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Avis de meurtres dans le grand bassin
##   Lun 2 Déc 2013 - 21:05

Personnage ~
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HRP : Tu sais que je t'aime toi ? Nan, vraiment, tu le sais ? Parce que j'adore Michigan, j'adore Isis... J'adore ta manière d'écrire ! Même si c'est quand même un peu dommage que Michigan soit gay >O> Ahem. Bref, je réponds !
PS : Ca me fait plaisir que tu aies posté dans l'initiation de Mitsu >O<

L'état de Michigan était pitoyable. Il dégageait une fumée qui ne provenait malheureusement plus uniquement de son pouvoir. L'odeur de grillé qui s'échappait dans l'air me révulsait, mais parallèlement, excitait le monstre.
Alors que j'arrivais sur lui, son bras, qui me semblait être devenu totalement inopérant, choppa ma main de plein fouet, déchargeant en lui toute l'électricité que j'avais accumulé. Sa bouche s'ouvrit largement pour qu'un cri rauque, respirant la douleur à plein nez, vienne résonner partout dans la piscine, l'écho venant se répéter à l'infini. Mes oreilles s'en réjouirent. Comme un cri de victoire.
Sa main, serrée sur mon poing, ne lâcha pas sa prise. Il était parcouru par mon électricité, ma force, toute ma puissance, et tandis que mon âme hurlait de le lâcher, le monstre, lui, se réjouissait d'avoir droit à ce merveilleux spectacle.
Finalement, il lâcha ma main, et je m'apaisai. Jusqu'à ce que je croise son regard. Jusqu'à ce qu'on le croise. Moi, je criais à mon corps de s'arrêter. Lui jubilait de tout son être.

_ Tout le plaisir est pour moi. Mais j'ai raison...

Mon visage se fendit d'un sourire mauvais. Cette excitation qui remit en état mes muscles, qui ignorait la douleur lancinante qui montait dans ma jambe, dans mon épaule, partout où il m'avait touché.
Mes prunelles croisèrent son regard. Quelque chose d'autre encore semblait avoir pris possession de lui. Quelque chose que je ne parvenais pas encore à identifier. Pas encore.

_ JE décide quand et comment je meurs.

Fou. Il était devenu fou.
Son bras normalement complètement foutu s'est enflammé, et s'est mis à chauffer à une vitesse fulgurante. Il le jeta dans ma direction. Il était horrible, totalement dépecé, en sang, dans un état totalement impensable. Je ne savais même pas qu'on pouvait avoir encore de la volonté pour continuer un combat en étant dans cet état. Et pourtant...
Sa main s'est approché de ma gorge. J'ai esquissé un mouvement de recul, et chose qui me surprit, je fus bien plus lente que ce à quoi je m'attendais. Moi qui avait toujours été vive, rapide, agile, et imbattable en vitesse, son bras m'avait rattrapé. Son monstre était empli d'une haine qui me surpassait.
Ses doigts touchèrent ma peau et me brûlèrent violemment. Je serrais les dents, retenant ce cri qui me brûlait les lèvres. Mes dents ouvrirent mes lèvres tant je les pressais contre. Et puis, il y eut un arrêt sur image.
Alors que mon cri parvenait enfin à franchir la barrière de mes lèvres, alors que cette douleur féroce me perçait la gorge, transcendait tous mes sens, alors que mon monstre était en train de virer au rouge, ne supportant pas le poids de cette micro-défaite, des flammes jaillirent de son corps, recouvrant chaque parcelle. Du sang brûlant vola sur mon visage, m'arrachant de nouvelles douleurs insupportables. Et pourtant, je ne réagis pas.
Il avait chassé mon monstre. Et je restais là. Totalement paralysée.
Les pupilles dilatées, je le fixai, coite. Après ses cris de douleur, les miens, c'était dorénavant son rire qui emplissait la pièce, résonnant entre les murs. Son bras ne ressemblait plus à rien. Son visage non plus. Et son rire...
Son rire était affreux. Il m'empoignait le coeur, me serrait les entrailles. Et je restais là, inerte. Je le fixai, sans rien dire, sans rien faire. Je le fixai juste. Tandis que son rire dément perçait mes tympans.
Je tombai à genoux, face à lui. Mes yeux reprirent leur couleur violette. Mais il était déjà devenu aveugle. Il ne savait plus ce qu'il se passait. Il ne voyait plus rien. Il avait perdu la raison.
L'électricité qui recouvrait encore mon corps s'estompa petit à petit. Des bruits de pas retentirent dans mon dos. J'entendis des voix, aussi, mais je ne compris pas les mots. Mon regard restait fixé sur lui. Sur cette chose. Sur ce monstre qu'il ne pouvait pas vaincre. Sur ce monstre qui me faisait peur. A moi. Peut-être parce que moi j'avais été aidée. Pour empêcher mon monstre d'en arriver là ?
Des mains m'attrapèrent les bras et me tirèrent en arrière. Je n'avais même pas mal, alors qu'ils appuyaient sur mes plaies sans même y prêter attention, se contentant de m'éloigner de lui. La fumée qui partait encore jusque là de mes joues se dissipa dans l'air.
Et je le fixai encore.
Deux autres hommes s'emparèrent de lui. Ils allaient l'emmener à l'infirmerie. Il n'avait plus conscience de rien. Ils n'allaient jamais y arriver.
Jamais.
Il allait les blesser. Non, les tuer.
Mon regard vira de nouveau au doré. Je me dégageai de l'emprise qu'on exerçait sur moi.

-Lâchez-moi !
hurlai-je.

