Terrae, Une nouvelle ère commence...

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On est obligés de mettre un titre philosophique quand on fait une tentative de suicide ?
#   Lun 4 Nov 2013 - 22:45

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Peu importait le temps qui passait, le pouvoir de Michigan ne perdait rien en puissance. S’en était inquiétant. Enfin, pas autant que Michigan en lui-même, c’est vrai. Le garçon était insensible à tout argument de la part de Sergueï ou d’Alexander, il faudrait attendre qu’il se calme avant d’essayer de lui faire entendre raison. En l’emmenant à l’infirmerie, il irait peut-être prévenir un des Masters à propos de ce Feu dépressif et passablement dangereux. Parce que oui, il ne fait aucun doute que celui-là est dépressif. Regardez ce qu’il dit ! Il n’a plus la foi en l’être humain apparemment, comme la moitié de personnes vivant dans cet établissement. Il a quelque chose de fou dans le regard, et la trace de sang qui coule de sa bouche n’arrange pas les choses. Son rire aussi a quelque chose d’apeurant. Mais Sergueï ne se fige pas en l’entendant. A quoi sert d’avoir peur d’un homme comme lui ? Abîmé, cassé de l’intérieur, il n’est pour le moment qu’une pauvre loque humaine que l’albinos regarde sans émotion. Il le regarde s’écrouler à terre sans rien dire tandis que son petit ami s’agenouille aussitôt à côté de lui, inquiet. Que peut-on faire pour aider quelqu’un qui s’y refuse catégoriquement ?

- Sergueï, aide moi. Il s'auto-détruit littéralement. Les pouvoirs sont là pour nous aider à reprendre confiance en nous et pour nous protéger.. J'ai l'impression qu'il se considère lui même comme une menace et son pouvoir l'en protège. Soigne le, je vais tâcher de contenir comme je peux.

Le Russe eut l’envie de secouer la tête négativement. Il était épuisé, sa main le lançait toujours et surtout, l’autre n’avait visiblement plus aucune envie de continuer à vivre. Pourquoi l’y forcer ? S’il n’est pas heureux, s’il refuse de faire des efforts pour l’être, pourquoi sacrifier du temps et des efforts pour l’y forcer ? On n’aide pas quelqu’un qui s’acharne à se détruire soi-même. C’est du temps perdu, on est toujours déçu à la fin de voir que ses efforts, aussi grands soient-ils, n’aient rien pu faire pour l’aider.

Mais Terrae était là pour ce genre de personne. Qu’il le veuille ou non, quelqu’un s’était donné la peine d’aller le chercher pour l’y emmener. Pour qu’il y soit plus heureux. Si cet abruti ne se rendait pas compte de sa chance, l’albinos allait l’y aider personnellement.
En soupirant tout en levant les yeux au ciel, le Russe finit par se rendre à l’évidence qu’il ne pouvait pas décemment l’abandonner là comme ça. Ce serait horrible de sa part, même en étant visiblement ce que Michigan devait appeler un utopiste doublé d’un imbécile. Mais bon, il était un imbécile au grand cœur.
Se rapprochant du Feu suicidaire, il piocha dans ses dernières forces pour le maintenir tout en le soignant dans la mesure du possible. En utilisant sagement ses dernières poches d’énergie, il allait pouvoir tenir le rythme sans trop de problèmes. Il se concentra, se coupant du monde extérieur. Il n’entendit donc pas les paroles dites sur un ton calme et rassurant par Alexander. Pour un peu, il pouvait sentir les battements de cœur désordonnés du jeune homme : il parvint à caler les siens dessus, tout en faisant passer des vagues de fraîcheurs en rythme pour le soigner plus vite. C’était exténuant, étrangement désagréable car il avait l’impression de partager de son énergie vitale avec lui mais tenable sur le long terme. Ressentir toutes ses blessures internes lui donnait une impression de picotements intenses, qu’il s’efforçait de faire disparaître en s’occupant d’elles en priorité. L’aspect extérieur, hein, on s’en occuperait plus tard. Pour un Feu quand même, c’est bête de perdre le principal atout pour la drague qu’est l’apparence… Enfin, il l’aura voulu.

En espérant que les mots d’Alexander puissent toucher le suicidaire pendant qu’il s’en occupe.



Should I do something ?

Spoiler:
 


Merci Michi pour le kit !


