Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Marcher des heures à travers la forêt, respirer par le nez se retourner jamais... (Karin ?)
Ven 9 Aoû 2013 - 21:11
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Je ne veux pas aller en cours. Je sèche. Idiot que je suis. Froussard que je suis. Je suis terrifié à l’idée qu’ils me jugent, terrifié à l’idée qu’ils se moquent de moi. Pour quoi ? Pour rien. Pour mon physique, je m’en fout en fait, j’ai peur qu’ils me trouvent bête. Je sais, c’est ridicule. En plus j’aimerais aller en cours, mais il y a comme une résistance en moi, et j’en suis incapable.

Alors chaque jour je donne le change à Aaron, je quitte la maison à heure fixe, et je vais me cacher dans le parc. Là j’attends, sagement, patiemment. Je regarde les gens, et la nature qui même domestiquée ma fascine. Derrière ces buissons, il y une fourmilière, en haut de cet arbre il y a un nid de moineaux, dans ce noisetier on voit tout le temps courir, voire voler un écureuil. Je sais qui laisse son chien chier au millieu des fleurs pour faire du compost… Et qui les laisse chier dans l’allée tout court.

Je connais toute la vie qui s’agite tout au court de la journée. J’admets que je m’y ennuie maintenant, mais je ne sais pas où aller. Alors je reste là immobile. Je suppose que certains doiveent me prendre pour une statue. M’en tape. Je suis bien sur mon banc.

Ploc !

Hein ? Une goutte d’eau ? Bah. J’ai dû rêver. Il fait chaud, et quand je suis parti il n’y avait pas de nuages. Je lève les yeux au ciel. Merde. En quelques instants je me retrouve trempe de la tête aux pieds… Mais la pluie n’est pas glaciale. Loin de là, c’est une pluie d’été. Chaude et agréable. Une idée saugrenue me vient je retire les chaussures. Il parait que c’est un truc de tarés de marcher pieds n us sous la pluie. Je suis une personne bizarre.
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Ven 9 Aoû 2013 - 22:57
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Il fait chaud. Il fait trop chaud. Je suis en train de mourir sur un banc à cause de cette chaleur ambiante. J'ai pourtant tout fait pour empêcher toute hausse de température corporelle : j'ai un brumisateur dans la main, je suis habillée de la jupe la plus légère possible,du t-shirt blanc tout simple et avec des sandales. Normalement, je devrais pouvoir apprécier la chaleur, et non pas suffoquer ! Dire que j'étais venue exprès dans ce parc pour profiter de l'ombre des arbres... Mais non, Tokyo l'été, comme toutes les capitales que j'ai visité, il y fait 30° minimum. Malheureusement pour moi, je fais partie des blondes qui ne peuvent pas bronzer, donc sensible aux coups de soleil. Je serais née un siècle plus tôt, j'aurais été encore plus appréciée avec cette peau blanche...

J'ai beau renforcer les feuillages des arbres qui m'abritent, je sens tout autour de moi cet air brûlant. Les gens sont bien courageux de sortir quand même de chez eux pour se promener. J'aurais eu une clim' qui fonctionne ou un ami Air, je serais restée dans ma chambre toute la journée ! Soudainement, je vois s'écraser une goutte d'eau au sol. Un miracle ? Mais oui ! Le sol brunit à vue d'oeil, et bientôt une véritable pluie d'été s'abat sur le parc. Inutile de le dire, je suis extatique. De l'eau, de la vraie qui rafraîchit ! Avec un plaisir non dissimulé, je sors de mon abri végétal pour profiter de ces gouttes providentielles. J'offre mon visage un instant au ciel, puis je me mets à sautiller en riant sous cette ondée.

C'est alors que je le vois. Un garçon roux, pieds nus, qui marche aussi sous cette pluie. D'humeur joyeuse, je me rapproche de lui et lui lance :

- Elle n'est pas géniale, cette pluie ?
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Sam 10 Aoû 2013 - 0:48
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Les gouttes s’écrasent sur mon corps. Au début je réussis à la compter, mais ensuite je perds le compte. Je suis trempé. J’abandonne mes chaussures et mets les voiles sur la pelouse. Nulle part ne figure une interdiction de marcher sur le tapis vert… Non ? Du moins depuis le temps que je squatte les lieux je n’en ai pas encore vu.

Mes vêtements collent sur ma peau, un peu comme quand je transpire, sauf que c’est autrement plus agréable. Je ne pense pas en cet instant qu’ils ne dissimulent plus ma finesse maladive. Je dois avoir l’air d’un cadavre et pourtant je souris. Je ris même. Mes pieds frôlent l’herbe mouillée, ils dérangent une famille de puceron, mais je ne m’en rends pas compte. Je profite de la caresse de l’herbe sur mes plantes de pieds.

