Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Je suis désolée
#   Lun 30 Déc 2013 - 0:43

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HRP:
 

-Bip-
Quel est donc ce son ?
-Bip-
Ha, un compteur cardiaque. C'est étrange... J'ai quelque chose dans le nez... Je me sens trouble... Est-ce que je suis vraiment là ? Mes rêves sont étranges... Je suis où ? Je... Flotte ? Ou non ? Mince, est ce que c'est réel ?
-Bip-
J’entends des voix... Ou est-ce mon imagination ? Elles disent... Elles parlent de réveil ? Aïe, mon crâne... Je... dors ? Non, je flotte... Mais qu'est ce que j'ai dans le nez ? Ça suffit, je veux l'enlever !

_ Non, laisse-le, il t'aide à respirer.

Une voix ? Elle est plus proche ? Je... J'ouvre les yeux. Ha mince, c'est flou. Ils se referment. Mais non, je veux les ouvrir ! Je gémis. Non, je voulais parler... Hey, réveille toi ! Ha non, je sombre...




Je me réveille en sursaut. Le fil respiratoire que j'ai dans le nez se détache. Je respire par grandes inspirations, par la bouche. Je suis essoufflée. Pour... Pourquoi je suis là ? Je suis... dans un lit blanc ? Ha, à l'hôpital. Il fait nuit ? On dirait... J'ai si chaud...
Non, il faut que je reprenne mes moyens, avant, que je me repose. Doucement, respire, Isis, respire... J'ai soif. Ma bouche est sèche. Non, il faut que je me calme avant. Tout va bien, tout va très bien, je suis au calme, dans cet hôpital... Comme la fois où mes parents m'ont annoncé qu'ils... Qu'ils vendaient le cirque. Non, c'est fini, tout va bien... Que papa avait perdu son bras. Chuuuut... Que la mère de Dunkan s'était suicidée. Tout est passé... Que Ersh avait été tué. NON ! C'est fini tout ça ! Tu te calmes, Isis, calme...
Impuissance.
Ce mot revenait sans cesse dans mon esprit. Je suis impuissante. Nulle face à ces gens, face à elle. J'étais ici parce que contre elle, on avait rien pu faire. L'intelligence ne refait pas le monde. Et ma force ne vient pas de rien.
Je me suis écroulée dans mon lit, en sueur, épuisée. Depuis combien de temps étais-je là ? Quelques jours ? Quelques jours d'inconscience à cause des gaz, sûrement. J'en tremblais encore. Mais aussi pour une autre raison, et je la voyais dans ma tête. Je n'avais pas simplement trop forcé, j'avais fait quelque chose d'impossible, d'irrationnel. Les serpents, c'était pas crédible. C'était pas mon niveau. Du tout. Et j'avais été bien folle de tenter un truc pareil.
Tout. J'avais trop forcé sur tous les points. Sur ma confiance aveugle, sur ces pouvoirs, qui ne font pas tout... Je m'en voulais à présent. Pour quoi faire, au fond ? Nous n'avions aucune chance, elle était trop forte. Et je l'avais vu. Pourtant, j'avais tenté l'impossible ? J'étais stupide.
Maintenant j'étais là, dans ce lit, en sueur depuis sûrement plusieurs jours, souffrante, presque incapable de bouger, l’œil rouge, respirant avec difficulté, le moindre geste me causant une migraine affreuse et la peau brûlée à plusieurs endroits. Et aucun des sorts que j'avais tenté n'avais abouti. Parce que c'était encore trop tôt. Mon corps n'était pas prêt à supporter ce que je lui demandais. J'avais trop mal.
Que fallait-il ? Attendre ? Bien, maintenant j'y étais contrainte, par ma bêtise. On ne force pas un pouvoir, c'était pourtant la base. Tu es stupide, Isis. Maintenant paye. Paye le prix de ton incohérence. Paye et souffre en silence. Car un jour viendra où tu pourras. Mais pas aujourd'hui. Pas encore.
Ma tête retomba sur mon oreiller.
Et mon rêve fut agité par les secousses violentes d'un torrent sortant d'un robinet...


#   Jeu 2 Jan 2014 - 23:05
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Au loin, je distingue une ombre, se mouvant dans une obscurité telle, que je ne peux qu'apercevoir ses contours. Les nuages ont emplit le ciel, le décor, d'une noirceur incomparable. Si bien, que toute cette atmosphère me mis sous pression. Je sentais d’ici les frissons monter sur mon corps, au point que j’en fus saisit. Puis la tétanie s’installa, en compagnie de sa plus fidèle amie : la douleur. Je ne pouvais plus bouger et commença à suffoquer, lentement. Très lentement, comme pour marquer ma détresse méconnue. Mes appels au secours résonnaient dans le vide sans que personne ne puissent les comprendre. Et j’avais beau me débattre, je ne pouvais rien y faire. J’étais là piégé devant lui, et mon destin scellé me réservait une nouvelle aventure.

Voilà que l’apparence se rapproche. Doucement mais sûrement, d’un pas ferme et décidé. Qui cela peut-il bien être ? Se déplaçant avec légèreté et panache, je pris presque goût à la contempler. Mais sa venue ne me dit rien qui vaille. Il me semble que je cette air ténébreux me dis vaguement quelque chose. Et ma première impression ne me trompe que rarement.

Ma curiosité fut attisé comme jamais. Si bien, que mon enveloppe charnelle raisonna. Comme si une décharge électrique s’était abattue sur ma peau fragile. Je brûle d'impatience, et cette sensation ne me lâche plus. De légères gouttes glissèrent le long de mot dos. Et mes iris affolés sont à l'affût de découvrir qui se cache dans les ténèbres. Mes sens sur le point de lâcher, j’eu cette impression que mon cœur était en train de s’extirper de ma poitrine. Mon pou c'est accéléré, créant une impression de gêne et de mal être ; Oppressant tout ce qui me constitue.

Vint donc ce moment où mon corps avait accumulé tant de balafres que la peur refit surface, tel un rappel à l’ordre. Et je  retrouvai cette vive douleur qui lancinera ma colonne vertébrale. Plus je me débâtais et, plus la douleur s’étendait. Tout mon visage était sujet à une inflammation, dont la source était encore inconnue. C’est comme si mon œil gauche avait été embrasé en un instant de par un acier si puissant et rapide que je n’eus le temps de comprendre ce qui m’étais arrivé. Et là je vis du sang s’écouler le long de mon visage. Rouge et luisant, symbole de mon échec. Au loin je reconnu se sourire sadique qui m’avais imposé la marque de sa haine. S.N.E m’a laissait une cicatrice si voyante qu’elle exposait au grand jour ma défaite cuisante.

Et je me réveillai d’un sursaut hurlant au monde qu’on ne m’y reprendrait plus. D’un cri bestial, j’ai dû effrayer la totalité des personnes se trouvant autour de moi…
Et ce cauchemar bien que passé,  m’hantais encore beaucoup trop.

Mais ou suis-je ? Et ses sons d'alarmes incessants et métalliques. Je suis certains de les connaitre. Il me rappelle une drôle d’impression de déjà-vu. Comme à l’époque maudite où maman à disparut. Mais oui je suis dans un hôpital ! Mais qu’est-ce que je fais la ?  Et surtout, comment j’y suis arrivé.

Un flash-back saisit Hisméria.

Ça y est, je me souviens, le combat, la fumée, les brûlures. Une douleur saisit le torse d’Hisméria. Et ma partenaire, est ce qu’elle a succombé ?

Un bruit d’eau attira l’attention de l’adolescent, menant son regard dans le coin opposé de la pièce.

Se tenait ici, une infirmière en train de se laver les mains. Tiens mais oui, c’est elle ! Hisméria soulagé de voir que sa partenaire fut secourut aussi se rallongea difficilement dans le fond de son lit. On dirait que l’adolescente ouvre petit à petit les yeux, le jeune homme ne put s’empêcher de prononcer :

- Au faite on n’a pas été présenté, pourrais je connaitre ton nom ?

