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Le lac, là où naissent les couleurs nouvelles
##   Dim 27 Avr 2014 - 17:57
Anonymous
Invité

Je cueillerais juste cette rose et on repartirait, c'est tout. J'allais ouvrir la poignée lorsque des bras puissants m'entourèrent pour m'empêcher d'avancer et d'ouvrir la porte. Je commençais par me débattre puis, comprenant que je n'avais pas assez de puissance je me préparais à utiliser mon pouvoir de tonnerre lorsque je me rappelais qui était avec moi. Hisméria. J'avais failli blesser celui que j'aimais !

J'arrêtais alors je me débattre et mes bras retombèrent le long de mon corps. Hisméria ne m'avait pas lâchée et il me parla avec une voix douce, sans colère :

Ecoute moi bien ma Kana, ce que tu vois dans cette serre n’est surement qu’un leurre pour t’attirer. Aussi puissant qu’il soit, n’oublie pas contre qui nous nous battons. Qui plus est, c’est un laboratoire, et non un lieu de culture saint ;  A mon avis, cette salle est destiné à la mise au point de poison tellement rapide, que le simple contact avec l’air de la pièce te serait fatale. Fais-moi confiance, tu ne peux pas rentrer dans cette salle, et ce, même si elle te rappelle des souvenirs…

Une image ressortit de ma mémoire. Mes parents me souriant et me tendant une fleur en plastique bleue. Leur visage était effacé, leurs trais avaient disparus. Bien que ça fasse un moment que je ne parvenais plus à me souvenir de leurs traits, cela me fit à nouveau un petit choc. Une vague copie se dispersa dans le seul esprit alentours, celui d'Hisméria, mais je refermais de suite mon esprit et ne laissais rien paraître. Le jeune homme reprit la parole :

Te souviens-tu de ce poème d’Apollinaire ?

Tandis qu'il le récitait, des images passèrent à nouveau dans ma tête mais je m'en débarrassais sans m'y attarder. Revenir au passé ne servait à rien, il fallait avancer maintenant. J'avais envie de me débattre, de m'écarter de cet homme qui suscitait tant de remous dans ma mémoire, je n'en fis rien. La fin du poème arriva et le calme revint un instant. Avant que je n'ai trouvé que dire, mon compagnon reprit la parole :

Méfie-toi de certaines fleurs ma Kana…

Il fut interrompu par un bruit de course quelque part devant nous. Un garde ? Sûrement alerté par l'éclat du sabre sur la poignée de fer. Mon regard fut à nouveau attiré par la salle mais je me forçais à m'en détourner. Les problèmes arrivaient et ils portaient sûrement une arme. Autant dire, un combat et du sang, encore. Hisméria dégaina son Wakizashi :

Tu entends ? Quelqu’un approches , nous rediscuterons de tout ça juste après, il ne faut pas nous faire repérer...

Il fallait que j'évite un nouveau combat. Ménager Hisméria était une priorité. Je posais une main sur les siennes, fixées à la poignée du sabre japonais, et les abaissais.

Laisse-moi faire cette fois.

L'homme était dans mon périmètre. Vive les pouvoirs sensitifs ! Je cherchais le cœur de l'homme et m'y incrustais. On y sentait de la colère, une alerte toute gardienne et un grand courage. Je me concentrais et, les yeux fermés, les sourcils froncés, j'effaçais ce sentiment d'alerte et de colère. Les pas ralentirent et s'arrêtèrent puis firent demi-tour. Le calme revenu dans le cœur de l'homme, je rouvris les yeux et laissais les sentiments du garde.

Cependant, mes sourcils restaient froncés, ma main crispée sur celles de mon compagnon. Quelque chose n'allait pas. Il y avait quelque chose d'anormal dans les émotions de ce garde. Un je-ne-sais-quoi de dangereux que je ne pourrais pas contrôler. Comme s'il m'avait perçue, comme s'il avait perçu mon pouvoir.
##   Jeu 1 Mai 2014 - 16:34
Anonymous
Invité

Le garde n’étant plus très loin, Hisméria était prêt à agir en cas de nécessité. Cependant Kana semblait révulsé à l’idée que j’utilise mon arme ; Avec une douceur sensitive, ma bien aimée posa ses mains sur les miennes, puis tendrement prononça :

- Laisse-moi faire cette fois.

« Que peut-elle bien avoir en tête ? » Pensa l’adolescent. Curieux de voir ce qui allait se passer, Hisméria hocha simplement la tête comme pour acquiescer. En y repensant, c’est une des premières fois que le jeune homme accorde autant sa confiance à une personne aussi rapidement. Cependant, bien qu’une totale loyauté en Kana, celui-ci ne put s’empêcher de rester en alerte en cas de problèmes.

La jeune femme ferma brusquement ses yeux pendant quelques secondes ; Quand celle-ci les rouvrit, ses pupilles brillaient de mille feux ; Je pouvais ressentir d’ici la chaleur émanant de son corps : C’était comme si un petit soleil s’était emparé de son cœur pour rayonner à travers toute la pièce. Quelque chose d’autre me surprit, le regard de l’adolescente avait changé : ses iris avaient subitement abandonnés leur couleurs mauves magenta pour laisser place à un léger jaune félin. Et je dois dire que ce changement soudain ne me laissa pas indifférent : j’avais envie de lui sauter dans les bras, mais n’en fit rien, trop occupé à surveiller les faits et gestes d’un éventuel assaut…

Un autre phénomène attira l’attention d’Hisméria : une large onde se dissipa dans tout l’espace qui lui était offert pour se loger directement au creux de notre assaillant. Et puis quelques choses se produit, mais je ne serais vous dire quoi exactement. Les secondes qui suivirent me parurent une éternité et puis la situation changea brutalement. Incroyable : le garde semblait faire demi-tour, ayant oublié la totalité de ce pourquoi il s’était déplacé jusqu’à nous. Et puis d’après l’allure de son pas, son cœur semblait allégé voir rassuré. Pas de doute possible, c’est ma bien aimé qui a accompli ce changement d’attitude. « Voilà une capacité qui dans l’avenir pourra nous être bien utile » pensa Hisméria. Cependant, les sourcils de Kana restaient froncés, ses mains crispées sur les miennes ; Quelque chose n'allait pas. Que cela pouvez-il bien être ?

Hisméria surprit prononça :

- Vraiment efficaces tes dons, mais je te sens contrarié. Qu’a tu pu ressentir, que ce passe-t-il ? J’ai besoin du maximum d’informations pour choisir quoi faire.

Tout en continuant de réfléchir aux actions possible et réalisable dans ce lieu, nos deux amants continuèrent d’avancer prudemment dans les dédales du laboratoire ; Une fois à droite, puis à gauche pendant de longues minutes. Personne ne semblait venir à notre rencontre et le garde semblait s’être volatilisé. « Ce n’est pas pour autant que je dois relâcher ma surveillance » pensa Hisméria.

Au bout de quelques instants l’homme s’arrêta brusquement à un carrefour, choqué par ce qu’il venait d’apercevoir. Hisméria retenu sa bien aimé pour qu’elle n’avança pas plus et se retourna brusquement.

