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Ça se répare, les jouets?
##   Ven 20 Sep - 19:54

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Je posai mon sac sur le sol. Devant moi était planté un grand portail en fer forgé avec quelques arbres autour, d'une variété que je n'avais jamais vue. J'enlevai mon manteau, ruisselant de sueur. C'était la fin de l'après-midi. Plus tôt dans la journée (je devrais dire dans la nuit) j'étais passé par chez moi de retour des fjords pour prendre un petit sac avec quelques vêtements et un peu d'argent. J'avais regardé les portes des chambres de mes parents et de ma sœur. Je m'étais attardé dans la cuisine. Tout ça est terminé avais-je pensé. Puis avec ma carte de bus, je m'étais rendu à l'aéroport d'Helsinki, et j'étais monté dans l'avion indiqué sur mon billet. Le billet que l'homme m'avait donné.
Pourquoi lui faisais-je confiance? pourquoi avais-je accepté de tout quitter? Je n'en savais rien. Mais j'étais heureux d'être dans cet avion en partance pour le Japon, heureux d'aller à cet endroit appelé Terrae. J'avais marché, et je m'étais retrouvé là, devant ce portail terni et ces arbres exotiques.

Je me sentais stupide. J'avais encore plein de traces de mes blessures, alors j'avais gardé mon pull à col roulé et mes gants. Enfin, il y avait quand même quelques croûtes qui dépassaient dans mon cou, mais je comptais sur mes cheveux (mal coiffés, ce qui m'avait valu pas mal de regards amusés de la part des hôtesses de l'air) pour les cacher. Et j'étais planté là sans savoir quoi faire, quand j'ai vu un petit portillon, sur le côté. Je me suis approché, en vérifiant que personne ne me voyait, et j'ai posé la main sur la poignée. J'ai cru un moment qu'elle ne s'ouvrirait pas, mais par chance c'était ouvert.
J'ai avancé, circonspect. Je marchais sur une allée de gravillons bordée de gazon, menant à un grand bâtiment.
J'avais un peu l'impression d'entrer sans la permission du propriétaire (ce qui était le cas) et d'être dans un autre monde, où je n'avais pas encore de place (ce qui était plus ou moins le cas aussi).
J'ai pensé: Pour tous ceux qui vivent là, je n'existe pas encore... Et si je repartais? Après tout, la porte est ouverte, non? Dans ce cas, ce sera comme si je n'étais jamais venu. En tournant la tête, mon pull s'accrocha à une blessure que j'avais au cou. J'ai réfléchi. Je n'ai plus rien à perdre. Je suis abîmé, juste un vieux jouet qui a besoin d'être réparé. Et que ferais-je dehors? Je rentrerais chez moi? Impensable. Oui mais si ce n'était pas rentable de me réparer? Si il valait mieux acheter un nouveau jouet, que deviendrais-je?+ Je me suis souvenu que j'étais parti de chez moi sans rien dire. Il faudrait quand même que j'écrive à mes parents, un de ces jours. Ça coûte cher, un timbre pour la Finlande?

J'ai réalisé que je me sentais seul. Je l'étais depuis des mois, mais c’était la première fois que je m'en rendais vraiment compte, je crois. J'ai fait quelques pas en directions du porche. Je vous ai déjà dit que je suis très maladroit? Eh bien c'est vrai. Alors (malchance oblige), empêtré dans mes hésitations, je me suis fait un  croche-patte, et je me suis étalé lamentablement (vous avez déjà vu quelqu'un qui tombe tout seul? C'est très drôle, à condition que ça ne soit pas vous). Je n'ai pas pu m'empêcher de rire, malgré mes blessures qui se rouvraient dans mes gants. Juste un petit rire, pour me consoler. J'ai gardé un léger sourire, rassurant, et je me suis relevé, mine de rien, genre il ne s'est rien passé ne me regardez surtout pas. Et j'ai continué à marcher. QU'EST-CE QUE JE FICHE ICI?!



##   Lun 23 Sep - 17:10

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J'ai regardé le bout de mes doigts. Puis le sol. C'était devenu une sorte de rituel, depuis que j'entraînais mes pouvoirs. Ensuite, j'allais poser mes mains sur le sol et tenter de faire remonter un cailloux. Et ça allait me fatiguer, comme d'habitude. Et ensuite, je le briserais avec mes pouvoirs de titan, je le modèlerais, puis je lui ferais adhérer à ma peau, formant un gant de pierre. C'était là les seules forces que j'aurais. Ensuite, je m’effondrerais, endormie. Mais je suis incapable de créer des pierres. Elles viennent toutes du fond de la terre, je dois toujours les appeler pour qu'elles viennent. Et c'est pas que c'est un peu plus fatiguant que de passer un coup de fil à la terre, mais les réseaux sont un peu perturbés là dessous... Et puis vous savez, il y a très peu de représentants de la population des cailloux qui ont un téléphone portable, de nos jours. Y'a que les jeunes, et encore, il faut bien attendre leur 300 000 ans de broyage au centre de la terre, alors ça prend du temps... Bref, pour le coup de fil, c'est mort.
Après c'est peut-être que j'y met pas assez de volonté, aussi. Ok, pour vous faire plaisir, j'arrête mes parties d'abalone. Et les démonstrations mathématiques du troisième degré, d'accord... Et aussi les figures à géométrie variable ? Bah pourquoi pas... Quoi ? Encore ? Ha bah non, je vais quand même pas arrêter de réfléchir aux engrenages, ça c'est un classique ! J'ai inventé 36 formes de dents différentes pour tester différents systèmes, et là je réfléchis à une possible 37 qu'on aurait pu utiliser avec Mitsuki pour le carrousel et... Vous savez si ça vous faire chier ce genre de délires, vous avez qu'a aller direct au paragraphe d'après, hein, vous gênez pas, ils servent à ça. Mais arrêtez de vouloir m'empêcher de déraper sur d'autres sujets, ça marchera pas. Bref, j'ai tout fermé.
J'étais assise par terre, au milieu d'un chemin, en face de mon plus grand ennemi : le portail. Mais bon faut croire qu'il a la rancune légère, et moi aussi, mais ça l'empêche pas de me fixer avec son air suffisant, j'aime pas ça. Il a pas intérêt à se faire mal, parce qu'il compte pas sur moi pour le réparer, hein ! Bon, j'avais décider d'essayer mon pouvoir de titan, mais à fond. Y'a jamais personne qui passe ici, parce que je suis sûre que Môsieur le portail a fait peur à tout le monde, donc je peux me lâcher, non ?
Je sens mon pouvoir instable attendre mes ordres. La main. Je me concentre sur ma main, qui est posté légèrement au dessus du sol. Une force surhumaine se déplace dans mon corps. Je frissonne. Il en a beaucoup, de cette énergie. Beaucoup trop. Comment peut-on mettre des pouvoirs si puissants entre nos mains ? Mes veines gonflent. Je les sens prêtes à éclater. Cette force est trop puissante pour ma simple main. Je relâche la pression, mon pouvoir se réparti de nouveau dans mon corps. Il faut que j'y aille plus vite, sinon je pourrait jamais sortir une attaque potable avec ce pouvoir sans m'exploser la main. Je me lève. C'est toujours mieux d'être debout. Je me calme. D'un coup, dans un ample mouvement de bras, je lève le bras. Je synchronise mon pouvoir et ma main. Tout mon pouvoir dans ma main. Et frappe le sol. Avant même de le toucher, je sens les graviers trembler et s'éjecter dans toutes les directions. Au premier contact, le sol se fend. Sur cinq mètres. Je tombe au sol. Je suis assise dans un cratère de un mètre de diamètre et 20 centimètres de profondeur, dont sort une faille de cinq mètres. Plutôt artistique, moi je dis. Ça pourrait faire un logo, non ? Artistique, et effroyablement puissant. Je suis à bout. Je m'assois en tailleur dans ce cercle (je me sens bien là dedans) et ferme les yeux. Après le boulot, dodo !
A peine une minutes 43 secondes plus tard, le portail grince. Bah oui forcément je suis conne c'est dingue ! Le portail, j'essaye de dormir devant mon pire ennemi !


