Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Noir sur Rouge. [Pv Tahia Makotooooo ~]
Mer 19 Fév 2014 - 19:54
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Pourquoi ? POURQUOI ?!!

Pourquoi j'avais essayé de me coucher à six heures déjà ?!! OUI, SIX HEURES, DIX HUIT HEURES !! POURQUOI ?!!!

PARCE QUE J’ESPÉRAIS ÉCHAPPÉ A CES SALOPERIE DE CAUCHEMARS, C'EST CA ?!!

Le battant de la porte menant au toit claque brusquement à l’extérieur, il faut dire que je viens de shooter dedans. ET JE VIENS DE ME NIQUER TROIS ORTEILS BIEN SUR !!!

Je clopine comme un pauvre clodo dans l'air glacé, ya pas de neige mais le froid de l'hiver fait une putain de buée devant ma bouche.

ET JE ME LES CAILLE BIEN SUR !! PARCE QUE COMME JE SUIS L’ÂME LA PLUS VIVE DE CE FOUTU PÉNITENCIER, J'AI BIEN PENSÉ A PRENDRE UNE VESTE EN ME BARRANT EN COURANT DE MA CHAMBRE POUR ÉCHAPPER AUX MOINES !!

OUI AUX MOINES !! JE ME SUIS FAIT POURSUIVRE PAR DES MOINES SANS VISAGE QUI COURAIENT A FOND DANS LEURS SOUTANE LES DEUX HEURES DE MA COURTE NUIT !!

Pourquoi des moines ? Et je suis sensé savoir ?!

- PUTAIN ! POURQUOI DES MOINES ?!! SALAUDS ! je hurle dans le froid, et la nuit du soir, faisant virevolter de la buée devant ma bouche.
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Ven 21 Fév 2014 - 0:29
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Décidément, Tahia avait vraiment le sentiment qu'elle avait atterri dans un endroit de fous, enfin des fous parmi lesquels elle allait à présent faire parti et que la jeune fille ne devait pas juger trop vite non plus. Après tout, ne venait-elle pas de rencontrer l'un de ces soi disant fous lorsqu'elle avait bousculé le jeune Hisméria, enfin jeune peut être mais qui était aussi son aîné et avec qui l'adolescente s'était sentie plutôt rassurée, même si elle ne pouvait pas encore dire qu'elle faisait pleinement confiance. Mais l'adolescente s'était sentie suffisamment à l'aise avec le jeune homme pour dire qu'elle lui faisait un tout petit peu confiance même si les choses n'allaient pas être aussi simples et qu'il faudrait vraiment qu'elle passe du temps avec le brun si la jeune fille voulait qu'ils soient amis. Bien que certaines choses chez Hisméria avaient paru très similaires à la manière dont pouvait agir Tahia, cette dernière avait aussi remarqué qu'ils ne voyaient pas forcément certaines choses de la même façon. Il y avait d'abord la considération que le jeune homme portait sur le fait de porter une marque, comme la brune l'avait constaté en voyant la cicatrice que l'adolescent avait à l’œil mais la plus grande différence restait la manière avec laquelle on obtenait une cicatrice. Si pour lui, porter une marque était un honneur et qu'il était bon de la montrer, la cicatrice que portait l'adolescente était un poids et un souvenir de son passé qu'elle ne pourra certainement jamais oublier et qu'elle préférait laisser invisible et inaccessible à la vue des autres. Le jour où elle voudra montrer sa marque, c'est qu'elle aura véritablement confiance envers la personne et qu'elle sera sûre de ne pas être jugée de quoi que ce soit. Mais pour l'instant, cela ne risquait certainement pas d'arriver et le plus tard sera le mieux même si cela pourrait la libérer d'un poids.

Quoiqu'il en soit, si Hisméria lui avait montré une petite partie de l'intérieur de l'institut, Tahia ne connaissait pas tout et sa curiosité finit par prendre le pas sur la méfiance et l'inquiétude de se retrouver dans un lieu inconnu. Son sac ayant été mis dans les dortoirs, la jeune fille pouvait maintenant continuer son exploration, bien qu'elle pressentait qu'elle risquait de se perdre tellement le bâtiment lui semblait grand et le nombre de portes et de pièces était un peu trop important à son goût. Une chose était sûre, dès qu'elle allait commencer à aller en cours, il faudra vraiment qu'elle trouve quelqu'un qui connaisse suffisamment bien l'établissement pour la guider parce qu'elle n'allait vraiment pas s'y retrouver et c'était certainement la dernière chose qu'elle souhaiterait. De plus, la nuit étant tombée depuis un moment, il faisait à présent sombre à l'extérieur, heureusement que les couloirs étaient bien allumés sinon il était clair que la brune allait se prendre un nombre incalculable de fois une porte ou un mur dans la figure et elle n'avait pas besoin de ça actuellement. Il était trop tard et il faisait trop sombre pour sortir et aller découvrir l'extérieur, l'adolescente se promettant de reporter cette visite le lendemain ou les jours à venir mais il y avait un endroit auquel elle pouvait certainement avoir accès et qui lui permettrait d'être dehors sans qu'elle ait véritablement de risque de se retrouver perdu. Normalement, tout établissement devrait avoir un accès à l'extérieur d'une manière ou d'une autre. La brune avait d'abord songé à la cour mais elle préféra éviter, pensant qu'elle n'avait pas le droit d'y aller à cette heure-ci mais elle était certaine qu'il y aurait un autre endroit où il lui serait possible d'être dehors sans problème. Certes, les instituts en France ne devaient pas offrir les mêmes accès à certains lieux contrairement à ceux du Japon mais elle n'avait aucune idée précise sur la question.

Soupirant presque de découragement, Tahia ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle s'était vraiment mise dans une sacrée galère en venant ici mais elle n'avait pas non plus des regrets et espérait pouvoir rapidement s'habituer à ce tout nouvel environnement. Bon, ce n'était pas la France ni aucun autre pays d'Occident mais elle finirait rapidement par s'y faire si elle s'en donnait les moyens. Et alors qu'elle continuait à arpenter les couloirs, toujours à la recherche d'un autre accès à l'extérieur qui ne lui serait peut être pas interdit, l'adolescente remarqua alors une porte ouverte et dont les escaliers grimpaient vers le haut. Intriguée, la jeune fille se décida à les monter, se demandant si cela la mènerait vers un autre étage ou si elle aurait peut être une chance d'aller dehors. Alors qu'elle se trouvait à mi-chemin, la brune distingua une autre porte, ouverte elle aussi et qui laissait passer un faible courant d'air que Tahia ressentit et qui la fit frissonner malgré tout. Heureusement qu'elle s'était munie de son manteau sinon elle aurait surement attrapé froid. Il y a pas à dire, le Japon et la France n'avaient vraiment pas le même climat et elle espérait qu'elle pourrait rapidement s'y habituer. Mais cela, par contre, elle ne pouvait le garantir. Aussi, la jeune fille reprit son ascension jusqu'à la porte ouverte, qui devait très certainement la mener à l'extérieur de l'institut, bien qu'elle ne sache toujours pas où exactement. Ce ne fut que lorsqu'elle arriva enfin au seuil de la porte que la brune sut enfin où elle se trouvait. Le toit du bâtiment! Pourquoi n'y avait-elle pas pensé plus tôt, franchement?! Elle avait pourtant remarqué dans certains livres que les étudiants japonais avaient accès au toit de leur école pour se reposer ou même pour déjeuner. C'était donc certain qu'elle trouverait forcément un accès au toit, d'une manière ou d'une autre.

Sauf que, tellement occupée à observer l'extérieur, Tahia sursauta violemment, retenant un cri de frayeur et manquant de tomber de l'escalier si elle n'avait pas eu le réflexe de s'accrocher à la rambarde. Il y avait quelqu'un sur le toit, apparemment un garçon à en juger par la voix qu'elle venait d'entendre, et cette personne semblait vraiment furieuse vu comment elle hurlait, parlant de moines et proférant des insultes par la suite. D'accord, la brune retira tout de suite la moitié des choses qu'elle avait dites concernant cet institut: ce n'était pas un endroit réservé aux fous mais plutôt un lieu où se retrouvaient de véritables cinglés! N'importe quelle personne normale se dirait qu'il valait mieux partir et rapidement avant de se faire remarquer sauf que l'adolescente était tout sauf normale et qu'elle se retrouva au contraire intriguée. C'est dingue comment la curiosité peut rapidement faire disparaitre toute forme de peur et au contraire, la transformer en une sorte de courage, ou plutôt un moyen de devenir complètement suicidaire. Les deux étaient possibles vu la situation. Mais prenant son courage à deux mains, l'adolescente s'avança vers l'inconnu.

" Euh...excuse moi mais pourquoi tu parles de moines exactement? Je ne sais peut être pas grand chose de cet endroit mais je ne crois pas qu'il y ait de moines ici, sauf si cet institut cache quelque part une église ou d'autres trucs religieux à ne pas citer. Bref, là faut m'expliquer parce que j'ai vraiment le sentiment d'être chez des fous ici. "
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Sam 22 Fév 2014 - 11:30
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PUTAIN, IL GELE ! JE ME GELE ! J'AURAIS DÛ PRENDRE UNE VESTE ! Ou ne pas sortir, oui, aussi...

Et ces foutus moines qui me prennent la tête la ! POURQUOI DES MOINES ?!

Ils me prennent tellement la tête que j'en entends pas la meuf approcher.

Quand elle prit la parole, je sursautais, faisant volte-face brusquement. Et elle me demanda si il y avait des moines à Terrae ! NON MAIS SANS DEC ! Et puis quoi encore ?!!

- NON ! JE VEUX PAS ENTENDRE PARLER DE MOINES HEIN ! je hurlais instinctivement.

Puis je cogitais un instant, me renfrognais, et fini par rectifier :

- Non, ya pas d'moine ici. Pourquoi, ça a une tête de monastère peut être ?! C'est un institut hein ! Un peu comme une prison mais avec des éléves ! Et si t'as le droit de sortir, c'est parce qu'il y a des méchants loups dehors ! Ah ah !

Je croise les bras, puis me remémore le seconde partie de sa question.

- Pour les fous, ca veut dire que tu me prends pour un fou ? Ben fallait pas être la maintenant cocotte ! Je t'ai demandé de m'écouter moi peut être ?! Ou de me suivre sur le toit ?! Ouais bah je sais pas si ya d'autres fous, c'est à toi de le décider, c'est marqué Infirmier sur mon front peut être ?

Des longues tirades ? C'est pas mon genre, j'ai plutôt l'habitude de frapper avant et de réfléchir après. Ou de ne pas réfléchir en fait ! C'est pas mon truc ça !!

- Bienvenue à Terrae, je fini par dire avec un sourire sadique et des yeux de psychopathe comme je sais bien les faire.

Je savais pas si elle était nouvelle, mais elle avait l'air paumée, cette meuf, et si elle demandait, c'était qu'elle s'était pas encore rendu compte, alors bon.

