Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Tahia Makoto
#   Dim 16 Fév 2014 - 22:33

Personnage ~
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Age : 23
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Humeur : Un peu mieux, je suppose

Carte d'identité:
   

       
  • Prénom : Tahia
       
  • Nom : Makoto
       
  • Âge : 17 ans
       
  • Affinité et pouvoir :  Air Solaire
       
  • Greffe : /
       


   
Apparence:
   
Une poupée, un ange, tels sont les mots qui avaient le plus souvent été attribués à Tahia, que cela soit quand elle était enfant ou même actuellement. Pour une fille de dix-sept ans, elle est plutôt grande, elle mesure 1m72, et possède une très jolie silhouette qui n'échappe pas aux regards de certains. Certes, malgré son âge, la jeune fille n'a pas beaucoup de formes mais elle n'est pas désagréable à regarder et reste malgré tout une très belle fille. Sa peau est légèrement hâlée et s'harmonise bien avec ses longs cheveux châtain-clair descendant jusqu'au bas de son dos et prenant des reflets dorés à la lumière du soleil.

Il y a cependant une chose qui peut détériorer le joli tableau que représente Tahia, du point de vue de cette dernière du moins, et il s'agit de ses yeux dont un seul est exposé constamment à la vue de tous, l'autre étant caché par une longue mèche de ses cheveux et que la jeune fille fait tout pour garder invisible aux yeux des autres. Pourtant, n'importe qui dirait qu'elle a de très beaux yeux, d'une couleur bleu turquoise et pétillant de vie et de bienveillance mais cela, c'était uniquement ce que montrait l’œil droit de Tahia car si quelqu'un avait l'occasion de ne serait qu’entrapercevoir son œil gauche, on aurait droit à une toute autre chose. Au lieu d'un bleu turquoise, son œil était gris clair et au lieu d'être clair et pétillant de joie, ce dernier était terne et dépourvu d'expression. De plus, on pouvait distinguer une fine cicatrice blanche barrer le centre de son œil gauche, cicatrice restant elle aussi cachée.

Côté vêtements, Tahia est le plus souvent habillée de robes durant l'été et en dehors de ses heures de cours tandis que le reste du temps, elle s'habille d'un chemisier sans manches blanc, d'un gilet aux manches mi-longues beige, une jupe mi-longue bleu marine ou marron, suivant ses envies, avec des collants noirs et des chaussures de même couleur. Parfois, et seulement en période de froid, un manteau gris clair, une écharpe blanche et un bonnet gris viennent compléter le tableau.

   
Caractère:
   
S'il y a bien une chose qu'il faut d'abord savoir de Tahia est la suivante: c'est que la jeune fille tient plus que tout à sa liberté et que si quelqu'un tentait ne serait-ce qu'une fois de l'en priver, il aurait bien des soucis à se faire tellement Tahia se montrerait infernale. Oh certes, si elle n'aime pas les gens, elle le fera très clairement comprendre mais elle n'aura pas le même degré de colère que si quelqu'un cherchait à entraver sa liberté et ses mouvements, on la trouverait même très douce à ce moment là.

Mais ce n'est pas la véritable nature de Tahia et si jamais elle a des sautes d'humeur, c'est que vraiment quelque chose ou quelqu'un la dérangeait au point qu'elle n'avait plus de patience. Habituellement, la jeune fille est quelqu'un de plutôt calme et discrète, qui n'aime pas forcément être en compagnie de trop de personnes, bien qu'elle aie parfaitement conscience que c'était de cette façon qu'elle arriverait à se faire des amis. Comme elle apprécie les endroits où elle peut être seule et au calme, on la verra le plus souvent dans des lieux isolés, où peu de personnes ont l'habitude d'aller et si jamais la jeune fille devait se retrouver avec d'autres jeunes, elle aurait plus tendance à se mettre un peu à l'écart. Tahia n'en reste pas moins quelqu'un de très rêveur qui ne cesse de s'imaginer vivre de nombreuses aventures où elle n'aurait pas cette timidité constante et où il lui serait possible de se lier facilement aux gens.

