Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Music, sun and then I met an Angel...
Mer 5 Fév 2014 - 18:44
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Camus répondit à ma question, celle que j’avais posée sans vraiment réfléchir pour lui demander si il était sérieux lorsque son frère disait qu’avant il était mannequin :

Oui, j'ai été mannequin pendant quelques années. Et d'ailleurs, je suis plutôt heureux d'avoir terminé, les horaires sont épuisantes !

J’étais en pleine hallucination. Enfin je crois. J’étais en train de boire un chocolat chaud avec un ancien mannequin ! Je me rendais compte que des tonnes de filles auraient tué pour être dans ma situation, alors que moi, j’avais pas vraiment décidé. Comme quoi le destin, il est cool parfois.

Puis Amadeus se fit encore remarquer avec une position inappropirée lorsqu’on est à table et en disant :

Hmm... Ce qu'il oublie de te dire, c'est que pour certains catalogues, il était le mannequin favori pour les jeans. Et si je me souviens bien, il a encore un de ces catalogues un peu osés !

Lorsqu’il parla de catalogues « osés », des images bizarres défilaient dans ma tête sans que je le veuille, ce qui me fit un peu rougir. Mais pour mieux me rendre compte de quoi il parlait en disant ça, une question sortit toute seule de ma bouche :

« Et tu veux dire quoi par… osés ? »

Quelques secondes après, je me rendis compte de l’indiscrétion de ma question, et à quel point je pouvais passer pour une perverse à cause du ton que j’avais employé. Sur le coup, je me sentais vraiment idiote. Du coup, je me donnais des claques mentales, histoire de retrouver la raison. Je regardais Camus qui semblait indigné par ce que son frère avait dit. J’avais aussi un peu peur que ce soit de ma faute. Alors sans attendre, je dis doucement en rougissant – alors qu’Amadeus était en train de parler :

« Désolée, c’est sorti tout seul… »
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Jeu 6 Fév 2014 - 13:21
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PV : Camus

Amadeus semblait vraiment vouloir me mettre mal à l'aise. Il y réussit d'ailleurs, cet imbécile.

"Hmm... Ce qu'il oublie de te dire, c'est que pour certains catalogues, il était le mannequin favoris pour les jeans. Et si je me souviens bien, il a encore un de ces catalogues un peu osés !"

Mon regard s'était arrondi d'indignation, et il avait du détourner le regard pour éviter de rire. Ce crétin, un jours, je... On se calme, Camus. Calme. Voilà. Mieux. Je pris ma tasse de thé d'une main tremblante, agacé et nerveux. Je portais la tasse à mes lèvres.

"Et tu veux dire quoi par… osés ?"

Abasourdi, je m'étouffais avec la gorgée de thé que j'étais en train de boire. Mes joues s'enflammèrent tandis que je toussais comme un malade. Elle est sérieuse, vraiment ? J'en restais tout bizarre. Amadeus semblait ne pas en revenir. Il fixait Alice avec des yeux de merlan. La jeune fille dû se rendre compte de ses paroles car elle prononça quelques excuses embarrassées.

"Désolée, c’est sorti tout seul…"

Revenant de ma surprise, j'éclatais de rire et reposais ma tasse avant de la renverser. Je repris mon souffle sous le regard défait de mon frère. Il semblait atterré par le tournant que prenant la discussion. Je souris à Alice, tentant de la mettre plus à l'aise. Elle était adorable avec ses joues rouges et son air confus. Amadeus étouffa un rire moqueur.

PV : Amadeus.

Camus couvait Alice du regard. "Son" Alice, je suppose. Ses yeux brillaient d'un éclat adoucis par son amour tendre qui naissait pour la jeune femme. Toute cette douceur subite me mit mal à l'aise. Mon sourire disparut. Je me sentais exclu, comme si Camus s'éloignait de moi. Il était mon frère mais il semblait ne plus avoir d'yeux que pour Alice. Cette nouvelle avait bouleversé mes repères, elle me volait mon frère. La jalousie me prit violemment. Cependant, j'aimais Camus et je respectais ses sentiments.