Bravo Hismé ! Tu aurais pu commencer par un content de te revoir ! Mais non il faut vraiment que tu fasses tout à l’envers…


Dernière édition par Hisméria Altair le Ven 21 Mar 2014 - 22:12, édité 2 fois
#   Jeu 2 Jan 2014 - 23:53

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Elle est là. Présente partout, tout autour de moi. Elle s'écoule de ce petit robinet qui trône au centre de cette caverne sombre. Comme toujours, je m'approche, elle ne me touche pas encore. Je sais ce qui va se passer, elle attend cet instant. Cet instant précis où je prendrais peur en me rendant compte que je ne peux pas l'arrêter. Je veux me retenir. Mais comme toujours, je ne le supporte pas.
Avec un cri déchirant, je m'approche du lavabo. Il ne faut pas, je sais ce qu'il va se passer. Mais je n'en peux plus. Il coule, il va déborder, c'est insupportable. J'appuie. Je le ferme. Et comme toujours, l'eau continue de couler. Au maximum. Alors je le ré-ouvre, pour le refermer, j'essaye de le boucher, de le percer, peu importe le moyen, il faut que l'eau s'arrête, qu'elle cesse ! Mais elle continue de couleur inlassablement. Elle me mouille les bras. Elle déborde. Elle s'infiltre partout, elle n'a pas de maître. Si seulement je pouvais l'arrêter...
Je suffoque. Ma vue se trouble. Non ! Ce n'est pas fini, je vais y arriver ! Elle ne peut pas m'avoir sans me toucher ! J'ai du mal à respirer. Je me noie, sans que l'eau n'ai atteint ma bouche. Non ! Non... Qu'elle me laisse... Il faut que je le ferme... Sinon...



Mes yeux s'ouvrent brutalement. Le son de l'eau a percé jusqu'aux barrières des rêves pour se matérialiser juste à côté de moi. Un lavabo. Une infirmière se lave les mains. Alors la lumière du jour vient exercer sa puissance sur ma rétine et un mal de tête me prend. Trop violente lumière, quand achèveras-tu de me torturer ?
Je secoue la tête doucement. Au secours, mon crâne. Il vacille dangereusement, comme si j'étais en apesanteur. La douleur dans mon corps refait surface. Elle parcourt le moindre nerfs à la moindre de mes réflexions mentales, elle éveille mon corps endolori par le sommeil, douloureusement, comme elle sait si bien le faire. On dieu, quelle nuit affreuse. Je ferme les yeux un instant, essoufflée d'avoir ouvert les yeux. C'est du joli ma vieille !
J'entends un voix. Mon cerveau la reconnaît lentement, je l'ai déjà entendu. Je tourne la tête dur le côté, le plus lentement du monde. Sa phrase arrive enfin à ma compréhension. Je le connais. Mais lui ne connaît pas -ou plus- mon nom, visiblement... Son nom... Air ? His... des morceaux de mémoires me reviennent, mais pas dans le bon ordre. Je fronce les sourcils pour me concentrer. A ce rythme, j'espère quand même pouvoir lui parler, ce serait con sinon...

_ Hisméria... C'est ça ?

Je respire lentement, me provoquant des frissons et des sueurs froides. Bien, calmement comme ça, ça devrait le faire...

_ Isis pour moi... Isis Nial (à prononcer Naïl, oui je sais c'est bizarre >.<)

Je ne peux m'empêcher de laisser échapper un rire contraint en pensant à la raison qui nous a réuni ici.

_ Terre titan au service du peuple... Enfin, si je savais me servir moi déjà...

J'inspire longuement après ma tirade. Ma tête tourne. Non mais ça suffit, ça fait déjà pas mal de temps que je suis au lit, ça devrait aller mieux, non ?!

_ C'était la première fois... Que tu... utilisais tes pouvoirs ?

Bon ben apparemment y'a papa cerveau qui est encore en train de pioncer là haut ! Tant pis, je me débrouillerais sans toi, ingrat !


#   Ven 3 Jan 2014 - 18:46
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Mais qu’est-ce que S.N.E fait dans mes rêves. Je pensais être passé outre tout ça. Se pourrait-il qu’à nouveau celui-ci me poursuit ? Non ça serait un cauchemar. Il est mort. Trépasser ! A moins que tout cela n’est autre qu’une illusion de mon esprit. Non c’est impossible. Quoi qu’en y repensant, beaucoup de chose que je pensais inexécutable m’ont été révélé. Tiens on dirait qu’Isis me parle. Mais j’ai vraiment du mal à discerner ce qu’elle me raconte. Non pas que la jeune adolescente s’exprime mal, mais plutôt que mon cerveau est en bouillie. A côté une huitre sous formole, ça à plus de QI !

Avec un effort sur humain, le jeune homme réussit à discerné certains des propos d’Isis :

- Hisméria... C'est ça?

A ce que je vois, le combat n’a pas altéré sa mémoire. C’est plutôt une bonne chose. On ne peut pas dire que ça soit le cas pour moi. Je n’ai que des images en flash-back… En y repensant, ça fait vraiment longtemps que ça ne m’était pas arrivé. D’aussi loin que je m’en souvienne, la dernière fois, c’est quand j’ai rencontré S.N.E. En reconsidérant le facteur temps, ça fait vraiment longtemps maintenant. Bien des choses ont changé. Et j’ai beau me dire que la carte du monde que je me trace évolue, j’essaie avant tout de chose de ne pas oublier ce que je me suis promis.

Il faudrait peut-être que je réponde à mon interlocutrice, c’est qu’elle doit trouver le temps long à me voir réfléchir comme ça.

Hisméria s’exprima de manière calme et détendu, surement que la médicamentation fait effet :

-  C’est bien ça, Hisméria Altair, mais quelque chose me dis que je n’ai pas besoin de préciser mon nom de famille. Excuse-moi l’habitude de me présenter ainsi.

Mais pourquoi je m’excuse-moi. J’ai l’air  intelligent à me disculper pour un rien. M’enfin bon, j’ai l’impression que ça la fait sourire. Ce qui est déjà une bonne chose. En espérant que sourire ne le fasse pas mal. Je serais incapable de le faire moi, ma cicatrice me démange tellement.

La jeune adolescente trouvant le temps long repris :

- Isis pour moi... Isis Nial

C’est original comme prénom ! Enfin je peux parler, c’est vrai que des Hisméria on en croise tous les jours…

- Terre titan au service du peuple... Enfin, si je savais me servir moi déjà...

Enfin, je connais la source de ses pouvoirs. Je me souviens des explications de Néro et de Kana sur les pouvoirs, et de l’époque où j’étais persuadé que tout cela n’était que foutaise. A quel idiot quand j’y repense. Tiens on dirait qu’Isis à encore quelque chose à me dire.

La jeune fille repris :

- C'était la première fois... Que tu... utilisais tes pouvoirs?

Ça se voit tant que ça ? Bon d’accord, je n’ai pas été vraiment d’une grande aide, mais tout de même j’ai fait de mon mieux…

- Oui, et je suis désolé de t’avoir causé autant de soucis, à la base je pensais pouvoir m’entrainer avec cette petite pièce qui remonte d’une autre époque.

Hisméria se perdit de nouveau dans ses pensées, l’air perdu et mélancolique.


