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Le lac, là où naissent les couleurs nouvelles
##   Mer 12 Fév 2014 - 20:02
Anonymous
Invité

Hisméria se replongea de nouveau dans les méandres de sa pensée :

[*]

J’ai discuté avec la mort cette nuit, je l'ai pleurée en douceur loin des regards curieux. C’est une peinture, un artiste qui s’en va, une âme meurtrie par son propre carnage.  Arrache-moi ce cœur qui ne bat plus ! Déchire ma chair qui hurle de souffrance !

L’homme s’exprima dans son cauchemar :

- Elsa, pourquoi ?

L’adolescent semblait être hanté par un souvenir passé. A vrai dire, impossible de déterminé si cela était une façon de son esprit de cacher ses souffrances. C’était comme si celui-ci s’exprimait dans une illusion à une autre personne :

Te rappelles-tu les fois où j’ai tant frôlé le manque d’oxygène, le sang qui coule de mes veines ou bien le vide pour seule liberté. Mon torse me serre et ma gorge se noue, m’en aller en laissant les remords derrière, te rappelles-tu ces moments les plus noirs de ma misérable vie. Qui de mieux peut aussi bien me comprendre toi qui empreignes mon visage du tien !

Je vis en mourant et je meurs en vivant, l’horloge de mes paramètres fonctionne donc à l’envers. Je crie, je hurle, je hais, je maudis tout sens à mes fausses joies, mes pitoyables bonnes humeurs qui ne sont que camouflage du temps qui me délecte les yeux.

Vous qui n’avez cessé de me torturer l’esprit ! Vous, minuscules petites poussières de sable. Mort je n’ai plus ma place parmi eux, je suis fatigué, tellement fatigué, tu m’alertes sur mes inattentions, dangers à mon âge et tu m’avertis que le temps est compté.

Combien de temps me donnes-tu ? Combien ? Aurai-je le temps d’apprendre à pardonner ? Récidiviste des sans cœurs mais je ne nie pas le fait d’en  être la cause. J’ai parlé avec la mort cette nuit, j’ai troqué mon âme contre ceux qui sont encore sauvables, pacte avec elle pour un peu de repos et je pisse dans l’antre de ma condamnation.
Les abîmes cessèrent aussi rapidement qu’ils étaient apparu et soudain Hisméria réussit à comprendre les mots de Kana :

- C'est moi, Hisméria, je suis là, tout va bien.

Hisméria repris petit à petit ses esprits, cependant il lui était encore impossible de pouvoir construire une phrase. Ses poumons semblaient se désintégrer au contact de l’air. Que pouvait bien lui avoir fait Lust. Kana inquiète, un sanglot dans la voix chuchota tout doucement.


- Tout va bien maintenant... Ne parle pas, repose-toi. Je suis là.

Hisméria hocha de la tête et regarda la femme qu’il aimé avec tristesse et désolation. Honteux de n’avoir pu agir avant. N’arrivant toujours pas à s’exprimer, Kana parla de nouveau :

- C'est de ma faute... Ton état... Pardonne-moi, Hisméria, pardonne-moi... Je t'ai plus gêné qu'autre chose et tu es blessé par ma faute...

C'était avec insistance qu'elle palpait sa main. Kana était recroquevillée, ses cheveux longs noirs étendus sur son visage. Ses yeux étaient feutrés dans l'ambiance de la salle, dans l'émotion de cette scène. Son dos était douloureux, et je pouvais apercevoir d’ici son inquiétude.

Je connaissais ses états d’âme, peut-être même étais-je le seul. Elle me regarda avec une douleur qui me faisait l'effet d'un million d'épées plantées dans mon buste. Je me suis approché doucement, tiraillé entre la douleur et l'inquiétude. Je voulais la faire renaître. Lui montrer un monde meilleur. Lui prouver que tout n'était pas perdu. J'ai caressé ses joues de mes deux mains timides, et mes larmes perlaient sur mon visage glacé.

Hisméria dans un souffle reprit :

- Tu n’y es pour rien, et puis Lust non plus.

Que pouvait bien vouloir dire Hisméria ? Celui-ci avait presque essayé de le tuer ! Et pourtant l’homme ne semblait pas exprimer ni rancœurs ni haine. Il semblait apaisé jusqu’à ce qu’il souvienne que sa rose était sur le manteau. D’un bond l’homme se redressa et cria :

- Ma rose, ou est-elle ?





##   Mer 12 Fév 2014 - 20:45
Anonymous
Invité

"Elsa, pourquoi ?" Mon coeur se serra. Ce nom revenait, d'abord dans la bouche de ce Lust, et maintenant sur les lèvres de mon bien aimé. J'étais confuse, la douleur m'obscurcissait la vue et mon cerveau était plongé dans une torpeur triste.

Les larmes coulaient, silencieuses, sur mes joues en traçant des sillons salés. Je secouais la tête lorsqu'il revint à lui à nouveau après près d'un quart d'heure d'agitation. Il semblait en proie à des rêves violents, sans que je sache lesquels.

Ses mains se posèrent sur mon visage et je levais sur lui un regard coupable plein de larmes. Il était si faible, blessé par ma faute. Pourquoi avait-il fallu que je désobéisse à ses conseils..? J'aurais pu éviter une fin comme celle-ci. Finalement, Hisméria put s'exprimer :

Tu n’y es pour rien, et puis Lust non plus.

Bêtises ! Il délire encore ! Rugit Voice dans ma tête. Je baissais les yeux. Je me sentais perdue. Pourquoi ne serait-ce pas de la faute de cet homme. Il était venu et il avait failli tuer mon compagnon.

Partagée, j'hésitais à répondre. Voice m'encourageait à le faire mais mon coeur et mon esprit ne semblait pas du même avis. Finalement, je fus dispensée de répondre. Le jeune homme se redressa subitement, en dépit de ses blessures et lança :

Ma rose, ou est-elle ?

Je posais mes mains sur ses épaules et le rallongeais en parlant d'une voix douce, ignorant la douleur lancinante dans mes bras :

Ne t'en fais pas, elle est dans ton manteau, je vais le chercher, je reviens vite. Repose-toi, mon cœur.