De ce fait, avoir des amis étant une chose très rare pour Tahia, cette dernière considère l'amitié comme étant la chose la plus sacrée et qu'elle se doit de garder coûte que coûte. C'est pourquoi elle a l'habitude de se soucier du bien être des autres et éprouve le besoin de les protéger, même quand ce n'est pas forcément nécessaire. Rares sont les fois où la jeune fille est en colère mais quand cela arrive, elle devient une tout autre personne, pouvant se montrer froide et sarcastique si vraiment elle ne supporte pas la personne. Et, comme dit en tout premier sur son besoin de liberté, celui qui cherche à l'en priver devient alors son pire ennemi et une victime parfaite de l'acharnement que Tahia peut avoir.

   
Gouts:
   
Comme dit juste au dessus, Tahia aime plus que tout la liberté, pouvoir aller ou elle le souhaite et faire ce qu'elle veut sans qu'il y ait la moindre contrainte et qu'on lui interdise de faire ce qu'elle voulait. C'est de cette soif de liberté qu'est née sa passion pour la lecture ou il lui était possible de s'évader et de rentrer dans un monde imaginaire où elle pouvait y pénétrer et en sortir quand bon lui semblait. Et très souvent, quitter ce petit monde est bien difficile et c'était à l'origine du comportement rêveur de la jeune fille qui finissait toujours par retranscrire ce qu'elle ressentait, ce qu'elle voyait et qui elle rencontrait.

Du fait de son comportement solitaire et de son besoin de calme, Tahia aime beaucoup tout ce qui se rapporte à la nature et il n'est pas rare de la voir s'occuper de cette dernière quand elle en a le temps et l'envie. Dire que la jeune fille craint les gens serait un mensonge car c'est loin d'être le cas: depuis toute petite, elle a toujours pris soin d'eux et s'assurer qu'ils ne souffrent pas faisait partie de ses principes mais elle a été confrontée une fois à la cruauté des Hommes et cette simple fois a été suffisante pour qu'elle ne leur fasse plus autant confiance et qu'une éternelle méfiance persiste entre elle et les autres jeunes.

Enfin, on peut compter aussi deux autres passetemps que Tahia apprécie grandement mais qu'elle ne montre pas forcément de crainte de paraitre ridicule aux yeux des autres: la danse et le chant. Quand elle est seule et que personne n'est là pour la voir, la jeune fille n'hésite pas à faire quelques pas de danse souvent suivis par une mélodie qu'elle a entendu ou qu'elle connait déjà. Ce sont aussi deux moyens lui permettant d'extérioriser ce qu'elle pouvait ressentir et d'éviter ainsi tout risque de débordement d'émotions tel que pleurer ou se mettre en colère.

   
Histoire:
   
France, 20 décembre 2XXX

Mon Cher Journal,

Voilà un moment déjà que je ne me suis pas confiée à toi et je m’en excuse vraiment, toi mon seul confident, la seule personne en qui je peux parler de mes problèmes et de mes secrets sans le moindre jugement. Mais laisse-moi justifier les raisons pour lesquelles je n’ai pas pu te raconter ce qu’il s’est passé il y a maintenant un an.

Je suis déjà au regret de t’annoncer que depuis tout ce temps, je fais des cauchemars à répétition et même après un an, je n’ai jamais oublié ce qu’il m’est arrivé. En même temps, quand on est âgé de dix ans, peut-on vraiment oublier ce genre de chose ? Je suis déjà assez surprise que mon œil gauche puisse encore voir mais il a perdu tout éclat et je n’arrive même plus à pleurer avec cet œil comme si la moitié de mon visage pouvait seulement ressentir quelque chose. Mais l’état de mes yeux était bien le dernier de mes soucis car j’aurai préféré être aveugle plutôt que de subir ce que ces hommes m’ont fait. Si tu pouvais parler, tu me dirais surement : ʺQui étaient ces hommes ? Pourquoi n’étais tu pas à l’orphelinat alors que tu avais conscience que l’extérieur pouvait être dangereux pour une enfant de neuf ans toute seule ?ʺ