Dernière édition par Hisméria Altair le Sam 4 Jan 2014 - 20:51, édité 4 fois
#   Sam 4 Jan 2014 - 15:50

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La première remarque d'Hisméria me tira un sourire. C'est vraiment étrange, cette façon que les gens ont de s'exprimer en se dénigrant. Pire, ils ne pensent toujours qu'à éviter aux autres les choses inutiles, mais étant différentes pour chacun de nous, il s'excusent souvent. Pour tout et pour rien. Les valeurs sont vraiment différentes partout. Dans le Nord de l'Europe, j'avais toujours remarqué que la vérité fâchait moins que dans le Sud. Bon, en mettant à part les français, évidemment, qui sont des cultivateurs des sujets tabous à la pelle. Les étrangers font également moins peur dans le Nord que dans le Sud.
Où je veux en venir ? Hé bien, vous aurez raison de vous excuser dans le Sud si vous êtes nouveaux alors que dans le Nord on ne vous en tiendra absolument pas rigueur. Et je ne parle que de l'Europe, car je n'ai vécu que là bas, mais je suis sûre que c'est encore différent en Amérique, et que les asiatiques, par exemple, s'excusent vraiment à chacun de leurs gestes, ce qui nuit un peu à leurs initiatives, presque inexistantes dans la société. Mais je ne critique pas, je respecte ça, au contraire ! Les cultures sont là pour ça !
Ça pourrait tout aussi bien s'apparenter à du psychotage à voix haute aussi... Mais je pense plus que ça se rapproche du sentiment de culpabilité qu'avait sûrement ressenti Mitsuki quand elle m'avait demandé pourquoi j'avais l'air si triste, tout en s'excusant également.
Woooooulala, je vous raconte même pas le mal de crâne que j'ai subis après cette réflexion. Un peu comme si -oui ok, finalement je raconte, hein !- on m'avait foutu une bombe à retardement qui venait d'exploser et dont je commençais seulement à ressentir les effets. Mes oreilles ont bourdonné et ma vue s'est troublée un instant. Ha mais non ! Allez, fais nous un peu de netteté, là ! Oui, voilà, les couleurs déjà... Non, mais moins flou ! Aaaaarg, pas du noir, merde !
Je fermais les yeux.

- Oui, et je suis désolé de t’avoir causé autant de soucis, à la base je pensais pouvoir m’entrainer avec cette petite pièce qui remonte d’une autre époque.

Je tente de les réouvrir. A bah voilà ! Un peu plus net, tu peux faire ça ? Oui, non ? Bon c'est pas grave, je vais me débrouiller en manuel, merci quand même !
Avec un grognement, je tente de lever mon bras. Les aiguilles de douleur me font part de leur désaccord mais il va bien falloir que je bouge, hein ! Je me frotte les yeux en me repassant dans la tête les paroles d'Hisméria. Je tente de me redresser et... Oh mon Dieu, ça marche ! Aujourd'hui ça doit être Noël, c'est pas possible !
Tiens, il s'est encore excusé ? Intéressant... Son nom a pas des consonances asiatiques pourtant... (Oui, même dans le coltard je peux penser à plusieurs choses en même temps. Au moins 6, je dirais, après ça risque de ramer...) Je tourne ma tête complètement vers lui (aaaaaaaah mon cou ça déchiiiire !) et je le surprend en pleine séance de mélancolie.

_ Moi aussi je venais pour m’entraîner, au départ... Mais tout le monde n'est pas aussi passif ! Enfin bon maintenant j'aurais un conseil de plus à donner : ne pas trop forcer. Ça fait mal au crâne...

Encore une pointe d'ironie à mon égard. Si ça faisait mal QUE au crâne, je serais même pas venu à l'hôpital. L'humour à la Isis, houlala que c'est drôle ! Ahem... Non, je n'aime pas particulièrement me foutre de ma gueule, mais l'autodérision aide à avancer, vous savez ! Je hausse légèrement les épaules.

_ Tu viens d'où ?

... Vous voulez que je vous apprenne un truc ? Le tact et la curiosité, ça fait pas bon ménage.

_ Enfin, si la question ne te dérange pas, bien sur...

Ben oui, allons y pour le voir se faire une rétrospective de tous ces mauvais souvenirs ! Non sérieux Isis, un jour faut que tu fermes la gueule à ta curiosité...


#   Sam 4 Jan 2014 - 20:45
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Tiens on dirait que ma réponse à réussit à faire sourire Isis. Pourtant je n’ai pas mangé de clown aujourd’hui ! A moins que je ne m’en souvienne pas, mais qu’importe, c’est toujours plus agréable d’être en compagnie d’une demoiselle souriante.

-  Moi aussi je venais pour m’entraîner, au départ... Mais tout le monde n'est pas aussi passif ! Enfin bon maintenant j'aurais un conseil de plus à donner : ne pas trop forcer. Ça fait mal au crâne...

Rien que de repenser à l’autre hystérique me redonne envie de retourner toute la pièce ! Mais bon, vu mon état, ça va être compliqué de faire quoi que soit… Je me demande comment je réagirais si je la recroiserais dans un couloir.

En y réfléchissant, je chercherais tout de même à faire preuve de maturité. L’ignorer doit être la meilleure des choses pour ce genre de personnage. Mais bon, n’y pensons plus, tout cela n’est que fort peu intéressant.

Ne pas trop forcer… Ça parait compliqué de ne pas en faire trop là. Le moindre de mes mouvements me parait un effort titanesque, mais je vois ce que mon interlocutrice veut dire.

C’est vrai que j’ai tendance à vite m’emporter dans ses moments-là, mais ne pas répondre à l’affront serait lui donner raison. Et ça je ne peux le concevoir. Quand j’y repense, ça serait donné raison aux agissements de S.N.E. Et puis quoi encore, autant se jeter dans la gueule du loup tout de suite !

- Tu viens d'où ?

Pendant que j’y pense, cette question de curiosité me taraude toujours :

-Mais en fait, cette cicatrice que tu as la, comment t’a-t-elle était faite ?

Décidément, je fais vraiment tout à l’envers aujourd’hui. Il me semble qu’Isis m’a posé une question. Allez Hismé reprend toi, tu auras l’air de quoi si tu réponds à cette interrogation par d’autre question.

Bravo, l’adolescente va finir par croire que tu ne l’écoute pas, tu as tout de même été mieux éduqué que ça. Ou sont passé tes valeurs ? Bon d’accord, la douleur n’aide pas, mais tout de même !

- Enfin, si la question ne te dérange pas, bien sûr...

Et voilà ! En plus, Isis est persuadé que ce genre de question me pose soucis, faut vraiment que j’agisse vite, ou un froid va finir par se lever, et ça serait dommage, car j’apprécie vraiment cette personne. Et je n’aimerai pas qu’elle pense le contraire.

- Ne t’inquiète pas la question ne me dérange pas, c’est que je n’ai pas vraiment l’habitude de parler de moi.

Je suis Américain. Je suis née dans une petit ville prés de Seattle, rien de très glorieux, et je suis sûr que mon passé ne serait pas forcément le bienvenue en ce lieu. Non pas que je n’aimerai pas me confié, mais dirons-nous que pour l’instant je ne peux en parler, et j’en suis désolé.


Et voilà, de nouveau je m’excuse, faut vraiment que j’arrête. En y réfléchissant quelle heure peut-il bien être, je ne sais même pas combien de jour nous avons pu dormir…

- Pendant que j’y repense, je suis aire lunaire, ou sonore, comme tu préfères.

Oui ma réponse viens trois heures après, c’est que l’ascenseur du cerveau est en panne, du coup les informations sont obligés de prendre l’escalier en coli massons. Je vais finir par être narcissique si on continue de parler que de moi. Et puis au fond, je ne suis pas comme ça. Hisméria s’exprima :

- Mais bon, arrêtons de parler de moi, parle-moi un peu de toi !


Dernière édition par Hisméria Altair le Lun 6 Jan 2014 - 19:51, édité 4 fois
#   Lun 6 Jan 2014 - 17:37

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Alors que je posais ma première question, je commençais à avoir les idées claires. Enfin, disons moins enfumées qu'avant, ce serait plus correct. Mais les idées peuvent-elles prendre feu , Allez savoir, c'est peut-être pour ça qu'on parle de surchauffe interne ! (oui, quand je commence à réfléchir ça devient immédiatement plus chiant...)
Je semblais même entendre qu'il posait une question en même temps que moi ! C'est vous dire si je suis réveillé, hein ! Voyant qu'il avait quand même l'intention de répondre aux miennes, j'enregistrais mentalement ce que j'avais pu lire sur ses lèvres et entendre brièvement pour l'analyser plus tard, quand il sera temps que je réponde. (Pratique d'avoir un cerveau ordinateur, on ne le dit jamais assez !)

