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Le lac, là où naissent les couleurs nouvelles
##   Sam 11 Jan 2014 - 19:09
Anonymous
Invité

Kana me servit à manger, puis nous rendirent jusqu’à la table. C’est que nous avions vraiment faim. Tout en se redressant, la jeune fille prononça :

- Tu sais, je n'ai plus peur des cicatrices depuis un bon bout de temps. J'en ai moi-même quelques-unes.

C’est alors qu’elle me montra quelques une de ses marques du passés, je ne pus m’empêcher de lui sourire. C’est comme si la jeune femme était en train de se livrer à moi.

Et je dois dire que cette intimité se créant entre nous deux enjolivait mon cœur. Je me sentais bien et serein avec elle. J’étais presque prêt à lui conter la suite de mon histoire. Mais le serment que j’avais prononcé me l’interdisait, et en rien je ne pouvais le trahir.

J’aurais tant aimé avoir une vie normale et vieillir. Mais c’est chose-là ne faisait plus partie de mon quotidien et de mes possibilités. Voyant que je n’avais toujours pas répondu, la jeune fille se sentit mal à l’aise et reprit :

- Et puis... Si tu ne veux pas en parler, je me contenterais de sa présence. Tu n'es pas obligé de tout me révéler si tu ne veux pas.

Ce n’est pas que je ne veux pas, mais comment faire. Hisméria lentement se mis à débarrasser la table. En attendant, Kana s’était de nouveau assise sur le lit, attendant toujours ma réponse.

N’ayant toujours rien dis, c’est que la demoiselle doit commencer à trouver le temps long. Que faire je ne peux pas l’amener dans ce conflit. Ce serait trop risqué, et puis elle ne doit pas avoir besoin de tout ça. Commençons par lui poser une question de curiosité, ça me laissera le temps de réfléchir.

Hisméria tout en lui souriant et tout en séchant les mains ajouta :

- Et si tu me parlais des histoires de tes cicatrices ?

Tout en ayant prononcé ses mots, je me dirigeai coté de Kana. La demoiselle s’allongea et commença à parler et j’en fis autant.

Ses mots était doux et soigneusement choisit. Puis simplement je me tournai vers Kana pour l’écouter, j’étais suspendu à ses lèvres. Et décida de me rapprocher de nouveau. A vrai dire je ne sais pas pourquoi, mais une envie grandissante m’empara. Et avant de ne faire quoi que ce soit, je me devais d’en assurer.

- Kana est tu sur de toi, je suis prêt à te révéler un autre bout de mon histoire, mais il faudra que tu me suives.

La jeune demoiselle hocha simplement la tête en fermant les yeux. Je me rapprochai encore plus prêt d’elle. Je touchais presque ses lèvres. Et sans que je me rende compte je la pris dans mes bras.

Nos têtes étaient encore l’une contre l’autre. A vrai dire, je ne sais même pas si elle me donnerait l’autorisation d’aller plus loin.

Car clairement, je ne voulais pas lui manquer de respect. J’attendis qu’elle me fasse comprendre ce qu’elle m’autorisait à faire ou à ne pas faire. Je ne voulais plus bougeait, j’étais bien.

C’est comme si le temps s’était subitement arrêter. Le reste ne m’importait plus. J’étais là à attendre d’une manière complètement impatiente, mais je ne m’étais pas encore décider.

Et mon désir pour Kana grandissait, je me mis à me morde un coin de la lèvre. Que faire, si je restais plus longtemps dans ses bras, je ne pourrais me contrôler…
##   Sam 11 Jan 2014 - 20:48
Anonymous
Invité

Hisméria finit par se lever et débarrassa avant que j'aie eu le temps de l'aider. Je le regardais faire. En un sens, il me semblait qu'il avait toujours été là. Quelque part. Toujours troublée, je me levais et allais m'asseoir sur mon lit en l'attendant. Je balançais mes jambes contre le lit, impatiente qu'il me réponde. Après s'être essuyé les mains, ils se tourna vers moi. En voyant son sourire, je baissais les yeux, timide.

Et si tu me parlais des histoires de tes cicatrices ?

Je rosis légèrement, mais hochais la tête. Hisméria vint s'asseoir à côté de moi et je m'allongeais, entamant mon récit.

Les cicatrices que tu vois sur mes avant-bras, elles datent de l'accident de voiture. Ce sont des bouts de verre des vitres de la voiture qui s'étaient planté dans mes bras. J'ai dû les retirer pour m'extirper hors du véhicule. L'autre, la plus petite... Eh bien... Je me suis faite attaquer par un Master il y a peu de temps, comme tu le sais. Elle vient de là.

Hisméria s'était allongé tout près de moi. Il me regardait et ses yeux brillaient. Mon cœur se mit à battre plus fort, encore et encore. Au point que j'étais sûre que le jeune homme pouvait le sentir ou l'entendre. Je terminais mon récit, le souffle plus court, alors qu'il se rapprochait encore.

Pour celle de mon cou... Je l'ai toujours eu, je ne sais pas d'où. J'espère trouver un élément de réponse auprès de ma mère biologique.

Nos têtes l'une contre l'autre, je me sentais bien. Hisméria prit alors la parole :

Kana est tu sur de toi, je suis prêt à te révéler un autre bout de mon histoire, mais il faudra que tu me suives.

Je hochais la tête en fermant les yeux. Je me sentais si bien, si seulement nous pouvions rester l'un contre l'autre, ce serait parfait. Il me semblais qu'Hisméria était dans la même situation, mais je n'étais pas sûre de moi. Je me refusais toutefois de scruter son cœur. À la place, je lui envoyais la sensation de sérénité et l'affection que j'avais pour lui. Je mettais mon pouvoir bien en évidence, et ma main dans la sienne s'éclaira faiblement pour prouver que j'utilisais mon pouvoir. Je répondis presque en chuchotant :

Je te suivrais. Je te l'ai dit, tu n'es pas seul.

Tournant la tête, je lui souris. Nous étions tout proches, nez à nez. Une drôle de chaleur emplissait mon cœur et embourbait mon esprit dans une sorte de toile de soie. Je repensais au moment où le jeune homme avait caressé mes cheveux et j'eus soudain envie qu'il recommence. Sans vraiment y prêter une volonté propre, je répondis à l'étreinte d'Hisméria. Je me sentais à la fois protégée et calmée au creux de ses bras. Et je n'avais qu'une envie : y rester.
##   Sam 11 Jan 2014 - 23:22
Anonymous
Invité

- Les cicatrices que tu vois sur mes avant-bras, elles datent de l'accident de voiture. Ce sont des bouts de verre des vitres de la voiture qui s'étaient planté dans mes bras. J'ai dû les retirer pour m'extirper hors du véhicule. L'autre, la plus petite... Eh bien... Je me suis faite attaquer par un Master il y a peu de temps, comme tu le sais. Elle vient de là.

