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Mélomanie florissante
##   Mer 1 Jan 2014 - 16:54
Anonymous
Invité

« Vibre sur mon corps. Sans ne jamais t'arrêter. N'y pense même plus. Compose mon ardeur, d'un peu de ta beauté. Par le solfège tu rythmes ta sensualité. Embrasé sous le contacte de notre portée. Caresse le papier. Fait monter notre ardeur comme catalyseur. De par ta plume griffonante. Provocante. Répand ton doux parfum. Me rendant mélomane à jeun. Mes mains sur tes hanches, accordées à ton cœur. Comme mes cordes sur ce manche. Je tire sur l'octave, comme le tocsin annonce l'heure. Cacophonie d'un métronome longtemps déréglé. A qui tu as su apporter justesse et paix à mon cœur enchainé. Soit ma reine, rend moi grand. Délivre-moi ton palais aux reflets lunaires. Confie-moi de par ton sombre balcon ton imaginaire. Tu as tout pour me plaire.

Ta chevelure telle un flambeau, acheminera ta féminité aux badeaux. Qu'ils viennent charognards, exécute leur espoir. Tu m'appartiens, sans ta pensée je ne suis rien. Tes pupilles comme des noirs, nos soupirs, comme blanc. Tes lèvres élégantes, à mon contact se déposèrent. Un baiser comme harmonie claire. Martyr, esclave aux courbes de ton corps, j'épouse ton sein, comme les fous cherchent l'or. Épris de façon contrapuntique, tu es ma moitié machiavélique. Enchainé à mon désir l'orgasme viendra nous libérer. Une étreinte, dans ton centre, je force doucement l'entre Dans cet enclave, une seule pensée. Celle d'atteindre enfin de la liberté. Transpire la souffrance que je te soulage. Prend en toi l'inconnu, qui va faire des ravages. Agrippe-toi contre moi. Griffe, mort, crie, exprime toi. Écrivons cette symphonie nos myocardes serrés. Je te remplis d'un sentiment nouveau tout en restant pudique, j'éteins ta souffrance d'un baiser. Et commence l'office, celui de t'aimer.

J'écrase d'un geste toutes tes peurs, angoisse sous forme de bruit, ou même de vapeur. C’est en toi, pour toi que je me meurs. Verse donc un peu de mélasse dans ma timbale, même si ma coupe est déjà pleine, verse dans ce gobelet la tristesse. Déchaine tes accords. Que ce soit indolore. Que reste-t-il de ce requiem? Qu'à cela ne tienne. Faut-il que je sois ivre ? Faut-il haine me tienne ? De par un amour déchiré. Je fus simplement désillusionné. Pas de reprise. Juste une grande méprise. Alchimie de nos peines, fureur de nos plaines Un amour déchiré, sonne un duo. De ma voix de ténor j'suis passé au solo A capella, devant toi j'suis sans voix. Je suis Mélomane, et morgane de toi. Espérant que pour toi, la passion reviendra »

Mais quel horreur ! Je ne crois pas que je suis en train de réciter ma composition à haute voix, et le tout dans un champ de fleurs… Il y a des fois, je ferai mieux de me taire au lieu de me porter volontaire à tout bout de champs. En même temps, je n’avais aucune idée du thème de cette pièce. Au lieu de me lamenter, je ferai mieux de m’exercer.

Mais avec tout ça, comment je vais garder mon image de ténébreux avec cette composition digne d’une adolescente en manque d’amour ?

Et en plus il faut que je m’entraine à faire planer les pétales de fleurs en même temps que je récite. Histoire d’en rajouter, ça ne suffisait pas. Et dire que c’est moi qui est écris ces niaiseries. Je me fais vraiment peur des fois.  Bon pourvu que personne ne passe, cette fois ci je vais ressayer en faisant décoller deux ou trois pétales. Concentre-toi Hismé, ce n’est pas plus compliqué que la première fois.

Ses cheveux commencèrent à s’agiter, et pouvait maintenant de nouveau apercevoir la large cicatrice sur son œil gauche. Hisméria se concentra sur lui-même et se mis à trembler si fort que son corps semblait interagir avec petite molécules l’entourant. L’homme se rappela avec précision le sentiment qu’il avait ressenti dans l’arène. Cette tristesse heureuse coulant dans ses veines. Ce tourbillons de folie grandissant, à tel point qu’il était impossible de l’arrêter. Son expression changea brutalement et son expression s’assombrit. Comme si les ténèbres ne faisait plus qu’un avec ce qui le constitue. Corps et esprits s’alignèrent, formant une alchimie parfaite. Ca y est-il était prêt.

De petites feuilles s’envolèrent légèrement autour de lui et l’adolescent commença a récité son texte :

« Vibre sur mon corps. Sans ne jamais t'arrêter. N'y pense même plus. Compose mon ardeur, d'un peu de ta beauté. Par le solfège tu rythmes ta sensualité […] »

Tiens on dirait que quelqu’un approche… Pourvu que ça ne soit pas un Master !

Pris de panique, Hisméria perdu le peu de concentration qu’il avait réussi à mettre en place. Si bien que  les feuilles s’écrasèrent contre le sol et qu’il en perdu l’équilibre puis tomba.

Le voilà maintenant recouvert de fleurs, dos contre terre, la tête vers le ciel. Cette fois une chose est sûre, il peut dire adieux à son image de solitaire…

Au lieu de se relever, Hisméria préféra combler sa curiosité. Et d’une manière totalement hasardeuse et avec une voix tremblante, l’homme prononça :

- Qui est là ?

Sa se trouve, une fois de plus c’est son esprit qui me joue un mauvais tour. Il ne manquerait plus que ça. Quoi qu’en y réfléchissant bien, pour une fois, je crois que je préférais cette situation…
##   Sam 11 Jan 2014 - 0:49
Anonymous
Invité

Les journées précédentes avaient été particulièrement... Chargées. C'était le cas de le dire.
Mais au moins, j'avais pu retrouver mes affaires, et j'avais fait une bonne rencontre. Une fois encore, je voyais les choses d'un bonne oeil, mais me connaissant, je savais que ce que je pensais changerait bien vite et que cette impression de bien-être nouvelle ne durerait pas.