- Ne t’inquiète pas la question ne me dérange pas, c’est que je n’ai pas vraiment l’habitude de parler de moi. 


Pas très étonnant. Beaucoup de gens n'aiment pas parler d'eux, et c'est bien pour ça que je ne le force pas à raconter. La vie offre parfois des cadeaux peu désirables à ses enfants. Moi, c'est la culpabilité qui me démange, mais je sais que certains ont juste subis, et passe sûrement le reste de leur vie à se demander "pourquoi moi ?". Parce qu'eux ne sont pas comme moi, ils ne peuvent pas vivre dans le souvenir, leur seul échappatoire est d'avancer. Le mien c'est de tourner en rond. Jusqu'à ce qu'une jour, j'ai la force de briser le cercle et de revenir. D'avancer. Mais pour ça il me faut une force que je suis loin d'avoir. Loin, très loin de la force physique que j'ai acquis par magie. Le chemin se fait seul pour ces choses là.

Je suis Américain. Je suis née dans une petit ville prés de Seattle, rien de très glorieux, et je suis sûr que mon passé ne serait pas forcément le bienvenue en ce lieu. Non pas que je n’aimerai pas me confié, mais dirons-nous que pour l’instant je ne peux en parler, et j’en suis désolé.


Encore une excuse. Par contre je ne pense pas que la plupart des Américains s'excusent, je les vois plutôt dans la forme contraire. Et avec une seul échantillon on ne fait pas une population, la preuve c'est que je suis persuadé que celui qui a frappé Sixtine est également américain, et pas venu s'excuser pour autant. Je situe intérieurement Seattle. Pas si loin, finalement, en passant par le Pacifique. Juste quelques milliers de kilomètres... Ouais, un peu loin quand même, au final.
Il ne peut pas en parler. Oui je comprends, le traumatisme est sûrement trop récent. Moi même il me paraît tellement proche quand j'y pense. Combien de temps s'est écoulé depuis ? Quatre mois ? Cinq ? Pas loin de ça, je crois.

- Pendant que j’y repense, je suis aire lunaire, ou sonore, comme tu préfères. 


J'ébauche un hochement de tête (arrêté par d'affreuses douleurs dans le dos). Pour le air, je savais, mais sonore, c'est plutôt mal tombé pour quelqu'un qui n'aime pas parler ! Enfin j'ai rien à dire, moi je suis tout sauf une brute alors bon... Oui, je montais le chapiteau à la main, je suis musclée et j'étais dompteuse, mais ça veut pas dire que je suis violente ! Au contraire, vous imaginez un énervé de la vie devant un fauve ? Je lui donne 3 secondes de survie.

- Mais bon, arrêtons de parler de moi, parle-moi un peu de toi ! 


Ha. Je crois que c'est le moment de ressortir sa fameuse question ! Alors, analyse de la bande visuelle... Superposition avec les ébauches sonores... La question m'apparaît enfin clairement. C'est à propos de ma cicatrice. Bon, ça va, les dégâts physiques ne sont pas ceux qui ont laissé le plus de traces... Mais même si je dis que je suis ouverte, c'est un mensonge. Jamais je ne pourrais prononcer son nom. Dans ma tête, voir son visage, son sourire, ça ne ose pas de problèmes, je vis avec ce souvenir. Mais le prononcer, à voix haute... C'est admettre qu'il n'est pas là. Que je n'ai rien vu venir. Que je ne fais toujours rien. Que je suis lâche. Et ça, je ne pourrais pas l'admettre sans avancer. Ce que je n'ai pas la force de faire. Cercle vicieux...
Je ricane de ma propre lâcheté. Comme toujours. Je suis écœurante, à faire la morale alors que moi, je rame complètement.

_ Moi ? Ho, il n'y a pas grand chose à dire... Cette cicatrice vient d'un tigre... Que j'ai élevé.

Mon rire s'accentue, en me rendant compte de l'aspect complètement décalé de la chose. Un tigre ? Ben oui Isis, un peu plus et tu passes pour une folle ! Non mais le pire c'est que c'est vrai, hein...

_ J'ai vécu dans un cirque, on sillonnait l'Europe, un peu la Russie, parfois la Suède et l'Espagne. Mais ça a dérapé. Parce que j'ai été négligente avec mon travail. C'est de là que viennent ces cicatrices.

J'ai fermé les yeux. Ha non, je n'en suis pas fière. Mon pire acte de dresseur. 

_ Quand on vit dans ce genre d'environnement, on a tendance à s'habituer, à croire que les fauves sont vos amis. C'est faux, ce sont des animaux. Des monstres. Comme cette fille.

Je ne la comparais pas vraiment à un animal. Plutôt à sa dangerosité. Parce que comme ce jour là, je n'avais pas été à la hauteur. Mon seul réconfort était désormais que ce n'était pas mon père qui avait subit, mais moi. Et encore, j'avais mes deux bras et mes deux jambes. Je n'étais pas à la hauteur. Et tant que je ne le serais pas, quelqu'un payera. 
J'espère juste que la prochaine fois je serais la seule à être blessée. Et qu'Hisméria sera épargné.


#   Lun 6 Jan 2014 - 19:48
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- Moi ? Ho, il n'y a pas grand-chose à dire... Cette cicatrice vient d'un tigre... Que j'ai élevé.

Original ! A vrai dire, je ne m’attendais pas du tout à ce genre de réponse. C’est bizarre, on ne dirait vraiment pas la griffure d’un animal.

Bon en même temps, je ne suis pas non plus un spécialiste dans la matière. Mais sa cicatrice a indubitablement une apparence lisse. Cette demoiselle à vraiment une récupération cellulaire incroyable. Peut-être est-ce grâce à son pouvoir. Je suis vraiment curieux d’en apprendre plus.

Comment ça Isis n’as pas grand-chose à dire ? Je suis sûr, que cette jeune adolescente possède bien des secrets… Peut-être est-il trop tôt pour lui poser la question. Mais quand j’y repense ;
Oubliant complètement qu’Isis n’avais pas finis de répondre, Hisméria s’exprima avec étreint :

- Mais pendant que j’y pense, tes pouvoirs à part faire des serpents, tu possèdes quoi d’autre comme capacités ?

L’homme réalisant qui lui avait coupé la parole, Hisméria baissa les yeux. Non pas que celui était gêné, mais plutôt instaura de nouveau la notion de respect qu’il éprouvait pour son interlocutrice. La jeune femme s’en rendant compte repris aussi tôt :

- J'ai vécu dans un cirque, on sillonnait l'Europe, un peu la Russie, parfois la Suède et l'Espagne. Mais ça a dérapé. Parce que j'ai été négligente avec mon travail. C'est de là que viennent ces cicatrices.

Une nomade ! Pourquoi je ne suis pas étonné ? C’est surement de la que la demoiselle tiens son caractère ! Et sa force. Pourtant pour l’instant, je ne retrouve pas le vide présent jusqu’à toute personnes que j’ai rencontré jusqu’ici. Peut-être qu’elle le cache bien.

Pourtant, ce n’est pas forcément le bon moment parler de ça maintenant. Mais il faudra vraiment qu’on est ce genre de discussion à l’avenir. Peut-être a-t-elle déjà croisé des sous-fifres de S.N.E ? Pour l’instant méfiance, bien que cette femme à l’air sympathique et présente un certain charme, celle-ci pourrait cacher son jeu depuis le début. L’esprit ailleurs, l’homme prononça :

- Apres tout, S.N.E à tellement utiliser d’autre stratagème que me mettre en compagnie d’une espionne aussi plaisante, serait tout à fait dans ses cordes.

