Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Je suis désolée
#   Dim 18 Mai 2014 - 12:37

Personnage ~
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Ils en avaient mis du temps.
J'ai failli tomber dans les pommes avant qu'ils arrivent. Je n'avais plus vraiment conscience de ce que je faisais, mais je continuais tout en me disant que c'était mon acte le plus con et irréfléchi de ma vie. Ça m'était déjà arrivé d'aspirer le poison de serpents (oui oui, certains marchands ne prenaient pas le temps de le faire avant de nous vendre leurs reptiles) mais là c'était un peu différent. Je n'avais aucune idée de la dangerosité du poison, ce qui rendait mon acte quasi-suicidaire. Et si le recracher ne suffisait pas ? Si il attaquait aussi mon organisme ? Je n'aurais peut-être plus jamais le goût dans ma bouche...
Mais je n'y pensais pas. D'abord parce que c'était trop tard, ensuite parce qu'il y avait une autre vie en jeu, sous mes yeux et que je ne pouvais rien faire d'autre que de vouloir l'aider. Le dernier point était aussi que j'étais trop fatiguée pour réfléchir et mes dernières forces allaient dans l'aspiration du poison.
Je n'ai même pas sentis quand ils sont arrivés.
Ils m'ont doucement transporté un peu à l'écart. Ils ont pris soigneusement le couteau. Ils m'ont allongé.
Je me suis endormie.

~*~

Toc toc.
_ Dunkan !
_ Quoi ?
_ C'est toi qui a ouvert la cage des serpents ?
_ Heu... Non ? Ça doit être Toto !
_ Tu choisis en alibi l'animal qui passe la totalité de son temps avec toi ?
_ Heu... Ben Nadine alors !
_ Je vois mal une otarie faire ça tu sais...
_ Qu'est ce que t'en sais, c'est intelligent les otaries !
_ Dunkan... Rends les serpents où j'enfonce la porte.
_ ... D'accord.
(La porte s'ouvre)
_ On peut juste savoir pourquoi tu as fait ça ?
_ ... Ils avaient l'air malheureux... Dans leurs cages comme ça.
_ ... D'accord je vois. Si tu veux demain on libère les tigres, ils se sentent sûrement à l'étroit et un peu de gymnastique leur ferait pas de mal...
_ Hey ! Te moque pas !
(rires)
_ Je me moque pas.
_ A peine !
_ Allez, ramenons les serpents, avant qu'ils n'aient envie de manger ton singe...
_ ... Hé, Isis...
_ Oui ?
_ Tu diras pas que c'est moi, hein...
(rires)
_ Non, je le dirais pas.

Je ne me souviens jamais de mes rêves.

~*~

_ Vous devriez manger plus de sucre, mademoiselle.

J'écoutais l'avis du médecin sans trop d'attentions. Depuis qu'ils m'ont foutu leur aiguille dans le bras ça va mieux. Même si j'avoue c'est un peu paradoxale dit comme ça.
J'allais mieux, après un petit somme et un requinquage d'urgence by a guérisseur. Ça aussi c'est classe comme pouvoir, j'avoue. Titan c'est vraiment nul quoi... Je me dirigeais vers la chambre d'Hisméria, le pas tranquille et la démarche avenante mais quand même un poil pressé.
Les médecins m'avaient remercié de nombreuses fois pour ma réactivité et mes premiers soins efficaces sans lesquels "nous n'aurions peut-être pas pu le sauver". Ils m'ont ensuite vanté mes qualité de citoyenne, comme quoi "si on pouvait en avoir plus comme ça, le monde se porterait mieux".
Je n'ai pas particulièrement quelque chose à redire des commentaires de docteurs. Mais je ne me sentais pas non plus concernée. N'importe qui aurait été flatté de ces compliments même si il n'avait agit que pour la bonne cause, moi... J'étais un peu perdue. J'avais surtout agit par égoïsme, et c'est ce qui m'empêchait de prendre en compte mon acte comme une victoire. J'avais juste agit parce que je ne voulais pas que l'histoire se répète. Pas être inutile une fois de plus. Au fond ce n'était pas pour le sauver, mais me sauver moi.
Mes intentions n'étaient pas foncièrement bonnes.
Je me suis assise sur la chaise, tranquillement, regardant son visage tantôt calme tantôt souffrant sous les restes de poisons. J'ai regardé les médecins lui tournant autour. J'ai regardé leur façon d'agir, leur façon de vivre.
Et ça tournait. Ça se répétait.
Je me suis assoupie.

