Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Ce n'était qu'un cauchemar. [Event]
#   Jeu 22 Aoû 2013 - 16:38

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Vide. Néant absolu.
Un corps qui flotte dans l'espace sombre et muet, porté par un courant doux comme le miel. Des arabesques argentés aux lueurs bleutés, qui s'échouent paresseusement çà et là. La solitude l'étreint ; cette sérénité douloureuse qui perle sur son visage pâle, et fait le tour de son cœur éteint. Et son âme, qui s'écoule sans s'arrêter, teintant tout son univers d'un éclat écarlate.
Je chute.
La lourdeur de mes membres est insoutenable. J'ai beau m'agiter, me démener, tout refuse de m'obéir ; peu à peu, le désespoir me gagne. Puis la fatigue.
Et j'aimerais juste me laisser mourir plutôt que de ressentir une telle torture.
Un pieu se visse dans mes entrailles, et creuse toujours plus loin, se répercutant dans tous mes os. Je ressens le désir profond de m'extirper de ce cauchemar, par quelque moyen que ce soit. Mais rien ne se passe. Tout est vide. Même la panique s'est envolée, emportant avec elle des souvenirs douloureux que jamais je ne souhaiterais retrouver.
Puis la solitude s'estompe avec lenteur ; la souffrance me tétanise toujours, mais une lueur danse devant mon regard. Un feu chantant, rassurant, qui m'enveloppe d'une douceur chaleureuse. Qui m'apaise, et fait refluer ce vide percutant et incessant.
Cette flamme reste longuement auprès de moi, comme une chandelle brillant dans la nuit. Enfin, mon esprit perd ses repères, petit à petit ; puis, soudain, tout disparaît à nouveau.

Lorsque j'ouvre les yeux, ma première pensée se dirige vers cette odeur de désinfectant, si caractéristique des hôpitaux. Un mélange de « ça m'arrache le nez » et de « pourquoi ça sent comme ça, bon sang ? » La lumière me brûle les yeux sans douceur, et cette impression de clarté est accentuée par la blancheur des murs.
Dans le gaz, j'essaie de rebooter le cerveau pour essayer d'obtenir un minimum d'informations concernant « avant », mais je n'ai premièrement aucun souvenirs récents. J'étais allée manger. Puis dans ma chambre, je rêvais doucement. Et après...
Ahh.
Le toit. Elle, et sa force monstrueuse. Elle, et sa voix démoniaque. Elle, et sa folie destructrice.
À peine cette pensée a-t-elle traversé mon esprit que je retiens une grimace de douleur. Mon pied me fait souffrir. Et autant mon ventre semble dans un meilleur état, autant je ressens cette indescriptible envie de chercher la plaie pour plaquer ma main dessus, chercher à stopper l'hémorragie.
Mais il n'y a plus rien.
Tout est immaculé.
Je tente de bouger un doigt, sans grand résultat. La mollesse de mon esprit va de paire avec la faiblesse de mon corps. Mes paupières s'abaissent, et je sens une larme goutter sur ma joue.
Je suis en vie.
J'essaie de me rappeler, de comprendre comment j'ai pu atterrir ici. Rien.
Je suis si fatiguée...

Par intermittence, je me sens plonger dans le sommeil puis en sortir, probablement une ou deux heures après. Mes rêves m'effraient, et j'accueille chaque réveil avec un soulagement prononcé. Des nuits sans fin, peuplées de gens aux pouvoirs et à la cruauté sans limite. Parfois, une infirmière vient me voir, pour prendre des nouvelles. Et je lui réponds d'un hochement de tête et d'un sourire creux, sans comprendre.
Je n'ose même pas lui demander ce qu'il s'est passé, mais elle me l'explique lentement, d'elle-même. Allen, qui m'aurait trouvée, et déposée là. J'étais dans un état pitoyable. Tu parles d'une guérisseuse.
Au bout d'un temps indéfinissable, je deviens lasse de mes cauchemars et de ce mur blanc que je n'arrive qu'à fixer. J'ai besoin de bouger, même si je n'en possède pas la force. J'aimerais voir Allen, savoir s'il s'est trouvé face à Elle, s'il n'est pas blessé. Mais bouger est tellement dur. Alors partir...
Sans faire de bruit, je tente de m'extirper de mes couvertures avec difficulté, puis finit par y renoncer. Je ne fais que tourner la tête, un peu nauséeuse, le regard fixe, pendant que je tente d'ignorer ce mal lancinant dans tout mon corps. Face à moi, un rideau. Derrière, probablement un autre patient, peut-être dans un état plus grave que le mien. Et moi, à demi en train de pleurnicher sans même comprendre pourquoi.
La peur, la douleur.
Mon regard se pose sur la table de chevet, attiré par un petit objet posé en évidence dessus. Un cristal rougeoyant, rempli de calme et de promesses. Instinctivement, je porte ma main à mon cou, à la recherche du pendentif de Tomoe. Et devant cette petite pierre incandescente dont je n'ose pas deviner la provenance, je laisse se verser mes larmes, silencieuse.
Je suis en vie...

– Ce n'était qu'un cauchemar... je m'entends à peine murmurer.

Le plus affreux d'entre tous.



Je vole en #F54759
#   Jeu 22 Aoû 2013 - 22:09

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"Dis, Light... P... Pourquoi tu m'as suivie ?"

Je tourne la tête doucement vers la jeune fille, ce petit Ange qui me parle. Elle doit avoir environ 17 ans, encore trop jeune pour être une femme mais trop tard déjà pour que je l'appelle gamine. Je la regarde, sans rien dire, et lui revoie simplement un sourire.

Troublée, elle détourne le regard. Elle tortille ses mains en croyant que je ne la vois pas. Elle ne pourrait pas avoir plus tort. Je la connais par coeur, chacun de ses gestes, chacune de ses pensées. Je l'ai vue grandir et mûrir, je l'ai suivie et l'ai découverte comme on savoure un livre : page après page, doucement, sans jamais perdre le fil.

Ses cheveux auburn sont plus longs que d'ordinaire. Elle les a fait légèrement boucler. Ca lui va bien, je pense distraitement. Ses grands yeux verts sont perdus quelque part où je n'irais les déloger. Je continue à l'observer, en silence. Je sais qu'elle va continuer. Il lui faut juste du temps.


"J'veux dire ... Je sais que retrouver un équilibre après Terrae était important, et je suis heureuse d'avoir pu retrouver ma famille, mais ... Toi ? Tu n'as pas ... Une famille ? Tu dois bien avoir des parents... Des frères et soeurs, non ?"

Mon coeur se serre doucement à cette réflexion. Ai-je vraiment des gens vers qui retourner ? Après ces merveilleuses années passées, après toutes mes recontres, mes défaites, mes trahisons, mes peines, mes gloires et mes peurs, puis-je vraiment rentrer à la maison ? Le seul endroit que j'aurais pu nommer ainsi avait sombré sous les flots des années de cela, me laissant orphelin une fois de plus.

Devant mon nouveau silence, je la sens s'agacer. J'adore la provoquer comme ça, je sais exactement sur quels boutons appuyer pour déclencher une réaction de sa part. Et je suis d'humeur taquine aujourd'hui.


"Non mais... Je ne connais même pas ton vrai nom !"

Sa voix avait augmenté en intensité. Je relève les yeux vers elle, pour constater qu'elle me regarde. Nos prunelles entrent en contact dans un miller d'étincelles invisibles. Je sens mon estomac se tordre comme toujours.

"C'est vrai quoi, ne me dis pas que Light c'est ton prénom d'origine. J'vois mal un bébé s'appeler comme ça", l'entendis-je marmonner.

Je ris doucement à cette pensée. Soudainement, je m'approche d'elle, mains dans les poches. Mes cheveux blonds mi longs battent au vent, et c'est le vent qui emporte mes paroles sans que quiconque à part elle ne puisse les entendre.


"C'est un secret."

Je marque une pause.


"Je suis resté pour toi."

°°°

J'ouvris soudain les yeux dans une lumière aveuglante. Il me fallut quelques secondes pour revenir à la réalité. Retenant de jurer une fois encore, et sentant l'emprise du rêve s'en aller, je me passai la main sur le visage.

Malgré la clarté de la pièce, je refusais de fermer les yeux. Cela faisait bien trop longtemps que j'errais dans cette brume cotonneuse, entre rêves et réalités. Chaque réveil était une lutte de plus, une lutte pour exister et ne pas repartir me noyer dans mes souvenirs d'Elle. Chaque réveil était un coup de poing à l'estomac, une envie de vomir et de mourir. Chaque fois que j'ouvrais les yeux, ma haine, sourde et tapie, refaisait surface et tentait de me consumer tout entier, comme les flammes avaient rongé ma peau et ma chair.

Je regardai ma main, mon bras entièrement bandé. Malgré les excellents soin des Masters Guérisseurs, qui avaient fait disparaître les brûlures, on m'avait cloué au lit sous sédatif, forcé à me reposer en enroulant ma nouvelle peau d'une crème protectrice.

Mais j'avais dormi trop longtemps.