Isis ne sembla pas comprendre, ou du moins pas sur le moment. C’était comme si son esprit refusa d’amener l’information jusqu’au cortex cérébrale. Mais quelque chose me dis, que le retour de bourrasque allait faire mal. Comme si de rien n’était, la jeune fille repris :

- Quand on vit dans ce genre d'environnement, on a tendance à s'habituer, à croire que les fauves sont vos amis. C'est faux, ce sont des animaux. Des monstres. Comme cette fille.

C’est vrai que notre adversaire me parut dangereuse, mais je n’avais pas dit mon dernier mot. Et la prochaine fois, je me servirais d’une toute autre stratégie.

- Tu as raisons, et les fauves ça se domptent, avec plus ou moins de moyen.

Tout en prononça cela Hisméria montra quelque chose sur la table : le wakiazachi que l’homme cachait  dans son dos à, sous sa cape, relié à l’aide du ceinture en cuir. L’arme avait l’aire ancienne et mystique. Comme si une part de son histoire en émaner. Quelque chose frappa l’esprit d’Isis. Une petite inscription sur le fourreau composé de trois lettres : S.N.E ….


Dernière édition par Hisméria Altair le Ven 10 Jan 2014 - 22:02, édité 3 fois
#   Jeu 9 Jan 2014 - 21:30

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Encore une fois, le jeune homme en face de moi semblait se poser beaucoup de questions. Qu'il n'hésitait d'ailleurs pas à dire à voix haute, et que j'enregistrais tout en parlant pour pouvoir y répondre plus tard. J'avais d'ailleurs bien envie de lui retourner sa première question, mais au fond j'avais l'impression que sa raison allait être beaucoup moins plaisante à raconter que la mienne. Pourquoi ? Je ne sais pas. Peut-être sa manière de froncer légèrement les sourcils quand je lui raconte mon histoire, peut-être ce marmonnement presque incompréhensible que je me fais l'effort de reconstituer.
Une fois fait, ça ne m'étonne en rien. Il n'est pas en train de délirer, sa paranoïa certaine envers les inconnus, dont moi en ce moment, a sûrement une raison. Il semble penser un instant que je suis une espionne. Je ne sais pas si il le sait, mais j'ai entendu. Ou plutôt, reconstitué ce qui était presque inintelligible dans cette petite chambre. Et ça ne m'étonne pas, Tout le monde n'a pas eu la même... chance que moi. Certains ont été brutalisés. Et cette phobie qu'il semble développer à mon égard réanime mon cerveau pour de bon.
Cicatrices, c'est le point de départ. Je raconte mon histoire, il a du y déceler du pathétique, peut-être même s'attendrir. Oui, c'est ça. Et après vient le rapport avec sa propre histoire. Et si en fait j'étais là pour ça ? Pour lui raconter cette histoire ? L'attendrir puis.. Je ne sais pas, moi, récolter des informations ? Vu que son passé n'a pas l'air noble... Oui, ses pensées doivent se rapprocher de ça. Ce qui prouve que son traumatisme est toujours bien vivant.
Alors que les fils probables de sa pensée se rependent en moi, je me rend compte d'une chose. Je ne suis pas une espionne. Bah oui, à force d'imiter sa façon de penser, je finis par me mettre dans le rôle qu'il me donne. Mais je n'en suis pas. Je suis moi, et même si ça me fait un peu mal de laisser le rôle de la sympathique espionne pour celle de l'adolescente perdue, c'est la vérité.

_ Tu as raisons, et les fauves ça se domptent, avec plus ou moins de moyen.

La situation est assez perturbante. J'ai du mal à savoir si il adhère à mes propos ou si il me regarde désormais comme une ennemie potentielle. Il était pourtant si... avenant il y a quelques minutes. Ce nom, S.N.E... Comment la simple évocation d'un nom peut-elle perturber un être à ce point ? Après tout, il n'est pas là, non ? Détruire toutes chances de lier des relations en faisant régner la peur d'être observer... Les humains sont étrangement constitués. Contradictoires et si cohérents avec eux-mêmes... Je me demande quelle image moi même je renvois. A force de penser comme les autres, observer les autres, essayer de les déchiffrer, de les comprendre, je cache au fond de moi mes propres pensée, mon propre moi.
Il bouge. Il me montre ce qui semble être une arme ancienne, cachée, mais je ne doute pas un instant de son efficacité. Il y est gravé... S.N.E. Je sers le poing. Des flashs reviennent à moi, du premier objet que Dunkan et moi avions fabriqué ensemble, de ce tampon, cette marque que nous avions créé. ID. Deux lettres entremêlées qui figuraient gravées partout, toutes nos créations communes l'arboraient avec fierté. Signer une œuvre, la rendre indélébile, immortelle dans les cœurs et les esprits. Alors oui, je comprenais Hisméria.
Qu'il soit pour lui un symbole de souffrance c'était affreux. Le voir, impossible à effacer, car déjà trop imprimé dans la mémoire. Dunkan et moi avions fait la même chose que ce S.N.E. Pour le souvenir. J'espérais à l'instant qu'il ai encore un de nos objets sous la main pour se le rappeler, lui aussi, à quel point nous étions heureux. Où qu'il soit. Parce que moi ce souvenir me hantait. Et il me hantera toujours.
J'ai secoué la tête. Que fallait-il que je dise ? Il ne semblait pas agressif, mais je ne pouvais pas faire semblant que je n'avais pas entendu ses spéculations. En même temps, que dire ? Que je n'étais pas télépathe mais que j'avais deviné pour qui il me prenais en le regardant ? Qu'il ne fallait pas avoir peur de moi, que je n'avais rien à voir avec ce S.N.E ? Le parfait échappatoire pour un coupable. Mais je ne pouvais pas non plus lui montrer les sentiments que je cachais. Impossible. Pas pour le moment, moi qui ai mis tant de temps à pouvoir les dissimuler. J'ai gardé mon plus grand calme devant la lame.


_ Hisméria. Tu as tout a fait le droit de me prendre pour ton ennemi ou je ne sais quoi d'autre, nous ne nous connaissons pas et je ne sais pas ce que tu as vécu.


Inspiration. Passera ? Passera pas ? Et le furet cours pour ne pas se faire avoir par les chasseurs...


_ Mais si tu veux tout savoir, la seule chose que m'évoque S.N.E pour le moment, c'est qu'il est à l'Ouest. Il n'a que le Sud, le Nord et l'Est.

Petite blague de merde dans une situation pareille, ça c'est du moi tout craché. Halala, espérons qu'il ne le prenne pas mal, ce serait super con... Je le regarde fixement, mes lèvres brûlant de curiosité. Non, retient ta question, s'il te...


_ C'est lui qui est responsable de la cicatrice ?

.. plait.


#   Ven 10 Jan 2014 - 22:01
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- Hisméria. Tu as tout à fait le droit de me prendre pour ton ennemi ou je ne sais quoi d'autre, nous ne nous connaissons pas et je ne sais pas ce que tu as vécu.

A ce que je vois, mes tensions se sont fait ressentir. Bravo Hismé, jusque-là ça  se passait bien, et il a fallu que tu fasses tout déraper. Va lui expliquer maintenant que ce n’était en rien tes pensées.

Puis en y reconsidérant la chose, ce n’est pas que je la considère comme une ennemie, mais c’est encore trop tôt pour que je puisse lui admettre quoi que ce soit.


Et puis quand j’y repense, comment elle a lu en moi ? La demoiselle serait devenue télépathe ? Ou alors, j’ai été terriblement prévisible. Un véritable livre ouvert. A mon avis c’est plutôt ça.

Isis sentant que j’étais perdu dans mes pensées repris :

- Mais si tu veux tout savoir, la seule chose que m'évoque S.N.E pour le moment, c'est qu'il est à l'Ouest. Il n'a que le Sud, le Nord et l'Est

Oui, j’avoue que d’un point de vue extérieur, ses trois lettres les unes à côté des autres, ne pouvait pas dire grand-chose.

