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Où est-ce que j'ai atterri? [PV Hisméria Altair]
##   Mar 18 Fév 2014 - 15:51

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Quel étrange endroit, il ne doit certainement pas en exister d'autres sur Terre... Telle fut la pensée de Tahia lorsqu'elle se retrouva en face de ce qui se trouvait être l'institut de Terrae, là où l'étrange homme l'avait amené, un "Master" comme il le lui avait dit sur le trajet qui les avait conduit jusqu'ici. Et quel voyage! La jeune fille, qui n'avait jamais connu rien d'autre que son pays natal, c'est à dire la France, venait en l'espace de quelques jours de changer de vie. Apprendre qu'elle allait désormais vivre au Japon était certainement la dernière chose à laquelle elle aurait pensé mais après ce qu'il s'était passé il y a quelques jours, ce dépaysement allait surement lui être un peu bénéfique et si cela lui permettait de combler une bonne fois pour toute ce vide qui logeait dans sa poitrine, elle en serait très heureuse. La jeune fille n'était pas superstitieuse et elle était difficilement facile à impressionner ou à convaincre sur le fait qu'il pouvait réellement exister des choses surnaturelles et fantastiques dans son monde. Après tout, ça n'existe que dans les films ou à la télévision non? C'était, du moins, ce qu'avait d'abord cru Tahia mais entre cette sensation de vide qu'elle avait ressenti à la mort de sa Grand-Mère, qui lui avait parue tout sauf normale, l'apparition de ce "Master" qui, d'une manière ou d'une autre, avait su ce qui arrivait à la jeune fille et qui lui avait parlé d'un endroit où il lui serait possible de combler ce vide. Un peu plus et la brune allait vraiment se croire dans un de ces films où il existait des gens possédant des pouvoirs et qui se retrouvent dans un lieu à part pour pouvoir les développer et s'en servir. Elle savait qu'elle n'aurait jamais une vie normale mais quand même, là ça devenait vraiment inquiétant.

Mais l'heure n'était surement pas à cela et Tahia se retrouvait devant cet institut qui lui était totalement inconnu, commençant à avoir bien froid malgré son manteau et les gants qu'elle portait. Il ne neigeait pas et on n'était même pas en hiver mais une chose est sûre: le Japon et la France n'ont pas du tout le même climat en automne et elle ne voulait pas s'imaginer ce que cela serait lorsque l'hiver apparaitra. Qui plus est, l'entrée du bâtiment était désert et il n'y avait plus la moindre trace du "Master" qui avait accompagné la jeune fille, inquiétant quelque peu cette dernière: est-ce qu'ils faisaient tous comme ça? Disparaitre sans qu'on les remarque? Si c'est vraiment le cas, la brune aurait tourné les talons et serait rapidement repartie de là où elle venait. Sauf que, elle n'avait pas la moindre information et elle ignorait tout du fonctionnement au Japon. Durant le trajet en avion et en voiture, Tahia n'avait pas échangé le moindre mot avec l'homme, elle était trop surprise et en même trop méfiante pour tenir la conversation, surtout avec un parfait inconnu. Même si elle avait accepté de le suivre, la jeune fille avait aussi tout fait pour se tenir éloigné de lui, ce qui n'avait pas plus arrangé les choses et essayer de faire la moindre tentative de conversation avec elle était devenu impossible. Elle s'est juste contentée de répondre aux gens par simple politesse mais elle n'avait pas décroché un seul mot sinon. En tout cas, la jeune fille se demandait comment les choses allaient se passer pour elle maintenant. Est ce que d'autres jeunes seraient dans la même situation qu'elle? Sans doute, du moins elle l'espérait car se retrouver toute seule n'allait pas beaucoup l'aider à s'intégrer dans cet établissement. Certes, elle n'était pas bavarde mais si elle voulait éviter de se perdre dans un endroit pareil, elle devait vraiment se forcer.

Soupirant et resserrant un peu son manteau autour de son corps, Tahia s'avança vers les grilles ouvertes et passa le portail, ne faisant pas attention à ce qu'il pouvait se passer autour d'elle.

" Mais qu'est ce que je suis allée faire dans cette galère, franchement...? "

Trop occupée à se maudire elle-même de sa décision d'avoir suivi l'étrange "Master", la jeune fille se retrouva rapidement au sol après être rentrée en collision avec une personne non identifiée qui devait surement se trouver dans la même situation qu'elle. Se frottant le haut de son crâne en serrant les dents, Tahia ne put se retenir de dire:

" Bon sang, ça fait un mal de chien! Bon, j'ai rien de cassé, c'est déjà ça... "

Puis, remarquant qu'elle n'était pas la seule dans ce cas là, la brune posa son regard sur la personne qu'elle venait aussi de bousculer.

" Rien de cassé de votre côté aussi? "



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##   Mar 18 Fév 2014 - 18:49
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Quand on me parle de destinée, je repense à mon passé et à toute ses épreuves que j’ai traversé depuis que je suis à Terrae. C’est ici que tout à commencer, c’est dans ce lieu que j’ai débuté. Et ce soir, je ne sais trop pourquoi, j’exprime ce besoin de retourner sur mes premiers instants; Confronté à ma solitude, je pourrais me poser et réfléchir à tout ça.

Hisméria d’un pas lent et mystérieux quitta Terrae pour se rendre tranquillement sur le chemin du portail. Au moins, ce qui est bien c’est que je connais l’allée par cœur maintenant. Je ne risque plus de me perdre comme au début.

Je me souviens encore de ma première rencontre avec Cendre. Cette demoiselle avec son humour qui n’appartient qu’à elle. Perdu dans ses pensées, l’adolescent décrocha un léger sourire. Et cette guerre de noctambule pour un amour lunaire.

Contemplant ce qu'il m'était donné d'apercevoir. Je pouvais passer des heures à admirer l'éther qui m’était offert. Par mes iris verdoyants, je m'amusais à compter le nombre d'éclairages pâles que prodiguaient les étoiles. Certains soirs, je découvrais de légères touches d'exotisme. A travers mes instants nocturnes, d'autres sensations s'emparèrent de mon corps. D'autres sentiments. Il me semblait que chaque nuit pouvait avoir un impact sur mon esprit. Comme si, je voyageais à travers le monde, me posant à des différents lieux.

L'astre aux mille reflets, souvent au rendez-vous, rajoutait une nuance que l'on ne peut négliger. Complétant le tableau, la nuit me faisait sentir vivant. Changeant l'éclairage offert, du tout au rien. Je ne savais pas très bien si c'était elle qui me surveillait ou bien moi. Mais qu'importe je me sentais bien dans ces ténèbres crépusculaires.

Le jeune se munit de la montre à gousset de son grand père. A chaque fois, il éprouvait cette petite mélancolie au contact de cet objet des temps anciens. Celle-ci, affichait 19h30. Au loin, un léger son retentit dans l’air on aurait dit l’écho d’une voix féminine. Curieux de découvrir qui pouvait bien s’exprimer de la sorte, le jeune homme redressa la tête.

Avant de n’avoir eu le temps de reconnaitre la passante, Hisméria la heurta violemment, si bien qu’ils arrivèrent tous les deux au sol. Le choc raisonnait dans son crane tel un marteau piqueur s’amusant à rebondir encore et encore. Bien que le regard n’était pas encore tout à fait lucide, Hisméria remis sa capuche par sécurité. A vrai dire, l’homme ne savait pas à qui il avait à faire ! Cette fois il reconnut les mots clairement énoncé et audible :

- Bon sang, ça fait un mal de chien! Bon, j'ai rien de cassé, c'est déjà ça...

Ouvrant les yeux, l’homme aperçut une grande femme possédant une très jolie silhouette s'harmonisant avec ses longs cheveux châtain-clair. L’adolescent remarqua que la jeune adolescente cachait par une longue mèche de ses cheveux un de ses yeux. Habillé d'un chemisier sans manches blanc, d'un gilet d’une jupe mi-longue bleu avec des collants noirs, celle-ci était vraiment ravissante.

Avant qu’Hisméria n’ait le temps de dire mots, son interlocutrice s’exclama :

- Rien de cassé de votre côté aussi ?

Hisméria secoua la tête pour sortir de ses pensées et s’exprima avec une voix calme et gêné :

- Désolé, c’est de ma faute, je ne regardais pas où je me dirigeais. Tout vas bien pour moi, plus de peur que de mal je crois bien.

Hisméria tendis la main à la jeune femme et reprit :

- J’ai conscience que le sol est agréable, mais à ce rythme-là vous allez finir par vous enraciner !

Même pas deux minutes et il faut que je sorte une de bêtise. Ça commence bien !
##   Mar 18 Fév 2014 - 21:53

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Génial, Tahia arrivait à peine dans ce nouvel institut qu'elle faisait une première rencontre en lui rentrant dedans. Où est la logique sérieusement? Franchement, il faut vraiment qu'elle apprenne à regarder où elle marche au lieu de toujours fixer le sol comme si c'était vital pour elle, ça éviterait qu'elle se cogne contre quelque chose ou contre quelqu'un toutes les cinq minutes et qu'elle se mette dans des situations embarrassantes. D'autant plus que là actuellement, la jeune fille s'était cognée contre une autre personne, qui lui était encore inconnue et qui se trouvait aussi au sol, pratiquement dans la même position qu'elle. Tout en lui demandant si tout allait bien, la brune en profita pour détailler du regard le jeune homme, car c'était bien un homme qu'elle venait de percuter à l'instant, pendant que ce dernier reprenait complétement ses esprits. Visiblement, il semblait avoir été plus sonné qu'elle, ce qui était plutôt surprenant lorsque l'on regarde le physique de Tahia. Quoiqu'il en soit, le garçon en face d'elle était jeune, bien que surement plus âgé qu'elle, et portait un grand manteau noir à capuche, ce qui ne permit à la jeune fille de voir correctement à quoi il ressemblait. Du moins, elle put distinguer qu'il avait les cheveux bruns et les yeux gris clair, et qu'il était plutôt beau garçon, du moins pas désagréable à regarder pour elle. Mais ce qui attira encore plus la brune fut la marque qu'elle parvenait plus ou moins à distinguer sur l’œil gauche du jeune homme, certainement parce que cette dernière était plutôt grande. Il avait une cicatrice et exactement au même endroit qu'elle... Instinctivement, Tahia ramena sa main gauche à son œil qu'elle gardait caché pour qu'on ne voie pas sa propre cicatrice et son œil inexpressif, les "cadeaux" de son enfance et la source de bon nombre de ses cauchemars.