J'avais entendu trop de monde aller et venir, trop de patients partir, trop de gémissements et de chuchotements, de sanglots étouffés et de lointains éclats de rire. Je ne pouvais plus longtemps rester mort dans ce lieu plein de vie.

Je me redressai avec difficulté, grimaçant sous le tiraillement de ma peau. Lentement, j'enlevai ma chemise de malade, et la fis tomber au sol. Je détachai l'agrafe qui retenait mes bandages et les déroulai patiemment. Mes bras, mon torse, tout avait été recouvert, ce ne fut qu'au bout de quelques minutes que j'en fus débarassé.

Je sortis mes jambes du lit , m'asseyant sur le rebord, tourné vers la fenêtre dont les rideaux avaient été grands ouverts. Le Soleil était déjà haut - combien de Temps avais-je du me battre ?

Je regardai mon torse et mes bras lézardés de cicatrices blanchâtres, vestiges d'un autre Temps. Ma peau me tiraillait encore, mais je savais que d'ici quelques jours je ne sentirais plus rien.



"Je les déteste..."
Le soleil se lève dans une chambre aux tons pâles. Je suis assis, les  draps immaculés autour de moi, regardant mes bras, regardant ces traces blanches qui sillonnent mon corps et le déforment. Soudain, une main fine et blanche caresse mon bras, faisant glisser ses longs doigts contre mes cicatrices. Je lève les yeux vers une jeune femme, d'environ vingt ans, qui me regarde avec un doux sourire. Bien sûr, que ça ne peut être qu'Elle. Elle ne porte que les draps enroulés autour d'elle, ses longs cheveux étalés, un peu fous, le long de son dos. Elle me sourit, un sourire tendre qui m'envoie dans un autre univers.
"Moi je les aime. Elles sont une part de toi, alors je les aime."
Devant mon air un peu niais, elle ajoute d'un ton rieur :
"Oh, et puis elles font grand guerrier. Comme ça quand on se promène les gens n'osent pas nous embêter, c'est assez pratique."
Je ris doucement, cueille son menton d'une main pour atteindre ses lèvres ...



J'étais encore plongé dans mes pensées lorsque j'entendis quelque chose qui me serra le coeur.

Une jeune fille.
En pleurs.

Je sentis mon estomac se retourner. Je ne supportais pas ça. Entendre une femme pleurer m'avait toujours été difficile, mais depuis qu'Aëlita était entrée dans ma vie, ça m'était un spectacle insurmontable.


" Ce n'était qu'un cauchemar", crus-je l'entendre murmurer. Mon coeur se serra.

Je me levai prudemment, m'accrochant au lit au cas où mes jambes refuseraient de me porter -j'aurais l'air bien malin tiens. Un peu hésitant, oubliant tout ce pour quoi j'étais venu ici, j'ouvris le rideau qui me séparait de ma voisine.

C'est bien Toi, Light, pensai-je. Tout laisser tomber pour une enfant qui pleure.

La lumière de ma fenêtre vint éclairer ses draps et une partie de son corps. Je ne la voyais pas très bien.


- Hé ... dis-je un peu bêtement, de ma voix trop rauque et trop brute, trop usée et trop laide.

Je me rendis compte soudain de la stupidité de mon geste. Que dire ensuite ? Lui demander si tout allait bien ? Oh bah à l'évidence elle avait la super forme, seule dans cet hopital, clouée au lit à sangloter. Je devais lui paraître tellement bizarre, ici. Trop vieux, torse nu, mes cicatrices éclairées d'une lumière blafarde et presque irréelle.


- Merde... pestai-je.

Je regardai autour de moi, avant de prendre un mouchoir en papier. En tirant dessus, toute la boîte vint, tomba au sol, tandis que je me retrouvais avec une poignée de mouchoirs en papier dans la main. Je jurai une seconde fois, avant de claudiquer maladroitement vers elle.


- Désolé, marmonnai-je.

Je m'accroupis en retenant une grimace, au niveau de son visage, pour ne pas l'intimider.


- Tu es là depuis combien de temps ? demandai-je au bout de longues secondes, ne sachant pas trop par où commencer.

Voilà. J'étais là, planté comme une imbécile, au beau milieu d'un endroit que je n'avais pas encore décidé d'haïr ou d'aimer, vieux loup désarmé face à une enfant en pleurs. Je n'y pouvais rien. Je sentais dans mes tripes des sentiments enfouis resurgir. Cette envie de les protéger, eux, jusqu'à mon dernier souffle, quoi que cela m'en coûte. De ne jamais les voir souffrir.

Parce qu'après tout ... J'étais de retour à la maison n'est-ce pas ?


(Ahum... Pardon pour la longueur >O>)


#   Sam 24 Aoû 2013 - 14:52

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Je tends lentement ma main vers le cristal, l'attrape avec délicatesse. Son contact chaud contre ma peau me rassure un instant, malgré ces larmes qui ne cessent pas de couler. Je replie mon coude contre mon corps, et serre maladroitement mon poing fermé contre mon cœur, ne sachant trop si je devais être soulagée ou attristée  de la situation.
Allen s'était mis en danger pour moi. Je ne saurais jamais assez le remercier et le maudire pour ce qu'il a fait. Lui aussi, comme ce garçon, il aurait pu se faire... Mes lèvres se pincent, et mes yeux se ferment douloureusement à cette pensée. Si lui aussi était mort par ma faute, je ne me le serais jamais pardonné. Peut-être qu'alors, la mort aurait été une bien meilleure chose... Mais je suis en vie. Et c'est quelque chose de merveilleux, en soi...
Je murmure, sans même m'en rendre compte, sûrement pour m'en convaincre. Et quelques secondes plus tard, j'entends le rideau s'ouvrir. Mes paupières se soulèvent avec rapidité, peut-être trop – mon cœur bat la chamade, affolé par ce mouvement si soudain, et je me sens un peu nauséeuse. Ma crise de larmes se calme un peu, sans pourtant cesser. Je me sens prise au dépourvu, comme un criminel en faute.
Mais plus que l'agitation des lieux, c'est cet homme qui me fait face qui attire mon attention. Je plante mes yeux baignés de larmes et d'incompréhension dans ses pupilles céruléennes, tâchant d'ignorer son accoutrement singulier et ses marques claires qui zèbrent sa peau tannée. Il semble avoir la trentaine, quelque chose comme ça. Et ça me fait tellement bizarre... La plupart des personnes à Terrae doivent avoir dans la vingtaine, et les plus âgés dépassaient rarement les vingt-huit ou vingt-neuf ans.
Il m'interpelle, mais semble mal à l'aise, tout comme moi. Je me sens bête à pleurer comme une enfant devant un homme que je ne connais pas. Surtout qu'il est adulte...
Je le suis des yeux lorsqu'il tire maladroitement un mouchoir de sa boîte, et esquisse un demi sourire alors qu'elle tombe au sol. Il s'approche pour m'en tendre, et à ce geste, mon cœur s'écrase dans ma poitrine

– Merci... je murmure doucement, la voix faible.

Que dire de plus ? Sa bienveillance à mon égard me touche énormément. Surtout que, dans l'état pathétique où je me trouve, certaines personnes auraient tenté de m'ignorer. Et je l'aurais compris. C'est une situation que j'ai souvent vécu, de toute manière, alors j'ai l'habitude. Pleurer sans pouvoir s'en empêcher, se faire surprendre et recevoir des quolibets de plus, des regards dégoûtés, voire carrément amusés. Jusqu'à ce que tout recommence. Les humiliations et le reste, les pleurs, et tout qui augmente en intensité. Jusqu'à devenir irréparable.
Je tente un pâle sourire alors que je me redresse avec difficulté dans mon lit, et retiens une grimace sous la douleur. Ahh. S'il n'y avait que mon pied qui souffrait, je m'en tirerais bien... Mon corps dans sa totalité est courbaturé à cause de ma chute dans les escaliers. Je préfère ne même pas connaître l'état de mon ventre.
Je pince les lèvres en constatant la perfusion dans mon bras, qui me gêne dans mes mouvements. Lentement, j'essuie mes yeux et mes joues humides pour en chasser mes larmes. J'aimerais m'excuser de me montrer dans un tel état, mais un nœud s'est formé dans ma gorge et je sais qu'aucun son n'en sortira avant de m'être totalement calmée. Et le silence ne m'a jamais paru aussi pesant qu'en cet instant.

- Tu es là depuis combien de temps ?

Mes yeux se lèvent vers lui à sa question et l'interrogent en silence. Je l'observe longuement sans rien dire, pensive. Et finalement, une fois mes hoquets calmés, je lâche d'une petite voix :

– « Là » ? À Terrae ? Ou ici, à l'hôpital ?

Un rose discret colore mes joues trop blanches, et je murmure un petit « Désolée » bien piteux. J'ai répondu instinctivement, et de manière stupide. Encore une fois. Une habitude, à présent. C'est pas bien grave, ça pourra jamais être pire de toute manière.

– Ici, je ne sais pas. Depuis cette nuit, peut-être. Sauf si j'ai dormi plus d'une journée entière, je souffle lentement.

