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Avis de meurtres dans le grand bassin
##   Dim 6 Oct 2013 - 19:31

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Ce matin, je me suis levé, et je me suis rendu compte d'un truc. Ma chambre est devenue l'épave du Titanic. En pire. Mais sans l'eau. En fait j'ai dormi deux heures (je ne ressentais pas l'envie de dormir) et quand j'ai ré-ouvert les yeux, un rayon de soleil meurtrier a éclairé la petite pièce dans laquelle je me défoule depuis presque une semaine. Et là, paysage insolite. Outre les coups de stylos, peinture et autres (genre œuf) écrasés contre le mur, la trace de mon poing brûlant les côtoyant, les meubles sommaires complètement repassés à la plaque chauffante qui me fait office de corps, outre tout ça donc, je remarque un nombre incroyable d'objets de verres et de plastique éclatés au sol et laissés ainsi, des draps et des vêtements déchirés, et bien sûr une odeur mêlant cramé et produits chimiques. Ha oui, aussi, il y a trois oiseaux morts dans ma douche et une espèce de tache de sang sèche que j'assimile à la souris sur laquelle je me suis défoulée. Une odeur carnassière, chaude, humide et parfaitement désagréable règne donc dans la pièce sans que j'en sois le moins du monde gêné. On se croirait dans Very Bad Trip, mais sans la drogue (quoique) et avec un souvenir tout à fait clair de ce qu'il s'est passé.
Néanmoins, j'ai toujours dis que je devrais refaire la déco un de ces jours, et je crois que maintenant c'est fait. Bon, comme j'ai rien de particulièrement intéressant à faire dans ma chambre (enfin si on peut toujours appeler ça une chambre, hein), je décide de sortir. Je me promène les yeux vides, sans aucune volonté, et mes yeux se posent sur un écriteaux. Piscine. Je vous ai déjà dis que j'étais doué en sport, même si je détestais ça. Ben un des premiers sport que j'ai pratiqué et que j'ai failli continuer, c'était le plongeon. Ouais allez y foutez vous de ma gueule je m'en tape. J'ai quand même failli aller en pro. Sans vouloir vous contraindre au respect, ça gère, quand même. Bon. Je n'ai absolument aucune envie d'y retourner, si on prend en compte le fait que je n'ai plus aucune envie du tout, ni aucun sentiment, d'ailleurs, mais mon corps prend de nouveau le contrôle sur mon esprit. Mes pas me dirigent automatiquement vers elle. J'entre. Je me douche. Bon ben allons y, hein. De toutes façons qu'est ce que je peux en avoir à foutre, hein ?
Je fais donc quelques pas dans le complexe aquatique de Terrae, qui me fait quand même penser qu'ils en ont un paquet, des moyens, dans ce bled. C'est comme les scientifiques, tout est question de financement, et j'ai d'ailleurs souvent soupçonné mon père (depuis que je suis ici) d'être plus ou moins trempé avec les scientifiques. Ça vous choque ? Quand on est gouverneur du Texas et qu'on a accès à un certain nombre de sources fiables au FBI, non ce n'est pas très étonnant. Et quand on est son fils et qu'on se permet de retourner chez ses parents puis de passer deux semaines en Russie sans se faire attraper par ces malades, c'est encore moins étonnant. En fait ça se trouve c'est complètement faux, mais de toutes façon ça me fait ni chaud ni froid, puisque je m'en fout comme de la dernière glaciation qui a détruit les dinosaures. Bref, pendant que je marchais sur le bord de la piscine, je regardais le plongeoir.
Inconsciemment de nouveau, mes pas me guidèrent vers lui. Je montais les escaliers, jusqu'au plus haut. Devant moi, sur le plongeoir, une petite fille d'un peu moins de 10 ans. Elle avait peur de sauter. Ha. Encore sur le coup d'une de mes pulsions, je me suis avancé. Elle m'a regardé avec terreur en croisant mes yeux vides. Elle me faisait face. J'ai tendu la main. Je l'ai poussée. Je l'ai regarder crier. Se débattre. Tomber. Ça ne m'avait apporté ni joie, ni plaisir. Ni regret non plus. Je l'ai regardé d'en haut, se débattant pour essayer de nager.


_ Petite fille fragile. Meurt.
##   Mar 8 Oct 2013 - 14:16

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J'enfilai mes bottines avec un air absent, songeant un instant à Papa et Maman. Est-ce que j'allais pouvoir les revoir, lorsque je serais Master, sans qu'on ne m'en empêche ? Allais-je avoir le droit, au moins ? Je soupirai, et me levai de ma chaise pour aller prendre une veste légère sur mon porte manteau. Je m'assis un instant sur mon lit, et regardai à travers la fenêtre.
Il faisait encore assez bon, malgré ce début de mois d'Octobre. Sans doute une de ces choses dues à ce qu'ils aiment appeler "le réchauffement climatique". J'observai quelques oiseaux qui volaient encore dans le ciel, n'ayant pas encore migré, et m'imaginai volant avec eux. J'enviai Allen pour ça. Il pouvait, lui... Il pouvait pleinement ressentir cette liberté qu'on a quand on s'évade, laissant la terre pure et dure derrière soi. Moi, je me contentai de courir, mes pieds durement accrochés au sol, incapable de s'en séparer. Je laissai un léger rire m'échapper. Bah ! J'étais stupide de penser à tout ça maintenant.
Me décidant une bonne fois pour toute, je me relevai et pris mon sac de sport. Aujourd'hui, j'avais décidé d'aller à la piscine ! Pourquoi ? Tout bêtement parce que, tout d'abord, je n'y avais encore jamais mis les pieds, et en prime, j'avais envie de me détendre. Une raison comme une autre, me direz-vous. J'admets aussi que c'est en partie parce que depuis l'année dernière, j'avais séché les cours de sport à la piscine, parce que ces idiots les avaient placés pendant l'hiver et que je n'avais pas envie de me geler les miches !
Je sortis de ma chambre et refermai la porte derrière moi, remontant mon sac sur mon épaule. Je glissai mes mains dans les poches de ma veste, et pris la direction de la piscine.
En chemin, je croisai une ancienne rencontre que j'avais fait à mon arrivée à Terrae. Nous étions dans des lits voisins au dortoir. J'appris rapidement qu'elle était déjà Etoile, elle aussi, et qu'elle s'était lancé dans le grand projet d'écrire un livre, ce qui me fit sourire. C'était une Terre... Calme, et intelligente. Souriante aussi, même si ce n'est pas dans les caractéristiques des Terres !
Nous nous quittâmes finalement sur le coup de 9h, et elle me répéta que j'étais bien folle d'aller à la piscine si tôt le matin. Je n'eus pas vraiment de mal à comprendre qu'elle et l'eau, c'était pas son délire. Je la saluai finalement, lui promettant de lui rendre prochainement visite, et ne tardai pas à arriver à la piscine. J'entrai dans le bâtiment, payai mon entrée et partis me changer dans un des vestiaires.
En rangeant mon sac dans un casier, je me rappelai la dernière fois que j'étais allée à la piscine. C'était avec Allen et ses copains... Et ils avaient passé tout leur temps à m'embêter, ce qui avait abouti à un beau et simple "Allez tous vous faire foutre !" et à une gamine qui fait la gueule. Oui, parce qu'au final, c'est pas rare que je sois gamine. M'enfin, je ne changerais pas, hein !
Je gardai ma serviette avec moi, refermai le casier, et pris le chemin d'accès aux bassins. La douche... Non merci. J'avais toujours fait partie des rebelles qui refusent de la prendre ! Je crois que c'est sans doute parce que j'ai toujours fait partie des frileuses qui, une fois la douche prise, se les caille jusqu'à son entrée dans l'eau ! Et puis en plus, une fois sur deux, je m'essuie cash avec ma serviette et après je suis dégoûtée parce qu'elle est mouillée... Enfin bref.
Je partis m'installer sur un des rebords de la piscine, préférant me réserver mon petit coin à moi avant d'aller me fondre dans la masse de gens qui se trouvait déjà dans l'eau. Il n'y a pas que moi qui vais à la piscine si tôt !
J'étais en train de déposer ma serviette quand j'ai entendu un cri. Je relevai la tête rapidement, inquiète. C'était... C'était pas le même gens de cri que ceux que les enfants poussent quand ils jouent entre eux. Non... Celui là, il transperçait chacun des pores de ma peau comme un SOS jeté à l'aveugle, dans la panique.
Je fixai mes yeux dans l'eau, cherchant la source de ce bruit, quand j'aperçus une gamine qui était en train de se noyer dans le grand bassin, du côté des plongeoirs. Mon réflexe fut de regarder autour de moi les maîtres nageurs, quand je m'aperçus... Et bien qu'ils n'étaient pas là. Pause café, je ne sais pas, vous répondrez pour moi, mais ils n'étaient PAS LA. Ma haine envers eux s'éleva d'un coup et je plongeai dans l'eau, vers la petite fille qui était en train de se noyer. Je la tirai avec difficulté vers le rebord et la sortis de l'eau avec la seule force de ma volonté. Autant dire que je n'étais pas non plus une sauveteuse professionnelle, hein !
Je me penchai sur son corps inerte et commençai à essayer de me rappeler ce que je devais faire dans ce genre de cas, quand elle recracha de l'eau et commença à immerger. Éperdument soulagée, je la serrai contre moi avant de me calmer et de la rallonger correctement.