Tout s’explique. Son histoire à l’air aussi mouvementé, mais à vrai dire, j’aime beaucoup ce genre d’anecdotes.

C’est toujours bien de souvenir de ses origines. Pendant qu’elle comptait son histoire, Hisméria mis tendrement ses mains sur le visage de Kana, puis commença à caresser son visage. Ce que sa peau était douce.

La demoiselle repris :

Pour celle de mon cou... Je l'ai toujours eu, je ne sais pas d'où. J'espère trouver un élément de réponse auprès de ma mère biologique.


Hisméria s’intéressa donc au coup de Kana, et s’y glissa doucement. Tendrement, il commença à respirer son parfum. La douceur de la violette, le mystère du jasmin. Un paysage d’émotion s’empara de lui. Puis Kana lui montrera doucement ses sentiments, de par son pouvoir.

L’adolescent avait compris, c’était le signal qu’il attendait. Et qui plus est, la jeune femme ajouta :

- Je te suivrais. Je te l'ai dit, tu n'es pas seul.

J’ai une idée. Le jeune homme ajouta :

-Viens suis moi !

Hisméria se leva et attrapa la main de Kana. Nos deux amis se dirigèrent sur le petit balcon qui ornait l’appartement de la demoiselle. Apres avoir passé une baie vitré, les voici maintenant sur l’avancée.

L’homme leva les yeux vers l’astre vagabond, reine de givre qui la soutenait dans son périple depuis toujours, respira un grand coup et s’exprima :

- Oui, c’est S.N.E qui m’a fait cette cicatrice. Elle affiche la honte de mon passé. Et je dois le retrouver. Je me dois de le tuer.

Kana avait l’air effrayé par mes propos et perturbée. Je ne voulais pas lui faire peur, si bien que je la repris dans mes bras.

- Kana je…

Hisméria n’eut pas le temps de finir sa phrase que Kana mis deux doigts sur ses lèvres et secoua la tête. Mes paroles étaient inutiles et je sentis que c’était le bon moment.

Je la serra très fort contre moi et m’approcha doucement d’elle. Allais-je y arriver ? Rien n’en était moins sûr…
##   Dim 12 Jan 2014 - 13:08
Anonymous
Invité

Hisméria avait carressé mon visage et j'avais fermé les yeux comme un chat. Je frottais affectueusement ma tête contre la sienne et souris doucement. Lorsque je lui dit que je le suivrais, une petite lumière s'alluma au fond de son œil.

Viens suis moi !

Hisméria se leva et attrapa ma main. Un peu déboussolée, je le suivis. Quoi ? Maintenant ? Mais... Il s'avéra qu'en fait il ne m'emmenait que jusqu'au balcon. Je le suivais dehors dans l'air frais et refermais ma porte-fenêtre avant de m'accouder à la balustrade à côté du jeune homme. Le voyant ainsi, la tête levée vers la lune, je ne pus m'empêcher de l'observer.

Ses traits étaient doux, bien dessinés. Les ombres sur son visage soulignaient la courbe de sa mâchoire. Ses yeux prenaient une teinte gris-argent dans le clair de lune. Il s'accordait un instant pour respirer l'air frais, les lèvres entrouvertes. Timidement, je levais la main et, sans vraiment l'avoir voulu, mon doigt suivi les contours de son visage, caressant ses pommettes et ses joues... Ses lèvres. Il était parfait en cet instant, semblant sortir d'une esquisse d'un grand dessinateur.

Malgré son visage plongé dans l'ombre, il semblait émettre sa propre lumière. Et moi, j'étais le papillon, attirée irrésistiblement par cette lumière à la fois si douce et si dangereuse. Finalement, Hisméria se tourna vers moi et prit la parole d'une voix sérieuse. Son visage semblait s'être assombrit.

Oui, c’est S.N.E qui m’a fait cette cicatrice. Elle affiche la honte de mon passé. Et je dois le retrouver. Je me dois de le tuer.

Je levais vers lui un regard effrayé et troublé. S.N.E était pourtant son frère, il l'avait dit. Malgré le fait qu'il lui ai fait cette cicatrice, pourquoi voulait-il le tuer..? La vérité est qu'à ce moment-là, il m'effraya plus qu'à n'importe quel autre moment. Son visage aux traits si doux me parut plus sombre, plus coupant, et surtout, plus dangereux. Il dut le remarquer car il me reprit dans ses bras. Je me rassurais immédiatement.

Pourtant ses paroles résonnaient encore dans ma tête. Je savais qu'il lui serait sûrement très dur de devoir éliminer ce S.N.E, car il était son frère. Mais ne voulais-je pas moi-même la mort de mon père biologique..? Je ne pouvais pas le mépriser. Il aurait besoin de moi lorsque le moment arrivera. Et je serais là. Je m'écartais légèrement de lui pour le regarder.

Kana je…

Je posais deux doigts sur ses lèvres en secouant la tête. Mon nom dans sa bouche avait une sonorité différente et j'avais frissonné imperceptiblement. Les paroles n'avaient pas leur place dans ce qui se passait entre nous. Hisméria me serra fort et je répondis à son étreinte. Nous étions l'un contre l'autre. La tête levée, j'avais toujours mes yeux dans les siens. Il se rapprocha doucement de moi et je fermais les yeux. Mon cœur battait tellement fort que j'étais désormais sûre qu'il pouvait le sentir cogner contre mes côtes comme un oiseau affolé essayant de s'échapper de sa cage.
##   Dim 12 Jan 2014 - 18:46
Anonymous
Invité

Kana n’avait pas bougé, et je ne pouvais plus résister au désir qui montait en moi. La lâcher était devenu impossible. A vrai dire, j’aurais voulu vivre le reste de mon existence avec elle, tant la sensation de bonheur me semblait présente.

La demoiselle avait maintenant fermé les yeux comme pour acquiescer ce moment magique et unique. Ce qu’elle me parut belle. Ses lèvres m’attirant au plus haut point, je n’arrivais plus à me contrôlait et me rapprocha de nouveau de quelques  centimètres pour ne pas l’effrayer.

Les lueurs que prodiguaient les étoiles me rappelèrent à quel point l’atmosphère de l’éther donnait une couleur unique à l’instant. Et à vrai dire, en pleine journée, je ne suis pas certain que le moment soit aussi bien.