La jeune fille ressortit de ses sombres pensées lorsque le jeune homme prit la parole pour dire que c'était de sa faute vu qu'il ne regardait pas où il allait. Apparemment, Tahia n'était pas la seule tête en l'air et ça la rassurait quelque peu même si cela signifiait aussi qu'elle devrait vraiment se montrer plus attentive à tout ce qui se trouvait autour d'elle plutôt que de regarder en bas où il ne se passait jamais rien. En tout cas, en entendant que tout allait bien et qu'il y avait juste eu plus de peur que de mal, la brune fut plutôt soulagée: au moins, même si elle faisait une entrée plutôt fracassante, au moins cette entrée n'allait pas se finir à l'infirmerie. Et même si côté mal de crâne, elle était servie, il n'y avait au moins rien de cassé et c'était plus que suffisant. Et puis, même si la jeune fille se demandait ce qu'elle fabriquait ici, le jeune homme en face d'elle lui paraissait plutôt sympathique même s'il dégageait un côté plutôt sombre qui aurait plutôt tendance à inquiéter. Ce n'était pas le cas de la brune qui au contraire, n'éprouvait pas de frayeur, bien qu'une petite méfiance habituelle l'empêchait de faire confiance facilement. Certes, la jeune fille avait depuis longtemps appris à discerner une personne avec de mauvaises intentions et une personne qui ne voulait pas faire du mal mais dans les deux cas, elle ne faisait pas confiance et il lui semblait que plus elle vieillissait, plus ça empirait. Certes, elle n'était plus une enfant maintenant et cela faisait bien longtemps déjà qu'elle n'en était plus une mais c'était surement le fait d'avoir dû subir des choses qu'un enfant n'est pas supposé vivre qui l'ont rendu si solitaire et exclue des autres. Et même si cette école représentait un nouveau départ pour elle, la jeune fille aurait beaucoup de mal à changer et se montrer différente.

Pourtant, la gêne apparente du jeune homme et son ton calme pouvaient vraiment inciter à faire confiance et Tahia ne se sentait pas aussi gênée qu'elle aurait pu l'être d'habitude. Cependant, la jeune fille eut un léger mouvement de recul alors que le nouveau venu lui tendait simplement la main tout en lui disant que même si le sol était agréable, la brune allait finir enracinée si elle ne bougeait pas. Et contre toute attente, Tahia ne put s'empêcher de rire à cette remarque du jeune homme, se surprenant elle même d'entendre le propre son de son rire, elle qui riait déjà si rarement, on pouvait dire que c'était une grande première pour elle et ce n'était pas tous les jours qu'on allait la voir aussi souriante. Non sans une légère hésitation, la brune prit la main du jeune homme qui l'aida à se redresser puis après un petit temps de silence, elle prit la parole une nouvelle fois:

" Alors c'est de ma faute aussi, j'étais plus passionnée par le sol que par ce qu'il y avait autour de moi donc je suis aussi fautive que vous sur ce point. Et, je pense aussi qu'on est quitte vu que personne n'est blessé. "


Dès qu'elle fut debout, Tahia lâcha rapidement la main du jeune homme, ne voulant pas non plus avoir trop de contact avec quelqu'un qu'elle ne connaissait pas. Certes, elle avait pourtant eu l'habitude de ce genre de contact quand elle était encore dans le centre de sa Grand-Mère mais cela n'est arrivé qu'après deux années d'intégration et maintenant, être arrivé dans cet institut est similaire à se trouver en terrain inconnu donc cela risquait d'être encore plus compliqué que cinq ans plus tôt. Mais ne tenant pas à se montrer désagréable envers cet homme qui se montrait plutôt sympathique avec elle, la brune reprit la parole:

" Le sol ici est bien différent oui de celui de France et je suppose que le Japon a encore bien des surprises à me réserver. Mais qui êtes vous exactement? Je m'appelle Tahia Makoto et je viens juste d'arriver, le "Master" ne m'a pas vraiment expliquée ce que je fais ici, juste que je pourrai combler le vide dans ma poitrine... Est-ce seulement possible...? "



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##   Mer 19 Fév 2014 - 17:56
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Une fois de plus l’instinct du jeune homme ne le trompait que rarement. Une fois de plus, le premier regard l’aidait à cerner la personne que celui-ci avait heurtée. Hisméria avait remarqué la gêne présente chez la jeune femme face à cette œil qu’elle s’empressait de cacher. Mais le jeune homme n’avait pas encore fait le rapprochement avec son histoire. Du moins, cela était le cas, jusqu’à cette instant fatidique, où la jeune brune posa son regard sur sa marque du passé. L’adolescent savait plus que personne à quel point il était difficile de porter une cicatrice. Pendant des années, la vue de sa scar lui semblait insupportable : traduisant ses faiblesses et ses échecs. Ce genre de subterfuge ne lui était pas inconnu. Surement que le temps n’avait pas encore fait effet.

Dans des paroles calmes Hisméria ajouta :

-  Tu sais, tu ne devrais pas la cacher :c’est une fierté et marque de ton passé que de porter ce genre de signe.

La brune qui semblait perdu dans ses pensées, ne sembla pas réagir aux dernières paroles du jeune homme, mais préféra plutôt reprendre sur les excuses de l’adolescent :

- Alors c'est de ma faute aussi, j'étais plus passionnée par le sol que par ce qu'il y avait autour de moi donc je suis aussi fautive que vous sur ce point. Et, je pense aussi qu'on est quitte vu que personne n'est blessé.

« Un vouvoiement de politesse ? Voilà qui est intéressant. » pensa l’homme intérieurement. Malgré tous les apprentissages dispensés dans cet institut, Hisméria ne pouvait s’empêcher de procéder à une étude minutieuse des personnes qu’ils rencontraient. Cela faisait partie de sa vigilance habituelle et de la peur de recroiser un sbire de S.N.E Cependant, de ceux qu’il à pu en voir ici, l’homme semblait plutôt rassuré et confiant. Oui, pas de doute possible, l’adolescent avait vraiment progressé depuis son arrivé, et cette pensée lui fit décrocher un léger sourire.

Remarquant que la jeune femme ne portait pas d’uniforme, Hisméria compris que celle-ci se trouvait à l’institut depuis peu. A vrai dire après réflexion, l’adolescent remarqua que le siens était caché par son long manteau noir ; Chose qui à vrai dire l’arrangeait bien.

Le brun se décida de répondre afin de combler le silence s’étant installé :

- Tu n’es pas obligé de me vouvoyez. Ici la proximité s’installe rapidement, et puis je ne suis pas tellement plus âgé que toi.

L’homme se mis à rire, si bien que la jeune adolescente en fut gêné et reprit sur le trait d’humour émit par Hisméria quelques secondes plus tôt :

- Le sol ici est bien différent oui de celui de France et je suppose que le Japon a encore bien des surprises à me réserver. Mais qui êtes-vous exactement? Je m'appelle Tahia Makoto et je viens juste d'arriver, le "Master" ne m'a pas vraiment expliquée ce que je fais ici, juste que je pourrai combler le vide dans ma poitrine... Est-ce seulement possible...?

Hisméria se calma, lui souris et répondit :

- Calme-toi, je me doute que l’inconnu t’effraie, je suis étonné que la brigade de bienvenue ne soit pas encore là. Mais ce n’est pas grave, je vais me charger de répondre à toutes tes questions.

Après une courte pause, l’adolescent se rappela qu’il n’avait pas commencé par les présentations. Voilà quelque chose qui une fois de plus lui ressemble. Cependant, Hisméria se rattrapa et dit :

- C’est vrai, nous n’avons pas encore été présentés, enchanté, pour ma part c’est Hisméria, Hisméria Altair [Prononcé Alt Air], et je suis élève dans cet institut. Avant de parler du vide, sais-tu exactement où nous sommes et ce que nous faisons ici ?
##   Mer 19 Fév 2014 - 21:42

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Elle n'avait prêté attention qu'à moitié aux paroles que le jeune homme avait prononcé suite au geste qu'avait fait la jeune fille en posant sa main sur son œil caché, consciente que ce simple geste aurait attiré l'attention de n'importe qui. Les seuls mots que Tahia avait réussi à entendre étaient qu'elle ne devrait pas la cacher, n'ayant pas tout de suite compris ce qu'il voulait dire, la brune avait mis quelques secondes avant d'en venir à la conclusion qu'il devait se douter qu'elle portait elle aussi une cicatrice. Elle ne put s'empêcher de soupirer intérieurement en se disant si cet homme savait que ce n'était pas qu'une cicatrice, il comprendrait peut être un peu pourquoi l'adolescente faisait tout pour cacher son œil aux yeux des autres. Elle avait tellement honte de son œil gauche qui lui rappelait chaque jour cette scène de son enfance, même si les cauchemars avaient eu tendance à se raréfier et qu'elle n'en faisait que lorsqu'elle se remettait à songer à son passé ou lorsqu'elle se retrouvait face à son propre reflet et que son œil n'était pas caché. Tahia savait qu'elle ne devait surement pas être la seule personne à avoir subi ce genre de choses mais est-ce qu'une personne n'ayant pas vécu la même chose qu'elle pouvait la comprendre? Surement pas et surtout pas si cette personne ignorait tout du passé de la jeune fille et de tout ce qui lui était arrivé depuis. Alors non, le jour où elle cessera de cacher sa cicatrice et son œil, c'est lorsque la brune aura fait le deuil de son passé et qu'elle aura enfin oublié ce qu'elle a subi quand elle avait neuf ans. Et étant donné sa situation, c'était vraiment mal parti, surtout si elle se retrouvait dans un endroit inconnu où elle ne savait pas vraiment ce qu'elle faisait là et ce que l'on pouvait attendre d'elle.

Mais là n'était plus la question car le jeune homme venait de prendre la parole après les excuses que Tahia venait de donner, suite à leur chute à tous les deux. Il lui déclara qu'elle n'était pas obligée de le vouvoyer étant donné que dans l'institut, la proximité s'installait rapidement qu'en plus de cela, ils n'avaient pas une si grande différence d'âge. Peut être mais l'adolescente ne le connaissait pas et elle était surement plus jeune que lui donc, c'était vraiment par politesse et par respect qu'elle employait le vouvoiement. De plus, elle préférait pour le moment garder un certain écart entre elle et les autres et voir comment les choses se passent avant d'essayer de parler avec qui que ce soit, ce qui n'allait pas être très simple, du point de vue de la brune. Pourtant, alors qu'elle entendait l'adolescent rire, Tahia se sentait à la fois gênée et rassurée, on ne pouvait pas dire que sa méfiance avait disparu mais elle se trouvait déjà plus décontractée que d'habitude, surtout qu'elle se trouvait en présence d'un parfait inconnu. Enfin, qui ne sera plus si inconnu que ça étant donné qu'il devait surement faire parti de l'institut et que la brune allait aussi y habiter désormais. Donc, autant qu'elle se fasse rapidement à cette idée même si elle avait encore beaucoup de mal à s'imaginer qu'elle allait radicalement changer de vie et que cela ne serait plus jamais comme avant. Mais dans le fond, l'adolescente n'en était pas aussi effrayée qu'elle l'aurait cru au départ, elle avait plutôt l'impression d'être dans un de ses nombreux livres qu'elle lisait depuis toute petite, même quand elle était à l'orphelinat, et qu'elle se retrouvait finalement à la place d'une des nombreuses héroïnes. Donc autant dire que cette simple pensée suffisait à la rendre tout sauf inquiète.

