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Casse-croûte nocturne ~ [Hisméria Altair et Teru Tetsukamen] [Abandonné]
##   Sam 1 Mar 2014 - 17:10

Personnage ~
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Aaron Eran
Aaron Eran
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Une semaine. Une toute petite semaine qu’Aaron se trouvait à Terrae. Enfin presque une semaine, mais il n'allait pas chipoter pour quelques jours... Il avait eu le temps de découvrir des choses et d’en oublier d’autre. Comme par exemple que cet endroit avait un uniforme. Un putain d’uniforme ! Avec une cravate, une veste et le bazar habituel. C’était bien l’invention la plus horrible qui puisse exister après les cours de quatre heure… Puis il y avait aussi la grandeur de la chose. Une chose tellement grande, qu’elle abritait un village, un lac, une forêt et surement d’autres choses que l’adolescent n’avait pas eu le courage d’explorer, de peur de se perdre. Franchement… Pourquoi les choses ne s’étaient pas un peu mieux passé avec Tahia ? Maintenant, il était obligé de se démerder pour trouver des repères valables… Au moins, il connaissait le chemin entre l’entrée et les dortoirs, puis pour aller à ses cours ou se rendre à la cafétéria... C’était une tout autre partie de jeu. Trop fier pour retourner demander de l’aide à Tahia, et il n’avait aucune envie de se lier aux autres étudiants s’ils avaient, eux aussi, l’envie de lui faire admettre une vérité qui n’existe tout simplement pas. C’était vraiment stupide, ce qu’on pouvait faire par fierté… Maintenant il se retrouvait à errer comme un idiot dans les couloirs plongés dans le noir par la nuit, à la recherche des dortoirs, ou de la cafét’ au choix. Le premier sur lequel il tombera l’emportera.

Aaron soupira. D’accord, il avait plein de devoir en retard. D’accord, il avait préféré les finir plutôt que d’aller manger directement. Mais pas d’accord, pour se retrouver à minuit dans le couloir pour les finir parce qu’il s’était fait engueuler à cause de la lumière. Et encore moins d’accord, d’avoir eu besoin d’un casse-croûte nocturne. Maintenant. Il était bien plus que perdu... Déjà que le jour, ce n’était pas facile de se repérer, alors la nuit… Evidemment, il préférait largement la nuit au jour, mais disons que… Disons que, se perdre dans des couloirs effrayants en n’ayant aucun repère, lui donnait quelques envies de préférer le soleil à la lune. Et puis il y avait ce calme. Ce calme super angoissant. Le genre de calme où on entend le vent souffler et les loups hurler… Encore heureux qu’il n’y ait pas de loup ! Non pas qu'il en avait peur… Mais en fait, ce que redoutait le plus Aaron, c’était les araignées. Les araignées et huit petites pattes tout à fait effrayantes…  Ah qu’est-ce qu’il les détestait ! Rien que d’y penser, il en avait des sueurs froides.

Aaron était… Il était le genre de personne à dormir un peu tout au long de la journée, pour dormir presque pas la nuit. Non, le sommeil ne le fuyait pas, juste que sa répartition des heures de sommeils étaient spéciales donc, il n’était pas rare de le voir déjà éveillé à 4 voire 5 heures du matin ou alors encore réveillé jusqu’à 2 ou 3 heures puis s’endormir comme une pierre. Apparemment aujourd’hui, c’était la seconde option. Une option qui l’obligeait à aller se chercher un casse-croûte nocturne. Heureusement, que le fait de devoir faire ses devoirs hors des dortoirs l’avaient obligé à prendre une lampe, sinon il se baladerait dans le noir. Et encore heureusement, que quelqu’un avait eu la bonne idée de mettre une plaquette sur chaque porte pour indiquer ce qui se trouvait derrière sinon, il aurait été bien plus que perdu.

Voyons voir… Il était déjà passé devant le bureau de la directrice, une zone qu’il n’avait jamais explorée avant. Puis devant l’infirmerie et quelques salles de cours dont il n’aurait pas sût en donner la position exacte. Et maintenant, il longeait des couloirs sans vraiment savoir où il allait. La seule chose sûr, c’est qu’il évitait de toujours tourner à droite, à ce qu’il parait ce n’était pas la meilleurs des façons d’avancer. A part, si on voulait tourner en rond… Ou en carré.

Aaron commençait franchement à en avoir marre. Il était seul, en pyjama, un pull blanc bien trop grand pour lui, avec les dog tag (= pendentif des militaires) de son frère qui resplendissait dessus, et un pantalon en toile noire ainsi que des chaussettes, et une lampe, paumé dans des couloirs qui semblaient n’avoir aucune envie de l’amener où il voulait. Et quand il en avait marre, la fatigue avait souvent l’habitude de venir accompagnée de sa fidèle amie qu’Aaron ne connaissait trop bien : la flemme. La flemme de marcher, la flemme de réfléchir plus de deux minutes. La flemme de vouloir faire le minimum vital. Et c’est avec un certain automatisme qu’il continua sa marche silencieuse.

Heureusement, ses deux compagnes nocturnes ne restèrent pas aussi longtemps qu’il l’avait pensé. Quand le faisceau de la petite lampe éclaira une double porte, elles partirent. Une porte double marquée : Cafétéria ! Enfin ! Il aimait ce genre de situation, quand il pensait que tout était fini et que soudain ça recommençait. Encore plus, lorsqu’il était question de bouffe ! Aaron passa doucement la tête par la porte en murmurant d’une petite voix :

« - Y a quelqu'un ? »

Seul le silence lui répondit. Parfait ! Se doutant que les petits pillages nocturnes dans ce genre ne devaient pas être autorisé, il valait mieux ne pas avoir de témoins. Il s’efforça de faire le moins de bruit possible après avoir éteint sa lampe. Pas si facile que ça, lorsque la pièce est presque plongée dans le noir et qu’il n’y avait plus aucun repère du jour. Ce fut sans doute pour cette raison, qu’il se cogna méchamment le petit orteil contre une table, et qu’il s’effondra en emportant une chaise et la maudite table, avec lui, créant un raffut de tous les diables, qui masqua gentiment son cri et ses gémissement, de fillette. Ah bah bravo pour la discrétion… Au moins, si une personne s'y trouvait, elle aurait surement déguerpie.