Bienvenue à Terrae ouais.
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Dim 23 Fév 2014 - 12:34
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Est-ce qu'elle avait bien fait de monter sur ce toit, ignorant si ce dernier était déjà occupé par quelqu'un ou non? En fait, Tahia ne s'était même pas posée la question au départ et maintenant qu'elle se retrouvait avec une autre personne, elle regrettait vraiment t'avoir pris la décision d'être montée. Mais bon, maintenant que c'était fait, elle n'allait pas non plus fuir comme une idiote juste parce qu'un garçon criait comme un taré et qu'il commençait à lui faire un peu peur sur le coup, même si côté détraqué, elle avait déjà eu son lot, là dessus. Aussi, c'était en raison de cette dernière pensée que la jeune fille n'avait pas bougé, elle s'était même un peu plus avancée jusqu'à se trouver tout près de l'adolescent, adolescent qui était d'ailleurs bien plus petit qu'elle. Oh, elle ne risquait pas de se moquer de la taille parce que petit ou pas, les gens pouvaient se montrer vraiment effrayants parfois, surtout si on cherchait à leur poser problème. D'ailleurs, la brune avait de nouveau sursauté en entendant le jeune homme lui crier qu'il ne voulait pas entendre parler de moines. Levant doucement les mains en signe d’apaisement, elle espérait lui faire comprendre qu'elle ne lui poserait pas de question sur ce sujet, même si elle était curieuse de savoir ce que c'était que cette histoire de moines et ce que cet étudiant, si c'en était un bien sur, avait vécu pour qu'il soit aussi effrayé par les moines. Parce que l'adolescente avait vraiment le sentiment que ce garçon avait une peur des moines, qu'elle ne pouvait expliquer et qu'elle préféra ne même pas lui demander par crainte qu'il recommence à péter les plombs. Et après, on pouvait s'étonner qu'elle disait qu'elle se trouvait chez des dingues sauf qu'il y a encore quelques temps, elle apprenait qu'elle possédait une sorte de "magie" et qu'elle avait été amenée ici pour pouvoir le développer et s'en servir donc franchement, elle était aussi dingue que les autres.

Par la suite, Tahia remarqua que le jeune homme s'était un peu calmé bien que ses paroles suivantes n'étaient pas vraiment ce qu'on pouvait qualifier de sympathiques mais bon, il fallait faire avec, non? Il lui déclara qu'il n'y avait pas de moines ici et que cet endroit n'avait surement pas la tête d'un monastère mais plutôt à un institut, qu'il considérait comme une prison sauf que cette dernière contenait des élèves et que s'il leur était possible de sortir, c'est parce qu'il y avait du danger à l'extérieur. Là encore, la brune fut intriguée car elle ne savait toujours pas ce qu'il se passait à l'extérieur et pourquoi il était dangereux de sortir de cet institut. Certes, elle se doutait que si toutes les personnes ici possédaient de la "magie", il y avait fort à parier qu'ils ne devaient pas tomber entre de mauvaises mains mais quand même, autant de précaution était assez étrange. Oui, elle se trouvait vraiment dans un endroit étrange et elle ne pouvait que l'admettre, même si elle allait faire définitivement partie de cet établissement. La suite fut à la fois amusante et agaçante pour l'adolescente, lorsqu'elle entendit le jeune homme lui demander si c'était lui qu'elle prenait pour un fou et qu'elle n'avait qu'à pas être là, comme si c'était de sa faute si elle se trouvait actuellement ici, tiens. Par contre, elle trouva vraiment stupide de sa part de dire qu'elle l'écoutait, voire même qu'il prétende qu'elle le suivait, elle cherchait juste un moyen d'avoir accès à l'extérieur du bâtiment, rien de plus donc qu'il se taise et qu'il réfléchisse un peu avant, cet abruti. Enfin, il lui déclara qu'il ignorait s'il y avait d'autres fous ici et que c'était à elle de le décider étant donné que ce n'était pas à lui qu'il fallait le demander et qu'il n'était pas infirmier. Non mais quel sale caractère franchement! Et contre toute attente, ça l'amusait au point qu'elle ne put s'empêcher de sourire un peu même si elle avait aussi de lui foutre une claque au passage.

En entendant tout de même le jeune homme lui souhaiter la bienvenue à Terrae, Tahia ne sut pas vraiment quoi dire et se contenta de s'appuyer contre le muret qui délimitait le toit de l'institut, observant le ciel et les quelques étoiles qu'elle parvenait à distinguer. C'était vraiment une étrange soirée et la passer sur le toit avec un garçon qu'elle ne connaissait pas, était encore plus intriguant. Mais une chose était sûre: la jeune fille allait surement beaucoup se plaire ici, contrairement à ce qu'elle pensait à l'origine. Se tournant de nouveau vers l'adolescent, elle lui déclara:

" T'es sur que tu ne veux pas que je te donne au moins mon manteau, je ne suis pas vraiment une frileuse, toi par contre si donc ça serait dommage que tu gèles sur place et deviennes un glaçon. Par contre, si je disais que tu étais un fou, c'est parce que tu hurlais comme un possédé et je ne peux pas vraiment dire que les gens sont fous quand je vois où j'en suis actuellement. Je vais, après tout, faire partie des fous aussi donc, j'ai pas mon mot à dire sur la question. Par contre, tu devrais réfléchir un peu: je suis nouvelle ici et la première chose qui me venait à l'esprit, c'est de pouvoir avoir un accès à l'extérieur qui ne me serait pas forcément interdit dans cet institut. Donc, si tu penses que je t'ai suivi, désolé pour toi mais c'est faux et si je t'ai entendu, j'en suis désolée aussi. "


L'adolescente s'arrêta un instant, le temps de reprendre son souffle avant de reprendre:

" Comment tu t'appelles? "
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Dim 23 Fév 2014 - 16:59
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PUTAIN PUTAIN PUTAIN ! C'EST PAS POSSIBLE CE PAYS ! IL GÈLE ! JE ME GÈLE !

Je suis sur que mes doigts de pieds, dans mes chooses, en plus plus d'être destroy par la porte parce que j'ai intelligemment tenté de shooter dedans, HEIN !

Ben mes pieds, y doivent être devenu bleu et ils vont genre TOMBER comme ceux des alpinistes qui ont froids LA !!

OU ALORS, JE VAIS ME CHANGE EN GLAÇON LA ! Hop, froid ! Cryogéniser sur place...

La meuf reprends la parole, pour me dire qu'elle veut bien me filer son manteau. Histoire que je me transforme pas en glaçon, qu'elle rajoute...

J'ai un mouvement de recul, et je me rends au passage compte qu'elle s'est vachement rapprochée... Eeeeeeh !

Un instant, j'ai peur qu'elle ne soit encore une de ces... Satané... télépathe... RAAAAH ! TÉLÉPATHES ! COMME ALEXANDER! DIEU JE LES HAIS !!

Puis en fait non, elle me dit qu'elle est nouvelle, et la, SOULAGEMENT ! Sauf si elle ment ?! Parce que si elle a lu dans mon esprit, elle sait que je doutais !

PUTAIN JE LE SAIS, QUE JE SUIS LIMITE UN PEU PARANO SUR LES BORDS ET ALORS ?! JE SUIS ENCORE EN VIE HEIN !

Elle me demanda alors comment je m’appelais, pour finir. Je la dévisageais un moment, interdis.

Pourquoi ? QU'EST CE QUE CES PÉNITENCIER AVAIENT TOUS A VOULOIR SAVOIR MON NOM TOUT LE TEMPS LA ?! QU'EST CE QU'ILS PEUVENT EN AVOIR A FOUTRE DE MON NOM HEIN ?!

Bah, ils vont pas le manger non plus !

- Moi c'est Kei. Chieur à plein temps. J'essaie de dormir et je suis juste là pour la bouffe et pour crécher en attendant de me casser, que ce soit clair, j'ai jamais rien demandé à Terrae hein.

Je souffle, waaaaaah, ca fait des volutes de buée et tout.

L'éclate totale quoi. On dirait que je fume. Sauf que je fume pas, déjà que j'ai la cavité respiratoire d'un moustique anorexique, si je me met a fumer, j'imagine même pas le résultat quoi.

- Et non merci, pour ton manteau, c'est sympa mais j'ai pas froid hein.

Voooooila, moi je suis fort, je suis un HOMME ! UN HOMME BON SANG DE BOIS ! JE N'AI PAS FROOOOID !!! AAAAAAAAAAH !!!

Si, je me gèle, mais me persuader que je suis aux caraïbes me parait une meilleure alternative que celle, humiliante, d'emprunter un manteau, ET EN PLUS, un manteau de fille qui va surement être juste QUINZE MILLE FOIS TROP GRANDS puisque je mesure JUSTE la taille d'un gosse qui aurait raté sa croissance !

Puis je me rapelle que je peux peut-être éventuellement tenter de remplir le blanc qui suis.

- Et toi ? Tu as un nom ? Tu est depuis pas longtemps à Terrae alors ?

J'évite de la regarder, je regarde ailleurs, comme ça, je la fusillerais pas du regard.
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Dim 23 Fév 2014 - 20:09
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Vraiment étrange comme garçon et pourtant, Tahia ne pouvait s'empêcher d'être amusée, la crainte ayant finalement laissé place à sa curiosité habituelle et elle ne pouvait s'empêcher de l'observer avec attention. Certes, il n'y avait pas vraiment de lumières sur ce toit, ce qui était bien dommage mais heureusement, cela n'empêchait pas de distinguer ce qu'il y avait autour d'elle et d'empêcher ainsi qu'elle ne bouscule ou percute quoi que ce soit. C'est pour cette raison qu'elle parvenait à voir que le jeune homme était plus petit qu'elle, sans doute qu'il devait être un peu plus jeune qu'elle aussi, bien que la brune se doutait que tout le monde devait avoir à peu près le même âge ici. Mais elle n'osa pas lui poser la question, se doutant que cela devait être un peu vexant tout de même et puis, vu le caractère assez étrange de l'adolescent, il ne fallait surement pas dire n'importe quoi si on voulait éviter de se prendre quelque chose dans la figure. C'est pour cela que la jeune fille évitait de faire trop de commentaires sur ce point, ne connaissant aucunement l'étudiant et ne sachant pas ce qu'il pouvait lui passer derrière la tête. Qui plus est, elle n'avait pas vraiment l'habitude de voir quelqu'un crier comme ça, elle qui avait le plus souvent connu le calme et le silence par moment, se retrouver dans un endroit qui allait être animé et bruyant allait être une grande nouveauté pour elle. De plus, la brune s'étonnait de se sentir un peu rassurée par la présence d'une personne appartenant au sexe masculin, certes elle n'avait pas vraiment eu peur finalement avec Hisméria mais c'est parce que ce dernier s'était montré calme, poli et d'une grande gentillesse avec elle. Alors que là, elle se retrouvait avec un autre garçon, plus jeune qu'elle, sans doute, et qui était l'exact opposé du jeune homme, ce qui avait de quoi surprendre n'importe qui n'étant pas habitué à se retrouver confronté face à deux personnalités totalement différentes.

Et pourtant, alors qu'il n'y a même pas quelques minutes, Tahia voyait le jeune homme crier comme s'il était possédé par une entité maléfique, voilà que ce dernier se mettait à lui parler calmement, sans doute parce que le sujet "moines" n'avait plus été abordé et c'était plutôt rassurant. Il commença alors à se présenter sous le nom de Kei, en rajoutant qu'il était un emmerdeur à plein temps, ce que la brune trouva amusant mais ne fit aucun commentaire là-dessus, ce n'était surement pas la peine d'ailleurs qu'elle commente ce début d'explications. Par la suite, il lui déclara que s'il était ici, c'était uniquement pour dormir, pouvoir manger et y loger jusqu'à ce qu'il puisse enfin partir de cet endroit car il n'attendait rien de cet institut et n'avait rien demandé pour se trouver ici. Bien que l'adolescente pouvait le comprendre, elle non plus n'avait rien demandé et se retrouvait pourtant à cet endroit, elle se demandait alors ce qu'il faisait encore ici s'il voulait tant partir de l'établissement, ce qui le retenait et l'empêchait de vouloir s'en aller. Peut être que c'était à cause de ce fameux vide que tous ceux qui se trouvaient ici avaient dû ressentir à un moment de leur vie et qui était à l'origine de leur présence ici, d'après ce que Hisméria lui avait dit, le vide finirait par disparaitre mais la question est de savoir quand et pendant combien de temps. Mais cela, la jeune fille ne pouvait pas vraiment le deviner et puis, elle ignorait déjà comment elle devait faire pour que son propre vide disparaisse donc, comment pouvait-elle vraiment savoir ce qu'elle devait faire pour les autres. Et dire que quelques années plus tôt, c'était un peu ce qu'elle faisait en aidant les gens malades et blessés, en essayant de combler ce qu'ils avaient perdu ou faire disparaitre un minimum la souffrance qu'ils supportaient en la remplaçant par un peu de bonheur et de joie.