Par la suite, le jeune homme s'était calmé et lui avait souri gentiment, comme pour la rassurer un peu suite à ce qu'elle lui avait expliqué sur les raisons de sa présence dans cet institut, puis il lui demanda de se calmer car il se doutait qu'elle soit un peu effrayée de se retrouver dans un endroit inconnu. Existait-il une personne qui ne serait pas un minimum inquiète de se retrouver dans un lieu totalement étranger à tout ce qu'elle avait connu jusque là? Si tel était le cas, Tahia trouverait cette personne vraiment bizarre et son comportement quelque peu illogique. Par la suite, l'adolescent déclara qu'il était plutôt surpris que la brigade de bienvenue ne soit pas encore là, chose qui étonna quelque peu la brune. Il y avait un comité d'accueil ici? Bon certes, il est censé en avoir un partout en général mais pouvait-on vraiment en vouloir à la jeune fille de penser que cet institut soit l'exception qui confirme la règle? Peut être, peut être pas. Mais quoiqu'il en soit, Tahia allait enfin pouvoir obtenir des réponses aux questions qu'elle se posait depuis qu'elle avait fait la connaissance du "Master" et cela la rassura quelque peu. Au moins, elle n'allait pas rester totalement dans l'ignorance. Tout d'abord, l'adolescent se présenta sous le nom de Hisméria Altair, étant donné qu'ils n'avaient pas encore fini de se présenter, puis il rajouta qu'il était un élève de cet institut, ce que la brune avait compris depuis un petit moment déjà. Enfin, il lui demanda, avant que le cas du vide soit abordé, si elle savait où ils se trouvaient et ce qu'ils faisaient ici exactement. Si l'adolescente serait capable de répondre au début de se question, elle serait par contre incapable de dire quoi que ce soit sur la raison de sa présence dans cet institut, du moins que c'est à cause de ce vide qu'on est venu la chercher en lui disant qu'il existait un endroit où il lui serait possible de combler enfin ce vide, même si la brune avait beaucoup de mal à le croire.

Ne sachant quoi dire sur le coup, Tahia détourna un instant le regard pour observer les alentours, s’imprégnant de tout ce qui lui était possible de voir actuellement. Puis, après quelques minutes de silence, la jeune fille se tourna vers Hisméria avant de lui dire:

" On ne m'a rien dit à part le fait qu'il existait un endroit où je n'aurais plus à ressentir de vide et où je ne serai plus aussi seule. Et ce lieu portait le nom de Terrae. Je sais que c'est le nom de cet endroit mais je ne vois pas du tout ce que je fais vraiment ici. Pourquoi ai-je ressenti un vide aussi oppressant? Pourquoi ce "Master" est apparu au moment où ce vide s'est montré aussi présent? Pour moi, c'est complétement surréaliste et je me demande si je ne commence pas à devenir folle avec toute cette histoire... "



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##   Ven 21 Fév 2014 - 18:27
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Tahia semblait à la fois surprise et troublé par ma remarque. Son regard me confirma que le deuil n’avait pas encore été fait. A vrai dire, même d’un seul œil, il me semblait facile à lire les expressions de la jeune femme. Non pas, que celle-ci soit simple à comprendre, bien au contraire, mais plutôt que l’adolescente, bien que solitaire, me rappelait étrangement ma manière d’agir. Je ne pouvais que la comprendre, et ceux même si j’ignorais tout de son passé. J’étais envieux de découvrir ce qui se cachait derrière sa jolie mèche de cheveux. Cependant Hisméria n’en fit rien, car celui-ci compris rapidement que cela n’était pas encore le moment.

Quelques choses d’autres surpris Hisméria : au contact de ses mots, Tahia semblât gêné. C’était comme si le fait de ne pas vouvoyez lui posait un problème de moralité. Chose que le jeune homme pouvait parfaitement comprendre, l’éducation prend souvent le dessus, mais il savait aussi qu’à Terrae, cela devait rapidement changer pour ne pas dépérir. Ce pourquoi, le jeune homme reprit la parole :

- Vraiment, j’insiste, ne me vouvoie pas, ça me gênera plus qu’autre chose. Je sais très bien que c’est un signe de politesse et de respect, mais sincèrement ce n’est pas la peine. Et puis, de nature solitaire, j’ai appris dans cet endroit que ce n’était pas forcément une bonne chose pour se faire des amis. Après c’est à toi de voir.

Quelques instants plus tard, Tahia offrait à son interlocuteur un sourire radieux qui eut pour effet de faire légèrement rougir Hisméria. L’homme s’en rendant compte décida de changer de sujet et se souvient qu’il n’avait pas prévenu la brigade de la prise en charge de sa camarade. Il s’excusa auprès d’elle et sortie son téléphone, rédigeant un rapide message. Après avoir finis, Hisméria s’expliqua :

- La brigade de Bienvenue est un dispositif composé d’élève de différents niveaux pour accueillir les nouveaux arrivants. C’est aussi un moyen de s’assurer qu’ils ne se fassent pas attaquer ; Même si dans Terrae tu ne risques rien, ce n’est pas forcément le cas dehors. C’est pourquoi, si tu dois sortir fait bien attention. Et puis en y repensant, ça évite  de trainer tout seul dans les couloirs !

Après avoir pris longuement la parole, un silence s’instaura de nouveau, Tahia se décida finalement  à se relever, grâce à l’aide du jeune homme, sa peau était douce et chaleureuse, et Hisméria en fut même surpris. Au bout d’un temps très cours, la jeune femme se décida de rompre le contacte de manière très polis et reprit la parole :

- On ne m'a rien dit à part le fait qu'il existait un endroit où je n'aurais plus à ressentir de vide et où je ne serai plus aussi seule. Et ce lieu portait le nom de Terrae. Je sais que c'est le nom de cet endroit mais je ne vois pas du tout ce que je fais vraiment ici. Pourquoi ai-je ressenti un vide aussi oppressant? Pourquoi ce "Master" est apparu au moment où ce vide s'est montré aussi présent? Pour moi, c'est complétement surréaliste et je me demande si je ne commence pas à devenir folle avec toute cette histoire.

Hisméria pris un air sérieux et réfléchis aux termes qu’il allait employer, puis après quelques secondes, le jeune homme s’élança :

- Terrae n’est pas un simple institut, c’est avant tout une école. Un endroit ou des personnes spécifiques et choisit pour leur capacités hors du commun sont regroupé et formé. Crois-moi, tu ne deviens pas folle, j’ai mis beaucoup de temps à admettre que de telles capacités pouvait réellement exister, jusqu’à que mon vide soit libéré, je refusais tout en bloc.

[Hrp : Ceci est un extrait d’une de me nouvelles que j’affectionne particulièrement, et qui se nomme Épilogue, c’est la description parfaite du vide selon S.N.E]

Pour ce qui est du vide, un vieille ami m’a un jour formulé la problématique sous cette forme : « De temps à autre, tirer des conclusions sur ce qu'il vient de se produire est négligeable. Comme si la terre entière avait céder sous le poids d'une force jusqu’à lors inconnue. Comme si, le monde que tu foulais, s'était subitement braqué. Refusant que tu le piétines de nouveaux. T'obligeant à t'exiler vers une contrée peu recommandable.

Tous ses changements n'eurent d'autre effet que de provoquer une frontière entre ce qu'on pourrait appeler « l'époque  d'avant » et ce qui se présente devant toi : C’est la naissance du vide. N'est offert qu'une vaste plaine désertique aride, vide de sens ; Remplis d'incompréhension, de mélancolies, de questions. Tes larmes peuvent s'écouler, en rien cela ne rafraîchit l'air pesant de cet endroit morose. Lasse d'avancer, tu décidas de te  poser afin d’oublier : délaissant  ce phénomène qui t'emmène vers un nouveau trou noir emplis de pénombre.

Dans ses moments-là, tout te parait amère et futile. De nombreuses idées confuses te traversèrent, telles des fuseaux horaires. Luttant pour les organiser, ton corps lâcha annonçant la suite des événements. Une mort psychique, des plus brutales se glissa jusqu'à ton encéphale. S'amusant a avec tes connections synaptiques, elle atteignit rapidement ce que tu cherchais à protéger de toutes tes forces.

Le potentiel électrique les reliant s'affaiblit brutalement. Top tard. Te voilà livré aux souvenirs que tu cherchais à contenir aux plus lointains de toi : le vide grandit et se développe. La noirceur des choses se livre à toi jusqu'au plus profond de tes entrailles. A quoi bon lutter ? Au temps atteindre l'immensité abyssale. Une fois dans le brouillard, tes pupilles s'habituent à l'obscurité.


Puis, comme par enchantement, tu t'accroches aux ténèbres. Le noir ne te dérange plus. Il t'est même nécessaire pour fonder tes jugements, envies, désirs. Tu finis même par penser, que finalement, cette couleur te vas bien, qu'elle t’anoblit ; Tes pensées se perdent au loin. Un vaste écran de fumée épaisse recouvre ton existence. Tu deviens lasse de toutes choses t'atteignant. Tu ne fais plus qu’un avec le vide, et c’est ainsi que ton don se révèle au Master. Une petite voix s’incruste en toi et s’agite, sans pour que tu n’en es forcément conscience :

Réveil toi avant qu'il ne soit trop tard. Dépêche-toi de te rappeler qu'au-delà de tout ça repose ton salut. Peu de temps sépare cet instant fatidique du non-retour. Un soupir peut faire la différence, fait en sorte de savoir l'interpréter. Ta prise de conscience doit être des plus rapides. En tout cas, celle-ci doit l'être si elle veut être totale. Ne prend pas le risque de  sombré face à ses chimères qui te  hantent.

Commémore toi ce pourquoi tu es ici et non la bas. Ne perd jamais de vue ce pour quoi tu te bats. Fais ton choix. Relève-toi. Il est temps que tu penses par toi-même. L'heure des décisions doit retentir. Et ce instantanément. Libre à toi de décider si tu souhaites l'atteindre ou non. De tes actes résultent le reste de ton existence. Mais pas seulement. Elle peut affluer sur celle des personnes t'entourant. En toutes circonstances, tu seras seul juges de tout cela.

Remémore toi que tu es seul maître d'apporter ou non de la couleur à ton monde. Te représentants, celle-ci  émaneras à travers les autres.  Une seule alternative t'est offerte pour te tirer de là : n'oublie jamais, que dans ses moments-là, c'est à toi de composer. » C’est cela que nous cherchons à atteindre chaque jour à Terrae. A la question arriveras tu as comblé ton vide ? Je n’ai pas encore la réponse, mais tu as toute ta vie pour y parvenir.