Dernière édition par Aaron Eran le Lun 20 Oct 2014 - 13:19, édité 2 fois
##   Dim 9 Mar 2014 - 17:21
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La journée de base contient deux temps forts. Le lever du soleil, et son coucher. Deux moments uniques qui, même s’ils se répètent chaque jour de la même manière, sont toujours aussi impressionnants. Certains hommes affectionnent ces moments pour d’autres raisons. La beauté qui s’offre à eux les aide à penser. En effet, quoi de mieux pour se pencher sur des questions restées sans réponses ? C’est donc pour se sentir en confiance, ou en phase, avec lui-même, que l’homme se perd dans sa contemplation. Certaine personne ne se contente de vivre grâce aux lueurs du soleil, mais il est des plus intéressants de vivre la nuit :

La lumière du soleil est unique, mais elle n’est rien face à la beauté de l’éther, et de son astre aux milles reflets ; On ne peut lui attribuer de couleur précise. Celle-ci varie d’intensité selon la façon dont on la regarde, selon l’heure de la soirée également. Les réponses que cette boule de glace apporte à l’homme sont toujours les bonnes. Même si parfois il vaut mieux ne pas en avoir connaissance. Certaines questions doivent demeurer sans réponse précise. Le doute et le mystère sont liés et permettent d’avancer. Que serait la vie si elle ne comprenait aucun évènement non planifié ? Mais au final, pour cet écrit, je me dois de trouver la réponse avant de me perdent moi-même. C’est ainsi et je ne pourrais plus revenir en arrière une fois l’éclaircissement fournis. Je me dois de le découvrir, de le retrouver.

Tout en réfléchissant à voix haute, Hisméria marchait dans l’allée sombre des couloirs en dédales de Terrae. C’est qu’on s’y perd facilement dans ses longs passages sans fin. Pourtant, j’ai tout de même progressé depuis que je suis arrivé dans cet institut. Cependant, je mets toujours autant de temps à rejoindre la cafétéria. Sûrement parce que je n’ai jamais aimé ce genre d’endroit remplis de foule à perte de vue, cherchant absolument à être le premier servis. Non franchement, très peu pour moi, ce pourquoi ce coup-ci, je m’y rends la nuit.

Quand je pense à cette endroit sinistre et ma première rencontre avec Néro, de drôle de souvenirs s’emparent de moi. Mais bon, ce n’est pas le moment de déblatérer cet instant du passé. Il vaut vraiment que je m’active, j’ai comme une drôle d’impression et ce message mystérieux qui a été déposé sur mon palier m’intrigue au plus haut point.

J’étais chaudement vêtu, non pas qu’il fasse particulièrement froid, mais plutôt que je cherchais à dissimuler mon Wakizachi que je transportais. Sur ce coup-là, je ne pouvais me rendre de nuit avec une arme dans un lieu public ; Le règlement de Terrae était clair, je ne devais vraiment pas prendre le risque de me faire sanctionner.  Mais bon, me promener de nuit par un pareil contexte aurait été tout autant suicidaire. C’est à double tranchant, en voila une image qui convient parfaitement à la situation.

Je marchais tout en réfléchissant. Ne comptez pas sur moi pour que je vous révèle le contenu de ma pensée. Je vous dirai juste qu’à cet instant-là, je pensais. Penser à penser. Voilà qu’elle était mon occupation. Parfois, et au détour d’une rue, il m’arrivait d’être surpris par la personne que je croisais, ou même de ne pas surveiller les personnes qui se dirigeait vers moi. Cependant ce soir, il en était tout autre : j’examinais chacun des bruits m’entourant afin de ne pas me faire surprendre. Restant sur mes gardes, pour ne pas tomber dans un piège. Après tout, c’était peut-être un traquenard de S.NE. Il ne manquerait plus que ça : en vue de ma faiblesse physique et des derniers combats, je me devrais d’être vigilant et ne pourrais riposter à son attaque, elle me serait fatale.

Vraiment Hismé je te pensais plus malin que ça ; Céder à la curiosité d’un simple bout de papier. La réalité des choses stoppa sa réflexion brutalement. « Me voici enfin arrivé à destination » pensa doucement l’homme calme.

Hisméria sentit au bout de ses doigts des picotements insupportables. L’homme ferma les yeux, cessa de respirer et vida ses poumons lentement. Animé par son excitation, l’adolescent rechercha encore sa main du regard, vérifiant que ses sens étaient prêts à agir en cas de nécessité.

Puis, l’énigme prit le dessus. Le jeune sentit que sa poitrine se gonflait, que des spasmes le secouaient et qu’un sentiment de déjà vu le titillait. Ne sachant pas répondre à cette impression, Hisméria décida de laisser place à sa mémoire visuelle. Dans le vide de ses souvenirs, l’homme naufrageait sur un océan sans vague, un horizon sans ciel, une surface sans repère, un espace sans limite.

Cependant un vaste bruit venant de la cafétéria fis sortir Hisméria des méandres de son âme. Discrètement Hisméria se faufila à l’intérieur du bâtiment. Une fois à l’intérieur, il reconnut les ondes sonores se propageant dans l’immensité de la pièce :

- Y a quelqu'un ?

Prenant le soin de ne pas répondre, la réaction de l’adolescent face à ses mots fut automatique : Hisméria sortie de son long manteaux noir le Wakizachi et l’accrocha dans son dos, de telle manière qu’il puisse s’en saisir en cas de nécessité. L’adolescent continua de s’avancer discrètement, puis l’homme se retrouvait face un obstacle : Se tenait devant lui une silhouette de dos. Qu’est-ce qu’il pouvait bien faire ici a une heure pareil ?