-Ca va ma puce ?
demandai-je, inquiète.

Elle me regarda, les yeux perdus entre la peur et la timidité, avant de hocher maladroitement la tête.

-O... Oui...


Je lui adressai un sourire doux pour tenter de la mettre à l'aise.

-Pourquoi tu as sauté de cette hauteur si tu ne sais pas nager, dis-moi ?


Elle secoua rapidement la tête et pointa du doigt le plongeoir, sans parvenir à articuler un seul mot. Je suivis son geste et tombai sur...

-C'est pas vrai...
soupirai-je.

Nan mais nan. Pas lui quoi ! Et c'est quoi ce regard d'assassin ? Je sentis un frisson me parcourir l'échine. On dirait un vrai regard de tueur.
Je me téléportai derrière lui, et posai mes mains sur mes hanches avec un air énervé sur le visage, gardant malgré tout une certaine distance entre nous.

-Pourquoi t'as fait ça ?! Ca t'a apporté quoi au juste ?!




##   Mer 9 Oct 2013 - 14:23

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J'ai regardé la scène de haut. De loin. Tellement loin. Je ne me sentais pas concerné. Comme toujours, j'ai envie de dire, mais voir ses petits bras se débattre désespérément ne m'on absolument rien fait. Puis comme toujours, un sauveur arrive. Cette endroit est tellement... prévisible. Quand j'ai fait avaler des cracks à Nogaro, Alexander est intervenu. Quand j'ai tenté de sauter du toit, Sergueï m'a sauvé. Et quand une petite fille se noie, quelqu'un vient la chercher. Pour vous ça tiens sûrement du bon sens, mais au fond ce n'est rien de plus qu'un mensonge. 
Qu'est ce que vous croyez ? Que les gens vous regardent, prêts à vous aider ? Que quelque soit la situation, quelqu'un viendra vous sauver ? Vous me faites vomir. Enfin vous me feriez vomir, parce qu'actuellement j'en ai rien à foutre. Mais vous savez, je suis plutôt bien placé pour parler de ça. Quand mes amis ont tentés de me violer, mon "sauveur" est resté planqué à sa fenêtre. Il a regarder ces ingrats me foutre à poil et m'attacher. Et après, il a pensé que c'était illégal. Et il a appelé la police. Mais c'était trop tard, et il le savait. C'est pour ça qu'il n'a jamais donné son nom. Ça se trouve ça l'avait fait triper de voir ça. Et après, vous allez me dire ? Oui, parlons-en, de l'après. Si vous voulez à tout prix croire aux contes de fées, alors oui, je vais vous dire que j'ai été sauvé par ce master.
Vous savez depuis quand je l'attendais ? Un an. Un an où j'en suis arriver à ne même plus savoir ce qu'étaient les sentiments. Un an passé à me détruire seul. Parce que j'en avais assez de souffrir, j'ai tout détruit autour de moi. A commencer par mes sentiments. Si je suis un monstre aujourd'hui, c'est uniquement pour ça. Alors oui, je ne peux pas blâmer Terrae pour ça, même si j'ai encore du mal à le concevoir, mais croire que tout le monde est toujours sauver, c'est continuer de croire au Père Noël, si vous voulez mon avis. L'entraide, c'est pour les chiens qui crèvent dans la rue. On ne fait rien quand c'est pas dans son propre intérêt.
Je regarde la petite me pointer du doigt. Je ne bouge pas. Je ne vois pas grand chose d'aussi loin, mais il me semble que le visage de sa sauveuse me rappelle quelque chose. Une personne que j'ai déjà vu ? C'est pas forcément ce qu'il y a de mieux. D'un coup, elle disparaît. Ha. Je crois avoir deviné qui est l'invité mystère.
Une voix résonne dans mon dos.

-Pourquoi t'as fait ça ?! Ça t'a apporté quoi au juste ?!


Cette fille. Je me suis rendu compte que je ne connaissais toujours pas son prénom. Et que en fait je m'en foutais royalement, mais ça à la limite c'est normal, vu le peu de conscience qu'il me reste. Je ne me retourne pas. Elle me connait, moi aussi. Pas besoin de voir son visage pour savoir que je la haïssais. C'est peut-être même toujours le cas, vu la façon dont je sens mon corps tenter de s'échauffer.

_ T'es une brêle en natation, la fille. T'aurais pu l'étrangler au lieu de la sauver.

Mon corps parle encore seul. Mais il faut croire que je m'y fais. Je regarde le ciel. Je souffle.

_ Tu crois au Père Noël ? Parce que la fille que tu viens de sauver y croira toute sa vie. Et le jour où elle tombera sur un gars comme moi et qu'elle sera seule, hé bien tu sais ce qui se passera ? Elle survivra. Et elle deviendra le monstre.

Je passais une main mouillé dans mes cheveux en me retournant. Je la fixais de mon regard vide. L'eau sous ma peau commença à s'évaporer lentement.

_ Le monde est répétitif, tu sais ? A ce moment là, quand elle comprendra que le Père Noël n'existe pas, elle ne voudra plus qu'une chose...

Je reculais.

_ S'envoler.

Je basculais dans le vide. Ce n'est pas le même enjeux que quand j'ai souhaité sauté du toit. Là je sais que je ne peux pas mourir. Et je m'en fout, même si ça avait été le cas. Je me laisse tomber. Jusqu'au dernier moment. Je me redresse et atterris dans la piscine dans un plongeon parfaitement droit, allant toucher le fond de la fosse. Peut-être que ma vie était comme ça, elle aussi. Peut-être allais-je tomber au plus bas, pour finalement me redresser et finir en beauté ? Seulement je n'en finissais plus de tomber. Où était donc le sol ?
Je remarquais que ma peau provoquait des bulles de chaleur au contact de l'eau. Je remontais à la surface et m'approchais de la petite fille sauvée, encore trop traumatisée pour courir. Elle regarda mes yeux. Je lui souris. Sans joie. Ni sadisme. Sans rien. Je ne me retournais pas.

_ Ne t'inquiète pas. Ton Père Noël va revenir et il va frapper le méchant. 

Je lui saisis le menton.

_ Mais à l'avenir, tu ne pourras compter que sur toi même. Ou tu finiras par me ressembler.
##   Sam 12 Oct 2013 - 12:15