A l’aide de ses mains, l’adolescent s’empara du visage de la jeune femme et s’exprima d’une voix tremblante :

- Kana, rappelle-toi avant tout de chose que ce que tu vas voir sont des illusions destinés à te piéger. Garde bien ça en tête, et surtout ne me lâche pas…
##   Jeu 1 Mai 2014 - 17:11
Anonymous
Invité

Hisméria semblait soufflé par mon petit tour de magie. J'étais partagée entre l'amusement et la frustration. D'un côté, j'avais envie de rire face à l'étonnement enfantin de mon compagnon face à mes pouvoirs, mais de l'autre, je sentait que j'avais laissé échapper quelque chose d'important, de fondamental, même. Hisméria s'en rendit bien compte et ne se gêna pas pour me le faire remarquer :

- Vraiment efficaces tes dons, mais je te sens contrarié. Qu’a tu pu ressentir, que ce passe-t-il ? J’ai besoin du maximum d’informations pour choisir quoi faire.

Je sais bien, je le sais même parfaitement !! Mais je n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qui n'allait pas. Et ce foutu garde qui semble s'être évanoui dans l'obscurité. Ma frustration n'en est que plus grande. Je reste silencieuse, les sourcils froncés, cherchant ce qui a bien pu m'échapper. Laissant le jeune homme me conduire, je me concentrais sur ce problème.

J'étais tellement concentrée que je finis par lâcher Hisméria pour marcher derrière lui. Je ne retins même pas le chemin. Tout ce qui importait était cette désagréable impression d'être passée à côté d'une information capitale. Bien que nous ne soyons plus dérangés, j'avais la nuque qui me picotait, comme si un mauvais présage flottait au dessus de ma tête. Je serrais les dents et retins un grognement de frustration. Comment faire..? Je sais que j'y suis presque. C'est comme une herbe qui n'est pas à sa place dans un plat. Quelque chose qui, dès qu'on l'a trouvé, nous glisse entre les mains.

J'étais tant préoccupée par cette histoire que je rentrais dans Hisméria avec un "Oumpf !" pas très gracieux. On aurait dit un vieux gag ! Pouffa Voice. Elle est de retour, celle-là ? Quelle joie... Je sens de l'ironie dans ta voix, jeune fille... Attention ! Attention mon c... Je suis coupée dans ma conversation intérieure par un Hisméria plus pâle que d'habitude et l'air un peu secoué.

Il me fit face et prit mon visage dans ses mains. Celles-ci, d'habitude chaudes et douces, étaient maintenant froides et moites. Il semblait vraiment effrayé. D'ailleurs, sa voix tremblait lorsqu'il prit la parole :

- Kana, rappelle-toi avant tout de chose que ce que tu vas voir sont des illusions destinés à te piéger. Garde bien ça en tête, et surtout ne me lâche pas…

Des illusions ? Me piéger ? Ne pas le lâcher ? Mais c'est quoi ce bordel ?! On se secoue, Kana. Fais quelque chose ou ton chéri va nous faire une crise de panique. soupire Voice. Oh toi, ferme-la trente secondes... Je me reconcentre sur mon bien-aimé. Il semble véritablement mal à l'aise. Il me regarde en attente de quelque chose. Ah, une réponse, oui. Je hoche la tête pour montrer que j'ai compris.

Avant qu'on ne se précipite dans ces... illusions, je pose ma main sur le front du jeune homme et lui envoie une onde de calme. Il finit par retrouver un état satisfaisant et je prit sa main au cas où il aurait besoin d'un rappel. Après tout, je ne dois pas le lâcher. Enfin... C'est que c'est complètement crevant d'utiliser ce "don" comme ça.

On se remet en route. Je me souvins que j'avais vu un sensitif, Aaron en l’occurrence, utiliser ses pouvoirs sur lui-même. Outre le fait qu'il soit Master. Pas sûr que j'arrive à quoique ce soit sur moi, mais je peux au moins aider mon compagnon. On va bien voir, y'a plus qu'à prier que ces illusions ne soient pas trop dures...
##   Ven 2 Mai 2014 - 15:53
Anonymous
Invité

Kana semblait perdu dans les limbes de son esprit, comme si la disparition du garde l’affectait tellement que la demoiselle se trouvait en incapacité de ne penser à quoi que ça soit d’autre. Malgré toute la bonne volonté du monde, Hisméria ne savait quoi faire pour lui changer les idées. A vrai dire, c’est que l’adolescent était tout autant affecté que sa bien-aimée…

Tout en continuant de marcher Hisméria réussit à entendre un léger grognement provenant de la demoiselle, signe que la jeune femme était en pleine controverse avec elle-même. Hélas, l’homme dû interrompre ce moment intime face aux dangers approchant. Kana se contenta simplement d’acquiescer à l’aide de sa tête suite à ma mise en garde. Puis sans que je ne le remarque véritablement, la jeune femme se mis à me tenir la main.

Réunissant toute les forces qui lui restaient, Hisméria continuait d’avancer, la peur au ventre. L’adolescent n’avait jamais cru aux rumeurs parlant de cette partie du laboratoire et des expériences qui pouvait bien s’y faire ; Mais cette fois ci, pour retrouver S.N.E, l’homme n’avait pas le choix.  Il se devait de lutter contre ses fantômes

La composition du bâtiment était relativement identique que celle visité précédemment. Une multitude de salle collé les une au autres séparer par de grand couloirs. Le tout parsemé de grande baie vitré permettant d’observer ce qu’il se passe à l’intérieur.

Hisméria regarda par les grandes baies opaques du laboratoire. La grande pièce du rez-de-chaussée était déserte et sombre. Toutes sortes d’ordinateurs et de machines bizarres étaient posées sur des rangées de tables. L’adolescent n’y prêta pas attention.  Cependant, un mouvement au fond de la salle le rendu curieux :

Des biologistes humains étaient occupé créer de simples êtres vivants du domaine des archéobactéries. Ceux-ci les firent interagir dans des cultures radioactives avec des conditions proches des milieux de la planète où ils les laisseraient se développer. Ainsi les scientifiques augmentaient le nombre de mutations et la différenciation des bactéries en diverses espèces adaptées pour chaque milieu de vie. Ils créèrent d'autres organismes bactériens dont certains doués de photosynthèse. Après cela les scientifiques les libérèrent sous terre, dans les océans, en surface et surtout dans l'air pour que leur respiration le rende plus vivable. Les humains utilisèrent leur immense base de données des génomes terrestres afin de créer de nouvelles espèces. En fait leurs supercalculateurs simulèrent l'évolution de différents génomes à partir de ceux des espèces primitives qu'ils avaient semées et de ceux de leur base de données. Ainsi en peu de temps comparé à l'évolution habituelle de la vie qui prend des milliards d'années, ils mirent au point plusieurs organismes : Eucaryotes, protistes (eucaryotes unicellulaires), animaux, végétaux ou mycètes (champignons).

Après quelques secondes d’observations, nos deux amants continuèrent a avancé sans se faire repérer par l’ensemble du personnel. Cependant une autre salle attira l' attention d'Hisméria.  « Impossible » pensa l’homme un peu trop bruyamment. Dans la pièce décrite se tenait Elsa et Risō  Shawa le père de Kana en train de discuter calmement autour d’une table…

La réaction d’Hisméria fut instantanée :  

Chaque cellule de son anatomie semblait interagir lentement, et son organisme partagé  implosa dans tout son corps. La prunelle devint trouble et s'arqua jusques au bord de l'éclatement. Tous les os de son corps prirent vie afin de se reproduire, dans tremblement le paralysant.

Le cerveau, par la cause de l'effroyable atmosphère, forma de longues crevasses dans le crâne qui augmentait de volume. Accablée de douleur, Hisméria avait sombré dans ses souvenirs...