_ T'as bien besoin d'un coup d'huile, mais compte pas sur moi. Même pas peur, saleté de portail.


J'ouvre les yeux. Ha. Le portail aurait-il pris forme humaine ? Ha non, le petit gars est juste au premier plan. Mais alors c'est pas de la faute du portail ? Oups. Il a qu'à crever, je m'excuserais pas, na ! Bon, en attendant ce serait bête que je fasse peur au nouveau venu. Bon, il doit avoir l'habitude, non ? 


_ Toi aussi tu as besoin d'huile ? 


Ha... Il a l'air perdu. Je suis trop conne. Mais alors vraiment. Je vais faire peur au nouveau... Non mais c'était tellement évident que je devrais me suicider... Mais en même temps, j'ai toujours voulue me mettre dans la peau de celui qui vous accueille à Terrae... Ben voilà, j'y suis, et de façon archi conne. Vas y, rattrape toi, Isis...


_ Non, t'as pas besoin d'huile, apparemment... Ça va ? Le voyage s'est bien passé ?


Bon, c'est pas vraiment ça que j'appelle se rattraper... Mais ça fera l'affaire, non ? Non.... Ok... Je lui souris.


_ Bienvenue à Terrae.


Merci Frosteen pour le dessiiiiiin ♥
##   Lun 23 Sep - 18:55

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J'ai baissé les yeux. Et là, devant moi, à quelques mètres à peine, était assise un fille (jusque là, aucun intérêt) aux cheveux blancs, (Ahah, c'est mieux), dans un... cratère? assorti d'une petite faille de 5 mètres, très esthétique (là, vraiment, j'adore). Et ce n'est pas tout. Cette fille me regarde, et, mieux encore, elle me parle.
Je l'aime bien, celle-là. Et puis c'est rassurant de savoir qu'on n'est pas le seul cinglé du coin.
Je me suis dit qu'il fallait peut-être que j'écoute ce qu'elle disait. Elle avait une voix que j'ai tout de suite aimée.
_ Toi aussi tu as besoin d'huile ? Puis tout de suite après, elle a eu l'air de s'en vouloir et a rajouté:
_ Non, t'as pas besoin d'huile, apparemment... Ça va ? Le voyage s'est bien passé ?Et comme elle avait toujours pas l'air contente de sa phrase, elle a fini par sourire et dire:
_ Bienvenue à Terrae.
J'étais plutôt content d'avoir trouvé quelqu'un comme elle, sur cette allée déserte, derrière ce portail austère, dans ce pays que je ne connaissais pas. Et en plus, je la comprenais.
J'ai fini par réaliser que j'avais une puce-traducteur sur moi, et qu'un oiseau venait de passer juste au-dessus de moi. Je l'ai regardé, et il est parti. Le vent a soufflé.
-J'aime bien ton cratère.
Je me suis assis au bord de la faille, en tailleur.
-C'est un peu comme si il y avait une falaise, entre ici et dehors.
Comme la fille avait l'air un peu perturbée, je lui ai souri. Est-ce que si je lui souris ça la rendra heureuse? Peut-être que ça lui permettra juste de rendre ce sourire à quelqu'un d'autre. Mais il n'y a que moi, en plus d'elle, ici. Et en plus, peut-être qu'elle préférera le garder pour elle.
J'ai changé de postion, et l'une de mes chaussures est tombée dans la faille, et s'est perdue dans le noir. Je me suis demandé si elle avait un fond.
J'avais chaud sous mes gants, mais je n'allais certainement pas les enlever devant cette inconnue.
Je l'ai encore regardée (c'est vraiment bizarre, un T-shirt comme le sien) et j'ai dit:
-En vérité, je crois que j'ai besoin d'huile. Je suis un peu usé, et je me demande si les vieux jouets se réparent. Peut-être vaut-il mieux en racheter de nouveaux? Ça ne coûte plus si cher, après tout, avec le made in China...

J'ai repensé à ma situation, et je me suis senti un peu perdu, assis au bord de cette faille, à discuter avec cette fille étrange (étrange signifiant pour moi "quelqu'un de moins bizarre que 98% de la population terrestre") Je me suis dit qu'après tout, autant profiter de cette situation avant que quelque chose d'autre ne me tombe dessus. C'était comme un moment de calme dans ma vie.
Dis, tu saurais pas combien coûtent les timbres pour la Finlande? Et tu connais cette faille? Elle vient d'avaler ma chaussure et je crois que je ne l'aime pas trop...



##   Sam 28 Sep - 16:23

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Plus je regarde ce gars plus je me dis qu'il a soupons d'intelligence qui ressemble au mien. Et plus je lis ce que je viens d'écrire plus je me dis que c'est incompréhensible. Tout ça pour dire que malgré son air fatigué, ses cheveux en pétard et ses fringues particulièrement pas adaptés à une journée d'été, il y a dans ses yeux une lueur d'intelligence qui me titille. Un truc que j'ai souvent vu chez Dunkan (quoique lui c'était très souvent quand il avait une idée de connerie avec les animaux...), et chez moi. Et là vous vous dites, "mais c'est génial, tu as rencontré ton homologue masculin, vous allez vous entendre à mort et tout et..." la suite est pas intéressante. Mais en réalité, je me méfie un peu. Je ne le montre pas, d'autant plus que c'est pas mon style, mais être intelligent est bien, et ce que tu fais de ton intelligence, c'est différent. On peut tomber sur des gens très intellectuels, mais qui sont de gros connards. Bien que je pense pas que ce soit le cas de ce gars, évidemment. Mais il dégage une certaine distance, malgré le fait qu'il soit près de moi, qui m'intrigue un peu. Pas qu'un peu, en fait. "Avoue que tu le questionnerais bien sur ce qu'il a vécu..." Ouais. "Curiosité malsaine, meuf..." Ouais. Non mais ta gueule toi en fait.
Il a regardé un oiseau passer, les yeux pleins de mélancolie. J'ai remarqué sur son cou ce que j'identifiais comme une croûte. Je connais les griffures que font les animaux, et ça n'en était pas. Quand aux griffures des femmes et des hommes, elles portent aussi leurs caractéristiques, mais il aurait fallu vraiment y mettre les ongles à fond, ce qui est pas super probable dans le cas où c'est une personne extérieur. D'après ses mouvements un peu saccadés et très lents, j'ai réalisé qu'il n'en avait pas seulement sur le cou. J'ai frissonné intérieurement. Qu'est ce que c'était ? Une idée a effleuré mon esprit. Automutilation ? Ho mon Dieu, c'est vraiment affreux si c'est ça... Il doit vraiment être mal pour en arriver à là...