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Je sentis un frisson me parcourir l'échine lorsqu'il prit la parole. Beaucoup me diront que c'était parce que j'étais trempée et que l'air me donnait froid. Mais non. Non, c'était après avoir écouté... Le son de sa voix. Elle était tellement froide et vide de vie. C'était pire que la fois où je l'avais rencontré !
Je ne comprenais pas. Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ? A la rigueur, il semblait se nourrir du malheur des autres. Mais là, c'était juste... De l'indifférence. Comme si ça ne lui faisait ni chaud ni froid... Comme s'il était mort intérieurement.
Il se retourna finalement, acheva son discours alors que j'avais croisé les bras, me frottant les épaules dans un vain espoir de réchauffement. Je le vis faire un pas en arrière. Un autre... Et il tomba. Instinctivement, je fis un pas en avant, jetant une main dans sa direction. Je le détestais... Mais je ne pouvais pas souhaiter la mort de quelqu'un, ni même son malheur. Au final, si je déteste quelqu'un, j'en finis par simplement l'éviter pour ne plus avoir affaire à lui. Mais enfin...
Il effectua un saut parfait. Il avait raison, d'ailleurs. J'étais vraiment une brêle en natation.
Je m'approchai du bord du plongeon et le vis tout juste rentrer dans l'eau dans un mouvement parfait. L'eau commença à faire des bulles autour de lui. Son corps était... Probablement bouillant. L'eau allait se dilater.
Je me pinçai la lèvre. C'était idiot... Mais j'avais peur de sauter. Ce plongeoir était trop haut pour moi. Et j'avais effectivement toujours été nulle en natation.
C'est pendant que je me tâtais, restant bloquée à plusieurs mètres de l'eau, là, en bas, que je remarquai que...Et bien lui était en bas, en train de parler à la fillette.
Je tombai à quatre pattes sur la planche, comme si j'allais mieux entendre ce qu'il disait, mais je ne perçus que des bribes de mots, pas assez pour faire une phrase. Malgré tout, je pus constater que le visage de la gamine se figea. Elle écarquilla les yeux et les planta dans ceux, probablement encore si vides de vie, de ce garçon. Elle était comme paralysée, perdue... Je ne compris pas tout de suite pourquoi elle ne se dégageait pas de son emprise, ne retirait pas ses doigts qui tenaient son menton.
Finalement, j'en conclus qu'elle était trop sous le choc pour faire quoi que ce soit. Mais pour ainsi dire... En toute honnêteté, je pense que je ne saurais jamais ce qui se passe, là, en bas, à plusieurs mètres de moi.
Je pris finalement la décision de sauter. Me contentant d'éviter le plat, j'entrai dans l'eau après quelques mètres de chute. Je continuais à nager pendant un temps sous l'eau avant d'en émerger et de passer mes mains sur ma figure et sur mes yeux, rejetant mes cheveux en arrière et rouvrant les paupières.
Ce garçon n'était désormais plus qu'à quelques mètres de moi. Mais bon... pour être honnête, je ne savais absolument pas comment me comporter avec lui...
Je décidai finalement de m'approcher, m'accrochant au bord, gardant une certaine distance entre lui et moi.

-Qu'est-ce qui t'es arrivé ?
lâchai-je soudainement.




##   Lun 21 Oct 2013 - 11:48

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HRP : Désolée du retard ><

J'entend l'autre sauter plus que je ne la vois. Mouais. Peut faire mieux en matière de plongeon. Ouais je sais, dixit le mec qui aurait pu faire toutes les épreuves des JO si il avait voulu... M'enfin je vais pas me priver de dire ce que je pense, déjà que je pense pas grand chose, je pense que ce serait perdre un sacré nombre de mots, et j'aime plus psychoter que raconter, au cas où ça vous aurait échappé... Je l'entend se diriger vers le bord. Elle se place à quelques mètres de moi. Ha. Se pourrait-il que je lui fasse peur ? Ou alors elle aussi elle va me proposer son aide ? Laissez tombez cette idée, ça va finir par devenir clairement lassant. J'ai pas besoin de votre pseudo-aide, ok ? Aider un fou c'est se passer le bras à la machette ou à la scie sauteuse, et je rigole pas, Sergueï peut témoigner. Sauf que lui il a plutôt cuit, son bras, en fait, mais le résultat est le même, plus ou moins. Bref, on s'en tape, pas besoin d'aide.

-Qu'est-ce qui t'es arrivé ?


Tiens, c'est sûrement la première fois qu'elle se place en situation d'infériorité pour me parler. Bah. C'est pas plus désagréable, même si encore une fois, je ne suis pas vraiment en état de l’apprécier correctement. Qu'est ce qui m'est arrivé ? Si je lui répond : "je vis", vous croyez qu'elle va comprendre ? Ho pis même si elle comprend pas... Non attendez, je crois bien avoir la réponse parfaite. Je décroche un sourire vide et vient m'asseoir au bord, à côté d'elle.

_ Voyons voir... Je sais tout, je vois tout, je suis le meilleur et le plus beau et j'ai toujours le dernier mot. Tout dans ma famille a toujours été rose, ma mère m'a toujours aidé, mon père m'a acheter ce que je voulais, j'ai toujours eu pleins de copines exceptionnelles, et jamais aucun problème de santé. Et j'ai toujours beaucoup d'amis quand je me bourre la gueule !

Elle n'a rien à dire là dessus, c'est elle qui a prononcé ces phrases. C'est pour ça que je l'ai haït, d'ailleurs...

_ Je pense que c'est suffisant pour finir dans cet état, non ?

Je la fixe dans les yeux. Il n'y a pas de reproches. Pas de colère. Pas de compassion non plus. Juste un vide. Grand. Sans fond. Dans lequel je me perd inlassablement. Ses yeux à elle sont si vivants... Mais les miens sont morts. Depuis trop longtemps.

_ Il y a une autre version. Mais je crois pas que quelqu'un comme toi -qui a une notion de l'entraide aussi naïve- soit prête à l'entendre.

Une autre version qui dit que j'ai toujours été ignorant de ce qu'il se passait à côté de moi, que mes parents passaient leur temps à me réduire et me mentir, que ma mère m'a appris à faire mes comptes à 8 ans et a planifier mon viol, que mon père me battait ou me faisait battre, que j'avais une sœur sans le savoir, que je suis homo et que le seul mec que j'ai aimé a attendu 5 ans avant de me donner une réponse (qui a été "crève", soit dit en passant), que je suis un bipolaire aux tendances suicidaires, et que j'ai jamais eu un seul vrai pote. Ouais, cette version se rapproche un peu plus de mon état, je pense...
Bon évidemment, je parle pas des 4 ans où j'ai été humilié tous les jours par des diverses moyens plutôt inventifs, du mec avec qui j'ai couché en Russie et qui m'a péter une omoplate à coup de chaise et les nombreuses rencontres de Terrae, pratiquement toutes aussi suicidaires. Et après on veut m'aider et me faire dire que la vie est géniale. Je vous jure que c'est lassant.
Je me glisse dans l'eau.

_ Et toi ? Bien depuis la dernière fois ?

En fait, je m'en fout carrément, et j'ai pas envie d'engager la conversation. Alors pourquoi je le fait ? Aucune idée, demandez ça à mon corps, il vous répondra mieux que moi...
##   Ven 25 Oct 2013 - 9:31

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Je me pinçai la lèvre inférieure à l'entente de sa réponse... Ou devrais-je dire, à l'entente des paroles que j'avais prononcées à son égard. La question qui suivit me fit ravalé mes paroles, et je baissai les yeux, mal à l'aise, fixant mes pieds à travers l'eau. Il est assis à côté de moi, et même sans le regarder, je sens une telle froideur en lui... Ses mots semblent vide, comme s'il n'avait plus rien à quoi se rattacher.

_ Il y a une autre version. Mais je crois pas que quelqu'un comme toi -qui a une notion de l'entraide aussi naïve- soit prête à l'entendre.

Un léger sourire s'étira sur mes lèvres alors qu'un rictus franchissait cette barrière. Je ne pus m'empêcher de repenser à mon enfance où jamais, jamais personne ne m'a tendu une seule main. Où l'entraide... Et bien où elle n'existait pas.
Pourtant, je me rendis compte qu'en rajouter une couche, ce n'était pas utile. Je compris que je n'avais rien besoin de dire d'autre. Après tout, à quoi ça aurait servi ? Je me serais battu et j'aurais dit "Mais non ! Non, ma vision n'est pas aussi naïve ! J'ai vécu quelque chose d'horrible, moi aussi !" et patati et patata... Ouais, mais encore ? Le but de tout ça, il est où ? Me ridiculiser ? Passer pour une idiote ? Lui prouver que je suis restée dans le monde magique des bisounours où tout est rose, où tout le monde se comprend et où la vie est si simple à partir du moment où quelqu'un vous tend la main ?
Parce que oui, malgré ça, j'y crois. Je crois à ce symbole de la main tendue, à cette aide qu'on choisit d'accepter ou qu'on refuse. Mais justement, il est là, le bémol. Pourquoi l'aiderais-je ? Non pas que je dise ça parce qu'il ne le mérite pas. J'ai beau ne pas l'aimer, je ne vois pas l'intérêt de souhaiter qu'il souffre. Mais la vérité, c'est qu'on ne peut pas aider quelqu'un qui ne veut pas d'aide. On ne peut tout simplement pas. Et puis d'ailleurs, à quoi ça servirait, hein ? A rien, je crois bien. Le forcer, lui dire qu'on sera là pour lui en lui secouant les épaules pour le réveiller ? oui, bien sûr, et sa réponse à lui serait une jolie gifle pour me calmer.
Aussi, et simplement pour ça, ma réponse à sa question fut un simple et rapide :

-Tu as raison. Je ne pourrais pas comprendre.