Je pouvais d’ici entendre son cœur qui semblait papillonner. Les secondes me parurent une éternité, et je ne pouvais contenir ce désir me rongeant depuis trop longtemps maintenant.

Tant pis, j’étais à prendre le risque. Apres tout, on ne peut pas appeler ça vivre, si nous ne sortons jamais des sentiers tracés. J’ai dans mes veines une nouvelle sensation qui me persuade de la beauté des choses. L’espoir. Cette lueur qui ne vous lâchant plus amène à votre à une autre vision du monde.

Alors doucement je m’approchai encore plus de son visage. Puis, légèrement, et sans que je me rendis compte je déposai mes lèvres sur les siennes. Ce moment tant attendu était enfin là.

C’était comme si nos deux corps ne faisait plus qu’un. Qu’une alchimie était en train de se créer. Et pour rien au monde, je n’aurais voulu que cela s’arrête. Une immense sensation de chaleur s’empara en moi. Kana passa maintenant ses bras autour de mon coup. Ce que j’étais bien. L’espace d’un instant nos lèvres se séparèrent, puis je regardai Kana, qui avait l’air heureuse, celle-ci semblait être encore plus femme. Je ne pus résister à l’envie de l’embrasser à nouveau.

Mais soudain un sifflement venant d’au loin me titilla. Ce bruit, je le reconnais. Se pourrait-il que ? Mais oui aucun doute possible. Sans que je n’eus le temps de prononcer un mot et dans un élan j’entrainai Kana avec rapidité sur le côté. La protégeant de l’impact de la flèche. Je récupérai la pointe de la flèche et reconnut le sceau du tireur. Hisméria répliqua :

- S.N.E, je vois qu’il n’a pas perdu de temps, je suis désolé…

Hisméria embrassa de nouveau très rapidement Kana et mis la capuche sur la tête, comme s’il celui-ci était prêt à partir. L’homme aurait voulu rester, mais cela était impossible. Il fallait qu’il y aille. D’autant plus que dorénavant, l'adolescent avait quelqu’un à protéger.

- Il faut que je le retrouve, ne m’en veux pas.

Qu’allez penser la jeune fille de moi. Mais je n’avais vraiment pas d’autre choix. Comment pourrais-je me regarder dans un miroir si je ne le retrouvais pas ? Qui plus est, seul S.N.E était capable d’un tel tire.

Je savais qu’il serait sur mes pas. Si c’est ce que tu désires, nous nous retrouverons dans cette école. Je pensais pouvoir vivre tranquillement à l’abri de toute chose que je pensais finis, mais mes fantômes sont encore bien présents dans ma vie.
##   Dim 12 Jan 2014 - 21:37
Anonymous
Invité

Quelques instants, le temps sembla se suspendre entre nous. L'air trembla entre nous comme au dessus d'un feu plein de vie, ardant. Je sentais Himéria tout près de moi. Plus il se rapprochait, plus son souffle était proche. La tension montait dans mon esprit et mon cœur battait plus fort que jamais.

Alors ses lèvres touchèrent les miennes et une sorte de joie, de félicité me gagna, répandant une chaleur puissante dans mes veines. Des frissons imperceptibles parcoururent mon corps. Ces quelques instants s'étirèrent pour former un fil de soie fin comme jamais mais aussi solide que le plus solide des liens.

Une communication invisible se créa entre lui et moi. Nous nous complétions et je sentais que j'avais trouvé quelqu'un qui à la fois me ressemblait et différait totalement de moi. Je passais mes mains dans son cou et l'une d'elles s'attarda dans ses cheveux. Ceux-ci étaient aussi doux que ce à quoi je m'attendais, un peu comme de la fourrure. Mes doigts entortillèrent une de ses mèches puis glissèrent dans sa nuque.

Nos lèvres se séparèrent doucement. Je croisais le regard d'Hisméria. Ses pommettes étaient rosies sûrement comme les miennes. Un sourire un peu rêveur aux lèvres et le souffle court, voilà comment j'étais à cet instant là. Il me semblait que rien ne pourrait casser la magie de ce moment. C'est pourtant ce qui arriva.

Un sifflement me parvint et je sentis Hisméria qui se redressait. Me surprenant, il m'écarta d'un geste et attrapa quelque chose dans ses mains. L'apercevant, il me sembla que c'était un très fin tube en bois qui vibrait dans sa main. Lorsque je le vis à nouveau, je m'aperçus que c'était en fait une flèche. Hisméria sembla la reconnaître. Il fonça les sourcils dans une moue contrariée qui le rendis encore plus beau à mes yeux. Je me rendis compte que si le jeune homme ne m'avait pas écartée, la flèche aurait pu me toucher. Hisméria marmonna :

S.N.E, je vois qu’il n’a pas perdu de temps, puis, se tournant vers moi, je suis désolé…

J'écarquillais les yeux, mais avant que j'aie le temps de répliquer quoi que ce soit, Hisméria se pencha sur moi et m'embrassa à nouveau.

Il faut que je le retrouve, ne m’en veux pas.

Je ne pus m'empêcher de prendre un bout de son t-shirt et de retenir le jeune homme. Affolée, je répliquais :

Mais... Pour aller où ? Tu ne sais même pas s'il est à Terrae ! Tu ne pourras pas sortir de l'enceinte de l'institut en plus ! Attends quelques secondes...

Je me consentrais et cherchais une pression émotionnelle inconnue dans Terrae. Seules me parvinrent celles des autres pensionnaires qui dormaient à poings fermés. Il me sembla percevoir quelque chose d'infime en direction de la flèche, mais n'étant pas sûre, je m'abstins de le lui dire. Rouvrant les yeux que j'avais fermés, je pris la parole :

Attends... N'y va pas ! Il est déjà loin, je ne le perçoit pas. Je t'assure qu'il n'est pas à Terrae, car je ne ressens ses émotions qu'en dehors de l'institut. Il devait être perché sur l'enceinte, sachant que mon balcon n'est pas très loin de celle-ci.

Je pâlis soudain, comptant la distance de notre place à l'enceinte. Le tir devait être extrêmement dur. Ce S.N.E était dangereux. Très dangereux. Et savoir qu'il était capable de tuer son frère comme ça, d'une flèche, ça m'effrayait.