On aurait presque dis que je m’étais endormis sur le clavier au moment de créer ce pseudonyme, mais je vous assure, il y a véritablement une signification ! Et elle n’est pas des moindres.

Hisméria tout en rigolant prononça :

- Oui j’avoue qu’on pourrait croire à des coordonnées, mais une chose est sûre, la folie fait bien partie de son quotidien.

Comment sur enchérir sur une blague de marde. Hisméria aimait beaucoup l’humour d’Isis, mais rire n’était pas sans douleurs…

Depuis cinq minutes, je vois bien qu’il y a quelque chose qui turlupine ma camarade. Mais je me demande ce que ça peut bien être. Au final cela lui échappa :

- C'est lui qui est responsable de la cicatrice ?

Alors nous y voilà. Oui maintenant il faut que je commence à lui en parler.

- Oui c’est lui, cela fait maintenant trois ans. Mais est tu sur que tu souhaites entendre cette histoire ?

Des pensées moroses envahissaient le jeune homme. Comme si tout à coup, la totalité de ce qui l’entourait s’échappait.

Hisméria émanait maintenant la haine pour ce drôle de personnage.

- Si tu tiens temps à le savoir, je le tuerai de mes propres mains.

Ou comment jeter un froid, bravo Hismé
!


Dernière édition par Hisméria Altair le Dim 12 Jan 2014 - 19:36, édité 2 fois
#   Dim 12 Jan 2014 - 18:55

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Hisméria semblait tendu. Il rit à ma petite blague mais je ne me fis pas d'illusions. Il ne savait toujours pas, il hésitait. Etais-je une ennemie qui cachait bien son jeu ? Ou une personne vraiment banale ? Je n'aurais pas su répondre moi même si je m'étais rencontrée, à vrai dire. Car oui, je pouvais lire dans ses gestes. Qui se firent moins nombreux dès lors, d'ailleurs. Mais ce n'était pas parce qu'il était un livre ouvert, bien au contraire.

C'était parce que c'était moi. Moi qui avait étudié chaque faits et gestes d'une personne complexe, moi qui l'avait étudiée sans jamais réussir à lire en elle, moi qui n'avait pas su la sauver non plus. Malgré tous les efforts fais, malgré l’entraînement constant qui consistait à observer sans relâche les autres, je n'avais jamais réussi à lire en Dunkan.
Parce qu'il avait trop de geste ? Parce qu'il passait d'une humeur à une autre sans raison ? Parce que c'était un abruti fini ou -au contraire- un être trop complexe pour se comprendre lui même ? Ou bien tout simplement étais-je aveuglée par mes sentiments, pas encore barricadés derrière cette actuelle muraille ? Il y avait trop de raisons. Pour Dunkan mais pas pour Hisméria. Parce que j'avais eu le temps de corriger tout ça, du moins je l'espérais. Malgré tout, la méfiance était toujours belle et bien là, parce que j'étais une sombre idiote. C'était trop tard, il ne m'était plus nécessaire d'observer les gens, Dunkan n'était plus là. Alors pourquoi je m'accrochais encore à ça ?

- Oui c’est lui, cela fait maintenant trois ans. Mais est tu sur que tu souhaites entendre cette histoire ? 

Qu'il était dur de faire confiance, ho oui, je connaissais ça aussi. Et puis l'horreur qu'il avait du subi pour cet acte, humain, cet acte affreux de barbarie, je ne pouvais pas l'imaginer. Pourquoi me le raconterait-il, alors ? Au fond, je verrais ça d'un œil lointain, comme un spectateur, sans ressentir au fond de lui le même trouble, la même peur. La barrière entre les mots et la pensée est si vaste. Elle cause beaucoup de souffrance, beaucoup plus. La franchir revient à revivre, puis à manquer d'explications : comment dire ce que j'ai ressenti ? Comment l'avouer ? Il n'y a pas de mots assez forts, je ne comprendrais pas.

- Si tu tiens temps à le savoir, je le tuerai de mes propres mains. 


Même cette mort qu'il veut, je ne la vois que de la façon théorique. Tuer quelqu'un ? Mon dieu que c'est affreux ! Mais en vrai, tout doit être si différent dans son esprit. Peut-être la mort lui paraît bien plus présente, plus proche, plus inévitable ? Alors que je ne vois pas comment la mienne pourrait s'envisager d'une quelconque façon dans cet endroit. Je ne peux pas comprendre ça non plus, c'est vrai. Sa façon d'y penser ne m'appartient pas et ne m'appartiendra jamais, c'est ce qu'il a vécu qui la forge. Alors doit-il raconter à moi, inculte qui n'y comprendrais rien ? Doit-il faire revivre la douleur pour, au final, perdre les mots qui décrirons la souffrance ? Non, je ne pense pas.

_ Ce n'est pas si j'aie envie de savoir qui importe, mais si tu veux raconter. Et je crains que la grammaire ne soit pas à la hauteur de ce que tu veux dire.

Si ça fait mal, ne le dit pas. Prend le temps, on l'a tous, on en a besoin. Je résonne comme ça. Mais moi je suis une lâche qui ne veut pas avancer. Lui est peut-être si différent.
J'ai secoué la tête avec un sourire doux.

_ Un jour peut-être, cette histoire te paraîtra assez lointaine pour qu'elle franchisse la barrière plus facilement...

N'oublie pas Isis. N'oublie pas que tu ne sais pas tout...




Dernière édition par Isis Nial le Dim 12 Jan 2014 - 20:51, édité 1 fois
#   Dim 12 Jan 2014 - 19:33
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- Ce n'est pas si j'aie envie de savoir qui importe, mais si tu veux raconter. Et je crains que la grammaire ne soit pas à la hauteur de ce que tu veux dire.

Isis avait raison, il s’agissait avant tout de chose de ce que je voulais bien lui livrer. C’est alors que je commençai un tri sélectif des choses que je pouvais admettre ou non. Mais mon histoire n’avait rien d’extraordinaire, ou du moins de mon point de vue. Et je n’avais pas envie de plonger la demoiselle dans les ténèbres suite à mes récits. Voyant mon inquiétude, celle-ci repris :

- Un jour peut-être, cette histoire te paraîtra assez lointaine pour qu'elle franchisse la barrière plus facilement.

C’est en effet ce que je cherchais à atteindre, il est temps que je lui explique un minimum.

- Très bien, voici un bout de mon histoire, voici un bout de l’histoire de S.N.E :

« Pleine déserte, vaste horizon poudré de larmes d’étoiles. Au loin une silhouette prend forme. Munis d’un grand chapeau noir et d’un long manteau ténébreux. Ses cheveux bouclés sont légèrement secoué par la brise du vent qui gifle par la même ses joues immaculés de gouttes. Perdu dans le flou de ses sombres pensées, elle contemple l’immensité de la vie de ses yeux verdâtres. Voilà notre Chapelier fou, plus communément appelé Sombre nuit étoilée. Mais cette fois-ci pas de tasse, pas même une théière, juste la lune a ses côté et encore. Les étoiles ne semblent plus briller pareil, fades, voire livides, leur magie s’éteint à la vue de leur adorateur favoris. Quant à la lune d’habitude si souriante à la vue de celui-ci, elle semble d’un coup perplexe. Très vite ses traits se changent en tristesse puis dans ses yeux jaunes on en vient à y lire une étrange morosité. Elle le sait, elle le sent ; l’amertume et les ténèbres si sarcastiques ont à nouveau amplis avec frénésie et sadisme le cœur chapelier fou.

[Hrp : c’est un bout du rp avec Kana, mais pour l’instant  je ne livre que ça sur S.N.E, j’attends d’autre événements ( Comme le topic du bal) pour en dire plus..]