Pour en profiter un maximum, j'avais décidé de me trouver un endroit où je pourrais faire ce qui me laisait le plus : jouer du violon. Je pouvais de nouveau ressentir cette agréable sensation lorsque j'effleurai mon instrument. Jouer des airs mélodieux et mélancoliques à la fois. Retrouver cette impression de liberté et m'évader. J'avais cette sensation chaque fois que je jouais d'un instrument. Mais avec le violon, c'était bien plus fort, bien plus puissant.

Une fois sortie de ma chambre, je passais en revue les divers endroits calmes de Terrae. Mon choix se porta sur le champ de fleur. Je n'avais jamais pris le temps de me balader dans ce genre d'endroit avant, bien que ce soit le genre de chose que j'appréciais. Mais entre les services mal payés dans les bars le soir, les nettoyages dans les maison l'après-midi, et toutes mes anciennes activités pour essayer de vivre un minimum, je ne faisais pas toujours ce que j'aimais. Et parfois, je me demandais même ce que j'aimais vraiment, tant j'avais été dégoûtée de tout auparavant.

Je me rendis donc tranquillement au champ de fleur de Terrae, serrant mon étui de violon contre moi. La journée promettait d'être belle. Le champ de fleur lui l'était complètement. Une étendue colorée qui allait à perte de vue. C'était magnifique.

Je sortis mon violon et commençai mon jeu. Je laissai les notes et les sons emmener mes oreilles dans un long et agréable voyage lorsqu'une voix me parvint aux oreilles. Moi qui pensait avoir trouvé un endroit où je pourrais être seule, il s'avérait que ce n'était pas le cas. Je stoppais alors mon jeu, cherchant à écouter la personne qui était aussi présente. C'était une voix d'homme. D'abord méfiante, j'avais pensé à m'approcher avec le plus discrètement possible de la voix, disons. Mais il fallait se rendre à l'évidence : où l'homme qui était là avait une ouïe aussi développée que la mienne. Ou sa question pour savoir qui était la trahissait un manque total et très problable de discrétion de ma part. Quoi qu'il en soit, je ne m'attendais pas à ce qu'on s'adresse à moi si directement, et les bonnes vieilles habitudes refirent surface. Si seulement la froideur ne faisait pas partie de moi de temps à autre. 

- Je n'ai aucune envie de parler à des fleurs. Je ne sais pas où vous êtes.

Je ne pouvais m'empêcher de me demander quelle genre de rencontre j'allais faire. Depuis que j'avais été initiée après mon passage dans les bureaux de la directrice, je tournais en rond, sans savoir quoi faire, ni par où commencer. Je serais bien aller à la bibliothèque, mais je cherche à éviter trop de théories de temps en tant. Alors, il ne me restait plus qu'à espérer que ce lui qui était là soit de la même affinité que moi, que ses paroles soient magnifques ou non.
##   Sam 11 Jan 2014 - 20:19
Anonymous
Invité

C’est que le temps commence à se faire long. Se pourrait-il que la jeune personne ne m’est pas entendue ? Non je ne peux pas croire ça, vu comme j’ai crié. A moins qu’elle soit sourde ? Et puis soudainement dans les molécules de l’air, Hisméria entendis :

- Je n'ai aucune envie de parler à des fleurs. Je ne sais pas où vous êtes.

Et bien comme ça c’est clair, la jeune fille m’a belle et bien entendu. Je vais avoir l’air fin si je sors des ornements floraux. Mais je ne peux quand même pas rester caché jusqu’à ce qu’elle s’en aille.

L'adolescente finirait presque par me piétiner avec un peu de malchance ! Non vraiment, il faut que je fasse quelque chose.

Mais quelle froideur ! Et puis, maintenant que j’y pense, tout en se redressant Hisméria s’écria :

- Comment ça une fleur ? Je suis là !

Bravo Hismé, dans le genre réplique à la noix, tu te poses là. Je me demande bien comment elle va réagir. Mais, c’est qu’en plus je dois avoir des feuilles de partout. Le jeune homme se secoua pour retrouver une apparence visible.

Tiens mais c’est drôle j’ai l’impression que je l’ai déjà croisé dans l’institut. Mais je me demande ou... Hisméria se mis à réfléchir. Non, vraiment pour le coup je ne vois. Bref passons, ça me reviendras surement avec le temps.

Pourtant, ça la période limitant ma venue ici est vraiment limité, et son visage m’ai familier. Se pourrait-il que cela ait un rapport avec S.N.E ? Non impossible, mais bon, je vais tacher de rester méfiant. Les pensées d’Hisméria continuèrent de divaguer.

Je me demande bien, si elle m’observe depuis tout à l’heure. En tout cas, si c’est oui, l’adolescente a vraiment de quoi se moquer de moi.

Quand Hisméria se retrouve gêné et certaine fois, ses pouvoirs s’active naturellement. A croire que son entrainement à servit quelque chose puisque l’homme se remis à faire tournoyer des feuilles autour de lui. Ce qui je dois l’avouer rajoute une certaine notion de kitsch au décor.

Apres une seconde de pause, le jeune homme repris :

- Alors tu ne m’as pas entendu chanter ?

Bon sang Hismé, des fois faudrait que penses à te faire discret. Tu aurais pu simplement éviter sujet, mais non, faut que tu relances le tout. Enfin bon, maintenant c’est fait, on va bien voir ce qu’elle me répond.

Et puis le jeune homme remarqua que la demoiselle se trimbalait une grande sacoche noire. Et celle-ci lui rappelait bizarrement quelque chose. Qu’est-ce que ça pouvait bien être... Mais oui damne, c'est ça ! Apres quelques instants de réflexion, celui-ci s’exprima :

- Pourquoi tu te promènes avec une mitraillette ?

Et allez ! Mais tu as vraiment mangés un clown aujourd’hui ce n’est pas possible. Des fois, je ferai mieux de me taire...
##   Ven 31 Jan 2014 - 22:47
Anonymous
Invité

Il fallait avouer que la situation dans laquelle je me trouvais était... Comment dire... Spéciale ? Ou "Terraesque". Quoi qu'il en soit, je ne comptais pas rester là à attendre sans rien faire que l'homme qui se cachait dans les fleurs se montre. J'entrepris donc d'avancer dans les fleurs et de m'arrêter lorsque je buterais quelque chose de suspect. Je finirais bien par le retrouver.

Comme j'avais, visiblement, un peu de chance, je n'eus pas à progresser longtemps dans le champ pour qu'il se montre enfin, accompagné d'une touffe de feuilles et de pétales et d'une réponse... Très répondante ?