J'avais relevé la tête vers lui, et je l'observai redescendre dans l'eau. Il me demanda comment moi j'allais. Au début, je voulus bêtement l'ignorer et partir. Qu'est-ce qu'il lui prenait, après tout ? Et puis, j'étais persuadée que lui répondre ne m'attirerait que des ennuis.
Mais que voulez-vous ? J'ai toujours aimé le risque. J'ai toujours couru après les ennuis. Et puis... Il faut être honnête. J'aime ça. Alors quoi ? Continuer la conversation, ou simplement le laisser et m'en aller ?
Continuer bien sûr. Sinon il n'y aurait plus aucun intérêt.

-Je vais bien, oui, merci. Quelques hauts et bas, mais on fait avec.


Je penchai la tête sur le côté, ayant retrouvé le sourire, mais un sourire... Presque de défi.

-Et sinon. J'ai cru remarqué que tu avais enfin eu tes pouvoirs, je me trompe ?




##   Ven 25 Oct 2013 - 14:54

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-Tu as raison. Je ne pourrais pas comprendre. 


J'ai secoué la tête. Entre entendre et comprendre, y'a une légère nuance. Il se trouve qu'elle ne peux pas l'entendre. Ou elle ne veut pas. Elle n'a pas besoin d'entendre quelque chose pour comprendre, et c'est là la nuance. Comme on peut entendre sans comprendre. Comme on peux refuser de comprendre avant même d'entendre. Comme on peux se prendre la tête pour rien, exactement comme ce que je suis en train de faire. J'en ai rien à foutre de ce qu'elle veut entendre, comprendre ou je sais pas quoi d'autre, rien à foutre.
Elle me parle de hauts et de bas. Ha, tout le monde en a à ce qu'il parait. On m'a aussi dit que mon seul problème c'est que les miens sont un peu extrêmes. Sans blagues. En même temps la délicatesse et l'ajustement des nuances ça a jamais été mon truc. Je me qualifierais plutôt comme "brute subtile". Enfin pour le moment c'est plutôt brute tout court. Mais qu'est ce que vous voulez que ça me fasse ?

-Et sinon. J'ai cru remarqué que tu avais enfin eu tes pouvoirs, je me trompe ?


Je me tourne vers elle. Elle sourit. Je me souviens... J'ai des flashs... Des images... Mon corps chauffe. Il n'aime pas ce sourire. Il n'aime pas du tout. Il se rappelle des atrocités qu'il a subit devant ce sourire. Mon corps se souvient pour moi, et il tremble, il chauffe, il devient invisible, puis visible, il devient de nouveau incontrôlable. Je la regarde. Toujours vide.

_ Oui, je crois... Je ne me rappelle pas bien... Mais il semble qu'ils soient utiles... Ha oui, j'ai failli arracher le bras d'un gars avec. Ser... Un truc russe. Je me demande pourquoi je l'ai pas fait, au final... Ho puis je m'en tape.
Non, ça va vraiment pas. Je pense à voix haute. Mon corps ne m'obéit plus du tout. Et en fait j'en ai rien à faire. L'eau commence à fumer autour de moi. Foutez une poêle encore chaude dans de l'eau, bah le même effet. Je regarde la fille à travers la fumée.
_ Étrange... Aurions nous un quelconque différent ? Il semble que mon corps te hait. Et je l'écoute souvent, en ce moment...
Je plonge. Je lui attrape le pied et la dirige vers le fond de la piscine. Non, loin de moi l'idée de la noyer... Ou pas...
##   Mer 13 Nov 2013 - 18:21

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Suite à ma question, son corps sembla répondre à sa place, mais d'une manière qui reflèta visiblement la colère qui naissait de nouveau en lui. Il se mit à dégager une chaleur étouffante, qui disparut l'instant d'après tandis que son corps devenait invisible, puis visible, avant que l'eau autour de lui se remette à bouillir violemment. Puis, soudain, tout s'arrêta et il me fixa de son regard vide. Un frisson me parcourut l'échine. Je croisai mes bras sur ma poitrine, comme pour créer une forme de défense, au cas où. Finalement, il articula une réponse.

_ Oui, je crois... Je ne me rappelle pas bien... Mais il semble qu'ils soient utiles... Ha oui, j'ai failli arracher le bras d'un gars avec. Ser... Un truc russe. Je me demande pourquoi je l'ai pas fait, au final... Ho puis je m'en tape.

Mon coeur se serra tandis que je l'entendais me raconter cette histoire affreuse. Je ne connaissais pas de garçon russe, aussi n'avais-je aucune idée de la personne dont il me parlait, mais rien que l'imaginer... En train de manquer de lui arracher son bras. Croiser son regard sans aucun sentiment, sans le moindre éclat, ressentir cette froideur mêlée à l'envie de tuer. L'espace d'un instant, je revis le regard de ce scientifique, qui m'avait fixé dans les yeux alors qu'il s'apprêtait à me disséquer. Et dire que j'en ai encore des cicatrices...
Autour de lui, l'eau se remit finalement à s'évaporer. Je le regardai avec inquiétude. Je ne comprenais pas... On aurait dit un fou. Comme moi... Comme moi, lorsque je perdais le contrôle de mes pouvoirs. Et que je perdais le contrôle de mon corps et devenais une véritable créature qui m'effrayait et me révulsait.

_ Étrange... Aurions nous un quelconque différent ? Il semble que mon corps te hait. Et je l'écoute souvent, en ce moment...

Sauf que lui semblait se lier à cette créature somble qui sommeillait en lui. Alors que moi je la fuyais à toute jambe.
Il m'attrapa si rapidement le pied que je n'eus pas le temps de réagir ; j'étais déjà au fond de l'eau. Sauf que lui avait pu prendre une bouffée d'air. Moi non. Et l'eau et moi, nous ne sommes pas très amis.
Je tentai un instant de me débattre, mais ses muscles, bien que sans doute aussi importants que les miens, mélangés à cette haine qui grandissait en lui l'emportaient. Je libérai d'un coup le peu d'air qui me restait et sentis bientôt que je commençai à me noyer. Et là, une fois encore, aucun maître nageur, hein. Cette piscine est infernale. Et débile.
Par instinct de survie, mon pouvoir me sauva. Encore. Mais j'avais déjà trop d'eau dans les poumons.
Je me téléportai sur les bords de la piscine. A quatre pattes, je crachai et tentai de rendre toute cette eau que j'avais absorbée. Mon corps, sentant le danger qui se présentait, se recouvrit d'électricité, mauvais mélange avec l'eau, ce qui me brûla la surface de la peau. Mais dans l'instant, je m'en fichais.
Lorsqu'il remonta à la surface, je l'attrapai par l'épaule et le ramenai de force vers le rebord. Curieux mélange de chaleur excessive, d'eau et d'électricité. Son épaule commença à chauffer, autant que ma main qui avait pris une couleur écrevisse.

-Ecoute, j'en ai assez de toi.

Je toussai une fois encore. Niveau crédibilité, j'aurais fait mieux...
J'ouvris la bouche pour parler avant de la refermer et d'esquisser un rictus mauvais. Pourquoi lui parler ? Est-ce qu'au moins il m'écoute ? Nan. Alors quoi ? Parler à un sourd, lui faire comprendre quelque chose qu'il n'a pas envie de comprendre, ou bien même qu'il n'a pas envie d'écouter ? Je ris un instant, ne ressentant déjà plus les brûlures qui me prenaient. L'angoisse avait laissé place à la colère. Il ne fallait pas me réveiller. Mon instinct de survie était trop mauvais...

-Qu'est-ce que tu veux, hein ? Tu cherches quoi ? La mort ? Je t'aide, si tu veux.




