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Le lac, là où naissent les couleurs nouvelles
##   Ven 24 Jan 2014 - 17:53
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Les mains de Hisméria se posèrent dans les miennes et mes doigts se serrèrent instinctivement. Mon cœur s'emballa lorsque Hisméria se colla contre moi. J'eus l'impression d'être dans des montagnes russes lorsqu'il m'embrassa. Je me laissais emporter par les sensations qui fleurissaient en moi.

Le jeune homme sembla céder à quelque chose. Encouragée, je passais mes bras autours de son cou, répondant à ses baisers. Un chaleur agréable m'envahit. Son corps contre le mien, ses mains si grandes, douces et chaudes dans les miennes, se baisers... Tout ça m'électrisait et je frémis lorsque ses mains quittèrent les miennes pour descendre sur mes hanches.

Ses caresses me faisaient frissonner de plus en plus. Je serrais mes bras autours de son cou et l'embrassais d'abord timidement, puis plus passionnément. Mon cœur semblait sur le point d'exploser, une chaleur intense gagnait mon corps.

Les mains de Hisméria remontèrent sur ma peau et mon haut de pyjama glissa à terre. Hisméria semblait s'enhardir et ses baisers se faisaient plus intenses. Je découvrais une nouvelle partie de lui, un homme aimant et doux. Je plongeais mon regard dans le sien, rendu intense par le moment. Mes yeux brillaient comme deux perles et les siens plus encore. J'y plongeais comme dans un océan. Mes mains caressèrent le haut de son dos. Sa peau était douce.

Sa voix résonna alors, presque chantante près de mon oreille :

Et commence l'office, celui de t'aimer.

Prise de court, confuse, je le repoussais doucement et observais son visage, le souffle court de l'intensité des instants qui passaient. Hisméria sembla surprendre mon regard à mi chemin entre la tendresse et l'incompréhension. Il eut l'air surpris et inquiet.

Tout va bien Kana ?

Sa voix prononçant mon nom me fit frémir à nouveau. De plus en plus confuse, je lui lançais un regard hésitant. Il semblait ne pas avoir eu conscience d'avoir prononcé ces paroles étranges. Je me mordis la lèvre durement. Un goût de sang envahit ma bouche. J'avais dû me mordre trop fort. Voice semblait s'être absentée et j'en étais heureuse. Je me sentais mieux. Je finis par secouer la tête, décidée à ne pas briser le moment.

Non, rien... Ah si ! Tu sais quoi ?

Je marquais une pause avec un sourire. Le goût du sang était toujours là, mais je l'ignorais. Hisméria sembla déstabilisé par le changement de ton. Mon sourire s'accentua, taquin. Je l'attrapais et l'enlaçais contre moi, inversant les positions. À présent allongée contre lui, je posais un baiser rapide sur ses lèvres.

Je t'aime, murmurais-je doucement à son oreille, très trèèès fort.

Je ris un peu puis l'embrassais dans le cou. Ses paroles résonnaient dans mon esprit de sa voix grave et chantante, comme un fard elles éclairaient mon esprit et me procuraient une joie félicitée et lumineuse. Les yeux brillants, un sourire à la fois doux, aimant et un peu rêveur apparut sur mes lèvres.

Le visage niché dans son cou, ses cheveux me chatouillaient le front. Les miens, toujours emmêlés par le séchage express à la serviette, tombaient dans mon dos jusqu'à mes fesses. Il serait temps que je les coupe, pensais-je.
##   Ven 24 Jan 2014 - 21:24
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De cet air surpris, Kana répondit tendrement à ma question :

- Non, rien... Ah si ! Tu sais quoi ?

Celle-ci avait l’air perdu dans ses pensées, comme si la demoiselle éprouvait le besoin de me dire quelque chose. Alors tendrement, la jeune femme glissa ses lèvres jusqu’à mon oreille et me murmura :

- Je t’aime […] très trèèès fort.

Je ne savais pas quoi répondre, paralyser par ses mots si lourd de conséquence, mais emplissant mon cœur de légèreté et d’allégresse. J’étais juste bien.

Ressaisit toi Hismé ! Si tu ne lui réponds pas, Kana va finir par croire que ce n’est pas réciproque. Mais en même temps comment lui dire. Je n’ai pas prononcé de tel sacrement depuis bien longtemps.

C’est comme si j’avais peur qu’ils sortent. Non pas que ça sonne faux loin de là. Ou même qu’il ne soit pas penser, mais ce ne sont pas des choses qu’on ne prononce pas à la légère.

Pour avoir vu le désastre que peut produire l’amour sur un myocarde, je ne peux prendre un tel risque. Qui plus est, je ne voudrais pas faire souffrir la demoiselle, je l’aime beaucoup trop.

Et puis S.N.E pourrait retourner à la situation à son avantage. Qu’est-ce que je viens de penser la ? Serais-je tombé amoureux ? Non c’est impossible…

Deux secondes s’écoulèrent, mais cela parut une éternité pour la demoiselle. Oh et puis tant pis, i faut que je lui dise. Hisméria d’une voix douce et sûr de lui répondis simplement :

- Je t’aime aussi Kana.

Hisméria effectua une courte pause, soupira, et repris :

- Ça fait du bien de te le dire.

Tiens c’est étrange, on dirait que la jeune femme observe sa chevelure. Ses longs cheveux noirs descendant jusqu’au bas de son dos avaient vraiment le pouvoir de rendre Hisméria complètement accroc à chacune des courbes du corps de la demoiselle. En y repensant, je crois que c’est la première chose que j’ai remarqué en apercevant Kana.

M’essayant à un sourire, je remarquai que la jeune femme se mordillait la lèvre. Ce qui eut pour effet de m’attirer. Le désir que j’éprouve pour elle devient insoutenable

Je ne résistai pas plus longtemps, c’est comme si mon corps ne pouvait plus se retenir. Alors en retenant mon souffle j’ôtai le tee shirt de Kana.

Découvrant pour la première fois son corps chaud et à moitié nu. Mes mains remontèrent tout doucement jusqu’à son torse. Et je pouvais d’ici les frissons se propager sur mes bras.

Je soupirai très fortement et commença à la caresser sensuellement. Mes mains continuèrent à se déplacer sur le corps féminin de la jeune femme, attend avec impatience qu'elle réagisse à mes câlins...
##   Dim 26 Jan 2014 - 14:40
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Hisméria sembla se figer. Il me faisait l'impression d'une statue de granit tout à coup. Je pensais pourtant ne pas avoir été trop brusque... Il sembla réfléchir, hésiter. Je retins ma respiration.Ça ne dura que quelques secondes mais elles me parurent les plus longues de ma vie.