Je me levais et avançais en trébuchant de fatigue vers le manteau. J'en sortit la rose. À son contact, je frissonnais. Elle dégageait quelque chose d'inquiétant. Je revins vers Hisméria et m'assis. Alors, je lui tendis la rose.

Je ne savais pas quoi faire d'autre, quoi dire. Je posais ma main sur la sienne et me laissais aller sur ma chaise, tentant de refluer une douleur brutale qui affluait toujours plus fort dans mes avant-bras.
##   Mar 18 Fév 2014 - 17:30
Anonymous
Invité

Hrp : Désolé du retard, j’ai beaucoup à faire de mon côté, et je déménage bientôt, mais je ne t’oublie pas pour autant.

Kana avait l’air préoccupé par toutes les divagations du jeune homme. Si bien que quand celui-ci reviens à lui, il remarqua que l’élu de son cœur n’était pas sereine. La jeune femme avec une douceur incomparable reprit :

- Ne t'en fais pas, elle est dans ton manteau, je vais le chercher, je reviens vite. Repose-toi, mon cœur.

Se déplaçant tout doucement, la jeune adolescente chercha dans la cape la fleur et l’apporta à Hisméria qui s’en saisit avec délicatesse.

Réunissant les dernières forces qui lui restaient, Hisméria se leva et commença à s’habiller. Ceci avant tant de bien que de mal à vrai dire, mais Kana pouvait ressentir la nécessité du geste. Après avoir finis de se vêtir, l’homme saisit la jeune adolescente dans ses bras et s’exprima :

- Je suppose que tu as des interrogations par rapport à Lust et à cette rose, je suis prêt à t'écouter.

Hisméria s’arrêta de nouveau, saisit par la noirceur de l’ornement. Quelque chose avait l’air de le gêner. C’était comme si un détail minuscule l’arrêta. D’un geste précis, Hisméria se décida de ranger l’espèce végétale dans une poche interne du pardessus. Aussi tôt, l’homme reprit :

- N’as-tu pas remarqué ? Malgré l’explosion ce talisman n’a rien eu.

Hisméria baissa la tête, un léger sourire apparut au coin de son visage, comme si cela ne le surprenait pas.

L’homme repensa à la venue de Lust et commença à trembler. Il savait plus que personne ce que cela signifiait et se devait de fournir des explications à la jeune femme. D’un ton sévère l’homme repris de manières très inachevées :

- Kana écoute moi, si nous devions recroiser Lust, il y a une chose que tu dois savoir sur lui, je t’en prie, ne cherche pas à l’arrêter, il ne doit pas mourir. Du moins pas encore. Je t’expliquerai tout ça en chemin.

La réaction du jeune adolescent surpris Hisméria. Etait-ce bien la même personne avec qui l’homme s’était battu pendant plusieurs heures ? Le retournement de situation bouleversa Kana qui ne pouvait comprendre pourquoi Hisméria exprimer une telle compassion pour un homme aussi noir et désireux de le voir mourir. C’était à ne rien y comprendre….

D’un pas certain Hisméria se tourna vers Kana qui semblait abasourdit par ses paroles et ajouta :

- Il est l’heure chérie, nous devons y aller.

Hisméria avait cependant oublié de préciser la destination. Ou pouvait-il bien avoir l’intention de se rendre dans un tel état ?

##   Lun 3 Mar 2014 - 18:57
Anonymous
Invité

Hismeria se leva avec difficulté et commença à s'habiller. Mais qu'est-ce qu'il fout, ce crétin ?! Râle Voice. Je m'approchais doucement de lui, inquiète. Je m'attendais presque à ce qu'il tombe ou qu'il renonce, mais il persévéra. J'avais envie de l'arrêter, de le forcer à se recoucher mais je sentais que ce serait une erreur.

Hisméria me prit alors dans ses bras. Je tressaillis lorsque mes bras se retrouvèrent pris dans le câlin et me mordis la lèvre pour rester stoïque. Le jeune homme s'exprima alors :

Je suppose que tu as des interrogations par rapport à Lust et à cette rose, je suis prêt à t'écouter.

Je hochais doucement la tête mais restais silencieuse. Je savourais cette étreinte car elle prouvait que nous étions toujours ensembles et vivants. Elle était certes quelque peu douloureuse pour moi, mais je m'en fichais.

Mon compagnon s'arrêta alors subitement. Il fixait la rose, sombre, presque noire. Quelque chose sembla le gêner et il rangea la rose d'un geste dubitatif. Il reprit :

N’as-tu pas remarqué ? Malgré l’explosion ce talisman n’a rien eu.

Je hochais à nouveau la tête d'un geste placide, les yeux baissés. Je restais silencieuse. Je sentais que si un seul mot sortait de ma bouche, les émotions me submergeraient et je me noierais.

Sans que je ne sache pourquoi, Hisméria se mit à trembler. Inquiète je m'apprêtais à l'attraper si jamais il perdait l'équilibre. Sa voix retentit sèchement. Son ton me fit tressaillir.

Kana écoute moi, si nous devions recroiser Lust, il y a une chose que tu dois savoir sur lui, je t’en prie, ne cherche pas à l’arrêter, il ne doit pas mourir. Du moins pas encore. Je t’expliquerai tout ça en chemin.

Indécise, je lui lançais un regard hésitant à l'homme qui se tenait devant moi. Me grondait-il..? Avais-je fait quelque chose de mal..? Je ne comprenais plus rien. Tout ça me dépassait à présent.

Une autre chose me perturba alors. "En chemin", comment ça en chemin ? J'ouvrais la bouche mais il me devança :

Il est l’heure chérie, nous devons y aller.

Je le retins par un pan de sa manche alors qu'il allait se mettre en marche :

Où comptes-tu aller dans cet état..? Tu es blessé ! Tu dois te reposer...

La tête me tourna soudain. Je la secouais, sans résultat. Il est fou... Ils sont fous tous les deux !! J'en ai ma claque, je m'en vais ! La présence de Voice s'atténua alors jusqu'à disparaître de ma tête.