- Hum... Oui, là je vous vois. Mais peut-être que vous devriez, enfin... Vous avez des feuilles.

L'inconnu eut le réflexe de se secouer. Etrange personnage tout de même. Il fallait croire que le nirmal était encore plus abstrait à Terrae qu'ailleurs, parce qu'il n'y avait clairement rien de normal. Ou eut-etre était-ce le fait de m'être attaquée à une bouteille d'alcool la veille qui faisait que je voyais les choses différemment. Je n'aurais su dire.

Alors que j'étais plongée dans mes pensées, j'eus comme l'impression que l'air commença à s'agiter. Instantanément, mon cerveau fit le lien avec mon nouveau statut d'initiée et je finis par me dire que cette bise soudaine, alors que le temps n'était pas le plus propice au vent, n'était pas normale. Avec un peu de chance, j'étais tombée sur quelqu'un ayant la même affinité que moi et qui pourrait donc m'aider.

- Je vous ai entendu, c'était très beau, et c'est d'ailleurs pour ça que je suis là

L'homme sembla ensuite s'intéresser à mon violon. Bien que sa question m'ait paru complètement stupide, je m'efforçai de garder le calme que j'avais adopté, sans quoi je serais sans doute déjà partie.

- Ceci n'a rien d'une arme. C'est un violon. Un instrument de musique, précisai-je à tout hasard.

Je préférai sortir mon instrument de son étui avant de le remettre soigneusement en place. Une arme... C'était une première.

- Sinon, je cherche quelqu'un qui soit d'affinité air. Vous pourriez peut-être m'aider ?

Spoiler:
 
##   Dim 2 Fév 2014 - 13:38
Anonymous
Invité

Hrp : Pas de soucis, prend ton temps, nous ne sommes pas pressé :)


C’est vraiment étrange, je ne comprends pas pourquoi la demoiselle me regarde ainsi ! Ai-je dis quelque qui ne fallait  pas ?

Me connaissant, c’était plus que probable. Mais bon, essayons de rester agréable. Je ne voudrais pas que la jeune femme pense que je suis un rustre. Même si des fois, j'en conviens, ça peut tout de même m’arriver. Perdu dans mes pensées, l’adolescente reprit :

- Hum... Oui, là je vous vois. Mais peut-être que vous devriez, enfin... Vous avez des feuilles

C’était donc ça ! Je dois ressembler à un épouvantail avec toutes ses feuilles ! J’imagine bien que je perds toute crédibilité, mais bon après m’être rapidement secoué, je retrouvai maintenant une allure normale.

C’est quand même bizarre, on dirait qu’elle ne m’a pas entendu. Exactement à ce moment-là, la femme s'exclama :

- Je vous ai entendu, c'était très beau, et c'est d'ailleurs pour ça que je suis là.

Et  zut, loupé de quoi j’ai l’air moi maintenant ? Une seconde, la demoiselle à t’elle bien préciser qu’elle s’était rendu jusqu’ici pour m’entendre ? Mais de mieux en mieux ! Ne me dis pas qu’elle fera aussi partie de la pièce, il manquerait plus que ça...

Quoi que, c’est plausible et ça permettrai de progresser plus vite. Ce qui en soit n’est pas une mauvaise chose. Perdu dans ses pensées, une fois de plus la jeune femme rétorqua avant Hisméria :

- Ceci n'a rien d'une arme. C'est un violon. Un instrument de musique

Tiens elle se sent obligé de préciser la nature de l’objet. Bon en même temps avec ma blague pourris je peux comprendre, que l’humour à l’Hisméria peut mal passer. Je devrais peut être pensé à m’abstenir la prochaine fois.

Mais bon, au moins ma question de curiosité a été comblée. Pendant que j’y pense, Hisméria s’exprima :

- Au passage, nous n’avons pas été présentés ? Je m’appelle Hisméria, Hisméria Altair. [Prononcé Alt' Air ]

Espérons que les présentations, aide au moins à détendre l’atmosphère et que la demoiselle sera moins sur ses gardes, pour le moment ce n’est vraiment pas gagné.

Tiens on dirait que celle-ci à encore quelque chose à rajouter, je me demande bien quoi. L’adolescente s’exprima :

- Sinon, je cherche quelqu'un qui soit d'affinité air. Vous pourriez peut-être m'aider ?

Tiens c’est la première fois qu’on me demande mon affinité sans vouloir m’attaquer. A moins que ça soit une technique pour avoir de l’avance sur moi.

Reste sur tes gardes Hismé, à vrai dire tu ne sais pas du tout quelles sont les intentions de la jeune femme. Mais bon, tachons tout de même de lui répondre avec gentillesse. Ça se trouve, tu te fais des idées.

Hisméria reprit :

- Oui je suis air lunaire, en quoi puis je t’aider ?


Hisméria tout en faisant un grand sourire à la demoiselle attendait avec patience et curiosité sa réponse.
##   Mer 26 Fév 2014 - 17:48
Anonymous
Invité

Sans savoir pourquoi, je m'étais sentie obligée d'appuyer mes derniers mots. Peur de ne pas être comprise peut-être ? Enfin, après tout, cet homme m'avait quand même demandé si j'avais une arme. Peut-être l'avais-je pris pour quelqu'un d'un peu abruti malgré moi.
Cependant, il eut l'idée de se présenter, chose que je n'avais pas faite.

- Enchantée. Je m'appelle Yûki. Yûki Cristal Icesoul. Non, ma famille ne s'est pas amusée à enchainer les noms bizarres et à rallonge.

Encore, une fois, je me sentis obligée de préciser. Les circonstances sûrement. Oui, mettons cela sur le dos des circonstances.

Je passai une main gênée dans mes cheveux et détournai mon regard.

- Oui, je suis air lunaire, en quoi puis-je t'aider ?

Je redressai la tête pour regarder Hisméria. Que faire ? Je trouvais cet homme assez étrange, et mon vécu faisait que je me méfiais de lui.

- Vous accepteriez de m'aider ? Je viens d'avoir mes pouvoir, et j'ai la même affinité que vous, donc euh... si vous vouliez bien.

Je rangeai mon instrument rapidement, sentant le regard de l'homme sur moi. Pourquoi est-ce que je me sentais si peu l'aise d'un coup ?