##   Sam 16 Nov 2013 - 20:17

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Le fond de la piscine est-il beau ? Je ne saurais pas juger. Les reflets mouvants bleus pales provoqués par la lumière pâle de l'automne m’envoûte. Ils semblent suivre une trajectoire inconnue, non prédestinée par un quelconque théorème mathématique, libres de tous mouvements. Pourtant ils ne sont que des reflets. Éphémères, dépendants du soleil, qui s'inquiète quand ils s'efface ? Disparaissent-ils vraiment, ou sont-ils encore là même quand on ne les voit pas ? Ou ne sont-ils plus que les ombres d'eux mêmes, comme des pièces rapportés ou de simples clones des originaux ?
Je sens la frêle créature se débattre entre mes doigts. Que ne comprend t-elle pas ? Elle imite les mouvements de ces ondes sans même leur accorder son attention. Je me retourne pour regarder au dessus de moi, et elle parvient à se libérer. Je me laisse tomber au fond de l'eau, mes poumons me faisant signe que leur autonomie diminue. Avez vous déjà regardé la piscine d'en dessous ? On n'y voit pas grand chose, et on y entend presque rien. Un monde aphone et lent, où on se sent accueilli par les courants imperceptibles. On ne voit pas ce ciel bleu tant aimé des poètes. Juste un petit bout, entraperçu à travers les mouvements si gracieux de l'eau. Il faudrait que notre monde ressemble à ça. Uniforme et lent, pas besoin de réfléchir ni de se prendre la tête. Et au moment où on veut en finir, il suffit juste... de remonter.
Je me propulse hors de l'eau. Je sens les gouttes faire leur chemin le long de mon visage et l'air passer dans mes poumons. pourquoi ont-ils besoin d'air ? pourquoi ne pourrais je pas simplement respirer sous l'eau ? et abréger mes souffrances dans ce monde amorphe ? Je souffle. Ce monde ressemble déjà au mien. Et je ne peux mourir là où je me sens bien. Il sera l'endroit où je viendrais me reposer après ma mort. Mon endroit. Seul.
Je sens une main me saisir et me rapprocher du bord. A son contact, mon corps chauffe de nouveau de manière spontanée. pourquoi insiste t-elle ? Mon corps ne l'aime pas et elle continue à l'approcher. Si c'est la souffrance qu'elle cherche, je veux bien partager.

-Ecoute, j'en ai assez de toi.

Elle tousse. Elle n'a pas aimé ce voyage dans le monde de l'eau. Ingrate. Ignare. Ce monde est plus beau que tout ce que tu ne pourras jamais voir. Mortel et en paix, l'agencement parfait de ce monde. Je vois dans ces yeux l'étincelle que j'ai cru déceler dans le regard de Sergueï. Qui ne veut plus aider. Qui ne veux plus se fatiguer inutilement. Qui se fout désormais de ce qui peut m'arriver. Bien. mais trop tard, mon corps la hait déjà de toutes ses forces. Et le picotement imperceptible du au mélange de l'eau, la chaleur et l'électricité n'arrange pas vraiment les choses. L'air est mauvais, peu respirable, humide, tiède et tendu en même temps. Insupportable.
Sa bouche s'entre-ouvre puis se referme. Elle sourit. Un sourire mauvais. Elle rit. Un rire dément. Elle change. Quelque chose a changé. Son regard, sa manière, sa sensibilité, tout cela change. Malgré tout, ça ne me fait rien. J'observe. Je n'ai pas peur, je ne sais pas ce que c'est. Devrais-je ?

-Qu'est-ce que tu veux, hein ? Tu cherches quoi ? La mort ? Je t'aide, si tu veux.

Mon épaule me pique plus fort. Elle aussi a quelque chose, au fond d'elle. Quelque chose comme moi, qu'elle refoule. Mais qui finit toujours par prendre le dessus. Et c'est ce qui se passe, non ? Je secoue la tête. Je ferme les yeux. Doucement, je me laisse plonger à l'intérieur de la crevasse de mon cœur. Un puis sans fond. Noir. La douleur de mon épaule disparaît. 
J'ouvre de nouveau les yeux. Il est totalement réveillé. Il a détruit les miettes de mon masque et continue de s'enfoncer toujours plus profondément. Et il n'a peur de rien. Parce qu'il n'est rien. Ce il c'est moi. Celui qui ne se souvient jamais, celui qui blesse, qui fait mal. Celui qui s'en fout. Ce monstre. Il ne sent rien. Il ne ressent rien. Il est en paix avec la mort. Je suis en paix.
Je suis si loin, et en même temps si proche. Je la vois.
J'attrape sa main qui tiens mon épaule.

_ La mort.

Je la cherche mais elle ne vient pas. Serait-ce elle ? A t-elle son visage ?
Si c'est elle, alors elle doit m'emmener. Avec elle.
Je saisis son visage à pleine mais et la pousse violemment contre le rebord.

HRP : un vrai psychopathe~ Provoquer Mitsuki à ce point.... Je vais mourir TOT
##   Sam 23 Nov 2013 - 17:57

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Il s'était réveillé. Ce truc en lui. Cette force sombre. Ce monstre. Je l'avais vu dans son regard. Ces ténèbres. C'était là. Le souci. C'est que si je le voyais... Je ne pouvais rien y changer.
Car mon monstre aussi avait refait surface. J'avais tant lutté pour m'en débarrasser !
Sentant mon coeur se serrer alors que je perdais le contrôle de moi-même, mon regard, devenu doré, croisa celui de Michigan. Un sourire sarcastique étira le coin de mes lèvres alors qu'il saisissait mon visage entre ses mains. Voilà à quoi nous en étions finalement réduits.
Je le détestais. Il avait fait renaître en moi ce monstre que j'avais tant tenté de chasser.
Il abaissa ma tête sur le sol. Moi, j'aurais voulu qu'elle s'y écrase pour que je perde conscience et que je ne fasse de mal à personne. Mon instinct de survie, mes pouvoirs, tout cet ensemble ne fut pas de mon avis. Non, il privilégia plutôt la case "échappe". Comme j'aurais aimé qu'Aaron soit là... Il arrivait à contenir le monstre, lui. Il aurait pu m'aider. Mais non.
Tout était la faute de cet abruti.
Au moment de l'impact de ma tête avec le sol, je me téléportai de justesse, ayant tout juste le temps de sentir le début du choc. Ca résonna assez dans ma tête pour me déstabiliser avant que mon instinct d'animal de chasse ne revienne. Je serrai la mâchoire en retrouvant du regard mon cher Michigan. J'étais désormais à 2 mètres de lui, sur le sol de la piscine. Ma main s'électrisa et je souris alors que je m'approchai du bassin. Il y avait encore du monde dans l'eau. Moi, j'hurlai à mon démon de ne pas faire ça. Lui, il s'en fichait.
Mon bras plongea dans l'eau, l'électrisant. Et tout le monde sait que l'eau est l'un des meilleurs conducteurs d'électricité...
Alors que le drame se produisait, je revis le visage affolé d'Aaron lorsqu'il avait croisé cette première facette de ma personnalité. L'héritage maudit de maman. Je devrais l'appeler comme ça, tiens. Ce monstre froid, sans coeur, qui ne pense qu'à survivre. Parfois, il me fait penser à ce manga, un peu idiot, dont le héros est possédé par un démon à 9 queues. J'ai l'impression d'être possédé par la même chose. Sauf que dans mon cas... Et bien dans mon cas, je n'ai pas véritablement de démon à queue. Il ne s'agit que d'un être des ténèbres qui se manifestent lorsque ma vie est en danger. Un instinct de survie qui prend vie. Comme c'est étrange... N'est-ce pas ?
Un rictus s'étira sur mes lèvres, tandis que je retirai mon bras de l'eau. Fort heureusement, l'électricité que mon corps avait fourni n'était pas suffisante pour tuer tout le monde. Malgré tout, je ne sentais. Je le savais. Je l'entendais aussi. Je les avais blessé.
De nouveau, mon corps agit sans prévenir. Il se leva, se rapprocha de l'abruti qui avait déclenché ça.

-La mort, hein...
soufflai-je.

Je le fixai, debout, droite face à lui, sur la terre ferme alors que lui trempait encore dans l'eau. Je reculai de quelques pas. Une voix franchit la barrière de mes lèvres sans crier gare. Une voix que je ne reconnus absolument pas. Une voix froide, morte, lointaine.

-Alors viens la chercher. Je t'attends.


Ma voix... Brisée.