On va chercher à le faire fuir. L’homme remarqua sur le côté du plan de travail un petit saladier prêt du bord.  « Exactement ce qu’il me faut » pensa Hisméria. L’adolescent se concentra pour déchainer le pouvoir qu’il accumulait en lui depuis bien trop longtemps.
Hisméria se concentra sur lui-même et se mis à trembler si fort que son corps semblait interagir avec petite molécules l’entourant. L’homme se rappela avec précision le sentiment qu’il avait ressenti la première fois que ses pouvoirs sont apparus. Cette tristesse heureuse coulant dans ses veines. Ce tourbillons de folie grandissant, à tel point qu’il était impossible de l’arrêter. Son expression changea brutalement et son expression s’assombrit. Comme si les ténèbres ne faisait plus qu’un avec ce qui le constitue. Corps et esprits s’alignèrent, formant une alchimie parfaite.  Ca y est-il était prêt

D’un geste l’adolescent fit tomber le saladier par terre. Le problème étant, c’est qu’Hisméria le poussa trop fort, et que le petit ustensile rebondit exactement vers le jeune homme. L’effet que celui-ci réalisa fut complètement à l’opposé de  ce qu’il recherchait. Eh bien, mon cher Hismé, il y a encore du boulot, pensa-til. Avant que la silhouette ne se retourne, il eut à peine le temps de mettre sa capuche et de reculer de deux pas. Restant avant toute chose sur ses gardes.

Au moins, je serais fixé sur la personne se trouvant en face de moi, pensa Hismé. Est-ce là un sbire de S.NE ? Rien que cette idée le révulsa…

Hisméria ne pu s'empecher de dire avec une simplicité :

- Qui est tu, et que fais tu ici à une heure aussi tardive ?
##   Dim 9 Mar 2014 - 19:25

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ça fait mal... ça fait vraiment mal. Un gémissement presque étranglé sortit des ses lèvres tandis qu'il se tenait le pied. Il se serait presque roulé de tous les cotés, si seulement il n'était pas piège par les chaises, la table et un étrange objet rond. Étrangement, il n'avait pas lâché la lampe. C'est sur que s'il l'avait fait, il serait en train de pester a haute voix. Après tout, qui était là pour l'entendre ? D'une main, Aaron se tenait le pied meurtri par la table et de l'autre l'endroit où l'étrange objet avait frappé avec une force étrange.

Cette cafétéria devait surement être hantée. Hantée par un fantôme qui n'aime pas qu'on vienne hors des heures... Aaron était bien tombé. Il resta un moment à terre à gémir, ça fait vraiment, mais alors vraiment très mal...

« Aaron à tendance à exagérer les choses.
Pas toute, mais c'est souvent le cas des petites blessures.
Puis, les parents avaient souvent tendances à dire que "Lorsqu'un enfant tombe et pleure, ce n'est pas grave. C'est quand il ne pleure pas que ça l'est." C'est presque la même chose pour Aaron, sauf que lui c'est quand il râle.
Journal de Kyro.»


L'adolescent lâcha une bordée de juron envers la table et le fantôme de la Cafétéria, avant d'essayer de s'appuyer sur la table, qui est évidement ronde sinon ça n'aurait pas été marrant, pour se redresser. Il suspendit son geste immédiatement.

- Qui est tu, et que fais tu ici à une heure aussi tardive ?

Ses grands yeux bleus se mirent à papillonner en tentant de voir quelques choses dans l'obscurité de la pièce. Il devait surement y brûler une flamme de surprise et d'inquiétude. Un silence aussi profond que les ténèbres envahi la tête de l'adolescent, tandis qu'un seul mot brillait dans son esprit : fantôme. Fantôme... Il y avait vraiment un fantôme ici... En quelques seconde, le bazar habituel revient. Beaucoup plus intense, légèrement augmenté par le peur qu'il y ait véritablement un fantôme. Mais non... Aaron n'y croyait pas du tout ! Pas une seconde même ! Quoique...

Non franchement... Il n'avait aucune raison d'y croire. ça n'existe pas, et puis qu'est-ce qui lui dit que c'est vraiment un excoto... Ecto... Fantôme ? C'est peut-être juste quelqu'un qui à décidé de lui faire une mauvaise blague. Ou quelqu'un qui avait intent... l'inten... Qui avait l'intention de lui faire peur. Oui c'était surement ça... Aussitôt de nouvelles insultes naquirent dans l'esprit du garçon, en pensant que s'il avait un tant soit peu de lumière il aurait pu regardé dans la direction d'où avait surgit l'objet étrange - surement un bol, vu sa forme, ou peut-être un casque ? -. C'est vrai, l'objet ne pouvait pas être sur la table vu qu'il l'avait sentit quand il se l'était reçu en plein dans les cotes. Les mêmes cotes qui continuaient à lui faire mal. A tâtons, il chercha la chose.

Une petite lumière s'alluma dans son esprit. Quel idiot ! Il avait sa torche ! Immédiatement, il remercia l'idiot qui l'avait mit dehors. Étrangement, Aaron se souvient d'une vieille conversation sur un jeu, qu'il avait surprit avec des camarades. C'était à propos d'un plombier de couleur vert, ou peut-être un homme femme de ménage toujours vert, dans un vieux manoir qui avec son aspirateur et une torche, chassait des fantômes. Niveau jeu, l'adolescent ne s'y connaissait absolument pas. C'était à cause de 'ses parents' qui ne voulaient pas qu'il ait de jeux vidéo. Déjà rien que la pénétration d'une télévision dans la maison avait été dure à obtenir, alors des consoles de jeux...

Ce fut donc en pensant à cette conversation, qu'il alluma la lampe en direction de l'ancienne place de l'objet. Le faisceau éclaira bien. Il éclaira bel et bien le mur, et un comptoir... Oh... Le moral d'Aaron retomba presque aussitôt qu'il était monté. Y avait rien. Absolument rien... D'un geste paniqué, il balaya la salle avec la lampe. S'il n'y avait rien, ça signifiait qu'il y avait un fantôme. Un fantôme qui n'appréciait pas qu'on vienne pilier son garde manger en pleine nuit. Un fantôme qui n'hantait les lieux que la nuit...