- Après, si vous connaissez quelqu'un d'autre, je peux toujours chercher cette personne.

" Calme-toi... "

Je me sentais aussi mal à l'aide qu'un enfant face à une personne qu'il admire et qu'il ne connais pas. C'était si soudain que je n'arrivai pas à comprendre. Enfin, ce n'était pas important. Je ne savais pas si j'aurais la chance de retomber sur un air lunaire, alors il fallait que l'homme accepte. Ne serait que pour me montrer quelques petits trucs, et que je retourne dans ma chambre moins bête et peut-être plus assurée.

Spoiler:
 
##   Dim 2 Mar 2014 - 16:36
Anonymous
Invité

Hrp : Pas de soucis, prend ton temps pour répondre, je ne suis pas pressé !

La demoiselle pensive, semblait ne pas réagir à mes traits d’humour, cependant malgré tout, je cherchais absolument à la détendre. Sinon, je finirai par moi aussi me trouver mal à l’aise, voir même devenir silencieux. Hisméria savait plus que personne que dans ces moments-là, le silence est le pire ennemi d’une conversation. Cependant, après une légère hésitation, la demoiselle sembla apprécier la présentation et en fit de même :

- Enchantée. Je m'appelle Yûki. Yûki Cristal Icesoul. Non, ma famille ne s'est pas amusée à enchaîner les noms bizarres et à rallonge.

Le jeune homme l’écouta avec respect et patience. Tiens était-ce là un trait d’humour ? Ou simplement une constations  émise à force que les personnes avec qui elle se présente lui fasse la remarque ? Cherchons à le découvrir, d’une manière très calme, l’adolescent répondit :

- Je ne me permettrai pas ce genre de remarque, je suis très loin d’être ainsi. Et puis à quoi pouvons-nous juger qu’un nom est bizarre ? Enchanté Yuki.

Son interlocutrice semblait de plus en plus gênée lorsque la conversation avançait. Faisais-je peur à ce point-là ? Hisméria se rappela que sa longue cicatrice était plus que visible. Étais-ce la raison de cette timidité ? Ou bien, la jeune femme était-elle juste sensible et fragile ? Ne voulant laisser derrière lui aucune des raisons qu’il soupçonnait, l’homme continue de sourire à la jeune femme. Celle-ci reprit avec douceur :

- Vous accepteriez de m'aider ? Je viens d'avoir mes pouvoirs, et j'ai la même affinité que vous, donc euh... si vous vouliez bien.

La jeune femme hésitante baissa les yeux, ce qui eut pour effet de gêner au plus haut point Hisméria qui ne put s’empêcher de le faire apparaître sur son visage. Qu’elle pouvait bien être l’idée de la jeune femme ? Reste sur tes gardes Hismé, tout ça semble de plus en plus louche. Yûki se rendant compte de la réflexion de l’adolescent reprit :

- Après, si vous connaissez quelqu'un d'autre, je peux toujours chercher cette personne.

Hisméria sursauta, cela n’était pas du tout à quoi il pensait, et secoua la tête. Après un cours sourire, celui-ci pensa «  voilà ce qui arrive quand on se perd trop longtemps dans le domaine du rêve et de la lune ». Quelques secondes s’écoulèrent, et Hisméria s’exprima très doucement :

- Je suis prêt à t’aider, mais il va falloir que tu m’expliques plus en détail ce que tu recherches.

Le jeune homme repensa à la réplique de Yûki et s'exprima d'une tonalité déconcertante :

- Pendant que j'y pense, ce n'est pas la peine de me vouvoyez, je ne suis pas si âgé que j'en ai l'air !

Et voilà comment de nouveau sortir une bêtise... Bravo Hismé !

Une seconde : la dernière fois que j’ai dû utiliser mes pouvoirs, c’était pour me défendre, ça se trouve, nous allons encore tout saccager ! Je ne permettrais pas que ceci arrive dans un champ de fleurs. Bon en y repensant, ce que je faisais avant que mon interlocutrice n’arrive n’était pas plus salvateur, mais bon, tachons tout de même de lui poser la question.

- Un autre détail qui me parait important : pouvons-nous utiliser nos capacités ici, ou préfère tu qu’on se déplace dans la salle d’entrainement ?

Je me demande bien ce que va répondre Yûki ?
##   Dim 9 Mar 2014 - 17:30
Anonymous
Invité

Je me tus pendant un court instant, histoire de reprendre mes moyens. Pendant que je parcourait le champ du regard, une légère bise s'éleva, soulevant quelques pétales tombés des fleurs qui montraient fièrement leur nouvelle parure. C'était très agréable, et ça suffit à me redonner confiance. Si l'air était si agréable, j'aimerais pouvoir en faire de même. Enfin, je voyais quelque chose d'intéressant à Terrae, depuis le temps que j'étais là.

- Euh... Bah je ne sais pas trop. Les bases seraient une bonne idées. Mais je ne sais pas quelles sont les bases...

C'était sans doute très peu poli de ma part de venir là, d'accoster quelqu'un que je ne connaissais pas et de lui demander de l'air sans même avoir une idée de ce que je voulais. Lorsque tout ceci serait terminé, je me sentirais forcément redevable à Hisméria, comme c'était encore le cas envers Ys.

Mais plutôt que de penser à ce que mon éducation, il fallait que je réfléchisse à ce que je voulais apprendre. Après tout, il pouvait y avoir tout un tas de possibilités. Je pris donc le temps de réfléchir quelques minutes. Tous les gens de Terrae avaient une affinité qui se rapportait à l'un des quatre éléments. Dans mon cas, il s'agissait de l'air. En plus d'une affinité, j'avais aussi un pouvoir que je tirais de la Lune. Donc, si j'avais bien compris ce qu'on m'avait expliqué en salle des masters, je devais pouvoir être capable de produire des sons avec ma voix qui auraient une particularité... Alors était-ce pour cette raison que Hisméria chantait avant que je ne l'interrompe ?

- Hum, dites... Tout à l'heure vous... Euh... Tu chantais. C'était pour t'entrainer ? Je ne voulais surtout pas te déranger.

Je ne faisais jamais rien correctement. J'aurais dû penser à ça plutôt, mais il m'arrivait bien souvent d'agir avant de réfléchir.
Pourtant, Hisméria semblait toujours être prêt à m'aider.

