais réussir à courir cinquante mètres… »

##   Sam 10 Aoû 2013 - 0:19

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Le garçon plante un instant son regard dans le mien, et s'en détourne finalement. Cela semble le mettre mal à l'aise. J'espère ne pas trop avoir une sale tête, après ce que je viens de courir. Je le regarde aussi, et je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il a l'air vraiment malade. De toute façon, je n'aurais jamais demandé ce qu'il avait. De un, parce que je n'avais aucunement peur de la contamination : généralement, quand tout le monde autour de moi était malade, j'étais en plein forme et je tombais moi malade sans que personne ne comprenne pourquoi ni comment. Alors je n'avais pas à m'en faire. De deux, parce qu'on ne savait jamais sur quoi on pouvait tomber : Et si il avait quelque chose de vraiment grave ? Cela m'aurait miner le moral pour une éternité...
Au final, le garçon acquiesce ma première réflexion, il est bien de Terrae, comme quoi il me reste beaucoup de personne à rencontrer ! Puis il répond à ma deuxième question. Une question qui peut paraitre étonnante et qui dans la bouche de quelqu'un d'autre serait passer pour de l'humour. Mais l'on sentait bien à son ton que ce n'était pas le cas. Il avait même grimacé. Je connaissais cette expression, je connaissais le sentiment installé dans son regard. L'impression que l'on est nul... Je n'aimais pas cette expression. Elle voulait qu'elle s'en aille.
"Et si tu venais avec moi pour les faire ? Enfin, si ça ne te dérange pas de te caler sur mes petites foulées !"
Je ris gentiment, étendant mes jambes pour lui montrer qu'elle sont plus petit que les siennes. Il est très grand d'ailleurs. Je lui fis un grand sourire, mes yeux lui montrant que j'étais prête à l'aider et que cela me faisait très plaisir. Puis je me levais et m'étirais un coup comme un chat et comme à mon habitude. Enfin, je lui proposais ma main pour l'aider à se relever. Cette main disais aussi : Viens, je vais te donner tout l'espoir que je pourrais.


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##   Sam 10 Aoû 2013 - 16:01
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Hum. Point positif elle ne s’est pas foutue de ma gueule. Elle en aurait tout à fait eu le droit de le faire. Je sais que cinquante mètres c’est souvent moins de la largeur d’une cours d’école primaire… Je ne me souviens même pas si j’arrivais à courir au primaire… Enfin, là n’est pas la question… Je suppose.

Merde. Je viens de me rendre compte qu’elle s’est présentée. J’étais tellement obnubilé par ses yeux que je ne l’ai pas réalisé de suite. Idiot et malpoli. Bravo Dest, tu cumules les points négatifs, si tu rajoutes faible et laid, tu vas la faire fuir. Tu es génial comme type. Elle s’appelle Nariwen, je n’ai jamais entendu ce prénom, ça me fait un peu penser à Arwen dans le seigneur des Anneaux, c’est joli. Ca donne un air elfique.

Pourtant, la jeune fille ne se formalise pas de mon impolitesse. Loin de là, elle me sourit même. Je n’avais pas remarqué ses jolies lèvres rosées prisonnier que j’étais de ses yeux de cristal. Elle ressemble finalement plus à une fleur qu’à une poupée de porcelaine. Enfin, elle est gentille. Elle me propose son aide, pas comme on le fait souvent avec moi, par pitié, mais par gentillesse. Ca change quoi ?

Tout.

Elle me tend la main. Je la saisi, j’essaie de sourire, mais je ne suis pas sûr d’être à son niveau. Je me redresse, je chancelle un peu avant que le sol arrête de trembler. Je reprends contenance.

« Merci, de votre sollicitude. Je vais essayer de vous suivre jolie demoiselle, mais ne riez pas je vous prie si je n’y arrive point. »


Je souris, pour de bon cette fois, et j’enchaine avec ma comique révérence.

« Destan Villaça pour vous servir Dame Nariwen. »