Complètement perdue, je restais immobile et gardais ma main fermée sur sa manche dans une étreinte de fer, sans m'en rendre véritablement compte.
##   Dim 9 Mar 2014 - 14:24
Anonymous
Invité

Hrp : Désolé, mais maintenant avec mon stage, je ne pourrais plus que te répondre le week-end. Et encore. Mais bon, maintenant je ferais en sorte que chaque réponse soit vraiment intrigante pour te faire patienter la semaine ! Je ne t’oublie pas ! J’aime beaucoup trop notre Rp pour le laisser dépérir !

Kana ne semblait pas rassurer face à l’initiative d’Hisméria de se lever. La jeune femme lui fit comprendre son intention par une poigne de fer. Au même moment, l’adolescente s’exclama d’une voix remplis de crainte :

- Où comptes-tu aller dans cet état..? Tu es blessé ! Tu dois te repose
r.

Hisméria se mis à sourire : c’est vrai que la destination lui semblait évidente, mais que ce n’était pas forcément le cas pour sa bien-aimée. Alors d’une voie certaine et mystérieuse, l’homme prononça :


- Laisse-moi te montrer notre destination.


Hisméria sortie de la rose et se piqua avec. Une petite goutte de sang apparu au bout de son doigt. Aussi rapidement que possible il se projeta sur Kana avant qu’elle n’eut le temps de bouger, et établit un contact sur son front : L’imprégnant de ce liquide ferreux, quelque chose de surprenant se produit. Nos deux amants se retrouvèrent projeté dans un lieu alors inconnu :

[*]

Pleine déserte, vaste horizon poudré de larmes d’étoiles. Au loin une silhouette prend forme. Munis d’un grand chapeau noir et d’un long manteau ténébreux, ses cheveux bouclés sont légèrement secoué par la brise du vent qui gifle ses joues immaculées de gouttes d’eau. Perdu dans le flou de ses sombres pensées, Kana contemple l’immensité de la vie de ses iris violets.

Un homme s’approcha. Doucement, très lentement, sans faire de bruit. La silhouette se précisa petit à petit, des contours se dessinèrent sous les pupilles ébahis de l’adolescente. La jeune femme reconnue maintenant le bord d’un haut de forme. Signe distinctif d’une noblesse passé, honoré par des fantômes oubliés.

Serait-ce le chapelier fou de Lewis Carroll ? Pas réellement, quelque chose ne collait pas. C’était comme si une impression de déjà-vu semblait l’envahir de part en part. Kana était certaine de ne jamais avoir rencontré cette homme, et pourtant… Ce n’était pas Lust, mais quelque chose s’en approchait. Quelques minutes s’écoulèrent et puis Kana comprit : le manteau était similaire à celui qu’Hisméria et Lust portait. Qui pouvait être cette fois ci ? Malheureusement, l’homme était tourné, et il faisait trop sombre pour que Kana ne puisse distinguer quoi que ce soit.

Les étoiles ne semblent plus briller pareil, fades, voire livides, leur magie s’éteint à la vue de leur adorateur favoris. Quant à la lune d’habitude si souriante à la vue de celui-ci, elle semble d’un coup perplexe. Très vite ses traits se changent en tristesse puis dans ses yeux jaunes on en vient à y lire une étrange morosité : Elle le sait, elle le sent ; l’amertume et les ténèbres si sarcastiques ont à nouveau amplis avec frénésie et sadisme le cœur si fragile de ce chapelier fou.

Les vagues de la mer doucement s’agitent. Notre Chapelier finit par se retourner. Voilà que la lune et les étoiles s’agitent à leur tour.  L’atmosphère se crispa. Un drôle de sentiment s’empara de Kana, l’obligeant à fixer l’homme inconnu. Au moment de la rotation de l’homme un détail frappa l’esprit de Kana : Bien que celle-ci n’arrivait pas à visualiser son visage, l’adolescente reconnut cette fois ci l’écusson fut très clairement visible : S.N.E.

[*]

L’illusion se dissipa, laissant à Kana une drôle de sensation, se situant entre l’évanouissement et le vertige. Hisméria se dépêcha de prendre la demoiselle dans ses bras avant qu’elle ne tombe et en profita pour lui murmurer tendrement :

- Tu veux bien me suivre sans poser de question maintenant ?

##   Sam 19 Avr 2014 - 22:07
Anonymous
Invité

Hisméria sourit en dépit de l'état dans lequel il se trouvait en ce moment. Je savais que ce sourire ne présageait rien de bon. Et la voix qu'il utilisa aussi. J'avais raison :

Laisse-moi te montrer notre destination.

Le jeune homme sortit la rose et se piqua avec. Volontairement. Mon... amoureux ? Petit ami ? Compagnon ? Bref. Mon compagnon aurait-il des tendances que je n'aurais pas soupçonné ?

Je n'eus pas le temps de m'attarder sur cette question car il se précipita sur moi. Son doigt blessé se posa sur mon front. Quelque chose d'étrange se produisit alors.


Un ciel étoilé. Une étendue plane, de l'herbe rase à perte de vue. Désert. Est-ce un rêve ? Où suis-je ? Au loin, une silhouette prend forme dans un tourbillon de poussière. Mon cœur rate un battement. Un homme en manteau noir, un chapeau cache son visage.

Je suis méfiante. Ce paysage idyllique... Que cache-t-il ? Un sentiment étrange de malaise s'empare de moi. Il me semble que si je ne fais ne serait-ce qu'un seul mouvement, tout partira en fumée. C'est comme si cet endroit était si fragile que si je faisais un faux-pas, tout se briserait.

La silhouette se déplaça alors. Elle vint vers moi, lentement. Ses contours se précisèrent. Un chapeau haut de forme, un manteau noir, long. Et cette impression qui me colle à la peau de le connaître. Je tentais de sonder les sentiments de cet homme étrange mais je fus obligée de constater que je n'avais aucun pouvoir ici.

L'homme me tournait à présent le dos.Ne pouvant voir son visage, il ressemblait de plus en plus à mon Hismeria. Pourtant je savais que ce n'était pas lui. Les étoiles fades et luisantes semblent briller comme les yeux d'un millier de loups féroces et affamés. La lune dessine un rictus glacial et mauvais dans le ciel. Quelque chose ne va pas.