Je m'agitais donc sur ma chaise et repris consistance. Mon sourire reparut légèrement plus fade qu'avant, altéré par mes propres sentiments. Néanmoins, je continuais de titiller les tourtereaux :

"Osés... Comme ça !"

Je fouillais dans mon sac et en sortis une revue de mannequin pour une marque de jeans et lingerie allemande. Sur la couverture posait mon frère en chemise blanche et jean serré. Il était allongé sur un drap blanc lui aussi, une main dans ses cheveux. Un slogan aguicheur flottait au dessus de sa tête, écrit en anglais : "Come to me...".

J'ouvrais le magazine et tombais sur une page où on le voyait poser en boxer, une cravate rouge autours du cou. Ses cheveux à l'époque encore plutôt courts étaient coiffés en une crête rouge et blond-roux, la couleur naturelle de ses cheveux avant qu'il se les fasse décolorer par les produits de tests chez le scientifiques. Une étoile noire était peinte sur un de ses yeux. Vraiment... Classe. Admire, petite Alice, admire.

Un raclement de chaise se fit entendre à côté de moi. Camus se leva et, passant une main dans ses cheveux pour les replacer en arrière, annonça :

"Je... Vais prendre l'air dehors."

J'eus le temps de voir son visage rouge de confusion. Pauvre frère, il n'avait jamais été confronté à ce genre de situation. Il ne savait plus comment réagir. Et Alice avait eut le temps de voir, il n'avait pas eu le temps de réagir. Ma vengeance personnelle commençait. Et je n'étais pas près à céder mon frère à une inconnue. Je fis un sourire en apparence gentil à Alice, mais mes yeux étaient glacés.
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Jeu 6 Fév 2014 - 14:20
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Au départ, Camus était surpris de la question que j’avais posée, tellement qu’il faillit s’étouffer avec son thé. J’avais un peu honte à ce moment, je ne savais plus où me mettre. Après m’être excusée, j’entendais Camus rire, ce qui me fit un peu rire nerveusement. Il me souriait, ce qui me rassurait. Il n’avait pas l’air de m’en vouloir.

Amadeus commençait à bouger sur sa chaise, puis il dit :

"Osés... Comme ça !"

Il sortit un magazine de mode allemand (ce qui expliquait que je ne comprenne rien à ce qui était écrit sur la couverture) sur lequel Camus était en couverture. Je pensais vraiment pas qu’il allait me sortir un exemple, comme ça, d’un seul coup. Ça me faisait vraiment bizarre qu’il sorte ce magazine un peu comme si il attendait ce moment depuis un petit bout de temps.

Il m’avait fallu un peu de temps pour le reconnaitre, étant donné que la position dans laquelle il était n’avait rien de naturel et aussi que je ne le connaissais que depuis peu de temps. Puis Amadeus tourna les pages du magazine pour tomber sur une photo de Camus en boxer. Je détournais assez rapidement le regard. Je me rendais compte que c’était carrément indiscret ce que je faisais, puisque ce n’était pas Camus qui me montrait ces photos. Je rougissais un peu en disant :

« C’est bon, j’avais pas besoin d’exemple… »

Puis camus se leva en disant, l’air embarrassé :

"Je... Vais prendre l'air dehors."

Il m’a fallu un petit temps pour comprendre ce qu’il se passait. Est-ce que ça l’avait mis mal à l’aide que son frère me montre ces photos ? Apparemment oui. Je restais un moment immobile, avant de me lever en laissant Amadeus seul pour aller le rejoindre. Je comptais bien m’excuser, puisque d’un côté, c’était un peu ma faute.

Je ne mis pas beaucoup de temps à le trouver, il était juste devant le café. Je ne savais pas trop quoi lui dire, j’avais, je pense, un peu peur de sa réaction. Alors je pris mon courage à deux mains et j’allais lui parler.