##   Sam 10 Aoû 2013 - 17:19

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Le jeune garçon me regarda de nouveau avec une expression étrange, et j'allais vraiment finir par vérifier si je n'avais une trace sur le visage. Un bout de terre peut-être ? J'avais traversé lors de mon tour du lac quelques flaques de boues après tout. Bon, reste Zen Nariwen, il a l'air un peu à l'ouest le pauvre, tu ne vas pas en rajouter une couche non plus. 
Toujours est-il qu'il prit ma main et se releva, un peu tremblotant. Un médecin aurait dit qu'il n'aurait pas du forcer s'il était malade. Mais pour moi, le sport était un moyen d'activer le corps, alors zut ! Au final, le garçon avait cessée de trembler et c'était redressé : en effet, il était vraiment plus grand que moi. Une demi-tête je dirais, à vu de nez. Bon, il fallait enlever quelques centimètres de touffe rousse, mais bon. 
« Merci, de votre sollicitude. Je vais essayer de vous suivre jolie demoiselle, mais ne riez pas je vous prie si je n’y arrive point. »
"Jamais je ne rirais de personne. Jamais pour me moquer. Nous avons tous nos trésors et nos différences. Il n'y a rien d'autre à voir."
Je lui fis un grand sourire plein de gentillesse, un de ces sourires dont j'avais le secret, ceux qui vous font ressentir ce que je ressentais. Le garçon souria finalement et fit un révérence, qui était drôle et élargit mon sourire.
« Destan Villaça pour vous servir Dame Nariwen. »
Je lui rendis sa révérence, à la féminine et lui pris le bras, l'invitant à me suivre. Je serais là pour le soutenir en cas de besoin et j'allais caler mes foulées sur les siennes, l'encourageant de mon contact que je voulais réconfortant. En route !

 


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##   Sam 10 Aoû 2013 - 23:30
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Je trouve qu’il y a plutôt une bonne ambiance. Elle me met à l’aise. Ce qui n’est pas évident je l’admets… Et d’ailleurs elle semble à l’aise avec moi, ce qui est encore plus rare. Je suis le style de type sur lequel on n’attache pas son regard, ce style de type qui fait tellement pitié qu’on préfère détourner les yeux pour masquer votre embarra. Pourtant c’est pas contagieux, et votre monde ne s’écroulera pas…

Enfin, je l’aime bien cette Nariwen, elle est souriante mais pas compatissante. Avec elle je suis un homme pas un malade. J’aime. Je suis debout, en équilibre. Ce qui a de bien à avoir été malade toute sa vie c’est qu’on connait toujours les limites de son corps. Et là, je me suis éloigné du point de rupture… Pour un moment.

Elle sourit, et je lui rend son sourire, elle sait donner du courage aux gens, si elle n’était pas venue, je pense que je serais rentré. Je n’aurais pas persévéré, je serais peut-être revenu demain. Peut-être. Pour l’heure elle me motive. Tant mieux. Je suis presque impatient.

« On y va ? »


Elle me saisit par le bras et nous partons. Je ne me dégage pas. C’est assez agréable quelqu’un qui vous tient ainsi. Au début je sens sa poitrine contre mon bras, et je rougis, est-ce pour cela, ou parce que nous nous gênons mutuellement qu’elle relâche la pression sur le dit bras pour ne saisir que ma main, non, en fait je la gêne, mes mouvements sont vraiment désordonnés, je ne « cours » pas droit et je manque de la pousser avec mes bras qui cherchent à stabiliser ma course, pourtant elle ne perd pas patience. C’est une sainte.
##   Dim 11 Aoû 2013 - 11:55

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Le garçon prend son courage à deux mains et me suit. Je ne sais pas s'il avait couru un jour avant celui là tellement ses mouvements sont peu ordonnés. Mais je veux qu'il réussisse à faire ce qu'il m'a dit. Presque plus que lui je crois. Mais je crois qu'il a besoin de ses bras pour s’équilibrer un peu. Il n'empêche que je ne lâche pas sa main, positionnant la mienne dessous : ainsi je peux le soutenir un peu lorsqu'il tangue vers moi et le retient lorsqu'il part de l'autre. Mes foulées sont lentes, mais accompagnent les siennes. 
Nous sommes tellement concentrés sur les mouvements de Destan que nous en oublions la distance. Quand je le sens qu'il fatigue vraiment, je l'arrête, prenant ses épaules pour l'aider à rester debout. Je regarde rapidement derrière nous : tiens, on a fait beaucoup plus que cinquante mètres là ! Au moins 80, si ce n'est plus. Je souris, essais de capter le regard émeraude du petit et lui dit d'une voix douce :
"Hey, regarde derrière toi ! C'est une belle distance ça, non ? Comme quoi tu te sous-estimais !"
Je lui rajoute un petit clin d'oeil sympathique, l'observant un peu plus. J'espère qu'il va bien... Je ne suis pas encore initié, et donc je ne sais si je serais guérisseuse mais je ne le suis pas maintenant dans tout les cas. je m'inquiète un peu, même si je n'en laisse rien paraître : et s'il tombe dans les pommes maintenant ? Je ne pourrais pas le soulever, il est trop grand par rapport à moi. Et à cette heure ci, peu de personne passe par ici. Bon, quand la guérison semble compromis, on pense d'abord à la prévention. Je tient toujours une des mains de Destan, et je ne la lâcherais que quand il sera remis. Je la serre et la desserre à intervalle régulier pour qu'ils sache que je suis là. De mon autre main, je lui frotte le dos, délicatement, mais assez pour qu'il le sente quand même.
*Allez mon grand, ne me lâche pas !*


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##   Dim 11 Aoû 2013 - 22:52
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On court, ou du moins on prend de la vitesse. Nariwen me soutient. J’imagine que ce n’est pas évident, mais elle s’accroche, me donnant un peu plus d’équilibre. L’espace d’un instant, je peux me souvenir de la sensation que c’est de courir, le vent fouette mon visage. Je me revois enfant, j’ai quatre, peut-être cinq ans, je cours insouciant dans un jardin. L’herbe caresse mes plantes de pieds. Je ris.