L’homme effectua une courte pause et reprit d’un air léger :

- Et si nous commencions à marcher ? A moins que tu ne comptes passer toute la nuit devant ce portail ?
##   Dim 23 Fév 2014 - 0:08

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Elle avait vraiment l'impression qu'elle allait totalement dérailler si on ne lui expliquait pas tout ce qui lui arrivait et Tahia espérait vraiment que quelqu'un finirait par lui donner les réponses qu'elle attendait et lui confirmerait qu'elle ne devenait pas folle au passage. Car devoir changer totalement de vie en quittant son pays natal était déjà une chose à laquelle elle ne se serait jamais attendue et qu'elle n'aurait surement jamais réalisé étant donné son vécu et ce qu'elle réalisait dans le centre. Sans doute la jeune fille aurait eu à se déplacer et quitter quelques temps la France mais qu'elle quitte totalement le continent européen, cela ne serait surement jamais arrivé. Mais allait-elle vraiment se plaindre de ce changement de lieux? Pas exactement, du moins, l'idée de changer d'endroit était similaire à partir à l'aventure pour l'adolescente donc, c'était au contraire vraiment intéressant comme expérience et elle avait quelque peu hâte de savoir ce qu'il allait se passer par la suite. Cependant, cela ne l'aidait pas non plus à savoir ce qu'elle devait faire dans une situation comme la sienne et cela l'effrayait suffisamment comme cela. C'est pourquoi la brune espérait vraiment que son interlocuteur, le jeune Hisméria, l'aiderait sur son point en lui expliquant la véritable raison pour laquelle elle avait été amenée ici, ce que l'on attendait d'elle exactement et s'il existait un moyen de faire disparaitre son vide. Rien que le fait d'être sûre qu'au bout d'un moment, elle ne le ressentira plus lui suffisait amplement, même si cela signifiait aussi qu'il faudrait un très long moment avant que ce vide ne soit plus qu'un lointain souvenir pour elle et qu'il faudrait, par la même occasion, qu'elle réussisse à faire son deuil. Ce que, actuellement, la jeune fille ne serait pas du tout capable de faire, c'était même quelque chose qu'elle pensait impossible et qu'elle ne parviendrait jamais à oublier.

Mais l'heure n'était pas à se remémorer le passé et très vite, Tahia ne tarda pas à entendre Hisméria lui déclarer qu'il ne voulait pas qu'elle le vouvoie car c'était quelque chose qui le gênait vraiment, chose qui étonna quelque peu l'adolescente mais qu'elle se garda de dire au jeune homme. Il rajouta d'ailleurs que même si c'était un signe de respect et de politesse, il avait aussi appris que ce n'était pas forcément une bonne chose pour se faire des amis, ce dont elle avait conscience étant donné qu'entre jeunes, on avait plutôt tendance à se tutoyer. La jeune fille le savait mais elle ne pouvait pas s'en empêcher, il fallait donc qu'elle fasse la part des choses quand elle s'adressait à ceux de son âge et quand elle s'adressait aux adultes, ce qui en soit ne devrait pas être difficile si elle laissait de côté cet automatisme. La brune espérait donc que la prochaine fois qu'elle rencontrerait un autre adolescent, elle n'oublierait pas de le tutoyer au lieu d'utiliser une nouvelle fois le vouvoiement. Par la suite, elle vit le jeune homme se détourner un instant en s'excusant avant qu'elle ne le voie sortir un téléphone portable et rédiger quelque chose qu'elle ne pouvait lire, de toute façon, elle n'avait aucune raison de s'en mêler, c'était la moindre des politesses. Cependant, Tahia était sûre d'avoir vu les joues de l'étudiant prendre une légère teinte rouge et elle en fut quelque peu surprise, en même temps que la situation l'amusait un peu. Après tout, elle même n'était pas habituée à créer de la gêne chez les gens, surtout chez les garçons, mais en même temps, elle comprenait pourquoi Hisméria lui avait parlé de solitude et cette attitude, bien que tout à fait normale, avait tout de même quelque chose qui démontrait que l'adolescent n'avait pas été habitué à ce genre de situation. C'était, du moins, le point de vue de la brune et elle pouvait tout aussi bien se tromper même si elle avait quelques doutes là-dessus.

Après quelques secondes d'attente, le jeune homme lui avait expliqué ce qu'était cette fameuse brigade de bienvenue, l'équivalent d'un comité d'accueil pour Tahia, en expliquant qu'il s'agissait d'un dispositif composé d'élèves appartenant à différents niveaux dans l'institut et qui devaient accueillir les nouveaux arrivants. La suite eut tôt fait d'intriguer l'adolescente lorsqu'elle entendit Hisméria lui dire que cette brigade était aussi un moyen de s'assurer que personne ne se fasse attaquer car si sur Terrae, la brune ne risquait rien, on ne pouvait pas dire la même chose de l'extérieur. Bon sang, elle avait déjà la tête remplie d'interrogations et voilà que l'adolescent était en train de lui en rajouter d'autres: pourquoi est-ce que l'extérieur comportait un danger, au point qu'il faille se tenir sur ses gardes? Pourquoi est-ce uniquement sur Terrae qu'elle serait en sécurité? Non vraiment, tout cela était étrange et ce n'était pas prêt de s'améliorer. En tout cas, si elle voulait obtenir d'autres réponses claires, Tahia n'aurait pas d'autres choix que d'interroger d'autres personnes et se renseigner un peu plus sur cet institut sinon elle n'allait vraiment pas s'en sortir et finira par clamer que cet endroit est rempli de dingues. Et pourtant, le sérieux que l'adolescente voyait dans le regard de l'étudiant l'inciter à prendre les choses très au sérieux et non comme quelque chose de complètement loufoque, du moins concernant les paroles qu'il était en train de prononcer sur le fait que Terrae n'était pas qu'un simple institut mais se rapprochait d'une école où plusieurs personnes étaient regroupées et formées. Qu'est ce que c'était que cette histoire de capacité hors du commun exactement? Quand elle disait que ce qui lui arrivait était tout sauf normal, elle n'avait visiblement pas tort, et c'était cela qui était le plus effrayant, en même temps qu'elle fut fascinée par ce qu'elle apprenait et c'était surement cela qui l'empêchait de prendre ses jambes à son cou.

Aussi, Tahia fut vraiment soulagée d'entendre qu'elle ne délirait pas et qu'il n'y avait pas la moindre trace de folie dans son esprit car elle n'avait visiblement pas été la seule à essayer de renier toutes ces choses d'un bloc avant qu'un événement ne se produise pour Hisméria: lui aussi avait ressenti un vide et ce dernier avait finalement été libéré. Ainsi, il était donc vrai qu'on pouvait faire partir le vide, la question étant maintenant de savoir comment. Mais avant toute chose, le jeune homme lui expliqua ce qu'était le vide et l'adolescente ne l'interrompit pas un instant, trop curieuse et intriguée pour le couper. Apparemment, le vide apparaissait lorsque les souvenirs du passé et le moment présent se retrouvaient confrontés et ce vide se traduisait par des sentiments négatifs, la perte de toute envie de vivre et plus ce genre de pensées s'accumulent, plus ce vide grandit. La jeune fille se souvenait d'avoir ressenti deux fois ce vide: la première fois était lorsqu'elle avait neuf ans, après ce que les hommes lui avaient fait et elle n'avait souhaité qu'une chose, c'était mourir, de disparaitre d'ici tandis que la seconde fois ne datait que de quelques jours, lorsqu'elle avait appris la mort de sa Grand-Mère. Et c'était à ce moment là que les Master venaient et qu'une sorte de "conscience" lui disait de s'accrocher et de ne pas sombrer car tout n'était qu'illusion et qu'elle pouvait encore changer cela en prenant les choses en main. Était-ce donc pour cette raison là que ce mystérieux Master lui était apparu et l'avait amené ici en lui expliquant qu'elle pourrait trouver un moyen de combler le vide dans sa poitrine? Surement et cela expliquait pourquoi elle l'avait suivi alors qu'elle ne le connaissait pas et qu'elle ne lui faisait pas vraiment confiance: en clair, sa conscience lui disait de déguerpir tandis que son corps avait littéralement suivi le Master, ce qu'elle n'arrivait toujours pas à s'expliquer quand elle voyait comment elle réagissait d'ordinaire avec les inconnus.

Enfin, alors que Hisméria venait de terminer son explication, la question suivante laissa Tahia sans voix alors que ce n'était pourtant qu'une simple question: s'ils pouvaient commencer à marcher. Mais très vite, le choc fit rapidement place au rire et l'adolescente ne parvint pas à se retenir sur ce point, bien que son rire soit à la fois nerveux et très amusé. Aucun doute que l'étudiant devait la regarder comme si elle était devenue dingue, à moins qu'il ne pense qu'elle ne croyait pas une seule seconde à son histoire, ce qui était faux. Aussi, la jeune fille se calma le mieux possible et prit une très longue inspiration avant de dire:

" Tu es vraiment dingue. Il y a même pas une minute, tu me dis que cet institut est une école rassemblant des personnes tout sauf normales, que le vide que j'ai ressenti et le fait qu'un Master me soit apparu sont liés au fait que je possède une sorte de "magie" et là, tu me poses une question de la manière la plus normale, comme si c'était une habitude pour toi de dire ce genre de choses. "

Sans doute était-ce normal pour lui mais surement pas pour elle. Cependant, dire qu'elle n'y croyait pas serait un mensonge de sa part et elle ne tenait pas à se créer des soucis dès le début. L'amusement avait laissé place à un regard plus sérieux et Tahia ne tarda pas à reprendre la parole:

" Je te crois, tu sais, et je ne pense pas que tu t'amuserais à mentir sur quelque chose comme ça. Et puis, ce vide, je l'ai ressenti à deux reprises: la première fois, c'est lorsque j'ai perdu ce qu'une gamine de neuf ans est censée avoir à vie normalement et la deuxième fois, c'est lorsqu'Elle est morte... J'aurai plutôt préféré que le Master me trouve la première fois et non la seconde, ça aurait évité bien des choses... Enfin, quoiqu'il en soit, je vois ce qu'est le vide mais s'il doit disparaitre, ça sera vraiment exceptionnel parce que si c'est en rapport avec mon passé, il faudra vraiment être très fort pour me faire oublier car je ne le pourrai surement jamais. Et oui, on peut marcher un peu, je crois que ça ne me fera pas de mal et je connaitrai mieux les lieux ainsi, si tu veux me servir de guide, bien sur. "



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##   Dim 2 Mar 2014 - 22:05
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Hrp : Incroyable, tu n’es déjà plus novice, tu as de la chance c’est allé franchement vite ! Quoi qu’il en soit, félicitation ! Le déménagement est fini, je vais pouvoir me mettre à écrire plus régulièrement. Du moins je l’espère.

Tahia semblait de nouveau perdu dans ses pensées. Son comportement et ses expressions étaient similaires à celles d’Hisméria. Cela est semble-t-il la première fois que l’homme rencontre une personne avec autant de point commun. En y repensant, cette réflexion lui fit peur. L’homme ne croyait pas aux destins et autres nominations pour caractériser deux personnes se ressemblant mais ayant eu un vécu distinct. Et pourtant, ce soir tout lui semblait différent. C’était comme si son point de vue avait changé sur la question. Le fait de posséder un telle pensée fis qu’il sourit de manière béante à son interlocutrice qui le remarqua subitement. Gêné l’homme baissa le regard.