Je me relevai, courrai vers lui. De toute façon, il ne s'en souviendrait jamais. Alors pourquoi est-ce que je m'y risquais, hein ? J'étais stupide. Ce caractère qui faisait de moi ce que j'étais était stupide. Totalement stupide. Pourquoi voulais-je l'aider, hein ?
Ces gens qui étaient arrivés tentèrent de me freiner dans ma course. Je crois que c'était des Masters. Mais je m'en fichais. Je ne les voyais pas. Je ne les entendais pas. Je ne voyais que lui. Je n'entendais que son souffle rauque.
Je me jetai sur lui, passant la dernière barrière des Masters.
J'entourai mes bras autour de ses épaules, et je nous téléportai à l'infirmerie, dans cette chambre que j'avais déjà visitée, sur ce lit que j'avais déjà testé. Je m'éloignai de lui, le regard encore vide.
Mes prunelles reprirent leur couleur d'origine.
Mes lèvres s'animèrent.

-Inconscient,
cracha ma voix rauque.

Je cessai de le regarder, fermai les yeux. Des infirmières arrivèrent en trombe, paniquée. Je puisai dans mes dernières forces, pour tenter au maximum de bloquer son énergie et pour qu'il ne puisse plus se servir de ses pouvoirs, tentant de l'épuiser. Je savais que seuls les Masters pouvaient faire ça. Mais je n'avais rien à perdre.
Des infirmières, après l'avoir couché, se penchèrent sur mon cas.
Cette fois-ci, ce fut moi qui laissa échapper un rire affreux. Méconnaissable. Je n'avais pas envie de le qualifier.

-Laissez-moi
, pestai-je.

Et je me téléportai.
J'arrivai dans ma chambre. Je n'eus même pas le temps d'atterrir dans mon lit. A peine téléportée, je m'effondrai au milieu de la pièce. Mes yeux se fermèrent. C'était agréable. Enfin un peu de paix. Enfin un peu de calme.
Un peu de liberté. Mon monstre s'était rétracté. Pour l'instant. Mais moi... Moi, je m'étais abandonnée aussi.




##   Mar 3 Déc 2013 - 22:17

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HRP : Bah oui, tout le monde m'aime, non ? XD
Ha bah bravo, je suis toute rouge maintenant... Les compliments c'est pas bon pour l'épiderme facial ;p Au départ j'avais pensé le faire asexué, alors il a de la chance ! C'est aussi ce qui fait son charme, non ? Ahem... Je poste un dernier pour la cohérence (bah oui il se bat tout le temps mais il va jamais à l'hosto... Pas logique >.<)
PS : Tout le plaisir est pour moi XD C'est pas tous les jours qu'il y a la masterisation de son ennemi non ? ;p

Je suis de nouveau dans le noir. Que je n'ai jamais vraiment quitté. Je ne veux pas me débarrasser de cette langueur qui m'a saisi. Je ne veut pas troubler ce sommeil. Parce qu'au fond, j'espère qu'il sera le dernier. Qu'en ouvrant les yeux, je ne verrais pas ce que j'ai fait. Ce que j'ai pu faire. Car tant que je dors, le monstre dort avec moi. Mais ai-je vraiment quelque chose à ma reprocher ? Je ne sais même pas. Je ne me souviens pas très bien. Dans deux jours, j'aurais probablement oublié. C'est aussi ça, me protéger, empêcher les souvenirs de venir, heureux ou douloureux, car ils constituent tous une faiblesse à laquelle je pourrais céder.
J'entend des respirations. Des bribes de paroles. Des bip retentissants. Les battements de mon cœur. Je suis en vie. Et je n'ai jamais été aussi mécontent de le savoir. Mécontent ? Qu'est-ce ? Non, je suis juste là, à retarder mon réveil. Son éveil. Mais ma volonté n'est plus assez forte. Je ne peux pas le maintenir endormi, comme je l'avais fait en arrivant ici. Je vois une personne. Un monstre dans mon pâle souvenir. Mais le monstre est clair, dans tout ces détails. Comment l'oublier ? Il est imprégné dans ma mémoire comme une tache d'encre indélébile. Il a les cheveux blonds, et il fait chauffer mon corps. Il est dangereux, pour moi et pour les autres. Je ne l'ai pas tué mais je suis en vie. Et là, je ne comprends pas comment une telle chose puisse être possible.
La lumière du jour fend mon doux sommeil. J'ai ouvert les yeux. Je regarde le plafond. Longtemps. Je ne bouge pas, et ne regarde nulle part ailleurs. Je sais où je suis. Mais je ne veux pas bouger. Je sais que la chaise à côté du lit est vide. Elle l'a toujours été. Et c'est une chose que je ne peux pas oublier, ancré bien trop profond dans ma frêle mémoire.
Je sais aussi ce qu'il va arriver. Je vais me lever. Pris d'une pulsion, je vas errer et faire des trucs incohérents. Je n'aurais pas la force de m'arrêter. Peut-être vais-je tenter de me suicider. peut-être vais-je de nouveau salir les murs de ma chambre, à jouer avec des animaux morts. Et à un moment, je tomberais, comme on coupe le courant. Et je ne me relèverais plus. Et tout le monde s'en foutra. Ça tombe bien, moi aussi.
Je regarde mon bras. Enflé, comme recousu à la hâte, mais pas trop moche. Je me lève. Je n'entend rien. Je n'en ai pas besoin. J'avance. Et encore un fois, tout recommence.
Ô douce mort, jusqu'à quand vais-je devoir attendre ?

~END ?~ 
(petit suspense à la con)
 

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