Quand on voyait sa situation actuelle, c'était plutôt Tahia qui avait besoin qu'on lui apporte un peu d'aide et c'était à la fois étrange et embarrassant pour elle, qui ne voulait pas forcément qu'on lui apporte l'aide qui pourtant lui serait très utile. Malgré ça, la situation avait plutôt tendance à s'inverser à nouveau, du point de vue de la jeune fille lorsque le jeune Kei lui déclara qu'il ne voulait pas du manteau de son manteau, que c'était gentil de sa part mais qu'il n'avait pas froid. Dit celui qui était en train de trembler comme une feuille et qui était surement trop orgueilleux pour accepter l'aide d'une fille pour ce qui est question de se couvrir, chose qui fit soupirer de découragement l'adolescente en même qu'elle souriait ironiquement à ces paroles. Heureusement qu'il faisait assez sombre pour qu'il ne la voit pas beaucoup, même s'ils étaient maintenant proches tous les deux car elle ne doutait pas qu'il aurait pu interpréter son sourire d'une manière surement différente à celle que la brune avait en tête. Sauf qu'un blanc venait de se créer suite à cette dernière parole du jeune homme et aucun des deux adolescents n'avaient repris la parole pour combler ce vide qui venait de se créer entre eux et cela risquait de durer encore un moment, sauf si l'un des deux prenait à nouveau la parole. Ce qui finit par arriver car le jeune homme lui demanda alors comment elle s'appelait et si cela faisait peu de temps qu'elle se trouvait à Terrae, ce que la brune répondrait de manière affirmative étant donné qu'elle venait d'arriver que depuis quelques minutes. Profitant de l'obscurité ambiante et du fait que l'adolescent ne la regardait pas, Tahia ramena la mèche de cheveux qui, jusqu'alors, avait caché son œil gauche, se répétant mentalement qu'elle devrait le recacher lorsqu'elle repartirait. Par la suite, elle déboutonna son manteau avant de le retirer et de le tendre vers le jeune homme avant de lui dire:

" J'aimerai éviter d'avoir à parler dans le vide parce que celui avec qui je suis en train de parlé est devenu un glaçon géant donc mets ce manteau et fais pas l'enfant. J'ai connu des hommes et des garçons qui ne refusaient pas un minimum d'attention venant de filles, du moment que ces dernières pouvaient s'occuper de leurs blessures ou de leurs cancers. Sinon je m'appelle Tahia et je viens d'arriver à Terrae aujourd'hui même, il y a à peu près une heure. "

Puis, elle posa son regard de nouveau vers Kei, ne sachant pas si ce dernier voyait son visage, du moins elle espérait qu'il ne verrait pas son œil gauche, et reprit rapidement la parole:

" Par contre, tu m'avais parlée de dangers à l'extérieur de Terrae et d'après ce que Hisméria m'avait expliquée un peu plus tôt, du fait que tout le monde ici possède une sorte de "magie", il serait dangereux pour nous de sortir d'ici. Qu'est ce qu'il y a donc à l'extérieur qui pourrait tous nous poser problème à ce point là? "
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Lun 24 Fév 2014 - 19:55
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N'importe quoi. Elle me pose son manteau sur les épaules et me parle de cancer. LOL. C'est parce que c'est une fille c'est ça ?!

OK, je lui rends pas son manteau, parce que SI, C'EST PAS COMME SI JE ME GELAIS JUSTE UN PEU EN FAIT HEIN, mais ne l'arrange pas pour m'emmitouflé dedans, tu vois genre, nonchalant, Mode 'J'accepte parce que t'insiste hein !' !

Elle parle un instant d'un Hisméria, je sais pas qui c'est; si c'était un master je le saurais, si c'est une autres personne j'en ai rien à carrer. Et encore plus si c'est un élève.

MAIS SANS BLAGUES ! Genre elle se pointe à Terrae et elle sait pas ce que c'est les scientifiques ? Bah c'est sur, comme quoi, c'est pas tout le monde qui a LA CHANCE d'aller s'y faire torturer pendant cinq ans HEIN !!

BAH OUAIS ! PAS DE VIDE, QUE DES PUTAINS DE SCIENTIFIQUES DE MERDE QUI S'ACHARNENT A CHOPER TOUT LES TRUCS MERDIQUE QUI SONT EN DEHORS DES GRILLES !

Les ombres sur mon visage se démultiplient par l'expression grave que je prends alors, inconsciemment. Un visage effrayant, par contre, ça, je m'en doute, et je vous dit tout de suite que j'ai ai aussi TOTALEMENT RIEN A FOUTRE.

- Ca se pointe comme une fleur à Terrae et ça sait pas ce qu'il y a à l’extérieur... Je dis en regardant un point dans le vide et en ne semblant ne m’adresser à personne.

Puis d'un coup, je me tourne vers elle, et c'est ses yeux, que je regarde, mais on dirait que mon regard écarlate la transperce de part en part.

Alors, d'un geste brusque, je sors mes bras du manteau, je n'avais pas passé les manches, seulement posé sur mes épaules, je lève les manche de mon sweat trop grand, beigeâtre et laid, assorti à l'uniforme d'hiver, et laisse mes bras à découvert.

Toujours aussi moches, ces deux cons. De grandes balafres, semblant être recousue un médecin bourré comme pas deux. Et encore, bourré, pas de doute, mais médecin, si, beaucoup. L’entière illustration du mot « plaies purulentes et mal recousues, voir pas du tout, on s’en fout après tout ».

Bref. De longues cicatrices cousues par un gamin de trois ans, larges d’un pouce, courant de mes avant-bras jusque dans mes épaules.

A tel point qu'elle cache presque les milliers de traces de piqure. Je me suis juste trimballé plus d'un an avec un seringue dans le bras H24, au sens littéral du terme puisque c'était un déambulateur avec une poche de morphine.

Sachant qu'il faut replanter la piqure régulièrement, parce que la veine s'assèche. Je passe les détails, on s'en fout carrément, ET MOI, CA ME FAIT PUTAIN DE CHIER D'AVOIR CES TRUC DE MERDE SUR LE CORPS LA PARTOUT, mais je suis un expert en morphine-combien-de-temps avant de trembler comme une feuille et avoir les bras en feu, comment replanter sa popoche chérie et où sont les veines qu'on chope le mieux dans la main, le coude, l'avant-bras.

Bref, je veux plus regarder mes bras, je crois que je regarde la meuf mais pas dans les yeux. Je veux pas voir le dégoût, ça me gonflerais grave. Encore plus que je ne le suis, je veux dire.

- Et je t'épargne le reste.

PUTAIN MAIS MES BRAS QUOI ! LA SALE GUEULE QU'ILS ONT ! JE LES HAIS ! JE LES HAAAAIS !

En fait, ailleurs, j'ai trois fois rien. Enfin, rien de pire. Normalement, sauf si je suis juste COMPLÉTEMENT BIGLEUX.

Juste des marques de coups, par milliers, plus vieille celle là, sur mon dos. Et on voit mes côtes, ma peau semble être tendue sur mon ventre, mes os, je suis maigre comme un coucou, depuis toujours, mais ça, QU'EST CE QU'ON S'EN FOUT ! AH AH.

Pis je le montre pas la. Pas fou non plus, POURQUOI PAS TORSE POIL ALORS QU'IL NEIGE NON ?!!

COMMENT CA IL NEIGE PAS ?! BAH IL NEIGE PRESQUE ET BIENTÔT, VOILA !

- Vive les scientifiques.

Ouais. Vive les scientifiques.
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Lun 24 Fév 2014 - 22:56
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Bon, voilà enfin une bonne chose pour Tahia: Kei avait finalement accepté de mettre le manteau de la jeune fille, bien qu'il ne soit mis que sur les épaules et que l'adolescent ne fit rien pour se le mettre d'une manière plus correcte. Mais la brune ne chercha pas à le forcer sur ce point, qu'il ait fini par céder devait déjà être un exploit donc autant ne pas insister et le voir se fermer ou se remettre sur la défensive donc elle se contenta de le laisser faire comme il le souhaitait. Au moins, il ne tremblait plus autant qu'avant et c'était tant mieux, l'adolescente ne risquait pas de le voir se changer en glaçon devant elle et même si elle ne portait à présent que son gilet sur les épaules, elle ne tremblait pas beaucoup, même si elle devait admettre que cette soirée était plutôt froide. Mais à présent que ce petit détail venait d'être réglé, la brune voulait savoir tout de même ce qu'il se trouvait à l'extérieur qui pourrait s'avérer dangereux pour ceux qui résidaient à l'intérieur de l'institut et pourquoi il valait mieux qu'ils se montrent prudents et ne soient pas seuls par la même occasion. Certes, elle aurait pu en apprendre tout autant dans les jours à venir mais elle avait besoin de savoir et ne tenait pas à rester dans l'ignorance totale, même si elle ne connaissait rien de cet endroit, elle voulait le connaitre pour savoir dans quoi elle venait de s'engager en acceptant de venir à Terrae. En tout cas, alors qu'elle attendait une réponse de la part du jeune homme, la brune remarqua alors un étrange changement sur le visage de ce dernier: certes, elle se doutait qu'il devait être du genre impulsif ou colérique mais le voir afficher une expression aussi grave, c'était plutôt étrange et cela intrigua plus que cela n'effraya la jeune fille, même si elle devait admettre que cette expression de visage lui donnait froid dans le dos et ne lui donnait pas forcément envie de savoir finalement.

Et pourtant, Tahia finit par entendre Kei dire, d'une voix qui lui parut lointaine et neutre, qu'elle se pointait sur Terrae alors qu'elle ignorait totalement ce qu'il y avait à l'extérieur et cela confirma à l'adolescente qu'il y avait quelque chose en dehors de cet endroit qui représenterait une menace pour eux. Mais elle n'eut pas le temps de penser davantage que son regard croisa celui, écarlate, du jeune homme et la brune eut l'impression d'être transpercée de part et d'autre par les yeux sanguins qui pourtant ne faisaient que la fixer et c'était encore plus inquiétant. Pourtant, elle ne s'autorisa pas le moindre mouvement de recul, même si elle en mourrait d'envie et qu'elle avait le sentiment qu'elle n'allait surement pas aimer la suite des paroles de l'étudiant, qui visiblement, ne devait pas être très content de cette situation. Pourtant, ce ne furent pas des mots que la jeune fille entendit mais ce fut plutôt des gestes qu'elle vit, des gestes étant destinés à lui montrer quelque chose mais ce fut surtout des gestes qui l'auraient sans aucun doute horrifiée et dégoutée si elle n'avait pas été habituée depuis quelques années à voir certaines choses qu'un humain n'est pas censé subir. Tahia vit donc le jeune Kei retrousser de manière brusque les manches du sweat qu'il portait et mettre à nu ses bras mais ce qui attira directement l'attention de l'adolescente fut les longues cicatrices recousues de manière inappropriée, pour ne pas dire qu'elles semblaient avoir été cousues à la va vite et par un type possédant deux mains gauches. C'était même miracle que cette cicatrisation n'ait pas été infectée ou quelque chose de bien plus grave. De plus, malgré la pénombre, la brune parvenait à suivre sans trop de difficultés le trajet de ces cicatrices mais fut stoppée par le reste du sweat du jeune homme, ne lui permettant pas de voir jusqu'où allaient ces blessures mais le peu qu'elle avait vu était suffisant pour avoir une idée sur la question.