« Camus… Je suis vraiment désolée… Je m’attendais pas à ce qu’il sorte le magazine comme ça… »

Je ressentais de la culpabilité, je m’en voulais d’avoir posé cette fichue question.
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Jeu 6 Fév 2014 - 14:46
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PV Amadeus.

Alice sembla surprise par la couverture du magazine. Seulement ça ne dura pas. Elle détourna rapidement les yeux de l'image de Camus en punk. Elle répliqua :

" C’est bon, j’avais pas besoin d’exemple… "

J'observais son regard se poser sur Camus qui s'était levé. Je le suivis du regard alors qu'il sortait. Il avait les épaules droites et raides. Je connaissais mon jumeau par cœur et cette posture voulait dire "je suis gêné, je suis en colère, qu'on me laisse seul." Malgré ça, Alice se leva et sortit à sa suite, me laissant seul.

Mon regard s'assombrit et mon sourire disparut. Je l'aurais. Camus était mon frère et je ne la laisserais pas l'avoir. La jalousie me prit de plus belle. Je me levais et payais la note. Fourrant mes mains dans mes poches, je me dirigeais vers la sortie avant de m'arrêter sous le porche du café. Je les observais et écoutais.

PV Camus.

Je sortis et restais devant le café, contemplant le ciel bleu dans la petite fontaine de la place. Un long frisson courut dans mon dos. Perdu dans mes pensées, je soupirais. Alice était adorable, mais mon frère semblait tout faire pour essayer de nous séparer. Il n'était pas comme ça d'habitude. Et ça m'inquiétait.

Autre chose qui m'inquiétait : Comment allais-je faire pour passer outre ces photos qu'Alice avait vu de moi. Certes, ça appartenait à mon passé mais alors pourquoi Amadeus avait-il cette revue dans son sac..? Il avait peut-être eu l'intention de me taquiner avec avant de la jeter.

La cloche d'entrée du café retentit. Des pas s'approchèrent de moi et une voix féminine retentit dans mon dos.

"Camus… Je suis vraiment désolée… Je m’attendais pas à ce qu’il sorte le magazine comme ça…"

Je me retournais et m'efforçais de sourire.

"Bah, Ama n'est pas méchant, mais il fait parfois des coups tordus. C'est l'une des seules revues qu'on a gardé du temps où j'étais mannequin. Et comme tu peux le voir, j'étais le passe-partout. Je ressemblais beaucoup plus à mon frère avant..."

Je restais un instant silencieux, les yeux dans le vague. Du coin de l'œil, je vis Amadeus qui nous observait. Il avait une expression sur le visage que je ne connaissais pas. Il semblait fixer Alice d'une manière qui me déplut. Je revins à la jeune fille et esquissais un sourire gêné.

"Mais ce n'est pas le sujet. Je ne t'en veux pas, si tu veux, j'ai d'autres photos. J'ai débuté plutôt jeune, alors il est possible que tu ne me reconnaisse pas toujours."

Amadeus s'approcha de moi. Il posa une main sur l'épaule d'Alice. Je remarquais qu'il serrait plus que nécessaire.

"Je vais vous laisser, je vais aller jouer à quelques jeux dans ma chambre." Il se pencha vers Alice et déposa un baiser sur sa joue. "Camus est à moi, je ne te le laisserais pas." Murmura-t-il.

Ses yeux étaient posés sur moi. Ce fut trop. Je me plaçais devant Alice et écartais la main de mon frère. L'empoignant au col, je le plaquais au mur. Il m'avait lui aussi prit au col. Je perdis patience.

"Écoute-moi bien Emerald ! Je n'appartient à personne et encore moins à toi !"