Je savais pourquoi il hésitait. Il devait penser à S.N.E, à la flèche qui était passée si près de nous sur le balcon tout à l'heure. Une étincelle de contrariété passa dans mon expression. Je pensais pourtant lui avoir dit de ne pas s'en faire. Non d'un chien, j'ai quand même réussi à tenir tête à un Master ! Pas très longtemps, certes, mais quand même. Et puis, je maîtrisais mes pouvoirs. Les Tonnerres avaient en plus comme caractéristiques des réflexes rapides.

Alors j'étais sûre de pouvoir lui tenir tête. Même s'il était son frère. J'espérais simplement que Hisméria et S.N.E ne partageaient pas trop de points communs physiques. Finalement, le jeune homme prit la parole, me surprenant par son ton à la fois doux et décidé.

Je t’aime aussi Kana.

Un sourire fleurit sur mes lèvres et je respirais à nouveau. Il soupira.

Ça fait du bien de te le dire.

Je ne pus m'empêcher de rire. Il semblait que Hisméria n'avait pas prononcé ces mots depuis bien longtemps. Ils me firent l'effet d'un baume apaisant. Je me blottis contre lui, et un soupire de bien-être m'échappa.

J'étais à présent contre lui, en débardeur et bas de pyjama. Je regardais son visage à la dérobée. Ses lèvres dessinèrent un sourire un peu maladroit. Je me mordillais à nouveau la lèvre. Je sondais discrètement son cœur. Il semblait résister à quelque chose, une émotion qui m'était inconnue. Puissante et encore obscure pour moi.

Puis il céda. Ses mains glissèrent sur moi, provoquant des frissons sur ma peau. Mon débardeur alla rejoindre mon haut de pyjama au pied du lit. Ses mains caressèrent ma peau, remontant le long de mon corps, provoquant des frissons agréables sous ma peau, jusque dans mon cœur.

Hisméria poussa un soupire et ses caresses se firent plus chaleureuses. Les sentiments que j'éprouvais pour lui resurgirent et je ne les retins plus. J'enlaçais, le souffle court, tendrement. Mes lèvres trouvèrent les siennes dans une communion puissante. Son odeur m'envahit et m'enivra. Je fermais les yeux et me laissais aller.
##   Dim 26 Jan 2014 - 16:00
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Kana était maintenant torse nu et son débardeur avait maintenant rejoint le haut de son pyjama au pied du lit. A vrai dire, la jeune femme se libéra, laissant place à toute l’affection qu’elle avait pour Hisméria.

C’était plus qu’agréable de voir la demoiselle se sentir bien et calme face aux désirs grandissant l’un pour l’autre.

La jeune femme ferma les yeux et passa les bras autour de mon cou. Ses baisers dévernirent si puissant que mon cœur tout entier céda sous le poids de son affection. Mes mains affolées arrivèrent maintenant au niveau de sa poitrine et je commençai à la caresser de manière embrasé.

Hisméria n’imaginait même pas arrêter d’embrasser la demoiselle une seconde. Comment le pourrait-il ?

C’était là, la plus belle personne que l’homme avait connu depuis bien des années. Une chose est sûre, il ferait tout pour ne pas la perdre, et ceux, même si son passé le poursuivait encore à l’heure d’aujourd’hui.

L’attraction que le jeune homme avait pour Kana était devenue trop grande. Celui laissa parler son corps tout entier, voilà que son bassin effectuait maintenant de léger va et viens contre celui de Kana.

Hisméria arrêta d’embrasser Kana pour se jeter dans son coup et continuait les papouilles de nouveau. Puis ses baisers descendirent encore plus bas, ses bagues argentées légèrement froide donnèrent de légers frissons agréables à Kana. Voilà que maintenant, ses lèvres retrouvèrent maintenant au même niveau que ses mains.

Voilà maintenant que l’homme glissa ses doigts jusqu’au niveau des hanches de Kana comme pour accompagner le mouvement qu’ils étaient en train de prodiguer. De plus en plus puissant, de plus en plus marqué.

Hisméria relâcha un léger soupir comme pour marquer qu’il ne pouvait plus faire marche en arrière. Ses mains se glissières sous le bas de pyjama de Kana. On pouvait sur lire sur mon visage un certain embrassement, mais les hormones de l’homme était beaucoup trop présente pour faire marche arrière. Et puis à vrai dire il n’en avait pas envie.

Un rayon de lune transperçait tendrement la pièce donnant un air mystique à la scène. Le calme au loin permis aux deux compagnons de se focaliser uniquement sur leur sensations et ressentit. Les petits soupirs de la demoiselle étaient parfaitement orchestrés par ceux du jeune homme.

Hisméria se mit à rougir, puis à se mordre les lèvres, tendrement il laissa descendre ses mains comme pour permettre au  bas de pyjama de s’échapper lui aussi. Au final celui-ci rejoignit le reste des vêtements de Kana.

L’homme s’arrêta deux secondes puis remarqua quelque chose d’intéressant. Celui-ci se mit à réfléchir puis  à sourire et prononça :

- Nous ne sommes pas du tout à égalité, tachons de remédier à ça.

Après avoir prononcé ses quelques mots, l’homme enleva sa longue chemise noire qui alla rejoindre le reste des habits au sol. Hisméria repris l’air joueur :

- C’est mieux ainsi non ?

Avant que Kana n’ait le temps de répondre, le jeune adolescent avait repris la femme dans ses bras et ne voulait plus la lâcher. Les mouvements de bassins reprirent de plus belle.

Soudain Kana se redressa, que pouvait-elle bien prévoir ?  
##   Dim 26 Jan 2014 - 17:56
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Je sentis le cœur d'Hisméria céder et à la manière d'un barrage qui s'effondre sous la force de l'eau libérée. Une vague de sentiments m'envahit en même temps que les caresses de mon compagnon se faisaient plus insistantes, plus sensuelles. Ses mains remontèrent à ma poitrine, tandis qu'il m'embrassait toujours plus intensément.

Mon cœur battait fort, j'avais le souffle court et les joues rouges, mes mains tremblaient légèrement. Petit à petit, la symbiose devint plus forte, le désir aussi. Les hanches du jeune homme se mirent à bouger contre les miennes dans des va et viens timides. Ses bagues froides me faisaient encore plus frissonner, agréables néanmoins. Elle semblaient soulager la chaleur qui montait en moi à chacun de ses baisers.

Les baisers d'Hisméria descendirent au creux de mon cou, me faisant frémir, puis de plus en plus bas, à la même hauteur que ses mains. Celles-ci descendirent alors à mes hanches, me surprenant légèrement.