Néanmoins, Aaron arrêta son geste juste devant lui. La bouche légèrement ouverte, et l'esprit tournant aussi vite qu'il pouvait malgré l'heure tardive. Ombre, parmi les ombres ? Et puis, la question ne venait pas de cette direction ? La ou les questions... L'adolescent n'y avait pas fait tellement attention que ça. Sans faire de bruit, sa main tâtonna le sol à la recherche de l'objet volant non identifié... Il remonta lentement la lampe, et marmonnant, plus pour se rassurer que pour la personne.

- Ok le fantôme... J'veux pas d'embrouille, juste de la bouffe. Puis si t'es pas content... J'ai une arme...

Arme dérisoire. Arme inexistante. Parce que oui, Aaron n'avait toujours par réussit à mettre la main sur ce foutu objet... Il avait donc le choix, entre balance la lampe -ce qui serait plutôt la dernière solution à envisager- ou balancer une chaise -solution encore moins envisageable puisque si c'était un fantôme, elle risquait de passer à travers et, faire encore plus de bruit- ou alors, fuir. Fuir serait pas mal, mais ça signifierait abandonner le casse-croûte et puis pour fuir où ? Le fantôme, enfin soi-disant fantôme, était juste devant ce... Oh et puis zut ! C'est pas comme si c'était...

Une nouvelle fois, Aaron s’arrêta. Certes, ça ne devait surement pas être agréable de se prendre la lumière en plein visage, mais bon, il était surprit. Tellement surprit que ça devait faire un moment qu'il avait la bouche grande ouverte. L'ombre, parmi les ombres, avait un visage humain. Un visage humain caché par... Caché par quoi ? L'adolescent ne voulu même pas le savoir. Ses yeux s'écarquillèrent de surprise, et de terreur. Il augmenta la luminosité brutalement, tellement qu'il devait surement avoir aveuglé le fantôme, puis se leva brutalement. Il se prit les pieds dans une chaise et tomba sur le genou en lâchant une bordée de juron. Il se leva de nouveau, sauta par dessus le comptoir et se cacha derrière.

Aaron plaqua ses mains sur sa bouche en tentant de retenir le rire nerveux. Il imaginait déjà tous ce que le fantôme pourrait lui faire. Il marmonna en éteignant la lampe.

- Bordel... Y avait vraiment un fantôme...


##   Jeu 13 Mar 2014 - 22:58
Anonymous
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Bien que le noir remplissait entièrement la pièce, Hisméria pouvait ressentir d’ici cette sensation qui le hantait depuis ce fameux jour où sa vie bascula : La douleur. L’homme ferma les yeux et reconnu un léger gémissement s'échappant des dents soudées de la silhouette en face de lui. L’adolescent entendit le crissement de sa mâchoire à l'intérieur de sa tête.

L’individu qui lui faisait face contemplait autour de lui, le regard à l'affût du moindre détail qui pourrait le soulager. Il suppliait intérieurement. Peine perdue, la douleur résonnait dans le moindre muscle, chaque centimètre de son corps semblait tendu. La personne avait mal. Il haïssait le monde entier, et le monde entier le haïssait.
Apres quelque seconde, la palpitation sur son front l'énerva : Il faut qu'il respire, que celui-ci reprenne ses esprits. Il a mieux à faire. Mon compagnon inspire, Il expire plus lentement maintenant. Inspirer, expirer, en douceur.

La douleur qu’éprouvait cet humain me rappela le jour où ma cicatrice me fut infligée. Hisméria se souvient que celui-ci avançait en essuyant le sang qui coulait sur ses yeux. Oui du sang coulant à gros flots de l'entaille qui lui déchirait le front. L’homme aurait sûrement une cicatrice, d'ailleurs ce ne serait pas la seule. Tout son visage sanguinolent serait désormais un visage parcourut de sillons comme une terre labourée. Mais celle-ci trônerait comme la honte que l’auteur voulait qu’il éprouve tout le reste de sa vie : Signe de sa plus grande défaite. Épuisé par sa course, déboussolé par le coup qu'il avait pris sur la nuque, Hisméria titubait sur ses jambes meurtries et flageolantes. Mais tout cela n'était rien comparait à la haine qui lui brûlait le cœur. C'est elle qui le faisait avançait. C'est elle qui lui donnait la rage de se relevait quand il trébuchait. C'est elle qui lui permettrait de se venger.

Quelque chose ramena Hisméria à lui : Son interlocuteur jeta un œil assassin vers le meuble en pin qui se dresse à quelques pas de lui. Il se relève en grimaçant : C’est reparti.

D’un coup vif la silhouette alluma une lampe torche ayant pour effet de m’éblouir.  Serait-ce la une tentative d’attaque ? Si telle est le cas, je risque vraiment de gros ennuis. Je ne suis pas sûr d’être en capacité physique pour riposter. Et puis, avec tout ce qui nous entoure, si je dégaine le Wakizachi, je vais réveiller tout le quartier ! Ce serait vraiment le meilleur moyen pour qu’un Master nous tombe dessus. Que faire ? Hisméria posa la main sur son arme et se mit à réfléchir. Bon,  une chose est sûre, je n’ai qu’à me tenir prêt et à attendre. Je ne peux pas l’attaquer : l’être verrait tout de suite que je suis à bout de force. Au moins, j’ai cette avantage-là, il ne sait pas quels sont mes atouts et surtout quelles sont mes faiblesses. Ou du moins, pour l’instant.
Tiens, on dirait que mon adversaire à une drôle de réaction : l’homme dirigea le faisceau de sa lampe contre l’objet que j’avais propulsé. Çà y est, cette fois il va comprendre, je suis vraiment dans une impasse. Réfléchis Hismé, réfléchis, s’il t’attaque de front, même ma lame ne suffirait pas à le parer. Mais si je me mets à marcher, je serais forcement dos à lui, et donc tout autant vulnérable...

Son interlocuteur s’exprima d’une voix tremblante :

- Ok le fantôme... J'veux pas d'embrouille, juste de la bouffe. Puis si t'es pas content... J'ai une arme...