Mon regard se perd vers la fenêtre, dans ce petit carré de ciel bleu qui m'invite presque à sortir d'ici, et m'envoler pour oublier. Instinctivement, je resserre ma prise sur le mystérieux cristal.

– Sinon... À Terrae, depuis deux ans et demi. Plus ou moins, je souris faiblement, reportant mon attention sur lui.

C'est vrai. Deux ans et demi que je suis ici. Et autant de temps que je n'ai pas vu le sourire rassurant de ma mère. Elle est probablement la seule chose que je regrette d'avoir laissée en arrière. Seule, encore une fois. Finalement, je ne dois pas valoir beaucoup mieux que mon père, hein ? C'est pathétique, mais tellement digne de moi en même temps. Le genre de stupidités qu'on fait, sans réfléchir, et qu'on en vient à regretter de toute son âme.
J'aimerais tellement pouvoir retourner en arrière.

– Et vous ?

J'ai peur de trop parler, mais j'en ai terriblement besoin. Voir quelqu'un à mon chevet, même si je ne le connais pas, fait s'évanouir la peur un instant. La peur, la tristesse et la solitude.

– Comment vous vous appelez ? je l'interroge timidement, désireuse de ne pas le mettre mal à l'aise dans un silence que je ne supporte pas moi-même.

Une chose est sûre : je n'irais mieux qu'une fois les pieds posés en dehors de cet endroit.



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#   Sam 24 Aoû 2013 - 18:18

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Je l'observe sans rien dire, ce petit moineau qui se bat pour ouvrir les yeux. Chacune de ses respirations hachées, chacun de ses gestes difficiles est comme un coup de poignard. J'avais oublié à quel point je détestais voir une jeune fille souffrir. Je m'attarde sur ses cheveux châtains étalés sur son oreiller blanc. Cette couleur...


"Allez, Light, calme toi, ce n'est qu'une mauvaise grippe."
Autour du petit lit blanc, je m'agite, tourne en rond comme un lion en cage.
"Non mais tu ne te rends pas compte ! Pourquoi t'en as parlé à personne, hein ? T'avais peur de déranger ou quoi ? Tout ça pour s'évanouir au lycée et être rapatriée ici. Le médecin m'a dit qu'ils te gardaient en observation, si ça se trouve c'est plus grave que ce que tu crois ! On tombe pas dans les vapes pas comme ça pour une simple..."
Une main qui s'accroche à ma manche, assez faiblement. Je me stoppe. Un mince sourire sur ses lèvres d'enfant, ses yeux déjà si déterminés qui me fixent.
"Hé. Ca va aller. Je vais bien. C'est pas toi la gamine de quinze ans, c'est moi. Alors ne me force pas à te rassurer et à jouer l'adulte."
Je la regarde longuement. L'espace de quelques instants, une fois encore, elle a eu cette aura. L'espace de quelques secondes, je capte dans son regard la femme qu'elle va devenir. Mon estomac vrille, mon coeur joue un tango en trois temps ; et je me hais un peu plus de la désirer et de l'aimer un peu plus à chaque seconde.
Je soupire longuement, tant pour me calmer que pour me donner contenance. Je m'assois sur le bord de son petit lit, la fixe, sérieux
.
"D'accord. Je me calme, j'arrête de stresser et je te fais confiance. Mais à une condition. La prochaine fois que quelque chose comme ça se passe, tu m'en parles, tu m'appelles. Je ne suis pas tes parents. Tu peux tout me dire. D'accord ?"
Elle détourne le regard.
"Hé. Promets le moi."
Elle reste silencieuse quelques instants encore. Je tends ma main légèrement tremblante vers sa tête, la passe dans ses cheveux.
"Tu ne me dérangeras jamais, moi."
Elle me regarde de nouveau. Putain. Encore ce regard.
"Promis", souffle-t-elle finalement alors que mon coeur s'envole.



Sa voix qui s'élève de nouveau me fait revenir à moi. Sa petite hésitation me fait sourire, sa maladresse aussi. Elle me rappelle quelqu'un, une petite puce perdue tout au fond de mes souvenirs.

Terrae... Depuis deux ans et demi. Peut être a-t-elle entendu parler d'Elle. Une bouffée d'espoir m'envahit, que je contiens avec peine. Je ne devais pas la brusquer. Pour avoir atterri ici, elle devait être passée par quelque chose de terrible.

Lorsqu'elle me posa ses deux questions, je perdis un peu l'équilibre, surpris. Que faire ? Mentir ? Cacher qui j'étais ?
Je soupirai. Cela ne me servirait à rien, n'est ce pas ? Et puis, il y avait peut être une chance, une toute petite chance pour que mon nom se propage, et que le vent le porte jusqu'à Elle.


- Je m'appelle Light, dis-je tandis que la fierté m'envahissait.

Je me souvenais de la sensation que provoquait ce nom autrefois. Cette réputation, ce que ça attirait. Ce nom qui aspirait peur et envie, admiration et haine.

Je me passai la main derrière la tête. Désormais je n'étais plus qu'un inconnu. Et c'était sans doute pour le mieux.


- Et quant à Terrae ...

Je toussotai, ne retins pas un clin d'oeil.

- Bah, disons que j'y suis depuis un petit bout de temps.

Je l'observai de nouveau, elle et sa respiration difficile, et ses yeux rouges, elle et son poing crispé sur un petit cristal. Mon regard fut attiré par sa lueur rouge particulière. Mon estomac ce noua. Cette matière ... Me faisait penser au coeur de l'ancienne Terrae. Ce coeur si jalousement gardé et protégé par Philos, source d'énergie autrefois inépuisable. Avait-elle été retrouvée ? Et pourtant, cette couleur ... L'aura qu'émettait ce cristal était surprenante. Comme si un feu brûlait au centre de ses mains.

Mon regard se porta de nouveau sur la jeune fille.


- Et toi alors ? C'est quoi ton joli nom ? lui demandai-je avec un sourire.

Je soupirai.


- Putain désolé, je dois passer pour un vieux pervers, m'excusai-je, blasé.

Je me redressai, marchai vers le pied du lit. Elle ne voyait plus que mon dos, avec, entre mes omoplates, encore tatoué le symbole de ma greffe. Ce symbole de Temps Révolus, cette étoile renversée au milieu d'un cercle de symboles anciens. L'Ancienne Terrae.

Je jetai un coup d'oeil bref à sa fiche médicale. Ce que j'y vis me fis frissonner.
"Admise à la suite d'un combat (?) particulièrement violent. Quatre côtes brisées, trois fêlées. Contusions sur l'ensemble du corps à la suite d'une chute. Pied entièrement brisé, écrasé par un poids très important. Plaie massive à l'estomac. Choc à la tête, légère commotion cérébrale. Plaies internes multiples. Energie très basse. Admise en soins critiques, puis laissée en observation."

Je relevai mes yeux vers elle, tentant d'imaginer ce qu'elle avait vécu. Qui ... Quel monstre aurait pu faire quelque chose comme ça à une enfant ?

Je passai ma main dans mes cheveux, puis sur mon visage. Cette violence ... C'était inouï. Elle avait dû passer à deux doigts de la mort.


- Qu'est ce qu'il t'est arrivé ?... lui demandai-je alors d'une voix douce rongée par l'émotion. Qui a pu ... Te faire un truc pareil ?




#   Jeu 29 Aoû 2013 - 17:42

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Je tressaille un instant face à son regard fixe, mais empli d'une douceur que je peine à comprendre. Il m'écoute sans rien dire, m'observe longuement ; et je me sens comme un petit animal pris au piège dans une cage immaculée.
Mal à l'aise, je lui demande son nom, lui renvoie la question. Autant par souci de ne pas laisser le silence s'installer que par réel intérêt. C'est un homme étrange, et j'aimerais en savoir plus sur lui. Puis, son état m'inquiète. Toutes ces cicatrices... À force de vouloir me concentrer sur autre chose que mes blessures, j'en viens à psychoter sur les siennes, c'est carrément pathétique.
Il me répond de sa voix rocailleuse, et je penche légèrement la tête sur le côté. Light ? On ne va pas se mentir, c'est pas vraiment commun. C'est même pas commun du tout... Mais bon. Je m'appelle bien Aoi... Et ça veut dire « bleu. » Donc bon, pourquoi pas, hein ! Néanmoins, la suite de ses mots est ce qui me fait le plus réagir. Depuis un bout de temps ? Je comprends pas bien. Je suis persuadée de jamais l'avoir croisé – même si je connais pas tout le monde, je l'aurais forcément retenu, si je l'avais croisé. Ou alors un Master revenu de mission, peut-être ? C'est déjà arrivé plusieurs fois. Mais ça me perturbe. Il y a comme quelque chose qui... manque ?
Je plisse le nez sans le vouloir – un tic nerveux, lorsque je réfléchis, dont j'ai jamais réellement réussi à me débarrasser.
Tant pis, ça sert à rien de se prendre la tête. Même si je suis trop curieuse pour mon propre bien, je pense pas que ce soit une bonne idée d'insister dans mon état. J'en ai pas vraiment la force.
Je suis la trajectoire de son regard, qui reste fixé sur mon poing. Je rougis un peu quand je constate que je le serre si désespérément depuis avant. Franchement, j'espère vraiment que ce n'est pas Huo qui l'a déposé là, sinon j'arriverai plus jamais à le regarder en face. Déjà qu'à la base c'est pas simple...
Light m'interroge sur mon nom à son tour, et sa réplique suivante me tire un léger rire grimaçant. Ah... Je vais faire une liste récapitulative : ne pas trop bouger la tête, ou toute autre partie du corps, et éviter de rire. Je souffre.
J'ai enroulé instinctivement mon bras autour de mon ventre, gémissant légèrement de douleur.