Alors je te répondrai cette simple phrase : j’ai été chassée de l’orphelinat pour la seule raison que la directrice avait des problèmes d’argent et qu’elle ne pouvait plus prendre en charge tous les enfants. Pourquoi c’est tombé sur moi et pas sur un autre enfant ? Je ne sais pas et je trouvais ça injuste de sa part. L’orphelinat était ma maison et je n’ai jamais connu rien d’autres que ses résidants, à savoir les autres enfants, nos professeurs particuliers, notre si gentille infirmière et la directrice. Ils représentaient la famille que je n’ai jamais pu avoir et que je n’aurai jamais pu obtenir si je n’avais pas été laissée à la porte de l’orphelinat, dix ans plus tôt. Alors oui, j’ai détesté plus que tout Madame Simon mais je n’avais pas d’autres choix que de partir et je ne pouvais rien y faire malheureusement, même les autres adultes étaient obligés de se plier face à sa décision. Mais avait-elle seulement réfléchi aux conséquences de lâcher une petite fille dans un monde dans lequel elle n’avait pas le moindre repère et où elle pouvait rencontrer toutes sortes de problèmes ? Visiblement non et elle avait tenté de me rassurer qu’avec un visage d’ange comme le mien, quelqu’un acceptera de me prendre en charge. N’importe quoi…

Oh oui, mon visage d’ange a bien été aperçu mais par les mauvaises personnes et elles ne m’ont pas prise en charge de la bonne manière. C’était un soir de décembre, Noël était dans cinq jours et je tremblais de froid alors que j’arpentais les rues de cette ville que les gens appelaient Paris. Personne ne faisait attention à moi, personne ne voyait cette petite fille qui tirait derrière elle une toute petite valise contenant les quelques vêtements qu’on lui avait offert pour son départ. J’aurai pourtant préféré que les choses restent ainsi mais le destin semblait vouloir s’acharner contre moi et de la pire des façons, comme s’il voulait me punir d’une faute que j’aurai faite il y a longtemps. Au début, je ne les avais pas vus mais à mesure que je me rendais compte qu’il n’y avait plus le moindre passant dans la rue que j’empruntais, une silhouette se trouvait juste derrière moi et me suivait depuis un moment déjà mais alors que mes pas commençaient à s’accélérer, une autre silhouette m’avait barrée la route. C’étaient des hommes, des adultes qui plus est, et ils n’avaient pas l’air très commodes. J’étais tellement naïve que je les avais crus quand ils m’avaient dit qu’ils m’aideraient à trouver un endroit où je serai en sécurité. Ils n’ont fait que m’égarer encore plus et les choses ont empiré après cela.

Je suis désolée, Cher Journal, mais je ne peux pas te raconter ce qu’ils m’ont fait, je peux au moins te dire que c’est la lame d’un couteau qui m’a blessé à l’œil gauche, un avertissement au cas où je chercherais à résister ou à m’enfuir. Pour la suite, un vide immense s’était créé dans mon cœur tout comme j’avais le sentiment qu’on m’arrachait une partie de mon âme. On disait que j’étais un petit ange, une poupée en porcelaine mais à cet instant, j’étais semblable à un ange à qui on venait d’arracher les deux ailes, à une petite poupée qu’on désarticulait jusqu’à ce qu’elle se brise d’elle même. Pourtant, qui aurait cru que j’allais être sauvée à cet instant, alors que le pire venait de m’arriver ?

Elle est arrivée et Elle m’a sauvée, faisant fuir les deux hommes qui n’en avaient pas encore fini avec moi. D’ailleurs, je dois te laisser, Elle m’appelle pour que j’aille manger avec les autres, même si je sais que je vais encore finir par me mettre à l’écart et éviter tout contact avec les autres pensionnaires. Promis, j’essaierai de te donner des nouvelles et t’expliquer ce qu’il m’est arrivé après avoir été agressée par ces deux hommes. Tout ce que je peux te dire, c’est que ma sauveuse s’appelle Laurine Makoto et qu’elle s’occupe d’un centre pour personnes malades et sévèrement blessées.  


A plus tard,
Tahia.