-J'aime bien ton cratère. 

Quand je sais pas comment prendre quelque chose, je dis que c'est un compliment. Donc soit il a des goûts très spaces, soit il est du genre à avoir le coup de foudre pour une fille assise comme une dépravée au milieu d'un mini cratère et d'une fissure. Et qui a les cheveux blancs, en plus. Et qui a les physique d'une porteuse de poids. Et qui pense comme un ordi. Oui, j'aime mon portrait dépressiatif, et alors ?
Il s'est assis.

-C'est un peu comme si il y avait une falaise, entre ici et dehors.
_ Pour le coup c'est pas tout a fait faux, ai je dit en regardant la fissure dans le sol.

OUI, je sais très bien qu'il ne parlait pas de ça ! Mais c'était drôle, non ? "Non" Ta gueule. Il a sourit. Ha ? Il a un joli sourire. Mais pourquoi j'ai l'impression qu'il est si faux ? Ha oui, ses yeux. Un sourire, ça se fait avec les yeux, pas avec la bouche (comme c'est poétique, je sais~). J'ai capté un regard discret qui allait jusqu'à ses mains. Ses gants le gène. Je crois que j'ai raison pour les cicatrices, en fait. J'ai toujours raison, c'est parfois super problématique, en fait. Je pourrais pas faire un peu moins attention à ce qui m'entoure, des fois ? Non mais sérieux, si je le regarde encore deux secondes, je crois que je peux vous dire quel genre d'émissions il écoute à la radio, d'où il vient et son futur projet de métier, ça se trouve ! (pour la radio je dirais des émissions de phylo, je pense qu'il aime la musique classique, il vient d'Europe du Nord -j'ai reconnu la langue, j'aime bien la Finlande, on est passé plusieurs fois là bas !- et pour le projet professionnel, on oublie le social, mais les trucs avec plus de réflexion c'est mieux.... AAAAAARG ! Je peux vraiment pas m'en empêcher, en fait !) BREF. Ses fringues le gène. Et si vous voulez mon avis, il vont pas tarder à l'étouffer aussi vu la chaleur qu'il fait. Et je ne veux pas figurer dans l'affaire des vêtements assassins d'un novice, j'ai d'autres projets, désolée.

-En vérité, je crois que j'ai besoin d'huile. Je suis un peu usé, et je me demande si les vieux jouets se réparent. Peut-être vaut-il mieux en racheter de nouveaux? Ça ne coûte plus si cher, après tout, avec le made in China... 


Jouets ? Il a quel âge ? Il joue encore à ça ? OUI, je suis bien celle qui a fabriqué un carrousel avec Mistuki y'a pas si longtemps, pas de commentaires, ok ?

Dis, tu saurais pas combien coûtent les timbres pour la Finlande? Et tu connais cette faille? Elle vient d'avaler ma chaussure et je crois que je ne l'aime pas trop...


Timbres ? Finlande ? Si je suis pas trop forte, quand même, je vous jure... Ha ouais, c'est vrai que Bibi vient d'avaler sa chaussure ! (Bibi est bien la fissure de 5 mètres de long et 2 de profondeur, oui oui, ne vous inquiétez pas, tout va bien...) Je l'ai regardé. J'ai jeté un coup d'oeil à la faille. Je me suis concentrée.

_ C'est pas bien, Bibi, faut pas manger les inconnus, c'est pas ce que je t'ai appris, pourtant ! Allez, rend moi la chaussure...

Pas de réaction.

_ Bibi ? Rend.

La terre s'ébranle, et la fissure se referme lentement en poussant la chaussure vers le haut. Adieu Bibi, je t'aimais bien, on aurait pu vivre longtemps ensemble toutes les deux... Houla ça part loin, je recommence à parler aux objets, ça va pas le faire... Pas vrai Pierre ? Tiens ? Plus de forces... Je m'appuie sur mon bras en arrière et regarde le nouveau venu. Je lui tend sa chaussure. Ha oui c'est vrai, faut que je lui réponde...

_ Bibi est morte, tu n'a rien à craindre. Ici, évite le made in China, les Japonais et eux s'aiment pas trop, mais si tu vas dans les boutiques, je suis sûre que tu peux trouver des marques de toutes sortes. Et de toutes façons tu devrais pas tarder à recevoir ton uniforme. Je sais pas combien coûtent les timbres, mais si t'as pas d'argent je t'avance, ça me dérange pas. 

Je le fixe encore. Ça doit être désagréable, mais j'hésite à lui dire... Ça pourrait le blesser. Mais bon, il va vraiment crever si je fais rien, je suis sur que ses fringues vont le bouffer...

_ Je vais être directe : enlève ces fringues. Si tu veux te couvrir à tout prix, je peux te passer une châle ou quoi, mais tes cicatrices vont te brûler si tu reste plus longtemps avec un blouson par cette chaleur. 

Je me lève.

_ Je crois que j'ai envie de bouger. Je te montre l’infirmerie par la même occasion ? Tu peux me poser les questions que tu veux, je répondrais comme je pourrais. Isis, terre pour te servir.

Je lui tend la main. Je suis prise d'un légé vertige. Je crois que j'ai un peu forcé sur mes pouvoirs. Bah, tant pis, je récupérerais cette nuit... Ou pas...


Merci Frosteen pour le dessiiiiiin ♥
##   Sam 28 Sep - 20:24

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[HS: wahouu! j'adore ton rp, Isis, t'es trooop intelligente ♥ et en plus t'écris bien^^]

Décidément, je commence à apprécier cette fille, même si je me méfie un peu. A vrai dire, même si elle se comporte très naturellement, elle a l'air intelligente. Un peu trop, peut-être. Oui, en fait, elle me scrute, là. Ça me met plutôt mal à l'aise, surtout que je commence à avoir chaud, sous mes couches de vêtements.
Et c'est là que mon interlocutrice anonyme a fait un truc formidable: elle a parlé à la fissure, juste comme ça, comme on réprimande un enfant qui a fait une bêtise. Ah? la fissure s'appelle Bibi. Ca veut dire "moi" en argot. Peut-être que cette fille est une fissure? Un vide? Elle doit avoir perdu quelque chose. Et le mieux dans tout ça, c'est que la faille lui a obéi, dans un tremblement de terre miniature qui m'a secoué jusqu'aux os. Alors là, je n'en revenais pas. C'était la première fois que je voyais quelqu'un non pas parler aux objets (ça, ça m'arrivait aussi, parfois) mais que l'objet en question l'écoute.
Je crois que j'ai ouvert des yeux grands comme des crêpes au sucre, et je les aurais ouverts plus encore si mes paupières ne m'en avaient pas empêché.

La fille s'est négligemment appuyée sur son bras et elle m'a lancé ma chaussure, mine de rien, en disant:

_ Bibi est morte, tu n'a rien à craindre. Ici, évite le made in China, les Japonais et eux s'aiment pas trop, mais si tu vas dans les boutiques, je suis sûre que tu peux trouver des marques de toutes sortes. Et de toutes façons tu devrais pas tarder à recevoir ton uniforme. Je sais pas combien coûtent les timbres, mais si t'as pas d'argent je t'avance, ça me dérange pas.