Tout les événements décrits n'étaient que des illusions crées par l'endroit malfaisant. Et pourtant, l'adolescent s'en était accaparé comme si sa vie en dépendait...

« Esla, qu’est-ce que tu fais la ? »  murmura Hisméria Celui-ci sentait comme un dédoublement qui se produisait dans son âme : comme si un rayon lumineux et fixe fleurissait soudain pour porter des fruits lourds et riches de sens : Rien ne serait plus comme avant...

Reprenant peut à peu ses esprits, Hisméria devança la réaction de sa bien aimé, lui-même ayant du mal à garder son sang-froid et prononça :

-Ne bouge pas Kana, rappelle-toi ce que je t’ai dit tout à l’heure…
##   Ven 2 Mai 2014 - 18:03
Anonymous
Invité

Je n'avais jamais vu Hisméria aussi tendu. Il avait peur et cette peur qu'il dégageait me contaminait petit à petit. Et ce couloir, qu'est-ce qu'il est sombre... Les salles qui les bordent sont pleines d'ordinateurs ou je ne sais quoi encore. Hisméria y jette un coup d’œil. Je ne l'avais jamais vu dans un tel état. On aurait dit un animal acculé.

Soudain, il s'arrêta et je lui rentrais dedans à nouveau. Mais c'est quoi cette manie de s'arrêter en plein milieu à la fin ?! Enfin, passons, je ne peux pas me fâcher contre lui, je l'aime trop pour ça... Je regarde dans la même direction que lui. Des scientifiques trafiquent quelque chose au fond de la salle. C'est à ce moment-là que je me rend compte qu'en fait, je suis en train de fixe des scientifiques avec un calme olympien alors que j'ai à côté de moi mon chéri qui est à la limite de paniquer.

Finalement, après quelques instants de contemplation curieuse, on se remet en route. Je n'ai toujours pas lâché sa main. Je me sens comme vidée d'un seul coup. Pourtant, marcher c'est pas sensé être aussi épuisant... Je continue d'ailleurs de marcher aux côtés d'Hisméria, serrant sa main pour lui montrer que je suis là. Je sens combien l'épreuve est dure pour lui.

Hisméria s'arrête alors devant une autre salle et cette fois, je le sens se figer sur place. Je n'ose d'abord pas regarder ce qui se trouve dans cette salle. Petit à petit, comme si j'étais attirée par ce qui s'y trouvait, je tourne la tête. Je me retrouve alors face à un homme aux longs cheveux noirs, attachés sur la nuque et aux yeux violets. Une barbe de quelques jours couvre ses joues. Ses traits sont durs, comme taillés à la faux. "Il est exactement comme je l'imaginais..." Pensais-je. J'avais l'impression qu'un conflit prenait place dans ma tête.

Minute, papillon ! "Comme je l'imaginais" ?! C'est vrai que je ne l'ai jamais vu, ce Risô ! Et c'est là que ça coince : Je ne l'ai jamais vu. Donc il peut très bien être totalement différent de comment je l'imagine, ce père qui n'a jamais été là pour moi. Conclusion : c'est une illusion. Je secouais la tête pour tenter de la faire disparaître, sans résultat. Il y avait une femme à côté de Risô. Une femme d'une grande beauté. J'entendis Hisméria prononcer une nom : Elsa. Qui cela pouvait-il bien être pour Hisméria..? Il semblait reprendre ses esprits. Je lui demanderais plus tard. Il se tourna vers moi :

Ne bouge pas Kana, rappelle-toi ce que je t’ai dit tout à l’heure…

Je souris, malgré la tension et la peur que m'inspirait mon scientifique de père biologique. Je répétais alors ce qu'Hisméria m'avait dit :

Oui, mon cœur, je sais, ce sont des illusions.

Je tentais de pénétrer dans le cœur de Risô. Étonnamment, j'y parvint. Étrange, une illusion n'est pas sensée avoir un cœur et des émotions... Qui plus est, il me semble avoir déjà lu dans ce cœur. Rien à faire, je ne peux rien modifier, rien voir. Comme si une barrière m'en interdisait l'accès. Je finis par être repoussée dehors et me retrouve face à un Risô au regard froid et emplis de colère. Je frissonne. Que faire..? Son regard mauve me transperce de part en part comme des aiguilles. La peur finit par s'emparer entièrement de moi. Laissant échapper un courant de peur, je fis un pas en arrière.
##   Ven 2 Mai 2014 - 21:26
Anonymous
Invité

Kana semblait moins terrifié par toute les horreurs défilants sous nos yeux. Une fois devant la salle regroupant des souvenirs de notre passées, Hisméria se rendit compte que Kana ne connaissait absolument pas son père. L’homme pouvait ressentir d’ici la tristesse et la surprise qu’engendra la découverte de son visage. Après avoir scindé son cœur, ma bien-aimée s’exprima simplement :

- Oui, mon cœur, je sais, ce sont des illusions

La jeune femme était forte, et me rappela que malgré tout, cela n’était qu’une illusion. Après tout, cela ne pouvait en être autrement, n’est-ce pas ?

Les deux amants continuèrent leur exploration, cherchant en vain la localisation de S.N.E. Pendant plusieurs minutes, nos deux amis marchèrent, faisant défilé les salles les une plus monstrueuses que les autres.  

Soudain l’adolescent détourna le regard : ce qu’il y trouva le laissa sans voix : dans une grande salle vide ressemblant à une arène, S.N.E se tiens la droit, sans bouger, comme s’il attendait Hisméria.  Etait-ce de nouveau un piège ? Ou une illusion ? Comment savoir…

L’adolescent ne put s’empêcher de rentrer dans la sale, dégainant automatiquement son Wakizashi. S.N.E ne bougea pas,  le provoquant par son immobilité.

Hisméria voudrait prendre sa force, le vider de toute son énergie, le détruire afin qu'il n'en reste pratiquement rien. Ainsi l’adolescent pourrait savourer sa victoire. Imaginer qu'enfin il n'aurait plus à se battre pour acquérir sa délivrance, que ses promesses auront été respectées.

Mais son adversaire est là devant lui et n'attend qu'une chose, qu'il fonce sur lui, qu'il fasse le premier pas  pour lui affliger ses coups fulgurants. Son regard est fixé sur S.NE et n'en démord pas, tel est son pouvoir. Sa vision est floue et la fatigue des anciennes péripéties commence à se faire ressentir. Une puissante douleur se promène dans ses membres lourds, comme si le regard de son adversaire la dirigeait au grès du temps. Que faire pour l'attirer dans un piège, et quel piège? Aurait-il assez de temps pour pouvoir en constituer un, il ne croit pas. S'il ne bouge pas l'adversaire passera à l'action ça c'est sûr et certain, étant donné sa fatigue  l’adolescent sait que quoi qu'il tentera, S.NE. prendra le dessus.

Sur l'instant S.N.E se souvint des paroles de Eren leurs maitre d’arme au commencement de leur aventure : «  Si tes forces s'amenuisent et que tu es désarmé, réfugies-toi dans ton esprit  et prends en le contrôle. Alors tu deviendras plus fort sur une courte durée, tu disposeras de toute la puissance de concentration de tous les derniers entraînements que tu auras faits. Et ce afin de vaincre ton ennemi, mais fais attention S.NE, cette source de pouvoir est infinie et trop puissante pour une âme de ton âge. L'utiliser bien trop de temps serait tout simplement du suicide, ton corps ne le supporterait pas, et tu finirais par bouillir de l'intérieur sans forcément t'en rendre compte. Aligner l’alchimie du corps et l’esprit représente un danger aux-de-là de neuf minutes, ne l'oublies surtout pas ou alors cela sera ta fin. »

Ces mots lui redonnèrent confiance. S.N.E se me mit en position de concentration comme bien des fois auparavant. Accroupis, genoux écartés, une main le katana, l'autre point fermé, l’homme semblait paisible. Hisméria  recula soudain d'un pas le regardant différemment de tout à l'heure.