Mes mains glissèrent dans son dos, sentant le tissu sous mes doigts qui se fermèrent instinctivement dessus. Ses va et viens étaient de plus en plus marqués, et plus il était entreprenant, plus mon esprit s'embrumait.

Des soupirs m'échappaient de temps à autre, en accord avec ceux du jeune homme.Ses doigts glissèrent doucement sous mon pyjama, me faisant frissonner à nouveau. Mes joues s'enflammèrent. Le bas de mon pyjama alla rejoindre mes autres vêtements. Hisméria se redressa alors et parut réfléchir. Un sourire apparut sur son visage et je fus perdue.

Il dit quelques mots que mon cerveau embrumé ne retint pas puis enleva sa chemise, dévoilant à nouveau ses tatouages. Ceux-ci avaient la caractéristique de me troubler, sans que je sache pourquoi. Puis il dit à nouveau quelque chose avant de me prendre dans ses bras. Ses mouvements de bassin reprirent, plus intenses.

Je me sentis fondre, quelque chose pourtant me remit légèrement sur mes gardes.Mes yeux se rouvrirent un instant, je retins ma respiration, les prunelles brillantes. Un drôle de présence, loin d'ici, mais que je n'avais jamais sentie auparavant. Mon esprit jeta ça dans un coin de mon cerveau et je l'oubliais. Au diable tout ça, surveiller, je le ferais plus tard.

Je me redressais, presque assise et plongeais mon regard dans celui de Hisméria. Puis, ne résistant plus je l'attirais à moi, m'adossant aux oreillers. Mes mains caressèrent son dos et mes baisers descendirent dans son cou. Sa peau si douce, son odeur si particulière, j'en étais plus que folle.

Je ne résistais plus, il me semblait que toute résistance serait vaine. Je mordillais l'oreille de mon compagnon, joueuse. Je ne le laisserais pas partir. Je me battrais à ses côtés et le protégerais, même si ça paraissais désuet, mais pour le moment, une nuit pleine de promesses s'offrait à nous.
##   Ven 31 Jan 2014 - 20:21
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Kana me tira tendrement contre elle, adossé contre le mur, la jeune femme avait l’air joueuse et ce n’étais pas pour déplaire Hisméria. Décidé à riposter, le jeune homme se mis à mordiller tendrement la demoiselle, comme pour marquer sa preuve d’affection.

Celle-ci souriante se remis à se mordre la lèvre. Sa peau maintenant toute contre la sienne, cela eu pour effet de la réchauffer Si bien qu’Hisméria ne put s’empêcher de l’embrasser de nouveau.

L’homme se mis à rougir, réalisant ce qu’il était en train de prévoir. Cependant, celui-ci ne pouvait plus résister au désir grandissant en lui. Comprenant que ce surplus d’hormones étaient partagés, Hisméria regarda Kana droit dans les yeux : ce qu’elle était belle, il décida donc d’aller encore plus loin.

Dans un soupir, l’homme prononça :

- Tu es prête ?

Comment allez bien pouvoir réagir Kana, cela, l’adolescent n’allait plus tarder à le découvrir. Ne pouvant plus résister au désir, je m’attaquai au dernier vêtement qui rester sur la jeune femme.

Celle-ci ne semblait pas apeurer, mais pas non plus rassurer. Le contacte de sa peau me rendais dingue, affolant la totalité de mes sens, mes mains continuèrent de se balader sur le corps de la demoiselle maintenant entièrement dévêtu.

Les mouvements de plus en plus prononçait semblait maintenant s’harmoniser pour ne former qu’une seule et unique onde. De la chaleur en grande quantité s’émana des deux corps unis. La jeune femme semblait apaiser et ferma tendrement les yeux.

La dépression creusée par nos corps dans la soie des draps était comme un nid accueillant. Son souffle chaud chatouillait la peau de mon cou et je me pris à rire. J’aimais cette intimité.

Conscient que la magie de l’instant ne durerait qu’une fois et que je ne le retrouverai plus jamais, j’attachai autant d’importance aux mouvements de nos corps, à l’odeur de la peau, à son regard, à la position de ses bras, aux frottements de nos jambes, à ses lèvres près des miennes, aux grains de poussière qui voletaient dans la lumière et aux bruits de la nuit, au palais qui semblait si vivant, à toutes les choses qui retenaient leur souffle dans ce moment que j’emplissais de poésie.

Nous étions maintenant tendus vers cet acte qui devait s’accomplir, une cathédrale de plaisir que l’on érigerait par la gymnastique de nos corps.

Loin d’en être à ce génie d’exécution et pour cette expérience inédite, je ne faisais que découvrir encore ce que l’union de deux corps pouvait composer de figures, comment l’association des chairs en mouvement, du frottement des peaux, du mélange des parfums, jouaient une mélodie voluptueuse et lancinante.

Hisméria caressa d’une main le sein découvert de Kana, tandis que Kana se plaqua contre lui dans une étreinte empressée ; son membre tendu crevait l’étoffe, son souffle court faisait naître une chaleur dangereuse

Hisméria dans un chuchotement prononça :

- Et bien qu’attends-tu ?  
##   Ven 31 Jan 2014 - 21:59
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Les avances d'Hisméria s'étaient faites de plus en plus audacieuses au cours de la soirée et il devait être tard dans la nuit à présent. Le désir montait en nous. Je ne savais pas ce qui m'avait poussée dans les bras de cet homme. Un image apparut dans mon esprit embrumé par nos ébats. Le première fois que je l'avais vu. Au lac. Il m'avait semblé voir un elfe ou quelque créature surgit de mon esprit. Je me rendis compte qu'il avait fait battre mon cœur dès que je l'avais vu.

Des lèvres douces contre les miennes me ramenèrent à la réalité. Sa peau frottant contre la mienne me fit frémir. Une sorte de courant, presque électrique, traversa mon corps. Dans un soupir, la voix d'Hisméria me parvint de tout près.

Tu es prête ?

Mon cœur accéléra la cadence. Sur le moment, il me sembla comme un loup face à un mouton. Un instant, je détournais le regard. Le rayon de lune glissa sur nous, provoquant des reflets dans les cheveux du jeune homme. Il semblait tout à coup plus doux et je me calmais tout de suite. J'avais sûrement halluciné. Je hochais la tête pour répondre à sa question.

Un instant, le visage de mon meilleur ami se superposa à celui d'Hisméria. Je sentais ses mains sur moi, me faisant frémir. Néanmoins, la vision de mon ami, quoique floue et furtive, parvint à éclaircir mon esprit un instant. La présence que j'avais sentie précédemment était toujours là, loin d'ici, mais là.