– Non, pas de souci, je souffle en le regardant se lever, les yeux fixés sur un tatouage dans son dos. Je... m'appelle Aoi.

Il semble lire quelque chose, et je le laisse faire sans l'interrompre, papillonnant doucement des yeux. Un frisson me parcourt toute entière lorsqu'il se tourne à nouveau vers moi. Son expression est... indéfinissable. Et sa voix, par la suite, l'est bien plus encore.
Mes paupières s'abaissent douloureusement, alors que je tente de chasser l'image de la femme rousse en train d'achever cet adolescent... Lui n'avait pas eu autant de chance que moi. Peut-être que si j'étais venue plus tôt, j'aurais pu le sauver ? Ou peut-être qu'on serait tout simplement morts tous les deux... Je comprends pas. Je comprends pas... Comment elle a pu faire un truc pareil ? Comment on peut vouloir à ce point la mort de quelqu'un ?
Je rouvre les yeux et les plante dans les siens, forçant la panique à refluer. Ici, il n'arrivera rien. Il n'arrivera rien...
Mais les autres, dehors, est-ce qu'ils sont aussi en danger ?
Je détourne la tête trop rapidement, porte une main à ma tempe.

– C'est--...

Des souvenirs. Les cheveux auburn flottant dans le vent, des yeux à la couleur iridescente, changeante, et ces pouvoirs... Tous ces pouvoirs...

– Je ne sais pas, je murmure en baissant les yeux. Elle n'était pas très grande. Rousse, je crois.

Mon regard se fait triste, un peu perdu, alors que je retiens un tremblement. Je referme les yeux, me recroqueville sous mes couvertures.

– C'est comme si elle avait eu plusieurs cristaux sur elle, à utiliser la télépathie et la guérison... L'air, la terre... Et sûrement tous les autres... Je comprends pas...

J'aimerais tellement avoir rêvé.


HRP : Pardon du retard >< Surtout que le post est tout pourri là... Si ça te convient pas, MP moi, hein ♥



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#   Mar 3 Sep 2013 - 18:37

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Mais tout est parfait, comme d'habitude ! C'est moi qui m'excuse de ce retard !

Plus les secondes s'écoulaient plus j'admirais la force de cette enfant. Je ne pouvais qu'imaginer ce qu'elle avait traversé, à quel point ç'avait dû être difficile pour elle, à quel point elle se sentait seule. Celui qui avait fait ça avait eu l'intention de la tuer.

Je repensai à son pied, et frissonai. Non. De la tuer, et de la tortuer avant d'en finir. Celui qui avait fait ça cherchait la souffrance. Quel coeur pouvait receler autant d'obscurité ? Etait-il encore en liberté, quelque part ? A cette pensée mon coeur bondit, mon sang ne faisant qu'un tour. Je serrai les poings, sentant la haine revenir comme une vieille amie.

Terrae ... Je ne me lasserais jamais de te protéger il faut bien croire.

Elle me souffla son nom, petit coin de ciel bleu. Je lui souris, doucement, comme un encouragement. Il ne fallait pas la brusquer, et j'étais prêt à attendre pour la suite.  

Et puis la sentence tomba, au détour d'une phrase, de quelques mots. Au milieu de cette masse, il n'en fallut qu'un pour que mon monde s'effondre entre mes doigts.


"Elle."


C'était Elle.

Non.

Impossible.

Pas Elle.

Tout, mais pas Elle.



"Je suis un tueur tu sais.
Ma voix perce un long silence. Je lui fais face, sombre, enfermé dans de vieux souvenirs. Elle me regarde, sereine, patiente. C'est à moi de m'ouvrir à Elle, petit à petit.
Tu ne devrais pas ... Tu ne devrais pas me faire confiance. J'ai tué. Beaucoup. Beaucoup trop.
Un silence, moi qui regarde mes mains levées face au ciel.
J'essaye de croire que c'était toujours nécessaire. Mais des fois je les vois. Leurs visages. A tous. Je n'en ai oublié aucun. Ils sont tous là, et je me dis qu'il m'attendent. Dans le noir.
Je relève la tête vers Elle.
Tu sais quoi ? Personne ne mérite de mourir. Personne. Et encoe plus, personne ne mérite de donner la mort.
Je serre mes poings tremblants, baisse la tête.
Ils sont là. Avec moi. Tuer, c'est sentir une partie de ton âme se détacher. Et des fois, quand je les entends... Je me rends compte que mon âme est en mille morceaux.
Et soudain, au milieu de ce noir, deux douces mains blanches qui se posent sur mes mains agitées. Un rai de lumière, la voix d'une femme.
Tu as fait ton devoir, Light. Pour chaque personne de tuée tu en as sauvé cent. tuer est horrible, mais toi ... Tu n'as apporté que la Vie. Et je suis fière de toi.
Je plonge mes yeux tourmentés dans ses prunelles que j'aime tant. Elle me sourit, sereine. Elle est là. Elle me soutient, et Elle m'aime. Jamais au monde je ne pourrais demander plus.
Merci, je lui souffle avant de m'enfouir contre elle comme un enfant perdu."


Je me jetai plus que m'assis sur un tabouret près du lit, les jambes coupées, le souffle court. Je paniquais. Je sentais que je paniquais. Les souvenirs revenaient et s'entrechoquaient.

"Allez, viens !"

"Arrête de m'embêter, espèce de pervers pédophile."

"Non mais t'es un grand malade !"

"Pourquoi tu es resté ?"



"Je t'aime."


- Im... Impossible, j'articule doucement, les yeux dans le vague.

La description... Elle ne collait pas. Pas encore. Pas vraiment. Aëlita ... Elle pourrait changer d'apparence. Ressembler à n'importe qui. Mais ... Mais c'est impossible. Jamais elle n'aurait pu faire une chose pareille.

Malgré ce que m'avait dit Hideko je n'y croyais pas. Je n'y avais jamais cru et n'y croirai jamais. Aëlita ... N'aurait jamais pu faire ça. C'était quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui voulait lui faire porter la faute. Ca ne pouvait être que ça.

J'enfouis ma tête entre mes mains. Les paroles d'Aoi se fracassaient contre mon crâne. Elle avait tous les pouvoirs. Tous. Je sentais sa détresse mais ne pouvais pas y répondre, parce que c'était trop. Beaucoup trop.

Pas Elle.

Ma curiosité s'éveilla malgré moi lorsqu'elle évoqua les cristaux. Etais-ce la chose que j'avais vu dans son poing, qui brillait ? Ces petites pierres à l'énergie si étrange et si familière seraient donc ... Des réserves de pouvoirs ?


- Des cristaux ? lui demandai-je doucement.

Je sortis la tête de mes mains, et la regardai. La pauvre était terrifiée, plongée dans ses souvenirs et devait l'être encore plus depuis qu'elle m'avait vu m'effondrer.

Gauchement, je posai ma mais sur son bras. On aurait dit un ours cajolant un moineau. Un peu pitoyable, totalement maladroit, mais sincère.


- Ca va aller, lui soufflai-je faiblement. Elle est loin, et avec moi tu ne risques rien ici.

C'était de ma faute. Si j'avais été plus fort, si j'avais pu la récupérer plus tôt ... Si j'avais mis Terrae en doute plus tôt, j'aurais pu empêcher tout ça. La sauver, la sauver de cette noirceur dasn laquelle elle se noyait. Sauver ces innocents qui tombaient sous ses coups. La sauver Elle, Elle et son coeur si bon et aimant, si tendre et si fragile.

Elle était devenue tout ce qu'elle détestait parce que j'avais été trop faible.


- Je suis désolé... ajoutai-je ensuite, pitoyablement. J'aurais pu ... J'aurais pu empêcher tout ça.

Mais le pouvais-je encore désormais ? Pouvais-je l'arrêter maintenant ? Elle, prisonnière de ses pouvoirs infinis. Elle, enfermée dans une cage de haine et de souffrance, enfermée dans son propre corps qu'elle cache et mutile, enfermée dans son coeur qu'elle arrache bout par bout pour ne plus avoir à l'entendre battre.

Je devais être sûr. Je devais savoir une chose.


- Cette ... Femme, articulai-je.

J'inspirai. Je devais savoir. Aëlita ...


- ... De quelle couleur étaient ses yeux ?


