Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Mon âme est le jardin de ma conscience. [Joanie Lacroix]
#   Ven 11 Oct 2013 - 16:56
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Je vous demande pardon, monsieur et cher maître, de ne vous avoir pas répondu plus tôt. Quoi que vous en pensiez, je ne suis que négligent. Vous dites donc qu’on en use avec nous d’une manière odieuse, et vous avez raison. Vous croyez que j’en dois être indigné, et je le suis. Votre avis serait que nous quittassions tout à fait l’Encyclopédie ou que nous allassions la continuer en pays étranger, ou que nous obtinssions justice et liberté dans celui-ci. Voilà qui est à merveille ; mais le projet d’achever en pays étranger est une chimère. Ce sont les libraires qui ont traité avec nos collègues ; les manuscrits qu’ils ont acquis ne nous appartiennent pas, et ils nous appartiendraient, qu’au défaut des planches, nous n’en ferions aucun usage. Abandonner l’ouvrage, c’est tourner le dos sur la brèche, et faire ce que désirent les coquins qui nous persécutent. Si vous saviez avec quelle joie ils ont appris la désertion de d’Alembert, et toutes les manœuvres qu’ils emploient pour l’empêcher de revenir ! Il ne faut pas s’attendre qu’on fasse justice des brigands auxquels on nous a abandonnés, et il ne nous convient guère de le demander : ne sont-ils pas en position d’insulter qui il leur plaît sans que personne s’en offense ? Est-ce à nous à nous plaindre, lorsqu’ils nous associent dans leurs injures avec des hommes que nous ne vaudrons jamais ? Que faire donc ? Ce qui convient à des gens de courage : mépriser nos ennemis, les poursuivre, et profiter, comme nous avons fait, de l’imbécillité de nos censeurs. Faut-il que, pour deux misérables brochures, nous oubliions ce que nous devons à nous-mêmes et au public ? Est-il honnête de tromper l’espérance de quatre mille souscripteurs, et n’avons nous aucun engagement avec les libraires ? Si d’Alembert reprend et que nous finissions, ne sommes-nous pas vengés ? Ah ! mon cher maître, où est le philosophe ?"

Ah quel livre, rien de mieux que d'être allongé dans l'herbe de la pelouse un livre à la main, les enfants criant et jouant, leurs mères les grondant. Quoi de mieux, souriant au peu de personne qui passait devant moi je fini par décider de me lever avec peine. Je ne vis pas tout de suite ce que j'avais percuté mais quand je me retrouva les fesses sur le sol, c'était très impoli de ma part, l'individu ou plutôt la pauvre inconnu qui avait était un "Membre non identifié de percussion." Ok je me fais un peu de délire, en me relevant aussi vite que j'était tombé je m'empressais d'aller aider la demoiselle en le lui tendant la main.

Je suis désolé ! Je ne t'ai pas vue, ça va tu n'a pas mal ? "


#   Sam 12 Oct 2013 - 9:46

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Immensité verdoyante, bonjour ! Une nouvelle fois les pas de Joanie la menèrent dans le parc. immense, rempli de vert, d’arbres et de bancs avec nombre de personnes posées dessus. Vite. Un coin où il n’y a pas grand monde, voire pas de monde du tout. Mais pas évident à trouver, le temps est au beau fixe, le soleil pointe le bout des ses rayons sur Terrae. Joanie stoppe ses pas, quelques secondes. Terrae. Elle se souviens alors comment elle est arrivée jusqu’ici, ce qu’elle a laissé derrière elle. Ses parents aussi perdus qu’elle. Peut-être un peu moins, sans doute. Elle reprend sa marche , l’esprit bien ailleurs, loin d’ici. Elle revoit les images d’avant passées comme un film en noir et blanc et sans paroles. Non pas vraiment en faite. Elle entend comme elle voit le rire de sa jumelle. Le regard perdu sur le sol des allées, elle ne voit pas réellement où elle se dirige. Ça change de couleur, c’est vert, c’est de la pelouse, mais elle n’y prête pas grande attention. Elle ne s’y intéresse pas du tout même. Logique. Elle n’est pas à Terrae. Son esprit n’est pas là, il est en Écosse, avec sa famille, au bord de cette falaise, ce fameux jour qui a obscurcit la vie de Joanie. Ce jour où tout à changé. Elle revoit la scène comme si elle y était encore. Comme quant certaines nuits ça lui revient en boucle et qu’elle se réveille en sursaut, se demandant où elle se trouve, le souffle rapide.

Mais là, ce n’est pas un cauchemar qui la réveille en sursaut. Non, c’est beau choc. Une collision assez brutale, puisqu’elle se retrouve les fesses dans l’herbe. Et que la voix qu’elle entend n’est certes pas celle de sa jumelle. Joanie met du temps à revenir, malgré la petite douleur du fessier qui la taquine et qui lui dit qu’il faut qu’elle se relève. Et surtout qu’elle doit débarquer. Elle secoue alors discrètement la tête, pour chasser les images du passé et toujours assise elle lève son regard vide et gris vers la responsable, qui vient de se relever aussi,  de ce minime incident. Une chance, le soleil est assez haut et elle n’a pas à mettre sa main en visière. Voilà un visage qui ne lui dit rien. Bon, c’est vrai qu’elle ne connaît pas grand monde non plus. Mais le peu qu’elle a rencontré depuis son arrivée et avec son sens assez bon de l’observation, elle a enregistré des visages et des noms qui vont avec, il va sans dire. Alors celui-là, c’est sûr qu’elle ne le connaît pas. Ce ne peut être alors qu’une nouvelle. Joanie prend amicalement la main tendue et se redresse assez vite, malgré le fait que cette fichue douleur la lance d’un seul coup. Sûr qu’elle va avoir un beau bleu. Elle lâche la main de l’inconnue et d’une geste machinal elle enlève le peu d’herbe et de terre qui se serait collés à ses vêtements en regardant la nouvelle.