Plus étonné qu’inquiet mais toujours dans la même position d'attaque. Sa position prise, Hisméria aligna son regard avec celui de S.N.E son ennemi qui se mit à sourire. Un sourire effacé plutôt moqueur sur son coin droit. Il venait probablement de voir que leurs regards n'avaient pas changé, ou du moins pas encore. Celui de l’adolescent était toujours fuyant, l'iris affolé, les paupières à moitié fermées, la confiance à l'abandon.

Mais c'est ce que l’homme voulait bien lui montrer. Hisméria ne pouvait effectuer ses parades les yeux fermés en vue de ses blessures. Sinon, il l’aurait sûrement déjà attaqué. Et ce regard peiné lui servait à garder plus ou moins le contrôle de la situation. Si nous réfléchissons bien, le combat s'étant interrompu depuis moins de cinq minutes, Hisméria ne l’avait pas attaqué, voilà qui est bien étrange, peut-être n’avait-il plus assez de force pour prendre un tel risque ?

Il fallait moins de cinq minutes à S.NE pour atteindre le maximum de sa concentration, Hisméria  ne souhaitant pas attaquer, la tâche était facile. Mais d'un coup l’adversaire ouvra la bouche en grand ainsi que ses paupières, et vit une chose anormale dans ses yeux, une chose paraissant effroyable dans les yeux du valeureux guerrier. S.N.E avait effectivement changé de regard.

Devenu désormais déterminé, froid et implacable, il venait de faire sombrer Hisméria dans un sombre doute pour la première fois. Notre adversaire y voyait des flammes rouge sang se déployant tout autour de ses iris noirs, comme des balles de feu inondant son cœur d'une haine inconnue. On pouvait voir un sourire crispé sur le visage d’Hismé, sûrement dû à une forte douleur.  

Le combat commença :

L'ensemble des protections de S.N.E commencèrent à tomber une par une, se détachant de lui sans un bruit pour frapper le sol avec violence, faisant se soulever la poussière qui se mit alors à tournoyer autour de lui. Hisméria continuait à fixer S.N.E avec vivacité. La poussière qui formait un halo autour de S.N.E tournait de plus en plus vite, chargée en électricité. Hisméria recula un peu et empoigna son Wakizashi plus fermement, inquiet de la tournure des événements.

En regardant tout autour furtivement Hisméria eut une idée. L’adolescent savait pertinemment que S.N.E ne pourrait pas gérer sa puissance au-delà de neuf minutes. Cette règle était fort connue car personne n'avait jamais dépassé le seuil critique dans leur organisation. Les rares combattants ayant voulu transgresser cette règle étaient mort, malgré leur incommensurable force, sans pouvoir revenir à la normalité. Ayant perdu le contrôle d'eux même, de leur force, ils se sont effondrés, suite à une rupture de vaisseau sanguin dans leur cervelle. Donc, pour Hisméria la seule solution était d'esquiver les assauts de S.N.E pendant les neuf prochaines minutes.

Certes il gagnerait automatiquement la confrontation, mais le fait d'esquiver et de se cacher de S.N.E n'était pas dans les pratiques d’Hisméria Il aurait pu se le permettre dans un autre de ses combats, mais surtout pas dans celui-là. Gagner dans ses conditions ne lui permettrait pas de se venger…

Ici fut la première erreur d’Hisméria, une erreur fatale : pendant qu’il réfléchissait S.N.E eu une réaction rapide et attrapa Kana par la gorge. La menaçant de son sabre.

Notre adversaire s’exprima :

Cette fois c’est fini Hismé, pause le Wakizashi par terre…

Que faire maintenant ? Je ne pouvais pas prendre le risque de la baisser. Mais je ne peux pas laisser Kana ainsi…


Dernière édition par Hisméria Altair le Sam 3 Mai 2014 - 12:18, édité 2 fois
##   Sam 3 Mai 2014 - 12:16
Anonymous
Invité

Finalement, Hisméria se retourne et je fais de même avec effort. Il m'est dur de me dire que mon vrai père, à qui j'ai tant de questions à poser n'est pas véritablement ici. Il peut être n'importe où, mais pas ici...

Hisméria se fige à nouveau et je regarde dans sa direction. Un homme se tient dans la salle en face, impassible. Hisméria entre et je le suis, sur mes gardes. Il dégaine alors son sabre et je devine qu'il s'agit de S.N.E. Mon cœur se met à battre plus vite. Alors ça y est..? On y est, il va falloir se battre. Pourtant, malgré la tension dans l'air et le Wakizachi pointé vers S.N.E, personne ne bouge.

Soudain, l'homme en face bouge. Non pas pour attaquer, mais pour s'accroupir dans un position qui pour moi paraît étrange. Hisméria quant à lui, recule et fixe son ennemi d'un air surpris. Il prend la même position et une bataille de regards s'engage. J'en profite pour me reculer dans l'ombre. Si je parviens à distraire S.N.E ne serait-ce qu'il moment, je suis presque sûre que ça profitera à Hisméria. Il faut que j'essaie.

Sans cesser de regarder le combat étrange qui se passe entre les deux hommes, je me rapproche lentement de S.N.E. Je savais qu'il fallait que j'y arrive avant que l'ennemi atteigne le maximum de sa concentration. Soudain, un changement s'opéra entre les deux. Hisméria, même s'il ne bougea pas physiquement, recula. Je jetais un regard à S.N.E et trouvais son regard froid, implacable. Les traits de mon compagnon se tordirent dans un rictus semblable à un sourire douloureux et crispé.

Sans que j'ai eu le temps d'atteindre les positions ennemies (a.k.a. S.N.E quoi) le combat commença vraiment. Quelque chose tomba de sous le long manteau de S.N.E et toma par terre, soulevant un nuage de poussière peu agréable. Ce nuage se chargea d'électricité tandis que la poussière tournoyait tout autours de lui. Un instant, je fus tentée de me recharger avec l'électricité statique, mais au vu de la proximité de S.N.E, ça me parut impossible.

C'était sans compter sur ce S.N.E. Une main m'attrapa à la gorge et me ramena au centre du tourbillon de poussière. Une lame, plus longue que le Wakizashi, me menaça. Conclusion à ce qu'il se passe, je suis devenue un otage. D'ailleurs, la confirmation me vient de S.N.E qui prend la parole :

Cette fois c’est fini Hismé, pause le Wakizashi par terre…

Alors là, il va s'en mordre les doigts, d'avoir essayé un coup aussi bas ! Je ferme les yeux et absorbe l'électricité du tourbillon. En quelques fractions de secondes, je suis rechargée à bloc et je peux m'énerver. Je vais chercher cette énergie dont j'ai maintenant l'habitude totale et rouvre des yeux d'un jaune brillant. Je râle :

C'est ça, compte là dessus !