Je tentais de reprendre mon calme, sans y arriver. Le vent se leva, glacé et mordant. La colère semblait aussi s'être emparé d'Amadeus qui me serrait plus fort, prêt à me frapper.
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Jeu 6 Fév 2014 - 15:22
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J’avais aperçu Amadeus qui sortait alors que je parlais avec Camus, mais je décidais de ne pas lui prêter attention. Camus m’expliqua qu’Amadeus Faisait parfois des coups tordus, mais que ce n’était pas pour ça qu’il était méchant. Puis il me dit tranquillement :

"Mais ce n'est pas le sujet. Je ne t'en veux pas, si tu veux, j'ai d'autres photos. J'ai débuté plutôt jeune, alors il est possible que tu ne me reconnaisses pas toujours."

Qu’il me dise ça me fit doucement sourire. Il ne m’en voulait pas, et j’étais rassurée. Je sentis une main se poser sur mon épaule, ce qui me fit sursauter. Je tournais la tête et voyais Amadeus, qui commençais à serrer mon épaule. Je soupirais, il me faisait un peu mal. Puis il dit :

"Je vais vous laisser, je vais aller jouer à quelques jeux dans ma chambre. Camus est à moi, je ne te le laisserais pas."

Entre ses deux phrases, il avait essayé de me faire un bisou sur la joue, que j’avais essayé d’esquiver sans succès. La dernière phrase qu’il m’avait murmurée m’énervait. Je me contenais et essayais de ne pas lui envoyer mon poing dans la tête. Mais de toute façon, je n’aurai pas eu le temps, Camus avait réagis plus vite que moi.

Il avait enlevé la main de son frère de mon épaule et l’avait plaqué contre le mur en le tenant par le col. La foule, intriguée par le bruit, venait observer ce qu’il se passait. Puis Camus lança à son frère, avec un ton que je trouvais menaçant :

"Écoute-moi bien Emerald ! Je n'appartient à personne et encore moins à toi !"

Je les voyais, chacun se tenant chacun au col de l’autre, prêts à se battre. Ils me faisaient peur, mais j’essayais de leur dire de se calmer, sans pour autant me faire entendre. Alors je décidais d’utiliser une autre méthode. Quelques secondes de concentration pour canaliser un peu d’énergie, et c’était bon. Je leur lançais alors, la voix amplifiée par mon pouvoir :

« Arrêtez ! Vous allez vous calmer ? »

Ah ce pouvoir, je ne regrette pas de l’avoir. J’avais même fait mieux que ce que j’imaginais : en plus de juste capter l’attention des deux frères, la majorité des personnes présentes nous fixaient. En temps normal, je n’aurai pas supporté, mais là, j’étais trop occupée à surveiller Camus et Amadeus.
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Jeu 6 Fév 2014 - 21:23
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PV Amadeus

Mon agacement se transforma en colère lorsque Camus m'empoigna au col et me plaqua contre un mur. Ses yeux étaient  brillants de colère. J'avais en face un parfait miroir, le reflet de moi-même. J'armais mon poing, prêt à frapper mon frère. Je hurlais :

Ressaisis-toi bon sang Camus !! Tu la connais à peine, et elle t'a déjà ensorcelé ! Réveille-toi merde !

Sur ce je lançais mon coup. Il atteint la joue de Camus qui recula l'air presque blessé. J'avais le souffle court. Je m'élançais et empoignais mon frère des deux mains. La foule se massait autours de nous et les murmures inquiets s'amplifiaient mais je m'en avait rien à faire. Je fixais durement mon frère.

Tu as changé, frérot, murmurais-je, où est passé le Camus froid et renfermé ?!

Je crachais les mots suivants comme du venin.

Tu es devenu mou, et tu tombe amoureux de la première inconnue. Regarde-toi, pauvre idiot.

Un ricanement échappa à Camus.

PV Camus

Je ricanais aux paroles de mon frère. Il pensait que j'étais mou ? Que je me laissais aller ? N'en avais-je donc pas le droit ? Terrae était un paradis terrestre où je retrouvais un peu de tranquillité. N'avais-je pas le droit de l'être, tranquille ? Selon Amadeus, non.

