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Je suis pas vous mais je me sens parfois un peu... perchée !
##   Lun 18 Nov 2013 - 19:02

Personnage ~
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Athéna
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Il m'arrive de me demander comment je finis dans de telles situations.
Explications.
J'était bien tranquillement en train de ne pas dormir (il est bien connu que la nuit ne sert plus à dormir depuis l'invention des ordinateurs. Même si j'ai pas d'ordinateur...) et à me balader dans le parc quand d'un coup... Je me suis sentie rejetée par mon élément naturel. Sois les arbres. Donc, comme toute personne saine d'esprit (oui je suis saine d'esprit), je ne s'y suis pas rendue. On ne va pas là où on est mal accueilli, hein. Je me suis juste dis qu'il fallait que j'aille y jeter un coup d’œil quand j'aurais le temps. Bon, comme vous vous en doutez, j'ai encore passé la nuit dehors, et au petit matin fraîchissant, je me suis dis qu'il était peut-être temps d'entamer le combat. 
Après tout, la terre n'est pas censée être mon élément naturel ? Comment peut-elle me rejeter à ce point ? C'est vrai que depuis que je m'entraîne, il m'arrive de moins en moins souvent de voir fleurir des pissenlits partout où je passe, mais bon... C'est triste une telle inimitié, non ? Ayant enfin trouvé un prétexte potable pour y aller, je me dirige vers la forêt. Elle est encore un peu sombre mais ça ne me dérange pas plus que ça. A quoi est ce que je m'attends, au juste ? A des bêtes féroces ? Non, peut-être pas, mais à autre chose que la végétation habituelle de cerisiers, sûrement. C'est fou comme ces machins roses envahissent l'espace. Je n'ai rien contre le rose. Plutôt contre l'excès, en fait. Ils en ont carrément fait une religion. Je veux pas être méchante, mais ça reste des arbres. De là à donner à des gosses le même nom... Vous vous imaginez vous appeler eucalyptus ?
Je me prend une branche de cerisier en pleine poire. Note personnelle : les cerisiers sont susceptibles. Manque d'amour maternel ? Deuxième branche. Non, je ne crois pas à l'âme des arbres, je suis juste pas attentive... Je m'enfonce plus profondément, inutile de m'attarder de sympathiser avec les cerisiers, c'est mort. La végétation se fait plus dense et sombre. j'observe. je me tais. Je m'arrête. Tout me paraît si hostile. Vraiment, seules les quelques rochers me semblent accueillants à mon égard. Les cailloux aussi. Pour les remercier, j'en ramasse quelques uns sur mon chemin et les modifie pour leur donner une forme de sphère parfaite. Oui, c'est un remerciement. Parce que comme ils sont beaux, un enfant les prendra et les gardera bien au chaud dans sa poche. Mignon, hein ? Je sais, je suis de nature généreuse.
Donc, de nouveau prise d'une de ces réflexions qui font disjoncter mon cerveau, je regarde un arbre qui me paraît attrayant. Et là, mon naturel curieuse reprend le dessus. Ça fait quoi d'être un singe ? Un paresseux, plus particulièrement. Pourquoi est ce qu'ils font autant de câlins aux arbres ? Qu'est ce qu'ils trouvent de bien dans leur écorce rugueuse ? Pourquoi passe t-ils leur temps à dormir à l'envers ? Les humains en seraient-ils capables ? Sans m'en rendre compte, je grimpe sur l'arbre, pied nu. Je sens toute sa haine envers moi me provoquer un frisson.

_ Ouais bah c'est bon, c'est pas comme si j'étais la première, hein !

Je le sens offusqué.

_ Ben oui, faudrait arrêter de râler un peu, ça te rend un peu morne...

Blague d'arbre ! hm... Enfin, je réussis à monter sans problèmes, et une fois assez haute, je voulu à tout prix attraper une branche... qui craqua sous la force de ma poigne.

_ Oups, désolée ça c'était pas volontaire.

Je le sentis grogner. Oui, les arbres grognent. Donc, je fis la position du paresseux sur une autre. Tout en parlant à l'arbre.
Il est 9h.
Encore une journée qui commence merveilleusement bien...


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##   Mar 19 Nov 2013 - 19:40

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Astel Maär
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Initié. J'ai été initié. Je suis un Terre télépathe... Initié, j'ai été....
Ces pensées se retournaient en moi. Wahouuuu! j'avais des pouvoirs! Des vrais pouvoirs, comme dans les histoires! On se calme, mon petit. Avant de jubiler, vérifie...
Bonne idée. Il était heu... pas trop tôt le matin, enfin normal, quoi. J'étais dans la forêt, où je me promenais depuis une demi-heure à peu près. (Vous aimez les chiffres? en voilà.) A vrai dire depuis 28minutes et 32 secondes exactement. Bref. Des arbres, de la terre. Tout à fait le genre de trucs qui vont bien dans les films. Bon, allons-y.

Je me plantai au milieu d'un petit espace dégagé, au pied d'un vieil arbre. (c'était un sycomore... mais on s'en fout.) Sans trop savoir ce que je faisais, je tendis les mains devant moi. Et là, je me sentis idiot. Et maintenant?! Sans me démonter, je tentai de penser à une plante qui poussait là, devant moi. Je fermai les yeux très fort et...
Rien. Il ne s'était rien passé. Un peu déçu, je laissai retomber mes bras. Peut-être que c'était un peu trop pour mes petits pouvoirs tout neufs. Bon. Une autre idée. Il y avait au sol des petites fleurs jaunes ressemblant à des pissenlits, dont l'une d'elle n'avait pas totalement éclot. Concentration...
Rien. Encore rien.

Pendant une bonne heure je tentai par tous les moyens d'interagir avec des arbres, herbes, fleurs, grains de terre, cailloux... Peine perdue.
Abattu et un peu fatigué, je grimpai dans un gros platane qui paraissait accueillant. Je m'allongeai sur l'une de ses branches, laissant mes membres pendre dans le vide et mon regard dériver sur cette palette de verts et marrons. Fatigué, je fixai mon regard sur un massif de fougères et laissai mes pensées vagabonder librement. Si belles... Recourbées, délicates, symétriques, élégantes, légères... Il me sembla qu'elles avaient bougé.  Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Serait-ce mon pouvoir? Immédiatement après, un léger courant d'air passa dans mes cheveux. Tu as rêvé, Astel.

Soudain, un petit craquement me fit sursauter, pas loin. Un humain. J'écoutai encore. Deux craquements, et des bruits de voix. Il parlait tout seul? Je pensai à Isis, ma première rencontre à Terrae. Éclair blanc. Oui, aucun doute, c'était elle, sa touffe blanche, son éternel bandeau. Sa démarche. Je l'observai monter dans un arbre, casser une branche et...
Faire le paresseux?!
Tout à fait le genre de choses dont tu es capable aussi, n'est-ce pas?
Discrètement, je me rapprochai d'elle en passant sur les branches basses des arbres, proches dans cette zone. Je finis par me trouver juste au-dessus d'elle, caché par le feuillage. Je retrouvais mon âme d'enfant, comme lorsqu'on jouait à cache-cache avec ma petite sœur, autrefois, sauf que chez moi, il n'y avait pas les mêmes arbres.
Je réfléchis un instant. Qu'est-ce qui serait le plus drôle? J'optai pour l'approche douce.
Lentement, je sortis ma tête de derrière la touffe de feuilles. Un grand sourire s'étala sur mon visage. Je prononçai doucement avec un air malicieux (enfin je crois, hein, je suis pas à l'extérieur pour juger, moi.)

-Bonjour...

Je descendis souplement sur la même branche qu'elle (qui, heureusement pour nous, était vraiment épaisse) et enchaînai:

-Je suis content de te voir, Isis. D'ailleurs, j'aurais un petit service à te demander...

Ne sachant pas trop comment lui expliquer ma situation, je m'interrompis.

-Euh, tu vois, j'ai été initié récemment. Je suppose que tu l'avais deviné, d'ailleurs, comme le fait que je sois terre et télépathe... Jusque là tout va bien. Seulement voilà, je n'arrive pas à faire la moindre petite chose avec ces pouvoirs.Je suppose que c'est normal, mais j'aimerais que tu m'aides à les utiliser... Si ça ne te dérange pas, bien sûr.


Je lui adressai un sourire que je voulais sympathique.
Attends, Astel. Là, tu es en train de discuter avec une fille qui fait le paresseux à 4 mètres du sol, et tu lui parles naturellement?! Je crois que j'ai rougi à cet instant, mais je décidai que c'était ce genre de situation qui rendait une vie intéressante.
Brièvement, je m'imaginai grand-père racontant à mes petits enfants: "Et là je l'ai vue qui faisait le paresseux... Huhhh, huhhh... Alors je suis allé... allé lui dire bonjour." Ma rougeur passa au niveau d'au-dessus (appelé couramment stade 2).
Je tentai de me donner une contenance et me calai tant bien que mal sur la branche.

Puis une envie soudaine me prit et je basculai dans la même position qu'Isis. Le paresseux. (Passage au stade 3 d'échauffement facial, attention, risque d'explosion.)
Et j'explosai (non,non, ne pensez pas que j'exagère, ne pleurez pas la perte de mon esprit singulier et lisez plutôt la suite) de rire.