Eeh je suis pas un gamin, pas besoin de jouets!... Est-ce que les gens croient devenir grands lorsqu'ils ne jouent plus? Je crois que je préférais rester petit, dans ce cas. J'ai remis ma basket.

-Ne t'en fais pas, j'ai ce qu'il faut. J'aurai juste du mal à trouver la poste, je crois.

Elle m'a encore regardé et a paru inquiète. Je l'étais aussi, je crois que cette fille trop intelligente m'avait percé à jour.

_ Je vais être directe : enlève ces fringues. Si tu veux te couvrir à tout prix, je peux te passer une châle ou quoi, mais tes cicatrices vont te brûler si tu reste plus longtemps avec un blouson par cette chaleur.

Gagné. Je n'avais plus qu'à espérer que tout le monde n'était pas aussi observateur qu'elle, parce que sinon, ma réputation n'aurait même pas le temps d'exister qu'elle serait déjà morte.
Bilan: 10 minutes et déjà grillé. 1/0 pour les humains. Et grillé, je l'étais bel et bien. Je mourais de chaud, et je ne savais pas quoi faire. Enlever mon pull? Bon, ok, j'avais un t-shirt long en dessous, mais restait le cou... Le garder? oui, je cuisais et en plus le tricot me grattait. Ne pense pas à ça. J'ai regardé la fille. Le problème n'était bien sûr pas de l'effrayer, elle n'avait pas vraiment l'air ultra-sensible (elle n'avait pas l'air sensible du tout en vérité, sauf une certaine empathie), mais je crois que j'avais peur du regard des autres, et peur de m'assumer. Mon visage s'est fermé, de penser à l'horreur.

- Ne crie pas ça à tout le monde, s'il te plaît. Je veux bien croire que ce n'est pas ton genre, mais n'en parle à personne. Puis, m'adoucissant, j'ai ajouté: Je veux bien enlever ce pull, si tu me trouves une écharpe... S'il te plaît.


Je me suis levé, elle aussi. J'avais écrasé une fleur tout à l'heure en m'asseyant, et sans trop savoir pourquoi, ça m'attrista.
La fille a lancé:

_ Je crois que j'ai envie de bouger. Je te montre l’infirmerie par la même occasion ? Tu peux me poser les questions que tu veux, je répondrai comme je pourrais. Isis, terre pour te servir.

Terre? sans doute était-ce comme dans les romans, ça devait lui permettre de faire des cratères et des fissures voraces. Oui, je sais, je n'avais pas trop écouté ce que le type m'avait dit, hier soir. Mais je n'étais pas vraiment en l'état. Après tout, j'avais quand même envisagé de me... Arrête de t'apitoyer. Je suis sûr que tu n'y as pensé que pour te rendre intéressant. Auprès de qui? De toi. Mais tu crois vraiment qu'envisager... ça, est intéressant? Je suis un adolescent, et comme tous, j'ai besoin de me trouver. De m'inventer une histoire dramatique.
Oui, je suis peut-être allé un peu loin.


-L'infirmerie est inutile, il suffit d'attendre que le temps fasse cicatriser. Je te suis, Isis.

Elle m'a tendu la main. Ca m'a surpris, je ne m'attendais pas du tout à ce qu'une fille comme elle Non, il n'existe personne comme elle fasse ce genre de chose. Je l'avais sûrement mal jugée. Réprimant mon appréhension, j'ai pris sa main. Ouf. Autant que je pouvais en juger au travers de mes gants, elle avait une main très gentille, qui ne serrait pas trop. Elle a un peu vacillé. Ça ne doit pas être facile de refermer une faille comme Bibi. Instinctivement, j'ai pressé sa main. J'avais enfin trouvé une personne une personne comment? non, pas une personne normale, tu ne l'es pas, et elle non plus, ne te fais pas d'illusions, Astel. J'avais enfin trouvé quelqu'un... Quelqu'un, et je ne voulais pas la perdre.

-Je m'appelle Astel, humain, content de te rencontrer. J'ai l'impression que tu connais toute ma vie. Aussi je pourrais très bien te dire que je viens de Finlande, mais je suppose que tu l'as deviné, n'est-ce pas? Si tu me le permets, j'aimerais savoir d'où tu viens. Mais surtout, ne réponds pas si tu n'as pas envie. Tu sais très bien que les gens répondent toujours, Astel.
Ah, et aussi, pourquoi n'y a-t-il personne ici? Qu'existe-t-il d'autre que Terre? Où puis-je poser mes affaires et me changer?


Nous sommes entrés dans le bâtiment. Dedans, je me suis figé. Quelle beauté, c'est presque irréel.
Devant moi, des murs blancs, hauts et légers, qui défiaient la gravité en décrivant des courbes parfaites. Un sol nu et lisse, des portes sombres, accueillantes.

-C'est... J'ai hésité. Il n'y a pas de mots pour décrire ça.

Au fond de moi, une petite flamme s'allumait. Mes yeux je crois s'emplirent de larmes. J'ai senti qu'ici je serai heureux, aussi longtemps que j'y resterai. Ici... Terrae. J'ai refoulé mes larmes.
Me tournant vers Isis, je n'ai trouvé qu'à lui dire

-Merci. J'ai trouvé une maison.

édit: houlà, je ne m'étais pas rendu compte du pavé!! Désolé.



##   Sam 28 Sep - 22:30

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HRP : ^O^ merci pour le compliment ! Toi aussi tu écris bien ! Et compte pas sur moi pour faire un pavé à cette heure, hein...

- Ne crie pas ça à tout le monde, s'il te plaît. Je veux bien croire que ce n'est pas ton genre, mais n'en parle à personne. Puis, s'adoucissant, il a ajouté: Je veux bien enlever ce pull, si tu me trouves une écharpe... S'il te plaît. 


Je hoche silencieusement la tête. Je me considère comme une personne assez observatrice, mais je pense pas que tout le monde soit comme moi, donc si quelqu'un le remarque, ça sera pas de ma faute. Mais se balader en manteau d'hiver, y'a rien de plus visible à mon goût. Si j'étais normale, ça aurait attirée mon attention. Mais il se trouve que JE NE SUIS PAS normale, et que tout attire mon attention. J'essaye de me souvenir du contenue de mes poches. Non, pas d'écharpe à disposition, je crois...
Je sens à son regard qu'il aimerais quand même bien que j'ajoute quelque chose, comme une promesse, un truc du style. Ou alors je me fais des idées, mais juste un hochement de tête, ça veut pas dire grand chose, au fond...

_ Mon hobby c'est récolter des infos, pas les divulguer. Et pour la poste...

J'ouvre mon GPS interne. J'entre le mon clef "poste". Pas de résultats.

_ Pas encore répertorié. Bah, si il y en a une, je pense qu'elle est a proximité de la cafétéria, on va aller faire un tour là bas...

Il s'est levé. Quand je lui est tendu la main, il a semblé se raidir, mais je pense que c'était plus en rapport avec le geste lui même qu'avec ses potentielles douleurs. Avait-il si peu connu ce geste ? C'était triste... Tout chez lui me paraissait triste.