Je pris alors la main du jeune homme et posais mon front sur son épaule. Il fallait que je me calme. Du calme Kana. Tu as bien vu ce que tu sais faire face à Aaron, il t'a un peu entraînée, alors tu peux aider Hisméria non ? Eh voilà qu'elle se parle toute seule ! Ronchonna la petite voix dans ma tête. Je marmonnais à voix haute :

Oh, toi, mets-la en sourdine ! - je lançais un regard gêné au jeune homme - Excuse-moi, je ne parlais pas à toi... S'il te plais, laisse-moi t'aider... Je sais que je peux t'aider, je suis assez forte pour ça...

Les larmes me montèrent aux yeux et je levais un regard suppliant et apeuré vers le visage de celui que j'aimais.

S'il te plais... Laisse-moi venir avec toi... Je ... J'ai peur que si... Si tu t'en vas, tu ne reviennes pas, comme si tu pouvais disparaître... En plus je pourrais t'aider.

J'espérais plus que tout qu'il ne me laisserait pas comme ça pour partir en hâte chercher quelqu'un qui n'était même pas à sa portée.
##   Lun 13 Jan 2014 - 19:01
Anonymous
Invité

- Mais... Pour aller où ? Tu ne sais même pas s'il est à Terrae ! Tu ne pourras pas sortir de l'enceinte de l'institut en plus ! Attends quelques secondes.

Kana marque un point, je ne sais pas où est S.N.E, et Terrae est loin d’être petit. A mon avis, celui-ci n’est pas encore dans l’enceinte de l’institut.

Car si c’était le cas, il ne nous aurait pas ratés. Quelque chose ne me rassure pas, oui maintenant je le sais, c’est vraiment une question de jours. Tiens on dirait que la demoiselle se concentre, comme si elle utilisait ses pouvoirs. Oui c’est bien ça. L’adolescente repris :

- Attends... N'y va pas ! Il est déjà loin, je ne le perçois pas. Je t'assure qu'il n'est pas à Terrae, car je ne ressens ses émotions qu'en dehors de l'institut. Il devait être perché sur l'enceinte, sachant que mon balcon n'est pas très loin de celle-ci.

J’avais donc raison, S.N.E n’est pas encore à Terrae. Mais que faire, je ne peux pas rester ici à attendre qu’il vienne nous cueillir. Mais en même temps, sortir en pleine nuit serait jouer dans un élément, qui, pour lui comme pour moi, pouvons tourner à notre avantage.

Cela serait commencer une partie d’échec dont je ne peux prévoir l’issue. Et actuellement, pour Kana, je ne peux raisonner ainsi. Il faut tout de même que je me prépare. J’ai bien une idée et sur ce coup la Kana va pouvoir m’aider.

- Oh, toi, mets-la en sourdine ! Excuse-moi, je ne parlais pas à toi... S'il te plaît, laisse-moi t'aider... Je sais que je peux t'aider, je suis assez forte pour ça.

Tiens ? Mais à qui peut-elle bien s’adresser. Ce n’est pas le moment de penser à ce genre de détail. Mais c’est vrai que son passé pourrait m’être d’un grand secours.

En y repensant, je ne sais pas si je serais à la hauteur de nous protéger tous les deux. Et si Kana se fait attraper, je tomberais dans le piège de S.N.E, c’est inéducable. Hisméria adopta un air sévère. La demoiselle le remarquant repris :

- S'il te plaît... Laisse-moi venir avec toi... Je ... J'ai peur que si... Si tu t'en vas, tu ne reviennes pas, comme si tu pouvais disparaître... En plus je pourrais t'aider.

Que faire ? Ne sachant pas quoi répondre, Hisméria utilisa la meilleur des méthodes pour lui répondre. Il s’empara de nouveau de ses lèvres. Puis après un cours un instant, l’homme repris :

- Prépare-toi, nous partons immédiatement. Et encore une chose Kana, tu pourrais perdre ta vie dans cette aventure. En est tu consciente ?

Les mots d’Hisméria semblait maintenant plus sombre comme si son instinct de chasseur s’était de nouveau activé.

Que l’homme n’était plus le même. Une deuxième personne se tenait devant Kana, beaucoup plus dangereuse et sûr de lui. Et il attendait patiemment que Kana finisse se préparer…
##   Lun 13 Jan 2014 - 20:02
Anonymous
Invité

Hisméria se tourna vers moi. Il m'avait semblé d'abord mitigé puis je sentis qu'il s'était rangé à mon avis. J'en étais heureuse car je me savais capable de me battre. Étant étoile j'avais développé des réflexes rapides et je commençais à maîtriser mes pouvoirs. Je pourrais être utile au jeune homme.

Je sentis une bouffée d'adrénaline monter dans mes veines. Quelques étincelles parcoururent mes mains. Elles s'intensifièrent lorsque Hisméria m'embrassa à nouveau. Puis il me répondit.

Prépare-toi, nous partons immédiatement. Et encore une chose Kana, tu pourrais perdre ta vie dans cette aventure. En est tu consciente ?

Je souris et rentrais dans la chambre. Mon audace me surprenait mais je me sentais plus forte qu'avant. Je fourrais ma trousse de secours et quelques affaires dans mon vieux sac et chaussais des chaussures légères. Prenant une veste chaude, je revins vers Hisméria et posais un rapide baiser sur ses lèvres avant de lui adresser un sourire malicieux.

On meurt tous à un moment, et je pense être capable de me battre. Après tout, tu ne m'as jamais vue me battre !

J'enfilais ma veste et pris mes clefs. Prenant Hisméria par la main, je fermais la fenêtre et l'entraînais hors de mon appartement. J'avais réussi à calmer les étincelles qui parcouraient mes mains mais dès que je pressais le bouton des lumières du couloir il y eut un *Dzzzt* et une partie de l'électricité du bouton passa dans ma main avec un éclair. Je sursautais un peu, le contact étant toujours surprenant.

Je jetais un coup d'œil à Hisméria tendis que les lumière s'allumaient. La luminosité était basse et les ombres avaient prit une grande partie de son visage d'assaut. Ça le rendait plus sombre mais aussi plus mystérieux malgré le fait que je connaisse déjà une partie de son histoire. Lui connaissait la mienne et l'avait acceptée, je lui en étais reconnaissante.

Je repensais à ce S.N.E. Si Hisméria ne nous avait pas décalés, la flèche aurait touché un de nous deux. À cette pensée, je frissonnais un peu. Cet homme était dangereux mais je n'hésiterais pas à l'attaquer s'il menace la vie de Hisméria ! Peu importe qu'il soit son frère ou n'importe qui d'autre !

Je serrais la main de Hisméria et posais ma tête sur son épaule qui était juste à la bonne hauteur. Oui. Je ne laisserais pas Hisméria se faire tuer, ou même blesser par qui que ce soit, quitte à devoir tuer moi-même.
##   Mar 14 Jan 2014 - 18:53
Anonymous
Invité

-On meurt tous à un moment, et je pense être capable de me battre. Après tout, tu ne m'as jamais vue me battre !