C'était plus fort que moi. Isis était la seule à me faire cet effet-là, alors je riais... Je repensai à mes tentatives ridicules "d'apprivoiser mon pouvoir" (c'est comme ça qu'on dit dans les films, non?) et à la situation... Nous deux, pendus à un arbre, en pleine forêt, à 9 heures du matin. Cette vie était juste géniale. Ça ne me serait jamais arrivé avant.
(J'ajoute le fait qu'avoir la tête en bas me fit passer le stade 4, mais bon.)
Ce rire était... une délivrance. Je riais à en perdre mon souffle, sans même penser à m'arrêter.

Mais qu'est-ce que j'étais heureux.

edit: Whaaa le roman! C'est vrai, tu es la seule à me faire cet effet (;



##   Ven 22 Nov 2013 - 19:19

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Conclusion de l'enquête exclusive sur les paresseux : ça a rien de reposant, impossible de tenir aussi longtemps pour l'homme. A peine la tête à l'envers, je me rend compte que le fait de rester dans cette position même une heure (oui je n'y vais pas dans la dentelle) aurait pour seul résultat d'énormes crampes, ce que je préfère éviter, mon pouvoir de titan me causant déjà bien assez de douleurs comme ça. Bon, j'ai dit que c'était pas humain et reposant, mais c'est pas ça qui m'empêche de rester suspendue comme un fruit mûr à cette branche. L'inconvénient c'est que je ne profite pas du tout de la vue, au final... Est ce que les paresseux auraient le vertige, par pur hasard, et c'est pour ça qu'ils se mettraient dans ce sens là ? Hum, théorie à étudier, tiens ! D'ailleurs pendant que je suis là, pourquoi je réflexionnerais pas un peu sur mon projet de moteur hydraulique ? Et sur les nouveaux freins que j'ai l'intention de créer ? Et... le sudoku ? "HO PUTAIN NON PAS CA !" Ok, c'était une petite blague, t'inquiète ! Si crédule... Met moi un air dans la tête en même temps s'il te plait ! "Grrrrgngrnrgggrrrrnn..." Merci !
Haaaa, enfin je peux profiter pleinement de mon cerveau ! "Mouvement étrange détecté dans les feuillages" Et donc si je met ce boulon làààà... "Présence humaine en approche par le dessus" I believe I can flyyyyy ♪ "DIS TU VEUX PAS ECOUTER UN PEU ?!?" C'est bon ça va j'ai capté, quelqu'un s'approche par les branches adjacentes, je sais je sais... Entre nous il doit être bizarre, monter dans les arbres comme ça... "Dixit la meuf qui fait le paresseux..."
Une touffe blonde sortie du feuillage au dessus de moi avec un sourire malicieux et taquin.

-Bonjour...

_ Hey, Salut Astel !

Comment ne pas reconnaître le jeune garçon blond que j'avais accueilli à Terrae une semaine plus tôt (enfin il me semble que c'était une semaine... "8 jours 14 heures et 36 minutes exactement" Merci mon cerveau, je t'aime ! "Mouais, seulement quand ça t'arrange !"). Il semblerait que notre intelligence soit encore plus proche que je ne le pensais, d'ailleurs... "Pour toi monter dans un arbre est une preuve d'intelligence ?" Non, ce que je veux dire, c'est que se retrouver dans un endroit pareil est pour le moins singulier, n'est ce pas ? Peut-être avons nous eu la même idée, essayer de nous entraîner au calme. En regardant son sourire, je me sens encore plus proche de lui. Je crois que je l'aime bien, ce petit gars !
Il me rejoins sur la branche (à la différence qu'il est dans le bon sens, lui) et son agilité me rappel de nouveau Dunkan. Mais il n'est pas lui, et je le sais. Il est bien plus intelligent !

-Je suis content de te voir, Isis. D'ailleurs, j'aurais un petit service à te demander... 


Il s’interrompt. Ha, peut-être me cherchait-il finalement. Mais je n'ai pas senti ça chez lui, je dirais plus qu'il profite du fait que je sois là. Tout en continuant mes activités internes sur les freins, je me demande pourquoi il souhaite me demander conseil. Peine de cœur ? Pas son genre ? Analyse détaillée de Terrae et de ses habitants ? Ça donnerait un débat intéressant, mais il est capable de le faire seul. Je pense plutôt à une situation qu'il ne connait pas du tout et qu'il n'est pas capable d'analyser, alors que moi si. L'initiation ? Ha bah va falloir que je le félicite alors ! Mais du coup il serait terre ? Ho trop cool !
Je répond à son air hésitant par un signe de tête et un légé sourire, lui faisant signe de continuer.

-Euh, tu vois, j'ai été initié récemment. Je suppose que tu l'avais deviné, d'ailleurs, comme le fait que je sois terre et télépathe... Jusque là tout va bien. Seulement voilà, je n'arrive pas à faire la moindre petite chose avec ces pouvoirs.Je suppose que c'est normal, mais j'aimerais que tu m'aides à les utiliser... Si ça ne te dérange pas, bien sûr.


Oui c'est vrai j'avais deviné (je suis une pro de l'info, normal !), mais télépathe... Je ne vous ai jamais vraiment dit ce que je pensais des télépathes. Plus que de lire nos pensées, ils peuvent les contrôler, les diriger et violent toutes nos peurs les plus secrètes. Même moi qui suis plutôt à toujours réfléchir, ça ne m'étonnerait pas de tomber un jour dans un de leurs pièges ou manipulation, car je pense que tous les terres sont loin d'être aussi scrupuleux que ceux que j'ai déjà rencontré... Enfin, je me sens un peu soulagée quand il m'annonce qu'il ne sait pas encore s'en servir. Au moins ne lira t-il rien par inadvertance, et apprendra à se contrôler lentement, étapes par étapes. Peut-être est ce un peu méchant, mais si je lui enseigne, je pourrais aussi lui inculquer l'intimité... Même si à mon avis il sais déjà ce que c'est, en témoignent les cicatrices. 
Quoi qu'il en soit, le fait qu'il soit télépathe ne fait pas du lui mon ennemi, loin de là, je trouve que ce pouvoir lui va comme un gant ! Contrairement à titan, qui sert à rien... Un pissenlit pousse sur la branche. Shit ! Je lui souris aimablement en voyant qu'il commence à devenir rouge.

_ Ça ne me dérange pas du tout, au contraire, ça m'intéresse ! Je ne sais pas si je pourrais t'être d'une grande aide pour tes pouvoirs de télépathes, mais on peut déjà essayer déjà avec la terre ! Félicitation, au passage...

Quoique je lui ferais tester télépathe aussi, tiens, je suis intéressé de ce qu'il arriveras à tirer d'un esprit polypensaire, ça pourrait être un très bon exercice !
Il semble se détendre et d'un coup, il passe en mode paresseux !

_ Paresseux power ! 

Non, je ne peux pas m'empêcher de crier des conneries. Il explose de rire, et, me laissant entraîner, je rie avec lui. Décidément, nous avons l'ai r bien étrange ! Mais je ne déteste pas ça, je trouve ça amusant. Rire... Combien de temps je ne l'avais pas fait avant d'arriver ? Avec Cendre, j'ai ri aussi... Cet endroit me change. Tu aurais du venir avec moi, Dunkan...
Après être un peu essoufflée, je me met en mode cochon pendu et inspire à fond. Je me tourne vers le jeune homme, qui a l'air heureux. J'aime le voir comme ça, lui aussi a changé depuis que je l'ai croisé à l'entrée. J'écarte les bras et ferme les yeux, la tête à l'envers.

_ Tu vois, dis-je d'une voix un peu lointaine, je n'ai pas besoin d'ouvrir les yeux pour savoir où je suis. Ni combien de mètres me séparent du sol. Parce que je le ressent. Ça ne fait pas parti de ton pouvoir ou quoi, c'est juste un état d'esprit. Demeure ouvert et tu entendras. Les arbres ne parlent pas. On dit que certains terres les comprennent grâce à leur pouvoir, mais c'est parce qu'avant, ils se sont pris la peine d'écouter.

J'entend le murmure du vent entre les feuilles. Je sens ce courant d'air frais balayer mon visage, et les branches se porter dans cette direction.

_ Même quand tu n'y pense pas, écoute, c'est un pouvoir que nous avons tous. Après seulement tu arriveras à quelque chose.

Peut-être est ce que je parle en poésie pour vous. Mais se concentrer comme je l'ai fait la fois où je l'ai vu pour la première fois ne m'a appris qu'un seul coup. La terre est vivante, même si je ne peux pas encore la comprendre moi non plus. Mais plus j'irais dans le même sens qu'elle, mieux je la contrôlerais. Même si pour moi il s'agit de ses entrailles féroces prêtes à me broyer à n'importe quel moment. Aller dans le sens de cette nature, qui a choisit pour nous notre affinité, et qui veille sur nous.

_ Peut-être que si nous nous taisons bien, tu entendras mes pensées...

Il n'a pas besoin de se concentrer, juste de se détendre. Moi, je décide de l'aider un peu. Je ferme les tonnes de sujets en cours dans mon esprit et, au lieu de le vider, je le rempli de souvenirs, d'émotions, de musiques, d'animaux... Tout ce qui a toujours été fort.
Ça, il y a un risque pour qu'il l'entende, même de là où il est.