- Je préfère le plein air, mais je ne voudrais pas prendre le risque d'abîmer toutes ces belles fleurs si jamais il devait y avoir un problème. Alors il vaut mieux la salle d'entrainement.

Une seule petite question tout bête, et même tellement bête que je n'osais pas la poser me trottait dans la tête : où pouvait bien être cette salle ? Elle me serait sans doute importante pour la suite, mais évidemment, égale à moi-même, je ne savais pas mettre un doigt sur les véritables endroits à connaître, et ce malgré une bonne visite de l'établissement.

Je m'allumai une cigarette que je fumerais pendant le petit trajet tout en soupirant.

- Je vais te suivre, je pense. Si l'odeur te gêne, dis le moi surtout. Je m'éloignerai.
##   Dim 9 Mar 2014 - 19:12
Anonymous
Invité

Une légère brise s’éleva, ce qui eut pour effet de redonner confiance à mon interlocutrice. Chose qui me fut plaisir, je me sentais de nouveau détendu et préparer à répondre à ses interrogations. J’étais quand même curieux de savoir là ou Yuki voulait en venir. Timidement, mon interlocutrice pris la parole :

- Euh... Bah je ne sais pas trop. Les bases seraient une bonne idée. Mais je ne sais pas quelles sont les bases...

Hisméria se mis à réfléchir, à vrai dire c’est vrai qu’en étant sonore, les bases étaient bien différentes qu’avec les autres éléments. En y repensant, l’homme n’avais pas croisé un seul master air lunaire depuis son arrivée à Terrae. C’était comme s’il avait tous déserté l’institut. Etrangement, l’homme avait quand même une idée de ce qu’il pourrait apprendre à Yuki. Et pourtant, par preuve d’intégrité, Hisméria, se sentit obligé d’ajouter ses quelques mots avant de se diriger autre part :

- Avant toute chose, je ne suis pas un Master sonore non plus, je ne maitrise pas l’élément à 100 % de mes capacités, mais je suis tout de même prêt à t’aider, si cela rentre dans mes aptitudes.

La jeune femme semblait pensive. Etait ce que je venais de prononcer qui la laissa dubitatif ? Non cela venait d’autre chose. Au bout de quelques seconde, et toujours avec une tonalité discrète, celle-ci s’exclama :

- Hum, dites... Tout à l'heure vous... Euh... Tu chantais. C'était pour t'entrainer ? Je ne voulais surtout pas te déranger.

Hisméria ne put s’empêcher de rire. Tout en s’égosillant, l’homme répondit :

- En effet, en tant que sonore chanter est un entrainement, mais sur ce coup-là, le but était tout autre, je prépare une pièce de théâtre pour le moins prochain. Forte heureusement, je ne fais pas que m’entrainer.


Hisméria espérait vraiment que ce trait d’humour, ferait en sorte de détendre de nouveau l’atmosphère. Yuki qui semblait plus détendu reprit :

- Je préfère le plein air, mais je ne voudrais pas prendre le risque d'abîmer toutes ces belles fleurs si jamais il devait y avoir un problème. Alors il vaut mieux la salle d'entrainement.


Hisméria hocha la tête, et son interlocutrice enchaina :

- Je vais te suivre, je pense. Si l'odeur te gêne, dis le moi surtout. Je m'éloignerai.

Surpris de la réaction de Yuki, le jeune homme en profita pour ajouter :

-C’est parti, suis moi, c’est par là. Et non la fumé ne me dérange pas, je vais aussi en profiter pour m’en allumer une.

La première fois qu’Hisméria rentra dans cette salle, cela finassa à l’hôpital. Espérons que cette fois ci cela se passe mieux.

Apres avoir marché une bonne quinzaine de minute, le jeune homme reprit de nouveau :

- C’est ici, si tu veux bien rentrer. Espérons qu’on ne rencontre pas des personnes hostiles.
##   Dim 23 Mar 2014 - 18:24
Anonymous
Invité

Je me sentais... Disons motivée. J'avais de nouveau l'opportunité d'apprendre quelque chose, et je ferais de mon mieux pour rendre cet apprentissage utile. En vérité, j'avais toujours aimé apprendre. J'adorais faire de nouvelles choses. Mais le hasard a fait que cette passion m'était vite passé. À mes yeux, ça n'avait plus aucun sens d'aimer une chose lorsque la passion n'était plus partagée.

J'avais presque envie de sautiller tant j'étais contente  J'aurais aimé que les choses se passent autrement, que celles que j'aime puisse voir tout ça avec moi.
Je soufflai la fumée de ma cigarette, profitant de l'agréable sensation que me donnait le vent qui caressait mon visage.

- Donc vous aimez le théâtre. Oh oui, tutoiement. J'ai rencontré quelqu'un qui aimait le théâtre, je suis sûre que tu t'entendrais bien avec elle.

Enthousiaste. Je levai la tête pour regarder le ciel. Il faisait beau, il était d'un bleu limpide, et peu de nuage venait zébrer le ciel. Ça faisait du bien de se sentir détendue comme ça. Mais mon assurance s'estompa vite lorsque Hisméria reprit.

- C'est ici, si tu veux bien entrer. Espérons qu'on ne rencontre pas de personnes hostiles.

Hostiles...

- Qu'est-ce que tu veux dire ? Tu as déjà eu des problèmes dans cette salle ? Il n'y aura pas à se battre rassure moi.

Je n'aimais ni me battre ni avoir des problèmes. Ça ne me rappelait que bien plus vivement ce que je ne pouvais pas oublier. J'étais soudain moins encline à entrer dans la salle. Mais je ne voulais pas faire marche arrière.

J'entrai donc dans la salle. L'endroit était incroyablement grand, je n'avais jamais rien vu de tel. Je m'étais imaginé le genre de salle comme j'en avais vu dans les films dans mon enfance, dans un étable avec de la paille et des épouvantails. Mais c'était différent. Je n'aurais pas su décrire précisément cet endroit.

J'avançai un peu pour balayer la salle du regard puis j'enlevai ma veste que j'allai poser dans un coin où je la trouverais facilement. Je préférai cependant garder mon briquet sur moi, c'était toujours utile, et je pris soin d'éteindre ma cigarette. J'étais prête à me lancer à présent.