Ce qui importe, c’est le passé. Laisse-moi te conter son histoire :

Il est né dans un pays azuré. Cette contrée est dite remplie de musicalité. Une diversité de paysage, depuis la mer jusqu'à la montagne. Le soleil accroche aux champs de blés ses reflets roux et dorés, et le bleu de la lavande se marie avec celui du ciel pour composer cette couleur particulière.

On lui donne souvent le nom de Côte d'azur. Pays rêve par tant de population. Ce pays ne m'est que peu familier. Et pourtant il lui accorde une place d'honneur dans mon cœur.

Sa vision de ce petit monde ne s'est pas étendue au-delà de dix-huit mois. Qu'importe. Au plus profond de ce qui le constitue, il suit certains que certaine de ses nuances provienne de cette culture.

Par des choix que seul, nos paternelles sont les seul à connaître, ceux-ci le plongea dans une autre culture. D'une toute autre couleur, d'une consonance qui m'était encore inconnue.

Sur une petite terre française perdue dans un océan unique en son genre. Sable blanc, eau turquoise un lagon protégé par la barrière de corail, comme vous devez en rêvez dans vos lointaines contrées.

Une île intense, parsemé par des montagnes inoubliables, une faune endémique, une faune complétant le tout. A chaque étage de son relief tourmenté, l’île change de visage : elle joue à surprendre pour mieux vous séduire, à chaque détour de ses côtes ou de ses routes accrochées à la montagne.

Une culture qui lui est propre. D'une chaleur que vous ne pouvais soupçonner. Un état multi-ethnique unique.

Il pourrait passer des heures te conté a qu'elle point l’endroit est unique. A noter, que j'y ai vécu aussi, et ce la plus grande partie de ma vie.

Que ce lieu mystique a fait partie de ce qu’il est devenu. Suite à quoi, il est nécessaire d'aborder les autres facteurs nécessaires à ce qu’il est devenu, concept avec qui il compose quotidiennement.

Qu'a t'il fallut pour qu’il devienne ce qui le constitue ?

Avide de rêve, son regard se perdant au loin. S.N.E toujours posséder un tempérament de grand rêveur, perdu parmi ses astres stellaires. Il y a certains jour, ou distinguait réalité des illusions ne lui venait même pas à l'esprit.

Il faut dire qu'on est si bien dans ce qu'on crée. Une mélancolie joyeuse régnant dans son myocarde.

Cet homme aime la solitude des choses, car elle seul le plonge dans des réflexions, dont il est l’unique avertit. Une solitude qu’il idylle, tellement elle lui est devenu nécessaire. Le bruit du silence à longtemps raisonnait ce personnage. Il a été à la fois mon plus grand ami et ma plus grande crainte.

Pendant longtemps, il n'avait qu'un caractère plus qu'effacé. Comme tout adolescent me diriez-vous? Il n'en suit pas certains. L’homme ne prétend pas avoir quelque chose d'extraordinaire. Ou si, en y réfléchissant bien, j'ai une banalité tout à fait inhabituelle.

Par un soir d'hiver, il fit la rencontre avec son premier amour. L'écriture. De par un texte en prose, composé par mon grand-père. Ce fut l'élément déclencheur. Qu'étais ce? Mes yeux d'enfant admiratif, était remplis de joie, de peine en lisant sa prose.

D'une technique imparable. Un style maîtrisé. Certains en alexandrin, emplissant mon cœur d'une magique jusqu'à lors méconnut.

Sa curiosité grandissante, S.N.E brandit sa plume sous le regard curieux de l'astre vagabond. Il fallait qu'il j'essaye. C'était plus fort que lui. Ce fut aussi le début des premières nuits sans sommeil. De la peur pour la page blanche. Comblé par son papier argenté. S.N.E pouvait passer des heures à noircir ses écrits.

De temps à autre, l’adolescent montrait certains de ses compositions à son grand-père. Celui-ci avait toujours le dernier mot sur ses textes. Le plus souvent, lui donnant de sages conseilles sur comment retravailler ses inventions.

De nos jours, le temps n'a pas été son allié. Celui-ci n'a plus la force de lire tout ce qu’il à pu étaler sur le papier. Au plus profond de lui, sa prose lui sera toujours dédiée. Il fait aussi partie de son idylle.

Quand on me parle solitude S.N.E répond idéologie. Paradoxe? C'est bien possible. L’homme du confronter sa vision du monde à son entourage.

En premier lieu à ses parents. Ceux-ci l’ont toujours éduqué dans le sens que le temps influe constamment sur notre manière de penser. Ce n'est pas faux, mais pas vrai non plus.

Après une grande réflexion, l’adolescent comprit ce que porter une idéologie pouvais représenter. C'était comme se vêtir, d'un chapeau. Et c'est ce qui le mena à sa perte... C’était mon frère, et je me doit de le retrouver. A ce jour, je n’ai que ce carnet, et son wakizachi comme indice. »

Après une courte pause, Hisméria repris :

- Si tu as d’autre questions, je suis prêt à y répondre.


Dernière édition par Hisméria Altair le Dim 26 Jan 2014 - 16:49, édité 2 fois
#   Ven 17 Jan 2014 - 22:47

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HRP : sorry, je suis à la bourre et en plus c'est court >.<


Les paroles d'Hisméria étaient douces. Elles me berçaient comme pour me soigner, m'emmenant loin d'ici, dans ces contrées si merveilleuses. Presque je pouvais entendre la plume de cet enfant gratter le papier à côté de mon, presque. Presque je pouvais le voir comme il le voyait. Et Hisméria le connaissait si bien. J'avais l'impression de pénétrer dans l’être de cet inconnu, de violer cet interdit, comme le font les télépathes, de violer et espace de la pensée, si précieuse. J'avais l'impression de le voir, lui que je n'avais jamais vu, de le comprendre. Du moins au début. Ces obsessions décrites, je ne semblait pas seulement y assister, mais les vivre. Fermant les yeux, je me laissais porter sur les flots de ce qui semblait un conte. Un conte si loin de moi, mais qui ramenait des souvenirs enfoui. Un conte si loin, mais que je sentais exister dans le cœur de cet enfant que je n'avais jamais vu. Non, dans le cœur d'Hisméria.
Puis sa voix s’essouffla, elle annonça la fin de ce passage de vie. Mes yeux fermés luttaient. Non, c'st impossible, il va recommencer, repartir dans une phrase, une simple, mais qui encore mettra un voile de mystère au lieu d'en dévoiler... Je veux l'entendre parler, bouger, cette personne, je veux la voir... Mais la voix s’éteignit. Il n'en dira pas plus. Le paysage s'est perdu, envolé, les noms et les lieux, les sentiments sont effacés. Ce n'était qu'un extrait. Ce n'était qu'une partie. Qu'avait-il pu bien se passer pour que Hisméria se mette à le haïr, lui qui était... son frère. Le mot était fort, il brisait les barrières de ma pensée, si proche de lui et en même temps si détestable dans sa bouche. Le mot me paraissait violent, cru.
J'ouvrais les yeux avec cet arrière goût dans la bouche. Je regardais le visage de mon interlocuteur. Mais il y avait tant... tant de compassion au début. Il me devint encore plus clair que ce n'était pas quelque chose que je pouvais comprendre. Du moins pas comme je comprenais les autres visions de ce monde. C'était quelque chose qu'il fallait vivre. Et il l'avait vécu. Et il me l'avait raconté. Et...

_ Tu seras un excellent sonore.

Mon sourire était celui d'une mère. Pourtant j'étais moins âgée que lui. Pourtant je n'avais certainement pas à prétendre cette maturité. Mais tout comme Astel, ce sourire n'était en rien complaisant, compatissant peut-être, compréhensif sûrement. Ce sourire que les mères ont pour leurs enfants. Ce sourire qu'ont les enfants grandis avec leur plus grand ami. Ce regard aussi que j'avais sur Dunkan. Mais son souvenirs n'est ici en rien désagréable. Il m'accompagne. Il m'épaule. Comme les autres.