-L'infirmerie est inutile, il suffit d'attendre que le temps fasse cicatriser. Je te suis, Isis. 

J'ai haussé les épaules.

_ Comme tu veux.

J'ai senti mes deux propres cicatrices me brûler le front sous mon bandana rouge. Je ne me souvenais pas de la façon dont elles s'étaient refermées, j'étais dans le coma, mais j'étais sûre que ça devait pas être agréable. A moins qu'on ai des volontaires maso dans la pièce ? Non ? Tant mieux, je trouve qu'aimer souffrir est une perspective bien étrange... Mais je ne juge pas, hein ! Si ça vous amuse de vous faire saigner, mordre ou charcuter, j'en ai rien à faire. Juste qu'à côté de votre nom dans ma liste de connaissances, vous aurez marqué : "a des attirances pour les sadiques", parce que qui dit masochiste dit sadique derrière, membre de la famille ou autre, ça va de paire. C'est dégueu quand c'est un membre de la famille quand même. BREEEEEEF !

-Je m'appelle Astel, humain, content de te rencontrer. J'ai l'impression que tu connais toute ma vie. Aussi je pourrais très bien te dire que je viens de Finlande, mais je suppose que tu l'as deviné, n'est-ce pas? Si tu me le permets, j'aimerais savoir d'où tu viens. Mais surtout, ne réponds pas si tu n'as pas envie. Ah, et aussi, pourquoi n'y a-t-il personne ici? Qu'existe-t-il d'autre que Terre? Où puis-je poser mes affaires et me changer?


Woula, ça fait pas mal de questions, mine de rien... Bon, déjà Astel... Heu... Entre Cendre, Michigan et lui, la palme revient à Cendre, mais avouez que Astel ça vous fait trop penser à Pastel. J'ai pas raison ? En tout cas c'est plutôt inhabituel pour un mec. Mais bon avec mon nom je crois que je peux me la fermer, en fait...
Je souris intérieurement à ses remarques. Calquons son style, je sens que ça peu être intéressant...

_ Contente de te rencontrer également, être humain. Moi je me qualifierais plus de cyborg, mais humaine me va aussi. Non, je connais pas ta vie, oui, je sais que tu viens de Finlande, j'ai quelques notions linguistiques, je viens... de l'antre du tigre, on peut dire ça comme ça... Il y a un paquet de gens ici, mais l'entrée est plutôt déserte, je crois que le portail fait peur à tout le monde... Ici tu peux être terre, air, feu, eau ou tonnerre -soit dit en passant les trucs les plus clichés que je connaisse- et tu pourras poser tes affaires au dortoir des garçons.

Je reprend ma respiration, contente. J'ai répondu à tout, je crois ! Ha non, j'ai oublié de lui dire mon pronostique sur son futur pouvoir, mais je pense pas qu'il ai envie de le savoir. Je dirais quoi ? Terre, sûrement. Un gars aussi calme et intelligent ça se voit... Je choisi de devancer sa question au sujet des pouvoirs complémentaires ou pas ? Allez on y va !

_ En plus de ton élément tu es solaire ou lunaire. Exemple simple : je connaîtrais vraiment toute tes pensées si j'étais terre solaire... Alors tu peux t'estimer chanceux, je pense !

J'accompagne ma taquinerie d'un sourire. J'espère seulement qu'il sait pas ce que sont les terres lunaires, sinon mon air de gentille accompagnatrice va tourner au "au secours je vais me faire tuer si tu me touche !". Et là j'ai pas super envie, en fait, c'est drôle, hein ? Nous sommes entré dans le bâtiment le plus proche, celui où il y a les dortoirs et les uniformes et autres fringues gratos. J'ai senti Astel s'arrêté. Il avait les larmes aux yeux. C'était vraiment... Désolée de l'expression, mais c'était vraiment beau.

-C'est... Il n'y a pas de mots pour décrire ça.


Je l'ai regardé avec plus de compassion.

-Merci. J'ai trouvé une maison.


Je me suis dirigée en silence vers un bac à vêtements et en ai tiré un châle pas trop féminin. Je suis revenu vers lui avec un sourire maternel. Je lui ai tendu le châle.

_ Bienvenue à la maison, Astel.

Ça peut vous paraître stupide, cliché, pathétique, tout ce que vous voulez, mais il en a besoin. On en aurait tous besoin en arrivant ici. Même moi. Je passe une main dans ses cheveux, comme l'aurais fait une mère à son enfant. Un geste protecteur que j'avais l'habitude de faire à Dunkan. Pourquoi me le rappelle t-il tant ? Ils ne sont pas pareil ni physiquement, ni mentalement, mais ces yeux... Je ne suis capable de le comprendre seulement maintenant, mais ces yeux si tristes et heureux sont les mêmes. Je retire ma main. Je n'avais rien pu faire pour Dunkan, mais pour Astel, ce n'était pas trop tard.
Je l'ai invité à me suivre vers les dortoirs.


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##   Dim 29 Sep - 19:10

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[HS: et t'appelles ça comment si c'est pas un pavé, hein? je crois même que tu m'as battu! ah oui, et je vais pas répéter tout ce que tu as dit, sinon on n'est pas sortis de l'auberge, hein...]

Isis est allée farfouiller dans une caisse d'habits et en a sorti une écharpe blanche, qu'elle m'a tendu avec un gentil sourire Elle a l'air triste, je trouve. C'est sûrement à cause de sa fissure...

_ Bienvenue à la maison, Astel.


Elle m'a passé la main dans les cheveux, affectueusement, toujours avec cette tristesse indéfinissable. Tu lui rappelles quelqu'un, Astel.
Il n'y avait que le silence et la beauté du moment. Le soleil de fin d'après midi dorait le carrelage, et ce silence d'école vide pendant les vacances.
Elle m'a invité à la suivre vers les dortoirs. Ah oui, maintenant que j'avais mon écharpe, autant enlever cette veste et ce pull abominable. Ça m'a plus gêné que je ne l'aurais pensé, je me suis donc placé derrière elle, pour ne pas affronter son regard. Je suis resté en t-shirt et j'ai vite enroulé l'écharpe autour de mon cou.
J'ai rattrapé Isis juste à temps pour voir le dortoir. Un dortoir? mais... il y aura sûrement d'autres gens dedans! Ça va être dur à cacher, tout ça, en collectivité.
Je suis entré (je crois qu'elle n'avait pas le droit d'entrer...) Et je me suis vite choisi un lit, celui près de la fenêtre, dans un coin. J'ai posé mon sac à dos avec plaisir et regardé les autres places. Beaucoup étaient occupées, mais j'ai décider qu'il serait toujours temps d'y penser plus tard. Je suis passé rapidement au lavabo le temps de me laver le visage (il faisait chaud, et avec des gants...) puis je suis ressorti.

Je ne savais pas trop quoi dire, d'autant plus qu'elle m'avait attendu. Voyons. "Alors qu'est-ce qu'on fait maintenant?" non, trop "j'en-ai-marre-de-me-faire-traîner-partout."
"Heuuu... ça va?" laisse tomber, Astel.

Hum... Tu voudrais bien me montrer la cafétéria, s'il te plaît?  