HRP : Moi aussi, je me suis appliquée pour une fois ! >.<


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##   Mer 8 Jan 2014 - 9:52

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Ecouter. Ok. La première chose à faire, c'est de me remettre à l'endroit, histoire d'entendre autre chose que mon sang qui bat dans ma tête. Je me calai contre la fourche de la branche, dos au tronc. Et maintenant, détends-toi. Je fermai les yeux. Ecoute... A vrai dire, je n'entendais pas grand chose. Autant essayer d'écouter plus profondément. J'avais l'impression de tomber à l'intérieur de moi-même, détente absolue. Tu n'es pas seul, Astel. 


Ce fut un busque retour à la réalité. Non, je n'allais certainement pas me détendre alors qu'à-côté de moi se trouvait une personne quasi-inconnue, dans la mesure où une semaine est absolument négligeable dans une vie. Et voici le retour de ta paranoïa, mon petit. Tu devrais peut-être essayer d'être moins méfiant, pour pouvoir vivre un peu plus tranquille. 
Plus facile à dire qu'à faire. Durant des années de solitude la méfiance s'était ancrée en moi, pour survivre, pour continuer.  Elle m'avait protégé et un écran d'impassibilité s'était peu à peu créé entre le monde et moi. Je l'avais généré pour être inaccessible, c'était la seule solution que j'avais trouvée face à des agressions permanentes.
Seulement ce mur, comble de l'ironie, était à présent en travers de ma vie sociale, bien que celle-ci soit toujours très limitée. Il allait falloir le faire disparaître, et vite!

-Pardon, je suis un peu gêné... Je n'arrive pas à me détendre. Je vais m'éloigner un peu, en espérant que ça suffise.

Je descendis rapidement de l'arbre, avec quelques regrets. Isis l'a bien choisi, il est haut et fort... J'aimerais être comme lui un jour. Ce sera dur, mais je compte bien y arriver! Je m'éloignai d'une cinquantaine de mètres et m'étendais dans une touffe de fougères. Le temps passa, lent et constant... Des pulsations, lourdes et lentes, profondes. C'était comme un gigantesque coeur, mais contrairement au mien, celui-ci avait trois systoles à chaque battement. 

Boum...
Boum...
Boum... Silence. Les freins hydrauliques fonctionnent-ils mieux que les freins à disque? 
Boum... 
Boum... 
Boum...
Silence. Il manque le 3, le 5 et le 2 dans cette colonne, mais pour ça il faudrait...
Boum... 
Boum..
flapflapflap.

flapflapflap.?! J'avais ouvert les yeux. Autour de moi des insectes  s'enfuyaient, effrayés par ce bruit énorme, impitoyable. Un oiseau passa, très haut au-dessus de la cime des arbres. C'était donc ça... Un oiseau. La douleur sourde et familière se réveila sur mon épiderme. Je pensais que c'était fini, mais apparemment non. Dommage, j'avais espéré en être débarassé, mais il faudrait attendre encoe un ppeu.
Quant à ces pensées parasites... 
Qu'avaient à faire des freins ou un sudoku en plein coeur de la forêt? Tu as dû essayer si fort d'entendre quelque chose que tu l'as imaginé... Ce n'est pas comme ça que tu y arriveras! Malgré tout je n'avais certainement pas imaginé ces battements puissants. Un peu content malgré tout, je revins vers mon amie, espérant qu'elle m'avait attendu... Combien de temps as-tu pssé dans cette touffe de feuilles? Non, je n'avais certainement pas perdu la notion du temps, moi, si lucide... Mais je devais bien admettre que si. 
Je remontai dans le grand frêne, me hissant sur la grosse branche où je distinguai Isis avec soulagement. Pas la peine de m'annoncer, elle m'avait forcément attendu. Je m'assis derrière elle et contemplai la frondaison de notre h^te, émerveillé.

-Je crois que  j'ai réussi, partiellement du moins. J'ai entendu... Comme un immense coeur battant lentement, mais avec trois pulsations. C'était l'une des plus belles choses de ma vie, mais... Aucune trace de pensée consciente. Je ne sais pas comment faire et surtout, je ne voudrais pas gêner ton intimité... Enfin tu comprends, si j'entendais tout ce que tu penses...

Je terminai en bafouillant. Qu'allait-elle me répondre? Elle serait peut-être déçue...
Je relevai la tête et la regardai dans les yeux.

-Isis?



##   Dim 12 Jan 2014 - 20:56

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Il est descendu pour se concentrer. Rien d'anormal, bien sûr, j'aurais sûrement fait la même chose. Je suis restée en haut, trop soucieuse de ne pas le déconcentrer. L'exercice des pouvoirs est loin d'être une chose facile, et moi même j'en avait toujours beaucoup bavé. Mais je savais que ce petit prodige y arriverait. Il y avait quelque chose en lui, peut-être n'étais-ce que mon imaginaire, mais je sentais qu'il en avait surtout besoin. Peut-être que, un peu comme moi, son pouvoirs deviendra un peu son nouvel objectif, pour ne pas penser à autre chose, aller dans une autre voie. C'était lâche, cette façon que j'avais constamment d'occuper mes pensées au fond, c'était faire exprès de se concentrer ailleurs pour ne pas penser à ce qui ne va pas.
Malheureusement, je savais que je ne pouvais pas en réchapper. C'était moi et personne d'autre qui tournait le dos au lieu de regarder devant, au lieu d'assumer. Et dire que j'avais l'audace d'essayer d'enseigner, d'apprendre ? C'était moche, je ne le méritais pas. Je sais bien que les professeurs ne sont jamais parfaits, mais tout de même. J'étais coupable de mon aveuglement volontaire et je disais aux autres ce que j'étais tout bonnement incapable d'appliquer.

Mais Astel... Avec lui c'était différent. Il était si fragile et si frais, une âme innocente bercée dans la brusque conscience du monde. Et seul avec cette conscience, le fait que les autres ne sont pas comme nous, qu'ils pensent de façon si futile, que l'homme est si prévisible... Je voulais qu'il réussisse, non pas pour flatter mon égaux de professeur, mais parce qu'il le méritait, qu'il en avait besoin. Besoin de cette force. Comment un tel garçon, pourtant ayant presque mon âge -ou le même, qui sait ?- comment pouvait-il être si fragile ? Je devais être là, parce que je sentais qu'il y avait quelque chose, une similitude qui nous rapprochait, et peut-être était-ce ça aussi, la force dont il avait besoin.
J'ai soupiré. Finalement, les deux sortes de freins sont à peu près équivalents, je me demande ce que je vais bien pouvoir faire... (pensée complètement HS, je précise, hein...) J'ai regardé le paysage. Les rayons de soleil doux et durs à la fois caressaient mon visage. Je sentais en moi la rosée du matin s'évaporer pour de bon. J'étais comme les gouttes, entre deux états, liquide et gazeux, voulant rejoindre le ciel. Mais mon corps était si lourd qu'il m'aurait fallu plus de temps. Beaucoup plus qu'une simple dizaine d'heures. Mais alors que l'ont pouvait croire qu'enfin le soleil pourrait nous élever, la nuit commençait à tomber. La vie était un cycle éternel pour empêcher l'homme de s'envoler trop haut.
J'ai entendu du bruit. J'ai baissé les yeux. Il était là, qui remontait dans cette arbre, l'air heureux mais affreusement gêné. Avait-il entendu mes pensées sur lui ? Je n'en avait pas honte. Mais quand je le vis regarder le paysage, j'ai compris qu'il s'excusait d'avoir mis trop de temps.
Il me parla. J'étais encore un peu perdue dans mes pensées, un peu trop pour faire attention à toutes ses phrases. Mais visiblement, il avait peur que je me mette en colère. Comment ? Ça me faisait tellement mal qu'il soit si fragile... Qu'attend t-il ? Que je lui dise que ce n'est pas grave, que ça viendra avec le temps ? Oui, tout ça je lui aurait dit, si il ne s'était pas mis dans cet état.
Mais là, il fallait qu'il soit fort. Capable de se protéger, c'était le but de l'exercice. Capable de le faire plus vite, par réflexe. Capable d'envisager toutes les possibilités, même venant de moi. Parce que je ne suis pas un professeur. Juste une menteuse.
Sans un mot, je suis descendu de la branche, jusqu'au sol, et lui ai fait signe de me suivre, tentant de garder mon visage le plus neutre possible. Maintenant, on passe à la vitesse supérieur.
J'ai concentré mon pouvoir de titan dans ma main. Au moment où il posa son pied au sol, je me retournais.
« ATTENTION, coup de poing du droit ! » hurlaient mes pensées.
Je balançais mon poing dans sa direction.
Allez, montre moi. Montre moi à quel point tu es fort.


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##   Jeu 20 Mar 2014 - 20:09

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Elle ne me répondit rien. Je me retrouvai assis sur ma branche, gêné et un peu désappointé de mon manque de résultat. Pourquoi n'y arrivais-je pas? Pourtant je ne pensais pas que quoi que ce soit en moi s'oppose à la gestion d'un pouvoir "magique". Je savais bien que j'en avais besoin. Il fallait me remettre de ma vie passé, de ce crime abominable qu'est l'atteinte à son propre corps, à ce que mes parents -aussi inattentifs soient-ils- m'avaient donné. Mon corps.
Il était un peu ma prison aussi. Pourquoi tant de faiblesse? Ne pouvais-je pas être fort et inébranlable comme ces hommes sur lesquels on s'appuie quoi qu'il arrive? Non. Je n'étais pas de ceux-là.
Moi, Astel, j'étais le petit garçon perturbé que ses camarades insultaient, que les profs prenaient en pitié et, surtout, le petit garçon si perturbé qu'il s'autodétruisait, mais qui passait tant inaperçu qu'il aurait presque pu mourir sans que quiconque daigne baisser les yeux vers lui. Voilà ce que j'aurais pu dire de moi, il y a quelques semaines, au bilan de ma courte vie. Tout à fait tragique.