Dernière édition par Sergueï Von Beilschmidt le Lun 25 Nov 2013 - 19:21, édité 1 fois
#   Mar 5 Nov 2013 - 22:27

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Mes yeux n'étaient plus en mesure de me retransmettre ce que je voyais. Ou bien était-ce mon cerveau, peut importe. Alors ils se sont déconnectés. Je ne voyais plus, j'étais dans ce noir intense au fond de moi, comme à la fin d'un film sans générique. Et j'attendais, impassible. Qu'allait-il se passer ? Je n'en avait rien à faire. Je me sentais en phase avec moi même. Je n’existais plus, et tant mieux. Personne ne me dérangerait ici. J'avais toujours été seul, qu'est ce que ça changeait ?
J'entendais des sons, lointain. Je les comprenais plus ou moins. Et je ne cherchais pas à les comprendre. Je n'ai pas besoin.
Je suis resté là. Le temps ne compte pas. Je ne sens plus rien. Plus de douleurs. plus de froid. Tout va bien. Une flamme vient se loger un creux de ma main. Je l'étouffe. Ce pouvoir non plus, je n'en ai pas besoin. Là, juste là, tout seul, c'est ici que j'ai besoin d'être. Ici qu'on a besoin de moi. Le seul endroit où quelqu'un m'attend. En l’occurrence, la mort, je pense. J'ai hâte de voir sa silhouette débarquer. Ou pas. Je m'en moque, là, c'est ici seulement que je dois être. Dehors ils s'en foutent bien. Ils pourront bien se taper dessus, râler, pleurer que ça ne m'atteindrait pas. Plus. Il y a bien eu un temps où je croyais en l'homme. J'avais 7 ans. Puis ma mère m'a appris à faire mes comptes un an plus tard, et mon père m'a appris à me débarrasser d'adversaires encombrants. J'avais 8 ans. Et depuis... Oui, je n'ai jamais vraiment été heureux ou attendu quelque part. Jamais. Il n'y a qu'ici qu'on m'accepte comme je suis, et non comme l'image qu'ils veulent avoir de moi.
D'autres sons viennent parasiter ceux de l'extérieur. Ha ? On dirait que le film recommence. 

Il y a une fille. Une belle brune aux yeux bleus. Des sourires. Puis une cassure. Infini. De la haine dans les yeux. Puis de nouveau des sourires.
Et une chute. 
Puis deux.
Une respiration saccadée, des perfusions dans le bras. Un compteur cardiaque. Une chaise. Je tourne péniblement la tête. Personne. Juste une voix. Celle de la belle brune qui m'a poussé. Elle me hait. Les autres aussi. Ils me regardent comme un morceau de viande. Je souris. Je suis fort. Je quitte la chambre d'hôpital. Mais à chaque fois que je ferme les yeux, j'y suis de retour. Combien de fois ? Combien de fois en 5 ans ? Combien de réveils seuls ? Et je continue. Je souris. Je reviens. Toujours les mêmes regards. Jamais les mêmes sanctions. Et les adultes. Ils ne peuvent pas dire que je n'ai pas essayé. Je leur dit. Ils me réprimandent. Je suis trop souvent absents. Ils ferment les yeux. Je ne comprend pas. Je craque. Un peu. 
Mais je souris. Et je continue. Toujours. Et inlassablement. Les mêmes pas. Dans ce même couloir. Avec ces mêmes regards. Et le soir, personne. Jamais personne. Qui ? Qui était là pour moi ? Aurais-je raté quelqu'un ? Une main tendue, quelque part ? Les chaises ne tendent pas la main.
Puis, de nouveau un sourire. Elle est là. Elle me pardonne. Elle dit que ça a assez duré. Qu'elle est désolée. Et j'y crois. Une main qui se tend. Enfin. Je veux y croire. Elle veut qu'on renoue. Qu'on en parle. Et moi, je veux qu'elle me parle. Sans m'injurier. Je veux dire "bonjour" à quelqu'un. Ça fait 4 ans que ce n'est pas arrivé. Alors je souris. J’attrape sa main. On y va. Elle m’emmène chez elle. Je franchis la porte. Elle me souris. Me montre une pièce qu'ils ont refaites, depuis la dernière fois. Elle me dit qu'elle a invité des amis. Je me retourne. J'ai peur.
Jamais. A aucun moment il n'y a de mains tendues. 
Maintenant, c'est trop tard. 
Je n'en ai plus besoin.


Je sens ma respiration se stabiliser. Quelqu'un. Quelqu'un me guide vers... Où ? Pas là où je suis. Quelqu'un veut me faire sortir. De nouveau, des sons. Des vrais, pas des souvenirs. Puis, doucement, des couleurs. De la douleur, aussi. J'ai gardé les yeux ouverts. Même si je ne voyais pas. Je sens une onde dans mon corps. Fraîche. Elle apaise mon corps brûlant. Je ne brûle plus. Ma peau ne me semble pas belle à voir. Mais... Il semble qu'elle se cautérise au fur et à mesure que les pouvoirs de la personne agissent sur moi. Je ne distingue pas grand chose. des tâches de couleur. Puis, bien plus de précisions. Je ressens des choses, aussi.
Mais elles ne viennent pas de moi. Mais du pouvoir de Sergueï. Il n'a pas envie de me sauver. Il le fait, c'est tout. Je sors lentement de ma léthargie.
Je le fixe.