Au moins je sais ce que cet individu fait là, c’est juste un affamé de plus. La tension retomba et Hisméria relâcha la poigné de son épée. Une seconde il m’a traité de fantôme ? Intéressant, il ne sait donc pas que c’est un institut à personnes possédants des attraits bien spécifique. On dirait que c’est mon jour de chance, je suis tombé sur un novice.  Je vais chercher à l’effrayer un peu plus.

Hisméria se décida d’avancer : Il faisait de plus en plus noir dans la pièce : L’ombre se glissait par l’entrebâillement. Elle se fondait dans l’obscurité et on aurait vu une tâche ramper sur le sol jusqu'à ne voir qu’un petit point noir. Dans sa main droite, l’individu tenait un objet non identifié qu’il mit délicatement dans sa poche.

De sa main gauche, Hisméria saisit son sabre. L’homme marchait sur la pointe des pieds. En évitant de faire du bruit, tout en traversant la cuisine. Le sol craqua. L’adolescent s’arrêta net. Son cœur battait vite. Il n’osait plus bouger, ni même respirer. L’ombre étendu contre le sol réagit si rapidement qu’Hisméria n’eut pas le temps de bouger : Celle-ci se planqua contre un placard et repris la parole :


- Bordel... Y avait vraiment un fantôme...

Heureusement pour moi, il est vraiment apeuré. Voyons voir ce que j’ai à portée de main : Quelques assiettes, des verres. Rien d’extraordinaire, mais j’ai peur que ça soit trop lourd pour moi. Déjà que mes capacités ne sont pas bien étendu, alors en plus dans cette état je ne vais pas arriver à grand-chose. Tiens là, il y a des couverts. Ça devrait aller.

De nouveau, Hisméria se concentra pour réunir assez d’énergie. Dans un mouvement entrainant perte et fracas, il réussit à faire glisser les couverts. Ce qu’il ne pouvait pas prévoir, c’est que d’utiliser ses pouvoir le fit tomber au sol, épuisé et incapable de se relever ; Telle une masse inerte l’homme s’effondra avec une si grande violence, que cela produit un grand bruit sourd dans toute la pièce. Au moins une chose est sûre, l’effet est garanti ! Mais maintenant faut vraiment que je trouve une solution pour me relever avant qu’il ne comprenne vraiment ce qui est en train de se produire…
##   Ven 14 Mar 2014 - 18:44

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Aaron ramena ses genoux contre lui et les entoura de ses bras. Il posa, ensuite, son menton dessus et scruta les ténèbres. Il serrait la lampe à s’en blanchir les phalanges. Il n’avait pas peur… Il n’avait pas peur. Il se répétait cette phrase pour s’en convaincre lui-même. Il n’avait aucune raison d’avoir peur… Les fantômes ça n’existe pas –même s’il venait d’en avoir vu un- et en plus Kyro lui a dit que ça n’existait pas donc… Donc, ça n’existe pas.

L’adolescent se crispa et essaya de se faire le plus petit possible. Tous ses sens étaient mobilisés malgré la fatigue. Bien qu’il fasse complètement noir, il essayait de voir le bord des meubles, ou des placards sans y arriver. Il faisait beaucoup trop noir. Une pénombre dense où on avait plus l’impression de marcher dans le vide qu’autre chose. Il ne pouvait donc compter que sur son ouïe et son toucher, en sachant que son odorat ne lui servirait à rien, à part si le fantôme était un phacochère qui puait… Chose peu probable puis qu’il avait l’impression d’avoir vu un humain.

Aaron laissa échapper un cri peu masculin lorsqu’un bruit se fit entendre. Le bruit ressemblait à la rencontre du fer –ou d’un truc dans le genre- contre le carrelage. Il ferma les yeux en espérant ne pas voir surgir le fantôme.

« Quand Aaron était gosse, et qu’on jouait à cache-cache, il avait tendance à croire qu’il suffisait de fermer les yeux pour pas que je ne le vois pas.
C’était amusant à l’époque, mais disons que maintenant… ça risque plutôt de lui apporter des problèmes s’il ferme les yeux dès qu’il veut fuir la réalité…
Journal de Kyro. »


Aaron sursauta et mit ses mains sur ses oreilles en entendant un choc encore plus fort. S’en suivit le léger bruit de la lampe qui s’écrasait contre le sol. Qu’est-ce qui avait bien pu faire autant de bruit ! A moins d’avoir fait tomber toutes les tables en mêmes, l’adolescent ne voyait pas comment le fantôme aurait pu faire un bruit pareil. D’ailleurs, il ne voulait même pas savoir ce qu’avait fait tomber le fantôme. Il aurait même voulu ne jamais venir ici…

Au bout de quelques secondes qui lui parurent durer des minutes, Aaron enleva ses mains de ses oreilles en ouvrant doucement les yeux. Ce fut le même noir qui l’accueillit. Le même silence. Il tourna la tête de chaque côté en espérant voir quelque chose, mais rien… Rien, seulement les ténèbres. Il trouva rapidement sa lampe et l’alluma. Le rayon était faible, mais suffisamment forte pour éclairer le sol devant lui. Il cligna des yeux lorsque des objets lui renvoyèrent l’éclat de la lampe.

C’était juste des couverts. Aaron poussa un soupire rassuré. Juste des couverts. C’était dingue de voir à quel point les objets du quotidien pouvait devenir effrayant le soir… Il y en avait plein le sol. L’adolescent promena le faisceau de la lampe sur le meuble et sur les placards à la recherche de quelques choses à manger. Il jeta un bref coup d’œil en arrière, mais même avec la lumière il ne vit pas le fantôme. Un nouveau soupire rassuré ce fit entendre.

D’un pas de loup silencieux, il avança entre les couverts. Connaissant sa maladresse, il arriverait à s’entailler le pied avec un couteau, alors qu’il est en chaussette. Il venait juste de repérée des pommes, bien rouge, laissées sur le comptoir. Bon d’accord, des pommes rouges, à minuit avec un fantôme dans les parages ce n’était peut-être pas la meilleurs options, mais il avait la flemme de fouiller dans les placards pour trouver des biscuits.