Tahia gardait, en tout cas, le silence et ne tenait pas à faire le moindre commentaire bien que son regard devait surement parler plus que des mots. Certes, voir ça l'avait au début horrifié mais très vite, un regard neutre mais attentif avait finalement pris le pas sur la surprise, ne laissant place à rien d'autre, pas même à du dégoût. Elle avait douze ans lorsqu'elle avait commencé à aider sa Grand-Mère à traiter les malades et elle avait eu droit à bon nombre de situations, toutes plus affreuses les unes que les autres mais cela lui avait appris à agir plus sereinement tout en essayant de se montrer rapide dans un cas de nécessité. C'est pour cette raison qu'elle n'était pas dégoutée à la vue de ces cicatrices, même la jeune fille se vit prendre délicatement un des bras de l'étudiant et toucher une des marques, se contentant de les effleurer car elle ignorait si cela faisait encore mal ou non. Tellement concentrée sur les blessures, la brune ne s'était même pas rendue compte qu'elle était observée et ne sortit de son "analyse" que lorsqu'elle entendit Kei lui déclarer qu'il lui épargnait tout le reste. Ça voulait dire qu'il y avait d'autres blessures comme celles-ci?! Mais qui était assez monstrueux pour faire un truc pareil franchement? Le jeune homme se serait retrouvé au centre avec ces blessures que ça serait devenu un véritable bordel tellement certaines personnes auraient été choquées à la vue de telles marques et la brune voyait d'ici sa Grand-Mère garder son calme légendaire même si intérieurement, elle devait bouillir de colère contre les responsables. Et si, comme la jeune fille avait pu le comprendre, il y avait en plus d'autres blessures, là on aurait été sûr que ceux qui étaient à l'origine de ce genre de blessures auraient eu beaucoup de soucis à se faire et n'auraient surement pas été épargnés avec tout ça.

Alors entendre par la suite que c'était des scientifiques qui en étaient les auteurs, ce n'était vraiment pas mieux au goût de Tahia et elle ne savait vraiment pas quoi dire franchement et c'était encore plus énervant pour elle qui, pourtant, avait toujours su quoi faire ou quoi dire face à des blessures bien pires que celles-ci. Mais là, rien ne parvenait à venir, à moins qu'il n'y ait tout simplement rien à dire et la jeune fille préféra s'en tenir à ce silence car elle se doutait que Kei n'attendait pas de pitié ni quoi que ce soit d'autre, au contraire, sans doute n'aimait-il pas ça. C'est pourquoi, la brune se contenta de remettre correctement les manches du sweat à leur place, couvrant à nouveau les cicatrices, bien qu'elle ne parvenait pas totalement à détacher ses yeux des avant bras du jeune homme. Et pourtant, la brune finit par poser ses yeux sur ceux, écarlates, de l'étudiant avant de lui demander, d'une voix neutre, quoique un peu distraite:

" Ça fait combien de temps? C'est miracle que ça ait pu cicatriser plus ou moins bien parce que vu l'abruti qui s'est chargé de ce travail, il devait être soit aveugle soit avoir deux mains gauches pour faire un travail aussi minable. C'est douloureux ou c'est possible d'y toucher vraiment sans que ça soit considéré comme une torture? " 
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Mer 26 Fév 2014 - 18:57
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Je sentis comme un frisson les doigts de la jeune femme effleurer les cicatrices... Je me crispais direct, découvrant pour la première fois un contact doux avec ces connasses de plaie... MAIS N'AIMANT PAS DU TOUT HEIN !!

Puis elle remit les manches à leur place, lentement, et je crois que je retint mon souffle, GENRE OUAIS, APNÉE, ET JE FAILLI MOURIR LE CERVEAU A COURT D’OXYGÈNE QUOI, pour le relâcher direct dès que le contact eu cessé.

Un frisson me parcourut l'échine. Je venais de me rendre compte à quel point je haïssais que l'on me touche. J'étais pas trop au contact d'habitude, j'avais pu m'en rendre compte grosso modo avec Henri, mais comme j'étais en crise de panique et que j'étais plus occupé à tenter de respirer AVEC UN PUTAIN DE SOUFFLE DE LAPEREAU SOUS AMPHÉTAMINES, j'avais pas trop pu jarter le contact.

- Ça fait combien de temps? C'est miracle que ça ait pu cicatriser plus ou moins bien parce que vu l'abruti qui s'est chargé de ce travail, il devait être soit aveugle soit avoir deux mains gauches pour faire un travail aussi minable. C'est douloureux ou c'est possible d'y toucher vraiment sans que ça soit considéré comme une torture?

Je confirme, même une mémé avec la tremblote m'aurait mieux recousu que l'enfoiré auteur cette merde vite fait mal fait.

Comment ? Pourquoi ? Je n'en ai aucune idée.. Je sortais tout juste de cette... Chambre... De ma chambre... De cette... PUTAIN DE SALLE D'ISOLEMENT ! JAMAIS !! JAMAIS !!!....

- Jamais.... Hrm, je veux dire, je sortais tout juste de... Enfin, j'étais complétement KO, je suis resté quelques jours ou semaines à l'hosto... Enfin, l'hosto de là bas...


PUTAIN !! J'Y ARRIVERAIS JAMAIS ! JE PEUX PAS !! JE PEUX PAS !! PUTAAAAAAIN !!! ...

- Je sais pas, je m'en rappelle pas, je crois pas que j'étais vraiment vivant... Je ne pensais à rien... Et je leur servait plus à rien, si je ne pouvais plus répondre à leurs putain d'interrogatoires... Alors ils ont tenté un truc... Je sais plus...


DUR !! PUTAIN !! MAIS J'AI PAS ENVIE PUTAIN !! POURQUOI ?!! POURQUOI JE CONTINU ALORS ?! IL FAUT QU'ELLE SACHE C'EST CA ?!!

NON ! NON !! ELLE EST COMME LES AUTRES !! ELLE EN AURA RIEN A BATTRE EN FAIT !! PUTAIN !!!

- Je sais même plus pourquoi. Je sais même pas si j'ai su. Je suis resté... Longtemps... sur...


Je me rends compte que je suis en nage. Et le visage complétement figé, les muscles contractés, douloureux. Les ras qui sont agités par des contraction des nerfs, des muscles. Des tics nerveux qui me secoue de temps à autres.

PUTAIN ! JE VAIS PAS REFAIRE UNE CRISE DE PANIQUE LA MAINTENANT OK ?!!

La crise, je le sens pas, la... Juste une sensation de sueurs froides... Et la colère qui revient comme un automatisme. Je me réveille, je ne dois plus jamais, jamais.

Je quitte le manteau. Je meurs de chaud. Je lui tends sans la regarder vraiment, mais de nouveau, mon regard ne faiblit pas. J'ai reprit mon regard ordinaire, celui de Kei, énervé.

Je ne suis plus Adrian Keel. Cet autre moi, enfant, va se faire foutre. Je ne le suis plus.

- La douleur est plus psychologique,
je dis en lui tendant son manteau après l'avoir plié grosso merdo, un bel exemple du don naturel qu'on les garçon pour plier le linge n'importe comment.
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Mer 26 Fév 2014 - 22:58
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Tahia avait senti l'étudiant se crisper lorsqu'elle avait touché les cicatrices à ses bras mais elle n'avait pas fait le moindre commentaire, pensant au début que c'était à cause de ce contact là qu'il réagissait mal mais ce ne fut qu'après qu'elle se rendit compte que cela n'avait rien à voir, du moins, il semblait que Kei n'apprécie pas le simple fait d'être touché. La jeune fille ignorait ce qui avait pu arriver par le passé mais aucun doute que l'adolescent ne devait pas avoir été épargné, rien que l'état de ces cicatrices était une preuve irréfutable et aussi fou que cela puisse paraitre, elle éprouva un peu de peine pour le jeune homme, en même temps qu'elle était en colère contre ces personnes responsables de son état. Mais cela, elle avait préféré ne pas l'exprimer ouvertement et le garder pour elle, préférant arborer à la place un regard neutre et parler le plus calmement possible en faisant part de ce qu'elle avait vu et en donnant son avis sur son observation mais cela n'empêchait pas la brune de ne pas être indifférente face à cela. S'être retrouvée dans un centre à soigner les gens lui avait certes permis de regarder certaines choses avec plus de détachement et d'agir le plus calmement possible tout en exécutant un travail rapide mais elle n'avait jamais réussi à vraiment extraire ses sentiments de ce qu'elle voyait et c'était exactement ce qui était en train de se passer actuellement. En voyant ces marques affreuses, elle voulait savoir ce qu'il s'était passé exactement, savoir si Kei ressentait une quelconque douleur, que cela soit physique ou morale, et même si elle savait qu'elle ne pourrait surement rien faire pour changer cela, savoir lui permettrait tout de même d'avoir une idée de comment elle pourrait essayer d'aborder le jeune homme par la suite.

Après qu'elle ait pris la parole, Tahia attendit patiemment une réponse de la part de Kei, elle ne lui reprochera rien si jamais il ne tenait pas à répondre à sa dernière question, bien qu'elle aurait préféré avoir une réponse de sa part mais elle se mettait aussi à sa place donc, elle n'avait pas son mot à dire là-dessus. Et pourtant, la brune s'étonna d'obtenir une réponse, du moins elle jugea cela comme une semblant de réponse et écouta les paroles de l'adolescent, essayant de comprendre ce qu'il essayait de lui dire mais cela s'avéra bien plus difficile sur le coup. Mais ce qu'elle comprit un minimum fut qu'il était resté longtemps dans un hôpital, bien que le bâtiment dans lequel on retrouve des scientifiques porterait plutôt le nom de laboratoire, et que c'était dans cet hôpital qu'il avait passé un bon bout de temps, avec ces fameux scientifiques. Mais qu'est ce qu'ils lui ont fait, bon sang...? La jeune fille savait tout de même faire la différence entre un médecin et un scientifique et elle savait au combien ce dernier pouvait se montrer affreux du moment qu'il découvrait quelque chose de nouveau et qui sortait de l'ordinaire. Est-ce que par hasard, ils auraient... Elle n'eut pas le temps de développer sa pensée que Kei reprenait la parole, disant qu'il ne se rappelait pas mais qu'en tout cas, il avait l'impression de ne plus être vivant, de ne plus penser à rien et qu'il ne servait plus à rien aux scientifiques s'il n'était plus capable de répondre à leurs interrogatoires. Mais qu'est ce qu'ils lui avaient fait... Qu'ont-ils donc tenté sur lui qui a valu qu'il finisse dans un tel état? Elle l'ignorait et une partie d'elle mourrait d'envie de savoir ce qu'il s'était passé dans cet "hôpital" renfermant ces soi-disant scientifiques tandis que de l'autre, elle préférait ne rien dire et éviter que Kei ait à se souvenir de ce qui a pu lui arriver là-bas mais c'était un choix difficile pour elle.

Sauf que plus le jeune homme essayait de se rappeler et tentait d'exprimer sa pensée, plus Tahia avait l'impression qu'il allait, à un moment ou un autre, tomber dans les pommes tellement son état semblait empirer et à cet instant, elle aurait préféré qu'il s'arrête et qu'il se calme. Elle aurait bien aimé faire quelque chose à cet instant, au moins le rassurer mais elle savait que cela n'aurait surement servi à rien et de toute façon, elle avait compris que Kei n'aimait pas le contact des autres, sans doute dû à ce qu'il lui était arrivé. Dieu qu'à cet instant, si elle se s'était retrouvée face à ces enfoirés de scientifiques, elle leur aurait fait regretter ce qu'ils avaient fait mais cela n'aurait en rien changé ce qui avait été fait à l'adolescent, la jeune fille en était parfaitement consciente mais au moins elle ne ressentirait plus cette colère qui bouillait dans son corps. Et voir l'étudiant se mettre dans cet état, qui faisait penser à un début de crise de panique d'après la brune, n'arrangeait certainement pas ce qu'elle ressentait actuellement. Par la suite, après qu'il lui ait qu'il ne savait plus et qu'il se demandait s'il avait vraiment su finalement, elle le vit retirer le manteau qu'il portait avant de le lui tendre, bien qu'elle ne parvint pas à capter le regard de l'étudiant, du moins, plus ce regard qu'elle venait de voir l'espace de quelques minute: le regard d'un enfant complètement paumé et qui lui semblait quelque peu terrorisé. Mais il n'y avait plus rien désormais et la jeune fille retrouva finalement le regard écarlate d'où brillait un certain énervement, cet énervement qui devait très certainement être typique chez l'adolescent, d'après ce que la brune en avait conclu lorsqu'elle l'avait entendu pour la première fois. Et dire qu'elle n'était venue ici que pour simplement profiter de l'extérieur, voilà qu'elle venait de faire la rencontre la plus étrange et sans doute, une de celle dont elle se souviendrait longtemps.