J'avais faim, déjà! Je m'en suis un peu voulu. Je venais de rencontrer la première personne qui était aussi gentille et je ne pensais qu'à manger. Tu te souviens de Maman? Elle aussi était très gentille... Ne pense pas à elle, Astel. Je n'ai plus compté sur elle depuis bien longtemps... Mais elle, Isis... est rassurante. Je crois que je peux lui faire confiance. Tu accordes ta confiance bien vite, mon petit. Surtout pour quelqu'un qu'un qui a... Tais-toi, stupide conscience.

Nous marchions côte à côte, dans les couloirs qui commençaient à se remplir. Tous les gens que nous croisions étaient jeunes -entre 14 et 30 ans je dirais- Une jeune fille me fit penser à Emma, ma petite soeur.

-Isis... Celui que tu as perdu... Qui était-il?


Idiot. Tu vois bien qu'y penser lui fait de la peine! Enfin bon, trop tard...



##   Mer 2 Oct - 17:56

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HRP : C'est bizarre mais avec toi j'arrive pas à faire des postes en moins de 30 minutes, c'est énervant...

Je n'entre pas dans le dortoir des garçons. Je ne préfère même pas voir le bordel qu'il y a à l'intérieur, ça me fera peur, j'en suis sûre. Et puis vous imaginez si je commence à analyser tous les vêtements au sol, le nombre de nouveaux dossiers à ouvrir ? Pire, si je commence à regarder les sommiers, comme je l'avais fait dans le dortoir des filles ? Non, j'ai vraiment pas le temps pour ça... ... ... Juste un coup d’œil ? "Ta curiosité est maladive, ça fait peur..." Je m'apprête à jeter un regard par la porte quand je vois Astel revenir. Zut, trop tard. La prochaine fois je tergiverserais pas autant ! Il avait troqué son manteau contre le châle que je lui avait passé (enfin, j'allais mourir rien que de le regarder comme ça !).
En voyant que je l'avais attendu, il sembla un peu désorienté. Ha ? J'aurais pas dû l'attendre ? Ça se fait pas au Japon ? Heu, non, en Finlande ? En même temps il se serait sûrement senti seul si j'étais reparti, non ? Après tout je suis la première personne qu'il rencontre, je lui ai fait remarqué des choses qu'il voulait cacher et peut-être qu'en vrai il aimerait bien que je parte ! Ho mon Dieu, je devrais m'excuser, j'ai vraiment pas été polie ! "Isis ?" Oui ? "Tu peux revenir au moment où tu disais qu'il fallait arrêter de tergiverser ?" Ha ouais merde.

_ Hum... Tu voudrais bien me montrer la cafétéria, s'il te plaît? 

Ha mince, j'étais trop perdue dans mes pensées "parfaitement inintéressantes" et j'ai été un peu surprise. La cafet' ? Ha ça je sait où c'est, tiens, j'y ai déjà été avec Aria ! Faudrait que je la revoit un de ces jours... Elle a dû être initiée, maintenant... Ce serait sympa...

_ Bien sûr.

Je n'ajoute pas le "suis moi" habituel et un peu ringard, évidemment qu'il va me suivre, si je lui dis que je l'y emmène ! et... "Tu vas pas repartir dans un truc inutile, si ?!" Hein , "Ha ça y est j'ai compris, tu focalise ton attention sur des trucs nuls pour pas empiéter sur des trucs plus personnels qui pourraient le mettre mal à l'aise !" ... ... ... Pourquoi es tu si intelligent ? "Parce que je suis ton cerveau, banane !" Et mince.
Donc nous marchons côte à côte, alors que quelques élèves se baladaient, discutaient ou se réveillaient pour certain. Haaaa... Le bar a l'air assez fréquenté ici. Faudra que j'aille y faire un tour un de ces jours... Mais oui vous inquiétez pas, je prendrais des boissons non alcoolisées. Ou pas, ça dépendra de ma curiosité. "Tu vas finir à plat !" Ta gueule. Alors que le regard de Astel sembla attiré par une jeune demoiselle (dragueur ou nostalgique ? "On s'en fout, merde !"), il me posa une question spontanée.

-Isis... Celui que tu as perdu... Qui était-il?


Je ralenti le pas. Je suis moyennement surprise, en fait. C'est que ça cogite, là dedans ! Vous voyez quand je vous disais qu'il  était intelligent, hein ! Futur terre moi je dis ! J'aimerais bien être son maître, tiens ! "Essaye d'abord d'utiliser tes pouvoirs correctement !" Bref. Le fait qu'il me le rappelle lui a pas échappé apparemment. Avec la distance que j'ai maintenant sur ma vie d'avant, je me rend compte que ça fait déjà un an qu'il a disparu. Un an... C'est long et court à la fois. Je pousse un soupir. Je devrais être capable d'en parler, maintenant.

_ J'espère que tu aimes les monologues... Dunkan. Il s'appelait Dunkan. Ça a été mon meilleur ami d'enfance. Il avait un vrai talent pour sourire, il était intenable et bougeait tout le temps, et son acolyte était un singe nommé Toto !

J'ai souris. Que de bons souvenirs. Malgré ça...

_ Il souriait très bien, mais pas toujours avec les yeux. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire... Et un jour pof ! Disparu ! Lui et son père étaient partis, sans rien dire à personne.

Une douleur m'a saisi. En plein cœur. Son sourire... Je m'en rappelais si bien... Et il était pourtant si loin...

_ Mais bon, c'est pas comme si il était mort. J'aurais peut-être la chance de le revoir, un jour !

Oui, il faut voir le bon côté des choses. il était sûrement parti en Amérique, pays natal de son père, mais il n'était pas mort. J'avais encore une chance, sûrement...
J'ai plongé mon regard dans celui d'Astel. Moi aussi je peux l'enquiquiner, non ?

_ Et toi ? La jeune fille de tout à l'heure, c'était une ressemblance avec une connaissance ou un futur plan drague ?

Je lui fait un clin d’œil. Ce serait drôle qu'il devienne tout rouge et ne sache plus parler. Mais bon, vu son calme, je suis sûre que je vais pas l'ébranler comme ça... Quoique, ça se trouve c'est un petit puritain et... "Isis ?" Ouais, quoi encore ?!? "On s'en fout." Ta gueule.


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##   Sam 5 Oct - 19:12

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[HS: pareil pour moi, on est sûrement trop intelligents...]

Elle a ralenti. Je crois que j'ai un peu rougi, je m'en voulais vraiment de lui avoir posé la question. Ca avait l'air de la remuer sérieusement, en plus. Elle a soupiré, puis a commencé son histoire.

_ J'espère que tu aimes les monologues... Dunkan. Il s'appelait Dunkan. Ça a été mon meilleur ami d'enfance. Il avait un vrai talent pour sourire, il était intenable et bougeait tout le temps, et son acolyte était un singe nommé Toto !

Les monologues?! Non mais tu parles à un pro du monol', là!! Un meilleur ami d'enfance... Elle vendait du rêve, Isis. Où pouvait-elle vivre pour que son ami ait un singe? Dans l'hémisphère sud, peut-être?