France, 14 juillet 2XXX

Mon Cher Journal,

Je sais que tu dois m’en vouloir de ne pas t’avoir donné de nouvelle pendant presque cinq ans mais je t’assure que ce n’était pas de ma faute cette fois. Je n’ai pas réussi à te retrouver dans la cachette habituelle et je soupçonne suffisamment Grand-Mère Makoto d’être la coupable de ce crime, surtout en sachant que je ne t’ai retrouvé qu’après avoir fouillé la petite bibliothèque de ma chambre, ce qui était loin d’être ta cachette étant donné que n’importe qui pouvait venir se servir et serait tombé sur toi.

Quoiqu’il en soit, je suis maintenant âgée de quinze ans et je peux t’assurer que certaines choses ont changé depuis. Certes, mes cauchemars n’ont pas entièrement disparu mais ils sont de plus en plus anciens maintenant et les seules fois où j’en fais, c’est en regardant mon œil gauche, qui a depuis pris une couleur gris terne ainsi qu’une cicatrice blanche. A présent, je me cache cet œil derrière une longue mèche de mes cheveux et j’évite de me regarder dans une glace lorsque mes deux yeux sont à découvert jusqu’à ce que le gauche soit une nouvelle fois masqué. Et pourtant, ma nouvelle famille ne cessait de me dire que j’aurai été plus jolie si je montrais mes deux yeux, peu importe qu’ils soient ou non de couleur différente mais je ne les écoutais pas sur ce point malheureusement.

Mais bon, je t’avais promis que je te raconterai comment je me suis retrouvée ici et qui est cette fameuse Laurine Makoto. Eh bien, je te dirai encore une fois que c’est ma sauveuse et que si elle n’avait pas été là, je serai surement encore dans cette ruelle sombre, morte de froid et brisée de l’intérieur. La seule chose dont je me souvins après la fuite des deux hommes, c’est d’avoir vu une petite silhouette un peu courbée s’avancer vers moi mais ce fut tout car je m’étais surement évanouie après. Quand je me suis réveillée, j’étais dans une chambre que je ne connaissais pas mais dont le lit me semblait plus confortable que ceux de l’orphelinat. Par la même occasion, je constatais alors la présence d’un bandage sur mon œil gauche, preuve qu’on m’avait soignée et par la suite déposée dans cette chambre, à mon avis. Ce que je n’avais par contre pas remarqué, c’était la présence d’une seconde personne dans la pièce et je n’avais pu retenir un sursaut en entendant une voix grave mais douce et chaleureuse venir de ma gauche. C’était une femme qui devait avoir plus d’une soixantaine d’années avec de courts cheveux grisonnants et deux grands yeux bruns dans lesquels brillait une étonnante vivacité pour une personne de cet âge.

Même si elle m’avait paru comme une femme rassurante, j’étais terrorisée et le souvenir de ce que ces hommes m’ont fait ne m’avait pas quitté l’esprit et tout ce que je voulais faire, c’est m’enfuir. Je ne l’ai pourtant pas fait et pour cause, la vieille dame m’avait tout de suite rassurée en m’expliquant ce qu’il s’était passé après que je me sois évanouie dans la ruelle, le plus précisément possible et toujours d’une voix douce et apaisante. Par la suite, elle s’était présentée sous le nom de Laurine Makoto et que la chambre dans lequel je me trouvais appartenait au centre dans lequel elle prenait soin d’autres personnes qui souffraient de maladie ou avaient reçu des blessures qui nécessitaient de nombreux soins, cet endroit était un petit hôpital en quelque sorte. Je l’avais écouté en silence, sans prononcer le moindre mot et même lorsqu’elle me demanda mon nom et d’où je venais, je ne lui avais pas répondu. On était restée ainsi pendant de longues minutes puis elle s’était redressée et avait quitté la pièce en me disant que je pouvais prendre le temps qu’il me fallait pour lui répondre. Je n’avais pas quitté la chambre depuis ce moment là et aucun son ne parvenait à franchir mes lèvres, comme s’ils étaient coincés au fond de ma gorge et refusaient de sortir malgré mes efforts.