##   Lun 25 Nov 2013 - 17:37

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Je crois que même intérieurement, je ne croyais pas trop à ce qu'elle se prenne le rebord. Néanmoins, même si je ne l'ai pas espérer, j'ai senti le contraire. Je ne peux pas avoir peur. Je ne fais que regarder une vidéo de loin, tout ça ne me concerne pas. Pourtant... Une question a piqué mon esprit. Pourquoi avais-je autant besoin de la voir cesser de bouger ? Au fond, j'en avais rien à foutre, ma mort ne concernait que moi, alors pourquoi mes pulsions me ramenaient toujours à lui faire du mal ? Avait-elle piqué un peu trop près la curiosité de mon corps ou... "Laisse moi sortir bâtard !"
Je m'en fout. Ça ne me regarde pas. Je ne suis plus cette personne. Plus l'inconscient qui s'énerve sur tout et rien. Cette fille m'a énervé, elle va payer. Ou je payerais, peut-importe, il faut qu'il y ai un mort. Du sang. Le spectateur n'attend que ça.
Alors qu'elle se téléportait sur le bord de la piscine, mon corps devenais bouillant. La fumée s'épaississait. Mon corps sentait le danger. Quelque chose d'énorme. Beaucoup plus gros que moi. Un autre monstre. Là, devant moi. Je n'avais pas besoin de voir son sourire pour ça. Et ce monstre là était peut-être plus gros que celui qui me rongeait. Cependant, je n'ai pas douté. Vous savez ce que font deux monstres quand ils se croisent ? Ils s’entre-tuent. C'est la loi de la nature, il ne peut en rester qu'un, même si ce ne sera pas moins. Je n'ai pas peur, même si je sais que je devrais.
Elle s'approcha du bassin. Je la vis à peine, à cause de la fumée autour de moi. L'air se tendit. Puis il y eu un choc. Violent. Tous mes membres tremblèrent. Tout mon univers extérieur disjonctait. Pendant un petit instant. Court mais suffisant. Si je devais donner un avis d'expert, je dirais que j'étais assez proche de la charge pour qu'elle me tue. Je ne dois mon salut qu'à la chaleur m'entourant, rendant l'eau moins dense et plus vaporeuse à mon contact. Seulement à ça. 
Je restais immobile quelques secondes. Je ne pouvais pas bouger, mon corps ne répondait pas. Mais il allait bouger. Parce que je lui demandais. Et que même si mon système nerveux semblait déjà hors service, il n'en était rien de mes muscles. Mêmes à moitié tétanisés, ils bougeraient.
Je sens le monstre se rapprocher, de toute sa hauteur. Je sens son sourire. Oui, il ne peut en rester qu'un seul de nous.

-La mort, hein... 

Sa voix aussi était différente. Plus âpre, rocailleuse, empreinte de méchanceté pure. Puis elle changea encore. Plus froide, plus morne, morte. Plus rien. Elle aussi plongeait.

-Alors viens la chercher. Je t'attends. 

Je n'ai pas bougé, la tête contre le rebord de la piscine. Jamais. J'en conviens, je suis plus faible qu'elle, sur tous les points. Néanmoins, jamais. Jamais elle n'aurait du faire ça. "Arrête ! Arrête de me détruire ! Enfoiré, libère moi !" Non. Maintenant, je suis libre, Michigan. Maintenant je suis moi. Je suis dehors, et plus personne ne pourra me faire rentrer. C'est toi qui m'a appeler. Je te protège, c'est pour notre bien. "Menteur ! Je... ne te crois plus, va t'en !"
J'ai tendu un bras vers elle.

_ Va t'en... Laiss...

Ma main m'a aidé à me soulever. Je suis sorti lentement de la piscine, toujours la tête baissée. Trop tard Michigan. Trop tard, plus rien ne pourra nous séparer maintenant. parce que tu es aussi moi, ne l'oublie pas. "Je ne suis pas schizo !" Non, c'est bien pire. Tu es le monstre. Tu fais tout ça. Et tu n'as pas besoin de conscience pour le faire. Continue d'observer.
Je me suis relevé. Lentement, fumant. La fumée, justement, s'était amplifiée, et de l'eau brûlante coulait le long de mes tempes. J'ai regardé la blessure que je m'était infligé contre Sergueï. Je ne pouvais pas faire de feu. Sauf si...
J'ai violemment arrachée la croûte que j'avais sur le bras. Aucune douleur. Bien. Juste des flammes, violentes, assoiffées. Du sang.

_ Prétentieuse, tu crois que tu seras capable de me l'apporter peut-être ?

Une lueur folle s'est allumée dans mes yeux. Puis j'ai couru vers elle, la traînée de fumée me suivant comme un fumigène. Au dernier moment, j'ai piqué vers le sol pour lui faucher les jambes, à la manière d'un rugbyman, prenant soin de coller mon bras brûlant au bon endroit. Conscient qu'elle allait probablement se téléporter avant que je ne la touche, j'ai presque immédiatement enchaîné avec un balayage du sol avec mes jambes.
mon corps chauffait, comme impatient. Je ne la voyais pas, je ne la pensais pas faible au point de tomber dans mes pièges. 
Mais jamais. Je n’abandonnerais pas.
Même si ça doit me coûter la vie.
##   Lun 25 Nov 2013 - 20:52

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Je l'avais entendu. Sa voix. Une voix lointaine, cachée sous un corps fumant qui refusait de la laisser s'échapper. Une voix torturée. Une voix qui se tassait au fond d'un être froid et monstrueux.
Cette plainte était à peine audible. Et pourtant je l'avais entendu. Parce que c'était la même voix qui avait franchi la barrière de mes lèvres lorsque ce monstre en moi s'était manifesté pour la première fois. Sauf que dans mon cas aussi, mon corps m'avait ignoré avec perfection. C'était comme si ma conscience était ravalée, cachée dans un endroit sombre, où la seule chose que je pouvais faire était d'être spectatrice de ce qu'il se passait. Je me souviens encore du regard qu'avait affiché Aaron. Cette peur qui anime un être lorsqu'il perd le contrôle de la situation. Lorsqu'il a aussi peur de blesser quelqu'un avec qui parler est devenu impossible. Je n'avais pas compris ce regard. Je n'en avais pas compris la signification. Mais maintenant... Maintenant que je voyais Michigan, ou plutôt cette chose qui avait pris possession de son corps, je comprenais. Tout s'éclairait en moi.
Sauf que même en ayant compris, je ne pouvais rien changer à ce qui allait se passer. Parce que mon esprit avait compris. Mais mon corps, lui, refusait de m'écouter. Au contraire. Il avait décidé d'accomplir le souhait de ce monstre qui habitait Michigan.
Le tuer.
L'inconscient fila au sol dans l'espoir de me faucher les jambes. Le corps enflammé, il déplaçait avec lui un nuage de fumée incroyable. Alors qu'il allait arrivé sur mes jambes, je fis une souplesse arrière pour me décaler avec fluidité, mais rapidité. Merci Maman et Papa pour la souplesse. Grâce à vous, mon démon peut s'en servir aussi pour faire souffrir les autres.
Il balaya le sol, ayant apparemment prévu que j'allais lui échapper. Alors qu'il regardait dans ma direction, je me téléportai avant qu'il ne m'ait vu, sentant alors au moment de la téléportation une douleur dans la jambe. Il avait eu le temps de me brûler, finalement. Super. Ce joli petit monstre allait être encore plus énervé. Merci.
J'apparus derrière lui. Chargeant à mon tour mon corps d'électricité, je relevai le regard vers lui avec un sourire. Il n'était pas con. Surtout cette chose qui le contrôlait. Il était vif, et perspicace. Simplement borné. Comme cette chose en moi.
Je jetai un coup de pied dans sa direction. Sachant qu'il allait forcément l'intercepter, je renforçai l'électricité qui entourait ma jambe.
Allez mange, chaton. Mange. Et serre les dents.
Parce que moi je serre les miennes.

-"Je" suis prétentieuse ?
souris-je. Peut-être, oui. Mais c'est peut être parce que moi je peux prétendre être capable de te tuer.