Lorsqu’il releva la tête, Hisméria remarqua que Tahia semblait réfléchir. Peut-être était-elle en train de débattre de cette question de vouvoiement ? A vrai dire, il n’en savait rien, mais espérait de tout cœur que c’était de ça dont il est question. Et non une sombre pensée comme on pourrait avoir par un moment de solitude. Le jeune adolescent se promis d’être attentif lorsqu’il rencontrerait une autre personne dans Terrae, afin de voir si oui ou non son conseille avait été écouté. C’est toujours intéressassent de savoir si c’est le cas. Durant son passé Hisméria s’est souvent servis de son astuce pour desceller les sbires de S.N.E. Ce soir, bien que son esprit soit en paix avec la demoiselle, la force de l’habitude reprit le dessus.

Un nouveau sentiment apparut lorsque les deux compagnons continuèrent à se déplacer. Hisméria remarqua que la demoiselle fixé son visage au niveau de ses joues. Se pourrait-il que l’adolescent soit en train de rougir ? Pas de doute la dessus ! Hisméria remarquant le phénomène se retrouva encore plus embarrassé et redressa sa capuche. On aurait dit que la jeune femme s’amusait de l’action et cela ne dérangeait pas l’adolescent. Cependant, Hisméria n’aimait pas montré ses instants de faiblesse, et pour lui, ressentir des sentiments étaient un moment de déficience.

Reprenant ses esprits, Hisméria remarqua que Tahia semblait emplis d’interrogation, et ne put s’empêcher de prononcer très brièvement :

- Tout va bien ? Tu as d’autres questions sur la brigade de Bienvenue ?

Lorsque je lui parlais du Vide, Tahia écoutait simplement sans dire un  mot et semblait pensive. De temps à autre elle tiquait, et ruminait, comme si la jeune femme confrontait mes explications à son vécu pour se fabriquer sa définition du vide. Et je me mis à sourire, car c’est exactement ce que j’ai fait lorsque que Kana, Cendre ou Néro ont essayés de m’expliquer ce que pouvait bien être le vide. C’est dans ses moments-là que je regrette d’être sonore, car ses pensées m’auraient intéressée, mais bon, je me ferais une raison. Et puis la curiosité m’a trop souvent porté préjudice. Hisméria se frotta la cicatrice, un air pensif et vengeur.

Lorsque j’eu finis ma longue tirade, la réaction de Tahia suivit. C’était comme si mes propos s’étaient trop longtemps accumulés dans son encéphale pour ressortir à toute allure. La jeune femme s’exclama :

- Tu es vraiment dingue. Il y a même pas une minute, tu me dis que cet institut est une école rassemblant des personnes tout sauf normales, que le vide que j'ai ressenti et le fait qu'un Master me soit apparu sont liés au fait que je possède une sorte de "magie" et là, tu me poses une question de la manière la plus normale, comme si c'était une habitude pour toi de dire ce genre de choses.


Hisméria sourit. Il est vrai que je suis dingue, comme toutes personnes de cet institut, mais ça, elle ne s’en doute pas encore. Je me revois rejetant en bloque les affirmations qui étaient pourtant des évidences. Hisméria reprit :

- Pour moi aussi tout ça n’était pas possible quand je suis arrivé, mais avec le temps je m’y suis fait et j’ai compris ce pourquoi j’étais ici. J’espère que tu y arriveras aussi.

Tahia perturbé dit :

- Je te crois, tu sais, et je ne pense pas que tu t'amuserais à mentir sur quelque chose comme ça. Et puis, ce vide, je l'ai ressenti à deux reprises: la première fois, c'est lorsque j'ai perdu ce qu'une gamine de neuf ans est censée avoir à vie normalement et la deuxième fois, c'est lorsqu'Elle est morte... J'aurai plutôt préféré que le Master me trouve la première fois et non la seconde, ça aurait évité bien des choses... Enfin, quoiqu'il en soit, je vois ce qu'est le vide mais s'il doit disparaitre, ça sera vraiment exceptionnel parce que si c'est en rapport avec mon passé, il faudra vraiment être très fort pour me faire oublier car je ne le pourrai surement jamais. Et oui, on peut marcher un peu, je crois que ça ne me fera pas de mal et je connaitrai mieux les lieux ainsi, si tu veux me servir de guide, bien sûr.

Les paroles de la jeune femme eurent un drôle d’effet : celui de stimuler un passé encore trop vif.

Hisméria retomba dans un flash-back, d’un souvenir encore trop présent dans sa vie et s’effondra contre le sol.


De temps à autre je découvrais certains souvenirs qu'elle ne voulait pas que je touche. Oui. Nos histoires présentaient une similitude tout à fait étonnante. Elia aimait la beauté d'un objet ancien, pour la valeur sentimentale qu'il occasionnait.

Pour ma part, j'aimais l'ancienneté, pour l’idéologie qu'il entraînait. Celle-ci chérissait le bruit du crayon sur sa feuille lorsque la jeune femme dessinait, les copeaux de gomme éparpillés sur son plan de travail, ajoutaient une touche au décor qu'elle aimait contempler après avoir gribouillé pendant des heures ; Fière et heureuse, telle une artiste, jouissant du bienfait d'une tâche accomplie avec professionnalisme. J’étais accroc au son de ma plume lorsque celle-ci rentrait en contact avec mon papier d'argent.

Des documents froissés gisaient dans la totalité de ma chambre. Elia adorait les petites babioles de tous les jours, libérant sa créativité. J'étais simplement attaché à certains objets précis que j'idolâtrais. Elle n'aimait pas le thé, et ne comprenait pas mon amour pour cette ambroisie. Je passais des heures à lui expliquer chaque détail de mon art. Lui faisant même part de l'importance d'un accompagnement. Que serait un thé sans un accompagnement ? De l'eau chaude reste de l'eau chaude me direz-vous. Je n'en suis pas certain. Je l'imaginais rêveuse, à dessiner près de sa fenêtre.

Elia me contait par ses dessins le changement de saisons, y ajoutant toujours ses plumes, papillons, et autres petits gris-gris rien qu'à elle. Mon pays, n'était pas régit par des saisons. Les nuances qu'elle pouvait apporter, je ne les comprenais pas. L'été faisait part de notre quotidien. Ce qui me permettait, de contempler la nuit aussi souvent que je le voulais. Elle était subjuguée par les nuages dans le ciel. Je ne puis vous décrire ce que ses masses d'air grises représentaient pour moi. A vrai dire, la jeune femme disait beaucoup de choses sur elle, mais l'image que je m'en faisais différait sur plusieurs points.

Nous ne nous connaissions pas vraiment, cependant, au plus profond de moi-même, j'étais certain que l'image projetée par mon esprit était juste et non illusion. Seul le temps pouvait confirmer mon hypothèse. Il y a autre que chose que vous devez savoir sur cette demoiselle : au plus profond d'elle, sa petite horloge d'artiste a été détruite par moi. Et cela je ne me le pardonnerais jamais.

Hisméria sursauta comme s’il revenait violemment à lui. Après avoir respiré plusieurs fois, l’homme prononça d’une manière essoufflé et effrayé :

- Excuse-moi, un souvenir du passé qui me hante. Ça m’arrive de temps à autre, mais ce n’est pas grave. Le vide ne disparaît jamais vraiment Tahia, mais disons qu’ici tu apprends à vivre avec et a guérir un peu pour au moins aller de l’avant.
##   Lun 10 Mar 2014 - 23:58

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La situation n'était pas si mal finalement, même si Tahia avait tout de même l'impression qu'elle allait rentrer dans un tout nouvel univers à présent qu'elle se trouvait à Terrae et quelque chose lui disait qu'elle ne serait surement pas au bout de ses surprises, que cela soit sur les lieux qu'elle allait découvrir et les personnes qu'elle allait rencontrer. Rien que ce premier contact avec un "membre" de cet institut s'avérait être une étonnante expérience et la brune devait bien l'admettre, même si Hisméria était un parfait inconnu, elle se sentait plus ou moins à l'aise avec lui, bien qu'elle ne sache pas vraiment comment réagir avec lui. Certes, le côté mystérieux et étrangement discret du jeune homme était étrangement similaire au sien mais c'était aussi ce mystère qui semblait entourer l'étudiant qui faisait que l'adolescente n'avait pas entièrement confiance et qu'elle ignorait comment ses réactions ou ses paroles pourraient être interprétées. Bien sur, ce qu'elle avait dit juste avant en disant que le brun était dingue n'était pas une insulte ou une moquerie de sa part mais après tout ce qu'elle venait d'entendre, le fait que son interlocuteur lui pose une question avec tout ce qu'il y a de plus naturel, ça avait été trop pour la jeune fille. Et plus elle réfléchissait, plus elle avait l'impression qu'elle allait se retrouver dans une sorte d'asile de fous, asile dans lequel elle allait désormais faire partie, bien qu'elle soit venue de son plein gré, du moins c'est ce qu'elle se bornait à penser même si elle s'était étrangement sentie attirée par le "Master" qui l'avait accompagnée. Aucun doute qu'il devait surement exister de la magie derrière tout cela mais cela paraissait tellement surréaliste et l'adolescente, bien que très ouverte d'esprit, avait du mal à croire que ce genre de choses puisse exister dans cet univers. Pourtant, il existait des phénomènes que même la science est incapable d'expliquer alors pourquoi ce ne serait pas la magie?

Quoiqu'il en soit, Tahia avait tout de même confiance en Hisméria concernant les informations qu'il lui avait donné concernant le vide et ce qu'est exactement l'institut de Terrae et elle doutait fortement que tout ceci soit un mensonge, quelque chose sortant de l'imagination du jeune homme. Après tout, s'ils se trouvaient tous les deux ici, c'est qu'ils avaient ressenti ce fameux vide que l'adolescente possédait au fond de sa poitrine et dont le poids se faisait toujours sentir malgré ses efforts pour le mettre de côté. En fin de compte, ils avaient tous ce problème et la jeune fille se demandait s'il lui serait possible de faire disparaitre son propre vide et ce qu'il lui faudrait faire pour qu'elle puisse reprendre une vie normale. Quoique, elle exagérait un peu en qualifiant sa vie de "normale" car elle avait conscience que cela ne serait plus jamais la même chose désormais, que plus rien n'aurait été comme avant et qu'elle ne pourrait surement pas y changer grand chose. Au fond, comment pourrait-elle avoir une vie normale après l'enfance qu'elle avait eu? Non, la brune ne pourrait jamais retrouver ce qu'elle avait perdu et elle doutait fort que qui que ce soit puisse lui rendre ce qu'on lui avait sournoisement arrachée alors qu'elle n'était qu'une gamine de neuf ans. Si même sa Grand-Mère n'a pas été capable de la "guérir" totalement de son mal, ne parvenant qu'à atténuer les conséquences et les effets de ce mal, il y avait très peu de chances que quelqu'un parvienne vraiment à guérir complètement la jeune fille. Et cela, malheureusement, l'adolescente n'en avait que trop conscience et même si le "Master" lui avait dit que Terrae serait un endroit qui lui permettrait d'aller mieux, la brune doutait fortement que cela puisse vraiment marcher car pour que les choses changent, il fallait d'abord qu'elle accepte et qu'elle parvienne à dire enfin ce qu'elle avait vraiment sur le cœur. Mais cela n'allait surement pas arriver tout de suite vu la situation.