#   Mar 3 Sep 2013 - 20:36

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Il s'effondre. Plus que son corps, c'est son âme qui semble sur le point de perdre pied ; et je ne comprends pas. Je ne comprends plus rien à rien. Il y a quelques jours à peine, j'étais tranquille, en train de me prendre la tête avec des petits soucis qui me semblent bien futiles maintenant – et j'aimerais tellement pouvoir retourner à cette fameuse soirée, dans ma chambre, où je fixais sans les voir les étoiles dans le ciel...
Je me demande à quoi il pense. Sa réaction m'inquiète, et je peine à analyser la situation. Impossible. Qu'est-ce qui était impossible ? Peut-être... qu'il la connaissait, ou quelque chose du genre ? Je l'imagine mal si émotif pour une personne dont il ne sait rien. Quelque chose cloche, mais je ne comprends pas quoi.
Light m'interroge au sujet des cristaux – je baisse alors les yeux vers ma main que je desserre pour lui laisser voir la perle rougeâtre, blottie dans l'écrin de ma paume. Source de tant de pouvoir, de tant de force ; de joie, de douceur, de chaleur... Un talisman, un don du ciel. Sacré.
Quelque chose qui ne peut venir que du cœur.
Sa main sur mon bras me fait sursauter avec plus de force que je ne l'aurais voulu, et me tire une lourde grimace de douleur. J'aurais dû rester complètement allongée tout compte fait... Même si c'est pas la position la plus confortable, à la longue. Je déteste ne pas pouvoir bouger, mais là je sens que je vais pas avoir le choix...

- Ca va aller. Elle est loin, et avec moi tu ne risques rien ici. 

Je hoche faiblement la tête, serre à nouveau mon cristal contre mon cœur. J'aimerais tellement que ce soit vrai. Pouvoir nous savoir tous en sécurité, moi, les autres, ceux que j'aime comme ceux que je ne connais pas ; pouvoir me dire qu'on aura pas besoin de lutter pour nos vies.
La suite de ses mots me font frissonner. Empêcher ça ? De quelle manière ? Personne n'aurait pu empêcher ça d'arriver... À part elle même. Cette femme.

- ... De quelle couleur étaient ses yeux ?

Je frémit une nouvelle fois, plus longuement. Plus violemment. Mes paupières s'abaissent, et j'ai son image qui s'imprime à nouveau sur ma rétine. Ses yeux, dans lesquels se reflétaient la Vie, et le désir de Mort. La haine et la violence pure, cette pulsion sauvage et ce besoin de lire la souffrance sur le visage de l'autre. Ses yeux.

– Iridescents, je murmure. Je n'ai jamais vu ça...

Je marque une longue pause avant d'oser dire le fond de ma pensé, une réflexion qui tirerait sans doute quelques regards circonspects de la plupart des gens :

– Le bleu de la mer, le rouge du feu, le marron de la terre, l'or de la foudre et l'argent de l'air. C'est ce que j'en ai déduit. On est à Terrae... Mais je me trompe peut-être.

J'espère. Avoir une telle personne en possession de tant de pouvoir, ce serait... dangereux, va-t-on dire. Bel euphémisme, mais j'ai pas de synonyme en tête pour décrire le cataclysme que ça pourrait engendrer. Surtout, j'ai toujours du mal à croire ce que j'ai vu. Mais ce que j'ai enduré en atteste, et prouve bien que je suis pas devenue complètement folle. Je n'ai pas pu me briser le pied toute seule, ça c'est clair...
Mes lèvres se pincent, et je lève des yeux timides vers lui. J'ai peur de sa réaction. Peut-être qu'il sait des choses... Et que c'est pour ça qu'il semble si abattu ? Désespéré...

– Qui est-ce ? je murmure d'un ton tremblant.



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#   Ven 6 Sep 2013 - 18:08

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La description apeurée et hésitante que me donna Aoi des yeux ... de son agresseur acheva de m'anéantir. Je la regardai quelques instants, avant de passer ma main sur mon visage.

- Putain mais c'est pas vrai ! lâchai-je alors comme si je cherchais des réponses.

J'enfouis ma tête entre mes bras, mes mains agrippées dans mes cheveux, ma respiration hâchée. C'était Elle. Ca ne pouvait être qu'Elle.

Sa question me fait relever la tête doucement. Qui était-Elle, hein ? Qui était-Elle ?...


"Je me tiens devant la fenêtre, regardant avec un air soucieux le ciel. Cela fait déjà quelques mois que l'Eclipse est revenue, et que les pouvoirs ont été rendus publics. Quelques mois, déjà, que j'espérais secrètement retrouver les miens, pour être déçu à chaque seconde qui m'échappait entre les doigts comme le souvenir de la foudre. Je me retourne vers l'intérieur de la petite maison, avant de crier :
Tu es prête chérie ? On va être en retard !
Une douce voix me répond, un peu paniquée.
Euh, presque ! Je dois juste me maquiller un peu et je serai prête ! Cinq minutes chrono, promis!
Je rigole doucement, avant de plonger la main dans ma poche. Mes doigts heurtent une petite boîte carrée. Mon coeur fait un bond malgré lui. Allez, courage. C'était ce soir. Ca faisait des mois que je planifiais tout.
J'entends sa voix qui résonne, un peu tremblante.
Va... Va faire démarrer la voiture si tu veux, je dois juste retrouver mes chaussures ! Je te rejoins vite, promis !
Un second rire de ma part. Je la trouve tellement adorable, chaque jour qui passe un peu plus. Je ne me lasserai jamais d'elle.
D'accord ! Je te laisse fermer derrière toi alors !
J'ouvre la porte, jurant sous le froid qui s'engouffre dans la maison. Ce n'est pas une mauvaise chose que j'aille faire chauffer la voiture finalement. Je trottine jusqu'à ma voiture de sport gris métal, un des rares vestiges que j'ai gardé de ... là bas. Je l'ouvre, grimpe dans la voiture et mets le chauffage à fond, le moteur ronronnant doucement. Occupé à l'attendre, je sors la petite boîte de ma poche pour la contempler, pensif. Le retour des pouvoirs me rendait surtout inquiet pour Elle. Récemment, elle m'avoué à mi-mot avoir eu une vision. Une vision qui l'avait faite se réveiller, tremblante, au beau milieu de la nuit et dont elle n'avait pas volu me parler.
Aëlita ... Tout ce que je veux c'est ton bonheur.
"

Je regarde Aoi, lui fais un sourire un peu faible.

- Elle est ...

Je soupire, me passe de nouveau la main sur le visage.

- Elle est le calme profond des océans ancestraux. Elle est la Terre grondante et inébranlable. Elle est l'ouragan, la tempête et l'alizée. Elle est le feu qui brûle en chacun de nous. Elle est ... l'Or brillant de la foudre.

Je plongeai mes yeux dans ceux de la jeune fille.

- Tu n'as ... pas rêvé. Elle est ... tout ça. Elle est l'Harmonie absolue et le pouvoir sans limites. Autrefois, nous la surnommions ... L'Avatar.

Je marque une pause.

- Mais pour moi ...

"J'ouvre la petite boîte pour contempler le bijou à l'intérieur. C'est une bague toute simple, un peu ancienne, en or. Un diamant est monté, rien de trop voyant, rien de vulgaire. Le bijou est équilibré et pur, juste comme Elle. Je soupire. J'aurais aimé lui offrir la bague de ma mère, ou quelque chose comme ça. Mais tout ce qu'il me restait d'elle étaient quelques vieux souvenirs flous.
Je regarde autour de moi. La voiture est maintenant chaude, et cela fait dix petites minutes que j'attends. Je retiens un autre sourire. Décidemment, elle cherche à me faire perdre mes moyens."


- Elle s'appelle... Aëlita, articulai-je d'une voix étranglée par les sentiments qui m'écrasaient.

"Soudain, j'aperçois plusieurs ombres à la fenêtre de notre maison, puis un éclair de lumière. Mon sang de fait qu'un tour, et, mort d'inquiétude, je lâche la bague, et sors en trombe de la voiture pour courir chez Nous.
La porte est enfoncée, la maison dans un état pitoyable. Les meubles ont été renversés, des murs lézardés ou criblés de balles, des traces de lutte partout.

Aëlita ?! je crie en désespoir d'une réponse.
Je sens mon sang se glacer, tandis que je me rue à l'étage. Je traverse en trombe notre chambre dont quelques flammes commencent à lécher le lit, pour aller dans la salle de bain.

Aëlita ?! je hurle une fois de plus, commençant à comprendre.
Je sens mes jambes se dérober sous moi lorsque j'aperçois quelques gouttes de sang tombées au sol.

Aëlita, réponds moi ! Mon Amour ! Aëlita ! Pitié, dis moi que tu es là, dis moi que tu es là.
Je me traîne, les jambes flageolantes, dans toutes les pièces de la maison. Entièrement vide.
Soudain je comprends. Elle savait, n'est ce pas ? Elle l'avait vu. Elle l'avait prédit. Et, une fois de plus, elle avait voulu me protéger. En me cachant ses pouvoirs, cette vision dans laquelle elle me voyait sans doute me blesser pour la défendre, ou pire.
Elle savait que j'aurais été prêt à me jeter entre Elle et les balles.
Je tombe au sol. Ils me l'ont prise.
Elle s'est laissée faire pour me protéger. Et ils l'ont enlevée.
Elle est partie.
J'accuse mal le choc, au sol, tremblant, en larmes, seul dans cette maison bien trop grande et bien trop vide. Et déjà, elle s'efface. Le son de ses rires s'éloigne, son visage, son odeur, tout commence déjà à disparaître.
Aëlita...
Et dans la voiture ronronnante, brille toujours la bague oubliée sur le plancher
."