Kana n’avait pas tort, je ne l’ai jamais vu ce battre. Cependant mon instinct me soufflait que cela puisse bientôt changer.

Une chose est sûre, je ferais en sorte pour qu’il ne lui arrive rien, je ne me le permettrai pas. Espérons que notre union arrivera à bout des projets de Sombre Nuit Étoilée. Car si ce n’était pas le cas, je n’ose pas imaginer ce qui pourrait arriver à Terrae.

Apres quelques minutes, la demoiselle ressortit de sa chambre, équipée d’un sac à dos, et d’une tenue légère, et pratique.

Au moins, celle-ci ne sous-estimé pas mon adversaire, ce qui est déjà une très bonne chose. La moindre de nos erreurs nous serait fatal, et ça je ne pouvais me permettre de l’oublier.

Nous voilà fin prêt à partir, après avoir rapidement fermé sa chambre, je remarquai que Kana avait l’air curieuse face à notre destination.

Réjouis de la situation, je ne savais pas si je devais lui livrer notre lieu de recherche ou non. Ses iris brillait tellement que je ne pus m’empêcher de lui répondre :

- Nous allons à l’ouest, penses-tu que tu pourrais identifier d’où venaient les ondes ?

Hisméria se perdit dans ses pensées, et puis l’homme ressortie la rose noir que S.N.E avait laissé le soir ou il fut marqué au visage.

Des particules de sang séché étaient encore visibles. Cette fleur renfermait un puissant sortilège qui était encré dans chacune de ses pétales noircit par la haine et la mort.

La réaction de l’adolescent fut immédiate face à son contacte, sa cicatrice se mit à le brûler et Hisméria posa un genou à terre, comme si pour la première fois il avait eu peur de ce qu’il venait d’entrevoir. Puis l’homme, tout en cachant l’artifice sous son manteau s’exprima :

- C’est bien ce que je pensais, Lust est pas loin non plus.

Remarquant le regard non rassuré de Kana, Hisméria rajouta :

- C’est le bras droit de S.N.E, tu découvriras rapidement, que cet homme possède des sous fifres un peu partout dans le monde. Et j’ai bien peur que Terrae soit infiltré aussi.

Kana et Hisméria marchèrent un temps vers l’ouest, et l’homme n’avais pas prononcé un mot depuis qu’il était partie. Les deux personnes  longèrent la grille et continuèrent dans la direction de l’ouest vers une grande colline surplombant légèrement Terrae, jusqu’à arriver à une petite cabane dont la porte était fermé à clé.  

- Je viens ici quand j’ai besoin de réfléchir, et quelque chose me dis que S.N.E a dû tirer sur le surplomb que tu vois la bas, au dehors des frontières de Terrae. Tachons de rester sur nos gardes.

La demoiselle essaya d’ouvrir la porte mais sans succès. Et puis Hisméria se mis à sourire. Il souffla deux minutes et repris :

Bien que ce petit cabanon possède des apparences de chalet, crois-moi, il n’en a que des apparences.

Hismé déverrouilla une trappe secrète sur le côté de la porte, et un scanner rétinien apparut. Apres vérification, la porte s’ouvrit.

- Si tu veux bien te donner la peine. Hisméria s’interrompit deux secondes puis repris : Pendant que j’y pense, je ne suis pas certain que cet endroit soit autorisé par notre directrice. Je te demanderai de garder le silence sur ce que tu vois à partir de ce soir.


Apres être tous les deux rentrer, Hisméria sauta dans les bras de Kana et prononça :

- Il se fait tard, nous ferions mieux de dormir pour ce soir. Je t’expliquerai ce que nous faisons la demain.

Tu peux dormir tranquille, ici personne ne pourra venir nous chercher. Et pendant que j’y pense, ne crois surtout pas que je te lâcherai une seconde.


Hisméria souris, et embrassa de nouveau passionnément Kana, la faisant basculer sur le lit derrière eux.
##   Mar 14 Jan 2014 - 21:15
Anonymous
Invité

Lorsque nous sortîmes de ma chambre, Hisméria m'indiqua une direction.

Nous allons à l’ouest, penses-tu que tu pourrais identifier d’où venaient les ondes ?

Je hochais la tête mais avant d'avoir le temps de me concentrer sur la portée d'onde de SNE, Hisméria sortit une drôle de rose, entièrement noire, de sa poche. En la regardant attentivement, je découvris des taches d'un rouge foncé. Je devinais qu'il s'agissait sûrement de sang. Presque simultanément, Hismeria plia un genou et tomba à terre. Je m'accroupis, inquiète. Pourtant, il rangea la rose en murmurant :

C’est bien ce que je pensais, Lust est pas loin non plus.

Je lui adressais un regard effrayé, autant par ses mots que par sa pâleur. Il s'expliqua :

C’est le bras droit de S.N.E, tu découvriras rapidement, que cet homme possède des sous fifres un peu partout dans le monde. Et j’ai bien peur que Terrae soit infiltré aussi.

Cela ne me rassura guère mais je me repris et suivis Hisméria. Nous marchâmes un long moment en direction de l'ouest, suivant l'enceinte de Terrae. J'étais tendue comme un arc et ne cessais de me retourner. J'avais l'impression que chaque ombre cachait S.N.E, qu'il pouvait nous prendre par surprise à tout moment. Pourtant ça n'arriva pas.

Nous arrivâmes bientôt à une cabane faisant un peu chalet. La voix d'Hisméria me fit sursauter :

Je viens ici quand j’ai besoin de réfléchir, et quelque chose me dis que S.N.E a dû tirer sur le surplomb que tu vois la bas, au dehors des frontières de Terrae. Tachons de rester sur nos gardes.

Je me tendais à nouveau, prête à me battre si nécessaire. Posant la main sur la poignée, je tentais d'ouvrir la porte. Celle-ci ne céda pas comme je m'y attendait. J'eus beau m'escrimer sur cette porte, elle ne s'ouvrit pas. En voyant le sourire d'Hisméria, je compris presque immédiatement.

Bien que ce petit cabanon possède des apparences de chalet, crois-moi, il n’en a que des apparences.

Je fis la moue, à la fois agacée et amusée. Je regardais le jeune homme ouvrir une trappe secrète et s'écarter du chemin :

Si tu veux bien te donner la peine. Hisméria s’interrompit deux secondes puis repris : Pendant que j’y pense, je ne suis pas certain que cet endroit soit autorisé par notre directrice. Je te demanderai de garder le silence sur ce que tu vois à partir de ce soir.