Tendant toujours le manteau plié à la va vite vers Tahia, cette dernière ne pouvant s'empêcher de soupirer en secouant discrètement la tête en voyant la manière dont le vêtement était plié, Kei lui déclara que la douleur était plutôt psychologique, ce qu'elle pouvait comprendre vu l'état dans lequel il s'était mis. Commençant à tendre la main pour récupérer son manteau, la jeune fille se surprit à refermer sa main sur celle de l'étudiant avant de lui demander d'un ton qu'elle voulait calme, bien qu'elle y percevait un peu de tristesse:

" Pourquoi...? "

N'en disant pas plus pendant un court instant, Tahia fixa Kei un moment avant de lui demander d'un ton qui se voulait un peu plus neutre:

" Pourquoi ces salauds font-ils ça? Est-ce que c'est à cause de cette "magie" que nous possédons? Qu'est ce qu'ils t-ont fait, bon sang? Pourquoi refuses-tu le contact des gens alors que certains sont surement inquiets pour toi et se soucient de savoir si tu vas bien ou non? "


C'était surement stupide de sa part de dire cela mais c'était pourtant ce que Tahia voulait: elle avait envie d'aider le jeune homme, même si ce dernier se mettait à lui crier dessus en prétendant ne pas avoir besoin de son aide. C'était peut être psychologique à présent mais elle voulait justement qu'il lui dise car ce n'est pas en essayant de se taire et de tout garder pour lui que son état s'améliorera. Bien qu'elle n'ait cependant aucun droit de le forcer, la brune reprit une nouvelle fois, lâchant par la même occasion la main de l'étudiant et récupérant son manteau au passage:

" Et ne me dis pas que tu t'en fous royalement et que tu n'as pas envie d'en parler, tu n'aurais pas essayé de m'expliquer ce qu'il t'est arrivé sinon, avec la possibilité de faire une crise de panique par la même occasion. Alors, qu'est ce que ces scientifiques t'ont fait dans leur saloperie de laboratoire, bordel?! "


Depuis combien de temps déjà se mettait-elle dans ce genre d'état rien que pour une seule personne, exactement? Depuis qu'elle avait intégré le centre de sa Grand-Mère alors qu'elle n'était qu'une gamine et qu'elle s'est retrouvée face à la souffrance de plusieurs personnes qu'elle voulait à ce moment là aider le mieux qu'elle pouvait. Et en ce moment, bien que Kei ne soit pas un de ces nombreux patients, parmi lesquels il aurait très certainement fait parti, la brune voulait l'aider et elle ne comptait pas lâcher l'affaire de sitôt, même si cela signifiait mettre l'adolescent en colère et que cette soirée se finisse mal pour eux deux. Elle ne renoncerait pas avant d'avoir entendu ce que le jeune homme avait à lui dire et tant qu'elle ne saurait pas quoi faire pour l'aider un peu.
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Mer 12 Mar 2014 - 9:26
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Pourquoi ? POURQUOI ?

MAIS J'AI LA TÊTE D'ÊTRE REPONSE-A-TOUT LA SCIENCE INFUSE ?
OU SI JE POUVAIS LIRE DANS LA TÊTE DES GENS COMME TOUT CES CONNARDS DE TÉLÉPATHE SE BALADANT LIBREMENT DANS CE JOYEUX HÔPITAL PSYCHIATRIQUE ?!

SANS BLAGUE ! Je me pose cinquante mille fois la question par jour, qu'est ce que tu crois que ça me torturait comme ça si j'avais la réponse ?

Pourquoi mon voisin de chambre est-il aussi un feu aussi stupide ? Pourquoi Pourquoi mon flan vient de lamentablement se casser la gueule de mon plateau de cafet ? Pourquoi l'eau des chiotte à cette couleur bizarre aujourd'hui, j'ai rien fais moi, personne m'a prévenu que le voisin du dessous avait la chiasse et qu'il y avait des myriade dans la flotte de tout l'étage ?

Pour la dernière réponse, c'était finalement un glissement de terrain dans le parc qui avait envoyé de la terre dans la flotte des chambre. Mais comme d'hab', je suis le dernier au courant, VOILA !

D'autres questions, auxquelles je m'éfforce de trouver des réponses, cette fois...

Pourquoi albinos ? Parce que avant même ma naissance, mon père ne voulait pas de moi, d'un gosse albinos comme sa mère qu'est pas la et moche comme pas deux, MÊME LA NATURE NE VOULAIT PAS DE MOI EN FAIT POUR ME COLLER UNE TRONCHE PAREIL !

Pourquoi Jenny et pas moi ? POURQUOI ?! PARCE QUE J'AI PAS EU LES COUILLES DE LA SAUVER, DE COURRIR AVEC ELLE, COMME LE SALE CONNARD QUE JE SUIS PUTAIN, JE ME SUIS BARRER EN COURANT ET ELLE N'A PAS PU... Pas pu... PUTAIN DE MERDE !!

POURQUOI LES SCIENTIFIQUES ALORS ?! PARCE QUE TERRAE ! TERRAE EST VENU SQUATTER MA VIE SANS QUE JE NE LUI DEMANDE RIEN, APRÈS LA MORT DE MON PÈRE, DONC LES SCIENTIFIQUES S'Y SONT MÊLER !

Si Terrae ne s'était pas pointé ce jour la, cette Gwen de master rousse, ou cette master rousse de Gwen, jamais ne serait venue nous cherché, Jenny et moi, jamais les scientifiques seraient venu.

Et rien de cela ne se serait passé. Je ne serais pas enfermé dans ce foutu pénitencier qui dit me donner une nouvelle vie pour se donner bonne conscience d'avoir détruit la mienne, je serais moche comme pas deux mais pas déformé par toutes ces putain de cicatrices, et j'aurais surement moins de cicatrices dans ma tête. Jenny serait partie avec sa mère, et moi, je sais pas, dans un foyer qui pue la merde, peut être.

Mais Jenny aurait été tranquille. Elle n'aurait plus vue son conard frère qui, cette nuit la, par égoïsme, pour ne l'avoir qu'à lui, pour ne pas la rendre à sa belle mère, l'a emmenée à la mort, et au lieu de la sauvée, n'a pensé qu'à la peau de ses fesses et l'a laissée crever comme un chien.

C'est lui qui aurait dû crever comme un chien ce jour la. Comme tout ces scientifiques. Pas Gwen, ni Jenny. Pas elles.

D'un coup, mon cerveau bite que je suis pas dans ne sale nuit de merde à méditer en arrachant de la tapisserie avec les ongles sous les nerfs, je suis sur un putain de toit avec une interlocutrice trop curieuse à mon goût, qui semble m'en vouloir autant que Henri.

Cette chère Enrica. Elle est devenue air, je crois, mais on a plus été dans la même classe après l'initiation... Elle avait dix neuf ans aussi, y'aurait eu un petit problème à un moment donné.

Je sais pas si c'est les vieille meuf air qui en veulent à ma peau comme ça. Je sais pas qu'elle affinité sera celle la, mais si elle est air, je crois que je peux me pendre.

Ou pas, HEIN. Bref, elle vient de me parler, surement encore pour retourner le couteau dans la plaie, mais j'ai rien capté de son discours la QUOI.

D'un coup, je bite un truc que j'ai entendu mais qui me plais carrement moyen :

- HEIN ? Crise de panique ?! Ou qu't'a vu une crise panique ? JE FAIS PAS DE CRISE DE PANIQUE LA OK ?!


PUTAIN ! MAIS CA ME SOULE QUE LES GENS VOIT DES TRUC COMME CA LA ! HOP, MÊME PAS LE TEMPS POUR TENTER DE SAUVER L'HONNEUR, DIRECT GRILLER ! NON MAIS SANS DEC !

- LES SCIENTIFIQUE M'ONT FAIT PLEIN DE TRUCS, J'Y SUIS RESTÉ CINQ ANS ! Ils voulaient voir, comprendre, pourquoi une master qu'ils ont tuée quand elle venait me chercher, venait me chercher moi et pas mon voisin ou mon frère. NON J'AI PAS DE FRÈRE, C'EST UNE IMAGE ! Et tu sais ce que c'est la réponse ? Qu'il n'ont pas réussi à sortir en cinq ans ? C'est parce que j'avais tout perdu.

Mon cœur s'emballe? Rectification, J'AVAIS PAS ENCORE TOUT PERDU PUTAIN !

- Non, j'avais pas tout perdu. Mais... Mais... PUTAIN ! Ma sœur a été tuée dans l'affrontement master-scientifiques ! DONC LA OUI, J'AVAIS TOUT PERDU OUI ! ET SI TERRAE NE S’ÉTAIT JAMAIS POINTÉ, SI ILS N'AVAIENT JAMAIS ENVOYÉ DE MASTER, LES SCIENTIFIQUES NE SE SERAIENT JAMAIS INTÉRESSÉE A MOI, ET MA SŒUR SERAIT ENCORE LA !


Il faut limite que je me calme, la, sans dec...

- Terrae et les scientifiques sont liés...

PUTAIN ! ET JE SUIS SENSÉ ME TAPER TOUTE L'EXPLICATION A CHAQUE FOIS ? FAIT CHIER QUOI !

- Non... Pour répondre à ta question, les scientifiques m'ont fait beaucoup après ça, mais on s'en fout. Leur inquiétude à ces gens, je m'en fout. JE M'EN FOUT ! ILS M'ONT PRIS MA SŒUR !


Inspiration, expiration... Je ne ferais aucune crise de panique, la, genre ce serait plutôt limite d'énervement la... Ouais, c'est possible, une crise de nerf ? Putain, j'ai pas fini de passer pour un gamin...

- Les scientifiques m'y ont enfermé, dans leurs saloperie de laboratoires, bordel.

Le sujet que je préfère au monde, que je ne peux pas oublier, jamais. Ma sœur. Sujet tabou. Je n'y pense que la nuit, d'habitude... Et il n'est que vingt trente et des bananes, on est pas sorti de l'auberge.


[Hrp : Excuse moi pour le retard, j'ai essayé de faire un peu plus long, j'espère que c'est intéressant... ^^"]
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Sam 15 Mar 2014 - 23:56
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Humeur : Un peu mieux, je suppose

C'était assez étrange de voir combien Tahia pouvait se sentir concernée par une personne dont elle ignorait tout et qui, sans doute, n'attendait pas l'aide de qui que ce soit, mais c'était vraiment plus fort qu'elle et rien ne parvenait à la faire changer d'avis. Depuis toutes ces années, les opinions et les jugements de la jeune fille par rapport à l'être humain avaient été en constant changement et même aujourd'hui, alors qu'elle avait repris petit à petit confiance en l'humain, ses opinions se retrouvent de nouveau changées et cela restait toujours un étrange sentiment pour elle. Certes, le temps qu'elle avait passé d'abord à l'orphelinat puis son agression et enfin ses quelques années passées dans le centre lui avait toujours offert une vision différente de l'humanité et même si elle n'avait pas vraiment eu d'enfance, la brune avait toujours eu les croyances de n'importe quel enfant, c'est à dire celles de penser que l'Homme est bon de nature et qu'il ne pouvait pas être quelqu'un de mauvais. Et pourtant, tout cela avait été balayé en l'espace de quelques minutes, quelques minutes insignifiantes pour un être humain normal mais qui avaient brisé en un instant toutes les pensées de l'adolescente et qui lui avait fait regarder l'Homme d'une autre manière: non, en fait, l'humain est tout sauf bon, c'est au contraire un être monstrueux qui se cache derrière l'image de quelqu'un de bien. L'humain est un être fourbe, hypocrite et manipulateur, qui n'a aucun scrupule à faire du mal aux autres, du moment que ça l'arrange, qu'il peut en tirer profit. C'était la seconde opinion de l'étudiante, une opinion sombre et disgracieuse sur l'Homme, une opinion que ne devrait jamais avoir une gosse de neuf ans mais tout à fait justifiable si elle a vécu un v...ce genre d'agression qu'aucun enfant n'est censé vivre. Dire que les choses allaient encore changé serait assez dingue et c'était pourtant le cas vu qu'à présent, la jeune fille ne parlait que de distinctions entre les différents humains.