Deux semaines s’étaient écoulées depuis mon étrange rencontre avec Madame Makoto et chaque jour, elle s’installait sur son siège et attendait en me regardant patiemment, restant près de moi pendant une heure ou deux avant de partir et après avoir changé mon bandage à l’œil. C’était d’autres personnes qui m’apportaient de la nourriture étant donné que je refusais de bouger de la chambre, ils me déposaient alors le tout sur une table de bureau puis sortaient en silence. Ce n’est qu’après ça que je me levais et que j’allais manger un peu avant de retourner dans le lit et d’attendre. Et puis un soir, alors que Laurine Makoto me veillait comme elle le faisait chaque jour, elle avait pris la parole et m’avait parlé de son métier et à quoi il servait : sauver des vies et redonner aux gens le sourire même si cela signifiait qu’ils allaient ressentir de la souffrance et un manque constant de quelque chose en eux. Que certes, ce qu’il m’était arrivé dans la ruelle était monstrueux, surtout pour une petite fille de dix ans et que malheureusement, la médecine ne pouvait soigner ce genre de blessure, que c’était à moi de la refermer tout en laissant le temps la cicatriser mais que pour cela, je devais briser le silence et laisser enfin parler mes sentiments.

Ce fut la phrase ʺTu n’es pas seule…ʺ qui avait réagi comme un déclic dans mon esprit et des larmes avaient commencé à couler de mon œil valide tandis que Madame Makoto s’était installée sur mon lit et me prenait délicatement dans ses bras, comme si j’étais aussi fragile que du verre. Même si je n’avais pas réussi à parler, pouvoir expulser enfin la tristesse, la souffrance et la frustration que j’avais ressenti cette nuit là dans la ruelle me soulageait d’un poids énorme tandis que l’étreinte de la vieille dame me procurait une chaleur réconfortante. Ce fut cela qui changea complètement mon quotidien et autant dire que je ne fis pas non plus déçue. La propriétaire du centre faisait en sorte que je fasse la connaissance de ses patients et de ses employés, que je participe finalement à la vie dans le centre, en essayant de m’adapter le plus rapidement possible. Il m’a fallu six mois pour enfin recommencer à parler et même si je n’engageais pas la conversation, le retour de ma voix était un excellent début. Par la suite, mon intégration a pu finalement fonctionner après deux années d’attente et je commençais petit à petit à parler avec les gens, bien que restais surtout avec les enfants de mon âge avec qui je faisais des petits jeux ou sinon, je leur faisais la lecture quand c’était possible.

Les trois dernières années reposaient avant tout sur mon apprentissage concernant les soins à apporter aux malades puis mettre mes connaissances en pratique. Si au début, c’était très dur et que je restais mal à l’aise avec les patients, je finis rapidement par y prendre goût et je restais éblouie par le fait que malgré tout ce qui leur arrivait, les gens gardaient une certaine joie de vivre. Au fur et à mesure, le vide immense que j’avais ressenti au début s’était peu à peu estompé bien que je pouvais encore le sentir. Mais j’étais persuadée que ce phénomène était dû au bonheur que je retrouvais petit à petit, au côté de Grand-Mère Makoto, qui insistait pour que je l’appelle ainsi au lieu d’employer toujours le Madame, ainsi que des autres pensionnaires du centre.

Mince, je dois te laisser. On me réclame dans la salle de jeu et je ne peux pas faire attendre les enfants. Cette fois, tu retournes dans ta cachette et je vais m’arranger pour que Grand-Mère ou qui que ce soit d’autre, ne mette pas la main sur toi.


A une prochaine fois,
Tahia.



France, 10 novembre 2XXX

Mon Cher Journal,

Cette fois-ci, je te le demande, ne me fais pas de reproches car je ne suis vraiment pas d’humeur à ce que l’on me fasse une remarque. Je reconnais que deux ans, c’est très long mais je n’avais tout simplement pas le cœur à t’écrire quoi que ce soit et entre l’endroit où je me trouve actuellement et les derniers événements, je ne savais plus quoi faire. Tout ce que je peux te dire, c’est que je ne suis plus dans le centre, je l’ai quitté il y a quelques jours car les choses ont totalement dégénéré pour moi : Grand-Mère est morte… Elle s’est éteinte dans son sommeil sans que quiconque ne le sache et sans qu’elle ne laisse paraître quoi que ce soit de son état. Je me souviens encore de son sourire quand elle nous souhaitait à tous une bonne nuit et de beaux rêves, de cette vivacité qui illuminait son regard et qui la faisait paraître si jeune sur le coup. Non, jamais je n’aurai cru qu’elle aurait succombé, pas maintenant, pas alors que je reprenais enfin goût à la vie, que les événements qui me sont arrivés il y a maintenant huit ans n’étaient plus que des mauvais rêves que je pouvais oublier. J’avais enfin pu fermer ma blessure grâce au centre et grâce à elle et le vide n’était plus qu’un lointain souvenir. Là aussi j’avais été tellement naïve de croire que tout aurait pu enfin s’arranger.