Je souris et passais devant lui pour entrer. En passant, je murmurais à son oreille :

Tu sais que tu peux me faire confiance.

Entrée à l'intérieur, j'observais la pièce. Un grand lit, une commode et un coffre. Là était tout le mobilier de la pièce. Hisméria entra à son tour, allumant la lumière, puis se réfugia dans mes bras. Je souris.

Il se fait tard, nous ferions mieux de dormir pour ce soir. Je t’expliquerai ce que nous faisons la demain. Tu peux dormir tranquille, ici personne ne pourra venir nous chercher. Et pendant que j’y pense, ne crois surtout pas que je te lâcherai une seconde.

Interpellée par ses dernières paroles, je n'eus pas le temps de faire quoi que ce soit. Hisméria m'embrassa passionnément et je basculais sur le lit, perdant l'équilibre. Atterrissant sur une couverture moelleuse, j'éclatais de rire et échappais à ses bras, joueuse. Je l'attaquais en lui sautant dessus et le chatouillais aux côtes jusqu'à ce qu'il se tortille tellement que je ne puisse plus le retenir.

Je me retrouvais alors au dessus de lui. Malicieuse, je ronronnais :

J'ai gagné !

Puis je l'embrassais doucement, l'enlaçant. Il sentait bon un parfum sucré et doux, un peu musqué. Une odeur que je ne connaissais pas. Mais elle me plaisait.
##   Mar 14 Jan 2014 - 22:03
Anonymous
Invité

- Tu sais que tu peux me faire confiance.

En doutait-elle une seconde ? Bien sûr que je lui faisais confiance, sinon je ne l’aurais pas fait rentrer dans mon sanctuaire. Mais bon, cela, je suis sûr qu’elle s’en doute !

Je rêve, ou elle est en train de me chatouiller ? Ah, mais c’est que la demoiselle m’attaque ! Je n’eus pas le temps de riposter que Kana se retrouver au-dessus de moi. Fière d’elle, celle-ci répliqua :  

- J'ai gagné !

Hisméria sourit, et les yeux remplis de gaité et d’amour répondit :

-Tu es fières de toi n’est-ce pas ?

Kana comme pour acquiescer m’embrassa tout en restant au-dessus de moi. Mes bras se glissèrent dans son dos, et mon bassin se colla contre le sien. Ce que j’étais bien là. Au bout d’un certain moment, je dû me séparer de Kana et me leva. Calmement, Hisméria prononça :

-Il faut tout de même qu’on se prépare pour dormir. Et ce même si on ne se couche pas tout de suite.

L’homme retira son manteau et ouvrit le coffre en face du lit. Il y déposa un à un ses vêtement, et même son wakisachi. Au souvenir, c’est la première fois que Kana vis Hisméria s’en séparer.

Voilà Hisméria torse nu, face à la demoiselle. Si bien que Kana remarqua qu’Hisméria était tatoué sur tout le côté gauche par une fresque de petits motifs reliés par une ronce. Un autre motif ornait aussi le côté droit, mais celui-ci était beaucoup plus abstrait, mais pas pour autant déplaisant. Les deux motifs se complétèrent comme pour former l’alchimie du tout.

Hisméria ne put s’empêcher de sourire quand il remarqua que Kana cherchait à discerner le sens du tatouage. D’une tonalité mystérieuse, il prononça :

- C’est la carte de sortie pour que je ne sombre pas dans la folie de mon esprit. Avant de tout comprendre, il faudra encore être patiente Kana. Une seule personne détient la clé à ce jour.

Une fois allongé, Hisméria se tourna vers Kana et ajouta :

- Tout cela n’importe pas pour ce soir, je t’en prie change toi, je vais me tourner pour que tu possèdes ton intimité. Tu as ma parole.


Hisméria respecta sa parole et attendis que Kana se change pour de nouveau la regarder. Celle-ci se glissa de nouveau dans le lit. Soudain l’homme pensa a quelque chose.


- Ne bouge pas je reviens.

L’homme se leva de manière, et sortie un ordinateur du coffre. Apres avoir tapé a toute vitesse sur les boutons, Hisméria referma le boitier de commande est expliqua à Kana :

- Ce chalet possède une fonctionnalité de camouflage, ce qui explique que la directrice n’est pas au courant de son existence. Et je me suis dit qu’il valait mieux l’activer ce soir. Et oui, je t'avais prévenu, cet endroit est pleins de ressources
##   Mer 15 Jan 2014 - 16:38
Anonymous
Invité

Les bras d'Hisméria m'entourèrent et je me laissais aller contre lui. Mon cœur battait fort mais il me semblait que ça ne venait que de ma petite bagarre précédente avec Hisméria. Ce dernier me surpris en se relevant :

Il faut tout de même qu’on se prépare pour dormir. Et ce même si on ne se couche pas tout de suite.

Je hochais la tête et me redressais avant de me rendre compte que je n'avais pas pris de vêtements de rechange. À moins que...

Un bruit sourd et métallique attira mon attention. Hisméria était en train de poser son arme, un sabre court et élégant nommé wakisachi si mes souvenirs étaient bons. Dans mes souvenirs, il l'avait toujours eu. J'étais attirée par cette arme, comme si elle avait quelque chose de spécial.

C'est en relevant les yeux que je remarquais que mon compagnon avait quitté son haut. Confuse, je voulus détourner les yeux mais ils furent plutôt attirés par les tatouages qui courait sur ses épaules.

Ils semblaient former une harmonie toute particulière. Celui de l'épaule gauche descendait bas et couvrait aussi ses côtes. Il était composé de motifs reliés à des ronces. Celui de l'épaule droit était bien plus abstrait mais tout aussi attirant. Hisméria sourit en voyant mon regard et je détournais enfin les yeux en rougissant, tandis qu'il me donnait un début d'explication.

C’est la carte de sortie pour que je ne sombre pas dans la folie de mon esprit. Avant de tout comprendre, il faudra encore être patiente Kana. Une seule personne détient la clé à ce jour.

Je hochais la tête, pourtant pas sûre d'avoir tout saisi. Il me faudra un long moment pour parvenir à saisir cet homme si étrange, pensais-je. Hisméria se glissa dans le lit et ajouta :

Tout cela n’importe pas pour ce soir, je t’en prie change toi, je vais me tourner pour que tu possèdes ton intimité. Tu as ma parole.