_ J'ai connu de nombreux conteurs, mais tu es saisissant. Tu dois vraiment connaître... ton frère pour le raconter avec une si grande justesse.

Mon cœur s'est serré. Non, je ne suis pas une mère. Je suis jeune encore, encore si fragile. J'aimerais pouvoir le dire aussi. Moi aussi...

_ J'aimerais pouvoir faire ça...


#   Dim 26 Jan 2014 - 16:47
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HRP : Cette fois, c’est moi qui suis désolé, avec les exams je n’ai eu que peu de temps pour me co et te répondre, mais je ne t’ai pas oublié.

- Tu seras un excellent sonore.

Ses mots eurent pour provoquer mon raisonnement scientifique de s’activer au plus haut point. Pourquoi sonore ? Je suis air lunaire. Réfléchis Hismé : une onde est la propagation d'une perturbation produisant sur son passage une variation réversible des propriétés physiques locales du milieu.

Elle se déplace avec une vitesse déterminée qui dépend des caractéristiques du milieu de propagation. Une onde transporte de l'énergie sans transporter de matière. Et pour l’instant, la seule matière que j’ai réussis à déplacer, c’est cette petite pièce. Est-ce que tous les airs sont des sonores ?

Ça m’étonnerais, serais-je une catégorie à part ? Oui c’est surement ça maintenant que j’y pense.  Mais je comprends mieux pourquoi Isis me surnomme sonore. Je me demande si […] Hisméria repris de vive voix :

- Il y a-t-il un diminutif pour le type d’élément que tu contrôles toi aussi ?

Et voilà ! Comment paraitre pour un novice. Mais bon, maintenant que c’est posé c’est fait, on verra bien ce que ma partenaire me répond. Isis des décida dans un premier temps de répondre à ma questions. La demoiselle repris :

- J'ai connu de nombreux conteurs, mais tu es saisissant. Tu dois vraiment connaître... ton frère pour le raconter avec une si grande justesse.

Elle n’a pas tort, et je me dois de le connaitre, a vrai dire je n’ai plus le choix. Une seconde Isis aurait-elle compris ce qui pouvait bien nous relier ?

Non c’est impossible. Se pourrait-il que ça soit aussi simple de compréhension ?

Je ne peux le croire. Hisméria se mit à serrer sa mâchoire. Tiens on dirait que la demoiselle est perdue dans ses pensées, des mots s’échappèrent de ses lèvres :

- J'aimerais pouvoir faire ça...

Mais de quoi elle peut bien parler. On dirait presque que la demoiselle se fait manger par les regrets. Et je refuse cela, pour avoir été dévoré par mon passé, je ne peux que trop comprendre.

Hisméria révolté décida se lever de son lit. Apres avoir penné pour se mettre sur ses deux jambes, il débrancha violement la perfusion et se rapprocha d’Isis avec plus ou moins de difficulté.

Un pas puis deux, le voilà tout prêt de son lit. Le fait d’avoir marché l’épuisa, si bien que l’adolescent s’effondra sur le rebord du matelas d’Isis.

Entre deux souffles, l’homme reprit :

- Tu sais, connaitre aussi bien une personne n’est pas forcément une bonne chose non plus. Mais tes derniers mots ont l’air remplis de regret, je suis prêt à t’écouter si tu le désires.

Des fois Hismé, faut vraiment que tu reflechisses avant de te prononcer. Tu vas encore passer pour un monsieur je sais tout. Et clairement ce n’est pas ton cas.


Dernière édition par Hisméria Altair le Jeu 30 Jan 2014 - 22:28, édité 1 fois
#   Mer 29 Jan 2014 - 23:41

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HRP : T'inquiète, j'ai aussi pas mal de boulot donc je m'excuse aussi au cas où... >.<

- Il y a-t-il un diminutif pour le type d’élément que tu contrôles toi aussi ?

N'était ce pas étrange, au final ? Il y a moins de deux minutes nous parlions de lui et de son frère, mais à peine ai-je évoqué une notion qu'il ne connaît pas qu'il s'empresse de me poser la question... Je trouve ça étrange? Étrange qu'on nous lance dans ce bain dangereux sans vraiment prévenir. Les pouvoirs, les scientifiques, notre famille tenue à l'écart quand elle est toujours vivante... Quel détachement nous devions avoir pour accepter tout ça. L'envie de recommencer devait devenir plus qu'un leitmotiv, une vraie obsession. Et au fond, est ce que Terrae ne profite pas de notre détresse d'un instant, de ce sentiment affreux qui nous ronge, pour nous faire accepter ce qu'ils veulent ? Certes, ils tiennent leur promesses -du moins c'est mon avis- mais n'opèrent-ils pas de la même manière que les scientifiques qu'ils exècrent ? Non, je sais je me pose trop de questions... Mais celle là me paraît avec le recul assez importante.
Je me réinstalle dans mon lit, la douleur commençant à se faire une place acquise mais pas trop dérangeante. Il me laissa ensuite finir. Mais au moment où je me suis arrêtée de parler, il a fait quelque chose de surprenant. Moi qui le pensais trop faible pour bouger... Il s'est déplacé. Il est venu jusqu'à mon lit. J'avoue avoir mal compris, j'étais trop plongée dans mes pensées. J'ai cru qu'il me voulait du mal et ma vision était trop floue pour que je puisse me prouver le contraire. Jusqu'à ce que je vois ses yeux. Ils étaient calmes, emplis de détermination et de compréhension. Avec un effort que j'imagine surhumain il est arrivé jusqu'à mon lit. Il s'assit sur un bout de mon lit que je lui cédais volontiers.

- Tu sais, connaitre aussi bien une personne n’est pas forcément une bonne chose non plus. Mais tes derniers mots ont l’air remplis de regret, je suis prêt à t’écouter si tu le désires.


Je ne les comprends pas. Tous autant qu'ils sont, ils ont ces sentiments irrationnels au fond d'eux qui sont si faciles à déchiffrer mais pas facile à comprendre. Je sais, la nuance est dure... Mais tout comme avec Mitsuki, il avait fait des efforts, il était venu jusqu'à moi, il s'était inquiété pour moi. Pourquoi ? Mon histoire est loin d'être aussi triste que la tienne. Que les votre, celles de tous les autres ! La mienne est le banal résultat d'une erreur que je ne veux pas réparer ! La mienne est... Stupide en comparaison. Je suis égoïste de vous montrer mon malaise alors que le votre doit être un calvaire. Personne n'était mort, j'avais encore une chance de tout réparer...
Je choisis d'éluder la question en répondant à la première.

_ On appelle les terres lunaires les "titans" et les air lunaires les "sonores". Tous les pouvoirs ont leur appellation particulière, en fait...

Mais quelle ingrate j'étais ! Il venait jusqu'à moi à grands efforts et je le renvoyais si froidement... Il y eu une pause. Il avait droit à une réponse, tout comme Mitsuki y avait eu droit. Mais je ne dirais pas son nom. Jamais. C'est trop tôt.

_ Je... Il n'y a rien de particulier à dire. Quelqu'un de cher est parti, j'ai déchanté, j'ai fait une erreur qui a valu un bras à mon père, son métier et la vie de l'animal que j'élevais. C'est... Comme ça.

Je me mord la lèvre. Tout ça ça avait commencé quand Dunkan était parti. J'avais été tellement ébranlé... Je l'étais toujours. Du jour au lendemain, rien, pas une lettre, pas d'adresse ni de numéro, introuvable même par la police. Disparu. Mais pas mort, ça je le savais. J'en avais le pressentiment.

_ J'ai des regrets, et ils resterons tant que je n'aurais pas décider d'avancer. C'est un choix personnel, qui prendra encore beaucoup de temps...

Combien de temps encore ? Combien ? Si seulement je savais...


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Je suis désolée

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