Certes, Tahia éprouvera toujours autant de colère et de haine envers ceux qui agissent comme les deux hommes qui l'ont touchée autrefois mais voilà un moment qu'elle avait cessé de voir l'humanité entière dans cette condition et qu'elle pouvait enfin voir en qui elle pouvait vraiment se fier. Alors apprendre qu'il existait d'autres types de salopards ne la surprenait pas plus que cela mais cela n'empêchait en rien le fait qu'elle soit furieuse en cet instant et l'envie de faire quelque chose prenait de plus en plus d'espace dans son esprit, même si elle ne savait pas très bien quoi faire. En attendant, elle voulait surtout que Kei lui dise ce qui lui était arrivé par le passé, ce que ces scientifiques avaient en tête pour faire ce genre de chose. Sans doute y avait-il très peu de chances pour que l'adolescent lui dise quoi que ce soit mais la brune ne s'en formalisa pas, elle ne ferait même aucun commentaire s'il se taisait, après tout ce n'était pas vraiment ses affaires et elle n'avait pas à forcer qui que ce soit. Et pourtant, il ne fallut pas très longtemps avant que le jeune homme prenne la parole et recommence à crier un peu, l'adolescente se demandant comment il faisait pour faire sortir autant d'intonations sans faire une extinction de voix ou devenir totalement aphone. Qui plus est, l'entendre crier à chaque fois devenait un petit peu lassant et la brune avait hâte qu'il arrête un peu et qu'il parle normalement. Non pas qu'elle trouvait Kei pénible au possible mais entendre quelqu'un hurler à côté de vous quasi en permanence, était vraiment pénible et on ne demandait qu'une chose: c'était qu'il ferme sa g...sa bouche. Décidément, l'adolescente allait avoir son lot d'insultes et elle n'avait vraiment pas besoin de ça, elle s'imaginait même sans mal la réaction de sa Grand-Mère si elle l'entendait ne serait ce que dire une injure, alors elle ne voulait même pas savoir si Kei s'était retrouvé dans le centre aussi. Ça aurait été comique, sans aucun doute.

Quoiqu'il en soit, Tahia entendit l'adolescent lui dire qu'il ne faisait absolument pas de crise de panique, ce à quoi, l'adolescente répondit par un regard légèrement blasé, donnant d'une certaine manière sa réponse par rapport à la remarque de Kei. Il ne commençait pas de crise de panique quelques minutes avant? C'est ça oui, même si maintenant, elle voterait plutôt pour la crise de nerfs en voyant comment il réagit et il fallait croire que ça allait durer encore un très long moment, et s'il y avait pas de crise de panique à côté ça reviendrait au miracle mais rien ne le garantissait. Par la suite, l'étudiant avait repris la parole en disant que les scientifiques lui avaient fait plusieurs choses, qu'il y était resté pendant cinq ans et que les scientifiques avaient cherché à comprendre pourquoi un Master était venu le voir lui et pas quelqu'un d'autre. Apprendre que le Master en question avait été tué surpris quelque peu la brune mais elle garda le silence, continuant d'écouter avec attention le jeune homme qui lui déclara que si c'était arrivé, c'est parce qu'il avait tout perdu. Est-ce vraiment lorsque l'on n'a plus rien que le Vide apparait et que le Master vient nous chercher? Il semblerait même si l'adolescente n'a jamais réussi à comprendre pourquoi elle avait ressenti deux fois un Vide, pourquoi on était venu la récupérer seulement la deuxième fois et non après ce qui lui était arrivé? Voilà les questions qu'elle ne cessait de se poser depuis qu'elle était arrivée ici, depuis à peine quelques heures et ça ne l'aidait pas vraiment. Et alors qu'elle faisait au mieux pour suivre les paroles de Kei, la jeune fille entendit ce dernier lui dire qu'il n'avait pas encore tout perdu à ce moment là, du moins jusqu'à ce qu'il aborde le sujet de sa sœur, qui avait été tuée dans un affrontement entre les Master et les scientifiques et que si Terrae n'était pas intervenu, jamais les scientifiques ne se seraient intéressés au jeune homme et la sœur de ce dernier serait encore en vie.  

N'était-ce pas tout à fait normal de haïr autant quelqu'un lorsque l'on a subi des choses et perdu ce qui avait une si grande importance pour nous? La réponse serait un oui et Tahia comprenait la colère qui semblait animer Kei, même si l'adolescente n'avait jamais éprouvé de colère envers cet endroit, elle avait haï tous les autres humains pendant son enfance, elle s'était dégoûtée elle même d'être aussi un être humain et cela avait mis très longtemps à s'améliorer mais même si elle faisait la distinction entre les gens désormais, la brune méprisait toujours ceux qui faisaient ce genre de chose. Aussi, écouta-t-elle les dernières paroles de l'adolescent, bien qu'elle retint un soupir en l'entendant lui dire qu'il se foutait des inquiétudes que pouvaient avoir les gens, que même on se foutait bien de ce qu'on put faire les scientifiques après ça. Et contre toute attente, l'adolescente ne put s'empêcher de donner une légère claque derrière la tête du jeune homme, se doutant parfaitement qu'il allait réagir au quart de tour avec ça, aussi la brune se contenta de lui dire d'un ton qui se voulait exaspéré:

" Si tu pouvais commencer par arrêter de brailler comme un taré, j'apprécierai beaucoup. Je n'aimerai pas être responsable du fait que tu te sois pété les cordes vocales à force de crier et même si j'ai appris pas mal de choses sur la manière de soigner des blessures ou soulager certaines maladies, Grand-Mère Makoto ne m'a pas apprise à remettre en place des cordes vocales donc ça serait possible que tu parles calmement, s'il te plait? Je ne suis pas sourde et toi non plus, il me semble, même si je me demande comment c'est encore possible que tu ne le sois pas devenu... "

Après quoi, Tahia se redressa en poussant un soupir, son manteau toujours dans ses bras et qu'elle n'avait pas envie de remettre tout de suite. Elle tournait le dos à Kei, il lui était donc impossible de savoir comment il allait réagir et ce qu'il devait penser mais ce n'était pas l'important, de toute façon, l'adolescente ne craignait pas vraiment le jeune homme, même si elle ignorait depuis combien de temps il se trouvait dans cet institut et s'il avait développé cette "magie". Bah, elle finirait bien par le savoir à un moment ou un autre et elle était tout sauf pressée de faire quoi que ce soit d'autre. De plus, même si elle prétendait que l'entendre crier était vraiment pénible, cela ne signifiait pas que la brune détestait la présence de l'étudiant, au contraire, elle trouvait cela très intéressant et quelque peu instructif, surtout en ce qui concernait les risques si jamais on devait quitter cet endroit. Chassant la pointe d'agacement qui avait dû apparaitre sur son visage, la jeune fille se tourna de nouveau vers Kei avant de lui demander:

" Contre qui as-tu donc tant de haine? Contre Terrae? Contre les scientifiques? Contre le monde entier? Ou contre toi-même? "


Elle avait aussi envisagé cette idée alors qu'elle écoutait l'adolescent parler et elle devait bien le reconnaitre, c'était quelque chose de très probable même s'il valait mieux de ne pas poser trop la question pour le moment, du moins de ne pas chercher à approfondir cette hypothèse, ce n'est de toute façon pas à Tahia de le savoir, elle n'avait pas le pouvoir de lire dans les pensées des gens, bien que sa spécialité soit plutôt de regarder les yeux des gens pour "voir" ce qu'ils pouvaient être. Et ce n'était pas quelqu'un de méchant que la brune avait en face d'elle, du moins pas dans l'immédiat car elle ignorait totalement ce qu'il en était quotidiennement, et elle espérait ne pas se tromper sur ce point.

" J'ignore ce qu'est une vraie famille, celle avec un père, une mère et des gosses, vu que je n'en ai jamais eu mais vu comment les choses se sont passés pour ma part, j'étais déjà dégoûtée de tout ce qui se rapportait à un humain pour m'en plaindre vraiment. Et mon "visage d'ange" comme on me disait, me donnait davantage envie de me l'arracher que de le contempler. Mais bon, on n'en est pas encore là. "


Oui, elle n'avait jamais pu savoir ce que c'était que d'avoir des parents, Tahia ignorait même totalement si elle en avait vraiment. Et avec tout cela, elle ne connaissait pas vraiment la définition du mot "famille", le fait d'avoir un père ou une mère, d'avoir un frère ou une sœur avec qui elle pourrait être complice et se disputer en même temps. Non, tout cela ne lui avait jamais été donné quand elle était à l'orphelinat et même si le centre se rapprochait plus ou moins d'une sorte de famille, ça n'avait rien à voir avec ce que la brune s'imaginait véritablement.

" Comment s'appelait ta sœur...? Elle avait quel âge quand c'est arrivé? "
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Ven 21 Mar 2014 - 20:51
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Grand mère Makoto ? Et je suis sensé deviner qui c'est Grand Mère Makoto ? ELLE M'A PRIS POUR QUI AU JUSTE LA MEUF LA ?!!

NON MAIS SANS DEC ! J'AI TANT QUE CA UNE TÊTE DE SCIENCE INFUSE ?!

DE SAVOIR TOUT CE QUI SE PASSE SUR CETTE PLANÈTE, QUELLE MÉMÉ CASSE SA PIPE ET COMMENT, QUEL PIGEON CHIE ET OU, QUEL MOUCHE VA EMMERDER DES RANDONNEURS ET QUAND ?!!

NON MAIS ELLE M'A PRIS POUR DIEU C'EST CA ?! PUTAIN, MAIS SI DIEU A CETTE TRONCHE, OUI, MA TRONCHE, ET QU'IL A CRÉÉ L'HOMME A SON IMAGE, BEN ON EST PAS SORTI DE L'AUBERGE PUTAIN !

Et elle me prie de ne pas crier. MAIS JE FAIS CE QUE JE VEUX PUTAIN ! D'OU J’ÉCOUTE UNE MEUF QUI ME DONNE DES ORDRES COMME CA ?!

PUIS C'EST PAS COMME SI J'AVAIS PAS L'HABITUDE HEIN ! MES CORDE VOCALES VONT TRÈS BIEN MERCI !

Elle me tournait le dos, alors à la fin de sa longue tirade de dix kilomètres, je grognais, non pas en signe d'approbation, J'OUVRIRAIS MA BOUCHE SI J'EN AI ENVIE HEIN, mais pour lui faire signe de continuer.

Continuer. OUI, CONTINUER !

PUTAIN ! J'AURAIS PAS DU !!

La première question était facile. Un peu casse-crane dans son genre mais ça allait, pas de quoi étriper son auteur.

Sa famille. Sa face. PUTAIN ! MAIS J'EN AI RIEN A BRANLER !

J'ai envie de lui hurler d'arrêter, que sa gueule, et qu'elle me foute enfin la paix, ou de prendre mes jambes à mon cou, sauf que COMME UN CON, JE SUIS INCAPABLE DE FAIRE QUOI QUE CE SOIT, ET COMME UN CON, JE LA LAISSE FINIR !! MAIS CONNERIES ! CON-NE-RIE !!!

Mon visage est sombre, dans l'ombre de la nuit, replié contre moi. Mes bras sont agités de tremblements le long de mon corps.