Pourtant, Tahia fut plutôt rassurée lorsque Hisméria lui avait déclaré que lui aussi croyait que tout ce qui lui était arrivé n'était pas possible et qu'avec le temps, il avait fini par s'y faire et qu'il avait compris pourquoi il se trouvait ici. Inutile de dire que la jeune fille ne savait pas du tout combien de temps se sera écoulé avant qu'elle ne comprenne elle aussi pourquoi on avait choisi de l'amener ici mais cela risquait d'être très long, cela ne faisait aucun doute. C'est du moins, ce que la brune pensait et alors qu'elle remarqua l'expression de l'adolescent peu après qu'elle ait terminé de prendre la parole et avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, elle vit l'étudiant s'effondrer sur le sol. Si la panique avait commencé à s'emparer de son esprit, le calme presque professionnel de l'adolescente revint rapidement et elle s'accroupit pour s'assurer que son "camarade" ne soit pas tombé dans les pommes et aussi étrange que cela puisse paraitre, il était parfaitement conscient. Mais comment devait-elle réagir face à cela exactement? Fallait-il qu'elle le secoue un peu pour qu'il revienne à la réalité rapidement ou devait-elle simplement le laisser revenir tout seul? L'un comme l'autre pouvait s'avérer risqué mais, choisissant de prendre le risque que cela pourrait aggraver peut être les choses, la jeune fille laissa l'étudiant et attendit qu'il reprenne de lui même ses esprits, bien qu'elle ne sache pas combien de temps cela durerait. Elle n'était, de toute façon, pas pressée et puis la brune n'allait certainement pas laisser le jeune homme tout seul ici, pas quand il se trouvait dans cet état, ce n'était surement pas la meilleure chose à faire et puis, cela ne serait pas dans ses principes. Autant qu'elle se montre patiente et interroge ensuite Hisméria pour savoir ce qu'il venait de lui arriver et si c'était quelque chose de fréquent chez lui, juste histoire qu'elle ne panique pas si jamais elle devait de nouveau le rencontrer et qu'il refaisait ce même "malaise" en sa présence.

Il ne devait pas s'être écoulé plus de quelques minutes, peut être une dizaine bien que Tahia soit incapable de le dire, mais il ne fallut pas longtemps pour qu'elle constate le sursaut de l'adolescent qui reprenait enfin ses esprits ainsi que sa respiration. Vu son état, la jeune fille n'osa pas lui poser de question et préféra attendre qu'il prenne la parole de lui même, ce qui ne fut l'affaire que de quelques instants avant qu'il ne lui explique qu'il venait d'avoir un souvenir de son passé qui le hantait. En rajoutant que cela lui arrivait de temps à autre et que ce n'était pas très grave, la brune ne put qu'être un peu sceptique car pour quelque chose qui n'était pas censé être grave, la réaction du jeune homme au simple fait de se souvenir du passé était tout de même assez inquiétante. Mais elle s'abstint de tout commentaire et écouta la suite avec attention, comprenant par la suite que son vide ne disparaitra jamais vraiment mais qu'on apprend à vivre avec et à guérir un peu pour aller de l'avant.

" Il n'y a donc rien à faire pour combler le vide en nous...? Nous sommes condamnés à vivre avec pour toujours? "


Cela n'avait été qu'un murmure mais Tahia ne doutait pas qu'Hisméria l'ait entendu mais qu'importe, pouvait-on vraiment lui reprocher de s'interroger ainsi à propos du vide? Tout en se redressant, elle aida néanmoins l'adolescent à se redresser avant qu'un court silence ne s'installe entre eux et qui devint légèrement gênant pour la brune qui ne savait vraiment pas quoi dire. Puis une question lui traversa alors l'esprit et elle hésita un instant à la poser mais dans tous les cas, le jeune homme n'était pas obligé de lui répondre et elle comprendrait très bien.

" Depuis combien de temps as-tu ce vide exactement et combien de fois s'est-il manifesté avec toi? Je sais que ça peut paraitre étrange mais est-ce normal que quelqu'un puisse ressentir le vide à plusieurs reprises, sachant qu'il y a un intervalle de temps où ce vide disparait pendant un moment? "



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##   Dim 23 Mar 2014 - 20:02
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Hrp : Désolé du temps d’attente, c’est vraiment compliqué pour Rp pour moi en ce moment, mais je ne t’oublie pas : la suite de notre Rp m’intéresse beaucoup. La réponse est un peu longue, ça fait plusieurs jours que je travaille dessus. J’espère qu’elle te plaira et que celle-ci te fera patienter jusqu’à la prochaine fois ou je pourrais me poser devant mon pc. Pendant que j’y pense, bien que nous avancions dans l’histoire, je suis pour qu’on ne change pas de topic. Histoire d’éviter du travail à notre chère directrice, ça te va ? Pour ce qui est de la prochaine fois où je pourrais te répondre, j’ai bien peur que les temps d’attente soit tout aussi long. Mais bon, je ferais comme cette fois ci, j’écrirai dès que j’ai cinq minutes à coté pour te répondre. Bien à toi, Hisméria.

De nouveau, la jeune fille semblait troubler par les informations que lui délivrait l’adolescent. Et bien que celle-ci semble avoir confiance en la véracité des propos du jeune homme Tahia voulait en savoir plus. Hisméria se mis à sourire, puis reprit calmement :

- Je vois que mes propos te laisses pensives, à mon arrivé, j’étais dans le même état. Je tiens depuis fort longtemps un petit carnet qui m’est cher ; J’y mets  mes états d’âmes. Si tu veux, tu peux lire le passage correspondant à mon arrivé dans l’institut.

L’homme lui tendit le petit livret. Extrait du Carnet d’Hisméria, entrée dans l’école, jour 5 :

«Terrae, est une entité à elle seul. On pourrait la définir comme un système unique et indépendant.  Un système à la fonction d'un miroir. Il est ce geste du réveil qui consiste à se regarder dans la glace afin d'avoir de soi-même une idée plus précise ; se trouver beau, se trouver laid, gros, grand, petit. Quiconque va au-devant du miroir s'approche en quête d'identité ; mais cela, le miroir ne le délivre pas. On peut se mirer indéfiniment. Et qui s'en prive ? Notre image sera insaisissable de nouveau une fois quittée des yeux. Car l'identité n'a rien d'une image rémanente.

Notre essence est en changement perpétuel, et seul un reflet peut donner l'illusion de sa constance, constituer une identité en image. Encore faut-il se tenir immobile. L'image que l'on perçoit dans le miroir n'est pas vraiment la nôtre : elle est sienne, elle lui appartient. Elle dépend de sa forme, de ses aspérités, de sa situation. Aussi le système aliène-t-il de la sorte, par un jeu de reconnaissance temporaire où l'homme se mire inlassablement, à la recherche d'une image stable de lui-même, chose qu'il vient trouver dans la communauté, dans les mœurs, dans l'institution.  Et puis, Terrae à un autre effet sur notre image, elle la modifie, elle permet de créer communauté soudé et juste.

La vie des hommes, sans les hommes, n'a pas de sens. Et c’est en arrivant dans cette école que je l’ai compris. Le sens, c'est au fond ce qu'on pourrait opposer à l'ennui. Tant qu'il n'y a pas d'ennui demeure, pour nous, le sens. Aussi la présence de l'autre est-elle indispensable, puisqu'elle est la seule chose qui le tienne en dehors de l'Absurde. Ce pourquoi l'Homme n'est pas exposé à l'Absurde ; par l'absence de légitimité remarquable, c'est d'avoir des semblables, en lesquelles il trouve la légitimité de sa conduite et de son existence par similarité. Par effet miroir.

Ce qui guide les communautés comme Terrae, ce sont les intérêts communs, et non la nature. Ou plus exactement, c'est la nature en tant qu'elle comporte un certain nombre d'intérêts communs. Il est logique que l'homme se replie sur lui-même dès lors que l’institut où il évolue se donne pour devoir de le sécuriser. Non, ce qui est dommageable, c'est que la sécurisation des individus n'amène pas d'échange ultérieur et égalitaire. Mais quel peut bien être l’intérêt de Terrae ? »


Une fois la lecture faite, Tahia rendu le petit carnet à Hisméria. Le jeune homme reprit :


- J’espère que cela aura pu un tant soit peu t’aider dans ta réflexion. Continuons à avancer si tu veux bien.

Et puis j’eu mon malaise.

A mon réveil, le climat avait brusquement changé. Combien de temps avais-je pu bien dormir ? Une pluie violente s’abattait bruyamment sur les feuilles tandis qu’un mistral puissant soufflait à travers la brume épaisse, forçant les arbres à se balancer avec lui dans une danse sans fin. Des vagues de feuillage formées par les rafales de vent balayaient la mer de végétation qui recouvrait la base du domaine. Face à la tempête, la forêt tout entière semblait en ébullition. Pendant ce temps, quelque part entre l’horizon et la ligne infinie des nuages, mince disque de lumière dans l’obscurité.

Telle était la vue qui s’offrait à l’homme à son réveil. Il ouvrit lentement les yeux, puis les referma. Il laissa paresseusement la clameur de l’ouragan parvenir à ses oreilles, puis releva de nouveau les paupières. Son regard s’arrêta un moment de plus en plus ténébreux. Puis sur les sombres nuages qui continuaient leur sinistre défilé.

Prenant subitement conscience de l’endroit où il se trouvait, Hisméria reprit la parole :

- Cette fois, ci pas le choix, nous devons nous abriter, si tu veux bien me suivre dans ma chambre.

Il releva les yeux et observa la tempête qui semblait ne jamais devoir finir. Il commença à rassembler rapidement les maigres affaires qu’il avait pu sauver pour repartir sur-le-champ. Les deux amis se remirent en route. Le jeune homme indiqua la direction à l’adolescente.

Après avoir repris mes esprits, et pour ne pas me brusquer, Tahia attendis pour me poser une question. Quelques minutes plus tard, celle-ci reprit :

- Depuis combien de temps as-tu ce vide exactement et combien de fois s'est-il manifesté avec toi? Je sais que ça peut paraitre étrange mais est-ce normal que quelqu'un puisse ressentir le vide à plusieurs reprises, sachant qu'il y a un intervalle de temps où ce vide disparait pendant un moment?

Hrp : [Ceci est un extrait du RP que je fais avec Kana, mais c’est le seul bout de l’histoire que j’ai sur le passé d’Hisméria. Ou du moins, le seul que je révèle pour le moment sur le forum.]

Surpris par la question, Hisméria s’exprima avec une légère pointe de mélancolie dans la voix :

- Si tu tiens à ce que je te parle du vide, il faut que je te compte un minimum mon histoire, et celle de mon frère, S.N.E :

« C'est l'histoire d'un petit chapelier nommé Sombre Nuit Etoilée. Qui ne fut pas toujours chapelier. D'une idéologie qu'il a construite, par ses attraits, par ses jugements, par son attirance pour certain concept. Un peu comme la mer qui sculpte les paysages. Un comme le vent qui repend de la poussière de rêve au milieu des astres stellaires. C’est avant tout chose un amour pour le thé, une folie prononcé. Une façon de concevoir la vie, une vision du monde.