L'inconnu se retourna alors. Un éclair déchira le ciel sans bruit. A la lueur de celui-ci, je distingue alors le blason d'argent cousu sur le manteau de cuir : S.N.E.


Je clignais des yeux. Devant moi, un mur de pierre grise. Dans la pénombre, je sens une présence rassurante près de moi. Je suis de retour. Quel drôle de rêve... Un battement de cil et je retrouve les sensations de mon corps.

Vertige, je vacille. Des bras forts m'entourent. Je m'accroche inconsciemment à lui. Sa voix souffle à mon oreille :

Tu veux bien me suivre sans poser de question maintenant ?

J'hésite. Je ne sais pas. Que faire..? Je sais que tout a est important à ses yeux mais face à ce S.N.E, que fera-t-il dans son état..? Serais-je assez forte pour me tenir à ses côtés..?

Sans vraiment le vouloir je hoche la tête et me remet sur mes pieds. Nous voilà partis, direction S.N.E. Dehors, l'aube est grise de brouillard. Réflexe de petite fille, j'attrape la main d'Hisméria, décidée à ne plus la lâcher tant que possible.

Nous marchons en silence. Un silence pesant pour moi, mais c'est comme si ma voix m'avait quittée. Je reste comme dans un état second après ce rêve.
##   Dim 20 Avr 2014 - 14:17
Anonymous
Invité

Kana dans un long silence hocha la tête et se mit à marcher sans ne rien dire. Faut-il dire qu’Hisméria n’était pas plus bavard sur ce coup-là. Il se contentait de marcher, une idée fixe en tête sans pour autant l’extérioriser. Hisméria se retourna pour voire la silhouette de son chalet disparaitre au fur et à mesure :

C'était une interminable et magnifique maison de pierres et de bois foncés, à la manière des vieux chalets d'alpage, au bord d'un lac où s'étendait tout autour, comme sur les flots d'une mer déchainée, des montagnes et des forêts de sapin. L'endroit semblait dans tous ses aspects, baigné par un halo de mystère Ce petit esprit qui commençait à s'éveiller, à s'animer, qui posait plus profondément, avec une intensité plus ardente et plus essentielle dans son regard pour voir et pour penser, les lieux étaient inondés de cette lumière unique.

Et puis soudain surgissait, au bout d'une route ou d'un chemin, à la sortie d'un bois, le lac silencieux et placide, paisible et immobile comme un miroir qui reflète le bleu du ciel, encerclé par son peuple de joncs et de roseaux où j’avais rencontré Kana. Une émotion, sortit des recoins secrets et profonds de l'âme faisait bondir le cœur et un frisson parcourait le corps. Nous nous arrêtions quelques instants pour regarder depuis le flanc d'une colline qui dominait le lac le paysage qui s'ouvrait devant nous à nos yeux toujours autant ébahis. Le décor était vert et brillait comme de l'émeraude. Ici, la solitude et le paysage sont des luxes dont l'homme ne peut pas se passer. Un besoin héréditaire et vital.

Sans que je ne m’en rende compte, Kana se blottit contre moi. La rougeur que prenait ma peau lorsqu'elle venait m'embrasser dans ses petits kimonos de soie devait surement être un indice. Cette femme m'inspirait déjà ce mélange d'admiration et de crainte que suscite chez moi les très belles choses, la grande beauté. La finesse, l'éclat de son visage, tout m'impressionnait, tout m'écrasait aussi quand je me retrouvais en face d'elle. J'en étais aussitôt troublé par le poids d'une incontrôlable timidité, par le poids de la découverte et de l'éveil des sensations nouvelles. Par la naissance en moi de cet homme qui poussait.

Cependant après quelques instants, je me rappelais ce pourquoi nous nous déplacions. J’aurais aimé rester ainsi plus longtemps, mais nos vies étaient an danger, et nous ne pouvions pas rester immobile plus longtemps.

Hisméria reprit la parole d’une voix remplis de mystère :

-Continuons, il faut que nous nous dépêchions.

Les deux âmes esseulées continuaient de marcher dans le silence. Et d’ici je pouvais ressentir que cette atmosphère ne convenait pas à Kana. Je pouvais comprendre son envie de s’exprimer, de hurler au monde qu’il fallait faire demi-tour, mais la demoiselle n’en fit rien. Nous tombions sur le portail en fer de Terrae, limite interdite qu’il ne fallait en aucun cas dépassé. D’un air remplis de certitude, Hisméria s’exclama :

- Nous ne pouvons en aucun cas sortir c’est bien ça ?

Hisméria se mit à sourire comme si la raison de leur venu jusqu’ici était tout autre. Que pouvait bien avoir en tête le jeune homme ? Dans un élan de mystère, celui-ci ajouta :

- Tiens-toi prête, nous ne pourrons revenir en arrière, tu es sur de vouloir me suivre ?


##   Dim 20 Avr 2014 - 15:08
Anonymous
Invité

Mon regard vagabondait et il tomba sur le lac. C'était ici que j'avais rencontré Hismeria. Le silence se fit plus rêveur, plus léger, comme un pétale de fleur qui tomberait au gré des désirs du vent. La beauté du paysage était à coupé le souffle, depuis notre petite colline. Les arbres étaient d'un vert intense et l'eau du lac semblait si calme que j'eus envie d'aller m'asseoir au bord.

Mon regard dériva vers Hisméria. Il semblait absorbé par le paysage. Une expression étrange avait modelé ses traits. Un inquiétude subite me prit, sans savoir d'où elle venait. Il me semblait que si je ne m'accrochais pas à lui immédiatement, il disparaitrait. Je me blottis contre lui et agrippais son manteau, comme dans un geste pour le ramener, mais d'où, je n'en ai aucune idée. Un instant passa et j'eus l'impression de m'éveiller d'un nouveau rêve. Le teint d'Hisméria avait prit une couleur légèrement rosée et il avait à présent le regard posé sur moi. Malgré tout, il sembla se forcer à s'arracher à cette atmosphère paisible.

Continuons, il faut que nous nous dépêchions.