- Alors, par quoi est-ce qu'on commence ? Où par quoi est-ce que tu as commencé toi ?
##   Dim 23 Mar 2014 - 19:49
Anonymous
Invité

Nos deux amis marchèrent avec une allure soutenue, mais sans non plus forcément pressé le pas. Durant leur avancé, Yuki s’exclama :

- Donc vous aimez le théâtre. Oh oui, tutoiement. J'ai rencontré quelqu'un qui aimait le théâtre, je suis sûre que tu t'entendrais bien avec elle.

Comment lui avouer ça… Je ne peux pas lui dire que je fais des recherches sur S.N.E et que c’est un moyen détourné pour collecter des informations. Cherchons à ruser, nous verrons bien ce qu’elle répond.

Le jeune adolescent s’exclama :

- Disons que je fais ça pour rendre service. Et puis comme dis avant, c’est aussi formateur pour s’exercer à de nouvelles compétences. Je serais ravi de rencontrer ton amie. Puis je connaitre son nom ? Peut-être aurais-je la chance de la croisée à une de mes représentations ?

Après avoir prononcés ses mots, nos deux amis rentrèrent dans la salle d’entrainement. Yuki surpri par la grandeur du bâtiment s’exprima :

- Qu'est-ce que tu veux dire ? Tu as déjà eu des problèmes dans cette salle ? Il n'y aura pas à se battre rassure moi.

Suite à la question de Yuki, Hisméria répondit d’un ton impartial et froid :

- C’est une salle d’entrainement au combat, il est plus que probable que tu rencontres des personnes voulant se battre alors que tu n’as rien réclamé. Je te demanderais donc de rester sur tes gardes. La premières fois que je me suis rendu sur ce lieu, j’en ai eu pour une semaine d’hôpital. Mais bon, comme tu peux le voir, pour le moment il n’y a personne et c’est tant mieux, nous allons pouvoir nous exercer tranquillement.

Bien que terrifié par mes propos, Yuki réussit à  répondre :

- Alors, par quoi est-ce qu'on commence ? Où par quoi est-ce que tu as commencé toi ?

Après un léger sourire, Hisméria s’exclama :

- Par le commencement, rien de spectaculaire, des exercices de concentrations.

Hisméria se concentra sur lui-même et se mis à trembler si fort que son corps semblait interagir avec petite molécules l’entourant. L’homme se rappela avec précision le sentiment qu’il avait ressenti la première fois que ses pouvoirs sont apparus. Cette tristesse heureuse coulant dans ses veines. Ce tourbillons de folie grandissant, à tel point qu’il était impossible de l’arrêter. Son expression changea brutalement et son expression s’assombrit. Comme si les ténèbres ne faisait plus qu’un avec ce qui le constitue. Corps et esprits s’alignèrent, formant une alchimie parfaite.  Ca y est-il était prêt.

Hisméria reprit la parole :

- Tiens voici une pièce de monnaie, essaye de la faire tourner comme moi !
##   Dim 6 Avr 2014 - 9:17
Anonymous
Invité

Nous progressions plutôt rapidement, j'avais hâte de commencer à m'entraîner. Hisméria m'expliqua plus concrètement son "lien" avec le théâtre.

- Elle s'appelle Enrica. Je ne l'ai pas encore revue mais à l'occasion je lui parlerai de toi.

Néanmoins, il avait fallu revenir aux choses sérieuses rapidement.

Il y a ces jours où j'aimerais me taire tout le temps, ne poser aucune question dont la réponse ne me rassurerait pas. Enfin, bien que je ne parle pas souvent. Mais voilà, je n'étais plus du tout rassurée, ni même à l'aise ou quoi que ce soit.

Une semaine à l'hôpital, mais c'était horrible. Pourquoi y avait-il toujours des gens qui ne cherchaient qu'à se battre contre des gens qui n'avaient rien demandé ? Je n'aimais pas ça, vraiment pas. Mais pour le moment, la salle était vide. Il n'y avait donc aucune chance qu'on nous attaque et qu'on finisse à l'hôpital n'est-ce pas ?
Même si je savais bien que j'aurais forcément à repasser pas cet endroit horrible un jour, le plus tard ne serait que le mieux.

Hisméria m'apprit qu'il fallait commencer par des exercices de concentration. Je le regardai faire, c'était impressionnant : il tremblait tellement fort, comme si quelque chose en lui s'agitait, ou que quelque chose à l'extérieur voulait se lier à lui. Une fois prêt, il me tendit une pièce et me demanda d'essayer de la faire bouger, alliant la consigne au geste.

Je m'asseyai donc au sol et posai la pièce devant moi. Je ne savais pas comment m'y prendre. Je n'avais jamais eu l'habitude de me concentrer sur quoi que ce soit parce que j'avais toujours l'esprit troublé. Alors... Il me suffisait peut-être de visualiser la pièce en train de tourner dans mon esprit et de me calquer sur cette image.
Je fermai donc les yeux. Je m'imaginai la pièce immobile qui petit à petit s'élevait et flottait dans les airs puis qui se mettait à tourner. J'avais l'image en tête, il ne me restai plus qu'à appliquer.

Je fixai la pièce du regard. Elle ne bougeait pas, mais je sentais en moi une sensation plus ou moins étrange. Je ne m'arrêtai pas pour autant, et regardai toujours la pièce qui avait commencé à bouger un peu, comme dans l'image, elle flottait à une petite hauteur du sol. Mais une sorte de flash traversa mon esprit, et je me relevai brusquement. La pièce retomba au sol, et la sensation que j'avais éprouvée disparut.

- Ces pouvoirs qu'on a, c'est notre Vide qui nous permet de les avoir ?

Est-ce que je serais sans cese dérangée par ces flashs de mon insupportable passé chaque fois que j'essaierai d'utiliser mes pouvoirs ? Dans ce cas, je préférais peut-être ne pas les avoir obtenus.

##   Ven 11 Avr 2014 - 20:51
Anonymous
Invité

- Elle s'appelle Enrica. Je ne l'ai pas encore revue mais à l'occasion je lui parlerai de toi.

L’homme tiqua : c’est bizarre, mais ce nom me dit quelque chose. Pourtant je suis sûr de ne pas l’avoir croisé au théâtre. Qu’importe, ce n’est pas le sujet ici.

Yuki observant le silence d’Hisméria reprit la parole :

- Ces pouvoirs qu'on a, c'est notre Vide qui nous permet de les avoir ?