Ce qui importe, c’est le passé. Laisse-moi te conter son histoire :
Il est né dans un pays azuré. Cette contrée est dite remplie de musicalité. Une diversité de paysage, depuis la mer jusqu'à la montagne. Le soleil accroche aux champs de blés ses reflets roux et dorés, et le bleu de la lavande se marie avec celui du ciel pour composer cette couleur particulière.

On lui donne souvent le nom de Côte d'azur. Pays rêve par tant de population. Ce pays ne m'est que peu familier. Et pourtant il lui accorde une place d'honneur dans mon cœur. Sa vision de ce petit monde ne s'est pas étendue au-delà de dix-huit mois. Qu'importe. Au plus profond de ce qui le constitue, il suit certains que certaine de ses nuances provienne de cette culture.

Par des choix que seul, nos paternelles sont les seul à connaître, ceux-ci le plongea dans une autre culture. D'une toute autre couleur, d'une consonance qui m'était encore inconnue. Sur une petite terre française perdue dans un océan unique en son genre. Sable blanc, eau turquoise un lagon protégé par la barrière de corail, comme vous devez en rêvez dans vos lointaines contrées.

Une île intense, parsemé par des montagnes inoubliables, une faune endémique, une faune complétant le tout. A chaque étage de son relief tourmenté, l’île change de visage : elle joue à surprendre pour mieux vous séduire, à chaque détour de ses côtes ou de ses routes accrochées à la montagne.

Une culture qui lui est propre. D'une chaleur que vous ne pouvais soupçonner. Un état multi-ethnique unique.

Il pourrait passer des heures te conté a qu'elle point l’endroit est unique. A noter, que j'y ai vécu aussi, et ce la plus grande partie de ma vie.

Que ce lieu mystique a fait partie de ce qu’il est devenu. Suite à quoi, il est nécessaire d'aborder les autres facteurs nécessaires à ce qu’il est devenu, concept avec qui il compose quotidiennement.

Qu'a t'il fallut pour qu’il devienne ce qui le constitue ?



Avide de rêve, son regard se perdant au loin. S.N.E toujours posséder un tempérament de grand rêveur, perdu parmi ses astres stellaires. Il y a certains jour, ou distinguait réalité des illusions ne lui venait même pas à l'esprit.

Il faut dire qu'on est si bien dans ce qu'on crée. Une mélancolie joyeuse régnant dans son myocarde.

Cet homme aime la solitude des choses, car elle seul le plonge dans des réflexions, dont il est l’unique avertit. Une solitude qu’il idylle, tellement elle lui est devenu nécessaire. Le bruit du silence à longtemps raisonnait ce personnage. Il a été à la fois mon plus grand ami et ma plus grande crainte.

Pendant longtemps, il n'avait qu'un caractère plus qu'effacé. Comme tout adolescent me diriez-vous? Il n'en suit pas certains. L’homme ne prétend pas avoir quelque chose d'extraordinaire. Ou si, en y réfléchissant bien, j'ai une banalité tout à fait inhabituelle.

Par un soir d'hiver, il fit la rencontre avec son premier amour. L'écriture. De par un texte en prose, composé par mon grand-père. Ce fut l'élément déclencheur. Qu'étais ce? Mes yeux d'enfant admiratif, était remplis de joie, de peine en lisant sa prose.

D'une technique imparable. Un style maîtrisé. Certains en alexandrin, emplissant mon cœur d'une magique jusqu'à lors méconnut.

Sa curiosité grandissante, S.N.E brandit sa plume sous le regard curieux de l'astre vagabond. Il fallait qu'il j'essaye. C'était plus fort que lui. Ce fut aussi le début des premières nuits sans sommeil. De la peur pour la page blanche. Comblé par son papier argenté. S.N.E pouvait passer des heures à noircir mes écrits.

De temps à autre, l’adolescent montrait certains de ses compositions à son grand-père. Celui-ci avait toujours le dernier mot sur ses textes. Le plus souvent, lui donnant de sages conseils sur comment retravailler ses inventions.

De nos jours, le temps n'a pas été son allié. Celui-ci n'a plus la force de lire tout ce qu’il à pu étaler sur le papier. Au plus profond de lui, sa prose lui sera toujours dédiée. Il fait aussi partie de son idylle.

Quand on me parle solitude S.N.E répond idéologie. Paradoxe? C'est bien possible. L’homme du confronter sa vision du monde à son entourage.

En premier lieu à ses parents. Ceux-ci l’ont toujours éduqué dans le sens que le temps influe constamment sur notre manière de penser. Ce n'est pas faux, mais pas vrai non plus.

Après une grande réflexion, l’adolescent comprit ce que porter une idéologie pouvais représenter. C'était comme se vêtir, d'un chapeau. Et c'est ce qui le mena à sa perte... C’était mon frère, et je me dois de le retrouver. A ce jour, je n’ai que ce carnet, et son wakizachi comme indice. »

Après une courte pause, Hisméria reprit :

- D’aussi loin que je m’en souvienne, le vide a été créer depuis cette époque. Et d’aussi loin que je m’en rappelle, le vide ne disparait jamais réellement. Disons qu’il se cache dans l’obscurité.

Tahia avait l’air troublé face à toutes ses révélations et reprit :

- Il n'y a donc rien à faire pour combler le vide en nous...? Nous sommes condamnés à vivre avec pour toujours?

Cette fois ci l’homme ne répondit qu’a l’aide d’un grand sourire. Après avoir marché dix bonnes minutes dans des couloirs de dédales Hisméria reprit :

- C’est ici, si tu veux bien rentrer.
##   Ven 25 Avr 2014 - 2:26

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Même s'il était parvenu à lui inspirer confiance au point qu'elle lui fasse un peu confiance, Tahia ne pouvait tout de même pas s'empêcher de trouver Hisméria vraiment étrange, que cela soit de la façon dont il lui expliquait ce qu'était l'institut mais il n'y avait pas que cela. Le simple fait de l'avoir vu faire un étrange malaise lui avait paru aussi surprenant qu'intriguant et cela ne l'avait pas beaucoup aidé à savoir comment elle devait réagir, heureusement que l'état du jeune homme n'avait duré que quelques minutes sinon elle aurait très sérieusement paniquée. Certes, la brune n'avait pas encore compris tout ce que son arrivée allait impliquer pour elle mais il y avait tout de même certaines choses qui ne changeaient pas, peu importe l'endroit où elle pouvait se trouver et que le lieu en question soit tout sauf normal. Quoiqu'il en soit, si la jeune fille fut un peu rassurée de voir que l'adolescent allait bien, le fait que cela lui arrive souvent et que la raison devait surement venir de son passé, avait de quoi attirer l'attention de Tahia qui s'interrogeait sur ce qui a pu arriver par le passé à l'étudiant. En tout cas, ce qu'elle avait déjà appris par rapport à l'institut, au Vide et ce que ce dernier représentait vraiment, était bien suffisant, même si sa curiosité restait toujours aussi grande et que l'envie d'en savoir plus ne s'était pas estompée. Ce qui était à la fois amusant mais aussi embêtant pour l'adolescente qui ne voulait pas non plus harceler son nouveau camarade avec toutes ses questions, bien que ce dernier semblait plus s'en amuser que s'impatienter ou s'en agacer. Mais sait-on jamais, cela pouvait bien changer à un moment ou un autre et la brune avait vraiment peur de trop en demander et cela serait vraiment dommage que les choses finissent mal alors qu'elle faisait une première rencontre qui lui plaisait beaucoup, même s'il s'agissait d'un homme et qu'elle se méfiait d'eux.

Aussi, Tahia vit de nouveau l'étudiant sourire de toutes ces interrogations et il prit à son tour la parole, expliquant que lui aussi était dans cet état là lors de son arrivée à Terrae, ce qui était compréhensible et devait être le cas de beaucoup de personnes ici. Lorsqu'il lui parla d'un carnet dans lequel il écrivait, et qui ne devait pas dater d'hier, la jeune fille fut plutôt intriguée, étant donné qu'elle tenait elle-même un journal depuis qu'elle était toute petite et qu'elle y écrivait tout, de ce qu'elle avait fait durant la journée jusqu'aux sentiments divers qu'elle éprouvait. Mais il était plutôt rare d'entendre qu'un garçon possédait aussi une sorte de journal et autant dire que lorsque Hisméria lui proposa de lire un des passages, celui de son arrivée dans l'institut, tout en le lui tendant, la brune fut vraiment hésitante car elle n'avait pas besoin de savoir ce que pouvait écrire les gens, c'était privé et cela ne la concernait pas. Du moins, c'est ce qu'elle dirait dans le cas où on n'était pas autorisé à regarder dans la vie privée des gens, la brune ne trouvant pas cela correcte, elle ne pouvait donc que le respecter et ne pas chercher à en savoir plus. Mais là, l'étudiant était d'accord pour qu'elle lise, et puis ce n'était qu'un passage... Bien que toujours hésitante, l'adolescente avait finalement cédé à la proposition et prit le carnet du jeune homme, lisant avec attention les mots qui étaient inscrits et autant dire qu'elle ne fut pas tellement déçue, elle fut même encore plus intriguée. Après tout, ce n'était pas tous les jours que l'on lisait qu'un lieu pouvait être comparable à une entité, quelque chose qui semblait vivant et qui agissait de sa propre initiative, à moins que cela ne soit uniquement du point de vue du jeune homme et dans ce cas là, c'était à la brune de découvrir si ce que Hisméria pensait, était vrai ou s'il n'exagérait pas un petit peu les choses.

Dès qu'elle eut terminé sa lecture, Tahia referma le carnet et le rendit à son propriétaire qui déclara qu'il espérait avoir pu l'aider dans sa réflexion, ce qui était loin d'être le cas, du moins s'il avait pu l'aider sur certains points, Hisméria n'avait fait que créer de nouvelles questions pour la brune qui, en soit, n'était pas plus avancée. Et le malaise de son camarade n'avait pas plus arrangé les choses, même s'il avait rapidement repris ses esprits, il était tant d'ailleurs, un orage se préparait depuis un moment déjà et déjà la pluie avait commencé à tomber, forçant les deux jeunes gens à aller s'abriter au plus vite, la brune ne tardant pas à suivre son camarade. Heureusement, ils ne mirent pas longtemps à rejoindre le grand bâtiment et cela rassura quelque peu l'adolescente qui, au moins, ne risquait pas d'avoir trop froid malgré la pluie qui avait réussi à bien la tremper. Qui plus est, cela lui avait permis de pouvoir poser de nouvelles questions, bien qu'elle constatait que cela avait surpris son camarade qui s'exprima d'une voix plutôt mélancolique, ce qui fit un peu regretter à la jeune fille d'avoir posé cette question. Malgré tout, l'étudiant semblait prêt à y répondre et commença par lui expliquer qu'il fallait d'abord qu'il lui parle un peu de sa vie et de celle d'un certain S.N.E, qui serait le frère du jeune homme. Vraiment, la brune était sûre d'être tombée sur la personne la plus étrange en rencontrant Hisméria, bien qu'elle ne soit pas au bout de ses surprises et qu'elle ferait sans aucun doute d'autres rencontres encore plus surprenantes. Mais pour le moment, c'était son étrange camarade qui attirait toute son attention et qu'elle écouta d'un silence religieux, ne l'interrompant pas alors qu'il parlait de ce fameux S.N.E, ou plutôt Sombre Nuit Etoilée, qui avait servi une sorte d'idéologie, c'était du moins ce que Tahia comprit alors qu'elle écoutait les différentes descriptions que lui faisait le jeune homme. La fin lui parut tout de même triste, aussi bien pour S.N.E mais aussi pour Hisméria et la jeune fille se demandait si la façon d'agir de l'adolescent n'était pas un peu due à la disparition de son frère.