Sa voix pleine de mystères me fit l'effet d'une douche froide. Je détournai les yeux et me tendis à nouveau. Notre marche reprit. Le silence reprit sa place, lourd et opaque comme de la fumée. La peur me tenait à la gorge, pareille à des doigts qui en un instant pourraient se serrer et m'étouffer dans la panique.

Tout ça devenait trop tendu. J'avais envie de le tirer, l'obliger à faire demi-tour, le forcer à retourner dans le calme et la sécurité de l'Institut. Pourtant je me retins. Je devinais à quel point tout ça était important pour lui. La grille surgit face à moi comme un cauchemar de la brume du sommeil. Hisméria s'arrêta et prit la parole, me faisant sursauter :

Nous ne pouvons en aucun cas sortir c’est bien ça ?

Je posais un regard de bête traquée sur le jeune homme. Plus jamais. Je ne quitterais plus jamais cet endroit. Je ne pouvais pas. Ma vie -ma nouvelle vie - était ici, au sein de cette communauté si spéciale. Mon compagnon souriait pourtant, l'air détendu. Perdue, je cherchais quel était le piège. La voix d'Hisméria me parvint assourdie :

Tiens-toi prête, nous ne pourrons revenir en arrière, tu es sur de vouloir me suivre ?

Je reculais. Un pas.

Attends, tu veux sortir de Terrae..? Pourquoi ?

Un autre pas. Un sourire incertain, était-ce une blague ?

Je veux dire... On est bien ici... O-on est pas obligé de traquer qui que ce soit, on peut l'attendre et le battre ici, non ?

Un troisième pas. Je m'éloignais de lui. Signe de tête négatif.

Je ne peux pas partir. Même si c'est toi, je ne peux pas c'est tout. Je t'aime, tu le sais, mais tu m'en demande trop... Je ne poserais pas un pieds en dehors de Terrae sans autorisation.

Quatrième pas. Immobilisation. Je le savais, je n'aurais pas dû l'accompagner. Maintenant, c'est trop tard.
##   Dim 20 Avr 2014 - 17:29
Anonymous
Invité

Kana avait l’air apeuré par tant de mystère que je sentais bien qu’elle ne résistait plus à l’envie de me demander exactement ce qu’il se passe. D’une voix incertaine et confuse la demoiselle s’exprima :

- Attends, tu veux sortir de Terrae..? Pourquoi ?

C’est vrai qu’on pouvait le voir ainsi, mais à vrai dire ce n’était pas du tout mon intention. Comment lui expliquer ce qui aller suivre sans l’apeurer ? A vrai dire, je ne pense pas que ça soit faisable. Mais je ne pouvais pas non plus lui mentir. L’homme se retrouva dans un dilemme que lui seul pouvait contrer. Ce qui est surprenant avec un labyrinthe, c’est qu’il y a forcément une sortie ; Encore faut-il avoir le temps d’y accéder sans pour autant sombrer dans la folie.

Kana ne supportant plus l’immensité de mon silence reprit la parole :

- Je veux dire... On est bien ici... O on n’est pas obligé de traquer qui que ce soit, on peut l'attendre et le battre ici, non ?

Elle n’avait pas tort, et je ne pouvais pas l’emmener avec moi coute que coute. C’était mon choix de vie et pas le siens. Je ne pouvais que comprendre ses craintes. Terrae est un endroit fantastique ou l’on oublie presque ce pourquoi la vie nous destine. Dans mon cas, je ne peux me résoudre à oublier patiemment dans un institut tel que celui-ci. Et même si j’en rêve depuis des années, je ne sais faiblir à mes promesses. Hisméria essaya de s’exprimer, mais avant que des mots puissent sortir de sa bouche, sa chérie avait reprit la parole :

- Je ne peux pas partir. Même si c'est toi, je ne peux pas c'est tout. Je t'aime, tu le sais, mais tu m'en demande trop... Je ne poserais pas un pied en dehors de Terrae sans autorisation.

Hisméria avait compris les limites de Kana, et ne pouvait pas la contraindre à la franchir. Cependant, l'adolescent tenait tout de même à s’expliquer. D’un timbre que l’homme n’avais jamais encore adopté, Hisméria s’exprima :

-Ecoute bien : je comprends parfaitement ce que tu ressens, mais il n’est pas question de sortir comme tu l’entends. D’un point de vue technique nous serons encore dans l’institut. Cependant, je ne te garantis pas que ce que je projette de faire sois sans sanction ou danger. Mais j’ai besoin de le retrouver, et ce, rapidement.

Hisméria dévissa un petit barreau, et révéla un interrupteur. Une fois appuyé dessus, une large trappe se déverrouilla sur le sol, menant à un long passage vertical dont on ne voyait pas le fond.

Quelque chose d’étrange surprit Kana : il n’y avait pas d’échelle pour descendre. Peut-être était cela qu’il entendait par « il n’y a pas de retour possible ? »

Hisméria tout en fixant Kana droit dans les yeux reprit la parole :

- Alors, que fais-tu ? Je comprendrais parfaitement si tu ne veux plus me suivre dans mes aventures. Mais sache tout de même que ta présence à mes côtés me rassure et me donne la force de continuer.
##   Dim 20 Avr 2014 - 21:27
Anonymous
Invité

Face à mes babillages, Hisméria resta de marbre. Je voyais dans ses yeux qu'il n'aimait pas me pousser dans mes retranchement. Lorsque j'eus finit, il prit la parole d'un ton étrange, inhabituel :

Ecoute bien : je comprends parfaitement ce que tu ressens, mais il n’est pas question de sortir comme tu l’entends. D’un point de vue technique nous serons encore dans l’institut. Cependant, je ne te garantis pas que ce que je projette de faire sois sans sanction ou danger. Mais j’ai besoin de le retrouver, et ce, rapidement.

Je hochais la tête, silencieuse. Je comprenais qu'il aie autant envie de retrouver cet homme mais il était dangereux et sûrement armé. Qui plus est, je me sentais comme un poids mort pour cet homme si fort. Et pourtant, j'étais plutôt puissante comme Tonnerre. Seulement, je me sentais impuissante face aux ennemis de mon compagnon. Celui-ci me tira de mes sombres pensées.