Une jeune fille m’aborde. Ca devient une habitude à Terrae, suis-je vraiment si séduisant ? Non… Je ne pense pas. Elle l’est, blonde et bien proportionnée, elle mériterait d’apparaitre dans certains magazines que j’ai… feuilleté à l’occasion. Elle est vêtue légèrement, très légèrement. Ses habits trempés ne laissent aucun doute quant à ses sous-vêtements… Un joli ensemble en dentelle noire. Je rougis en détournant les yeux, pudeur quand tu nous tiens.

« Elle est des plus agréables vous avez raison gente demoiselle. »

Je me concentre sur son visage quand je me tourne à nouveau vers elle. Il est harmonieux, elle en a de la chance d’être tellement agréable à regarder. C’est loin d’être mon cas, mais je vis bien avec. Il me semble qu’il est d’usage de se présenter dans ce genre de situations.

« Destan Villaça pour vous servir Damoiselle. »


Je fais à mon habitude une grotesque révérence qui manque de me faire rencontrer violement le sol rendu glissant par la pluie.
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Sam 10 Aoû 2013 - 16:58
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De loin, on ne s'aperçoit pas que ce jeune garçon est aussi émacié... Les vêtements trempés ne dissimulent pas grand chose, je peux parfaitement voir cette maigreur qu'ont habituellement les malades et pas les jeunes adolescents en pleine croissance. Mais s'il est dehors, c'est qu'il doit se sentir mieux, n'est-ce pas ? Ou alors il s'est enfuit de l'hôpital, ce dont je ne l'en blâmerait pas. Je choisis de faire abstraction de ce détail pour me concentrer sur son visage. On ne voit pas ses yeux, sous cette frange flamboyante... Mais à ses rougissements, je crois savoir ce qu'il regarde. Mes vêtements ne sont pas en meilleur état que les siens... Enfin, comme ça, je peux constater que ma dentelle ne laisse pas les hommes indifférents. J'ai bien fait de la prendre. Face à sa pudeur, je me mets à rire joyeusement. C'est mignon, un garçon qui rougit ! 

Il me répond en s'efforçant de me regarder dans les yeux, ce qui me permet de voir un éclat vert. Quel chanceux, un rouquin aux yeux émeraudes ! Puis il se présente, et manque de s'affaler en me faisant la révérence. Mon corps esquissa un geste pour le retenir, mais il retrouva lui-même son équilibre. Ouf, vous imaginez s'il s'était brisé un os en tombant ? Avec un corps aussi fluet... Son nom me faisait davantage penser à l'Espagne qu'au Japon. Peut-être vient-il d'Amérique du Sud ? Retrouvant le sourire, je réponds d'une voix taquine :

- Quel gentleman ! Je suis Karin Alamaba, preux chevalier ! Vous plairait-il de m'accompagner pour une promenade sous l'ondée ?

Mon nom sonne faux je trouve pour ces paroles... Un nom plus romantique aurait davantage convenu, mais eh, je ne suis pas née durant l’ère Victorienne... Mes parents ont donc choisi un nom "moderne". Je le rejoins dans l'herbe mouillée tout en retirant mes sandales puis lui tends une main. Ça fait si longtemps que je n'ai pas marché pieds nus dans l'herbe !
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Dernière édition par Karin Alamaba le Sam 10 Aoû 2013 - 21:46, édité 1 fois
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Sam 10 Aoû 2013 - 21:11
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Je n’arrive à me décider si son « gentlemen » est ironique ou pensé. Après tout je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer ses proportions, proportionnées… Et ses jolis sous-vêtements. Personnellement je pensais que les beaux dessous ne se portaient pas au quotidien. Je les pensais inconfortables au possible et destiné à usage unique de faire fantasmer la gente d’hommes à laquelle j’appartiens, à savoir les puceaux. Bref, hum osef.

Elle répond sur le même ton que moi, j’apprécie. Je sais que ma manière de m’exprimer est bizarre, on me l’a déjà assez fait remarquer. Alors j’apprécie vraiment. Elle rentre même dans mon cérémonial, ce qui me fait plaisir, un sourire s’épanouit joyeusement sur mes lèvres. Elle vient de me proposer une promenade sous la pluie. Non ?

Elle se saisit de ma main, ce qui j’admets ajoute à ma confusion, je ne suis plus sûr qu’on puisse faire la différence entre mes joues et les cheveux qui ruissellent dessus. Je la regarde les yeux écarquillés. Une jolie jeune fille vient de me demander de me balader avec elle ? Certes, elle ne peut me vouloir comme garde du corps, alors peut-être qu’elle s’ennuie ? En tous les cas qu’elle compte sur moi.