- ... Et Elle est la femme que j'Aime.


#   Mar 10 Sep 2013 - 19:23

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Je sursaute avec force lorsqu'il s'exclame, sûrement malgré lui, et se prend la tête entre les mains. Le voir dans un tel état m'affole autant que mes interrogations, de plus en plus nombreuses et persistantes. Ma question a sûrement semblé déplacée, mais peu importe ; avec ce qui est arrivé, ce que j'ai vu, ce qu'elle a fait... Malgré l'égoïsme de cette requête, j'aimerais savoir qui elle est. Ce qu'elle est, en réalité. Et il a l'air de le savoir, de la connaître ; autrement, il ne serait pas autant en colère. En colère... envers qui ? Envers elle, qui fait tant de mal ? Envers lui-même ? Une telle douleur luit dans son regard... À tel point que c'en est effrayant.
Silencieuse, je l'écoute avec le calme et l'attention d'une élève modèle durant un cours. Pourtant, ses mots agissent chacun comme un coup de fouet. Un frisson désagréable me parcourt l'échine, et je serre un peu plus mon cristal au creux de ma main. Le minuscule cœur pulse contre ma paume avec rapidité, et ma mâchoire se crispe furtivement. Les éléments. Tous. Qu'elle contrôlait à la perfection.
L'Avatar.
Le nom me rappelle ce dessin animé pour enfant, que je regardais autrefois ; il en parle avec douceur, tendresse. Avec tristesse. Comme on parle d'une vieille connaissance, quelqu'un qu'on a perdu de vue pendant longtemps, et qu'on retrouvait soudainement, comme ça, complètement changée.
Il me dit finalement son nom, et enchaîne. La personne qu'il aime. La femme qu'il chérit. Sûrement celle qui partageait sa vie. Je me mordille la lèvre, partagé entre mon désir de lui demander avec une pointe de mépris pourquoi il n'était pas avec elle, pourquoi il ne l'avait pas arrêtée, et celui de le réconforter. Il y a plein de choses que je ne comprends pas. Je ne suis qu'une gosse, après tout. L'amour, pour moi, c'est abstrait. Tout comme le reste des relations humaines, à vrai dire. Pas que j'ai réussi à vivre sans – la preuve est bien que non. C'est juste que... je comprends rien. Maman me disait que c'est parce que j'avais jamais eu personne à aimer. Que quand j'aimerais quelqu'un sincèrement, je le saurai forcément. Il n'y a jamais eu de « si. » Pourtant, il y a bien une chose que je ne supporte pas : la douleur des autres. Plus encore que celles de la chair, ce sont les blessures du cœur qui m'interpellent.
Autre chose qui m'insupporte : l'impuissance. Et une dernière, je crois. L'égoïsme et le mensonge.
Je pose doucement ma main sur son bras, me mordillant la lèvre sans le vouloir. Je ne sais pas quoi dire, honnêtement. Je ne vais pas non plus lui dire « Oh, ne vous en faites pas, ça ira. » alors que je sais pertinemment que cette femme est... complètement folle. J'ai pas envie de dire quoique ce soit, en fait, parce que peu importe ce que je dirais, ça me rendrait malade. De le blesser encore plus, ou de me mentir à moi-même. Je garde simplement les yeux rivés au sol, un peu embués.

– Désolée, je finis par lâcher presque malgré moi.

Je retire ma main, comme en ayant peur de me brûler, mal à l'aise. Qu'est-ce que je suis censée répondre à ça, sincèrement ?
Un nouveau frisson me parcourt le corps et je réprime une grimace de douleur. Tant pis. Allons-y pour l'égoïsme et l'impuissance.

– Je vous en prie, je murmure en plantant mes yeux dans les siens. Je vous en prie, vous devez l'arrêter.



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#   Ven 13 Sep 2013 - 16:08

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Les souvenirs s'entrechoquaient, valsaient contre la paroi de mon crâne. Je ne savais plus trop où j'étais, je sentais ma tête lourde et douloureuse. Mon regard se voila quelques instants; j'étais parti dans le vide. Je me sentais fiévreux, d'un coup. Malade.

Malade d'Elle.

Je la sentais qui s'envolait, s'échappait, me glissait entre les doigts pour aller toujours plus loin. Elle ne sentait certainement pas que j'étais arrivé, mon esprit ayant été durement entraîné à se fermer complètement en présence de personnes avec des pouvoirs. Marionettistes, Sensitifs, Télépathes ... J'avais appris à me méfier de ces gens qui pourraient entrer dans ma tête. Mais pourtant ... En cet instant j'étais à deux doigts de faire tomber toutes mes barrières pour l'appeler de toutes mes forces. Peu importait ce qu'Elle ferait tomber. Peu importait le reste. Je la voulais, Elle et ses sourires, elle et son parfum ; ma Aëlita, si forte et si fragile, si belle et si seule.

Je maudissais ma lacheté, je maudissais ma faiblesse. C'était Elle et personne d'autre. Que tout s'effondre, que le Monde s'affaisse sur lui-même, tant que je retrouvais mon Amour.

Peu importait ce qu'Elle détruirait. Peu importe qui...

La voix d'Aoi me fit revenir à moi brusquement. Sa main sur mon bras, le battement de son petit coeur d'oiseau, ses mots murmurés, pleins d'espoir et de peur.

Mon estomac se serra. L'arrêter ? Et si je n'étais capable de rien ? Et si... Et si je ne le voulais pas ? et si je ne le pouvais simplement plus ?


- Je ne ... commençai-je doucement en détournant mon regard du sien, honteux, abattu.

J'inspirai profondément. Je n'y arriverais pas. L'arrêter ? A quel prix ? Pour qui ?

La réponse, pourtant, était tellement évidente.

Je plongeai de nouveau mes yeux dans ceux d'Aoi. Ce que je voyais y briller ... Cette sensation ne me quitterait jamais. Comme une emprise sur mes tripes. Plutôt mourir que de les laisser souffrir.


- Je ... Je...

Je soupirai.

- ... Oui, dis-je finalement en plongeant mes yeux cobalt dans les siens. Je ferai tout ce que je pourrai ... Pour l'arrêter.

Je marquai une pause.

- Je te le promets.

Je tentai un petit sourire, qui devait paraître bien faux. Soudain, je tournai la tête vers l'embrasure de la porte, méfiant. Quelqu'un était là, nous avait écoutés. Depuis combien de temps ? Qu'avait-entendu cette personne ?

- Montrez vous, dis-je doucement en direction de la porte, cachant sous un ton calme une menace bien palpable.


#   Sam 14 Sep 2013 - 16:19

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Je crois que je n'ai jamais couru aussi vite, aussi longtemps. J'arrive enfin devant l'hôpital, essoufflée et à deux doigts de m'évanouir. Aoi... j'espère qu'elle va bien. Enfin, qu'elle ne va pas trop mal. Je sens la colère poindre, mais je suis aussi très inquiète. Aïe, voilà un mélange détonnant.

J'entre dans le bâtiment et ralentis le pas pour adopter une démarche plus adaptée au lieu. J'en profiterai pour reprendre mon souffle. Aoi, mais qu'est-ce qui s'est passé ? Qui est-ce qui t'a envoyée ici ?

Je sais où je dois aller. J'espère que personne ne garde la chambre, parce que je ne devrais pas être au courant. En fait, j'ai surpris deux professeurs en train de discuter. Ils étaient tellement choqués et concentrés sur leur discussion, qu'ils ne m'ont pas remarquée. Et c'est comme ça que j'ai su... Une élève attaquée cette nuit, gravement blessée... Aoi...

Lorsque j'arrive au bon étage, ma respiration est calme. J'avance gentiment, attentive aux moindres bruits, à la moindre présence, mais il n'y a personne. Étrange... je continue ma route et parviens devant la chambre qui est entre-ouverte ce qui me permet d'entendre des voix.

– Je vous en prie... Je vous en prie, vous devez l'arrêter.

Je me fige. Aoi... sa voix est si faible, elle semble si fragile. Je n'ose pas me manifester.

- Je ne ...

L'interlocuteur marque une pause. Je ne reconnais pas sa voix. Bon, je ne connais pas tout le monde à Terrae, mais ça ne me dit rien qui vaille.

- Je ... Je...

Je sens la colère qui monte. Quoi ? Tu vas la finir ta phrase ? D'après ce que je comprends, il sait qui a blessé Aoi, donc il DOIT agir.

- Oui... Je ferai tout ce que je pourrai ... Pour l'arrêter... je te le promets.

Je retiens un soupir. Au moins, quelqu'un va faire quelque chose. Pourtant, quelque chose m'échappe, quelque chose m'intrigue. Il y a tellement de douleur dans sa voix. Je ne comprends pas. Il faut dire que je ne sais pas grand-chose.