_ Quand nous partirons, nous partirons ensemble et surement en Russie oui.. On étais aussi paumés que toi en arrivant.. Chacun à ses plaies, mais on est là pour t'aider. Okay, ça fait très utopiste à deux balles, désolé mais ça vrai Michigan.

Je me tourne vers Alexander, brusquement. Russie. Le mot a fait tilte dans mon esprit. D'un coup, je pense très fortement un "T'es con ou tu le fais exprès ?! Tu sais l'accueil qu'ils nous réservent ? Ça ressemble pas à un tapis rouge !" puis, après le petit coup d'adrénaline passé, je me rend compte que je m'en fous. Mais Sergueï ferait mieux de faire gaffe, son petit copain est limite plus suicidaire que moi... Adrénaline ? Encore une fois, j'ai l'impression que c'est pas vraiment moi... 
De nouveau, je me tourne vers Sergueï, mes yeux toujours vides d'émotions. Mais pas de sens.
Ma bouche est pâteuse. Salée. Mais je peux essayer. Parler. Je hoche la tête très lentement. D'un doigt, je montre ses yeux, puis son cœur.

_ Là... et là. Ça commence à ressembler à ce que je connais.

Pas de pitié. Ni de compassion. Laisser les gens voler de leurs propres ailes si ils ne veulent pas d'aide. J'ai toujours voulu de l'aide. On ne me l'a pas donnée. Maintenant je n'en veux plus, et on me l'apporte sur un plateau. Dans ses yeux, je vois qu'il a compris. J'ai plus besoin d'aide.
Je me tourne vers son copain. Pas de pitié pour les idéalistes, par contre.

_ Par contre, toi être plus taré que moi. Tu me ramènes à ma chambre, je peux pas marcher et je veux pas aller à l'hôpital.

Haaaa, si seulement je pouvais ressentir quelque chose, je suis sûr que j'aurais beaucoup apprécier de sortir cette tirade et d'observer sa réaction. En attendant j'ai vraiment la flemme de marcher.
#   Jeu 5 Déc 2013 - 20:57

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J'observais Michigan, le visage triste. Son esprit était froid, comme sans vie. Des pensées le prenaient par moment mais celles-ci ressemblait plus à celle d'un spectateur plutôt que d'un acteur. Comme s'il observait les agissements de son corps et attendait que ça passe. Je surpris les pensées de Sergueï et le regarda, une expression désolée et peinée se feignant sur ses traits. Cependant, Michigan le ramena à la réalité.

- Par contre, toi être plus taré que moi. Tu me ramènes à ma chambre, je peux pas marcher et je veux pas aller à l'hôpital.

Durant quelques longues secondes, je me mis à l'observer, mes yeux trahissant la tristesse qui montait en moi. Je n'arrivais pas à me résigner à l'abandonner. Michigan mérite qu'on s'occupe de lui et je le savais. D'une main, je pris celle de Sergueï et le rapprocha de moi. De l'autre, je plaçait Michigan comme un enfant sur les genoux de son grand frère et plaça sa tête contre moi tandis que la mienne alla se poser sur l'épaule de mon amant après nous avoir installés, adossés au rebord. Doucement, je passais ma main dans les cheveux de Michigan. Évidemment, rien de tendancieux, juste comme quelqu'un qui veux rassurer une personne.

- Arrêtes Michigan. Arrêtes. On est là tu sais.. En plus, tu me connais ne serait-ce qu'un tant soit peu. Je suis du genre borné et Sergueï n'est pas trop trop mal dans son cas s'il est bien motivé.. Tu n'y crois surement pas, mais moi, je sais que tu es capable de te reprendre et de prouver à tout le monde qu'ils avaient tort.

Je resserrais un peu plus mon étreinte autour de Michigan tandis que mes lèvres déposèrent un baiser furtif à Sergueï. Tout doucement, je m'introduisis dans l'esprit de ce dernier et lui glissa un petit mot.