- Nan, ça va...

Puis en faite, elle n’est pas la seule responsable. Si on regarde bien. Joanie elle aussi, ne l’a pas vue. Du coup, elle répond un peu gênée, la brunette.

- ... C’pas que de ta faute... je... je regardai pas non plus.

Joanie détaille alors l’inconnue, très vite. Pas beaucoup plus grande qu’elle, peut-être même de la même hauteur, brune, de longs cheveux un peu comme elle, pas de la même couleur néanmoins, comme son regard qui semble... assez réservé. Un peu comme le sien, ou pire ou moins pire ? Elle n’arrive pas à bien voir. Pas important. Elle croise ses mains devant elle. Geste qu’elle fait un peu beaucoup ces derniers temps et elle ne sait pas et ne cherchera pas le pourquoi du comment est arrivé ce petit tic, on va dire. Elle se présente. Une voix moins basse qu’à la normale, cependant. Ferait-elle des progrès ?

- J’m’appelle Joanie.

Elle reste droite, aucune inclinaison de salut du côté de la tête, aucun sourire ne vient étirer ses lèvres, aucuns signes distinctifs qui montre qu’elle est contente de faire une nouvelle rencontre. Et pourtant...
#   Mar 15 Oct 2013 - 11:10
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"On dit souvent que les gens ne veulent voir que ce qu’ils ont envie de voir, mais quand la réalité saute aux yeux, certaines personnes se rendent compte de leurs erreurs et rectifient le tir. À force de mensonges, d’autres se font prendre à leurs propres pièges. Et puis, il y a ceux qui découvrent ce qu’ils ont toujours eu devant les yeux. Et pour finir, certaines personnes préfèrent s’enfuir le plus loin possible par peur de savoir qui ils sont vraiment au fond d’eux même."

J'ai peur de moi même. Je ne sais ce que je suis. Enfin bon retournons à ma victime que j'avais il y a quelques instant plus tôt percutée.

"Non c'est totalement de ma faute ... Moi c'est Abby Satö ... Tu est la depuis...? "

Autant savoir depuis combien de temps elle était ici non ? Essayer de se mêler au gens, essayer de recommencer sa vie sans Gwanna' même si c'est une épreuve, il faut juste essayer.

"La vie n’a qu’un seul début et qu’une seule fin. Entre les deux, il y a plein de possibilités et je vous aime trop pour vous laissez les gâcher." aurait dit celle ci ...

[HRP : Désolé c'est court mais je suis occupé dans mes études >< ]
#   Jeu 17 Oct 2013 - 9:33

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Présentation faite, de son côté, Joanie fixait l’inconnue devant elle, sans que son regard soit vraiment inquisiteur. Au contraire. Aucune expression ne voyageait dans celui-ci. Faut dire aussi, qu’elle sortait de ses pensées. Des pensées plutôt sombres, qui plus est. Cependant, un semblant de sourire vint se fixer sur un coin de ses lèvres. Visiblement, elle n’a pas été la seule à ne pas "voir". Elle écouta l’identité de l’inconnue. Abby Satö. Joanie, elle n’avait pas mentionné son nom de famille. Tant pis, elle le sortira plus tard, si elle y pense. Puis de toute façon, elle n’a pas l’habitude de se présenter avec son nom de famille. Pas qu’elle le dénigre, non pas dut tout, c’est seulement... qu’elle n’y pense pas. Oui c’est ça.

- ... Je suis là...euh... dans le coin ou bien à l’institut ?.... Si c’est dans le parc, depuis quelques minutes, enfin je pense... mais si c’est à Terrae... depuis quelques mois maintenant. Mais je saurais pas te dire combien.

Quelques minutes ou certainement plus, qu’elle errait ainsi. Joanie n’avait plus trop le sens du temps qui passe. Puis les deux autres mots, quelques mois, qu’elle venait de dire machinalement, lui firent se souvenir de son arrivée, de son angoisse dans l’avion à découvrir une autre façon de vivre, comme lui avait indiqué l’inconnu en noir. Et l’image de ses parents sur le pas de la porte de leur maison, le jour de son départ. Et dire qu’elle ne les reverra certainement jamais. Joanie poussa un grand soupir pour chasser ces souvenirs.

- Et toi ?

Son assez bon sens de l’observation l’aurait-il trompé ou pas ? Nouvelle pas nouvelle ? Avec ses rares sorties dans la foule de Terrae et son grand côté solitaire, à fuir tout le monde, peut-être bien que oui. Joanie n’arrive pas encore à bien s’adapter, s’intégrer. Et pourtant elle fait des efforts. Intérieurement. Elle n’a pas quitté des yeux Abby. Enfin presque. Elle n’est pas du genre à fixer les personnes. C’est bien entendu le sens contraire. Joanie voit un livre dans ses mains. Voilà certainement la cause du télescopage. Les pensées de cette jeune fille devait être imprégnées par ce qu’elles venaient de lire. Ou à moins que la dénommée Abby ne soit une personne distraite.

[HJ : Pas de soucis :)]
 

Mon âme est le jardin de ma conscience. [Joanie Lacroix]

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