Et bim, la décharge électrique dans les doigts. Des étincelles jaillissent et j'entends un drôle de grognement. Ouaiiiiiis, Pikachuuu !! Elle est encore là elle ?! Enfin... Les doigts autours de mon cou se relâchent et je m'échappe en me tortillant, espérant pouvoir me mettre hors de portée, même si je doute avoir le temps pour...
##   Sam 3 Mai 2014 - 16:27
Anonymous
Invité

« Comment ai-je pu à ce point manqué d’attention ? » pensa Hisméria. Je vais être contraint de lâcher mon arme. Au moment où Hismé pensait abandonner, Kana furieuse s’écria :

- C'est ça, compte là-dessus !

Avant que je n’aie le temps de comprendre ce qui s’était réellement passé, une immense onde électrique s’empara du corps de notre adversaire. Contraint par la douleur, celui-ci n’eut pas d’autre choix que de relâcher la prise qu’il avait sur la jeune femme. Celle-ci en profita aussi tôt pour se dégager loin de son emprise. « C’est le moment ! » pensa Hismé ; De nouveau, l’homme chargea S.N.E à toute allure, persuadé de prendre l’avantage. Mais la réponse de son adversaire mis Hisméria en désavantage :

Une fois l’adolescent à sa portée, S.N.E fit voler le Wakizashi de son adversaire et lui asséna un coup à sa jambe, le faisant plier. « Comment ? Se pourrait-il que S.N.E n’attende cette occasion pour prendre avantage ? Et la douleur ? Comment a t’il fait pour rester debout après une telle électrisation ? » Grogna Hismé qui une nouvelle fois s’était fait avoir par la célérité de son frère.

Hisméria s'écarta, puis détacha la corde tressée d’une des poches de son manteau puis sortit de son fourreau un petit couteau qu’il gardait en dernier recours.

S.N.E esquiva agilement un second coup de son ennemi, puis se projeta contre le torse de celui-ci. Hisméria eut le souffle coupé et baissa sa garde. S.N.E profita de la faille de son adversaire pour y enfoncer son Katana. Avec une précision extrême, la lame transperça l’épaule de l’adolescent. L’homme ne put retenir la douleur grandissante, et cria de toutes ses forces. La douleur était tel que le jeune homme s’effondra contre le sol, et n’arrivait plus à se relever.

Hisméria perdait beaucoup de sang, et d’un seul coup s’effondra. Etait-ce la fin ? L’homme divaguait dans de drôles de souvenirs.

[*]
« Je me revois jeune, beaucoup plus jeune. Ma mère venait de mourir. Elle souffrait depuis longtemps d'une grave maladie. C'était mon anniversaire. La journée débutait normalement. Mon père, forgeur de sabres très respecté des autres habitants, s'était arrangé pour que tout le village soit en festivité.

Puis le soir, comme mon père m'emmenait à une pêche nocturne, alors que tout le monde dormait, un homme s'est approché de nous, à la sortie du village de Seattle. Il s'est d'abord entretenu avec mon père d'un sujet que je ne comprenais pas à l'époque et dont je ne me souviens plus. Puis l’étranger s'est écarté de quelques pas et a tiré son sabre de son fourreau. Mon père a fait de même et dégaina son Wakizashi. Ils ont commencé un combat acharné. Finalement, j'ai vu avec horreur mon père s'effondrer sur l'arme de son adversaire. Je me suis précipité vers lui, en pleurant.

Je suis resté à son chevet une éternité, peut-être même plus. Puis je me suis tourné vers l'homme, qui était en train de partir, et je lui ai lancé de toute la force de mes poumons : « Je me vengerai ! ». Il s'est alors retourné vers moi, et il m'a dédié un petit sourire triste. De rage et d'exaspération, j'ai pris le Wakizashi qu’à laisser l’inconnu en échange de celui de mon père et je me suis jeté sur lui. L'autre m'a esquivé sans mal, et m'a frappé la nuque, sans violence. Je me suis effondré, j'ai sombré dans l'inconscience... »


[*]

Stop. Ça suffit. Ressasser le vieux souvenir ne me servira à rien. Et puis, ce n’est pas le moment Kana est en danger. Combien de temps avais-je pu m’évanouir ?

Peu à peu Hisméria rouvrit les yeux. Ce qu’il découvrit le laissa sans voix : Kana menait un combat acharné contre S.N.E. La jeune femme se délivrait corps et âme dans la lutte.

Cependant, quelques minutes après son réveil, S.N.E réussit à s’emparer des longs cheveux de Kana, puis l’homme tira tellement fort, que la jeune femme finit au sol, plié par la douleur…

D’une manière hautaine S.N.E reprit la parole :

- Si tu continues, je vais être obligé de t’arracher les cheveux un à un. Regarde bien Hismé comment ton amour va mourir sous tes yeux…
##   Sam 3 Mai 2014 - 18:32
Anonymous
Invité

Juste après m'être échappée, je me retournais pour voir une lutte acharnée entre deux frères. Cette image dure restera sûrement gravée dans ma mémoire pour le reste de ma vie. Hisméria plia suite à un coup sur la jambe et son wakizashi vola plus loin. Je m'arrêtais, stupéfaite. Il venait de se prendre du 1000 volts dans les dents et il tenait encore debout ?! C'est quoi ce monstre ?

Sans que je ne puisse réagir, le combat reprit. Il fut cependant de courte durée. S.N.E esquivait toutes les attaques de son frère. Hisméria étant blessé, il était moins rapide qu'à l'ordinaire. C'est ce qui causa sa perte la minute d'après. Désavantagé par son petit couteau, il avait du mal à lutter. S.N.E profita d'un moment de relâchement pour foncer sur son adversaire. Le souffle coupé, je vis Hisméria vaciller et un battement de cœur plus tard, la lame du sombre homme vint se ficher dans l'épaule de mon compagnon. Celui-ci s'effondra. et mon désespoir monta en flèche.

NON !!!

Ma voix se brisa et instantanément, la colère monta comme un torrent de lave en moi. Même sans arme, j'attaque S.N.E. Surpris, il recule. Je vois dans ses yeux qu'il est étonné de voir une femme se battre. Basculant sur une jambe d'appuis, je lui envoie un coup dans la mâchoire. Prit par surprise, l'homme ne peut esquiver. Je profite de son pas de recul pour former une armure fine d'électricité. Qu'il me touche et il se prendra une décharge !

Utilisant la vitesse et les réflexes qui sont caractéristiques des Tonnerres, j'esquive ou dévie ses coups. Il me touche malgré tout plusieurs fois, un coup au bras, un coup à la jambe, un autre au visage. Proportionnellement, je lui envoie un coup dans l'estomac, lui frappe un tibia et l'envoie bouler plus loin, avec une petite décharge à chaque fois.

C'est alors que je fis une erreur. Tournant sur moi-même pour un coup de pieds rotatif, je baisse un peu ma garde en voyant Hisméria à terre plus loin. S.N.E en profite alors pour attraper mes cheveux et d'une traction sèche, m'envoie par terre. Sa voix retentit alors qu'il me dominait de sa hauteur.

Si tu continues, je vais être obligé de t’arracher les cheveux un à un. Regarde bien Hismé comment ton amour va mourir sous tes yeux…

Je remarque le wakizashi d'Hisméria tout près de moi. Je l'attrape et, sans regarder notre bourreau, je feule :

Vas-y ! Coupe-les, mes cheveux !

Puisant dans mes dernière ressources, je fixe l'homme dans les yeux. Une fois le contact visuel établi, il est plus facile d'agir sur les sentiments. Mes yeux virèrent au jaune sous l'effort. Cet homme semblait avoir oublié la peur, très bien, j'allais la lui rappeler. Je fis grandir la peur dans ses sentiments et atténuais tous les autres. Le changement dans ses yeux m'apprit que j'avais réussi. Encore un peu et il s'enfuirait...