Il s'approcha de la grille et désossa un barreau. Me tournant le dos, il cachait à moitié ce qu'il faisait, si bien qu'en entendant un déclic je sursautais à nouveau. Une trappe s'ouvrit près de moi. Un trou sombre et lugubre remplaça le sol. Je ne distinguais aucune échelle. Était-ce ce dont parlait Hisméria lorsqu'il disait qu'aucun retour ne serait possible..? Ce passage sombre me rendait nerveuse. Il me semblait que quelque chose de vivant allait se jeter sur moi si j'y entrais. La voix d'Hismeria retentit à nouveau :

Alors, que fais-tu ? Je comprendrais parfaitement si tu ne veux plus me suivre dans mes aventures. Mais sache tout de même que ta présence à mes côtés me rassure et me donne la force de continuer.

Il me fixait droit dans les yeux. Sa présence me rassura. Ses paroles sonnèrent comme un défi et me donnèrent un petit coup de fouet. Les yeux brillants, je relevais la tête dans un air de défi. Je contournais la trappe pour me placer près de lui. Je lui pris doucement la main et la serrait en guise de remerciement à ses mots.

Je viens. Je ne te laisserais pas seul. Eux sont plusieurs, nous aussi. J'ai juste une question. Étant donné qu'il n'y a pas d'échelle, comment tu compte descendre là-dedans, gros malin ?

La noirceur de l'entrée révélait la profondeur du trou. Il devait au moins faire la taille d'un homme, voir plus. En sautant dedans, on risquait de se blesser en atterrissant. Enfin, c'était mon estimation.
##   Lun 21 Avr 2014 - 20:22
Anonymous
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Kana semblait réceptive à mes propos. Comme pour réponse, celle-ci m’attrapa la main, et dans un élan qui n’appartiens qu’a elle s’exclama :

- Je viens. Je ne te laisserais pas seul. Eux sont plusieurs, nous aussi. J'ai juste une question. Étant donné qu'il n'y a pas d'échelle, comment tu comptes descendre là-dedans, gros malin ?

Les paroles de sa bien-aimée touchèrent l’homme au plus haut point. Cependant se sont ses derniers mots qui attirèrent son attention et Hisméria se mit à sourire. Quelques choses lui trottaient en tête ; L’homme s’exclama :

-Effectivement, si on saute dans ce trou, on va vraiment se faire mal. Pourtant c’est ce que nous allons faire.

Le regard de Kana se décomposa. Entre incompréhension et folie, elle ne savait pas quoi choisir. Voyant l’inquiétude naitre sur les yeux de la demoiselle, Hisméria reprit aussi tôt :

- Encore une fois, il va falloir que tu me fasses confiance. Je passe le premier, et tu n’auras qu’à suivre. Quand tu entendras un grand bruit métallique, et que tu pourras sauter.

Sans que Kana ne puisse répondre, Hisméria était déjà en train de sauter. L’attente fut longue et interminable. Les secondes parurent des heures, et aucune tonalité métallique ne raisonnait. Se pourrait-il que ce couloir soit aussi long ? A moins qu’Hisméria n’ait un problème ? Comment savoir ?

Et puis sans que la demoiselle ne s’en rendent véritablement compte, le bruit métallique remonta jusqu’à elle ; D’un son strident et épuré. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Une seconde : mais c’était le signal ! Kana sauta dans le trou sans véritablement réfléchir, espérant simplement qu’Hisméria savait parfaitement ce qu’il faisait.

A partir de ce moment-là, un long couloir métallique défila devant ses yeux. Un peu comme dans Alice aux Pays des Merveilles, mais en plus long et étroit. Combien de temps avait-elle pu bien chuter ? Aucunes idées. L’adolescente perdait petit à petit la notion du temps...

Au bout d’une certaine durée, Kana aperçut une légère lumière. Serait-ce le bout du tunnel ? Pas de doute, c’était bien ça. Cependant, quelques choses n’allaient pas : aucun espace d’atterrissage n’était présent ! Absolument rien… C’est qu’elle allait s’écraser ! La panique commença à s’emparer de la jeune femme. Si bien que celle-ci ferma les yeux, consciente du danger approchant. Mais pas d’impact se produisit, juste le même grand bruit métallique que la première fois. Quand Kana ouvrit de nouveau les yeux, la demoiselle était en pleine lévitation. Par qu’elle miracle tenait-elle dans les airs ? Le grand bruit métallique n’était autre que l’impact du sabre dans une zone servant d’interrupteur.

Observant sa curiosité, Hisméria s’exclama avec une voix très discrète pour ne pas faire trop de bruit.

- Te revoilà ! Le voyage fut-il agréable ? Tu es sur une zone de lévitation, je vais couper l’interrupteur, attention à ne pas te blesser à cause du choc.

Hisméria retira violemment son Wakizachi et le remis dans son fourreau ; ce qui eut pour impacte de faire tomber la demoiselle. Une fois les pieds sur les sols Kana remarqua la vue du sang sur les murs. Deux hommes gisaient par terre. Hisméria face à la stupeur de Kana énonça simplement :


- Oui, je n’ai pas eu le choix que d’entrer par la force.

Après une seconde de pause, l’homme reprit :

- Tu te demandes surement où nous sommes ? En théorie, surement dans les couloirs oubliés de Terrae. En pratique, ça ressemble plus à un laboratoire d’expérience que S.N.E à mis en place.

##   Lun 21 Avr 2014 - 21:41
Anonymous
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Effectivement, si on saute dans ce trou, on va vraiment se faire mal. Pourtant c’est ce que nous allons faire.

Aha ! Attends... Quoi ?! Il est pas sérieux ? Mon expression se décomposa, entre rire et incrédulité. Ça devait être une blague, ce n'était pas possible autrement. Sauter dans un trou aussi profond, c'était tout bonnement du suicide ! Je scrutais le visage de mon bien-aimé, à la recherche d'un signe quelconque. Peut-être souffrait-il d'une forte fièvre due à ses blessures ? Ou me jouait-il un tour ? Non, Hisméria semblait confient. Il prit d'ailleurs de nouveau la parole :

Encore une fois, il va falloir que tu me fasses confiance. Je passe le premier, et tu n’auras qu’à suivre. Quand tu entendras un grand bruit métallique, et que tu pourras sauter.