Mais depuis j'étais parti, je m'étais enfui de cette cage qu'on dresse pour nous à notre naissance, je n'ai plus été ce qu'on voulait que je soie. J'avais changé.

Toi, changé? Tu te fais des illusions, pauvre petit! Jamais tu ne pourras changer, tu le sais bien. Le destin est ainsi fait que la nature des gens détermine leurs actes. La nature des gens détermine leurs choix, et leur nature future. Tu es tel que tu es né, et rien ne te fera jamais sortir de ce chemin étroit. Tu peux choisir, décider, mais jamais, jamais tu ne seras quelqu'un d'autre, Astel. Jamais tu ne seras quelqu'un d'autre.

Rendors-toi, stupide raison. Je sais déjà tout ça, puisque c'est moi qui te l'ai soufflé. Mais ce que tu ne savais pas, c'est que cette fois, il y a une variable que le destin ne prend pas en compte: ces pouvoirs. Ils sont ma seule chance, ma seule chance de sortir de cet étroit tunnel. Alors je ferai tout ce que je pourrai ne serait-ce que rêver de faire pour devenir fort. Je veux m'échapper. Et devant moi il y a un minuscule trou dans les mailles de ce tunnel, mais j'y vois quelque chose de plus clair. M'échapper.

Je refis surface au jour de mes sens.
Moi. Isis. La branche. L'arbre. La forêt. Je suis là!
Isis? Elle s'était ébranlée de sa rigidité contemplative. Les frémissements de ses muscles fins précédèrent sa descente de la branche, tout en souplesse.
Elle me regarda par-dessus son épaule. Que ne ferais-je pas pour ce regard-là, même s'il était planté dans un visage de pierre.
Je m'ébranlai à mon tour. Le premier tressaillement de mon corps fut simultané à l'ouverture. Oui, l'ouverture. C'était exactement comme au sortir de l'océan, quand les oreilles se débouchent. On n'en avait pas conscience, mais on était dans un brouillard opaque qui nous masquait les sens. Tu as entendu ça? Un brouillard opaque, hein? Peut-être que tu es dans un brouillard opaque, Astel.

Me laissant tomber, j'appréciai pleinement l'ampleur de cette nouvelle dimension : j'entendais et je voyais, mieux que jamais.

_ATTENTION, coup de poing du droit!


Sonné du volume sonore, je me jetai sur le côté, sans aucune mesure, évidemment. (je ne suis pas judoka, moi!) Ce ne fut pas assez rapide, toutefois, comme me le signala le plus aimablement du monde un violent choc dans le flanc. Aïe. Bien sûr, c'était Isis. Je ne sais pas pourquoi mais ça ne m'étonna même pas.
Tout en me relevant, je lui grognai

_Tu as déjà envisagé une carrière dans l'éducation? Je suis sûr que ta pédagogie ferait des hécatombes parmi les élèves ! Je t'assure, aucun d'eux ne te résisterait.

Je me massai le côté. J'avais mal, mais ça ne laisserait sans doute rien de plus qu'un bon bleu, je suppose -ainsi que le souvenir impérissable de ce moment crucial-. Me tournant vers Isis, je cherchai ses yeux.

_Je suppose que je dois te remercier. C'était un peu violent, mais ça a marché, en fin de compte. J'ai entendu tes pensées -du moins ce que je crois être tes pensées, certainement plus que des réflexions sur les freins ou des sudokus- et je les ai même très bien entendues. Je veux dire, ce ne sera plus la peine de crier désormais! Mes sens sont éveillés, et j'espère que ça durera.

Je lui adressai un sourire, qui dût être un peu grimaçant, mais c'est l'intention qui compte, non?
Les insectes pullulants des parterres de fougères alentours me rappelèrent mon environnement. Des plantes. De la terre. Quoi de plus attirant? J'entendais leur sève pulser depuis le sol gorgé de vie, le crépitement des feuilles gonflées d'eau.
Qu'est-ce que tu attends? Essaye!
Avisant une haute tige de fougère, je me concentrai dessus, l'air de rien. Bonjour ma douce, tu voudrais bien faire quelque chose pour moi? Ce n'est pas grand-chose, rassure-toi...
Je ne sais pas si on pouvait vraiment parler à une fougère, mais toujours est-il qu'elle fit ce que je lui demandai. Elle se pencha très légèrement et effleura le bras de mon aimable pédagogue.

C'est bizarre de dire ça, mais l'espace d'un instant je me sentis un peu plante verte, dans le style fougère. On devrait faire des attractions comme ça dans les fêtes foraines, comme par exemple Expérimentateur de sensations - Venez devenir successivement plante en pot, caillou et insecte! émotions fortes garanties!
J'avais d'ailleurs fort à-propos l'impression de sortir d'un stand d'auto tamponneuses tant mon cerveau était secoué. Mais après tout, les auto tamponneuses, ce n'est pas si désagréable, et puis c'est drôle!
Je pris une grande inspiration avant de lancer à la ronde:

_Et maintenant, chef? Quelle est la suite du programme?



##   Jeu 27 Mar 2014 - 22:25

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J'ai eu un doute l'espace d'un instant.
Je savais bien qu'il ne fallait pas hésiter mais... Si il se prenait vraiment le coup ? Si je ne parvenais pas à retenir mon poing ? Est ce que le risque était si grand ? J'ai failli dévier mon coup à la dernière minute. Puis... J'ai eu confiance en lui. Confiance en mon cri, si fort qu'il me paraissait avoir été crié, être sorti de ma bouche réellement. Je voulais qu'il l'ai, il lui était destiné. Pas besoin de se prendre la tête, il l'entendrait un point c'est tout. Il n'y a pas de "sinon..."
Je fermais les yeux. Ma main toucha quelque chose. Je déviais in extremis la trajectoire pour venir glisser près de.. J'ouvrais les yeux. Ses côtes. Pas sa tête. Il avait esquivé. Il avait entendu mon cri. Il n'avais certes pas été assez agile pour partir complètement mais je l'avais à peine frôlé, et ce n'avait été possible que si il avait entendu. Une bouffée de fierté et de soulagement me traversa.
Il se releva et je le vis toucher ses côtes en grognant d'un air qui lui faisait perdre son air d'enfant.

_Tu as déjà envisagé une carrière dans l'éducation? Je suis sûr que ta pédagogie ferait des hécatombes parmi les élèves ! Je t'assure, aucun d'eux ne te résisterait.


Je souriais.

_ Si tu as encore assez de souffle pour plaisanter c'est que je n'y suis pas allée assez fort, non ? Je me trouve plutôt douce en Mme le Professeur !

Je lui lançais un sourire taquin. C'était la première fois où je me sentais autant l'âme d'une amie avec lui, et non plus celle d'une fausse mère que je prétendais être. Ce coup, si maladroit et dangereux soit-il, semblait avoir brisé quelque chose, en lui ou en moi, une distance, créé un pont au dessus d'un fossé.
Il se massa avec plus d'ardeur et leva les yeux vers les miens. Je ne le sentais pas en colère. Ça me rassura. Je m'en serai voulue si il avait trouvé cette approche trop violente.
Il se redressa avec un sourire de la famille des grimaces de douleurs.

_Je suppose que je dois te remercier. C'était un peu violent, mais ça a marché, en fin de compte. J'ai entendu tes pensées -du moins ce que je crois être tes pensées, certainement plus que des réflexions sur les freins ou des sudokus- et je les ai même très bien entendues. Je veux dire, ce ne sera plus la peine de crier désormais! Mes sens sont éveillés, et j'espère que ça durera.


Je sais que tu les as entendu. Tu n'aurais pas esquivé sinon. Mais à ce compte là je ferais mieux de me taire non ? Lui dire que j'aurai pu me louper et lui enfoncer la tête dans un arbre ne ferait pas vraiment une bonne preuve de ma maîtrise et de mon amitié envers lui. Et je tiens à lui. Il est le premier avec qui je me sente moi sans avoir besoin de dresser cette forteresse. Est ce une preuve de faiblesse ? Je ne sais pas, ce n'est pas le moment.
Soudain attiré par quelque chose à ses côtés, il se pencha. Il tendis la main doucement vers une plante. Je ne savais pas ce qu'il se passait, mais je le sentais et même sans ça je n'aurais eu aucune peine à le deviner. Je sentais le sol autour de lui trembler de satisfaction. Il semblait prêt non seulement à l'écouter mais aussi à plier au moindre de ses besoins. Ce que la plante fit.
Elle vint déposer ses doux pétales dans la main pâle d'Astel. Je sentais en moi se rependre une paix intérieur capable de calmer toutes mes ardeurs.
Astel y arrivait. Il parlait avec les plantes. Non, il faisait plus que ça, il les gâtait. Je ne savais pas quels doux mots il leur murmuraient mais elles semblaient tout à fait inclinent à lui faire plaisir.
Il se releva d'un air plus léger, d'un pas malin. Je vis la même malice que Dunkan passer dans ses yeux. Les mêmes gestes se dépeindre sur lui. Je secouais la tête. Pas le moment.
L'air malgré tout un peu secoué, il prit une inspiration avant de continuer.