Je fis la moue, curieuse à présent, mais me levais plutôt pour fouiller dans mon sac. J'y découvris finalement le pyjama trop grand que mon meilleur ami m'avait donné et une tenue de rechange. Inconsciemment, j'avais pensé à tout. Quelle génie, ironisa la voix dans mon esprit. Gna gna gna.

Ne prenant même pas la peine de vérifier que le jeune homme s'était tourné, je me changeais rapidement, enfilant le pyjama bleu et blanc. Les manches tombaient toujours trop bas, le col ne cessait de glisser sur une de mes épaules et les jambes de pantalon étaient si longues que si je ne tombais pas en marchant c'était un miracle.

Revenant vers le lit, je m'y assis et retroussais les jambes de pantalon puis m'allongeais aux côtés d'Hisméria. Je sentais son bras et son épaule qui touchaient les miens et cela me troubla sans que je ne sache pourquoi. Le jeune homme sembla se rappeler de quelque chose et se releva. Intimidée, je le regardais sortir un ordinateur et taper quelque chose puis détournais le regard, rouge de confusion, lorsqu'il revint. Il m'expliqua alors sa démarche.

Ce chalet possède une fonctionnalité de camouflage, ce qui explique que la directrice n’est pas au courant de son existence. Et je me suis dit qu’il valait mieux l’activer ce soir. Et oui, je t'avais prévenu, cet endroit est pleins de ressources

Plein de ressources, effectivement ! Sans vraiment y faire attention, je pensais tout haut.

On se croirait dans un James Bond ! M'esclaffais-je.

Je souris à Hisméria et lorsqu'il fut près de moi dans le lit, je posais ma tête sur son épaule. Le silence s'installa un moment entre nous sans qu'aucun n'ait besoin de le briser. Les seuls bruits qui nous parvenaient étaient ceux de l'extérieur. Au bout d'un moment, je fermais les yeux et pris la parole :

Dis... Si tu as des questions... Je veux dire, à propos de moi ou de choses me concernant, tu peux les poser. Moi j'en ai trop en même temps pour le moment et de toute façon, les réponses viendront d'elles-même, je suppose.

Je commençais à avoir la voix plus lourde, rendue presque pâteuse par le sommeil, et il devait être tard à présent. Pourtant, je n'avais pas tellement envie de dormir. J'avais plutôt envie de parler, parler de tout, de rien, parler pour ne rien dire ou parler comme ça.

Je sentais la poitrine d'Hismeria se soulever au rythme de son souffle et son cœur qui battait, calme et puissant. Ce son me rassurait. Il m'affirmait que lui était vivant. Que j'étais vivante. J'avais peur que de nouveau, je sois assaillie par ces cauchemars que je faisais régulièrement, mais je n'en dit rien, me laissant bercer par les cognements sourds du cœur d'un homme que j'aimais.
##   Mer 15 Jan 2014 - 22:01
Anonymous
Invité

- On se croirait dans un James Bond

C’est que la demoiselle n’avait pas tort. Et encore, Kana n’avait pas tout vu. Ce n’était pas forcement le bon moment pour lui parler du sous-sol. Chaque chose en son temps. Hisméria sourit à Kana et se rapprocha de son visage. Puis l’homme prononça :

- Cet endroit n’a rien d’extraordinaire, j’aurais tant voulut te montrer mon ancien lieu de résidence. Rien à voir avec ce bricolage du dimanche.

Hisméria remarqua que le pyjama de Kana était trop grand pour elle. Il comprit rapidement que celui-ci ne l’appartenait pas.

Je me demande bien qui a pu lui en faire cadeau. Une chose est sûre cependant, c’est que le jeune adolescent avait les yeux qui brillaient en regardant la femme calme à côté de lui.

Kana l’air curieuse, reprit dans un souffle :

- Dis... Si tu as des questions... Je veux dire, à propos de moi ou de choses me concernant, tu peux les poser. Moi j'en ai trop en même temps pour le moment et de toute façon, les réponses viendront d'elles-mêmes, je suppose.

Hisméria répondis sans trop réfléchir :

- Je peux aussi répondre à tes interrogations si tu le souhaites. Ou du moins, si tu arrives à classifier tes idées.

C’est vrai que jusqu’à présent je ne m’étais pas montré très curieux. Il y a bien une question qui me trottait dans la tête jusqu’à maintenant.

Mais comment lui poser. C’est que cela était plutôt indiscret. Et puis l’adolescent n’avait pas forcement l’habitude de ce genre d’énoncé. Hisméria hésitât deux minutes puis se lança :

- J’aurais bien une question, mais tu n’es pas obligé de me répondre : As-tu déjà été amoureuse ?

L’homme se mit à rougir. Afin de cacher la réaction sensitive de sa peau, Hisméria commença à embrasser Kana dans le coup.


Ses mains se glissèrent sous son tee-shirt dans son dos, pour accentuer le phénomène de frissons. Tout en souriant, Hisméria se releva rapidement avant de prononcer :

- Ce que j’aime le contacte de ta peau…

A la fin de ses paroles, Hismé retourna aussi rapidement dans son coup. Ses mains continuèrent de se balader, jusqu’à maintenant atteindre ses épaules. Puis l’homme colla son bassin contre celui dans la femme qu’il papouillait avec amour. Les câlins se faisaient de plus en plus sensuels.

De plus en plus osés. Au bout d’un moment l’homme se demanda si Kana éprouvait le même genre d’attirance. Hisméria se mordis la lèvre et se redressa pour admirer la réaction de Kana. Il attendait avec impatience la réaction de sa compagne.  
##   Jeu 16 Jan 2014 - 19:16
Anonymous
Invité

J'avais pensé tout haut et à la vue du sourire qui apparut sur les lèvres de Hisméria - le rendant au passage encore plus irrésistible -, je me traitais d'idiote. Pourtant, il me surprit par la touche de fierté qui pointait dans ses paroles :

Cet endroit n’a rien d’extraordinaire, j’aurais tant voulut te montrer mon ancien lieu de résidence. Rien à voir avec ce bricolage du dimanche.

Je me laissais aller à imaginer à quoi l'endroit où le jeune homme avait vécu avait pu ressembler. Je voyais une maison blanche aux tuiles ocres au milieu de champs verts battus par les vents.

Un sourire fleurit à mes lèvres. Une maison qui irait parfaitement avec Hisméria, calme mais sur ses gardes, un peu perdue au milieu de nulle part. Une maison qui pourrait sembler austère au premier coup d'œil, mais dont l'intérieur serait chaleureux, avec un grand feu dans la cheminée les rudes soirs d'hivers. Une maison accueillante, qui fait sourire.