Hisméria se mit à sourire, et répondit de manière succincte à Yuki :

- En effet c’est belle et bien le vide qui te donne la force de faire tourner cette petite pièce. Tu comprendras par toi-même que cette école et avant tout chose un moyen de cicatrisé.

Hisméria se remit à faire tourner la pièce, mais la rotation du petit objet était de plus en plus rapide. L’adolescent reprit :

-Il faut que tu arrives à extérioriser ton vide en même temps que tu utilises tes capacités pour pouvoir augmenter sa portée. Ou du moins, c’est comme ça que ça fonctionne chez moi.

- Si tu veux bien m’écouter, je vais te raconter un bout de mon histoire :

« De temps à autre je découvrais certains souvenirs qu'elle ne voulait pas que je touche. Oui. Nos histoires présentaient une similitude tout à fait étonnante. Elia aimait la beauté d'un objet ancien, pour la valeur sentimentale qu'il occasionnait.

Pour ma part, j'aimais l'ancienneté, pour l’idéologie qu'il entraînait. Celle-ci chérissait le bruit du crayon sur sa feuille lorsque la jeune femme dessinait, les copeaux de gomme éparpillés sur son plan de travail, ajoutaient une touche au décor qu'elle aimait contempler après avoir gribouillé pendant des heures ; Fière et heureuse, telle une artiste, jouissant du bienfait d'une tâche accomplie avec professionnalisme. J’étais accroc au son de ma plume lorsque celle-ci rentrait en contact avec mon papier d'argent.

Des documents froissés gisaient dans la totalité de ma chambre. Elia adorait les petites babioles de tous les jours, libérant sa créativité. J'étais simplement attaché à certains objets précis que j'idolâtrais. Elle n'aimait pas le thé, et ne comprenait pas mon amour pour cette ambroisie. Je passais des heures à lui expliquer chaque détail de mon art. Lui faisant même part de l'importance d'un accompagnement. Que serait un thé sans un accompagnement ? De l'eau chaude reste de l'eau chaude me direz-vous. Je n'en suis pas certain. Je l'imaginais rêveuse, à dessiner près de sa fenêtre.

Elia me contait par ses dessins le changement de saisons, y ajoutant toujours ses plumes, papillons, et autres petits gris-gris rien qu'à elle. Mon pays, n'était pas régit par des saisons. Les nuances qu'elle pouvait apporter, je ne les comprenais pas. L'été faisait part de notre quotidien. Ce qui me permettait, de contempler la nuit aussi souvent que je le voulais. Elle était subjuguée par les nuages dans le ciel. Je ne puis vous décrire ce que ses masses d'air grises représentaient pour moi. A vrai dire, la jeune femme disait beaucoup de choses sur elle, mais l'image que je m'en faisais différait sur plusieurs points.

Nous ne nous connaissions pas vraiment, cependant, au plus profond de moi-même, j'étais certain que l'image projetée par mon esprit était juste et non illusion. Seul le temps pouvait confirmer mon hypothèse. Il y a autre que chose que vous devez savoir sur cette demoiselle : au plus profond d'elle, sa petite horloge d'artiste a été détruite par moi. Et cela je ne me le pardonnerais jamais. »

L’adolescent s’arrêta, la pièce avec lui. Puis après avoir repris sa respiration s’exclama :

- A toi maintenant, je t’écoute.
##   Lun 21 Avr 2014 - 15:24
Anonymous
Invité

J'avais posé la question même si au fond de moi, je connaissais la réponse. C'était bien trop beau d'arriver dans un endroit où on pourrait commencer une nouvelle vie, avoir des pouvoirs et ce genre de chose, vivre dans l'irréel sans que le passé ne vienne nous gifler pour nous ramener à la réalité. Et dans ce cas, je n'étais peut-être pas le genre de personne faite pour ce changement.

Je n'avais pas envie de devoir supporter plus encore mon passé, de revoir ma mère mourrir devant moi, de revoir ma soeur perdre conscience sans jamais se reveiller, de revoir le copain de ma mère vomir tout l'alcool qu'il avait ingéré avant de me regarder avec un air mi sadique, mi désolé. Tout ça, je ne pouvais plus le supporter. J'étais comme hantée à plein temps, je ne pouvais plus dormir, et quand tout devenait trop insupportable, je me noyais dans l'alcool et fumais plus que de raison. Même si j'avais été capable d'arrêter la cigarette, je n'avais pas tenu très longtemps et je n'étais pas parvenue à me défaire de ce qui était devenu une addiction, et je ne voulais pas que ça empire.

- Je vois...

Je fixai la pièce qu'Hisméria faisait tourner dans les airs, tandis qu'il me racontait une partie de son histoire, que j'écoutais avec attention. Je ne saisis pas tout ce qu'il me disait, tout simplement parce que je n'avais rien vécu avec lui, et que par conséquent, il était difficile de comprendre le passé d'une personne qu'on venait de rencontrer. Mais comprendre que sa vie n'avait pas été toute rose et pouvoir supposer que la femme dont il parlait était sûrement un proche était sans doute un bon début.

Lorsqu'il eut terminé son récit, Hisméria me proposa de faire de même, et de lui raconter mon histoire à mon tour. Je n'avais jamais parlé de mon passé à qui que ce soit, parce que je ne voulais plus montrer mes faiblesses et je préférais garder ma douleur au fond de moi, préférant la regarder me ronger de l'intérieur. Parce que je savais que chaque fois que je devais faire remonter un souvenir, un flot de larmes devait inonder mon visage, je préférais ne rien dire, et m'épargner de cette réaction inutile, car on ne ramenait rien en pleurant.

Ainsi, je ne savais pas vraiment par où commencer.

- Euh oui...

Je pris une grande inspiration et fermai les yeux, espérant qu'ainsi, aucune larme ne s'échapperait. Je retraçai mentalement toutes les images de mon passé que je ne pouvais oublier ; elles étaient comme imprimées dans mon cerveau, pour me faire comprendre qu'elle me suivrait jusqu'au bout.