Mais le pire fut surement lorsque j’eus l’impression d’avoir un trou béant dans la poitrine, exactement à l’endroit même où se trouvait mon cœur et j’avais compris ce que cela signifiait : le vide était de retour et tout ce que j’avais finalement cherché à affronter et repousser était revenu avec lui. Ma tristesse s’était alors transformée en panique et j’avais conscience que si je restais là, j’allais devenir folle et même si cela me fendait le cœur de devoir laisser les autres, ma décision était prise : je devais partir. C’est ce que je fis le soir même où j’appris la mort de Grand-Mère Makoto. Récupérant un sac dans lequel je rangeai toutes mes affaires, je quittais le centre telle une ombre ou un simple courant d’air et je fus presque soulagée que personne ne m’ait vu m’en aller. Je ne voulais pas rajouter une nouvelle tristesse chez ceux qui étaient devenus plus que de simples patients pour moi, des camarades, des gens qui avaient pu me comprendre malgré le silence que j’avais constamment gardé sur ce qu’il m’était arrivée toute petite. Et malgré ce vide immense au creux de ma poitrine, je me sentais malgré tout heureuse même si je savais que plus rien ne serait jamais comme avant. Mais je pense que cela, Mon Cher Journal, tu t’en doutais quelque peu n’est ce pas ?

Mais je ne t’ai pas tout dit et je vais achever de te raconter ce qu’il vient de se passer et pourquoi je te parle actuellement d’un endroit que je qualifierai d’étrange mais aussi de fantastique. Alors que je déambulais dans une rue, ne prêtant pas attention à ce qu’il y avait autour de moi ni aux gens qui auraient pu me voir sauf que j’étais bel et bien seule à cette heure-ci, du moins, c’est ce que je croyais. Jusqu’à ce qu’il apparaisse devant moi, un étrange homme dont les traits sont encore confus dans ma tête. Il me parla alors d’un endroit où je pourrai surement combler le vide dans mon cœur, un lieu qui se nommait Terrae. Très franchement, je ne sais pas ce qui m’avait poussée à le suivre et à lui faire confiance mais tout mon être semblait crier pour que je le suive, c’était une sensation étrange et je pense que c’était surement la meilleure solution. En tout cas, j’espère vraiment que ce Terrae réussira à remplir de nouveau mon cœur.

Cette fois-ci, j’ignore vraiment Mon Cher Journal quand je reviendrai parler avec toi mais étant donné ce qu’il m’attend, ne te fais pas d’espoir à ce que je revienne de sitôt. Peut être si jamais il m’arrive des péripéties qui méritent que je t’en parle.



Bref, je te dis juste un au revoir,
Tahia.


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   Votre avis dessus ? : C'est la première fois que je vais sur un forum mêlant Académie et Fantasy à la fois et cela me parait un peu compliqué sur certains points.



Spoiler:
 


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Dernière édition par Tahia Makoto le Lun 17 Fév 2014 - 10:32, édité 6 fois
#   Dim 16 Fév 2014 - 22:40

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Je te l'ai déjà dit, mais bon, disons que officialise, vois tu ?...

Bienvenue ~

Je n'ai pas encore lu ta fiche, mais je le ferais incessamment et sous peu !
Je ne sais pas ce que vaut ma parole, mais sinon oui, je le promet ! ... Et je coupe la tête du premier qui dit qu'elle ne vaut rien ! 8D

Bonne chance pour écrire l'histoire, donc ! :o

Ps : Je sais que vous allez être déçue, aucun jeux de mot pourri ne me vient en tête, son nom est tout simplement parfait, que de tristesse, n'est ce pas ? T-T


♠️♠️♠️

Spoiler:
 

#   Dim 16 Fév 2014 - 22:54

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Humeur : Un peu mieux, je suppose

Merci ^^

Et je ne devrai pas en avoir pour très longtemps avec l'histoire, j'ai une petite idée de comment je vais la raconter donc ça ne devrait pas durer très longtemps.