Aaron en prit trois. Une pour sortir de la cafétéria, une le temps de trouver son chemin et une dernière juste avant de dormir. Il fit de nouveau le chemin en sens inverse, en éclairant le sol. Prit d’une envie enfantine, il se fit une marelle imaginaire. Etrangement, l’adolescent avait toujours adoré ce jeu, même s’il était pour les filles. Il ne savait pas trop pourquoi, surement parce qu’il espérait qu’en faisant ça, il accéderait au ciel et ramènerait ses parents... C’était stupide mais il l’avait toujours espéré. Son « ciel » était le petit passage entre le comptoir et le reste de la cantine.

Aaron laissa échapper un cri, encore une fois très efféminé, et laissa tomber une pomme. Pomme qui roula vers un corps éclairé par la lampe. Il resta la bouche ouverte à contempler la personne inanimée par terre, pendant quelques secondes. L’esprit complètement vide de pensée. Qu’est-ce… Qu’est-ce que cette personne faisait là ? Il avança d’un pas prudent, prêt à riposter à coup de lampe si besoin est. Il appuya avec le bout de son pied sur ce qui semblait être le bras de personne. Manque de chance, il appuya sur un endroit où le manteau et cru que son pied était passé à travers. L’adolescent recula de nouveau après avoir eu un cri d’enfant. Il trébucha et tomba sur le sol.

Les yeux écarquillés, Aaron ne savait pas s’il devait être effrayé ou curieux. Pourtant, ce fut la curiosité qui l’emporta. Il s’accroupit et du bout de sa lampe, éteinte, appuya sur le corps, comme l’aurait fait un gosse avec un bâton, tandis que sa voix, un peu trop enfantine, s’élevait doucement dans le silence.

- Monsieur le fantôme ? Vous êtes vivants ?

Question plus que stupide… L’adolescent le reconnaissait, mais c’était la seule question qui lui venait à l’esprit. Il arrêta rapidement de tâter le fantôme avec la torche. Etrangement, il semblait solide… Ce n’était pas censé être ima… Immaté… immatériel ! De sa main libre, il attrapa la pomme fuyarde et la frotta doucement contre son pull pour la nettoyer un peu. Ses plaques émirent un léger cliquètement. Il leva la lampe et éclaira le visage du fantôme. Le rayon était au plus faible et n’aurait même pas suffit à aveugler, ne serait-ce qu’un peu, quelqu’un. Il ajouta doucement en haussant les épaules.

- J’vous avez bien dis que je ne voulais pas d’emme… d’embrouille, juste de la bouffe. Mais vous avez rien voulu entendre, et bien voilà ce qui vous arrive.

On aurait presque dit un enfant faisant la moral à un adulte…


##   Dim 23 Mar 2014 - 19:54
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Hrp : Désolé du temps d’attente, c’est vraiment compliqué pour Rp pour moi en ce moment, mais je ne t’oublie pas : la suite de notre Rp m’intéresse beaucoup. La réponse est un peu longue, ça fait plusieurs jours que je travaille dessus. J’espère qu’elle te plaira et que celle-ci te fera patienter jusqu’à la prochaine fois ou je pourrais me poser devant mon pc. Pour ce qui est de la prochaine fois où je pourrais te répondre, j’ai bien peur que les temps d’attente soit tout aussi long. Mais bon, je ferais comme cette fois ci, j’écrirai dès que j’ai cinq minutes à coté pour te répondre. Bien à toi, Hisméria


Les rayons de la lune transpercent les rideaux dentelés de la pièce délivrant un léger indice sur mon identité ; L’homme va-t-il finir par comprendre que je ne suis pas ce qui il croit ? Depuis le mur tapissé l’illumination blonde accentue cet effet de clarté : « Il ne manquait plus que ça » pensa Hisméria. La petite ampoule de la cuisine émet un halo bleuté sur les lieux endormis par l’éther noctambule de la nébulosité. La lumière azure se reflète sur le manteau foncé d’Hisméria qui a n’a pas réussi à se relever. La douleur le clouant contre le sol, un léger gémissement étouffé raisonna dans la pièce. « Cette fois, c’est finis tout est finis. » L’esprit d’Hisméria se mit à divaguer.
[*]

Besoin de vivre autre chose que les vacarmes insensés de l’idéologiste ? Pensé bien que mal à notre paradis terrestre, vouloir inventer notre vie même si parfois on ne fait que la rêver. Pour moi, il ne s’agit plus de tout ça. Et ça fait longtemps que je ne crois plus en ses concepts chimériques.

Rêver ce mot nous fait du bien ou nous fait mal, être ce que nous voulons être en sachant que jamais on ne le deviendra un jour. Quand on veut, on peut, quelqu’un me l’avait dit mais je constate petit à petit que le chemin, mes erreurs, mes idées, mon besoin vital de vengeance s’effacent peu à peu. Se résoudre à enquêter sur une vie plus stable et moins organique. Perdre son épée sur la route et garder quand même son bouclier, la conclusion se confirme, ne plus pouvoir se battre mais se protéger encore. On tombe malade et on guérit, ou pas. Mon cœur d’adultes n’est que du charbon, et la nature finira par se venger de tout ce que j’ai pu faire ou dire. Le contraire attire tandis que la logique des sens pour peu instruit. Besoin de prouver ces choses qu’on ne comprend pas immédiatement, et ma place dans tout ça, ou est-elle ? Tout est vide, je porte un masque quotidiennement, je suis là à éplucher les moindres faits et paroles de fausse sincérité, et d’indice que je pourrais retrouver sur S.N.E, mais tout ça finira-t-il par aboutir ?

Fatigué, le combat s’épuise ainsi que les espérances, seul parmi les moutons qui trichent, le troupeau appelle la bergerie. Suis-je le loup ou le simple mouton égaré ignorant que la seule façon d’accéder à une vie plus calme et bien rangée, c’est de suivre la ligne du perpétuel recommencement.