*Sergueï Von Beilschmidt. Tu as deux choix. Soit tu m'aides à remettre Michigan, soit en plus d'avoir sa mort sur les bras, tu pourras toujours courir pour avoir un câlin de ma part et donc encore moins de petites choses sous la couette. Quel est ton choix ?*

Un sourire satisfait sur mes lèvres, je lui fis un petit clin d’œil puis reporta mon attention sur Michigan. Quelque chose me disais qu'il n'allait pas aimer le fait d'être "câliner" mais ça m'était égal. Ma main se déposa sur son front et je me concentrais quelques instants. J'allais surement souffrir en plus de galérer mais il fallait ce qu'il fallait. Déviant les pensées obsolètes vers moi, je permis à Michigan d'avoir les idées totalement claires ne serait-ce que pour m'envoyer chier en toute connaissance de cause et non juste sous la colère.


#   Dim 5 Jan 2014 - 9:48

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L’albinos se sentait mal. Il en avait assez d’être ici, d’être incapable et en plus de devoir subir les regards attristés de son petit ami alors que ses pensées déviaient sur ce ras-le-bol. On ne peut pas être bien luné tout le temps, pas vrai ? Et ben voilà. Ca tombait sur l’un de ses mauvais jours. La remarque de Michigan sur leur possible début de ressemblance fit battre un peu plus vite son cœur. Ah non, il ne voulait pas devenir aussi désespéré que lui ! Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleurs, Sergueï n’avait aucune intention de finir aussi bas que lui, aussi vulnérable. Et encore moins devant des gens. C’était peut-être là qu’ils se rejoignaient après tout : ils refusaient tous les deux d’être dépendants des autres et de leur bon vouloir. Quoi que, le Russe préférait encore rentrer dans le moule que lui offrait sa grand-mère, pour éviter les problèmes gênants. Pour le reste, il se débrouillait pour rester à peu près libre, tout comme sa sœur. La pression des grandes familles pour atteindre un but noble et difficile est dure à supporter pour tous les héritiers. Il resta silencieux, ne sachant pas trop quoi répondre à ce garçon pour le moins étrange. Un « merci » n’était peut-être pas la meilleure chose à placer à ce moment, non ?

Exténué, Sergueï cessa d’exercer son pouvoir sur le suicidaire. Il lâcha un soupir peu discret et se laissa aller un instant, levant la tête vers le ciel. Ca ne serait pas trop mal qu’il pleuve là, pour profiter d’une eau fraîche sur leurs peaux brûlées et ajouter un effet dramatique à la scène. Sans modifier sa position, il lâcha un petit ricanement en entendant la demande de Michigan. Sérieusement, il fallait le porter maintenant ? Pour quelqu’un qui répète sans cesse qu’il n’a pas besoin d’aide, c’est un peu ironique. Mais il faudrait sûrement l’y aider de toute manière. A moins qu’un téléporteur apparaisse miraculeusement pour s’en occuper à leur place… Ce serait tout aussi bien que la pluie.

Brusquement, il se sentit tiré en avant. Rouvrant les yeux, il s’aperçut que c’était Alexander, avec un Michigan pas beau à voir dans les bras, qui l’attirait à eux pour une sorte de câlin de groupe. Cette idée eut le mérite de le faire sourire, même si c’était plus d’une façon fatiguée et sans véritable joie qu’autre chose. Le laissant chercher à apaiser le grand blessé, Sergueï scruta le ciel en essayant de deviner à peu près l’heure avec le degré d’obscurité. Sans grand succès d’ailleurs… Il resta tout aussi perdu qu’avant. Soudainement, les lèvres de son petit ami touchèrent les siennes, le rappelant à la situation présente en plus de la petite menace :


*Sergueï Von Beilschmidt. Tu as deux choix. Soit tu m'aides à remettre Michigan, soit en plus d'avoir sa mort sur les bras, tu pourras toujours courir pour avoir un câlin de ma part et donc encore moins de petites choses sous la couette. Quel est ton choix ?*

En grommelant, il finit par articuler un « Je vais t’aider » peu convaincu. Monsieur est devenu bougon maintenant : se faire menacer pour l’obliger à apporter son aide à quelqu’un qui n’en veut pas de toute manière… Hm. Il observa Alexander essayer de soulager d’une autre manière Michigan, prêt à assommer ce dernier s’il tentait de se relever puisqu’il sembler récupérer à vue d’oeil. Il serait moins énervant à déplacer comme ça en plus, c’était un sacré atout pour cette idée. Eh oui, un Sergueï fatigué et abîmé est moins sympa que d’habitude.