Spoiler:
 


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#   Lun 17 Fév 2014 - 1:31
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Bienvenue Mademoiselle -ou devrais-je dire Madame ? Je ne m'y retrouve plus dans toutes ces réformes.

C'est la première fois, depuis longtemps, que je souhaite la bienvenue à quelqu'un. Tu es une privilégiée huhu ~
J'ai commencé à lire ta fiche, j'aime bien ton style. Bonne chance pour finir et à bientôt sur la cb ou en rp ^^

Kei> Ta parole vaut autant que celle de Loki dans Thor. La seule différence c'est que Loki, lui, il est célèbre. Et beau. Et parfait. Et... *trop de qualités* (Sinon je t'aime bien hein :D Je te charrie très chère)
#   Lun 17 Fév 2014 - 1:50

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Merci beaucoup Makiko, ça me fait très plaisir.

Et normalement, je devrais bien avoir fini mon histoire même si ça va être la première fois que j'expérimente cette façon d'écrire (d'ailleurs, j'en profite pour demander avant de poster: le contexte du forum se passe en quelle année, sinon dans quel siècle?)



Spoiler:
 


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#   Lun 17 Fév 2014 - 22:23

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Bienvenue Tahia!
Je n'ai pas encore eu le temps de lire ta fiche ><, mais promis je le ferais cet après midi pendant ma pause. Juste pour répondre à ta question: Le forum est basé sur l'époque contemporaine et avance tout comme les années qui passent.
Bref, nous sommes en 2014.


Edit pour éviter le double post:
Finalement je ne l'ai pas lu à midi comme prévu huhu. Mais bon, le principale c'est le résultat hein!
Alors tout d'abord je tiens à te féliciter, car tu es validée et du premier coup =D.
J'ai beaucoup aimé l'histoire de la petite Tahia, (Malgré le début soit très cruel). Et l'histoire sous forme de journal intime est très réussie.

Bref, bienvenue à Terrae =).
#   Lun 17 Fév 2014 - 22:54

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Humeur : Ça va, je vais bien!

Hola et bienvenue miss! :)



Merci à Aaron chéwie! 


Spoiler:
 
#   Lun 17 Fév 2014 - 23:01

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~Bienvenue !~

(légèrement en retard)

Tahia-senpai !




#   Lun 17 Fév 2014 - 23:18

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Même si je l'ai déjà dit sur le CB, encore merci Bito-san ^^ (je sais que le début de l'histoire est vraiment triste mais je ne me suis pas imaginée une histoire heureuse pour Tahia, il y aurait des bons moments, c'est sur, mais malgré tout, il fallait qu'elle ait un passé plutôt sombre).

Bonsoir Ys-san et merci ^^

Pas si en retard que ça vu que tu me l'as dit sur le CB mais merci Maria-chan!



Spoiler:
 


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#   Mar 18 Fév 2014 - 14:36
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(Re) Bonjour,

Commençons dans l'ordre : Bienvenue !

Je suis étonné que Kei (alias Cendre la lunatique) n'ait pas dit de bêtise sur ta press !
Puisque nous y sommes, j'ai lu avec plaisir ton journal, et je te félicite : C'est vraiment très bien écrit, et ça donne envie de connaitre la suite de l'histoire de Tahia.

J'ai vraiment beaucoup aimé l'idée du journal ! Une forme tout à fait unique, et je suis curieux de savoir si le journal va jouer une importance dans les rp ?

Comme toi, j'opte pour le passé de mon personnage soit sombre, je comprends parfaitement ton choix, et je me demande si cette couleur ténébreuse sera présente dans la plupart de tes rp ? Hâte de voir ce que ça peut donner !

Tu le découvriras très vite, il est difficile de quitter Terrae une fois inscrit ! Je ne dis pas ça pour te faire peur ! (Quoi que)

Bref j'aurais vraiment plaisir de Rp avec toi,

A bientôt Hisméria.


 

Tahia Makoto

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