_ Il souriait très bien, mais pas toujours avec les yeux. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire... Et un jour pof ! Disparu ! Lui et son père étaient partis, sans rien dire à personne_

Sourire sans les yeux... Je pouvais être sûr qu'elle ne me le disait pas par hasard, après tout, je crois que je savais faire aussi... Et plutôt souvent.

-Je vois tout à fait de quoi tu parles... Et je suis désolé, vraiment. Personne ne veut attirer ta pitié, Astel. Surtout pas elle. Mais, Dunkan, était-il aussi... comme les gens de Terrae?

Pourquoi tu ne dis pas "nous, Astel? tu ne te sens pas encore d'ici? Je savais très bien que non. Il faudra du temps pour guérir...

Elle avait l'air blessée, ça me fit de la peine. Une ombre passa tout au fond de ses yeux. N'importe quoi... les globes oculaires n'expriment rien, tout vient de l'expression du visage... Hum. Une ombre passa tout au fond de son visage. Bizarrement, ça sonne moins bien. Elle a ajouté, avec un sursaut d'optimisme qui me fit chaud au cœur Comme quoi nous, les hommes, avons une nature joyeuse et aimante, au fond, même si elle est parfois bien cachée.

_ Mais bon, c'est pas comme si il était mort. J'aurai peut-être la chance de le revoir, un jour !

Je ne pus m'empêcher de sourire. Elle se forçait un peu, comme moi plus tôt, mais après tout, c'est l'intention qui compte, n'est-ce pas? Et puis j'ai toujours admiré ceux qui trouvent encore le moyen d'être heureux, même quand ils sont tristes. Et à ce que j'en voyais, Isis en faisait partie.
Coupant court à mes réflexions philosophiques stériles, elle lança en me regardant dans les yeux avec un air espiègle:

_ Et toi ? La jeune fille de tout à l'heure, c'était une ressemblance avec une connaissance ou un futur plan drague ?

Je rassemblai mes connaissances du langage courant: un plan drague? Je ne voyais pas... Ah si, ça devait vouloir dire une personne que je compte séduire.
Que je compte séduire?!
Houlà, faut pas en rajouter non plus, hein! C'est pas parce que je regarde une fille qu'on va se marier...
Je répondis, avec un air enjoué un peu forcé, comme beaucoup trop de choses dans cette discussion:

-Non, pas du tout! C'est juste qu'elle me fait penser à ma petite sœur, Emma. Je l'aime beaucoup, même si elle, elle m'a toujours trouvé étrange. Je viens de quitter ma famille, ça me fait un peu bizarre!


Même si je ne leur parlais plus vraiment, que je les trouvais bornés et quasiment aveugles, qu'ils ne remarquaient pas que j'étais au bord de l'autodestruction et qu'ils m'assimilaient à une sorte d'extra-terrestre échappé d'un laboratoire illégal.

Bref, assez d'auto-apitoiement.

Nous étions arrivés à la cafétéria, déjà bien pleine à cette heure-ci. Toutes les personnes présentes avaient un petit air indéfinissable que j'avais déjà remarqué chez Isis, malgré leurs différences flagrantes: Des jeunes hommes pleins d'assurance et de charisme, d'autres carrément ténébreux ou désespérés (comme par exemple le type blond habillé en rose tout au fond de la salle), certains à l'air très sérieux, des filles charmeuses ou réservées, gracieuses ou mystérieuses, trop timides, mignonnes, volontaires, énervées, éplorées, et bref, tout ce qui faisait une société. Avec ce truc en plus. Je remarquai que sur les plus jeunes à l'air perdu comme moi c'était moins visible.
Je m'efforçai de ne pas avoir l'air trop curieux et demandai:

-Isis, qu'est-ce qui rassemble tous ces gens?

Puis après réflexion et analyse de mon estomac j'ajoutai:

-Et est-ce qu'ils ont des crêpes au sucre, ici?



##   Dim 6 Oct - 14:30

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HRP : J'aime la petite référence à Michigan ;p


- Mais, Dunkan, était-il aussi... comme les gens de Terrae?


Comme nous, il veut dire ? Bah... Je vois pas vraiment quelle ressemblance je peux avoir avec la plupart des gens ici, mis à part le fait que nous sommes dans la même lieu, et en l’occurrence Dunkan n'est pas ici. Je pense pas que ça l'avance beaucoup de savoir ça. Donc je pense qu'il parle du Vide, ou des pouvoirs. Ou d'autre chose, un ressenti qu'il a eu peut-être en nous voyant. 
J'ai réajuster mon bandeau rouge pour cacher mes cicatrices au front.

_ Si tu veux dire aussi dingue, oui sûrement, mais non, il n'a jamais mis le pied ici, et il ne possède pas de pouvoir particulier, à part peut-être celui de mentir. Et quand à savoir si il a ressentis le Vide, je ne pense pas, sinon il serait là. De plus, il a toujours été la personne dont je n'arrivais pas à lire le cœur...

Et c'est ça qui m'avait fait défaut, justement. Mais comment aurais-je pu voir ? Il passait son temps à sourire comme un idiot, et me mentait comme il parlait. J'avais beau le connaître depuis super longtemps, sa véritable nature est toujours restée un mystère pour moi. Et elle le restera toujours, je crois...
Il m'informa que la fille croisée ressemblait à sa sœur, qu'il venait de quitter, qu'il aimait bien mais qu'elle l'aimait pas. Ha je vous jure, les frères et sœur... Toujours des relations chiens et chats, si vous voulez mon avis. D'ailleurs c'est souvent très drôle ! Enfin bon... Nous entrions dans la cafétéria. Là aussi ça faisait un bail, mine de rien... J'ai vu l'air d'Astel changer du tout au tout. Devenir tantôt lumineux tantôt triste, au fur et à mesure qu'il regardait les gens présents. C'est sûr qu'il y a de quoi devenir dingue, avec tous ces caractères différents mélangés. Une vraie bombe en cours de repos, en fait.

-Isis, qu'est-ce qui rassemble tous ces gens?


Mon cœur s'est un peu serré. oui, qu'est ce qui faisait que nous étions tous si différents, mais en même temps si proches ? Quoi ? Pourquoi tout ces malheurs s’abattaient sur nos épaules, alors que nous venions de tant de lieux ou de cultures si disparates ? Je le savais. Et oui, c'était dur à admettre, mais ce lieu faisait des épaves sentimentales que nous étions des fières trois mats voguant sur la vie. Ce qui nous rassemble ?

_ Le Vide.

Ma voix était sombre. Comment aurais-je pu le dire joyeusement ? Je ne pouvais pas. Il changea de sujet et écouta l'élan de son estomac. Ha ba là déjà c'est un sujet moins déprimant ! Je l'accompagnais avec un petit rire pour faire sa commande et pris un café serré pour moi. Je cherchais une place du regard et nous nous assîmes (wow, je pensais jamais l'utiliser celle là !). Je le scrutais. Oui, accueillir quelqu'un c'était aussi faire parti de ses souffrances et l'aider à essayer de redémarrer. C'était notre rôle à tous, l'entraide. Si c'est mon rôle, autant que je m'y atèle de suite, non ? Même si je pense déjà avoir dit pas mal de choses...

_ Peut-être as-tu d'autres questions auxquelles je n'aurais pas répondue ?