J’ouvre les yeux. Je n’en peux plus, j’ai ce qu’on nomme un point de côté. Le retour à la réalité est dur. Douloureux. Mon corps est ma prison, je le sais depuis longtemps, mais… Essayer de courir me le rappelle encore une fois. Je grimace, j’ai mal. Pas mal comme quand je sais que je vais m’écrouler, mal comme quelqu’un qui n’a jamais fait de sport, et pour qui il est de plus en plus difficile de marcher au quotidien. Mal comme un abrutit qui ne sera jamais un sportif.

"Hey, regarde derrière toi ! C'est une belle distance ça, non ? Comme quoi tu te sous-estimais !"

Je jette un regard en arrière. Nous avons parcouru à peine une centaine de mètre. Enfin, à peine… C’est d »jà beaucoup pour moi. Je suis à bout de souffle, j’ai les jambes qui tirent et une forte envie de vomir me prend. Cent petits mètres et mes genoux me lâchent. Je me sens tomber comme dans un rêve, comme si j’étais à côté de mon corps. Nariwen me retiens et grâce à elle je ne vais pas m’étaler pitoyablement face contre terre.

Je tombe à genoux, déchirant dans le même élan mon beau jogging. Peut-être aussi mon genoux. Je crois que j’en ai rien à taper. Des larmes montent à mes yeux. Je suis partagé entre la joie de l’exploit accomplis et la douleur qu’il m’a fallu pour l’accomplir. J’ai du mal à reprendre mon souffle, je me devine encore plus livide que d’habitude. Je ris tout en pleurant, je dois être pitoyable. Et mon souffle qui me manque toujours. Un mot monte à mes lèvres….

« Merci »

##   Ven 6 Sep 2013 - 21:09

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Oups ! Rattraper d'un jeune en détresse et hop, glisser par terre plus ou moins délicatement, ça c'est fait. Par contre, j'espère vivement que le bruit que j'ai entendu n'appartient qu'à un de ses vêtements, et non à son corps, parce que bon, je ne suis pas infirmière, et même si j'étais au fond une guérisseuse, je n'étais pas encore initié, donc personne ne pouvait le savoir. Je regarde silencieusement le garçon, il pleure, et l'expression de son visage exprime à la fois la joie et la douleur. 
Je ne connais pas Destan, je viens juste de le rencontrer, je ne sais même pas ce qu'il a, ce que son passé cache. La seule chose que je sais, c'est que sa vie a du etre un sacré calvaire. Bien plus que la mienne, et surement bien plus que beaucoup d'entre nous. Alors quand j'entend son "Merci", plein de reconnaissance et de douleur, je sais que cet instant restera gravé en moi. Je souris, comme je suppose que les anges regarde leur protégé avancer dans la vie. Je passe un de ses bras au dessus de mon épaule et commence à le soulever.
"Aller viens, je te ramène. Tu n'as qu'à me guider."
Mon sourire et mon regard indiquent qu'il n'a pas le choix, je ne l'abandonnerais pas là.


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##   Jeu 3 Oct 2013 - 22:28
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J’ai peu. Je me sens excité. Je ne sais plus vraiment où je suis ni ce que je dois faire, la seule chose que je sens encore c’est les cailloux qui déchirent mon pantalon. La douleur me ramène peu à peu à la réalité. Et la réalité est douloureuse, je peine à retrouver mon souffle. Chaque inspiration déchire mes poumons et j’ai mal au niveau du flanc gauche. Un point de côté, je crois que c’est la première fois que j’en ressens un après un réel effort.

Nariwen sourit. Elle veut encore m’aider. Elle me propose de me raccompagner. J’incline la tête, je ne suis tout simplement plus capable de parler. Je reprends mon souffle et me redresse au bout de quelques minutes. Encore là, je ne suis pas au meilleur de ma forme, mes muscles fonctionnent mal, je sens que j’ai du mal à me mouvoir. C’est risible. Horrible. Je perds le contrôle de mon corps, et j’en ai conscience. Je le cache. Je souris.

« Il faudrait qu’on commence par rejoindre l’arrêt de bus mais je ne sais pas exactement où il est. »


Bon, point positif, je tiens debout. Point négatif je ne suis pas certain de pouvoir avancer encore longtemps… Et j’ai le genou qui pisse le sang. Mais ce ne sont que des détails. Je suis immensément heureux.
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