Je tournais la tête et crachais un peu de sang. Amadeus m'avait frappé et ma pommette prenait à présent une couleur bleue violacée. Je m'étais mordu la langue, erreur de débutant. La partie droite de mon visage me brûlait à présent. Je m’apprêtais à répliquer lorsqu'Alice s'exprima.

"Arrêtez ! Vous allez vous calmer ?"

Sa voix me stoppa net. Je restais un instant immobile puis me dégageais d'un coup sec. Tournant le dos à mon frère, j'allais m'asseoir à la fontaine. Baissant la tête, je prenais mon visage dans mes mains et restais ainsi jusqu'à énoncer lentement :

"Va-t-en Ama et laisse-moi."

J'entendis mon jumeau tourner les talons et s'en aller. Les badauds se dispersèrent et je restais seul, le visage enfoui dans mes mains. Je laissais échapper un soupir mi-sanglot mi-rire nerveux. Les larmes me montèrent aux yeux en me rendant compte de ce que j'avais fait, de ma bêtise.
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Jeu 6 Fév 2014 - 21:59
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Tout s’était réellement passé vite. Je n’aurais jamais pensé vivre autant de choses en une journée.

Même si j’étais intervenue, Amadeus avait tout de même eu le temps de frapper Camus, sans que ce dernier puisse répliquer. Je n’avais pas réellement fait attention à ce qu’ils se disaient, et je n’allais pas chercher à savoir réellement ce qu’ils s’étaient dit. Et c’est peut-être mieux comme ça. Le peu que j’avais compris, c’était que Camus avait changé. Ça, et d’autres paroles d’Amadeus faisaient ricaner Camus. Je me demandais pourquoi.

Amadeus avait clairement frappé fort, puisque j’avais vu Camus cracher du sang et sa pommette changer de couleur rapidement. J’étais intervenue alors qu’il s’apprêtait à frapper son frère à son tour, ce qui – heureusement – l’arrêta. Il se dégagea et alla s’asseoir à la fontaine. Je restais immobile, un peu spectatrice de ce qu’il se passait. Puis j’entendis Camus dire :

"Va-t-en Ama et laisse-moi."

Et je vis Amadeus partir, comme tous les passants qui n’étaient restés que pour assister à la bagarre. Quelques secondes après que chacun soit retourné faire ce qu’il avait à faire, je m’avançais vers Camus. En m’asseyant à côté de lui, je lui demandais doucement :

« Ça va ? »

Question un peu idiote en fait, il venait de se battre avec son frère, et en plus avait un sale hématome sur la joue. Alors je pense que non, il ne devait aller très bien. Je regardais d’ailleurs sa pommette devenue violette et ne pus retenir une petite grimace en imaginant à quel point ça devait faire mal. Puis je lui dis, avec de la tendresse dans la voix :

« Tu devrais mettre de la glace pour éviter que ça enfle trop… »
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Lun 10 Fév 2014 - 17:39
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PV Camus

Amadeus parti, je m'effondrais. J'étais vexé, blessé par les paroles de mon frère. Le silence retomba, j'entendais ma respiration hachée par des sanglots retenus par fierté. Je savais qu'Alice était toujours là et je ne voulais pas qu'elle me voit dans cet état.

Je restais assis, le visage dans les mains jusqu'à ce que le jeune fille s'assoit près de moi.

"Ça va ?"

Je me redressais, frottais mes yeux pour essuyer les larmes qui pointaient au bout de mes longs cils et sourit tristement.

"Excuse-moi pour cette scène... Je... Je ne sais pas ce qui lui a prit subitement."

Elle semblait compatissante. Son expression changea à la vue de ma pommette gonflée et violette.