Soudain comme un élastique trop tendu, mon pouvoir me claqua entre les doigts. Eeeeeeh M...erde. Plus d'énergie... S.N.E secoua la tête et leva son katana, l'air haineux. Sans attendre, il l'abaissa vers ma nuque. Au même moment, la tension sur mes cheveux diminua et me permit de me contorsionner. Le sabre coupa mes cheveux à un centimètre de ma nuque avant de se ficher dans le sol. Une ligne rouge sang apparut le long de ma pommette.

Libre, je roulais plus loin et me relevais. Je tenais en évidence le sabre de mon compagnon. Voilà le topo : Hisméria est en train de perdre son sang derrière moi, à moitié conscient, j'ai environ 70 cm de cheveux en moins et plus d'énergie dans tous les sens du terme. Comment allons-nous nous en sortir..?
##   Dim 4 Mai 2014 - 10:58
Anonymous
Invité

L’homme luttait pour se redresser, mais tous ses efforts échouèrent. Celui-ci ne pouvait que regardait le combat acharné que menait sa bien-aimée pour lui sauver la vie…

Je pouvais ressentir d’ici, la peur de la jeune femme à mon égard. Ne me voyant pas debout, Kana tourna la tête : chose qui lui fut fatale puisque S.N.E en profita.

Pourtant, la demoiselle ne se démonta pas, et avec une pointe de défi celle-ci prononça :

- Vas-y ! Coupe-les, mes cheveux !

Une seconde ? Ne me dis pas qu’elle va essayer d’agir ; Ce serait de la folie !  Se précipitant sur mon Wakizashi, Kana esquiva de justesse l'attaque de S.N.E puis bondit jusqu’à moi essoufflé. Cependant, l'offensive de notre adversaire ne fut pas sans conséquence : la belle chevelure de ma bien-aimée fut tranché et une légère coulée de sang se propagea le long de son cou...

Ayant à peine le temps de comprendre ce qui venait de se passer, Hisméria réagit au quart de tour et s’écria :

- Kana, mon arme vite !

A l’aide de son Wakizashi, l’homme se releva et se mis de nouveau en garde. S.N.E qui trouvait la situation amusante ne put s’empêcher de provoquer ses adversaires en s’exclamant :

- Une seconde, tu crois que ce petit tour de passe-passe va vous sauver ?

L’adolescent qui à son tour se mit à sourire, répondit :

- Tu ne crois pas si bien dire

Hisméria sortie de nouveau cette drôle de rose qu’il gardait toujours dans son manteau, l’imprégna de son sang et fit glisser les pétales ensanglanté sur sa lame.

Notre adversaire qui ne se démonta pas, répondit avec fureur :

- Tu dois vraiment être à bout de force pour faire appel au pouvoir de ta rose et rompre tes serments auprès d’Elsa. Qu’il en soit ainsi, meurs en son souvenir !

D’une vitesse incroyable l’homme se jeta sur Hisméria puis provoquant un grand bruit sourd lorsque les deux lames s’entrechoquèrent. On pouvait ressentir d’ici les haines respectives des deux adversaires. Alors que S.N.E prenait petit à petit le dessus, quelqu’un rentra. Qui cela pouvait bien être ? S.N.E qui semblait connaitre la personne faisant intrusion cria :  

- J’ai demandé à être dérangé sous aucun prétexte Lust !

L’homme répondit simplement d’une tonalité très calme :

- Mais Monsieur, ça y est : Nous avons enfin réussit, l’opération peut enfin commencer !

S.N.E qui semblait dans tous ses état repoussa Hisméria tellement fort que l’adolescent fut déséquilibré…  Notre ennemi dit :

- Tu as de la chance Hismé, pour cette fois ci : ton espérance de vie est prolongée de quelques jours. N’essaye même pas de contre attaquer, Lust s’occuperait de toi.  

L’homme se retourna simplement et commença à marcher, puis quitta la grande pièce. Celle-ci retrouva maintenant un silence digne d’un monastère.

Hisméria retomba contre le sol, épuisé du combat qu’il venait de mener.  Attrapant la main de sa bien-aimée qu’il porta contre son visage l’homme dit avec ironie :

- Je crois que je vais avoir besoin d’un peu de repos.


Dernière édition par Hisméria Altair le Dim 4 Mai 2014 - 15:51, édité 1 fois
##   Dim 4 Mai 2014 - 15:45
Anonymous
Invité

Le courage d'Hisméria me surprit. Dès qu'il eut son arme en main, il se redressa et se remit en garde avec difficulté. Je me remit en position de combat aussi, bien déterminée à ne pas me laisser impressionner. Le cœur à cent à l'heure, je n'ose même pas battre une fois des cils. Je l'ai échappé belle juste avant et je sens le sang couler dans mon cou. La coupure semble profonde mais superficielle. S.N.E... a l'air de prendre un malin plaisir à nous voir tous les deux aussi amochés. Il nous provoque :

- Une seconde, tu crois que ce petit tour de passe-passe va vous sauver ?

Je plisse les yeux. Bientôt ce sera à lui de sauver sa peau, parce qu'il dépasse les limites. D'abord Hisméria, c'est déjà trop, ensuite mes cheveux. Il sait combien de temps j'ai mis pour atteindre cette longueur qu'il tient encore dans ses sales pattes ? Presque huit ans ! HUIT ANS ! Et pire, il s'amuse avec la vie d'un humain, qui m'est cher qui plus est. Pour la première fois, je pense froidement, impitoyablement, que je vais le tuer si jamais il ose poser ses mains sur mon aimé ou moi.

Hisméria répond sans se démonter à son frère, un air de défi aux lèvres. Il sort la rose que j'avais récupérer lors de la précédente bataille. Comme je l'ai déjà vu faire, il la tache de son sang mais cette fois, il en imprègne la lame de son Wakizashi. L'odeur, comme si elle n'était pas assez forte avec ses habits imprégnés de son sang, est encore plus forte. Elle me fait tourner la tête. J'entends S.N.E prendre la parole, il semble furieux :

Tu dois vraiment être à bout de force pour faire appel au pouvoir de ta rose et rompre tes serments auprès d’Elia. Qu’il en soit ainsi, meurs en son souvenir !

Hisméria me devra quelques explications, un de ces jours, je ne comprends décidément rien. Encore cette Elsa. Comme figée, je vois les deux frères entrer à nouveau en conflit. Leurs lames s'entre-choquent. Et Hisméria, affaiblit par sa blessure, commence à céder du terrain. Je prend appuis, prête à foncer tête baissée dans les côtes de son adversaire lorsqu'un homme entre, que je reconnais tout de suite. Lust. Les paroles d'Hisméria reviennent et tournent dans mon esprit. Il ne doit pas encore mourir. Pourquoi ? Je n'ai pas le temps de cogiter plus, S.N.E aboie :

J’ai demandé à être dérangé sous aucun prétexte Lust !

Lust garde un air impassible et répond :

Mais Monsieur, ça y est : Nous avons enfin réussit, l’opération peut enfin commencer !

Je suis déstabilisée, complètement perdue. Qu'est-ce que je suis sensé faire maintenant ? S.N.E a une réaction étrange. Comme bouleversé, il repousse Hisméria qui me heurte. Je m'efforce de le retenir le temps qu'il s'appuie sur son sabre. Finalement, S.N.E recule.