J'ai l'impression, soudainement, que ma place n'est pas ici. Je suis en train d'espionner une conversation dont je ne comprends, en fait, rien. Je m'apprête à retourner sur mes pas, quand l'inconnu s'adresse à moi. Je ne peux m'empêcher de sursauter.

- Montrez vous

Sa voix est douce, mais je sais que ce n'est qu'un artifice. Je sens mon cœur qui s'emballe. Qu'est-ce que je dois faire ? Fuir ? Hum... non, je suis encore fatiguée, je n'irai pas bien loin et puis, je ne sais pas à qui j'ai affaire. Je dois assumer mes actes. Je prends une grande inspiration et pousse la porte.

J'avance doucement dans la pièce, prudente. Soudain, je me fige. Je vois Aoi, dans un triste état, et ça me glace le sang. J'ouvre la bouche de stupeur et je sens des larmes me monter aux yeux. Tristesse et rage.

Je dois avouer, que je ne m'attendais pas à ça. Je la savais blessée, plutôt sévèrement, mais... non, pas comment ça. Je ne supporte pas de la voir souffrir, non, elle qui est tellement gentille, tellement... non, c'est injuste ! Il y a plein de crapules sur Terre, alors pourquoi elle ? Une autre interrogation me vient à l'esprit. Qui a bien pu faire ça ? Cette personne doit posséder des pouvoirs, c'est clair. Sinon Aoi aurait pu se défendre. Et puis, n'importe qui n'entre pas à Terrae. Je serre les mâchoires. Savoir que quelqu'un de Terrae soit capable de faire ça, ça me rend encore plus en colère. On est censé être une grande famille. Il y a suffisamment de danger à l'extérieur sans qu'on ait à se taper dessus entre nous.

Je reporte mon attention sur l'homme qui se tient à côté d'Aoi. J'ai de la peine à comprendre ce qu'il ressent tant c'est confus. Je ne l'ai encore jamais vu, ce que je trouve au premier abord étrange, mais au final, comme je l'ai déjà dit, je ne connais pas tout le monde à Terrae. Pourtant, quelque chose chez lui m'intrigue. Il semble manquer quelque chose.

Je secoue la tête. Je ne sais pas comment réagir, quoi dire. Après tout, je les ai espionnés, donc je suis en tord, mais j'aimerais tellement réconforter Aoi, comme si de rien n'était. Et puis, j'ai tellement de questions... Je décide d'ignorer l'individu et vient m'asseoir prêt de ma professeure particulière. Je pose délicatement ma main sur son bras pour ne pas lui faire mal et m'exprime d'une voix très douce.

- Aoi... c'est Selvi. J'ai appris que quelqu'un t'avait fait du mal. Je suis venue le plus vite possible. Je suis heureuse de voir que tu es consciente.

Je marque une pause. J'ai l'impression de raconter des âneries, des banalités, des choses inutiles. Après tout, qu'est-ce qu'on doit dire dans une situation pareille ?

- Maintenant je suis là, avec toi.

Je me tourne à présent vers l'inconnu.

- Si je peux vous aider...

Je ne finis pas ma phrase, parce que je ne sais pas trop quoi lui dire. Est-ce que je peux vous aider à mettre une bonne raclée à celui qui a fait ça ? Oui, c'est ça... pfff, moi, la petite Selvi qui maîtrise à peine son pouvoir... quand on voit Aoi. C'est une étoile, qu'est-ce que je suis comparée à elle.

Je reporte mon attention sur elle et me force à sourire, un sourire tendre, mais dans le fond, je n'arrive pas à masquer cette tristesse qui s'empare de moi. Je suis triste de la voir souffrir, triste parce que je ne peux rien faire, rien... j'aimerais tellement l'aider ! ... Je ne sais pas si ça servira à quelque chose, mais j'utilise mon pouvoir de guérisseuse pour soigner quelques-uns des hématomes que je peux voir. Pfff... quelle maigre contribution...


[hrp : Selvi entre en scène ! Ahah ! Et oh euuh... désolée pour la tartine ^^']



merci Haley
#   Mar 24 Sep 2013 - 21:51

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[HRP : Pardon, pardooon >< J'ai pas pu répondre plus tôt à cause de la rentrée >< Désolée pour la taille, aussi...]



Ce désespoir profond que je lis dans ses yeux s'ancre à présent dans mon cœur et le resserre peu à peu dans un étau. Il peut l'arrêter. Je le sais ; je le sais, ça se sent, ça se voit. Il le peut, mais il n'a pas l'air de le vouloir. Ou du moins c'est ce que son hésitation semble signifier. Ça me fait mal. Je comprends pas. Qu'est-ce qui s'est passé pour que tout ça arrive ? Y a vraiment aucune solution ? L'Avatar... ça semble inouï. On patauge en plein cauchemar. Alors si en plus la personne qui l'aime est ici, et n'est pas déterminée à nous sortir de là, je sais pas comment on va faire. Peut-être qu'il y aura un amoncellement de blessés, puis de cadavres ; toujours plus de peur, de sang, de Mort ?
J'essaie d'accrocher le regard de Light, de comprendre pourquoi. Pourquoi elle nous en veut tellement ? Pourquoi personne ne fait rien ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi... Ce sont des questions tellement vaines...
Puis, finalement, ses iris océan s'ancrent aux miens, et une bouffée de douceur et de chaleur m'envahit. Le soulagement de lire autre chose que de l'indécision et de la confusion dans son regard. Même si son visage n'exprime pas aussi bien ses sentiments, j'ai envie d'y croire. Même si sa voix tremble, qu'elle laisse transparaître toute sa douleur et son désespoir. J'ai besoin d'y croire.
J'ai besoin de croire que Terrae ne sombrera pas.

- Montrez vous.

Sa voix me fait sursauter, et je ne comprends pas tout de suite à qui il s'adresse. Je suis la direction de son regard pour tomber sur la porte, que je fixe nerveusement. Super, je vais devenir paranoïaque au moindre bruit, maintenant...
Une adolescente entre, et j'identifie au premier coup d’œil Selvi, qui me regarde d'un air horrifié, les larmes aux yeux. Les battements précipités de mon cœur s'apaisent alors qu'elle s'avance et s'assied près de moi. La première personne que je suis capable de reconnaître depuis mon admission ici. Ça fait du bien de se dire que, finalement, on ne m'a pas oubliée, que je suis pas reléguée au rang de mourante.
Ses paroles me mettent du baume au cœur, et sa main posée sur mon bras me rassure. Je sais pas encore comment exprimer ma reconnaissance pour la voir ici. Pour ne pas trop l'inquiéter, je lui fais un petit sourire et glisse ma main sur la sienne.

– Selvi. C'est... c'est gentil d'être venue.

Je la sens utiliser son pouvoir de guérisseuse et réprime difficilement un léger rire et la grimace douloureuse qui l'accompagne.

– C'est pas la peine, ça va. Je vais bien, je continue d'une voix très douce – faible, en fait. Disons douce...

Hum hum hum. Je crois que je parviendrais à convaincre personne avec cette tête. Mais qui ne tente rien n'a rien, hein.
Je reporte mon attention vers le blond, tournant la tête avec lenteur vers lui, puis fais la moue. Je sais pas vraiment quoi dire. Je suis censée les présenter ? Je sais pas, peut-être qu'il a pas envie que ça s'ébruite. Ou peut-être que si, au contraire. On ne sait jamais.
Plutôt que de faire une bêtise, je reste silencieuse et les observe, les yeux brillants. Je serre doucement la main de ma petite Air préférée dans la mienne, comme pour lui assurer que je vais bien.
Bon. On ne va pas se mentir, c'est clairement une situation de merde...



Je vole en #F54759
#   Jeu 10 Oct 2013 - 12:04

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La scène entre les jeunes filles me laissa silencieux. J'y assistai, un peu contre mon gré, mais sans pouvoir m'empêcher de sourire légèrement, plongé dans mes souvenirs.

Comben de temps cela faisait-il que je n'avais pas pris le temps de parler à mon meilleur ami ? A ma meilleure amie ? Combien de temps m'avait il fallu pour laisser retomber ma haine et ma douleur, pour avoir ne serais-ce qu'une conversation banale avec eux ?

Un long frisson me parcourut lorsque je me rendis compte que depuis qu'Aëlita était ... partie, je n'avais jamais pris ce temps. Jamais je ne m'étais assis pour parler avec Frost et Noa. J'avais à peine rendu visite à Dark, ou Yureka, trop honteux de n'arriver à rien, coupable de ne pas La rechercher chaque seconde qui passait.

Un ange passa entre les deux jeunes filles et moi même. Je regardai la nouvelle venue - Selvi, avant de reporter le regard sur moi même. Me rendant compte de la tenue dans laquelle j'étais -torse nu, bas de pijama- je jurai doucement.


- Désolé, marmonnai-je. Je reviens.

Je passai à côté, tirai le rideau maladroitement pour me changer. Fouillant dans les placards, je trouvai une chemise blanche et un pantalon noir -à ma taille. Je ne retins pas un léger sourire. Il y avait des choses qui ne changeaient pas. Je les enfilai, ouvris le rideu alors que je terminais de boutonner ma chemise avec difficulté.