Je le sentis. Ce frisson qui aurait du me parcourir l'échine. Je le sentis. Parce que je détestais cette voix qui passait avec cette facilité déconcertante la barrière de mes lèvres. Je détestais ce monstre qui me hantait. Je détestais cette situation, et je détestais me battre alors que ça ne servait à rien d'autre qu'à être violent.
En fait, je me détestais. Je haïssais mon être jusqu'à l'os. Je détestais chaque partie de ce corps un peu trop musclé, un peu trop entraîné, un peu trop formé pour le combat. Je détestais cette agilité qui était ma clé. Je détestais cette rapidité qui ne m'avait que rarement fait défaut. Je haïssais tout ça. Et parce que je détestais en cette instant tout cet être, le monstre se réjouissait de ma colère et s'en nourrissait.
La seule chose que je désirais, c'était l'aider. Michigan. Je le détestais. Il avait été froid, odieux, sanglant et violent. Son épaule déversait d'ailleurs encore ce liquide rouge et visqueux que j'avais fini par connaître par coeur. Mais malgré tout ça, malgré ce masque horrible qu'il semblait porter sans cesse... J'avais envie de l'aider. Parce que j'avais beau être naïve, je continuais à croire qu'une main tendue pouvait sauver les gens. Au lieu de ça, je me retrouvais dans ce combat stupide et dangereux, ce combat qui allait tout deux nous mener à la mort. Ma main était d'ailleurs brûlée par ma propre stupidité : électriser l'eau.
J'étais stupide et ignorante, incapable de me maîtriser et terriblement faible. Et pourtant... Pourtant, au fond de moi, là, quelque part, je le sentais. Ce coeur qui battait faiblement, qui tendait de vaincre les ténèbres. Sauf que non. Oh non. Jamais je n'y arriverais. Cette pourriture qui avait pris possession de Michigan m'avait fait sombrer avec lui. C'était comme ça et pas autrement.
Je sentis ce sourire sur mon visage s'élargir.

-Allez. Montre-moi un peu ce que tu vaux.


Achève-moi. Avant que ce ne soit moi qui te tue. Blesse-moi assez pour que je perde connaissance.
Parce que moi, j'en ai assez de me battre contre cette chose. J'en ai assez de souffrir et de blesser ceux qui m'entourent.




##   Mer 27 Nov 2013 - 14:57

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Son pied électrisé a failli m'arriver dans la figure. Il était évident que je ne devais pas l’intercepter. Mais il était trop rapide. J'ai réussi à interposer ma main et ai suivis le mouvement de sa jambe pour me laisser tomber à terre. Mais mon bras a pris cher. J'avais eu le réflexe de m'étaler au sol pour minimiser le passage de l'électricité dans mon corps, mais je n'aurais sûrement pas le loisir de le faire plusieurs fois. Mon bras s'est durci, alors que le contact n'était même pas encore fait. L'eau encore présente sur mon corps a grésillé avant de brûler ma peau. Le feu est sorti. Comme à chaque fois qu'il y a un trou dans mon corps. Protecteur, il a essayé de cautériser cette peau. Je ne sentais pas la douleur. Mais mon bras était hors service. J'étais au sol, trempé, électrisé et brûlé. Drôle de mélange. L'espace d'un instant, mon corps a refusé de bouger, comme pour me rappeler que mes pouvoirs sont loin d'être aussi puissants et durables que les siens.

-"Je" suis prétentieuse ? Peut-être, oui. Mais c'est peut être parce que moi je peux prétendre être capable de te tuer. 

Qu'à cela ne tienne. Je ne veux pas la voir gagner, hors de question. Même si je m'en fout, en quelque sorte. Il faut que je la tue, et c'est tout. J'ai réuni mon peu de force mental et ai coupé la source de pouvoir qui faisait chauffer mon corps. Toujours au sol, j'ai réfléchi. J'ai planifié de lui faire mal. Très mal.
Mon corps mettrait sûrement un peu de temps à refroidir. Mes pouvoirs d'invisibilité ne me serviraient à rien, puisque je ne sais pas me rendre invisible. Concentrer mon pouvoirs sur des objets que je touche, pendant quelques secondes, ça marche, mais plus, c'est impossible. J'ai l'impression qu'il agit avec l'inverse exacte de mon affinité. Le feu ne veux pas sortir et l'invisible ne veux pas rentrer. Je suis doué au corps à corps. J'y suis avantagé avec mon pouvoir de feu. Elle joueras sûrement la carte de l'éloignement, avec la téléportation. Et les éclairs sont sûrement à double portée. Je suis désavantagé. Mais si...
Je regarde le sol. Il est en faïence. Il chauffe en même temps que mon corps qui est dessus. Je comprend.

-Allez. Montre-moi un peu ce que tu vaux.

Je ne sais pas ce qu'elle pense. Son monstre est fort. Peut-être lutte t-elle aussi. Mais je sais que je ne peux pas la vaincre. Pourtant j'ai la certitude que je dois la tuer. Je me lève, lentement, mon bras gauche toujours engourdi. J'enfonce mes doigts chauds pour désolidariser les carreaux de faïence au sol. J'en prends dans mes mains. Je me lève complètement. C'est parti. Plus de pitié, plus de cris, juste du combat, du sang, et une mort. Une petite fille passe terrifiée à côté de nous. Je l’attrape par les cheveux et, malgré ses cris, je la lance sur mon ennemi. Quiconque interviendra deviendra une arme. Je m'élance derrière ma jeune diversion. Je me concentre. Le premier carreaux commence à devenir lentement translucide. L'effort me fait ralentir légèrement. Mais je suis déjà assez proche. Et la fumée masque mon arrivée.

_ Mais je suis déjà là, ma belle...

Je lui lance le carreaux désormais invisible. Et entame de rendre le second dans le même état. De magnifiques projectiles chauds et durs. Et invisibles. J'essaye de prévoir une prochaine téléportation, mais c'est impossible. Il faut que je la retranche dans l'eau. C'est mon seul moyen de gagner, mon élément.
J'arrive à sa hauteur et tente de la balayer à la taille vers le bassin. Dans ma main, un carreaux en faïence, chaud d'un côté et couvert de plâtre de l'autre. Et vous savez quoi ? Le plâtre est un isolant.
##   Dim 1 Déc 2013 - 10:10

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L'animalité n'engendre rien de bon. Sinon, pourquoi, alors que je suis normalement supérieure à lui, je me retrouve à ne plus savoir quoi faire, si ce n'est esquiver comme je peux chacune de ses attaques ?
Mon corps se déplaça à droite, à gauche, tentant en vain de retrouver une agilité perdue par mon monstre qui rendait mon corps de plus en plus rigide.
Je regardais Michigan se baisser pour tenter de décoller un des carreaux qui tapissait le sol. Entre temps, une gamine passa par là. Non... Non, pitié...
L'enfant vola dans ma direction. Mon âme hurla à mon corps de ne pas lui faire de mal. D'un coup de bras, elle fut projetée dans l'eau qui fumait encore, à cause de la chaleur de Michigan et de mon électricité. Un éclat de sanglot retentit et je me contentais un instant, oubliant le présent, de me haïr pour ce que je venais de faire. Comme si elle n'était qu'un vulgaire instrument.
Michigan m'envoya des carreaux de faïence, les décollant du sol en le faisant légèrement fondre pour ensuite les rendre invisible et me les envoyer, brûlant, sur la figure.
Je me pris le premier de pleine face, dans l'épaule, du même côté que celui que j'avais été brûlée avant. Ma peau, qui avait fondu au contact et qui s'était désormais mise à fondre, se fendit pour laisser couler de grosses gouttes chaudes de sang. Je serrai les dents, retenant un grognement de douleur. Je relevai le regard vers Michigan, et me concentrai sur sa deuxième tentative. Enfin... "Je". Moi, je savais quoi faire. Mon corps, lui, semblait analyser les situations, mais n'agissait en réalité que par instinct.
Dans le doute de se faire toucher, mon corps s'électrisa, histoire de minimiser les brûlures. Ensuite, il se concentra sur les pointes de chaleur et s'esquiva maladroitement, se faisant évidemment touché quand même.
Finalement, Michigan fonça vers moi et tenta de me balayer la taille. Mon corps réagit au quart de tour et se condensa d'électricité, tentant d'éviter sa tentative en même temps. C'est là que je réalisais. Il y avait un autre matériau sur ces plaques. Je ne sais pas quoi, je ne le voyais pas. Mais ce n'était pas un conducteur. Plutôt un isolant.
Pourtant, le monstre, lui, semblait s'en ficher. Il continuait à gaspiller son énergie. Et à électriser mon corps.
Je parvins tant bien que mal à esquiver son offensive, et me téléportai l'instant d'après deux mètres derrière lui, envoyant deux sphères électriques dans sa direction avant de me placer en position de combat, décalant une jambe en arrière, remontant mes bras devant moi, les mains tendues. Qu'il vienne. J'avais bien compris qu'il préférait le combat rapproché.
Durant un court laps de temps, je jetai un regard aux alentours. Rien, ici, n'était là pour m'aider avec mon élément. A part l'eau.
Un sentiment de malaise s'empara de moi, tandis que je devinais les intentions du monstre. Le jeter dedans. Électriser l'eau. Jusqu'à ce qu'il rende son dernier souffle. Mais avant ça, il fallait mieux s'amuser encore un peu. C'était trop simple sinon, hein ? Et la simplicité ne divertit personne.
Un frisson me parcourut l'échine. Pour moi, ce fut plus un frisson d'angoisse. Pour le monstre, il se révéla que c'était de l'excitation.
Un sourire mauvais naquit sur mes lèvres.