Ça ne dura que quelques instants, et Hisméria ne sembla pas le remarquer. S'il le remarqua, il n'en fit pas signe. Ses caresses se firent plus hâtives, plus ardentes. La chaleur de nos corps enlacés replongea mon esprit dans une brume tiède et agréable.

Nos mouvements s’unifiaient pour ne former qu'un seul mouvement, symbiose parfaite entre nous. Une réplique théâtrale me revint en mémoire :

"[...] Le monde n'est qu'un égout où les phoques le plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange.

Mais il y a en ce monde une chose sainte et sublime. C'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux.

On est souvent trompé en amour, souvent blessé, souvent malheureux ; mais on aime.


[...]On se dit : J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelque fois, mais j'ai aimé.

La dernière phrase m'échappa :

"C'est moi qui ai vécu et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui."

Un rire chaud et grave retentit au creux de mon oreille. Surprise, je rouvris les yeux. Le rire d'Hisméria était tout comme lui, chaud, accueillant, et j'en tombais instantanément folle amoureuse.

Je tentais de garder en mémoire chaque moments de cette nuit incroyable. La main d'Hisméria me frôla à nouveau, un frisson parcourut mon corps. Soudain il me prit dans ses bras. Une étreinte chaude, intense, si puissante que j'en eus le souffle coupé un instant. Ses lèvres tout près de mon oreille, il murmura :

Et bien qu’attends-tu ?  

Je me rendis compte que j'avais les mains qui tremblaient dans son dos. Je priais pour qu'il ne le sente pas. Je n'avais pas peur, n'étais pas fatiguée. Pourtant mes mains tremblaient. Lentement, elles glissèrent de plus en plus bas et le reste des vêtements d'Hisméria rejoignirent les miens au pied du lit.

Je jetais un regard à mon compagnon. Il avait les cheveux en bataille, un sourire flou et rêveur aux lèvres, une moue adorable. Ses joues étaient rosies par l'intensité de la nuit et ses yeux brillaient comme deux joyaux clairs. Ne résistant plus, je l'enlaçais et l'embrassais passionnément.
##   Dim 2 Fév 2014 - 15:23
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Nous étions sur là, collé l’un contre l’autre, si bien qu’on presque dit que la courbe lunaire dansait, si blanche et peu farouche, dont nos corps unis prenaient sous la lumière des formes d’hologrammes gesticulant et occupés à se bien satisfaire.

Des souffles murmurés qui sortaient de nos bouches, de beaux propos osés et des corps qui se touchent, qui s’épousent, s’unissent, se retiennent soudés.

Nos âmes transcrivant tous les désirs cachés, Kana se mis à prononcer un poème qui ne m’étais pas inconnu :

- C'est moi qui ai vécu et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.

Mon cœur embrumé ne sus quoi répondre. Et puis, il y avait ces senteurs aux allures cristallines, ajoutant une touche nocturne au moment. Nos langues se mêlaient, chaudes, étrangement parfumées, se liant à l’intimité de l’autre.

Que des chants qu’accompagnent nos petits cris étouffés. Nos corps bouillonnants sous la clarté lunaire : Agonies et silences, s’aimer, s’aimer, s’aimer à coups d’impatiences et de débordements !

Hisméria dans un soupir prononça :

- Je t’appartiens, n’ai pas peur.

Alors, nos corps roulaient pareils à des pierres que l’on aurait lancées à la face de la terre. Une morsure de dents à la base d’un cou. Et puis ce fut le moment tant attendu :

Je te sens te frotter contre moi pour faire montrer le plaisir et je sens tes seins contre mon torse. Je t'embrasse d'un baiser qui donne chaud.

Je pose mes mains sur ton corps et caresse tes reins pour te faire frissonner de désir Je dépose mes lèvres sur ta peau et t'embrasse le ventre. Je remonte et j'embrasse tes seins qui frissonnent, je ressens tes coups de bassins et tes muscles qui se contractent.

Pendant que nos lèvres fusionnent avec passion, je fais glisser ma main pour venir caresser ce que tu as de plus intime. J'entends ta respiration qui est en rythme avec mes doigts, tu gémis de plaisir sous mes caresses, et cela me donne envie de t'arracher le peu de vêtements qu'il te reste et pouvoir découvrir ton corps nu qui s'offre au mien. Puis c'est à ton tour de me rendre ce plaisir.

Mon souffle essoufflé remplace le tien, mes lèvres se posent dans ton cou pour te faire vibrer autant que je le suis. Tes mains me ravissent comme jamais. Tu m'embrasse passionnant le bas ventre avant de remonter pour atteindre mes lèvres.

De nouveaux, les échanges reprenaient, osmose des peaux et des chairs, brûlantes, vapeurs, cris et appels, gesticulations, positions démentielles, deux  corps toujours liés aux reins couleur de lune qui doucement glissait ouvrant des fleurs si belles n’attendant qu’une tige qui vint les pénétrer.


Mouvements perpétuels, débauches éhontées, signe d’une pudeur perdu pour laisser place un amour charnelle partagé.

Enfin, tu t'allonges à côté de moi, le rythmes cardiaques ralentissent,  Kana s’endormis.
Mais soudain de grand bruit métallique la réveilla. La journée venait tout juste de livrer ses premiers rayons.

D’où cela pouvait venir ? La jeune femme sursauta : Hisméria n’était plus à ses côtés, une chose est sur ce bruit d’acier ne lui était pas inconnu….
##   Dim 2 Fév 2014 - 17:11
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La nuit passa à toute vitesse, pleine de sensualité et d'ardeur. De baisers, de frissons, de puissance. Nos cœurs avaient battu au même rythme, nos corps avaient bougé en harmonie.
Les deux êtres distincts s'étaient mêlés dans un souffle en un seul être, tendrement puissant, vibrant et frémissant comme un cœur chaud.

Tout avait paru se flouter à la lumière de la lune, qui nous faisait comme un voile, des ailes féeriques, toute de lumière et de nervures fragiles. Les sensations s'étaient incrustées en moi comme autant de mélodies, douces ou énergiques. La douceur de ses caresses, le velouté de nos peaux l'une contre l'autre, nos étreintes... Des sentiments plus précieux que le plus pur des diamants, des sensations plus attractives que l'or lui-même.

Soudain, il me sembla qu'une immense vague de plumes douces me portait. Des bras m'entourèrent. Je m'attendais à voir Hisméria, mais le visage flou qui apparut n'était pas le sien.

Me mère adoptive me sourit. Je devais faire un rêve, mais je n'arrivais pas à me rappeler quand je m'étais endormie. D'autres bras vinrent m'entourer et le visage de mon père apparut à côté de celui de ma mère. Puis une troisième étreinte s'ajouta aux deux autres et ce fut mon ami qui sourit.