_Et maintenant, chef? Quelle est la suite du programme?

Sa phrase me tira à nouveau un sourire. Après ? Parce que ça te suffit pas de manquer de te faire exploser la cervelle ? Ou es tu en paix au point de ne pas voir à quel point je suis dangereuse ? Enfin, c'est pas moi qui ai demandé hein ! Mais on va éviter les muscles pour le moment...
Je me frottais les mains et fermais les yeux, bien droite. J'éveillais la terre de façon beaucoup plus violente qu'Astel et demandais aux pierres les plus petites de converger vers moi. Une lente progression se fit et quelques seconde, j'en ramassais deux au sol. J'aurais tout aussi bien pu marcher, mais il fallait qu'il regarde, qu'il comprenne d'où vient la magie et comment s'en servir.

_ C'est bien d'esquiver à la dernière minute, mais je préférerais te voir anticiper. Je vais te balancer ces cailloux. Je te le dis. Comme ça tu le sais. A toi de deviner quelle trajectoire ils vont prendre !

Je lui lance un clin d’œil, tout en faisant un plan mental détaillé de la façon dont seront lancés les fameux cailloux et de leur trajectoire. Si il arrive à lire, ce sera bon. Sinon... Ben l risque quand mêe beaucoup moins qu'avec mes coups de poings !

_ Prêt, Mylord ?

Je lançais le premier cailloux.


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##   Mar 15 Avr 2014 - 14:58

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Sous moi, la terre tremblait. C'était Isis qui faisait ça, je sentais sa force, immense, dans les ondes qui me traversaient. J'aurais pu ne pas en réchapper, de ce coup. 
D'ailleurs à sa pâleur je devinais qu'elle aussi y pensait. C'est sans doute pour ça qu'elle me proposa un exercice composé de petits cailloux et de plans virtuels. Bien, allons-y.

Dans un film, j'aurais fermé les yeux, étendu les mains, un grand courant d'air aurait fait voler mes cheveux et je serais devenu tout vert (parce que c'est le pouvoir de la natuure!). Là, je crois que je suis resté planté tout droit, les yeux dans le vide. Et il n'y avait pas de vent. Bref. J'ai tenté de lire ce fameux plan dans son esprit. Un gros tas de balles fonçait sur moi, chacune remplie d'une pensée bizarre. J'y retrouvai des freins, et des sudokus, perdus entre mille autres systèmes robotisés et pissenlits. Sans m'attarder sur ces jolis champs de fleurs jaunes et collantes je cherchai la balle contenant le plan.
toc.

Je me la suis pris en plein dans le front. Le premier caillou amenait avec lui l'intention qui le portait. Est-ce que les pensées voyagent plus vite que les cailloux? Elles vont peut-être plus vite que la lumière? Mais dans ce cas leur énergie devrait être infinie car leur masse le serait tout autant, à cause des équations d'Einstein... L'énergie d'une pensée est-elle infinie? Ça ne me paraît pas impossible. Mais leur masse? Je ne sais pas...

J'avais trouvé le plan. Restait à le déchiffrer. Les pensées sont écrites un peu comme le langage informatique, avec des impressions et des traits de crayon. Et à vrai dire, je n'y comprenais pas grand-chose de plus qu'aux pensées. D'ailleurs, c'étaient des pensées. Mais bon.
Soudain, l'un des traits se mit à briller. Très pratique comme signalisation.

Tiens, je figurais aussi sur le plan. J'étais bleu un peu argenté, très joli. C'était très étrange: j'étais un peu à l'extérieur de moi, derrière les orbites de mon amie. Décale-toi à droite! Mon image fit un pas de côté.
Génial, je peux diriger mon corps... Tu viens de penser quoi, là?! Le caillou tomba derrière moi.
Ça y est, j'avais compris.
Bon à présent, il s'agissait de contre-attaquer. Excellente idée.
Mais tu veux faire quoi bordel?! lui éclater la gueule avec des pétales de fleur? Tu sais pas attaquer et tu le veux même pas. Reste calme, petit. Tu sais faire bouger les fougères. Profites-en!
Mon image iridescente évita un autre caillou. Tiens, je m'étais baissé pour ça. La terre moussue caressait mes doigts.
...Terre?
Allez, je me lance. Il n'y a pas une liane, quelque part dans le coin? Non. Pas au Japon. En revanche, les bambous, ça il y en a.
...Mais je fais quoi avec des bambous? Aucune idée. Je leur demandai ce qu'ils savaient faire, et...ils me firent comprendre qu'ils savaient pousser. Cool.

Laisse tomber les bambous, petit. Tu sais faire autre chose non? Ah oui, c'est vrai. Le cerveau.
C'est parti... Attaque mentale! après le flower power le brain power... Je lançai mon esprit entre les balles, tentant d'atteindre le lanceur.
C'est à ce moment crucial entre tous (j'avais quand même compris par où attaquer mon adversaire) que je me pris le sudoku dans la tête.
Mon image bleue se figea, les chiffres me submergèrent et je me pris un caillou sur le nez. Zut.



##   Sam 3 Mai 2014 - 23:14

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HRP : Désolée d'avoir mis tant de temps >.< En tout cas ça faisait longtemps que j'avais pas écris un truc aussi wtf avec elle XD J'aime bien :3


Je voyais bien que mes attaques donnaient du fil à retordre à Astel. Je me faisais violence pour ne pas les contenir et continuer avec une cadence similaire. Mais au fond je n'avais qu'une envie, arrêter de lui lancer ces cailloux et me précipiter avec lui jusqu'à l'infirmerie. Bien qu'il ne semble pourtant pas encore avoir de réelles blessures. Vous croyez que je devrais y aller plus fort ?
Je secoue la tête. Non, on va éviter de penser à ça. Trouvons autre chose. Oui, nous, je suis schizo à moitié -ben oui l'autre moitié c'est moi ! Ahem... Un soduko ? Ho oui c'est bien ça... Ou je sais pas... La vitesse des pensées ?
Ho ouais c'est un chouette sujet ça ! Est-ce que les pensées voyagent plus vite que les cailloux? Elles vont peut-être plus vite que la lumière? Mais dans ce cas leur énergie devrait être infinie car leur masse le serait tout autant, à cause des équations d'Einstein... -"Isis on a déjà dis qu'un sudoku ça marche pas avec les nombres SUPÉRIEURS à 9 !!!"-L'énergie d'une pensée est-elle infinie? Ça ne me paraît pas impossible. Mais leur masse? Je ne sais pas...
Je remarque qu'Astel a de drôles de réactions en touchant mes cailloux -ok, dire que je le vise serait pas tout à fait faux... C'est vrai qu'il se fait plus percuté qu'autre chose... Ahem... Et promis c'est pas moi qui vise sa tête, c'est lui qui bouge n'importe comment hein ! On dirait qu'il le fait exprès !- par exemple : parfois il semble troublé quelques secondes (ce qui a pour conséquence qu'il se prends celui d'après).
"HO MAIS TU VAS TE CONCENTRER UN PEU OUI ?!" Mais je suis concentrée bougre de cerveau ! J'ai le droit de penser à plusieurs trucs en même temps non ?! J'éclairci mon plan, sentant un changement dans son attitude. On aurait dit qu'il commençait à comprendre quelque chose qui m'échappait.
Gauche. Haut. Bas à gauche. Milieu.
Je tente de rendre clair les informations. Malgré tout, je me demande si il va comprendre... Si il est vraiment dans ma tête, ce qui peut être terrifiant en fait. "Tu pourrais mettre tous tes calculs en images non ? Ce serait plus ludique !" Mais ils le sont déjà. Peut-être que les images sont trop bien cachées, je vais essayer de les mettre en premier plan. Oui, avant le sudoku, tu m'embêtes. "Ok, tu peux lui mettre une couleur de shtroumph ?!" Tu m'énerve tu sais ? "Et des rayons lasers à la Star Wars !" Ho mais c'est bon, je vais pas te faire un remake de la guerre des étoiles non plus !
Je remarque que Astel commence à suivre les mouvements que mon cerveau préconise pour esquiver, ce qui me tire un sourire attendrissant. C'est trop génial ce truc. J'aurais trop voulu être télépathe... "bon, t'arrête de bouder un peu ?"
Je le vois regarder autour de lui. Je vois. Il cherche à contre-attaquer. Mais je vois mal comment il va faire pour... Il ferme les yeux.
Ho non me dites pas que ça existe les attaques mentales ?! Ho non là ça y est je suis furieuse je boude ! Non mais allez quoi, ça pète tellement comme pouvoir, pourquoi y'a fallu que je me retrouve avec le titre de brute de service alors que lui il a le pouvoir parfait pour la réflexion et la manipulation hein ?! Non je suis déçue je m'en fout ! Comment ça je suis une vraie gamine ? Je fais preuve de mon exaspération là, comme tout bon adulte !
Il est... immobile ? Hein ? Mais pourquoi il bouge pas ?! Mais, mon cailloux va lui arriver en plein dans la... Tête. Trop tard. Je reste un instant sans bouger. Ho non, ce serait pas parce que j'ai oublié de lui indiquer le mouvement à faire ? Dites moi que c'est pas pour ça ! C'est triste, il a même pas eu le temps de lancer son attaque...
Je commence à m'affoler et à parler toute seule, pour rien -disjonction de cerveau, tout à fait normal ne vous en faites pas.