Attends, attends, pause, temps mort ! Trop tard. Hisméria avait disparut, engloutis par la profonde obscurité du trou. Je n'avais plus qu'à attendre. Attendre. Que c'est long. Toujours aucun bruit, pas de nouvelles. Et l'inquiétude qui nait dans mon cœur. Je m'enjoignais au calme mais petit à petit la panique me gagnait. Hisméria, si tu es toujours en vie, dépêche-toi...

Soudain, un grincement. Métallique, strident, pur. Mon coeur qui bondit alors que mes pieds s'avancent. Les ténèbres semblent me tendre les bras. Je dois sauter. Je saute. Et je tombe, tombe, toujours plus vite, toujours plus bas. Il me semble avoir entendu une histoire, un jour, d'une fille nommée Alice qui tomberait comme moi, suivant un lapin blanc.

Que c'est long. Mon instinct me dit que je me rapproche du sol. Une lumière le confirme quelques secondes-minutes-heures plus tard ? Je n'en sais rien j'ai perdu la notion du temps. La panique me gagne à nouveau et je ferme mes yeux, réflexe d'enfant. J'attends le choc, la douleur, mais rien ne vient. J'ouvre un œil, puis l'autre. Je lévite. Je lévite. Un regard autours de moi, j'aperçois Hisméria, son sabre à la main. La belle lame est enfoncée dans une zone couverte de petites coupures. Étrange. Il sourit.

Te revoilà ! Le voyage fut-il agréable ? Tu es sur une zone de lévitation, je vais couper l’interrupteur, attention à ne pas te blesser à cause du choc.

Dès que le Wakizachi quitta la zone, l'effet de lévitation se stoppa. J'atterris sur mes pieds et déséquilibrée, je basculais sur les fesses. Paye ta façon de te ridiculiser, quoi. Mine de rien, je me relève, frotte mes habits et rejette mes cheveux par dessus mon épaule. Mon élastique a claqué, génial. Je remarque alors de longues traces rouges, l'air encore fraiches. Hisméria se décale et me livre un, deux cadavres. Il s'explique :

Oui, je n’ai pas eu le choix que d’entrer par la force.

Joyeux. Du sang. Je déteste le sang, ça doit se lire sur mon visage, pâle et crispé. Mon compagnon reprend :

Tu te demandes surement où nous sommes ? En théorie, surement dans les couloirs oubliés de Terrae. En pratique, ça ressemble plus à un laboratoire d’expérience que S.N.E à mis en place.

Oh, une nouvelle partie des sous-sols. Great. Le bonheur, un labo construit par le frère fou-furieux de mon amoureux. Que de joie. Je me rapproche et prend la main d'Hisméria en tremblant un peu. Je tente de plaisanter :

Je veux bien que le décor soit de mauvais goût, mais de là à repeindre en rouge... Enfin... Tu me guide ? Y'a peu de lumière, attends...

Je sais pertinemment qu'éclairer est dangereux, mais on va pas aller loin sans lumière. Je tend donc la main devant moi et génère une minuscule sphère d'énergie. Elle éclaire au moins le mètre devant nous. C'est plus pratique. C'est donc le cœur battant et accrochée comme une sangsue au bras du jeune homme que je me met en marche avec lui, sursautant à chaque bruit.
##   Mer 23 Avr 2014 - 20:03
Anonymous
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Traumatisé par ce qu’elle venait de voir, Kana ne savait plus ou poser les yeux. Je voyais bien que la vue du sang la répugné tellement que la demoiselle aurait bien pu me sermonner pendant des heures. Mais je ne sais pourquoi, à la place, la jeune femme s’exerça à un trait d’humour. C’était comme si celle-ci cherchait à extérioriser un trop plein d’émotions :

- Je veux bien que le décor soit de mauvais goût, mais de là à repeindre en rouge... Enfin... Tu me guide ? Y'a peu de lumière, attends...

Après avoir prononcé ses quelques mots, Kana fit apparaître une petite boule d’énergie au creux de sa main. La lumière était douce et chaleureuse, et suffisait amplement à nous guider. J’avoue que je ne sais pas comment on aurait fait sans cette capacité pour avancer. Faut-il dire qu’en sautant, je n’avais pas le temps de réfléchir à toute ses choses qui pourtant devrait être minutieusement étudié lorsqu’on s’attaque à un ennemie comme S.N.E

Tendrement, Kana s’empara de mon bras et me fit signe de marcher. Je savais d’avance que ma bien aimée allé sursauter à chacun des bruits, ou petite choses que nous allons croiser. Ce pourquoi Hisméria s’exclama :

-Kana, nous risquons de croiser des expériences horribles dans ce lieu, et je sais à quel point ça va être dur pour toi, mais n’oublie pas, nous sommes en infiltration : le moindre son risquerait de nous faire repérer et je serais de nouveau obligé d’utiliser la force. Cependant j’ai confiance en toi, je sais que tu trouveras la puissance de rester sereine et calme. Il le faut, sinon, nous serons morts d’ici une demi-heure…

L’homme avait prononcé ce petit discours avec une discrétion et un calme olympien. Pourtant, au fond de ses paroles, on pouvait ressentir que quelques choses n’allait pas... Qu’est-ce que ça pouvait bien être ?

D’un pas décidé, Hisméria commença à se déplacer, le Wakizachi à l’affut du moindre mouvement. Le lieu était composé d’un long couloir sinistre dans lequel était répartie une multitude de salles. Les unes plus grande que les autres.

Comment savoir où se diriger ? Pourtant l’adolescent semblait savoir où aller. Se pourrait-il qu’il soit déjà venu ? Comment savoir ?

Kana n’osait pas regarder à travers les grandes vitres des pièces à expérience, comme par peur de ce qu’elle pourrait y voir à l’intérieur. Cependant une pièce semblait différente des autres, si bien que la demoiselle ne put s’empêcher de jeter un petit regard.

Comme Hypnotisé, la jeune femme se dirigea droit vers la poignée : Une salle de fleur, remplit de d’espèces de son enfance, quelle lieu charmant et indescriptible. Comment résisté aux charmes de l’endroit ?