Il y eut par la suite un court silence, vite brisé par l'étudiant qui rajouta que le Vide devait exister depuis cette époque et que ce dernier ne disparaissait jamais totalement, qu'il se cachait tout simplement dans l'obscurité pour mieux ressurgir ensuite. Tahia, encore bien surprise par tout ce qu'elle venait d'entendre, devait tout de même admettre que ce n'était pas non plus quelque chose d'absurde, bien qu'elle ait un peu plus de mal à l'assimiler et trouver cela cohérent contrairement à ce qu'elle avait déjà appris concernant Terrae et ce que pouvait renfermer ce lieu. Ils avaient continué de marcher durant leur étrange conversation et après un moment, les deux adolescents finirent par s'arrêter et la brune vit Hisméria s'arrêter devant une porte, qu'il lui indiqua tout en l'incitant à entrer, ce qui fit de nouveau hésiter la jeune fille. Certes, elle voyait bien que l'étudiant n'était pas quelqu'un de méchant et qu'elle pouvait lui faire confiance mais il y avait toujours un léger blocage, qui empêchait l'adolescente de faire pleinement confiance à un homme, fut-il sincère et sympathique avec elle. Et il ne faisait aucun doute que cela allait la poursuivre pendant un très long moment avant qu'elle n'accepte de refaire confiance à quelqu'un sans qu'il n'y ait de l'hésitation ou de la peur envers la personne en question. Malgré tout, la jeune fille mit son hésitation de côté et ne tarda pas à rentrer dans la pièce dans laquelle l'avait mené son camarade. Malgré la faible luminosité dont elle disposait, elle n'eut aucun mal à reconnaitre une chambre, celle du jeune homme, et malgré mon inquiétude, la pièce eut un effet apaisant, d'une certaine façon j'avais l'impression de me retrouver dans la chambre dans laquelle je logeais quand j'étais encore dans le centre.

" C'est vraiment étrange: il y a encore quelques jours, je vivais une vie à peu près normale et maintenant, je me retrouve dans un endroit qui renfermerait quelque chose de surréaliste et peu commun pour n'importe quelle personne supposée normale. Mais en même temps, j'ai l'impression que cet endroit m'est familier et étrangement accueillant, même si je n'ai jamais mis les pieds ici. C'est vraiment bizarre et je ne sais pas si je dois m'en inquiéter ou si c'est normal que j'ai cette impression? "


Décidément, Tahia ne pouvait pas s'empêcher de penser tout haut et c'était vraiment quelque chose qu'elle ne voulait pas trop exprimer, surtout en présence d'un inconnu, ou plutôt un presque inconnu maintenant qu'elle savait quelque chose sur Hisméria. Mais cela n'aida pas pour autant la brune à se rassurer d'elle-même et elle se tourna vers l'étudiant, affichant une expression d'excuse de s'être exprimée tout haut. Puis, après un instant de silence, la jeune fille finit par prendre la parole une nouvelle fois:

" Tu m'as parlée de toi et de ton passé, ce qui n'a pas pour autant empêché le fait que je me pose toujours plus de questions te concernant ainsi que sur cet endroit mais tu es tout à fait en droit de me dire d'arrêter ou de ne tout simplement pas répondre à mes questions, je comprendrai très bien. Cependant, je pense que je peux aussi faire amende honorable en t'autorisant à me poser des questions...même s'il y a certaines choses qui ne seront pas faciles à raconter et que je ne tiens pas encore à aborder. Mais tu peux toujours me poser des questions toi aussi, je suis tout à fait d'accord. "



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##   Dim 27 Avr 2014 - 19:19
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Invité

Hrp : Désolé, c’est un peu plus court que d’habitude, mais le topic étoilisation me prend toute mon énergie >< Au passage, j’ai posté ma réponse sur le topic, tu peux donc t’y rendre si ça t’intéresse :p

Il est des soirs, ou plus exactement des heures, qui ont une couleur et une épaisseur différente. Spécialement au cœur de l'hiver ou par temps de pluie. Lorsque le sol est crispé sous les assauts du froid extérieur. Je m'en aperçu en tendant le bras dans la nuit, l'air était fluide et s'ouvrait comme aspiré devant moi par le vide. L'absence de bruit me laissait penser qu’il n’était pas loin de minuit. La lueur sourde entre les volets, n'était donc par encore celle du jour.

La main à quelques centimètres de la poignée, j'hésitais. Si j'étais ailleurs, quoi que signifia ce mot pour décrire ce lieu qui m'étais familièrement étranger, qui, que, quoi, pouvait donc bien se trouver derrière la Porte? Soudain, de manière assez étrange, certainement à cause de ce sentiment grisant d'aventure qui nous étreint enfant, je me mis à espérer. Je ne voulais plus que tout le retrouver, rattraper ce couloir étroit que j'avais de plus en plus de mal à supporter au fil des années insipides qui s'écoulaient comme le sang d'une plaie inguérissable. Calme toi Hismé, il n’y a personne, ce n’est que ta chambre…

Du bout des doigts, je suivis le mur afin d'atteindre l’interrupteur pour pouvoir éclairer la pièce à mon invité. Je m'approchais de la vitre, caressais cette surface lisse et froide qui me parut soudain accueillante, douce comme la peau d'un être à peine né; en regardant de plus près, je me rendis compte que la lumière n'émanait pas du paysage pluvieux que je découvrit au travers de la fine ligne qui séparait les deux panneaux de bois , mais bien du verre lui-même.

Les formes devinées dans la pénombre n'étaient pas familières, mes yeux s'accoutumaient lentement. Je retrouvais le bord du lit généralement, à ce moment de la soirée, j’étais déjà rentré, et ça me fis bizarre de trouver ma chambre dans cet état.

D'autres choses aussi, si je me tournais en direction de ce qui devait être la porte, les ombres des lances noires de l'applique, déformées, écartelées par l'oblicité des rais de lumière venus par les fentes des volets, auraient dû s'y projeter. Je ne les voyais pas. Je me retournai entièrement et avançai vers l'entrée de la chambre, tentant d'éviter, sans les voir les angles de la commode et de la table e, que je savais sur mon chemin : ca y est, la lumière était enfin allumé, chassant de mon esprit tous les fantômes possible et inimaginable.

Tahia semblait de nouveau perdu dans ses pensées : c’était comme si la jeune femme n’osait pas demander plus d’informations à mon égard, surement par peur d’en dire trop ou je ne sais quoi…

Bien que cette situation me plaise au début, je me mis à ressentir une certaine forme d’empathie :

Toutes ses années de solitude m’ont au moins permis de comprendre cette peur naissante lorsque tu apprécies une personne, et qu’un rien peut la faire s’éloigner. C’est pourquoi Hisméria, se mit à sourire à la jeune femme, puis avec une voix des plus douces prononça :

- Je fais du thé, en voudras-tu ?

L’homme ouvrit un petit placard remplis de thé de différentes origines. Après quelques minutes de réflexion, celui-ci opta pour un thé vert au jasmin et commença à le préparer.

La jeune femme semblait préoccuper par tout un tas de pensées les une plus obscure que les autres. Et puis, au bout d’un certain temps en entrant dans la chambre d’Hisméria, celle-ci s’exclama :

- C'est vraiment étrange: il y a encore quelques jours, je vivais une vie à peu près normale et maintenant, je me retrouve dans un endroit qui renfermerait quelque chose de surréaliste et peu commun pour n'importe quelle personne supposée normale. Mais en même temps, j'ai l'impression que cet endroit m'est familier et étrangement accueillant, même si je n'ai jamais mis les pieds ici. C'est vraiment bizarre et je ne sais pas si je dois m'en inquiéter ou si c'est normal que j'ai cette impression?

De nouveau le jeune homme se mit à sourire tout en continuant le petit rituel de l’infusion, se tournant légèrement, l’adolescent pris le temps de répondre à sa nouvelle amie :

- Je vois parfaitement où tu veux en venir. Quand je suis arrivé à Terrae, j’ai refoulé en bloc ce que j’avais sous les yeux car ce ne correspondait pas à ma logique du monde. Et pourtant j’avais cette foutu impression que tout ce que j’observais m’était familier. Je n’en sais pas plus que toi sur ce sujet, mais après tout, puisque nous y sommes bien, c’est ce qui compte tu ne crois pas ? Et puis, tu verras, on en apprend tous les jours dans cet institut ! Sur ton passé comme sur ton future, car au final, l’un ne vas pas sans l’autre.

L’homme s’arrêta nette puis servi Tahia dans une petite tasse blanche. Suite à quoi il s’assit et commença à humer les parfums se dégageant de cette ambroisie. La jeune femme en profita pour reprendre la parole :

- Tu m'as parlée de toi et de ton passé, ce qui n'a pas pour autant empêché le fait que je me pose toujours plus de questions te concernant ainsi que sur cet endroit mais tu es tout à fait en droit de me dire d'arrêter ou de ne tout simplement pas répondre à mes questions, je comprendrai très bien. Cependant, je pense que je peux aussi faire amende honorable en t'autorisant à me poser des questions...même s'il y a certaines choses qui ne seront pas faciles à raconter et que je ne tiens pas encore à aborder. Mais tu peux toujours me poser des questions toi aussi, je suis tout à fait d'accord.

C’est vrai que jusqu’à présent, je ne lui avais pas encore posé de questions. C’est étrange d’ailleurs, moi qui suis de nature curieuse, je ne comprends pas pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt…  Ca y est, j’ai compris : Hisméria s’exclama :

- En fait, je pars du principe que je n’ai pas à poser de questions sur ton passé ; Si réellement tu souhaites m’en parler, c’est avec plaisir que je t’écouterais. Mais en aucun cas, je ne permettrai de ranimer des souvenirs surement douloureux. Quant au fait que tu as d’autre interrogations, c’est normal, ça fait partie de l’intégration à Terrae. Et puis, si tu souhaites me poser d’autres questions sur ce que je t’ai raconté, c’est avec plaisir que je cherchais à éclaircir mes propos.  

Après une seconde de pause, le jeune homme se rappela qu’il n’avait pas réglé les questions administratives.

D’un air totalement naturel, Hisméria posa sa tasse dans l’évier puis ajouta :

- Finis ton thé, nous allons chercher à un Master pour connaitre ton lieu de résidence.  Tu pourrais dormir ici pour ce soir, mais quelque chose me dis que tu préférais avoir un endroit à toi.
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Où est-ce que j'ai atterri? [PV Hisméria Altair]

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