-C'est étrange. Je commence à t'apprécier.


Ma voix morte résonna dans la piscine qui se vidait de toutes les personnes présentes, petit à petit. Certains curieux restaient à regarder ça, comme de vulgaires spectateurs à un combat de gladiateurs. La seule chose qu'ils veulent, c'est du spectacle. Pathétique. Il allait falloir que je m'occupe d'eux, plus tard.
Mon regard se fixa sur Michigan. Mon corps partit sans attendre. Je me retrouvai face à lui, lui envoyant mon poing électrisé dans le ventre.




##   Lun 2 Déc 2013 - 17:44

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Tout me paraissait si lointain. Et ce n'est rien de le dire. J'avais perdu tout désir de lutter contre moi, de refréner cette partie de moi que j'avais toujours souhaité cacher. Après tout, c'était aussi moi, et cette fille me donnait l'occasion unique de me montrer tel que j'étais. Tel que je suis et resterais. Car Steve me l'a si bien fait comprendre. De toutes façons je vais mourir. Sans attaches, ma partie sombre prendra de plus en plus souvent le dessus, je serais de plus en plus souvent dans cet état. Jusqu'à devenir fou. Et c'est ce qu'ils souhaitaient tous. Moi aussi. Pas dans le soucis d'arrêter de faire du mal aux autres, mais par pur égoïsme, pour enfin arrêter de souffrir. Peut-être Terrae aurait pu m'apporter ce que je cherchais. Mais c'était trop tard, le processus de destruction était engagé.
Et c'est aussi en sentant mon bras approcher de sa taille que j'ai compris pourquoi j'étais comme ça. Pourquoi me protéger était impossible, que ma seule protection était faite dans le seul but de me détruire. 
J'étais ce que j’exécrais le plus au monde. J'étais ce que je ne voulais pas devenir. Mon père. Je le haïssais. Mais j'étais comme lui. Ce monstre qui veut tirer profit de son moindre geste. Ce connard qui n'agissait que dans son intérêt, qui refusait tout des autres, préférant leur voler. Celui qui, incapable de profiter de son bonheur, préfère gâcher et piétiner celui des autres. Je me protégeais de ça. 
Mais je suis comme ça. Et c'est cette douleur qui me tue. Celle de penser que je suis ce que je hais le plus au monde, et que je ne peux rien y changer, même contre la plus grande volonté du monde. Parce que j'ai été élevé comme ça, pour ça, prendre sa succession. Parce que je pense comme lui, j'agis comme lui, et il le sait. Peut-être est-ce même pour ça qu'on se hait. Parce qu'on se ressemble trop. Et même quand je suis ce monstre je suis lui. Exactement comme quand il me frappait. Il était le monstre. Tout ce que je connais, toutes mes certitudes, mon caractère, mon être entier, tout ça c'est qu'un vaste héritage de sa part. 
Et je le hais, mais sans ça je n'ai rien. Rien sous mon masque, rien du tout.
Malgré l'écart entre nous -du au fait que je ne l'avais pas encore touché- j'ai senti l'air se tendre. Et j'ai été un peu touché. Une simple plaque ne pouvais pas me protéger entièrement des décharges émisent par son corps et mon bras fut de nouveau engourdi. Mais moins que la dernière fois. L'autre pendait d'ailleurs toujours le long de mon buste, comme un poids mort. Hm... Peut-être fallait-il que je me débarrasse de ce bras avant la fin du combat. Un bras mort est inutile.
Elle se téléporta. Comme c'est étonnant... Ou plutôt étonnement prévisible, et redoutablement efficace. Mon corps se refroidit un peu plus. Bientôt il serait froid. Et mon pouvoir d'invisible pompait bien trop sur mes réservent. 
Je me suis retourné le plus vite que j'ai pu. En faisant mon demi tour, je m'étais déporté vers la droite, me faisant esquivé inconsciemment la boule électrique fonçant sur moi. J'eu moins de chances avec la seconde, qui m'expulsa littéralement contre le mur. Aucune douleur ne se fit sentir, encore une fois. Mais ma cuisse et mon ventre étaient pris de sursauts incontrôlables.
Une voix de rébellion se leva contre ce qui se passait, mais je l'étouffais. Si j'avais eu la présence d'esprit de revenir à moi dans un moment pareil, la douleur m'aurait tué. Si je n'étais pas déjà à moitié mort, bien sûr.
Le monstre en face de moi se régalait. Mais j'avais encore l'impression qu'elle lutait. Plus moi, et pourtant je peinais à lui tenir tête.

-C'est étrange. Je commence à t'apprécier.

J'étais incapable de bouger, en face de cette surface lisse et calme. J'entendais les cris des gens autour de moi. Ils criaient pour eux. Égoïstes. Et les observateurs. Oui, il était bon d'observer. Observer comme ce monde était pourri à souhait. Comme on ne pouvait pas y vivre. Observez, soyez dégoûtez, jetez vous d'un pont. Il n'y a rien de bon à continuer à vivre dans ce monde.
Je n'ai pas eu le temps de la voir arriver vers moi. Juste de nouveau, tout a ralenti. Je voyais ce visage. Cette voix dans ma tête. "Plus tard tu seras moi. Pour l'instant, fais ce que je te demande" Dégage. "C'est bien, Wassily, tu es bien moi maintenant. Tu es le monstre, pas moi." DÉGAGE !
Mon bras inerte a réagit au centième de seconde. Il a jailli du néant pour attraper celle de la fille en face de moi, survoltée. J'ai pris de plein fouet la totalité de la décharge. Et ma main tenait fermement la sienne, ne voulant plus la lâcher. Ne pouvant plus. Mon corps s'est arqué, tordu, et ma bouche s'est ouverte en un cri immense, déchirant. J'ai hurlé pour évacuer cette douleur, parce que je souffrais. Je ne voyais plus rien. Mais je ne la lâchais pas. Mes muscles sont devenus rigides, tout mon corps se crispait à la mesure des décharges qui parcouraient mon corps.
Malgré tout je ne pouvais pas abandonner. Jamais. J'ai desserrer ma poigne, pas vraiment volontairement. Mes yeux se sont ouverts comme si j'étais tiré d'un mauvais rêve. Je ne contrôlais plus rien. C'était pire. Et mon corps à l'agoni me demandait d'arrêter. Mais je ne pouvais pas.
_ Tout le plaisir est pour moi. Mais j'ai raison...
Je ne voyais plus cette fille en face de moi. Mais cette figure terrifiante. Mon père. le monstre. Et moi en même temps. Comme si elle n'était que mon reflet. Ma voix était rauque. Presque inintelligible. Mais plus vraiment vide. Pleine. Pleine à craquer de folie.

_ JE décide quand et comment je meurs.
Le reste a dépassé ma volonté et mes espérances. Mon bras censé être hors service depuis un moment (un vrai warrior...) a chauffé à une vitesse que je croyais impossible et s'est dirigé droit vers la fille en face de moi. Il était affreux. Dépecé, brûlant, électrisé, aussi vide de muscle qu'une moule. Mais qu'est ce qui le faisait bouger alors ?
Je n'ai compris que trop tard. Mon bras ne visait pas seulement son cou, mais il était motivé par mon pouvoir. L'envie de sortir de cette carcasse presque vide, de me protéger contre moi même. Avant que je n'ai pu tout à fait saisir, du sang a surgit.
Après je n'ai pas vraiment compris ce que j'ai vu et vécu. Il y a eu des flammes. De la chaleur. Beaucoup plus de choses que je n'étais capable d'en produire habituellement. Et... Mon avant-bras. Enfin ce qu'il en restait. La peau à vif... Tout c'était déroulé trop vite. Je sentais désormais une douleur capable de m'atteindre. 
Une seule chose était sûre. Mon bras venait d'exploser.
Et j'étais choqué. 
Et je n'étais plus tout à fait moi.
Et j'étais fou.
Et j'ai explosé de rire.
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