"Merci"
Un merci, une voix rauque dans mon rêve.
Ou pas ?
Je relève la tête, presque automatiquement et lance un "de rien" encore endormi et à mi voix. Mes sens se remettent en alerte.
Je vois Hisméria allongé devant moi, son regard sur ma pitoyable personne. J'avais pas le filet de bave au coin de la bouche mais presque. Non mais dormir dans cette position aussi, on a pas idée...
Je reprends le cours de mes pensées au moment où je les avais arrêté et regarde mon amis sévèrement.

_ Non, pas "de rien" en fait.

Je me lève -sûrement pour me donner une illusion d'aplomb et de sévérité supérieure- et m'approche en croisant les bras, une lueur de reproche dans le regard. Non mais si il croit qu'il va s'en sortir comme ça lui !

_ Mais ça va pas la tête ?! Qu'est ce qui t'as pris au juste ? Tu crois quoi, que tu es Manu-best-of-plus et que tu peux arrêter des montagnes ?!

Je secoue la tête en fermant les yeux. Quoi, comment ça je suis pas sa mère ?! Ha bon ?

_ Tu refais un coup comme ça, je te jure que... Que je t'atomise moi même !

Ouaiiiiiiis, répartie de dingueeeeees ! Bon en attendant, à part lui faire les gros yeux, je vois pas trop à quoi tu sers ma vieille...


#   Dim 18 Mai 2014 - 13:33
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Sous la pression médicamenteuse, Hisméria fut traversé par un drôle de souvenir.
*
« En souvenir de toi mère. Le soir venant, j’ai parcouru la distance qui nous séparait. Des rues vidées aux allures de cimetières menaient au jardin de mon enfance. Des grilles surannées en bloquaient l’accès. Dans la beauté des choses simples que nous côtoyions j’ai vu des désespoirs comme des pandémies. Je me suis souvenu comme d’un rêve des odeurs qui nous liaient. Mais les odeurs n’existaient plus. Peut-être les avais-je trop glorifiées ? Le lieu magique avait perdu de sa beauté…

Il n’y a plus rien de toi ici. L’oubli se propage comme un poison mais il y’avait cette voix, ta voix, qui résonne en échos de cotons. Je me souviens de tes mains si douces et de tes signes d’amours maternels. Je me rappelle que je parlais sans honte; que je ne supportais pas alors de m’entendre parler. Puis il y’avait la maison de campagne, il y’avait ce parc trop gris et cette mer en lisière, cette mer enrhumée dont les remous venaient lécher nos pieds. Je me souviens des soirs où le vent s’épaississait où, assis sur les récifs, nous avalions à pleine bouche cet air épais et consistant. Je pleure alors pour donner de la consistance à mon voyage et la douleur me nourrit à mesure que ton absence se fait criante, à mesure que je la sens fredonner comme un hymne.

En dernier espoir j’ai emprunté le petit chemin sombre qui monte dans la vallée, ce petit chemin qui te faisait si peur. Entourant le sentier étroit et fangeux, de vieux arbres pédants reliaient leur branchage comme une clôture. Leurs bras mimaient des solitudes.  J’ai eu peur encore une fois, j’avais toujours eu peur ici. Mais j’ai eu peur seul, cette fois ci.  Tu es partie comme une ombre; sans rien dire. Plein de larmes j’imaginais ton regard scruté des superbes paysages vides. Plus loin encore il y’avait ta maison, notre maison : maintenant à l’abandon. La vue est toujours aussi belle, tu sais… »

Petit à petit Hisméria sortit de ses pensées et cru distinguer Isis marmonner :

- De rien

Ses paroles eurent pour effet de faire sourire l’adolescent. Cependant, avant qu’Hisméria n’eu le temps de s’exprimer, Isis reprit :

- Non, pas "de rien" en fait.