Soudain, explosion.

- PUUUUUUUUTAAAAAAAAIIIIIIIIIN !!!


Le relief de mon cou se tend et se calme dès que je la ferme. Alors, je reste comme ça, un instant, le souffle court, la tête prête à foutre le camp, à me dire "Allez, salut bâtard, au déplaisir d'avoir été ta tête pendant ta courte vie de jeune pigeon con" et à me laisser comme un moignon ensanglanté, un corps inerte, cadavre, coquille vide.

D'un coup, je m'assoit à terre. Et me renverse. Je sais pas pourquoi j'ai fais ça, je me retrouve comme un con, couché sur le dos sur la dalle froide, mes cheveux blancs, s'étalant autour de ma tête comme une auréole.

PUTAIN DE TROP LONGS, CES SALOPERIES DE CHEVEUX ?!! ET OUI, JE LES BOUFFE NON STOP ET IL FAUDRAIT QUE JE LES FASSE COUPER, ET ALORS ?! ILS ONT POUSSÉS DEPUIS L’ANNÉE DERNIÈRE, CA ME CHANGE DU CRANE RASÉS DEUX FOIS PAR AN DE CHEZ LES SCIENTIFIQUES MAIS PAS EN BIEN ! ILS ME SOULENT !!

Mes yeux sont aveugles, mi-clos.

- Huit ans, je dit en un râle. Elle avait huit ans... Jenny...

Mes yeux se ferment pour de bons. Je ne veux plus rien voir. Les mages défilent devant comme un mauvais diapo, que l'on veut foutre dans le coin le plus sombre de sa mémoire et en même, que l'on espère ne jamais oublié vraiment.

Des images douloureuses. Des souvenirs.

ET OUI ! C'EST CA QU'ON APPELLE DES SOUVENIRS! FOUTUS SOUVENIRS, SALOPERIES ! PUTAIN !

- Jenny avait un sourire courageux. Elle l'était. Elle était petite mais elle grandissait bien. Elle avait les cheveux châtains.


Sa mère lui les faisaient coupés. Elle était mignonne comme tout, cette gamine, une de ces gamines que la vie n'épargne pas, mais la vie marche quand même pour elle.

Sa... Salope de mère n'a jamais donné un rond pour moi, et c'est à peine si elle croisait mon regard, me toisant avec dédain dès qu'elle croyait que je ne la regardait pas.

Salope. Connasse.

Je rouvre les yeux. Ils sont écarlates.

- Pas comme moi. Un gosse moche comme pas deux. Tu crois que je n'ai jamais rêvé de me l'arracher, moi, mon visage ?! Celui du mec blanc qui n'a pas de mère, qui ressemble même pas à son enculé de père qui lui fait bien regretté. Blanc. Même la nature voulait pas de moi, j'tais pas encore né. Une erreur. Un bâtard. C'est ça, le symbole de cette immonde face, de ce putain de corps maigrichon de merde.


Je ne vois plus rien au dessus de ma tête. Pas de toit, rien. Qu'un ciel sombre et des étoiles.
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Sam 22 Mar 2014 - 17:28
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La soirée allait être très longue, c'était sur et certain, et Tahia doutait redescendre du toit tout de suite, allait savoir comment elle faisait pour rester ici alors que n'importe qui pourrait dire que le jeune homme qui se trouvait avec elle était complètement cinglé. Mais dans le fond, la brune n'était-elle pas déjà un peu folle pour choisir de rester ici? La réponse pourrait être aussi bien un oui, tout autant que la réponse pourrait être négative, car la jeune fille n'avait pas le sentiment d'être folle, du moins pas en présence de l'étudiant à ses côtés et c'était plutôt étrange, à bien y réfléchir. En tout cas, on pouvait pas dire que le jeune Kei était quelqu'un d'ennuyeux, au contraire la brune le trouvait vraiment intéressant et à mesure qu'elle parlait avec lui, sa curiosité semblait s’agrandir, au même titre qu'elle en apprenait un peu sur le passé de l'étudiant et des risques sur le fait de quitter cet institut. Non, elle ne parvenait vraiment pas à s'ennuyer d'être ici et au contraire, elle tenait encore à entendre le jeune homme, même si l'adolescente se doutait qu'il n'avait pas dû apprécier son geste et sa remarque sur le fait qu'il devrait se taire un peu, chose qui amusa quelque peu la brune, en même temps qu'elle entendit une sorte de grognement de la part de l'étudiant alors qu'elle était en train de lui parler tout en lui tournant le dos. Il était plutôt étonnant qu'il l'écoute, ou du moins fasse semblant de l'écouter, chose qui n'était pas non plus impossible, mais en même temps, la jeune fille ignorait comment son interlocuteur allait réagir face à ses autres questions. Après tout, elle avait compris que parler du passé avec l'adolescent serait une mauvaise idée mais elle avait besoin de savoir et si vraiment cela dérangeait tant que cela l'étudiant, il ne lui raconterait rien et choisirait plutôt de se taire ou de partir d'ici.

Si elle savait la réaction qui allait suivre, sans doute Tahia n'aurait pas cherché à en savoir plus concernant la sœur du jeune homme mais elle n'était pas voyante, pas plus que télépathe, donc elle n'avait rien prévu de ce qui allait suivre. Aussi, la brune eut un sursaut en même temps qu'elle se retourna vers l'étudiant lorsque ce dernier se mit de nouveau à hurler, la jeune fille étant presque certaine qu'il allait exploser si ça continuait, en même temps qu'elle se demandait comment c'était possible que personne n'ait entendu le moindre bruit. Non vraiment, cet endroit était de plus en plus étrange et si ce n'était pas un asile de fous, alors cela devait sans doute s'en rapprocher un peu malgré l'apparence des lieux. Par la suite, l'adolescente vit Kei s'asseoir en premier lieu sur le sol avant de s'allonger complètement, chose qui étonna quelque peu Tahia mais elle ne fit aucun commentaire, se contentant de regarder le jeune homme d'un air intrigué. Après un moment de silence, l'étudiant prit finalement la parole et la jeune fille l'écouta avec attention, bien qu'elle sentit son ventre se serrer lorsqu'elle entendit que la petite Jenny, c'était le nom de la sœur de l'adolescent, avait huit ans lorsqu'elle était morte. Comment pouvait-on faire ça à une gosse de huit ans à peine? La brune se sentit un peu mal sur le coup et contre toute attente, elle s'était assise à côté de l'étudiant, son dos s'appuyant contre le muret tandis qu'elle avait ramené ses jambes contre sa poitrine avant de les encercler de ses bras. Elle pouvait passer pour une petite fille de cette manière, bien que cela ne soit plus le cas, mais elle s'en moquait, préférant écouter les paroles suivantes du jeune homme, paroles qui ne vinrent pas tout de suite et en voyant les yeux fermés de son interlocuteur, l'adolescente préféra garder le silence et ne pas lui demander quoi que ce soit, le mieux étant de le laisser parler de lui même plutôt que de brusquer les choses.

La suite parvint plus rapidement que ne l'aurait cru Tahia et alors qu'elle entendait le jeune homme parler de la petite fille, la brune ne put s'empêcher de sourire en entendant la description, sur le fait que Jenny était une fille courageuse, que même si elle était petite elle grandissait bien. Et si elle était vivante et ne s'était pas retrouvée mêlée à cette histoire de scientifiques, elle aurait surement eu une belle vie devant elle... C'était ce que la brune pensait alors qu'un nouveau silence s'était installé et en même temps qu'elle avait écouté, elle s'était doutée que les deux enfants devaient être extrêmement proches, et sans doute Kei avait un caractère différent quand sa sœur était encore en vie. Est-ce que la petite Jenny avait été la raison de vivre du jeune homme? Sans doute, et il fallait croire que Kei ne devait pas porter ses parents en haute estime, et pourtant, ce ne fut pas cela qui donna envie à l'adolescente de lui redonner un autre coup sur la tête. En effet, le jeune homme attesta que contrairement à sa sœur, il était moche et que lui aussi aurait bien voulu s'arracher le visage. Et alors qu'il continuait à parler, l'adolescente avait posé ses yeux sur lui, le regardant cette fois-ci avec plus d'attention, chose qu'elle fit pour la première fois depuis qu'ils avaient commencé à discuter, bien qu'elle l'ait fait plusieurs fois, du moins, lorsqu'il était question des yeux rouge sang de l'étudiant. Et tandis qu'elle observait le visage de son interlocuteur tout en l'écoutant parler, ce dernier se prétendant être une erreur que la nature n'a pas voulu, la brune avait vraiment envie de lui donner ce coup sur la tête, juste pour qu'il arrête de dire autant de conneries. Certes, la jeune fille n'avait jamais vraiment regardé les garçons, même si c'était de son âge, mais elle était tout de même capable de dire si elle en trouvait un mignon ou pas, et elle pouvait très franchement dire que Kei avait une place dans cette catégorie.

Aussi, Tahia ne put s'empêcher de dire, après que l'adolescent ait enfin terminer de déblatérer autant de stupidités:

" Tu as enfin terminé ou est-ce que je dois t'arracher la langue pour être sûre que tu arrêtes de dire de telles idioties sur ton physique? "


Au moins, c'était très clair, la brune ne partageait pas du tout l'avis du jeune homme sur le fait qu'il soit moche, au contraire, il se trouvait être plutôt mignon et pas désagréable à regarder, même s'il fallait avouer que ses iris écarlates avaient de quoi mettre n'importe qui mal à l'aise et que c'était plutôt étrange d'avoir affaire à un albinos. Mais ce n'était surement pas le genre de choses qui allait déstabiliser autant la jeune fille qui plongea de nouveau son regard sur celui de Kei avant de reprendre la parole:

" Toi, je ne sais pas où est vraiment le complexe avec ton physique mais t'as pas dû poser la question à des filles parce que très franchement, je m'en fous royalement que tu sois un gringalet et albinos par la même occasion. T'es pas moche à regarder alors c'est censé être le principal et si vraiment la nature voulait pas de toi, t'aurais crevé depuis longtemps déjà, elle aurait pas attendu aussi longtemps pour ça. Sauf si c'est quelque chose ou quelqu'un qui faisait en sorte que tu t'accroches suffisamment pour que la nature ne te tue pas... "

Et si quelqu'un naissait, c'était parce qu'il y avait une raison, bien que l'on ne sache pas forcément pourquoi et ce que l'on est censé faire, de là apparaissent alors les raisons de vivre, ce que chaque personne devait normalement avoir. C'était, en tout cas, le point de vue de Tahia même si elle-même ne savait pas très bien quelle était sa raison de vivre et ce qui lui serait possible de faire maintenant qu'elle se trouvait ici et c'était plutôt frustrant pour elle, qui avait tout de même eu de la chance d'apprendre et de vivre une vie à peu près normale. Si ce n'est le fait d'avoir vécu dans un orphelinat depuis qu'elle n'était qu'un bébé, de s'être faite agressée alors qu'elle n'était qu'une gosse de neuf ans et qu'elle s'est retrouvée dans un centre jusqu'à aujourd'hui, et voilà que maintenant, elle allait vivre dans un institut étrange et dont les résidents allaient surement lui réserver quelques surprises.

" T'aurais préféré avoir une vie différente? Sérieusement, je crois que c'est ce que n'importe quelle personne espère mais ce qui est stupide, c'est que certains réclament une autre vie pour juste une petite chose, alors qu'il suffit juste qu'ils s'accrochent et se servent un peu de leur tête pour que ça se règle et qu'ils puissent changer eux même leur propre vie. Que tu veuilles changer la tienne est compréhensible mais si ça pouvait être aussi simple, alors le simple fait de vivre n'en vaudrait plus la peine et comment peux-tu être aussi sûr que ce que tu as vécu dans ta première vie ne t'arriverait pas dans ta seconde vie? "


Tahia avait dit cela tout en regardant le ciel nocturne, observant les nombreuses étoiles qui illuminaient faiblement le ciel, se montrant aussi proches que lointaines pour n'importe qui les contemplant.