Le visage de mon père adoptif de flouta alors et un visage masculin aux cheveux noirs et aux yeux violets se superposa au sien. Il ouvrit la bouche, comme pour parler... Un bruit métallique sortit des lèvres de l'inconnu.

Je me redressais dans le lit. J'étais de retour dans la cabane d'Hisméria. Frottant mes yeux je regardais à côté de moi, m'attendant à y trouver mon compagnon endormi. Rien ne laissait voir qu'il avait jamais été là. Je tâtais la place vide à les côtés, sentant les draps encore tièdes. Hisméria venait tout juste de partir.

Tout à fait réveillée à présent, je sautais hors du lit et m'habillais rapidement, t-shirt long à manche courte bleu nuit et short court noir. Enfilant mes chaussures à la va-vite, je remarquais la trappe d'entrée ouverte. Je souris. J'allais le surprendre en l'attaquant gentiment par derrière !

Je sortis donc à la lumière du jour. Celle-ci, trop vive pour moi, m'éblouit, si bien que je dévalais la colline en courant au lieu de marcher. N'y voyant toujours pas grand chose, je rentrais dans quelque chose. Cillant plusieurs fois puis levant les yeux, je reconnus Hisméria. Il s'était arrêté comme face à quelque chose. J'amorçais un mouvement pour me placer à côté du jeune homme, curieuse. Que faisait-il là ?
##   Lun 3 Fév 2014 - 21:33
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Ce que découvrit Kana pouvait s’apparenter à une scène qui la laissa sans voix. A l’ instant où la demoiselle avait rejoint le bas de la colline, celle-ci reconnut le bruit métallique qu’elle avait identifié au part avant.

Le son frappait les molécules d’airs, fendant le vent, pour terminer sa course par un impact violent et destructeur.

Aucun doute possible, cela était le timbre creux et raisonnant d’un acte de défense. Hisméria le Wakizachi à la main recula de deux pas comme pour parer une attaque venant violement de face. De justesse, il avait évité de se faire entailler le bras.

En face de l’adolescent se trouvait un homme muni d’un long manteau ressemblant étrangement à celui d’Hisméria. Kana ne put s’empêcher de le scruter de bas en haut :

Son visage était fins, les cheveux longs bien soignés avec certains reflets ténébreux. Toujours impeccablement coiffés, ceux-ci était raide et ternes.

On devinait des iris noirs comme de la cendre, même si ses sils longs étaient cachés par des grandes lunettes noires. Un nez droit une petite bouche avec des lèvres fines. Ce qui choqua la jeune femme était sa peau très blanche, voir presque mate, cela lui donnait un air glaciale et agressif.

Au niveau de sa corpulence, l’homme avait l’air sportif et grand. Pas de signe distinctif si ce n’est des cicatrices sur les bras. De qui pouvait-il bien s’agir ?

Au bout de quelques instants, Kana compris, cette ressemblance d’uniforme n’était en rien anodine. Le signe qu’il portait tous les deux, cette façon de se déplacer commune. Se pourrait-il que ? Non c’est impossible !

Comment aurait-il fait pour le retrouver aussi vite ? Kana se concentra et remarqua un détail des plus intéressant : il y avait cet écusson sur son épaule. Le même que celui d’Hisméria, au détail prêt que les initiales n’était pas les mêmes.


De loin, Kana reconnut deux lettres : « E.L » Au moins, ce n’était pas S.N.E. Bien qu’à moitié rassuré, la jeune femme n’en fut pas pour autant des plus intrigué.

La demoiselle voyait d’ici que cela fasse plusieurs heures que les deux hommes se battaient. Et pourtant ni l’un ni l’autre ne semblait avoir l’avantage. L’adversaire d’Hisméria se battait avec une grande lance en forme de triton.

Voilà maintenant plusieurs secondes, que les deux hommes se fixèrent sans bouger, comme pour étudier le point faible de son adversaire.

Décidé d’agir pour aider Hisméria, Kana se prépara, tout en se concentrant. Essoufflé et en reconnaissant la présence de sa bien aimé Hisméria s’empressa de s’écrier d’une voie forte :

- Ne t’approche pas il est dangereux ! Ne cherche même pas à agir !

A peine il avait prononcé ses mots que le combat fit rage de plus belle. Les coups s'enchainèrent. Aucun des deux adversaires ne réussir à se démarquer. Exécutant parfaitement réciproquement attaque et défense.

Au bout de quelques instants, un drôle de phénomène se produit, le vent se levant, entraina avec lui une libération de diverses particules.

Des éclats de sable s’envolèrent au loin dressant un grand nuage de fumée rendant les mouvements impossible. Hisméria profita de ce moment pour se glisser dans la pénombre, s’écriant de nouveau :

- Lust, si tu continues je vais devoir te tuer toi aussi !
##   Mar 4 Fév 2014 - 19:26
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Je me postais à côté d'Hisméria et identifiais immédiatement le bruit métallique qui m'avait tirée de mes songes. En effet, la première chose que je vis chez l'homme en face de moi fut son arme. C'était une étrange lance se divisant en trois à son extrémité, comme un trident.

Hisméria, son sabre court à la main venait d'esquiver une attaque rapide. L'homme en face de nous... Il portait un long manteau, ressemblant à celui d'Hisméria. Jetant un coup d'œil, je remarquais qu'Hisméria portait le sien. Sérieusement... Comment peut-on se battre avec des manteaux aussi longs ? Râla Voice, de retour. Je secouais la tête et me concentrais pour détailler l'homme en face.

Son visage était fin, avec des traits racés. Un petit nez et une bouche bien dessinée, des pommettes hautes et des yeux que je devinais anthracite, ou quelque gris dans ce genre. Des lunettes aux verres noirs cachaient néanmoins des yeux. Les cheveux de l'homme étaient longs, ce qui est plutôt rare chez un homme, quoique Camus et Amadeus les portent longs aussi.

Ce qui me laissa un instant surprise fut sa peau. Celle-ci était extrêmement pale, à un point tel que je me demandais si cette personne allait bien. Comme en accord avec son apparence ténébreuse, et louche, ajouta Voice, l'aura qui se dégageait de cet homme était malsaine, agressive et noire d'une sorte de haine.

Un éclat de lumière réfléchie sur du métal attira mon attention. Ce reflet provenait d'un écusson sur l'épaule de l'homme. Les initiales E.L y étaient gravées. Je me détendis légèrement. Ce n'était pas S.N.E. Je redoutais la confrontation entre les deux frères. Hisméria était toujours près de moi. Entendant son souffle précipité, je devinais qu'ils se battaient depuis un moment. Instantanément, je m'en voulus de ne pas m'être réveillée.