Mon sourire se fit rêveur. Mes pensées dérivèrent au gré de mon imagination qui me montraient d'autres exemples d'habitations dans lesquelles mon compagnon aurait pu habiter. Finalement, Hisméria interrompit mes rêveries :

Je peux aussi répondre à tes interrogations si tu le souhaites. Ou du moins, si tu arrives à classifier tes idées.

Doucement, je hochais la tête. Mes idées se bousculaient dans ma tête. Elles formaient un mélange impossible à démêler. Tant de questions me venaient à l'esprit, ça me faisait tourner la tête. Mon cœur battit plus vite. Les yeux fermés, je tentais de réarranger mes pensées, de calmer mon cœur. Le silence se réinstalla, mais pour peu de temps, puisque Hisméria m'interpella :

J’aurais bien une question, mais tu n’es pas obligé de me répondre : As-tu déjà été amoureuse ?

Sans pouvoir m'en empêcher, je rougis méchamment. Heureusement pour moi, la lumière était faible. Malgré tout, Hisméria dut le remarquer. J'ouvrais la bouche pour lui répondre, mais le jeune homme me prit par surprise en nichant sa tête dans mon cou, le piquant de baisers. Ses mains glissèrent sous mon pyjama, dans mon dos, me procurant des frissons agréables. Le frottement de sa peau contre la mienne... Ses mains étaient douces et chaudes. C'était agréable. Pourtant, il se redressa, un sourire aux lèvres. Ses mots me firent rougir.

Ce que j’aime le contacte de ta peau…

Il se rallongea contre moi, embrassant à nouveau mon cou. Ses mains remontèrent jusqu'à mes épaules. Ses caresses étaient douces et pleines de tendresse. Il se colla à moi et je ne pus retenir un frémissement. Les câlins se firent plus sensuels, plus osés.

Il sembla alors hésiter et se redressa pour me regarder. Je me savais rouge, mon souffle était court. Mes yeux brillaient. Je remarquais qu'il se mordait la lèvre. Me redressant à mon tour, je l'attrapais et le serrais contre moi. Mon haut trop grand glissa sur mon épaule. Là, contre lui, je murmurais :

J'ai déjà été amoureuse, oui... Mais jamais avec cette intensité. J'ai le cœur qui bat à 100 à l'heure...

Le tirant, je retombais sur le dos, entraînant Hisméria avec moi. Il était à présent au dessus de moi. Mon cœur bondissait entre mes côtes, comme prêt à sortir. Nichée contre lui, je ne pus résister. Je l'embrassais longuement et l'enlaçait, mes bras passés autours de son cou, mes mains caressant ses cheveux. Il était si gentil, si doux, si... tout. Je voulais rester avec lui, je jamais me séparer de lui, quitte à me battre.
##   Jeu 23 Jan 2014 - 21:23
Anonymous
Invité

- J'ai déjà été amoureuse, oui... Mais jamais avec cette intensité. J'ai le cœur qui bat à 100 à l'heure.

Hisméria trouva une certaine satisfaction face à ce qu’il venait d’entendre. Heureux de voir que la jeune femme se livrait entièrement à lui. Maintenant au-dessus de Kana, il profita de la situation pour mettre ses mains dans les siennes. Puis doucement colla son corps contre le siens et embrassa de nouveau la jeune femme.

Ses mots raisonnèrent en moi et s’emparèrent de tout mon corps. Des frissons montèrent jusqu’à ma nuque, et je continuais de l’embrasser.

Etant maintenant sur elle, je profitai de la situation pour mettre mes mains dans les siennes. Puis m’arrentant deux secondes, je me mis à la regarder. Ce qu’elle était belle. Cela eu pour effet accroître l’embrassement que j’éprouvais pour cette demoiselle.


Ne pouvant plus résister au désir qui s’emparait de moi, je commençai à caresser tendrement Kana, et mes mains se glissière doucement jusqu’à son bassin.  

Pendant qu’il s’occupait d’embraser la demoiselle, l’homme repensait à cette chanson qu’il avait apprise aux champs de fleurs.


Celle-ci lui donna de l’ardeur et de l’étreinte. La chanson raisonnait de plus belle dans sa tête :

« Vibre sur mon corps. Sans ne jamais t'arrêter. N'y pense même plus. Compose mon ardeur, d'un peu de ta beauté. Par le solfège tu rythmes ta sensualité. Embrasé sous le contacte de notre portée. Caresse le papier. Fait monter notre ardeur comme catalyseur. De par ta plume griffonante.


Provocante. Répand ton doux parfum. Me rendant mélomane à jeun. Mes mains sur tes hanches, accordées à ton cœur. Comme mes cordes sur ce manche. Je tire sur l'octave, comme le tocsin annonce l'heure. Cacophonie d'un métronome longtemps déréglé. A qui tu as su apporter justesse et paix à mon cœur enchaîné. Soit ma reine, rend moi grand. Délivre-moi ton palais aux reflets lunaires. Confie-moi de par ton sombre balcon ton imaginaire. Tu as tout pour me plaire.

Ta chevelure telle un flambeau, acheminera ta féminité aux badeaux. Qu'ils viennent charognards,

Exécute leur espoir. Tu m'appartiens, sans ta pensée je ne suis rien. Tes pupilles comme des noirs, nos soupirs, comme blanc. Tes lèvres élégantes, à mon contact se déposèrent. Un baiser comme harmonie claire. Martyr, esclave aux courbes de ton corps, j'épouse ton sein, comme les fou cherchent l'or. Épris de façon contrapuntique, tu es ma moitié machiavélique. Enchainé à mon désir

L'orgasme viendra nous libérer. Une étreinte, dans ton centre, je force doucement l'entre Dans cet enclave, une seule pensée. Celle d'atteindre enfin de la liberté. Transpire la souffrance que je te soulage.


Prend en toi l'inconnu, qui va faire des ravages. Agrippe-toi contre moi. Griffe, mort, crie, exprime toi. Écrivons cette symphonie nos myocardes serrés. Je te remplis d'un sentiment nouveau

Tout en restant pudique, j'éteins ta souffrance d'un baiser. Et commence l'office, celui de t'aimer »

Les derniers mots s’échappèrent à haute voix, sans que celui-ci ne s’en rendent compte :

-Et commence l'office, celui de t'aimer.

Kana au contact de ses paroles ne comprit pas le sens caché du message. Hisméria, remarquant qu’elle avait soudain un air étonné s’arrêta deux secondes et reprit :

- Tout va bien Kana ?


Dernière édition par Hisméria Altair le Ven 24 Jan 2014 - 20:55, édité 1 fois
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