Je n’ai plus envie de sortir, plus envie de parler, plus envie de rien, mais surtout je n’ai plus envie de me battre. Qu’il m’achève. Mais qu’est-ce que je suis en train de dire moi ? Il n’est pas question que je cède ici, après tout le chemin que j’ai traversé. Et puis, je ne peux laisser Elia ainsi. Il faut que j’y arrive. Relève toi Hismé, ce n’est pas le moment de flancher.

La souffrance d’Hisméria s’estompa peu à peu, l’homme retrouvait petit à petit connaissance. Et cet air incessant qui me trottait encore et encore en tête sans ne jamais vouloir me lâcher. Allez gamin, viens m’achever.
Une onde sonore raisonna de nouveau dans la pièce :

- Monsieur le fantôme ? Vous êtes vivants ?

La personne me tenant compagnie se déplaça jusqu’à moi m’occulter.  Hisméria ne put s’empêcher de prononcer d’un air moqueur :

- Et oui petit, désolé je suis bel et bien en vie, qui plus est en chair et en os !


- J’vous avez bien dis que je ne voulais pas d’emme… d’embrouille, juste de la bouffe. Mais vous avez rien voulu entendre, et bien voilà ce qui vous arrive.

Il faut que je me relève. D’un effort sur humain, Hisméria se mis sur ses deux pieds : Tous tournent autour de moi. Je n'arrive plus à distinguer l’endroit de l’envers. Je n'arrive pratiquement plus à respirer. Tout ce que j'entends, c’est le son de sa voix. Rassemblant mes forces, je réussis à me libérer de ma prison de douleurs. Je me remets difficilement debout et je regarde tout autour de moi, l’obscurité est encore bien présente, et ne me permet pas d’y voir plus clair. L’obscurité eu un autre effet sur Hisméria : Celui-ci se rappela d’un des passages de son carnet :

« Il m’arrive parfois de mépriser profondément tous ceux qui m’entourent et tout ce qui m’entoure, ce qui est tristement rafraîchissant car je me défais alors de mon indifférence. En voilà, un comportement de sociopathe ! Que je n’ai pas le moindre intérêt à confesser à quiconque. Heureusement, ce petit carnet est là et ouvre sa gueule béante pour dévorer tous mes petits secrets. Je regrette de creuser avec dans l’idée d’excaver mon dégoût, ma colère, mes hontes, mes doutes pour mieux les déverser. Ce n’est pas très attractif. Du reste, j’ai très peur de l’impudeur ! Celle des autres autant que la mienne. Comme cette stèle est ma tribune et pas la leur, je m’inquiète surtout de mes débordements à moi. J’essaierais de ne pas m’en rendre coupable. Mais moi qui cultive d’ordinaire la discrétion, je me rends compte que je glisse progressivement vers le travers qui consiste à tout cacher, tout taire jusqu’à ne plus rien avoir à dire. Je m’enterre. C’est mal. Et mon remède, très amer, est de gribouiller dans ce petit livret. » Extrait du Carnet d’Hisméria.

Celui-ci eu pour effet de libérer la parole d’Hisméria :

- Un fantôme aurait-il la capacité de ressentir la douleur et d’avoir des regrets ?

L’homme se rappela ce pourquoi il était initialement venu à la cafétéria : La lettre ! Comment faire pour se diriger jusqu’à l’endroit ciblé sans éveiller la curiosité de son compagnon ? Réfléchis Hismé, réfléchis. Mais oui ! Il est venu pour de la nourriture, le placard derrière moi en est plein !

C’est un moyen comme un autre d’aller jusqu’au fond de la cuisine sans qu’il ne se rende compte de mes intentions. Se rendre la bas est une chose, mais comment faire pour fouiller alors qu’il est encore à l’intérieur ?  Un problème après l’autre Hismé, ne vas pas trop vite. Vu mon état, il faut déjà que je me rende jusqu’à la bas.
Hisméria reprit :

- Monsieur l’inconnu, tu es venus pour de la nourriture n’est-ce pas ?  Derrière moi, il y a des choses qui pourraient t’intéresser ! Ça te dirait qu’on échange nos places ?

Le piège est tendu …





Dernière édition par Hisméria Altair le Sam 5 Avr 2014 - 15:03, édité 1 fois
##   Lun 24 Mar 2014 - 18:53

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Aaron Eran
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HRP : Ce n'est pas grave du tout, après tout ton retard n'est pas si long que ça. Puis, j'adore tellement ta réponse que j'arrive pas à t'en vouloir pour l'attente ! Bon je suis pas tellement doué que ça pour le dialogue donc... En fait ><  Moi aussi je m'excuse. Pour tout ce pavé... Donc voici le rp :

- Et oui petit, désolé je suis bel et bien en vie, qui plus est en chair et en os !

Aaron ajouta doucement en haussant les épaules.

- J’vous avez bien dis que je ne voulais pas d’emme… d’embrouille, juste de la bouffe. Mais vous avez rien voulu entendre, et bien voilà ce qui vous arrive...

Mi... Minute ! Il... Il vient bien de parler ?! L'adolescent reste bouche bée tandis que le fantôme se lève avec difficulté. C'pas possible... C'est surement un rêve. Sous le coup de la surprise, il tomba une nouvelle fois. De beaucoup moins haut certes, mais il tomba lourdement sur ses fesses. L'adolescent ne savait pas trop sur quoi se concentrer. Sur le fait que le fantôme venait de parler ? Sur le fait qu'il l'ai traité de "petit" ? Ou alors sur le fait que ce fantôme était purement et simplement un géant !? Bon... Le traiter de géant est peut-être un peu abusé, après tout il était peut-être plus âgé que l'adolescent ? Peut-être parce qu'il se tassait comme une fourmis au sol, bouche bée, et les yeux levés vers cette personne. Ou tout simplement, il avait peut-être des talons... Un fantôme avec des talons.

Cette pensée tira un léger sourire nerveux à Aaron. Trop de peut-être. Il n'aimait pas les incertitudes et encore plus lorsqu'elles viennent lui casser son cerveau. Au bout de longues minutes, où le fantôme semblait lui aussi absorbé par ses pensée, l'adolescent réussit à fermer la bouche. C'était presque un coup de chance, qu'il n'ait pas avalé un moucheron tellement, elle était resté ouverte. Alors... Et seulement après ce geste, il réussit à remettre un semblant d'ordre dans son esprit. "Je suis bel et bien en vie." Ah... Ça voulait donc dire que ce n'était pas un fantôme ? Oh dommage.