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#   Dim 5 Jan 2014 - 21:04

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HRP : Alex le câlin est énorme, j'étais explosée de rire devant mon écran XD

Je regardais Sergueï d'un œil attentif. Ou pas, selon mon degré de concentration. Mais il semblait que ma remarque ne l'avait pas laissé de marbre, et son regard exprimait maintenant je doute et le dégoût. Enfin pour ce que j'en comprenais. Mais ce qui me paraissait un peu digne d'une attention mitigée, c'était la manière dont il voulait nier toute ressemblance avec moi. Non pas que j'en ai quelque chose à foutre, bien évidement, mais cet air exaspéré, ces gestes, cette façon qu'il avait de faire comprendre qu'il n'avait que deux envies, c'était soit de me foutre son poing dans la gueule, soit de me laisser tomber, ces regards là c'était exactement ce que j'entendais dans « quelque chose que je connais ». Enfin plutôt, la seule chose que je connais, pour être précis.
Ces regards de personnes qui se battent pour elle, qui peuvent passer de l'amical à l'humeur bestiale lorsqu'on les met dans l’arène politique. Manger ou être manger. Simple, et terriblement destructeur. Et je fais parti de ceux qui sont parti pour être des ogres mais avec un handicap énorme, comme si il me manquait une main. Alors j'ai été bouffé. Même pire. Et j'ai en face de moi un de ces prédateurs, qui a peut-être plus ou moins abandonné l'arène, mais qui la reconnaît toujours en lui.
Quand je me sentis étreint dans un espèce de câlin collectif, j'avoue avoir aussi eu la réflexion que j'étais en présence d'une victime née. Parce que ça s'invente pas, une connerie pareil. Un câlin collectif. Je vous invite à relire ces lignes plusieurs fois, elle vous prouve à quel point il y a une différence de réflexion entre moi et Alexander.
Un petite morceau, un débris de mon masque râla. « Noooon mais quel nigaut ! Moi je voulais qu'il s'énerve ce con, comme la dernière fois ! Hé ben non, je suis capturé par un bizounours ! PUATIIIIIN ! » Ha ? Il en restait un ? J'écrase avec violence le reste de mon masque. Ha. Tu disais quoi déjà ? Plus rien, tais-toi c'est parfait.
J'écoute d'une oreille distraite les recommandations moralistes de papa Alexander, n'ayant aucune envie de prendre en compte ce qu'il dira. N'ayant aucune envie tout court, d'ailleurs. Parce que les gens n'ont pas tort. Ils n'écoutent pas, ils ne peuvent pas avoir tort, puisqu'ils ne connaissent pas le problème. Et malheureusement mon père a parfaitement réussit : je suis un monstre. C'est ma nature profonde, pas juste la façade. Mais ça non plus, il ne veux pas l'écouter. Alors moi non plus je n'écoute pas. Je n'ai d'intérêt pour rien.
Juste un intérêt mitigé pour l'agacement de Sergueï, chose qui ne m'intéresse pas vraiment mais qui est toujours mieux qu'un discours d'ours en peluche. Ou pas ? Haaaa, je m'ennuie. Mourir, c'est mieux, c'est plus distrayant. Mais bon... Distrayant ? Oulala, je vais pas bien moi, je suis un peu fatigué, je crois.
Hooo, le regard de Sergueï a l'air vraiment méchant tout à coup. Ha oui, il va m'emmener. Vous croyez que ça va l'énerver si je m'endors ? Bof, je m'en fout un peu... Mais j'ai sommeil ? Je sais pas... On voit pas bien les choses quand on est derrière un écran en fait.
Je sens mon corps se remettre en mouvement. Ha ? Je peux encore bouger, allons bon. Je me roule au sol comme une limace (le ridicule ne tue pas, apparemment...) et tente la position quatre pattes. Mouais, moyen. Puis un pied tente une ascension. Il est suicidaire, mon pied. Ma main s'appuie sur mon genoux avec un lenteur somnolente et hop ! Debout. Hooo, c'est haut, d'être debout. Mais si je tombe, c'est pas mortel, pas cool. C'est quoi cool ?
Mon corps tente un pas en avant. Puis deux. Ha. Je marche. Bon ben voilà.
/!\ La scène qui suit n'a pas de logique. Parce que mon état de réflexion a partiellement atteint celui d'une moule, et que la cohérence de mes actes est plus que douteuse.
Je me suis retourné vers les deux protagonistes.

_ Sur ce, je m'ennuie.

J'ai franchi la porte défoncée à mes soins (ha oui c'est vrai c'est moi, j'avais oublié...) et me retrouvais devant l'escalier. Wow. Ça ça va pas être facile. Bon, premier pas ?
Mon pied s'est posé sur la première marche... et le reste de mon corps s'est laissé tombé dans les escaliers. Bof. On ne meurt pas d'une chute dans les escaliers. Sinon je serais mort 47 fois...
 

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