"Tu devrais mettre de la glace pour éviter que ça enfle trop…"

Je hochais la tête en grimaçant. J'avais la joue douloureuse ainsi que le bout de ma langue. Mes oreilles sifflaient. Je me levais et mis un moment à retrouver mon équilibre. Mon jumeau ne m'avait pas raté. Je secouais la tête pour m'éclaircir les idées et posais une main douce sur l'épaule d'Alice.

"Écoute, j'ai de la glace dans le frigo de ma chambre... Pour me faire pardonner de ce remue-ménage, je t'invite à manger un bout quelque part après m'être soigné ! Ça te dis ?"

Je souris de nouveau à Alice.Ma joue me lançait et j'avais un sale goût de sang dans la bouche. Il était impératif que je me soigne avant toute chose. J'en profiterais pour me changer, pensais-je, mes vêtements sont tout froissés.
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Lun 10 Fév 2014 - 18:31
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Ça me rendait un peu triste de le voir dans cet état. Je n’avais aucune idée de ce que cela pouvait faire de se battre avec quelqu’un de sa famille, mais je me souviens que, lorsqu’une dispute éclatait dans l’orphelinat, l’ambiance était réellement tendue et que c’était dur à supporter. Quand je lui avais demandé comment il allait, il m’avait répondu en séchant quelques larmes qui n’avaient pas eu le temps de tomber :

"Excuse-moi pour cette scène... Je... Je ne sais pas ce qui lui a prit subitement."

Lorsque je lui avais fait remarquer le bleu sur sa joue, il avait grimacé. En même temps ça devait bien faire mal. Je le voyais se lever avec un peu de difficulté, il ne semblait pas bien tenir sur ses jambes. Je me levais à mon tour, puis il posa doucement sa main sur mon épaule, contrairement à la façon dont son frère m’avait serrée au même endroit. C’était beaucoup plus agréable. Puis il me dit :

"Écoute, j'ai de la glace dans le frigo de ma chambre... Pour me faire pardonner de ce remue-ménage, je t'invite à manger un bout quelque part après m'être soigné ! Ça te dis ?"

Je souriais en lui répondant :

« Pourquoi pas ! Je te suis dans ce cas. »

Il se mit en route, je le suivais en silence, mais également en souriant. Une fois arrivés dans sa chambre, je lui demandais :

« Je peux juste aller aux toilettes ? »

Puis sans réellement attendre sa réponse (ce qui est pas génial) j’entrais dans sa petite salle de bain.
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Mar 11 Fév 2014 - 18:59
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Alice sembla retrouver le sourire lorsque je lui proposais un repas. En voyant son sourire, mon cœur se réchauffa. Je souris à mon tour lorsqu'elle me répondit :

"Pourquoi pas ! Je te suis dans ce cas."

Je fis un léger geste du bras l'invitant à marcher à mes côtés et la menais à ma chambre. Arrivés, je le fis entrer la première. Ma chambre était peinte dans des tons beige et crème. Elle était meublée de meubles de style victorien ou baroque, tous de bois sombre. Un bar séparait la cuisine de la pièce principale. Mon lit trônait dans un coin, la couverture pliée dans le style des futons et sur une commode se tenait un tout petit autel avec une photo de mes parents.

Ma mère souriait en repoussant ses cheveux roux en arrière tandis que mon père regardait l'objectif d'un air sûr de lui, un léger sourire flottant sur ses lèvres, ses cheveux argentés attachés sur sa nuque. Je lançais un regard à la photo et lançais un "je suis de retour" discret. Alice se tourna vers moi :

"Je peux juste aller aux toilettes ?"

Je hochais vaguement la tête et elle pénétra dans la salle de bain. J'en profitais pour tirer une chemise noire, propre, de mon armoire. Je déboutonnais celle que je portais, qui était froissée et tachée d'un peu de sang et m'apprêtais à revêtir la noire sans vraiment faire attention, assis sur mon lit. Je remarquais des marques dans mon cou en me voyant dans le miroir de l'armoire en face du lit. Amadeus avait vraiment été violent.
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