Hisméria d’une voix affolé s’écria :

-Kana, surtout ne fait plus un geste !

L’homme tapa sur la poignée à l’aide de son sabre pour la faire reculer, créant un grand bruit dans toute la pièce. Exactement ce qu’il ne fallait pas faire…

Que pouvait-il avoir de bien dangereux à rentrer dans une salle pleine de fleurs ?
##   Dim 27 Avr 2014 - 13:10
Anonymous
Invité

Grâce à ma petite loupiote, on y voyait un peu mieux. Le couloir s'étendait droit devant comme la gueule béante d'un monstre de cauchemar. De quoi vous filer des sueurs froide. Il vous en faut plus ? Des choses pour m'effrayer, Hisméria en avait en veux-tu, en voilà :

Kana, nous risquons de croiser des expériences horribles dans ce lieu, et je sais à quel point ça va être dur pour toi, mais n’oublie pas, nous sommes en infiltration : le moindre son risquerait de nous faire repérer et je serais de nouveau obligé d’utiliser la force. Cependant j’ai confiance en toi, je sais que tu trouveras la puissance de rester sereine et calme. Il le faut, sinon, nous serons morts d’ici une demi-heure…

Alors. On est sous Terrae, à je ne sais quelle distance de la surface, ce couloir semble vouloir nous bouffer tout crus et maintenant, on va peut-être croiser des horreurs. Et si je fais le moindre bruit, on crève dans la demi-heure. Moi, je dis que niveau ballade en amoureux, ça peut être pire. IRONIE quelqu'un connait ? Non ? Bah tant pis !!  

Enfin, on se met en mouvement. J'avais senti, malgré le calme du jeune homme, que quelque chose clochait. Il semblait omettre quelque chose d'important. Je lui faisait entièrement confiance, mais j'aurais aimé être mise au courant. Tant pis pour cette fois, je passe mon tour.

Hisméria était à l'affut, quant à moi, je regardais droit devant moi, concentrée sur le maintient de ma petite sphère lumineuse. Nom d'un chien, j'ai beau être Etoile, que c'est fatigant d'utiliser un pouvoir aussi longtemps.

L'endroit était glaçant. Noir, fermé, le couloir était composé de salles avec une grande vitre chacune par laquelle je n'osais jeter un regard. Il me sembla apercevoir quelques pas plus loin, une salle éclairée. Attirée par la lumière comme un moucheron, je jetais un œil dans la salle. Celle-ci était emplie de fleurs. Des tulipes, des roses, des milliers de coquelicots fragiles y exposaient leurs pétales multicolores. Toutes ces fleurs avaient coloré mon enfance de tant de joies, elles ne pouvaient pas être mauvaises, cette salle devait être différente des autres.

Au milieu du champ apparut un rosier plus vert que les autres. Une seule rose y avait poussé, bleue comme le lac de Terrae. Lâchant le bras de mon compagnon, je m'approchais. Je tendis la main vers la poignée. Si seulement je pouvais cueillir juste cette rose, seulement celle-ci... Juste cette rose... La bleue...

Un grand bruit retentit devant moi. Je m'immobilisai. La voix d'Hisméria retentit :

Kana, surtout ne fait plus un geste !

Mais... Cette salle est juste une serre. Pourquoi m'empêcher d'y entrer ? Je veux juste y cueillir une rose, ce n'est pas mal. Je repoussais le sabre d'Hisméria et posais la main sur la poignée. Après tout, je n'avais fait aucun bruit et je n'allais en faire aucun.
##   Dim 27 Avr 2014 - 17:19
Anonymous
Invité

Kana ne semblait pas comprendre pourquoi Hisméria s’exerçait à une telle mise en garde : après tout ce n’était qu’une serre, rien de plus. Ou du moins en apparence ; Mais l’homme ne connaissait que trop bien les vices de S.N.E pour croire qu’il ne pouvait s’agir là que d’un jardin.

La jeune femme repoussa la lame de l’adolescent, saisissant une nouvelle fois la poignée. Kana était prêt à rentrer, obnubilé par cette rose bleue au loin. La seule chose qu’Hisméria réussit à faire, c’est de la retenir à l’aide de la force de ses bras ; L’homme se blottit derrière elle, l’entourant comme pour lui faire un câlin.

D’une voix douce, l’adolescent s’exprima :

- Ecoute moi bien ma Kana, ce que tu vois dans cette serre n’est surement qu’un leurre pour t’attirer. Aussi puissant qu’il soit, n’oublie pas contre qui nous nous battons. Qui plus est, c’est un laboratoire, et non un lieu de culture saint ;  A mon avis, cette salle est destiné à la mise au point de poison tellement rapide, que le simple contact avec l’air de la pièce te serait fatale. Fais-moi confiance, tu ne peux pas rentrer dans cette salle, et ce, même si elle te rappelle des souvenirs…

Après une courte pause, l’adolescent reprit la parole :

- Te souviens-tu de ce poème d’Apollinaire ?

Tendrement, l’homme murmura à l’oreille de sa bien-aimée :

Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s'empoisonnent
Le colchique couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-la
Violâtres comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne

Les enfants de l'école viennent avec fracas
Vêtus de hoquetons et jouant de l'harmonica
Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères
Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières
Qui battent comme les fleurs battent au vent dément

Le gardien du troupeau chante tout doucement
Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent
Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l'automne


Une fois terminé, Hisméria reprit la parole :

- Méfie-toi de certaines fleurs ma Kana…

Soudain, au loin un bruit de pas raisonna. D’une allure certaine et quadrillé l’inconnu avançait avec une grande vitesse. Se pourrait-il que ça soit un garde ? Serait-ce l’écho de ma lame qui l’est attiré ?

Dans quel cas, je n’aurais pas le choix que tu le tuer devant Kana. Elle ne me le pardonnera jamais, la vue du sang risque de l’effrayer, mais je n’ai surement pas le choix. Hisméria de nouveau dégaina le Wakizashi et dit :

- Tu entends ? Quelqu’un approches , nous rediscuterons de tout ça juste après, il ne faut pas nous faire repérer...
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