« Vous me faites trop d’honneur Damoiselle Karin, si vous me l’accordez, je serais votre guide, que souhaiteriez-vous découvrir de cet humble domaine ? »


Je le connais par cœur. La pluie nous entoure, nous sommes obligés de crier pour nous entendre. J’aime cette ambiance suréaliste.
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Jeu 22 Aoû 2013 - 21:36
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Je le vois s'empourprer à vue d'oeil face à ma proposition et à mon geste apparemment incongru. Ce jeune garçon est d'une fraîcheur attendrissante avec ses réactions ! Ce serait divertissant de le faire tourner en bourrique, mais je n'ai pas le coeur à m'amuser à ses dépens. Il a l'air trop innocent ! J'attends qu'il retrouve sa voix avant de faire un geste de plus. Je ne voudrais pas le mettre mal à l'aise non plus... On sent qu'il n'est pas franchement habitué à passer du temps avec une fille. Ni avec des gens tout court en fait, à en juger par son parler...

« Vous me faites trop d’honneur Damoiselle Karin, si vous me l’accordez, je serais votre guide, que souhaiteriez-vous découvrir de cet humble domaine ? »

Mon sourire n'a rien de faux ou de forcé lorsque je lui réponds gentiment :

- Sire Destan, je vous laisse m'emporter là où vous le souhaitez, je prendrais plaisir à me perdre en votre compagnie. Vous êtes charmant !

Les gouttes font un vacarme assourdissant, l'orage est d'une grande violence aujourd'hui ! Décidément, les contrées asiatiques n'ont aucun sens de la mesure... Températures abrutissantes ou typhons et autres joyeusetés. Vous parlez d'un pays modéré ! Je ne serais pas étonnée que nous passions toute la promenade à crier pour pouvoir s'entendre. Saisissant son bras, je me rapproche de lui avec un sourire en coin, guettant sa gêne malgré moi. C'est tellement mignon !

Commençant à marcher doucement, je le laisse me guider, lui faisant totalement confiance. Qui sait, il m'emmènera peut-être dans un endroit du parc que je n'ai jamais soupçonné ! Il y a beaucoup de belles choses dans le domaine de Terrae qui me reste à découvrir... Mon principal défaut étant d'être curieuse, j'entame la discussion de manière simple:

- Vous êtes de l'institut de Terrae ? Appréciez-vous le Japon ?

hrp : heu... Oups ? Désolée pour mon retard, j'espère que je ne t'ennuie pas trop !

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Ven 23 Aoû 2013 - 22:20
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Elle a bien dit charmant ? C’est sans doute la première fois qu’on utilise ce qualificatif pour moi. D’habitude j’ai plus souvent droit à « chétif, » « pâle, » « hors normes » parfois, même si ce n’est pas souvent prononcé à voix haute, je le vois dans leur yeux, les gens pensent « terrifiant. » Charmant c’est la première fois, alors je souris, niaisement sans doute, mais avec tout mon cœur. Je suis touché que quelqu’un me dise cela… D’autant qu’elle ne semble pas mentir.

« Alors laissez-vous guider dans mon royaume. »


Je laisse derrière nous nos chaussures déjà remplies à ras-bord d’eau. Quand il pleut ici, il ne fait pas semblant. Je lui fais traverser l’intégralité de la pelouse, longeant de grands massifs de fleurs embaumantes. Certaines ressemblent à des roses, ou peut-être des camélias… Elles tombent lourdement courbant leurs tiges. D’une blancheur teinté de rose, son cœur est vif quand sa robe reste de porcelaine. Les tiges n’ont pas d’épines, en auraient-elle mes actions seraient-elles différentes ?

Sans doute pas. Mes doigts volent une fleur et vont la déposer sur l’oreille de la blondinette. Elle ne dénote pas avec la poupée en porcelaine qui le porte. La fleur est à peine plus claire que la jeune fille qui le porte. Une jolie fille. Une jolie fleur. C’est simple non ? Si simple que nous reprenons nos déambulations.

J’ai l’impression que la jeune femme se fiche éperdument de moi. Elle semble par ailleurs bien s’amuser, grand bien lui fasse, car au fond cela me plait d’être une distraction. Elle s’est saisie de mon bras, y pressant sa chaleureuse poitrine. Dieu ! Je dois être mort. Bon, visiblement ce n’est pas le cas. Malheureusement, mon cramoisi ne doit pas avoir à envier celui des coquelicots qui ont remplacé les fleurs précédentes. De petites fleurs violettes et jaune rappellent une jachère, l’effet désiré en plus. Je nous rapproche d’un bosquet. Nous allons devoir franchir une allée de gravier.