" Quand j'étais gamine, j'espérais chaque jour avoir une vie différente et pas celle d'une petite fille indésirable qu'on a laissé à la porte d'un orphelinat alors qu'elle n'avait que quelques jours. Alors, si tu te prétends une erreur, je crois que t'es pas le seul à y songer, pas plus que le fait que si tu hais les scientifiques et Terrae, moi c'est l'espèce humaine qui m'a répugnée pendant des années. Donc, dis moi ce que ça va changer de réclamer une seconde vie si on doit chacun recommencer à vivre ce que l'on souhaiterait le plus oublier? "
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Ven 28 Mar 2014 - 22:45
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Le ciel et les étoiles. Le ciel est pas gris. Non, il bleu. Enfin, pas tout à fait, mais pas noir non plus...

BREF, ON EN A RIEN A BATTRE DE LA COULEUR DU CIEL ! NI MÊME DE CELLE DE CES FOUTUS ÉTOILES QUI SONT... Blanches je crois.

BLANCHES COMME MA SALE FACE DE RAT ANOREXIQUES ! RAAAAH !

ON S'EN FOUT DE LA COULEUR DES ÉTOILES J'AI DIS !

- Tu as enfin terminé ou est-ce que je dois t'arracher la langue pour être sûre que tu arrêtes de dire de telles idioties sur ton physique?

- Heeeein ?! Je dis en bougeant imperceptiblement la tête, mon regard se téléportant direct sur l'auteure de ce viol de contemplation astrale ZEN.

OUI ! ZEN SI JE VEUX ! ET NON JE SAIS PAS FAIRE PLUS ZEN ! ALLEZ VOUS FAIRE F...

NON MAIS QUOI DEJA ?!... MA LANGUE RESTE LA OU ELLE EST S'IL VOUS PLAIT MERCI !

Elle me regarde d'un air grave. Dans les yeux. Je prends pas la battle au sérieux, et SÉRIEUX, J'AI GRAVE LA FLEMME.

Je reporte mon attention sur ce foutu ciel moche noir bleu et gris, PAS DE COULEURS PRÉCISE en fait, COULEUR DE LA NUIT, VOILA !

Mais elle a pas l'air de vouloir que ça se passe comme ça. Et c'est repartiii, et encore une tirade, une ! C'EST PAS COMME SI J’ÉTAIS PATIENT LA, A ÉCOUTER TIRADE SUR TIRADE ! NON MAIS SANS DEC !

PUIS J'AI VRAIMENT LA TETE D'UN PSYCHOLOGUE LA ?! CA VOUS AMUSE PEUT ETRE DE COMPATIR ET DE POSER DES QUESTIONS SUR LES GENS JUSQU'A QU'ILS PÈTENT UN CABLE ?!! BAH MOI PAS !

J'EN AI RIEN A CARRER DE VOS VIE CHIANTES TRISTES GRISES ET MORNES ! RIEN A BATTRE ! JE M'EN TAMPONNE ROYALEMENT LE COQUILLARD OK ?!!

Tout à coup, des mots lâchés en mode furax (Mais ça j'en ai rien à faire, elle fait pas peur la blondinette avec ses airs outrés, ET MOI, JE SUIS PLUS FURAX QU'ELLE OK ?!!) m'écorchent les oreilles.

Je me lève d'un bond en position assise. Vous ignoriez que j'avais des abdos ? C'EST NORMAL, J'EN AI PAS, BANDE DE MACAQUES ! JE VIENS DE M’EXPOSER LE BIDON ET LE RESTE DES TRIPES DEDANS PUTAIN !!

J'AI DES MUSCLES DE FLAN AUX PRUNEAU OK ?! C'EST A DIRE PAS UN PET DE PUTAIN DE MUSCLES, RIEN, NADA, NUL PART !! GAME OVER !!!

BREF ! C'EST PAS FINI DE DEBLATERER DE LA MERDE TOUT LE TEMPS LA ?!!

L'essentiel : Pourquoi j'ai une tête en mode vénerf la comme ça d'un coup ? Genre silhouette fantomatique blanche comme la neige, cul sur le béton, avec seulement deux globes carmin qui semble flamboyer de colère et n'avoir pour seul but que votre mort dans un feu de mille douleurs brulante comme la rage.

PARCE QU’ELLE DIT QUE DE LA MERDE PARDI !! NON MAIS SANS DEC !!!

FILLES ?! MAIS ELLE EST SERIEUSE OU ELLE SE FOUT DE MA GUEULE ?!! FILLE ?!!

MAIS J'EN AI RIEN A FOUTRE DES FILLES ! Enfin, non, c'est pas ce que je veux dire ! MAIS J'EN AI RIEN A FOUTRE DES MECS NON PLUS ! NON MAIS SANS DECONNER !

ELLE A VRAIMENT RIEN CAPTER ! RAAAAH MAIS CA ME GONFLE !! NON MAIS... MAIS... RAAAAH ! CA ME SOULE !!

JE M'EN FOUT DE MA BELLE GUEULE SI JE FAIS PAS UN MÈTRE QUATRE VINGT !

CA PROUVE QUE LA NATURE NE VOULAIT PAS DE MOI POUR M'AVOIR FAIT AUSSI MOCHE, CA PROUVE QUE JE SUIS UN BÂTARD QUE MA MÈRE NE VOULAIT PAS, PUISQU'ELLE M'A LAISSER COMME UNE SOUS MERDE AVEC UN PÈRE QUI NE ME VOULAIT PAS NON PLUS !

TU PEUX PAS COMPRENDRE C'EST CA ?!! NON, C'EST SUR ! AVEC UNE GUEULE DE BLONDE COMME LA TIENNE ! C'EST SUR QUE C'EST PAS LES GENS QUI LUI CRACHAIT DESSUS NON PLUS HEIN !

Elle reprit, et je me pris encore DEUX TIRADES DANS LA FACE ! DEUX ! AH AH ! ALORS J’AI VRAIMENT LA TRONCHE DU MEC QUI BAT DES RECORDS DE PATIENCE ET QUI A QUE CA A FOUTRE C’EST CA ?! AH AH.

Mais yeux s'exorbitaient de plus en plus, je la regardais comme si elle allait prendre feu et s'immoler sous mes yeux, toujours plus intensément...

VIE ?! ALLEEEEZ ! ET ALLEZ, ON COMMENCE A PARLER DE LA VIE ! POURQUOI PAS DE PHILOSOPHIE PENDANT QUE TU Y ES ?!! NON MAIS SANS BLAGUES ! CA ME BARBE !

NON MAIS DES SECONDES VIE, RECOMMENCER SA VIE, TOUT ! CA ME MINE PAS POSSIBLE, ON PEUX JAMAIS PARLER DE SUJET PAS TROP CHIANTS ICI ?! NON ? PAS POSSIBLE ?!

TERRAE, C'EST FORCEMENT CHIANT C'EST CA ?!! NON MAIS SANS RIRE !! PLUS LOURD A LA DIGESTION, TU MEURS !

AH NON, J'OUBLIAIS ! IL Y A PLUS BARBANT COMME SUJET ! UN EXEMPLE ?

CELUI QUE L'ON ABORDE EN MÊME TEMPS QUE CELUI DE LA VIE BIEN SUR !

CES SALOPERIES DE SCIENTIFIQUES ! JENNY ! MON PUTAINS DE PHYSIQUE DE MERDE ! MAIS ON VA TOUT PASSER OU QUOI ?!!!

Difficilement, je ravale ma salive pour prendre la parole, débloquant un peu mon cou pour ces putains de cervicales que je dégomme consciencieusement, CAR NON, JE NE FAIS PAS LES CHOSES A MOITIE MOI QUOI, et fais rouler difficilement cette PUTAIN DE POMME D'ADAM QU'EST PAS FOUTUE DE ME FOUTRE UN VOIS GRAVE DANS LA GORGE, et faisant platoniquement remarquer :

- Non mais ça va ? C'est fini ?! C'est pas comme si j'avais toute la nuit non plus hein ! Puis sans dec !

Je me rassoit en tailleur, ramenant mes jambes en les faisant swinguer sur ce foutu sol de béton froid. Tahia face à moi, c'quand même limite mieux, hein.

- Pis j'suis p'être trop con pour me poser des questions comme ça, mais en tout cas, j'suis pas venu à me plaindre de vivre, mais plutôt de la vie. En plus ça m'prend limite la tête tu vois ?


Un instant qui file, c'est la nuit, en vrai, autant les japonais de Tokyo font du bruit avec leurs bagnoles et leurs ville, autant ces rebuts de la société appelés étudiants à Terrae, ou plutôt, INTERNÉS A TERRAE, roupillent tous geeeeentiments, ou au moins ferme leurs gueule la nuit.

- OK, tu fais des longues tiraaaades bien relou, bah moi je sais pas faire, HEIN ! Mais je peux quand même parler ! Tu sais quoi ? C'pas non plus con ce que t'as dit, mais la seconde vie, je l'aurais offerte à Jenny. Ouais, parce que non seulement elle a eu une vie moche, mais courte en plus ! SI CA FAIT PAS CHIER CA ! Et moi, la vie est tellement une salope que je le suis encore, en vie. Même pas le cadeau de crever avec un minimum de fierté, NON !


Yeux fous, regard qui volette dans le vide. Je ne m'adresse plus à la blondasse, je suis parti dans mon délire, CA Y EST ! TERRAE A EU MA RAISON C'EST CA ?!! C'T'ESPECE D’HÔPITAL POUR CINGLÉS ! JE SUIS FOUTU C'EST CA ?!!

Ooooh non, pas de soucis, tant que je hais encore ces salaud de scientifiques, ces connards, ya pas de risque pour que je me mette à aimer Terrae en mode : Peace and love ! Et si on sequestrait des ados prépubère au Japon pour échappé à la législation de leurs pays ?!...

- Ouais, c'est ça ! La vie, c'trop chiant pour te laisser crever tranquille et à chaque fois que tu crois tenir quelques chose, ou la moindre merde à laquelle te raccrocher qui renait, elle te l'enlève direct. FAUT PAS SE FAIRE DE FAUX ESPOIR C'EST CA ?!!

Nous traversons actuellement une zone de turbulence, veuillez attachez vos ceinture et ne pas paniquer en sautant hors de l'appareil, par exemple, ou encore nous assourdir a cup de "C'EST LE DESTIN CHERIE !!" ou autre "C'EST LA FIN DU MONDE ! ON VA TOUS MOURIR !!"...

- ET LA VIE DONNE ENVIE DE VIVRE ?!! MAIS T'ES SUR QUE CA VAUT LE COUP ? VIVRE DANS CET PRISON POUR EXCLUS CINGLÉS ?!! PARCE QU'ENTRE TARÉS REJETÉS, ON EST SENSÉ S'ENTENDRE ?!!!

RAAAAH !! MOI CA ME DONNE ENVIE DE VOMIR !

- Changer ? Qu'est ce qui pourrait changer ? Il me faut remonter le temps pour faire tout ce que j'ai pas fait ? Tout ce que j'ai reggretté ? Ou c'est encore pour revivre cette vie de merde ?

Non, je sais pour quoi je veux remonter le temps.

- Non, je veux seulement remonter le temps pour retrouver ma soeur. Le reste ne vaut pas le coup d'être vécu. Ca vaut même le coup d'être mort. ET POURQUOI JE SERAIS VIVANT ?!! Bonne question ! InstInct de survie, tu crois ?! NON JE SAIS PAS !!...

Je reporte une dernière fois mon regard sur Tahia. Au sol, inconsciemment, je me suis agité, je ne reste pas en place, même assis.

Je ne sais pas d'où sorti ma question, mais je la lâchais d'une voix rauque :

- Et toi ? T'aimerais remonter dans le temps ?!

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Noir sur Rouge. [Pv Tahia Makotooooo ~]

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