Je jetai un long regard à Aoi et Selvi.  


- Je m'appelle Light, dis-je avec un doux regard.

Je marquai une pause.


- Et je suis là pour arrêter Aëlita.


#   Sam 19 Oct 2013 - 14:24

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– Selvi. C'est... c'est gentil d'être venue.

Lorsqu'Aoi sent que j'utilise mon pouvoir, elle retient un rire, puis une grimace. Ah oui, faut que je retienne ça. Ne pas la faire rire, enfin pas trop, si ça la fait souffrir...

– C'est pas la peine, ça va. Je vais bien.

Je lui souris tendrement, mais je ne suis pas dupe. Comment est-ce que ça peut aller bien ?!? Bon, je ne dis rien. Ça doit sûrement lui faire du bien de le dire et elle ne veut sans doute pas m'inquiéter. Elle me sert doucement la main, comme pour me confirmer mes pensées.

Le silence s'installe et je sens une certaine gêne. Aoi regarde l'homme que j'ai d'abord choisi d'ignorer. Je tourne la tête vers lui. Va-t-il se présenter ? Il est resté silencieux jusqu'à maintenant, depuis que je suis entrée dans la pièce. J'aimerais bien savoir qui il est et ce qu'il faisait ici. Qui était l'agresseur d'Aoi et ce qu'il comptait faire pour l'arrêter... et tellement d'autres choses, mais je n'ose pas parler.

Lorsque l'inconnu tourne son regard vers moi, je baisse les yeux, gênée.

- Désolé

Je redresse la tête pour le voir disparaître derrière le rideau qui séparait la chambre en deux. Je l'entends ouvrir une armoire ou je ne sais quoi. J'attends patiemment qu'il revienne... en chemise blanche et pantalon noir. C'est vrai que c'est une tenue plus adaptée.

Soudain, je me rends compte, je comprends qu'il était certainement blessé lui aussi et qu'il occupait le lit d'à côté. Ça parait logique ! Comment est-il possible que je n'aie pas remarqué ce détail plus tôt ! Trop occupée par ma colère et mon inquiétude pour Aoi, je n'avais même pas été choquée par sa tenue. Hum... mais cela ne répond pas à mes questions, au contraire. Est-ce qu'il s'est lui aussi fait attaquer par l'agresseur d'Aoi ? Mais si c'est le cas, comment peut-il prétendre l'arrêter ?

- Je m'appelle Light.

La voix de Light, puisque c'est son nom, me sort de mes réflexions. Son regard est doux et dans d'autres circonstances, il m'aurait tout de suite apaisé, mais là, non, il y a beaucoup trop de questions, de contradictions, d'incertitudes.

- Et je suis là pour arrêter Aëlita.

Aëlita ?!? Ainsi, l'agresseur est une femme. Je me sens bête, je n'avais pas pensé à cette éventualité. Dans ma tête, je n'ai jamais imaginé qu'une telle cruauté puisse être l’œuvre d'une femme. C'est stupide en fait. Voilà où nous mènent nos préjugés...

Je soupire. J'essaie de mettre de l'ordre dans mes idées. Qu'est-ce que je sais. 1) Aoi s'est faite agressée par une femme prénommée Aëlita. Light, qui semble la connaître, a lui aussi été blessé. Mouai, c'est assez maigre. La première question que je me pose c'est : comment la connait-il ? Et qui est-il ? Oui, d'accord, ça en fait deux...

J'ouvre la bouche, mais retient les questions que j'allais poser. Il faut que je réfléchisse davantage. J'ai déjà tiré des conclusions hâtives, ne pas commettre la même erreur une deuxième fois. Je garde donc mes hypothèses pour moi et prends le parti d'amasser plus d'information.

J'essaie de m'exprimer avec calme, mais fixe Light d'un regard dur.

- Qui êtes-vous exactement ? Je ne vous ai jamais vu ici.

Je marque une courte pause et essaie d'adoucir mon regard.

- Et cette Aëlita, comment la connaissez-vous ?

Mes questions sont peut-être un peu trop directe, peut-être que je fonce droit dans le mur, mais j'ai besoin de savoir. Il a fait une promesse.. et pour le moment, je n'ai pas l'impression qu'il soit en mesure de la tenir...


[hrp : désolée, j'ai failli passer à côté du rp et je n'aurais pas répondu de si tôt xD
Aoi, je ne te laisse pas grand chose à faire dans mon rp, mais n'hésite pas à intervenir d'une manière ou d'une autre ^^]



merci Haley
#   Dim 20 Oct 2013 - 11:19

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Terrae était plus agitée ces derniers jours, et pour cause, de nombreux élèves étaient apparemment envoyé à l'hopital avec des blessures graves. Pourtant, j'étais persuadé qu'avec la potentielle surveillance de l'arène lorsque des élèves s'affrontaient, il était quasi-impossible de se blesser avec une telle force. Pourtant, les blessés s'accumulaient et on croisait beaucoup moins de monde en ville qu'auparavant. J'étais curieuse, c'était mauvais oui, mais tant pis, alors j'avais décidé d'attendre, devant l’hôpital, qu'une personne se précipite et ne monte dans les étages à la recherche d'un des nombreux blessés. Et, il faut croire que c'est mon jour de chance mais, un peu après que je sois arrivée devant, une jolie petite brune est arrivée en courant, ralentissant progressivement devant les portes du bâtiment.

Je l'avais donc suivi aussi discrètement que j'ai pu. Et je crois que, pour une fois, j'ai réussi à me faire assez discrète, ou alors elle était trop obnubilé par la personne qu'elle venait voir pour se rendre compte qu'elle était suivi. Dans tous les cas, j'ai réussi à gravir les escaliers sans trop me faire remarquer je pense, laissant une bonne distance au cas où... Et bien sur, les dieux doivent être avec moi pour avoir mit une machine à café en haut de l'escalier, je n'avait plus qu'à la suivre du coin de l’œil pour voir quelle chambre elle allait pénétrer, en faisant semblant de boire un bon café bien chaud. Je suis un génie vous le saviez n'est-ce pas ? Non ? Bah maintenant si. Sauf qu'aux dernières nouvelles, quand tu vas voir un patient, tu entres, tu restes pas debout droit comme un piquet devant la porte entrouverte... Ohohoh. La coquine. Elle espionne... Quoi que, je fais pareil...

Elle finit par entrer... Evidemment ! Laisse la porte ouverte ! Je fais comment pour être discrète quand la porte est ouverte en grand et qu'on entend presque tout ce qui se passe dans la chambre depuis le cou-... Oh mais bravo ! Magnifique. Je n'ai qu'à me rapprocher très discrètement en longeant le mur et pouf. J'y serais. Et tant qu'à faire, je suis sure qu'en utilisant un peu mon invisibilité je pourrais pencher la tête pour voir à quoi ressemble le fameux blessé et son compagnon de chambre. Roxanne, tu es un génie. Allez hop, je longeais lentement le mur, retenant idiotement ma respiration, c'est pas ça qu'on entendrait dans la chambre. Finalement, j'arrivais au niveau de la porte, non sans difficultés, et me concentrais du mieux que je pouvais pour rendre ma petite tête couverte de cheveux bleus invisible. Je devrais pouvoir y arriver, je maîtrisais mieux l'invisibilité que le feu. Enfin, je crois...

– C'est pas la peine, ça va. Je vais bien.

Il y avait au moins une fille, mais vu la faiblesse qui s'échappait de la voix, ce devait être la fameuse blessée, attaqué par je-ne-sais-quoi de très puissant.

- Je m'appelle Light. Et je suis là pour arrêter Aëlita.

Et ça, ce devait être le compagnon de chambre, qui avait l'air bien informé sur le sujet, beaucoup mieux que moi en tout cas. La voix de la petite brune que j'avais suivi auparavant s'éleva dans le couloir, et elle n'était pas plus avancé que moi niveau informations apparemment. Je décidais donc de pencher la tête, que je voulais invisible, croisant les doigts pour que ce soit le cas, pour voir à quoi ressemblait les occupants. Une autre brune bien amochée, des pansements et des bandages un peu partout, et des yeux très très très fatigués. Et l'homme, debout à côté d'elles, un blond aux yeux bleus. Light, cheveux blonds, au moins il fait pas dans la contradiction. J'allais me repositionner convenablement contre le mur quand une écharde sauvage se planta dans ma main, me faisant perdre toute ma concentration, donc l'invisibilité de ma tête, et pousser un petit cri de douleur. Oh zut. Grillée.

- Ah heu. Bonjour. Je passais juste par là. Portez vous bien hein. Bye... ?

Un petit rire nerveux m'échappa, et maintenant, j'étais un peu foutue là, prise en flagrant délit d'espionnage hospitalier. Je commençais à reculer, lorsque mon pied se posa sur un gobelet sauvage qui me fit trébucher. Bon ben, j'étais bonne pour la surveillance...


[J'espère que ça vous va ! J'ai pas trouvé mieux. Mais je peux modifier si vous trouver un truc dérangeant ou autres. .w.]



Gribouille en #ff9966
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