Je devais me rattraper. Baissant mon centre de gravité, je me préparais au combat. Mon visage changea, ma respiration se fit plus profonde, une expression froide et concentrée se plaqua sur mes traits. La concentration était de mise, car n'ayant pas d'arme, je devrais faire attention aux lames. La voix d'Hisméria retentit dans l'espace :

Ne t’approche pas il est dangereux ! Ne cherche même pas à agir !

Je chassais l'agacement qui me prit à ses mots. Il pensait bien faire, voulait me protéger, mais je le lui avait dit. J'étais plus forte qu'il ne le pensais. Et j'allais le lui prouver. Mes yeux changèrent de couleur, passant du parme au doré. Des fourmis légères parcoururent mon corps et l'électricité afflua. On dirait Pikachu ! Railla Voice. Je l'ignorais.

L'éclat de voix de mon compagnon avait provoqué un nouvel affrontement. Les deux hommes semblaient exécuter une danse mortelle parfaitement apprise, mais je savais qu'il n'en était rien. Néanmoins, je ne pouvais pas agir, de peur de toucher Hisméria.

Soudain, le vent se leva de façon imprévue et un tourbillon de sable et de poussière nous entoura. Je ne devinais plus les formes des deux combattants, mais la voix d'Hisméria me parvint, plus loin à droite :

Lust, si tu continues je vais devoir te tuer toi aussi !

Lust... "Luxure" en anglais. C'est ainsi que se nommait notre adversaire. Je m'imprimais de l'essence d'Hisméria et de celle de "Lust". Je voulais pouvoir les différencier même si je ne pouvais pas les voir. Lust se trouvait à quelques pas de là. Je sentis soudain une hésitation dans son essence.

Faisant un pas en avant, j'attrapais la partie métallique de son arme et y fit passer un courant électrique. J'eus une pensée rapide pour Aaron qui m'avait entraînée à se façon. Une exclamation douloureusement surprise échappa à l'homme. Je m'empressais de m'écarter d'un bond, me retrouvant tout près de mon bien-aimé. Je pouvais voir sa silhouette à mes côtés. Je ne me gênais pas pour râler :

Apparemment, ce n'est pas le moment, mais je te jure que quand ce sera terminé, je vais te passer un de ces savons, Hisméria Altair ! - je soupirais - Mais pour le moment, laisse-moi t'aider. Tu n'auras pas à te préoccuper de moi, promis, je ne serais pas un fardeau. Je peux me battre.

Je touchais rapidement la main du jeune homme, lui envoyant une vague de calme et d'affection. Je voulais qu'il sache que j'étais ici pour l'aider, non pour le regarder se battre.
##   Sam 8 Fév 2014 - 18:25
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- Apparemment, ce n'est pas le moment, mais je te jure que quand ce sera terminé, je vais te passer un de ces savons, Hisméria Altair ! Mais pour le moment, laisse-moi t'aider. Tu n'auras pas à te préoccuper de moi, promis, je ne serais pas un fardeau. Je peux me battre.

Avec un cri de guerre, Lust tenta d’embrocher Hisméria. Au moment où la lame fendit l’air, il s’écarta d’un bond, se saisit du poignet de l’insurgé avant de lui asséner un coup au visage. Son bras s’enroula autour de celui de Lust ; d’un violent mouvement de pivot, il le déséquilibre. Hisméria profita de son déséquilibre et le projeta au sol, sans desserrer sa prise sur la main enserrant le poignard. D’un geste sec, il lui tordit le poignet. Un cri accompagna le craquement sonore.

Hisméria se retourna et eu à peine le temps de prononcer les mots suivant à Kana :

- Ne sous estimes pas Lust, il est plus fort que tu ne le crois. Et puis […]

D’un battement de cil Lust leur jaillirent dessus, Hisméria n’eut à peine le temps de pousser Kana le plus loin qu’il put. Ils tombèrent et se roulèrent par terre. Hismé se débattit avec lui et réussi enfin à l’éjecter de lui Une lumière grise illumina la main de Lust. C’était comme si celui-ci avait réussi à canaliser l’énergie de Kana.

Une fois dispersée celle-ci se dispersa autour de son arme. Dans un grand cri de guerre Lust abattit son arme sur Hisméria. L’écho du choc résonna dans toute la vallée. Hisméria ne s’attendait pas à une telle puissance, son coup vint se répercuter dans tout son corps, il fit trois pas en arrière pour reprendre ses appuis.

Etait-ce la fin ? Hisméria ne put s’empêcher de fermer les yeux, il savait par-dessus toute chose que Lust allait de nouveau attaquer, et qu’il ne pourrait contenir bien longtemps la puissance de son arme. De nouveau un grand bruit sourd retenti

D’un coup d’un œil Hisméria examina l’objet qui avait fait résistance au coup de notre ennemi. Il vit devant son adversaire Kana qui lui tenait tête.

Lust se mit à rire d’un air hautain et s’exclama :

- Cette demoiselle est donc ton espèce de bouclier qui t’as protégé, je vais le détruire en un rien de temps !  


L’homme se précipita vers son ennemie et d’un grand moulinet du bras il assomma la jeune femme d’une puissante attaque qui aurait coupé n’importe quelle maison en deux mais Kana lui résista. Elle fléchit légèrement les genoux. D’un souffle court elle prépara sa contrattaque mais soudain surgit de deux mètres plus loin, Hisméria s’interposa entre les deux ennemies.

Lust reprit :

- Tu n’as pas changé Altair, mais ce coup-ci ne crois pas que le pacte  te sauvera, S.N.E a été clair !


De quoi pouvez bien parler l’homme ? Kana fut terrifié en entendant les propos de son adversaire.

D’une extrême rapidité Lust dégagea Hisméria d’un direct du gauche enveloppée d’énergie pur. Hisméria tomba lourdement par terre quelque mètre plus loin mais coriace il se releva dans la foulée. Il se remit en garde. Une goutte de sang s’échappa légèrement de sa mâchoire, le jeune adolescent l’essuya avant de reprendre.

- Si tu touches à Kana, même S.N.E ne pourra plus rien pour toi pauvre fou.
##   Lun 10 Fév 2014 - 18:37
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Juste après que j'aie promis de passer un savon à mon compagnon, Lust poussa un cri et se jeta sur Hisméria. Un combat au corps à corps s'ensuivit et Hisméria envoya bouler Lust d'une prise. Impitoyable, le jeune homme tordit le poignet de Lust. Un craquement sonore se produisit et l'homme poussa un cri. Je frissonnais. Malgré mon bon vouloir et malgré que je sache qu'il était un ennemi, je rechignais à le blesser réellement. C'est pourquoi mon attaque électrique avait été si peu douloureuse. Enfin, c'est ce que je pensais. J'allais vite déchanter. J'entendis Hisméria me parler.