Tu as de la chance Hismé, pour cette fois ci : ton espérance de vie est prolongée de quelques jours. N’essaye même pas de contre attaquer, Lust s’occuperait de toi.

Quel grossier personnage ! Il ose nous donner des ordres. Alors que le sombre homme se dirige vers la porte rejoindre son subordonné, je lâche, déterminée :

Si ce n'est pas lui qui attaquera alors ce sera moi. Et je te le jure, pour ce que tu as fait, tu n'en ressortira pas.

Même si ça doit me coûter la vie, tant pis. Je suis du genre à pardonner facilement mais pas cette fois. S.N.E tourne imperceptiblement la tête et me fixe droit des les yeux. Je soutiens son regard et il finit par sortir de la pièce. Je me bats avec moi-même pour le laisser partir comme ça. Mais pour le moment...

Hisméria s'effondra devant moi et mes genoux me lâchèrent au même moment. Mon compagnon tenta un trait d'humour :

Je crois que je vais avoir besoin d’un peu de repos.

Je lui lance un regard sévère avant de m'adoucir.

Tu vas avoir besoin de soins surtout. Et vite. Et il faut d'abord que je nous sorte de là...

La joie. Je tiens à peine debout et Hisméria est à groggy, alors que S.N.E s'en est sorti avec quelques hématomes au pire. Je respire un grand coup puis me relève. Je retire ma veste en coton et réussis à faire un semblant de bandage pour le blessé. Cela fait, je l'aide à se relever et le soutenant au mieux, je sors de la salle. Sans un regard pour les salles aux alentours, je dis :

J'espère que tu sais par où on peut sortir et que ce n'est pas trop loin, sinon...
##   Dim 4 Mai 2014 - 17:32
Anonymous
Invité

- Si ce n'est pas lui qui attaquera alors ce sera moi. Et je te le jure, pour ce que tu as fait, tu n'en ressortiras pas.

Hisméria voyait bien que sa bien-aimée était prête à bondir sur nos deux ennemies, mais pour une fois, l’homme opta pour une autre attitude plus réfléchis. L’adolescent s’exclama :

- Laisse les partir Kana, nous ne sommes plus en état de nous battre. Mais ne t’inquiète pas, on finira par avoir notre revanche.

La jeune femme me regarda dans un premier temps d’une manière sévère, puis ses iris s’adoucirent. Hisméria pouvait lire son inquiétude, mais essaya de cacher sa douleur pour ne pas l’effrayer d’avantage. Ma bien-aimée reprit :

- Tu vas avoir besoin de soins surtout. Et vite. Et il faut d'abord que je nous sorte de là...

C’est vrai, avant toute chose nous devons nous diriger vers la sortie. Avant que le jeune homme puisse prendre la parole, Kana s’exclama :

- J'espère que tu sais par où on peut sortir et que ce n'est pas trop loin, sinon...

Avec horreur l’adolescent se souvient de l’unique sortie de ce lieu. D’une voix gêné, Hisméria prononça :

- J’ai une bonne et une mauvaise  nouvelles : la bonne, c’est que je connais la sortie. La mauvaise, c’est qu’elle est véritablement éloignée d’ici. Mais bon, nous n’avons pas le choix. Suis-moi.

Nos deux amants se déplacèrent tant bien que mal jusqu'a l'endroit indiqué par Hisméria. Vu la lenteur de déplacement, nos deux compagnons ne sont pas pret de sortir tout de suite...

Puis soudain, l'adolescent s'exprima :

- C’est ici.

Hisméria connaissait ce type d’escalier en colimaçon, on l’appelait : l’escalier de Penrose.  Ce type de construction en deux dimensions fait de lui un escalier composé de quatre virages à angle droit, revenant ainsi à son point de départ ; en principe, il devrait y avoir une différence de niveau entre les deux extrémités, mais les perspectives de la représentation sont distordues de sorte qu'au contraire, elles paraissent se rejoindre. De cette manière, la figure donne l'impression que les marches forment une boucle, constituant une perpétuelle montée, en d'autres termes, il semble n'y avoir ni point le plus haut, ni point le plus bas… En d’autre terme, ce type d’escalier a été mis en place pour fatiguer celui qui l’arpente.

Sur la première marche on pouvait lire 3748. Surement le nombre de marches à monter avant d’atteindre la surface…

Désespéré, Hisméria montait les marches une par une, maudissant chacun des blocs de pierre  constituant l'escalier. Perdant un peu de sang sur chacune d’entre elle, l’adolescent se retenait de ne pas hurler de douleurs. L’homme sentait le souffle de la colère lui caresser la nuque, et c’est grâce à ce sentiment que l’adolescent avançait encore et ne s’était pas encore effondré.

Bien sûr, le fait de pouvoir s’appuyer sur Kana l’aidé de manière toute aussi importante.  Les marches se succédaient et le mur entourant l'escalier paraissait de plus en plus imposant : la colonne de laquelle part l'architecture des marches créée une spirale infinie. Les deux amants escaladaient dans ce tableau monochrome, sans trop savoir où leur pieds se posaient, se contentant d’avancer.

Au loin, une petite lueur commençait à se distinguer. Des marches, encore des marches, toujours des marches. Sans arrêt à tourner, ne voyant qu'un quart du cercle, les yeux baissés vers les marches qui sont tour à tour distinctes et indistinctes....

Puis soudain, plus de marche mais un sol. Et une porte. Une porte, une simple porte, avec une bête poignée, une porte incrustée dans le mur. Le souffle court, Hisméria pose sa main sur la poignée et la tourne. La porte était verrouillée ; Il fallait s’y attendre…

Hisméria fatigué n’avait pas la force de la défoncer et s'effondra...

Avec une pointe d'humour, Hisméria dit :

-Tu n'aurais pas la clé par hasard ?
##   Mar 6 Mai 2014 - 11:55
Anonymous
Invité

Le combat m'avait privé de toutes mes forces. J'avais même plus de jus pour faire un petit bout de lumière. Cette histoire commençait à aller trop loin pour moi. Je suis dépassée depuis un moment sans m'en rendre compte. Je veux bien aider Hisméria mais il va me devoir quelques explications un jour. Une nouvelle couche d'agacement et de déprime arriva avec ses paroles :

J’ai une bonne et une mauvaise  nouvelles : la bonne, c’est que je connais la sortie. La mauvaise, c’est qu’elle est véritablement éloignée d’ici. Mais bon, nous n’avons pas le choix. Suis-moi.

Hisméria me guida dans la semi-obscurité des couloirs jusqu'à l'endroit. Il s'appuyait véritablement sur moi et semblait faiblir de minutes en minutes. Ma frustration s'apaisa temporairement pour me concentrer sur le chemin. Soudain, Hisméria s'arrêta devant un escalier.

C’est ici.

Un escalier de pierres en colimaçon. Le coup de déprime revint au galop. Maintenant que l'adrénaline était retombée je commençais à sentir les contre-coups du combat. Et cette coupure qui continuait de saigner dans mon cou... Et Hisméria qui allais y passer si je ne le sortais pas rapidement d'ici... Et Cet escalier... Au lieu de râler, monte ! Crétine ! J'aimerais t'y voir toi... Mon regard tomba sur un chiffre inscrit dans la pierre de la première marche. 3748. Trois mille sept cent quarante huit putain de marches à monter !