_ Ho pardon ! Pardon c'est ma faute halala si je faisais plus attention ! Enfin c'est pas que je voulais pas t'attaquer mais j'ai oublié le schtroumph et... Non mais oublie je suis désolée promis !

Je m'arrête, me rendant compte de la stupidité de mes parole et leur pure inutilité. Non mais je rêve, depuis quand je suis comme ça moi ?
Je lâche mes cailloux et me dirige vers lui. Je reste quelques secondes à le regarder de haut, sans comprendre. Je lui donne un coup du bout du pied pour m'assurer qu'il est vivant puis... Je commence à rire. Silencieusement d'abord, avant d'exploser. Je m'assois à ses côtés.
Je m’essuie les yeux d'une main et essaye de me contenir avant de parler.

_ Ben alors petit Dark Vador, on a des problèmes avec le petit Poucet ?


Ne cherchez pas le sens de cette phrase.
Moi non plus, ça m'arrive de pas me comprendre.


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##   Lun 5 Mai 2014 - 12:14

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...Ici il manque un 5, un 3 et un 9...
Ha mais nonça marche pas comme ça! Attends... Si là ça peut pas être un 4 ni un 7, alors c'est forcément le 3. Dans cette colonne il manque trop de choses, je verrai plus tard. Ok, maintenant carré inférieur droit. Ah, là ça doit être le 8, et là le 1... Il manque trop de 2 dans ce p*** de sudoku! Quoique en fait c'était peut-être un 9 ici...

_ Ho pardon ! Pardon c'est ma faute halala si je faisais plus attention ! Enfin c'est pas que je voulais pas t'attaquer mais j'ai oublié le schtroumpf et... Non mais oublie je suis désolée promis !


...
Quoi?! Plaît-il? Pardonnnn?!
Je la regarde, hébété, déboussolé, debout sur les deux machins qui me servent de support. Attends tu parles des jambes ou des pieds là?!
DEBOUT SUR LES 4 TRUCS QUI SERVENT DE SUPPORT A LA PARTIE SUPÉRIEURE DE MON CORPS. ...Quoi? tu as 4 tentacules, jeune homme? Je te jure, les humains c'est plus ce que c'était... A la moindre contrariété ils se démultiplient au niveau du bas corporel. Et si tu continues comme ça tu finiras en poulpe, mon brave!

...Poulpe?!
Whaa. Alors là c'est complètement barré. Je crois à posteriori que mon cerveau avait un peu trop bouilli ces derniers instants. Je me sentais comme une tête de  mexicain qu'on aurait passée au micro-ondes avec de la soupe mal décongelée à la place du cerveau. COMMENT C'EST PAS COMPRÉHENSIBLE?!
J'avais le cerveau en compote d'oranges de barbarie. Oui, comme les orgues, tout à fait.
Bluarp... Je m'extirpe de cette gelée sucrée qui me sert est censée me servir d'organe cognitif.

Devant moi la pieuvre bitentaculaire s'approche et me regarde. Mince alors, elle est élastique ou quoi?! J'ai l'impression qu'elle fait au moins deux fois ma taille. Elle a dû s'en rendre compte aussi, parce qu'elle commence à... Dites, ça s'appelle comment le cri de la pieuvre? On va dire chuinter. Voilà, elle chuinte de tout son corps et sa gelée en est toute secouée.
Sous les extrémités de mes tentacules supérieurs je sens l'irrégularité d'un sol plein d'humus. Plein d'humeur, ce sol!
...
Tu es assis, mon vieux. C'est pour ça que l'autre est élastiiiique!
La gelée en face se met à fondre et se retrouve au même niveau que moi. Je suppose  que ça veut dire qu'elle est assise, elle aussi. Elle est  très jolie, cette gelée pâle, on dirait un rubens.
Dis, Mexicain, c'est quoi un rubens?
Oh! elle parle. Je décide d'écouter cette modulation des ondes sonores.

_...petit Dark Vador, on a des problèmes avec le petit Poucet ?

Réflexion faite, je suis pas sûr que ça ait été utile.
Je regarde en bas. Ca alors, des jambes humaines. Il y a des drôles de ramifications au bout. C'est étrange je ne les vois pas mais je les sens. Tout d'un coup, elles se mettent à bouger, pile comme je pensais.
...Quoi?! Alors ces trucs bleus là sont à moi?
...

Trop cool.
Je regarde à-côté et je m'aperçois que la gelée en a aussi, quoi qu'elles soient plus fines.

_Étrange. pour un peu on nous prendrait pour des humains. Mais nous, on n'est pas des pieuvres, on est des poucets.

...
Attends, tu viens de dire quoi là?! Non mais tu sors d'où, mon pauvre!
Ha, ça me revient.

_Je m'appelle Astel Maär, je suis Finnois et j'ai 18 ans. J'aime bien les glaciers de chez moi.

Je la regarde. Aujourd'hui est une journée pas comme les autres. Elle a des cheveux, et moi aussi, me dis-je en passant la main sur mon crâne. C'est agréable, ils sont doux, je les aime bien eux aussi.
Autour de nous il y a la forêt, les arbres le ciel les insectes et nous.
BOUH!
Enfin, le retour d'un être pensant, je commençais à ne plus y tenir avec ce grand gamin cinglé.
Ha oui, je suis là. Je suis fatigué. Alors je me laisse tomber en arrière. Et comme les arbres sont dorés au soleil, je souris.



##   Ven 16 Mai 2014 - 18:11

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HRP : Désolée, je suis à la bourre et en plus c'est court >.< Par contre... +1000 pour la cervelle de Mexicain XD

...
Parfois, il m'arrive de croire que dans ce monde, il existe des personnes aussi étranges que moi. J'avoue qu'au début quand je les rencontre, je me dis "tiens ! Ce sont des cas intéressants !" avant de me rendre compte que c'est par le biais de ces plus ou moins dérangés mentaux que j'apprends à me connaître moi même et à m'analyser.
Je dois avouer que quand je vois quelqu'un approcher le bug de cerveau que j'ai lorsque que je suis en mode veille, ça fait... peur. Non, c'est même carrément effrayant. Oui, ça veut donc dire que je suis effrayante quand je m'y met, ce qui est loin d'être rassurant. Attendez je raconte.
Donc je m'assois à côté de lui, qui a l'air plus ou moins pas confiant du tout. Il fait d'abord mine de se redresser, les yeux dans le vide, fronçant les sourcils légèrement. Je suis d'abord septique, essayant de comprendre ce qu'il regarde avant de comprendre que c'est moi -ho, miracle !- mais qu'il n'a pas l'air de me voir non plus. Il semble fixer un point, bien loin, et j'en conclu qu'il est un peu sonné -quelle déduction remarquable oui je sais... Ahem...
Enfin bon, il a l'air dans les vapes quelques secondes avant de s'adresser à moi. Alors oui, peut-être que je lui ai balancé un cailloux dans la tête, mais je ne me sens pas responsable de ce qu'il a dit par la suite, j'ai déjà bien assez de problèmes à gérer pour m'occuper des délires des autres... Ouais je sais je suis une méga égoïste, mais attendez aussi !

_Étrange. Pour un peu on nous prendrait pour des humains. Mais nous, on n'est pas des pieuvres, on est des poucets.

J'avoue avoir rigolé, le temps de comprendre que cette phrase n'avait aucun sens. Il faut dire que j'étais surtout heureuse qu'il n'ai pas perdu la parole par ma faute, ça ça aurait vraiment été bête... Bon enfin, il parle. Suffit de pas s'arrêter sur ce qu'il dit non ?
Je prends ensuite compte des dégâts. Non mais vous imaginez ? Si c'est un état définitif ? Je le regarde, plus inquiète, passer une main dans ses cheveux. Il ne semble pas revenir à lui, ce qui me dérange d'autant plus. Je fixe ses yeux bleus intenses en espérant y voir une lueur de sagesse puis scrute son visage fin et pâle.

_Je m'appelle Astel Maär, je suis Finnois et j'ai 18 ans. J'aime bien les glaciers de chez moi. 

Je me saisis de sa main pour prendre son pouls avant de le regarder avec compassion et une pointe d'anxiété réelle. Ho non, me dites pas qu'il est complètement sonné ?! C'est impossible, ça ne peux pas avoir touché une zone importante du cerveau, je ne m'en remettrais jamais. Même si il se souvient de son nom et de son pays d'origine, ça ne veut pas dire qu'il va bien, la preuve c'est qu'il a eu besoin de les dire à voix haute. Ho mon Dieu ho mon Dieu, dites moi que tout va bien !
"Tu crois pas en Dieu, banane."
Hé bien... Il y a un début à tout ?
"Hypocrite"

_ Astel ? Ça va ?

Génial, comment faire plus vague que cette question, où tu es obligé de répondre "oui" si tu veux pas passer pour un râleur sur pattes.

_ Je crois qu'on va arrêter là hein... Ça te dis, on va faire un tour à l'infirmerie ? C'est bien aussi l'infirmerie...