Ne sous estimes pas Lust, il est plus fort que tu ne le crois. Et puis […]

Il n'eut même pas le temps de terminer. Comme un diable noir, Lust jaillit et nous attaqua. Quelque chose me poussa. Hisméria. Blessée par son manque de confiance en moi, je n'avais pas réagit lorsque Lust avait attaqué et il m'avait poussée loin de lui, encaissant l'attaque. Les deux hommes roulèrent dans la poussière. Je me ressaisis et m'approchais.

Jaillissant sur ses pieds, Hisméria avait envoyé Lust bouler plus loin. Ce dernier se releva prestement et une lumière grise jaillit de sa main. Je clignais des yeux. Il semblait utiliser mon énergie pour créer ce pouvoir. La lumière se dispersa sur son arme et il attaqua Hisméria. Je poussais un cri d'avertissement. Hisméria para le coup de justesse. Je sentais sa surprise. Il était ébranlé par le coup, recula de trois pas pour reprendre l'équilibre. Lust se prépara à nouveau. Hisméria n'était pas prêt ! Il allait se faire tuer !

Sans hésiter, je me plaçais devant lui, face à Lust et amortit le coup sur mon épaule. Celle-ci sembla gémir sous le poids de l'attaque mais tint bon. Allez, à la Pikachu ! Ricana Voice. Je souris et mon corps fut parcouru d'un courant électrique. Voyant les étincelles, Lust recula d'un pas. Il éclata d'un rire hautain :

Cette demoiselle est donc ton espèce de bouclier qui t’as protégé, je vais le détruire en un rien de temps !  

D'un mouvement du bras, il abattit à nouveau son arme sur moi avec une force incroyable. Je me protégeais de mes bras et les couvrait d'une armure d'énergie électrique. J'étais encore novice dans l'art de créer des objets et mon "armure" ne me protégea que du tranchant de l'arme.

Mes avant-bras vibrèrent de la puissance du coup et la douleur arriva peu après. Le souffle coupé, je tentais de l'ignorer et pliais les genoux. Je relevais pourtant la tête et toisais l'homme avec un sourire :

Ne me sous-estimez pas, s'il vous plait.

Je préparais ma contre-attaque. Mes poings se crispèrent, mes yeux changèrent à nouveau de couleur. J'étais sur le point d'attaquer lorsqu'on se plaça devant ma cible, me la cachant. Hisméria semblait avoir reprit des forces mais le fait qu'il s'interpose m'agaça plus qu'autre chose et un sifflement de dépit m'échappa. Il se tut lorsque Lust prit la parole :

Tu n’as pas changé Altair, mais ce coup-ci ne crois pas que le pacte  te sauvera, S.N.E a été clair !

Je frissonnais. Ses paroles me semblaient bien menaçantes. Je refoulais ma terreur loin dans mon cœur. Lust se dégagea alors d'un coup dans la mâchoire. Hisméria s'étala à nouveau dans la poussière. Pourtant, il se releva et fixa Lust. Du sang perlait au coin de ses lèvres, mais il l'essuya.

Si tu touches à Kana, même S.N.E ne pourra plus rien pour toi pauvre fou.

Je plissais les yeux, de plus en plus agacée. Hisméria ne semblait même pas me considérer comme une aide dans son combat, pourtant j'étais là. Un autre jour, j'en aurais pleuré de rage mais cette fois, je me ressaisis et attaquais Lust.

Mes coups étaient puissants, précis. Crochet du droit, bloqué, balayage, raté, je surpris l'homme en entamant un ballet infernal. Coup après coup, je le fis reculer. Je finis par le toucher d'un coup à la tempe. Je profitais de mon élan et enchaînais d'un coup de pied vertical. Touché à la mâchoire, Lust recula. Je lâchais rapidement :

J'apprécie tes attentions, Hisméria, mais...

Je continuais, même si la plupart des coups étaient bloqués. À chaque coup, martelais à l'intention d'Hisméria :

Je-n'ai-pas-besoin-de-pro-tec-tion !!

Je finis par désarmer Lust et me sauvais avec son bâton. M'écartant de l'homme, je me retrouvais à côté de mon compagnon. Je le fusillais littéralement du regard puis lui tendis le trident. Il voulait pas que je l'aide, c'est son choix, le mien étant de l'aider, je faisais primer mon choix avant le sien. Parce que Kana a toujours raison ! Fanfaronna Voice.
##   Lun 10 Fév 2014 - 21:01
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Hrp : J'ai mis en couleurs ce qui n'était pas réel, espérant que ça t'aide pour me répondre :)


- Ne me sous-estimez pas, s'il vous plait.

Le vouvoiement ? Malgré toute cette tension, Kana arrivait encore à rester poli et détendu. Voilà de nouveau une preuve de sa force. Le jeune homme ne  doutait pas une seconde de sa combattivité, mais il ne pouvait pas la laisser combattre. Celui-ci ne pouvait pas prendre le risque de la perdre.

Pendant qu’il divaguait, Kana était déjà prête à agir. Celle-ci l’air agacé s’exclama :

- J'apprécie tes attentions, Hisméria, mais...

A quoi pouvait-elle bien penser ? Le souffle cours, Hisméria était pendu au creux des lèvres se sa bien-aimée. Ce qu’il vit, ne fut pas sans surprise : Au même moment où l’adolescente finis sa phrase, celle-ci se jeta sur notre adversaire !

- Je-n'ai-pas-besoin-de-pro-tec-tion !!

En ce moment précis, Kana saisit l’arme de Lust et ne sous estima pas une seconde l’erreur qu’elle venait de commettre :

Hisméria s’écria de toutes ses forces :

- Ernest non !

Au même moment, Hisméria sortit la rose qu’il ajouta sur le coin de son manteau et bondis sur l’arme que tenait Kana, lui arrachant avec une telle violence que la demoiselle ne put  rien faire. De toutes ses forces l’homme la planta dans le sol.

Aussi rapidement qu’il put, Hisméria se piqua avec la rose et entacha le bout de l’arme de son propre sang. Lust, qui avait atteint un tel niveau de concentration gueula de toute ses forces :

- Meurs et vas rejoindre Elsa ! Noctis Lucis Caelum !