Au bord des larmes, je commençais à monter, aidant du mieux que je pouvais Hisméria. Les marches défilaient encore et encore et nous tournions toujours un peu plus. J'en perdit la notion du temps. Je continuais à monter, mécaniquement, harassée de fatigues, désespérée de n'arriver jamais en haut. Pourtant, après un temps qui me parut une éternité, je fis face à une porte en bois massif, avec une serrure et une poignée. Mon compagnon tenta de l'ouvrir. Verrouillée. Et aucun de nous deux n'était en mesure de l'abattre.

Hisméria s'effondra et je l'adossais contre un mur. Il lâcha :

Tu n'aurais pas la clé par hasard ?

Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Depuis le début de cette journée, je n'avais pas arrêter de pressentir quelque chose dans ce genre et maintenant, on était blessés, et coincés. C'en fut trop pour moi. A genoux devant mon compagnon, je fondis en larmes. Lui lançant un regard humide et très, très en colère je lâchais :

Tu crois que c'est le moment de plaisanter ?! Depuis deux jours, je me balade sans vraiment savoir où je vais, je te suis, je me retrouve à combattre et maintenant, tu es à moitié mort et on est bloqué à deux doigts de sortir !

Je fus obligée de faire une pause à cause des sanglots de plus en plus forts puis je repris :

J'ai fait que te suivre, je t'ai aidé, mais je sais rien de ton passé et j'y comprend plus rien maintenant ! Quand est-ce que tu vas te décider à m'expliquer hein !

Je pleurais maintenant à chaudes larmes comme une gamine. Je n'avais même plus la force de regarder Hisméria, je me tenais à genoux devant lui la tête baissée, à pleurer de frustration et de colère.
##   Ven 9 Mai 2014 - 17:56
Anonymous
Invité

C’est la première fois que je la vois dans cet état. Bien sûr, les événements passés n’ont surement pas aidé à arranger les choses ; et je comprends que ta curiosité soit quelque peu fanée par tant de mystère D’ailleurs dès que je t’ai rencontré, je savais que ce moment arriverait, j’espérais juste qu’il soit un peu retardé.

D’une voix remplit de sanglots, Kana s’exclama :

- Tu crois que c'est le moment de plaisanter ?! Depuis deux jours, je me balade sans vraiment savoir où je vais, je te suis, je me retrouve à combattre et maintenant, tu es à moitié mort et on est bloqué à deux doigts de sortir.

Reprenons dans l’ordre : Je suis à moitié mort, ce n’est pas la première fois que ça m’arrive ; Mais je comprends que ma bien-aimée s’inquiète autant pour moi. Je n’aurais pas dû l’amener dans toutes ses péripéties. Bien pour réussir à me soigner correctement, il faut que nous sortions et ce rapidement…

Sortir, ça parait plus simple à dire qu’à faire. Trouvant le silence trop long, Kana reprit de plus belle :  

- J'ai fait que te suivre, je t'ai aidé, mais je sais rien de ton passé et j'y comprends plus rien maintenant ! Quand est-ce que tu vas te décider à m'expliquer hein !

Kana se mit à pleurer dans son coin, Hisméria luttant pour se relever, viens se blottir derrière la jeune femme ; Puis d’une petite voix reprit :

-Je suis désolé pour tout ce que tu endures, mais il n’est pas encore temps que tout te sois révélés. Pour le moment nous devons sortir. Sinon, je vais finir par me vider de mon sang. Tu es forte, ne l’oublie pas. On aura tout le temps de parler de mon passé une fois les choses seront réglés. Je te demande simplement un peu de patience. Fait-moi confiance. Comme lorsque nous combattons, il faut avancer sur la même ligne sans douter de ses partenaires, mais surtout ne pas regarder en arrière.

Hisméria mit toute la volonté pour sécher les larmes de Kana, l’homme espérait avant toute chose qu’elle se calme, car celui-ci savait que vu leurs états, les sanglots n’arrangeraient en rien leurs fuites…

On ne va quand même pas crever aussi prêt de la sortie ! Hisméria de toutes ses forces commença à taper sur la porte. Ou plutôt on pourrait dire qu’il était en train de bourriner avec une épaule en vrac… Rien de très arrangeant à son état. Et puis la porte, ne bougea pas d’un centimètre. « Que faire ? Je n’ai pas assez de force pour l’entailler à l’aide de mon Wakizashi… » Pensa l’homme qui commençait à sombrer dans le désespoir. Puis soudain, une idée lui vient. L’homme s’exclama :

- Kana, as-tu toujours les barrettes que tu mettais dans tes cheveux ? Peut-être pourrions-nous crocheter la serrure ?  
##   Ven 9 Mai 2014 - 21:29
Anonymous
Invité

Quelque chose s'appuya contre mon dos. Une odeur diffuse de sang monta à mon nez. Toujours en pleurant, je fronçais le nez. Cette odeur supposait trop de mauvais souvenirs pour moi et j'avais toujours du mal à la supporter. Je savais pourtant qu'Hisméria essayait de me consoler. Ses paroles furent douces à mon oreille :

Je suis désolé pour tout ce que tu endures, mais il n’est pas encore temps que tout te sois révélés. Pour le moment nous devons sortir. Sinon, je vais finir par me vider de mon sang. Tu es forte, ne l’oublie pas. On aura tout le temps de parler de mon passé une fois les choses seront réglés. Je te demande simplement un peu de patience. Fait-moi confiance. Comme lorsque nous combattons, il faut avancer sur la même ligne sans douter de ses partenaires, mais surtout ne pas regarder en arrière.

Je soupirais. Encore et toujours son "fais-moi confiance". Je commençais à douter de lui mais ne le laissais pas paraître. Si jamais il devinais quoi que ce soit, il serait blessé. Et ce n'est pas ce que je voulais. Je restais ainsi encore quelques minutes, calmant mes pleurs lentement. Soudain, Hisméria se mit à frapper la porte de ses poings. Celle-ce en fut à peine ébranlée. En voyant le bois massif, sûrement très vieux, le désespoir me rongea à nouveau et des larmes perlèrent à mes cils.

Hisméria se laissa retomber, je voyais bien que lui aussi avait le moral au plus bas. Tout ça ne menait à rien. Soudain, le regard gris d'Hisméria s'alluma de cette lumière qui signalait une idée. Il s'exclama, me faisant sursauter comme un animal prit au piège :

Kana, as-tu toujours les barrettes que tu mettais dans tes cheveux ? Peut-être pourrions-nous crocheter la serrure ?

Je le regardais d'abord sans trop comprendre puis tout s'activa dans mon cerveau. Mes journées à la campagne avec mon meilleur ami, le temps passé à essayer d'ouvrir une vieille grange, mes barrettes dans la serrure... Comme un flash, tout me revint. Déterminée, je me levais sur mes jambes tremblantes. M'avançant vers la serrure, je sortis de mes cheveux, désormais courts, la dernière épingle qui retenais ma tresse plus tôt. L'introduisant dans la serrure, je commençais mon travail, minutieusement concentrée sur les bruits.

Finalement, la serrure cliqueta et la porte s'ouvrit dans un grincement. Je me penchais sans un regard pour Hisméria, l'aidant à se relever et le supportant comme je pouvais. Dehors, nous débouchions à l'arrière d'un bâtiment qui me sembla être... L'hôpital. Oui, ce bâtiment blanc était bien l'hôpital. Il faisait nuit et le froid me transperça jusqu'à la moelle. Mon sang avait imbibé le col de mon t-shirt, si bien que celui-ci était humide et glacial.

Sentant la tête me tourner, je me hâtais vers l'entrée. D'une voix froide, toujours sans regarder Hisméria, je lâchais :

Voilà, on y est.
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