Bon sang ! On dirait que je parle à un gosse de deux ans qui est plus grand que moi ! Trop bizarre. D'ailleurs je devrais arrêter de lui parler comme ça. Astel est au moins aussi intelligent que moi.
Même plus, je crois.


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##   Dim 1 Juin 2014 - 11:41

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Isis, humaine tout comme moi -ça y est, je m'en souviens- me prend la main et le pouls.
Comme je suis fatigué, je ne bouge pas, ainsi pas de risque que ma fréquence cardiaque augmente trop. Je vois bien qu'elle se fait du souci, Isis. Elle est vraiment très mignonne lorsqu'elle est paniquée. En même temps, vu l'état de ton stupide cerveau il y a quelques secondes, ce n'est vraiment pas étonnant. Tu es conscient de ce que tu as dit au moins?
...Peu importe, ce n'était pas moi.
Plutôt éveillé à présent, mais rompu, autant mentalement que physiquement, je regarde avec intérêt ses mouvements qui se font saccadés et plus rapides. Quelle détresse. C'est beau, l'ampleur des émotions, l'emprise qu'elles ont sur nos comportements. Si nous sommes capables de sentir à ce point, alors tout n'est pas encore perdu. As-tu jamais été dans un état pareil, toi? Ah oui, suis-je bête...
...Arrête tes insinuations, je te prie.

_ Astel ? Ça va ?

Je lui réponds par un regard au fond de ses yeux, assorti d'un léger sourire. Je me redresse -un peu péniblement, je l'avoue-.

_ Je crois qu'on va arrêter là hein... Ça te dit, on va faire un tour à l'infirmerie ? C'est bien aussi l'infirmerie...

Houlà, pour un peu je pourrais croire qu'il me manque une partie du corps et que je ne m'en suis pas encore rendu compte. Quoi d'autre peut-il justifier une telle sollicitude? Un peu anxieux tout de même, je vérifie mon intégralité corporelle. Oui, il me semble que tout est là. Par acquis de conscience j'aurais aimé vérifier la couleur de mon visage, pour être sûr qu'il ne soit pas devenu bleu, violet, ou que sais-je encore, mais je n'avais pas de miroir, je me contentai donc de loucher peu élégamment sur le bout de mon nez. Qui avait l'air d'être d'une couleur beige tout à fait satisfaisante.
Mais alors, Isis, tu ne t'es toujours pas rendue compte que je suis revenu? Je suis là, juste devant toi, et tout va bien. Je suis presque comme avant. Presque car ces pouvoirs se sont rajoutés à moi depuis tout à l'heure -ou était-ce hier?-
Je la dévisageai un peu curieusement, en penchant la tête, comme j'en ai l'habitude depuis toujours.

-Ô petit poucet, c'est le jeune Vador qui te parle... Je viens t'annoncer solennellement que mon bulbe rachidien est à nouveau l'hôte méritant de mes facultés cognitives.

J'eus un rire clair qui résonna étrangement  à mes oreilles habituées au silence et aux chuchotements, puis j'ajoutai:

_Ne t'inquiète pas pour moi, Isis. Je vais très bien, à présent. C'est juste quelque chose d'assez troublant que de séjourner dans une autre tête que la sienne  -surtout quand cette tête t'appartient, à vrai dire. Inutile d'aller effrayer cette pauvre infirmière!


Encore souriant, émerveillé de la beauté du monde, des rayons de soleil qui faisaient de la moindre feuille un écrin pour les dernières gouttes de rosée. Émerveillé des bruits partout présents des milliers de petites créatures autour de nous. Quel touchant accès de lyrisme, jeune homme.

_HO MAIS TA GUEULE, TOI!!
J'ai bien le droit d'être heureux, NON?


C'est à ce moment-là que je me rendis compte que j'avais parlé à voix haute, et même crié. Affreusement gêné, je rougis du bout des orteils à la racine des cheveux, et sentis mes joues brûler comme un steak grillé sur un capot de voiture en été.

_Hum, je... Désolé, je ne te parlais pas... te parlais pas à toi, Isis... C'est, hum...
Ma voix s'éteint dans mes lamentables tentatives de bafouillements. Et voilà, tu viens de faire échouer dix minutes de manœuvres pour lui faire croire que tu es sain d'esprit en quelques secondes. Brillant.

_Je t'ai déjà dit de te taire, minable déchet de mes pensées. Ça ne te suffit pas de faire ton malin avec ton cynisme cliché, il faut encore que TU ME DICTES MA VIE! Si tu n'avais pas existé, toi que j'abhorre, je n'en serais pas là! Disparais.

...Tu es conscient, mon cher, que tu parles tout seul? Tu dois être bien désespéré pour en arriver là, tu n'es pas comme les autres, Astel, tu es différent...

_Non...

Même avec tous les bons sentiments du monde, jamais tu ne m'échapperas. Je fais partie de toi, pauvre imbécile! C'est même toi qui m'as créé, j'espère que tu t'en souviens?

Je me détournai d'Isis, qui ne devait certainement rien comprendre à ce qu'il se passait, en résistant à l'envie de m'écrouler au sol. C'est ce pouvoir qui réveille tout cela en toi. Tu ferais peut-être mieux d'y renoncer, non? Ce que je dis est sensé, et tu ferais mieux de m'écouter, petit.
Je redressai mon dos, tout en inspirant. Cette fois l'intelligence ne gagnerait pas, cette fois c'était au tour de mon humanité... Tu es conscient que ça veut dire que l'humain est idiot?
Cette fois ce sera moi qui gagnerai. Je regardai brièvement le ciel pour m'encourager, puis fis volte-face en souriant.

_Désolé. Une partie de moi a toujours du mal à croire qu'il n'y a pas lieu de se défier de l'univers entier. Mais elle finira bien par se rendre à cette évidence! Il est près de midi, je pense. Si l'on rentrait, qu'en penses-tu?

Je me passai la main dans les cheveux d'un air dégagé en espérant que mon amie ne s'attarde pas sur cet épisode. C'est vrai, moi j'aurais certainement pris peur.



##   Ven 13 Juin 2014 - 20:01

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J'observais attentivement Astel, silencieuse.
La première réaction que j'eu face à ces sortes de délires incontrôlés étaient qu'il était toujours sonné, ce qui aurait pu causer une sorte de traumatisme, malgré le fait qu'il affirmait le contraire. Après tout c'est comme les alcooliques, impossible de leur faire avouer qu'ils sont bourrés s'il le sont. Mais je pense pas que Astel soit dans ce genre là. Quoique ? Faudra que je lui demande, quand il aura les idées claires...
D'ailleurs, revenons à notre propos. Ma seconde réaction fut l'étonnement. Il ne mentaient pas, ses yeux affirmaient qu'il allait bien, qu'il avait toute sa tête. Mais ces paroles, elles n'avaient pas plus de sens que celles des otaries. Enfin parfois celles de otaries ont du sens, en plus.
Ce qui mena à ma troisième réaction (ce post est une devinette en fait. Ha non ? C'est nul, je suis même pas capable de faire ça... Je régresse). Je fut intriguée, intéressée dans le sens scientifique du terme. J'observais le fond des ses yeux, ses moindres réactions physiques et ses paroles. Il ne parlais pas à personne, comme j'avais pu le penser avant. Non, il se parlait à lui même, mais comme si une voix en lui exprimait une voix différente de la sienne, comme une dissociation de sa personnalité. Mais pas schizophrène. Généralement dans le cas d'un malade mental, la deuxième personnalité se cache car elle est la seule à avoir conscience de l'autre. Bon, il existe de nombreuses dérogations à cette règle, mais disons que je ne le pense pas malade.
...
Oui ok je vais le dire, pourquoi. A votre avis. Non mais est ce que je suis vraiment la seule dans le monde dont le cerveau est à moitié indépendant ? Non je ne crois pas, on se parle tous à nous même, certains doivent par contre le faire plus catégoriquement que d'autres, ce qui traduit plus un conflit interne violent que de la schizophrénie.
Je fut néanmoins surprise la deuxième fois. C'était vraiment étrange d'entendre Astel lever la voix, sur lui même encore plus. Après je ne le connais pas autant que ça... Mais non, c'était tout de même étonnant. Il n'avait pas du tout une voix d'enfant en fait, mais la voix puissante et grave des jeunes adultes. Je souriais tendrement, comme une débile. N'importe qui aurait pris peur. Je crois qu'il me manque une case... "Oui" Toi ta gueule ok ?
Bon, si il y a une seule chose dont je suis sûre, c'est qu'on ne dérange pas quelqu'un qui est déjà en conflit avec lui même, il peut se révéler agressif sans le vouloir.
Je restais donc immobile en le regardant. Non j'ai pas dit que ça passait bien. A sourire comme ça, il va me prendre pour une psychopathe sur le point de lui sortir un "hé bien ! Tu as enfin fait ton coming out ! Cooooool !" Non je ferai pas ça.

_ Désolé. Une partie de moi a toujours du mal à croire qu'il n'y a pas lieu de se défier de l'univers entier. Mais elle finira bien par se rendre à cette évidence! Il est près de midi, je pense. Si l'on rentrait, qu'en penses-tu?

Je ne fis pas de remarque tout de suite, contente qu'il s'en rende compte. Déjà c'est un bon pas, mais je connais Astel, toujours à analyser tout ce qu'il voit, comme moi. Bon, même si je m'étais promis de rien dire...