« Je suis arrivé il y a quelques semaines à Terrae, je pense que c’est un peu un endroit international, alors je ne peux pas vraiment dire que j’ai visité le Japon… Et vous ? Etes-vous-la depuis longtemps ? »

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Lun 26 Aoû 2013 - 11:37
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Je le laisse m'entraîner sur cette pelouse, je découvre ainsi des allées bordées de massifs odorants et colorés. Les fleurs sont magnifiques, d'une couleur parfaite. J'ai malheureusement bien peur que la pluie ne finisse par les abîmer. Les gouttes sont grosses, il va y avoir du dégât parmi les plantes. C'est drôle que je me préoccupe de ce genre de détails... Sans mon affinité, je n'y aurais probablement même pas penser. Il faut croire que je suis devenue plus sensible à mon environnement. Je note dans un coin de ma tête qu'il faudra que j'entraîne particulièrement cette partie de ce don. J'aimerais être capable de manipuler les plantes uniquement par la pensée, sans ajouter des gestes. Ma foi, pour une fille qui n'avait pas la main verte, je pense que je vais finir par devenir écologiste.

Les doigts de Destan volent vers une fleur, un camélia blanc et rosé, la cueillent puis viennent m'en coiffer. Je suis touchée par l'attention, car il n'était pas obligé. La fleur est vraiment très jolie. Dois-je prendre cela comme un compliment ? Je souris, baisse les yeux, mais ne dit rien. Il n'y a rien à dire. Cela briserait le moment, et puis, il doit bien savoir que je l'en remercie. La beauté d'une femme est toute aussi éphémère que celle d'une fleur, je prends soin de la mienne et en profiterais aussi longtemps que possible. Nous continuons à marcher, silencieux, profitant de cette fraîcheur et de la beauté des fleurs. Je remarque qu'il continue à rougir, et ça me fait rire. Je revois mes premiers émois de l'adolescence à travers lui. J'avance vers mes 22 ans, c'est fini pour moi. Finalement, il brise le silence pour répondre à mes questions et nous reprenons la marche en discutant. Tant mieux, ça me fera penser à autre chose que ces cailloux qui me piquent les pieds en traversant l'allée.

-Je suis ici depuis bientôt deux ans. J'ai eu le temps d'apprendre à apprécier le Japon. L'endroit à beau être international, je n'ai rencontré que des natifs ou des Anglais, pour la plupart. Je devrais bientôt pouvoir passer Master.

J'ajoutais en souriant, amusée par l'idée :

- Si vous êtes Terre, venez me voir ! Je pourais vous servir de professeur particulière. Je serais ravie de vous aider à vous améliorer !
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Lun 26 Aoû 2013 - 23:13
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J’aime la sensation de froid et d’humide qui monte de mes pieds. J’aime la pluie qui me fouette le visage, la boue qui constelle le bas de mon pantalon, le froid qui se glissent en moi. J’aime jusqu’à la blessure du gravier sur mes pieds. Je suis en vie. C’est bizarre non ? Toutes ces sensations peuvent être jugées de désagréables, mais moi je m’en délecte. Je dois sourire.

En pensant à la blessure des petits graviers sous mes pieds, je suis pris d’un regret immense. Je suis incapable de porter Karin dans mes bras pour préserver ses voutes plantaires. Non. Je ne devrais pas m’en vouloir pour si peu, comment puis-je d’ailleurs vouloir lui éviter ce qui me comble de joie ? Je suis vraiment bizarre comme type…. Ou alors la présence de sa généreuse poitrine sur mon bras maigrelet m’amène à perdre l’esprit.

Alors il faut deux ans pour devenir master. Je ne le serais donc jamais. Je ne suis pas particulièrement triste de cette découverte, je le vis bien en fait. Même si je ne tarderais pas à arrêter… De vivre. Je souris, alors elle connait Terrae depuis tant de temps ? C’est une chance cet endroit est magique. Du moins, pour moi il l’est. Majestueux, magnifiques. Nous arrivons dans ce qui se veut être un bois de pins, les aiguilles craquent sous nos pieds. Elles sont plus douces que l’on peut s’imaginer la pluie doit les assouplir. D’ailleurs elle frappe moins fort maintenant que nous sommes à l’abri des branchages.

« Vous pourrez ajouter un français à votre liste ! Et vous, quelle nation a-t-elle la chance de vous compter dans ses rangs ?»


Je souris amusé par l’idée qu’elle n’ait pas encore rencontré de français m’amuse un peu. C’est vrai qu’en général je me fous comme de l’an quarante de la nationalité des gens que je rencontre ici, mais j’ai du mal avec l’idée d’être le seul français ici… Enfin, je suis aussi le seul mourant.

« Je ne sais pas quel élément m’accueillera. Mais s’il s’avère que je sois Terre, je viendrais vous voir sans faute. »


Passerais-je un jour l’initiation ?
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