« Ma mère tenait deux petites mains. Des mains de fillettes, d'environ dix ans, celle de Sora et la mienne, qui forcions notre mère à courir pour rejoindre le bord de l'eau. Ma jumelle et moi étions très enthousiastes. Maman nous avait tant parlé des couchers du soleil au bord de la mère que nous l'avions forcé à nous accompagner. Pour une fois, il n'y avait qur nous. Pas de nourrice, pas de femmes de ménage, et surtout, pas l'homme de la semaine de ma mère. Depuis que notre père nous avait abandonné, Maman avait cherché à se reconstruire, et chaque semaine, elle trouvait quelqu'un. Elle disait que notre père était américain, et qu'ils s'étaient rencontrés par hasard alors qu'il était en voyage d'affaire en France. Ils avaient eu une aventure et ma mère nous avait eu Sora et moi, encouragée par sa famille. Maman disait qu'après, notre père était reparti mais qu'il allait revenir. Mais Sora et moi savions qu'elle mentait et qu'elle était triste. Alors nous avions pensé que pour une fois, nous pourrions lui faire plaisir.

Ce soir-là, Sora avait préparé tout qu'il nous fallait. Elle m'avait tendu mon violon, et soulevé la guitare de Maman comme elle avait pu puis nous étions parties. Maman et Sora étaient tout ce que j'avais, et lorsque Maman et moi jouions ensemble, je savais qu'elles étaient toutes les deux heureuses. Arrivées sur la plage, Sora avait demandé à Maman d'allumer un petit feu. J'admirais ma soeur autant que je l'aimais. Elle était mon bouclier. Tout ce que je ne savais pas faire, elle le faisait, elle organisait tout comme une grande. Lorsque nous avions vu notre père partir et notre mère pleurer, nous avions gagné en maturité, et nous nous étions associées pour que Maman soit heureuse grâce à nous.

Sora courait autour du feu, et moi je regardais l'eau aller et venir sur le rivage. Sora allait me donner le signal, j'allais commencer à jouer et Maman m'accompagnerait. Mais elle reçut un appel et se retourna vers l'entrée de la plage. Un homme venait d'arriver. Mon visage s'assombrit. Ces derniers temps, Maman pleurait beaucoup, et ce à cause des hommes qu'elle voyait. Alors quand Sora voyait que je n'appréciais pas l'homme que ma mère voyait, elle faisait en sorte qu'il parte. J'avais fait comprendre à Maman que je ne voulais pas de cet homme, parce que nous devions passer cette soirée entre nous, mais elle avait fait mine de ne pas comprendre. Sora était plus franche que moi, et elle avait dit tout haut ce que je pensais tout bas, comme d'habitude. Alors, Raphaël – le copain de Maman – était parti, et Maman s'était mise en colère.

Elle ne voyait pas tout ce qu'on faisait pour elle. Du coup, Sora et moi n'avions jamais eu de bonnes relations avec Maman. Parce que toutes les soirées que nous voulions faire entre nous depuis le départ de notre père terminaient toutes par des cris. Et alors Sora et moi nous enfermions dans notre chambre lorsqu'on rentrait, sans un mot pour notre mère jusqu'au lendemain. J'étais sans doute la plus en colère, mais je préférais ne pas le montrer. Pour me calmer, je prenais ma guitare et jouais, en m'imaginant un monde coloré. »


J'ouvris ensuite les yeux, séchant les larmes qui avaient coulé malgré moi. En même temps, un bruit résonna : c'était ma pièce qui venait de retomber au sol.

- Ça a marché..., dis-je en écrasant les dernières larmes qui roulaient sur mes joues.

Spoiler:
 
##   Lun 21 Avr 2014 - 17:55
Anonymous
Invité

Hrp : Ça me fait plaisir que tu as trouvés une inspiration ! Essayons de continuer sur cette  optique. Au passage, j’aime beaucoup ton nouveau kit !

A la fin de mon histoire, Yuki semblait perdues dans ses pensées. Et bien que je remarque que nos deux histoires ne pouvaient en rien se ressembler, la demoiselle semblait éprouver de l’empathie face à mes mots. Ne sachant exactement quoi répondre, celle-ci dit simplement :

- Je vois...

Une fois que je lui ai proposé de lui laisser la place, l’adolescente ne semblait en rien rassurée face à cet exercice des plus difficiles quand on commence. Mais c’est une étape nécessaire

- Euh oui…

L’adolescente peu sûre d’elle commença à me délivré son histoire. Je me doutais bien que c’était la première fois qu’elle s’exerçait à ce genre d’exercice, cependant, au bout de quelques secondes, la pièce était déjà haut dans les airs virevoltant avec précision et grâce. J’écoutais avec parcimonie le passé de la demoiselle. Avec respect, j’éprouvais à mon tour de l’empathie…

Une fois l’histoire terminée, la petite pièce retomba sur le sol. Essuyant quelques larmes sur son visage, Yuki s’exclama avec stupeur :

- Ça a marché.

- Très bien, nous allons passer à un autre style d’exercice. Je te préviens, il n’est pas simple du tout.  Yuki, éteint les lumières, et déroules les stores automatiques qu’on se retrouve entièrement dans le noir s'il te plait. Une fois cela fait, déplace-toi jusqu’à ce que je ne sache plus ou tu es ! Mais ne vas pas trop loin, ma portée risque d’être vraiment limité. A vrai dire je n’en sais rien ! Ça sera aussi un moyen de tester mes capacités.

Réfléchis Hismé, la fréquence d'émission du sonar est choisie en fonction de son utilisation. Les hautes fréquences (plusieurs dizaines ou centaines de kHz) sont rapidement absorbées par l'eau de mer (plusieurs centaines de mètres), mais en revanche permettent la détection de petits objets et peuvent ainsi réaliser de véritables images. Plus on descend en fréquence, plus les distances de détection sont grandes, mais on perd en finesse et les antennes deviennent très grandes et très lourdes. En pratique, les sonars actifs très basse fréquence ne descendent guère en dessous de 3 kHz. Les portées de détection n'excèdent pas quelques dizaines de kilomètres (dans les zones de convergence).

Par ce principe, même si je ne suis pas dans un milieu fluide aquatique, je devrais pouvoir appliquer le système Sonar pour détecter une cible. Si j’arrive à imaginer Yuki comme l’objectif, je devrais être en mesure de la géo localiser, et ce même dans le noir.

Hisméria de nouveau s’exprima :

-Très bien, surtout à partir de maintenant ne bouge plus !

C’est partie ! Voyons voir de quoi je suis capable. Avant toute chose, il faut que je draine assez d’énergie pour me mettre en résonnance. Comment faire ? Ça risque de m’épuiser, mais ce n’est pas grave…

-  Bien je vais lancer la première onde, essaye de me répondre si tu ressens un signal. Tu es prête ?
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