_ Oui, moi aussi j'ai un rebelle dans ma tête ! Il est un peu casse pied mais j'ai appris à vivre avec... Mais il est pas inutile. Plutôt que de le renvoyer, tu devrais apprendre à l'utiliser à tes fins.

Je lui fait un clin d’œil pendant qu'il s'étire. Tiens... Je prends à nouveau conscience que ce n'est pas un gamin. Bref, on s'en fout, c'est Astel, ça suffit non ?
Je sens mon ventre gargouiller fortement. Ha, je précise un truc. Quand je dis ça, ça veut pas dire que les autres l'entendent. Non, il y a que dans les mangas où les protagonistes ont des ventres bruyants, assez pour attirer l'attention de quelqu'un. C'est aussi rare que la personne ai fait à manger pour deux ce soir là, comme par hasard... Ne revenons pas là dessus, les comportements réellement humains sont de loin plus intéressants.
Je jette un coup d’œil entre les branches et me rend compte que oui, il est tard, oui j'ai faim, et surtout oui, je suis fatiguée. Beaucoup même. Quand on dit que l'entrainement ça creuse, je crois que c'est vrai...
Je me retourne vers lui, comme si il ne s'était rien passé, mais malgré tout contente d'avoir appris quelque chose de plus sur lui.

_ Tu as raison, rentrons sinon on risque de vraiment perdre la tête, dans cette forêt...

Petite pointe d'humour. ou petite pique ? On s'en fout, de toutes façons c'était pas drôle.


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##   Ven 20 Juin 2014 - 19:44

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Il y eut un petit silence. Un moment crucial. Alors, elle s'enfuit ou elle s'enfuit pas? Ah, elle ne bouge pas. Je vais interpréter ça comme un signe positif... En même temps vu l'état dans lequel on était tous les deux il y a quelques instants, les signes positifs restent une notion très relative. Je résiste à la tentation de lui tapoter l'épaule du bout du doigt comme dans les dessins animés pour vérifier si elle ne s'est pas mystérieusement changée en statue pendant que je ne regardais pas.

En regardant un peu plus attentivement je vis sa poitrine se soulever au rythme de sa respiration. Comme aux dernières nouvelles les statues ne respirent pas, je suis plutôt rassuré, même si bien entendu je n'ai pas réellement pensé à tout ça. Non. Isis? Une statue?! Non non, j'ai juste dit ça pour meubler mes pensées. Oui, bon, désolé, je digresse là.

Elle paraît s'en vouloir un peu.
Oui, moi aussi j'ai un rebelle dans ma tête ! Il est un peu casse pied mais j'ai appris à vivre avec... Mais il est pas inutile. Plutôt que de le renvoyer, tu devrais apprendre à l'utiliser à tes fins.

Elle me fait un clin d’œil. Au fond de moi je dois bien m'avouer un peu surpris. Oui, je sais, dans ce contexte ça s'interprète plutôt comme une complicité maître/élève que comme un geste de séduction mais tout de même, cela dénote une certaine orientation de l'esprit... Je me trouble intérieurement.
Je la regarde comme elle se tourne vers le soleil pour évaluer l'heure, constatant qu'après tout elle n'est pas tellement plus âgée que moi. Qu'elle doit avoir l'habitude de vivre en plein air, pour pouvoir se passer de montre ainsi.Elle se retourne vers moi, avec un petit air de jubilation au fond des yeux. Quelques mois plus tôt je m'en serais énormément voulu d'avoir ainsi laissé à nu un aspect de moi. Maintenant j'en éprouve un certain plaisir malsain à l'idée que quelqu'un s'intéresse à moi, mais ça, ça existait aussi avant. Non, à part ça je m'en fiche pas mal à présent. Je ne pense pas qu'Isis cherche à exploiter mes failles.
...
Mais malgré tout je vais essayer de rétablir l'équilibre. On n'est jamais trop prudent. Dis plutôt parano, mon ange!

_ Tu as raison, rentrons sinon on risque de vraiment perdre la tête, dans cette forêt...

Je m'interromps brutalement dans mes pensées, étonné. Bizarre cet humour sombre, venant de sa part. Un morceau de moi s'apprête à extrapoler pour lui deviner son passé, mais je l'arrête avant qu'il ne commence. Les secrets le sont, secrets. Qu'ils le restent. Ce n'est pas à moi d'aller remuer le fond boueux des rivières, si cristallines puissent-elles paraître.

Très bien, allons-y. Je me tourne du côté de Terrae, le corps en léger déséquilibre pour signifier que je l'attends pour partir. Je reste ainsi le léger temps que dure un silence avant d'être gênant, pour me rendre enfin compte (un peu gêné, mais c'est de ma faute) que l'Institut doit se situer... exactement de l'autre côté. Hahaha. Consternant. Astel, ou comment décrédibiliser un savant jeu de manipulations par un sens de l'orientation trouvé dans un sachet-surprise. Un petit instant, je retrouve un état d'esprit chargé d'odeurs du passé. A l'époque je n'étais pas grand-chose de plus qu'un bout d'iceberg ballotté dans tous les sens par la mer, et qui se brise contre les autres.

Sympa, la métaphore. Ho toi va te coucher.
Je me passe la main sur la nuque, histoire de me doter d'un semblant de contenance, avant de repartir timidement de l'autre côté.

_Hum, oui, c'est par là en fait... Non, rigole pas, cette fois j'en suis sûr, c'est mon estomac qui le dit.

Je souris. Ah, les bâtiments sont en vue. Je devrais toujours me fier à mes sens, et particulièrement à mon odorat lorsqu'il est dopé par les enzymes de mes sucs gastriques. Le cerveau, c'est pas tout, parce que là, la cantine est à droite, ça ne fait ABSOLUMENT aucun doute.



##   Mar 24 Juin 2014 - 12:51

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Il semble surpris, je ne sais pas trop pourquoi.
Ha, peut-être parce que je vient de lui avouer que je ne suis pas seule dans ma tête ? Ou que je n'ai absolument pas réagit à une de ses crises de folies, ce qui lui paraît bizarre ? En même temps, est ce qu'il s'attendait à ce que je prenne peur et que je parte ? Sûrement mais il n'en avait aucune envie n'est ce pas ? Mais maintenant, aura t-il peur de moi parce que je n'ai pas peur de lui ou pensera t-il comme c'est le cas que je le comprend ? Mais si je le comprends, n'est ce pas que je suis aussi folle que lui ? Hola, ça part loin... L'humain est si contradictoire...
N'empêche que la voix dans sa tête a l'air... comment dire ? Violente ? Autoritaire ? Vient elle en contradiction avec le caractère doux d'Astel ? Je secoue la te^te. non, Astel n'est pas doux, il faut vraiment que je m'enlève cette idée de la tête. Astel est dur, surtout avec lui même. Je ne sais pas jusqu'à quelles extrémités il est allé, ni même pourquoi, mais il est comme moi. Pas doux, il regarde le monde avec des yeux durs de pierre, il le décortique comme on dissèque un animal apeuré, il le tourne dans le sens qu'il souhaite, il vole bien plus haut que ceux qui veulent rester sains d'esprits. Et en faisant ça on ne peut pas être doux, c'est une image, une image faible parce que c'est ce que le monde a fait de lui pour le punir d' avoir cherché si loin.
Je soupire doucement. Halala. Ma vision du monde est étrange n'est ce pas ? Qui en viendrait à penser ça en le regardant ? A extrapoler de la sorte pour comprendre les autres ? Désolée Astel, je vais trop loin dans mes pensées, tu es malgré tout comme nous tous un humain, et je reste persuadé que l'humain a bon fond.
Il se lève et semble se diriger d'un côté, avant de s'arrêter. Je souris, voyant que mon GPS interne indique la direction opposée à la sienne pour rentrer à l'Institut. Je ne le suis pas et continue de le regarder hésiter sur la destination avant qu'il se retourne enfin vers moi, passant une main sur sa nuque. Je lève légèrement un sourcil, car tous les gestes visant à toucher son propre corps sont signes qu'il cherche à se donner confiance en lui, un peu comme une sorte de défense. Même si j'essaye de m'empêcher de le penser, c'est mignon. Ces gestes faits contre notre volonté sont très révélateurs de notre personnalité, et je me demande de quoi Astel aurait besoin de se protéger...

_Hum, oui, c'est par là en fait... Non, rigole pas, cette fois j'en suis sûr, c'est mon estomac qui le dit.

Le fait qu'il me demande de ne pas rigoler m'incite à le faire et je lâche un petit rire sympathique, pas trop moqueur. Hé bien, je me demande si je dois être rassurée du fait qu'il se fie plus à son estomac qu'à son cerveau, mais quelque part je sens que le mien ne va pas tarder à prendre le contrôle de mon être aussi. Je pense d'ailleurs que la faim est le facteur qui nous transforme le plus vite en animal. Bref, ça c'est une autre histoire, une autre philosophie, pas le temps pour ça maintenant.
Je l'attrape par la main, toujours souriante.

_ Et moi j'en suis persuadée ! Mais on sait jamais, ne va pas te perdre ce serait bête.

Je commence à avancer dans la forêt, vers la sortie, tenant toujours sa main. Priant pour qu'il ne la lâche pas. Mais pour une fois, je ne sais pas pourquoi. Je trouverai une explication logique. Plus tard.


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