Sûrement des tonnes, en fait, mais on va dire que je suis dispo ! Je remarquais un gars qui s'énervait avec la serveuse de loin. Un gars en sweat rose, blond avec des lunettes. Il me parut très agressif et surtout, il correspondait à merveille avec la description de Sixtine. Un gars calme quelques secondes plus tôt qui s'énerve, blond à lunettes. Bino-bipo, comme elle avait dit. Je me concentrais sur Astel. Si c'est vraiment lui, j'aurais l'occasion de le recroiser, maintenant que j'avais sa tête enregistrée dans mon cerveau. Mais visiblement lui la notion d'entraide ça le tuerait... Bref !
Dans ma tête, la voix de Chantal résonnait "ne l'approche pas, je le protège aussi..." et je me suis dit que si elle le protégeait, il devait vraiment avoir une vie de merde.


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##   Jeu 24 Oct - 19:22

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[HS: on finit le truc? je sais plus trop quoi dire /=  ]

D'autres questions? A vrai dire pas vraiment.
J'engloutissais ma crêpe plus ou moins proprement en réfléchissant.
Après réflexion, je me rendis compte qu'elle ne m'avait presque pas parlé d'elle. Mais, si j'avais bien compris, tous ici avaient ressenti le Vide. Donc tous ici avaient un passé plutôt tragique. Je décidai donc d'éviter le sujet, surtout après avoir entendu le ton lugubre sur lequel Isis avait formulé ses réponses.
Dans ce qu'il restait... Non, pas de questions dignes d'être posées.
Tiens, le type en rose s'énerve avec la serveuse... Il n'a donc aucune maîtrise de lui-même?
Non, tout le monde n'a pas les mêmes préoccupations que toi, Astel.

-Non... je ne crois pas.

Puis, avisant sa tasse toujours pleine j'ajoutai:

-Quelque chose ne va pas, Isis?

J'étais bien conscient que ce n'était pas vraiment mon rôle, là, maintenant, de m'occuper d'elle, mais je lui devais bien ça après tout ce qu'elle avait déjà fait pour moi. Et dire que je ne l'avais rencontrée qu'il y a une heure.
Ça me rendit méfiant. Il vaudrait mieux que tu ne lui doives rien, Astel. On ne sait jamais...
Et ça recommençait. J'allais finir par me demander si je n'étais pas paranoïaque, sur les bords.
Que veux-tu craindre d'elle, Astel? Elle a été plus que gentille, depuis tout à l'heure.
Mais il restait ses pouvoirs: une fille capable de créer un cratère n'était-elle pas hautement dangereuse, après tout?

Néanmoins, je n'avais pas vraiment le choix, aussi décidai-je de passer outre.
Un vide s'installa dans la conversation. Je contemplai la diversité des personnages rassemblés ici.

-Ça me donne le vertige, toutes ces vies que je croise sans vraiment toucher. Pour tous ces gens, nous ne devons être  que deux personnes assises ensemble, rien de plus. Pour eux, nous ne sommes pas Isis et Astel.

Et voilà que tu penses tout haut...
La fatigue accumulée aujourd'hui après une nuit sans sommeil commençait à se faire sentir. Je n'étais pas comme ces personnages de romans qui passaient des nuits entière à veiller leurs amis sans dormir.
Comment dire ça avec tact?

-Si ça ne te dérange pas... Serait-ce possible que j'aille inaugurer mon lit? Je n'ai que très peu dormi cette nuit et je suis fatigué...


La déranger? J'ai plutôt l'impression qu'elle sera plus tranquille sans moi. Dunkan...



##   Sam 26 Oct - 16:46

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Il n'a pas d'autres questions. Ha. Mais c'est normalement, on y pense que quand l'autre est parti. Ou alors on le découvre par soi-même, c'est bien la vie, hein ? Si on sait observer, on apprend un de ces paquet de trucs, c'est dingue ! Par exemple, je sais comment on fait pour demander du boulot, alors que j'ai jamais fait la démarche ! Tiens, à ce propos, faudrait que j'envoie une lettre à mes parents pour leur demander comment on va gérer ça, je pourrais pas compter éternellement sur eux...

-Quelque chose ne va pas, Isis?


Houlà, je crois que mon ton sombre l'a un peu fait flipper...

_ Oui t'inquiète, je suis une warrior.

Je lui fait un clin d’œil. Si mignon, s'inquiéter comme ça pour les autres, c'est trop chou ! Il sembla se perdre un peu dans ses pensées et, quand il exécuta un légé mouvement de recul, je compris qu'il repensait sa journée. Il devait se dire que j'était peut-être dangereuse, parce que tout allait trop bien... J'en connais un qui a bien besoin d'une nuit de sommeil, tiens !
Il continua d'observer les gens, laissant un silence doux s'installer. Comment le silence peut-il être doux ? Je sais pas, façon de parler. Tout est-il que je sentais profondément que ce garçon et moi nous ressemblions. Mêmes réflexions philosophiques, mêmes envies de comprendre, de connaître, même regard reculé sur le monde... N'est ce pas fou que Terrae regroupe des gens si éloignés et si proches ? Quelle chance.

-Ça me donne le vertige, toutes ces vies que je croise sans vraiment toucher. Pour tous ces gens, nous ne devons être  que deux personnes assises ensemble, rien de plus. Pour eux, nous ne sommes pas Isis et Astel.


Je souris. Oui, nous sommes vraiment les mêmes. C'en est presque effrayant...

_ Il ne tient qu'à toi d'être Astel et non "le gars assis à la table". (je pointe du regard certaines personnes dont je connais le nom) Comme certains ici... Mais sois prudent, connaître le nom de quelqu'un, c'est avoir une certaine force sur lui. Laisse les autres s'ouvrir, ne force pas le passage et leurs noms te viendront naturellement...

Par exemple, savoir le nom de l'abruti qui a frappé Sixtine ne m'apportera rien. Si je débarque en l'appelant par son nom, je vais juste recevoir une branlée, parce que c'est clairement signifier que je sais ce qu'il a fait, et démarrer une relation sur un préavis est jamais bon. Mais je pense que ça Astel le comprend. Ou alors il le comprendra seul. Il est assez intelligent, il n'a pas besoin de moi.

-Si ça ne te dérange pas... Serait-ce possible que j'aille inaugurer mon lit? Je n'ai que très peu dormi cette nuit et je suis fatigué...


Nouveau sourire. Tu m'étonnes, la journée que ça a du être pour lui ! J'appelle la serveuse et paye pour nous deux, avant de quitter la table. Je le raccompagne jusqu'aux dortoirs en cherchant si il peut avoir besoin de quelque chose. Avant qu'il n'entre dans les dortoirs, je me permet de lui passer une main dans les cheveux.

_ Bonne nuit !

Je le salut et fais demi-tour. Je ne sais pas pourquoi, mais je me sens bien. Parler avec ce garçon m'a fait du bien. Un peu plus et je crois que je vais devenir sa mère...
J'arrive dehors. Alors ? "Belle journée" Tu l'as dit. "On va se reposer ?" Ouais.
Je marche jusque sous un arbre, sentant les roches réagir à mon passage. Je me sens bien. 
Et loin au dessus de ma tête, le ciel se pare de son manteau étoilé...


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