Quel pouvait bien être ses incantations ? On aurait dit une phrase alchimique, cependant avant que Kana n’eut le temps de réagir, la demoiselle se tourna vers Hisméria. Et c’est à cet instant qu’elle comprit : au-dessus de sa cicatrice, une larme s’échappa de son œil. Et l’homme baissa sa capuche,  murmurant à Kana :

- Je suis désolé

Une vague d’énergie se créa autour de l’arme et désintégra l’ensemble des molécules se trouvant autour d’elle. C’était comme si l’objet semblait s’être dématérialiser abattant d’une force destructrice, témoin d’un testament d’un passé obscure. Un grand bruit sourd finis la dématérialisation. Et Hisméria dans un long cri tomba sur le sol  sans ne plus bouger.

Lust épuisé, se retourna, puis prononça : « Au revoir Hismé. » Avant de partir.

[*Pensé d'Hisméria tombé dans le coma*]


Je sentais que l’on me tirait, et je résistais tant bien que mal. Une voix tonnait autour de moi, mais je n’écoutais pas, je n’écoutais plus.


On s’agitait, on me menaçait, alors je serais encore plus fort mon arme contre moi. Lorsque soudain, une violente gifle me propulsa contre le sol. Mon visage râpa la surface caillouteuse. Il y eut un silence lourd et choqué. « La touchez pas ! » rugit soudain une voix forte. La silhouette fendit la foule et s’élança vers moi. Celle-ci pleurait elle aussi. Mais pourquoi ? Elle m’aida à me relever, et me retira de la peau les graviers résistants.

Les poings serrés, la jeune femme me prit la main et me ramena près d’elle, la jeune adolescente me repris dans ses bras. Celle-ci s’assit à côté de moi et caressa mes cheveux. Je la regardais. Son visage grimaçait de douleur. Étrangement, à son contact, je me sentais apaisée. Cette inconnue, au timbre doux et à la main réconfortante, m’apportait une sérénité que je n’avais plus éprouvée depuis des mois. Alors que ses doigts continuaient de glisser le long de mes boucles, un bref sourire apparut sur son visage.

Hisméria referma de nouveau les yeux. Les songes m’entraînent de nouveau sur le fleuve des souvenirs. L’écume de la nostalgie suit cette barque onirique qui me guide sur les bribes de mon vécu. Comme toujours dans chacun des rêves peuplant mes nuits, j’arpente pour commencer un tunnel sombre duquel se découpe au loin la sortie en une bouche de lumière. Et comme à chaque fois, doute et espoir assaillent mon esprit. Pour le premier, je crains de revivre mes peurs et rancœurs, mes déceptions et humiliations, mes chagrins et mes regrets. Alors que le second, et je le souhaite de toute mon âme, me permettrait de vibrer encore une fois à l’écho de mes joies et mes victoires, des rires et jeux fraternels, de retrouver le goût des rares marques de tendresse de ma vie.

Mes réflexions s’estompent au moment où je franchis le rideau de clarté.  Je sais où je suis et l’angoisse qui m’avait étreint dans ses bras glacés ce jour-là m’enveloppe de nouveau.  La peur suinte de chacun des pores de ma peau. Un souffle rauque, prémisse d’une quinte de toux, se fait entendre à chacune de mes respirations. J’attends dans l’angoisse du lendemain, la certitude d’un non-avenir, la conscience d’une vie éphémère. Mais j’attends surtout que débute la cérémonie de l’Oubli qui consiste à me dévêtir de mon identité.


D’un bon, je reviens à moi :

- Kana  c’est toi ? Ma voix se brisa et Hisméria se remit à pleurer avec force.

L’homme avec tous les efforts du monde prononça :


- Je t’aime.

##   Mar 11 Fév 2014 - 19:31
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Tout se passa si vite que je ne compris pas tout de ce qui se passa alors. J'entendis Hisméria hurler près de moi. L'arme de Lust me fut arrachée des mains et je regardais Hisméria la planter dans le sol. Je me sentais incapable de bouger.

Je regardais mon compagnon s'entailler et tacher la garde du bâton avec son sang. La couleur vermeil me sauta aux yeux et sembla se coller à mes rétines. Lust, qui nous faisait face, hurla alors à son tour :

Meurs et vas rejoindre Elsa ! Noctis Lucis Caelum !

Elsa ?! S'exclama Voice tandis que je tentais de comprendre ce qu'il se passait. Lorsque Hisméria se tourna vers moi, je saisis quelque chose : l'odeur de la mort était présente. Une larme roula sur sa joue. J'eus à peine le temps de l'apercevoir avant que la capuche se rabatte sur le visage don mon bien-aimé. Il murmura :

Je suis désolé

Je n'eus que le temps de pousser un cri désespéré. L'arme de Lust dégagea une onde de choc d'une violence inouïe. Je fus projetée au sol. Ma tête cogna une surface dure et je sombrais avec le cri de douleur que poussa mon compagnon.

Lorsque je m'éveillais, Hisméria gisait à terre. Il n'y avait plus aucune trace de Lust ni de son arme dévastatrice. Je me traînais près du jeune homme. La main tremblante, j'effleurais son front. J'entendais sa respiration, il était vivant. Mais pour combien de temps sans soins..? Je me forçais à me lever. Mes avants-bras me faisaient souffrir le martyr et la tête me tournait mais je me forçais. J'entrepris alors de porter mon compagnon jusqu'à le cabane.

Un satané voile semblait recouvrir mes yeux et je n'y voyais qu'à moitié. Je trébuchais souvent, tombais parfois, perdais la notion du temps, mais je parvins enfin à la cabane. J'en ouvris la porte et réussis à porter Hisméria sur mon dos pour l'allonger sur le lit. Le cœur battant, j'entrepris de le soigner, m'agitant autours de lui.

Lorsqu'enfin ses blessures furent toutes bandée, que je l'eus soigné, je pris une chaise et m'assis lourdement dessus. Ignorant la douleur de plus en plus présente dans mes avants-bras, mon épaule et ma tête, je le veillais les heures suivantes.

Ma patience fut récompensée car il finit par ouvrir les yeux. Il sembla se réveiller en sursaut d'un long cauchemar. Il tenta de parler :

Kana c’est toi ?

Sa voix se brisa dans un sanglot. Je retins mes larmes. M'approchant, je pris sa main et répondis d'une voix douce :

C'est moi, Hisméria, je suis là, tout va bien.

Il dit seulement :

Je t’aime.

Les larmes roulèrent sur mes joues. Tentant de garder une voix maîtrisée, je lâchais :

Tout va bien maintenant... Ne parle pas, repose-toi. Je suis là.

Ma voix se brisa à son tour et je portais la main de mon aimé à ma joue, pleurant à chaudes larmes.

C'est de ma faute... Ton état... Pardonne-moi, Hisméria, pardonne-moi... Je t'ai plus gêné qu'autre chose et tu es blessé par ma faute...

Je ne savais même pas s'il m'écoutait, s'il était toujours conscient. J'avais simplement besoin de parler.
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