Qu’est-ce qu’elle pouvait bien avoir en tête ? L’adolescent craignait déjà le passage en tabac pour l’avoir mis en danger de mort. Chose qui ne tarda pas :

- Mais ça ne va pas la tête ?! Qu'est ce qui t'as pris au juste ? Tu crois quoi, que tu es Manu-best-of-plus et que tu peux arrêter des montagnes ?!

Hisméria d’une voix faible répondit :

- Excuse-moi, la prochaine fois, je laisserai mon ennemi de toujours s’en prendre à mes nouveaux amis...

Isis fit des gros yeux à Hisméria et s’exclama :

- Tu refais un coup comme ça, je te jure que... Que je t'atomise moi même !

L’homme gêné, s’exprima avec une pointe d’humour :

- Et bien, je t’en prie, c’est le bon moment, car je ne peux te promettre que je ne recommencerai pas. Mais je suis désolé de t’avoir trainé dans de telles histoires.

Le silence devenant trop pesant, Hisméria dit tout en se redressant :

- Excuse moi, j'y suis allé un peu fort. Il est peut-être temps que nous sortions de cet hôpital lugubre. Je ne sais pas toi, mais pour ma part je commence à avoir terriblement faim.
#   Dim 1 Juin 2014 - 22:32

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HRP : Désolée du retard >.<

- Excuse-moi, la prochaine fois, je laisserai mon ennemi de toujours s’en prendre à mes nouveaux amis...

Parce que je lui ai demandé peut-être ? Demandé d'être protégée ? Je sais que je suis faible et minable, mais face à un ennemi, surtout si c'est le pire, on devrait être attentif, concentrés, et laisser les autres se débrouiller ! Oui je dis ça, mais si j'étais dans la même situation je ferais sûrement comme lui. L'homme est contradictoire et irrationnel, mais bon. Quand on le sais, on peut s'en servir comme excuse non ? Et puis je suis énervée, alors j'ai le droit d'être injuste ! Énervée ? Tiens... Faudrait peut-être que je refasse une mise à jour de mon cerveau...

- Et bien, je t’en prie, c’est le bon moment, car je ne peux te promettre que je ne recommencerai pas. Mais je suis désolé de t’avoir trainé dans de telles histoires.

Je secoue la tête doucement. Mais non halala, comme si j'allais le frapper... C'est ce que j'ai dit ? Oups. Oui non mais c'était une menace en l'air ! Parce que j'avais pas de répartie, j'ai chercher la première menace tirée de films d'actions. Vous savez, les moments où le héros manque de mourir et où il se fait passer un savon par le personnage secondaire, qui font en larmes ensuite dans ses bras, laissant libre cours à l'imagination de toutes les yaoistes de la planète ? Bref. Je ne vais pas faire ça, quand même.
Et puis, des histoires... Peut importe celles qu'on a, je pense qu'on ne peut pas se passer de l'aide d'amis. Il ne doit pas s'inquiéter de m'embarquer dedans, si ce gars a réussit à entrer dans Terrae j'aurai été au courant, grâce à ma légendaire curiosité naturelle et impossible à réfrainer.

- Excuse moi, j'y suis allé un peu fort. Il est peut-être temps que nous sortions de cet hôpital lugubre. Je ne sais pas toi, mais pour ma part je commence à avoir terriblement faim.

Il se redressa, et voyant qu'il semblait ne plus trop souffrir, je me demandais si je ne pouvais pas accéder à sa demande. D'après les médecins, le fait que j'ai agis vite avait permis l'élimination de la totalité du poison, même si ils souhaitaient le garder en observation. Faisant un peu la grimace devant mon estomac visiblement en manque (oui c'est bon, pas besoin de m'envoyer des alertes !) je cédais avec un léger sourire.

_ Ok. Sauf si il y a encore un de tes amis qui nous attends dehors !

Je me levais et le laissais faire de même, me dirigeant vers la porte. J'attrappais une infirmière dans le couloir et l'informais légalement cette fois de notre intention. Elle me fit signer un papier de responsabilité -heuuuu... J'ai oublié de préciser que j'étais pas majeure ?- puis retournais dans la chambre pour voir si on avait rien oublié. Avec un clin d’œil pour Hismé, je subtilisais de la nourriture sur un plateau et lui tendis avant de prendre ma part.
Cette fois c'est bon ! Cette fois on sort.


 

Je suis désolée

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