Malgré la pénombre, Aaron essayait de distinguer les traits du visage du fantôme. Pas évident, évident quand on a la torche éteinte. D'ailleurs... A quel moment l'avait-il éteinte ? "En chair et en os !". En chair... Et en os. Aaron se répétait cette phrase tandis qu'il essayait de voir la couleur des yeux du fantôme. Pas possible. C'était tout simplement pas possible, il avait vu la torche passer à travers le manteau. Ou alors... Ou alors, c'était juste une impression et, il était en train de passer pour le plus grand imbécile de l'univers.

- Un fantôme aurait-il la capacité de ressentir la douleur et d’avoir des regrets ?

L'adolescent inclina légèrement la tête sur le côté. Presque de la même manière qu'un chiot, qui regarde son maître après s'être fait gronder. Pourquoi un fantôme ne pourrait ressentir la douleur ? Question piège... Pendant quelques secondes, l'adolescent eut envie de rire. Ce fantôme se fichait tout simplement de lui ! Ou alors il était vraiment sérieux... Pourtant, il y avait quelque chose dans sa voix, qui le convainquit de ça. Suffisamment pour qu'il essaye de trouver une réponse à cette double question.

Pourquoi ne pourrait-il pas ressentir la douleur ? Parce que c'est un être immatériel -je t'ai enfin retrouvé vilain mot- ! C'était logique. Enfin, du point de vue d'une personne normal, c'était logique. C'est immatériel donc ça ne peut rien ressentir. Ou alors, ça n'a pas d'âme donc ça n'a pas le droit de vivre... Sauf que pour Aaron ça ne l'était pas. Bien sûr, qu'il avait le droit, ou alors la capacité, à ressentir de la douleur ! La tristesse d'avoir perdu quelqu'un, n'était-ce pas de la douleur ? Une douleur tellement forte qui enserre les entrailles et qui va jusqu'à...

- Monsieur l’inconnu, tu es venus pour de la nourriture n’est-ce pas ?  Derrière moi, il y a des choses qui pourraient t’intéresser ! Ça te dirait qu’on échange nos places ?

... vous donner l'envie d'en finir pour de bon. Le regard d'Aaron se voile légèrement en pensant à cette tristesse. Cette même tristesse qui l'accompagne chaque jour. Chaque heures, chaque minutes... Chaque secondes. Sa main se serre imperceptiblement sur la lampe. Pas question de se laisser aller ! Parce qu'il sait que, s'il se laisse aller, il n'arriverait plus à se lever. Et ça il n'en a aucune envie. Absolument aucune envie de tomber alors qu'il vient tout juste de faire le premier pas ! Il réussit finalement a reprendre son beau masque...

Aaron ouvre légèrement la bouche, plus pour respirer que pour parler. Il mit de côté les paroles du fantôme pour se concentrer sur sa question. Il l'avait posé surement pour avoir une réponse ! Donc il serait impoli de ne pas lui répondre. Même si l'adolescent s'en fichait d'être poli à une telle heure, après qu'on ait essayé de le faire sortir de force ! Il s'assit en tailleur et appuya ses mains sur ses jambes en laissant échapper un très élégant :

- Heuu... Deux minutes je réfléchis.

Oui, Aaron avait besoin de silence pour réfléchir. Il n'en avait pas tellement besoin que ça, mais il préférait. Surtout quand on lui donnait un truc pareil à une heure pareil ! Quel était la question déjà... ? Un fantôme serait-il capable de ressentir la douleur et d'éprouver des regrets ? Il était presque sûr que, sûr le fait d'être capable de ressentir de la douleur, il en était capable ! Après pour les regrets...Évident, nan ? Apparemment... En plus d'être hostile, le fantôme de la Cafét' était dépressif et complètement déprimé ! Quoique... Peut-être que sur le fait d'être déprimé ce n'était pas sûr. Oh... Aaron essaya de retenir son sourire en se rendant compte qu'il avait placé un peut-être, un sur le fait, et un ce n'était pas sûr...

Bon... Il était peut-être temps de plancher sérieusement sur la question. C'est évident qu'un fantôme peut être capable d'avoir des regrets ! Pourquoi il n'en aurait pas ? Il avait bien eu une vie avant. Une vie qu'il regrette surement. Une vie qui lui manque. Peut-être que c'est à cause de ses actes qu'il est devenu un fantôme ? Même si dans le cas, de ce fantôme, Aaron avait dû mal à voir ce qu'il pouvait se reprocher. Au bout d'un moment, il finit par pousser un soupire en penchant la tête en arrière. A force d'être resté si longtemps la tête levé, il en avait mal au cou.

- Tu te poses vraiment des questions étranges le soir, toi...

Nouveau soupire. Aaron ne comprenait pas vraiment les gens qui s'embêtaient à se poser de tel question. Pourquoi ne suivait-il tout simplement pas leur intuition ? Il étouffa un bâillement et reporta son regard sur le fantôme.

- Donc si tu veux mon avis sur ta question. Oui, un fantôme devrait être capable de ressentir la douleur et d'avoir des regrets. C'est évident, nan ? Pourquoi il n'en serait pas capable ? Parce qu'il est immatériel  ? Parce qu'il est "mort" ? Pfffft, c'est que des conneries et des raisons pas valables s'tu veux mon avis !

L'adolescent pencha, de nouveau, la tête légèrement sur le côté en lui adressant un sourire gentil. Oubliant totalement qu'il y a à peine quelques minutes, ce fantôme lui avait balancé des couverts dessus. Bon maintenant, second problème ! Qu'est-ce que lui avait demandé le fantôme après sa question ? Il se mordilla le pouce tandis que son regard dérivait lentement vers le coin de la salle.

- Réfléchis Aaron... se marmonna-t-il pour lui même. Réfléchis... Ça fait pas des heures qu'il t'a dit ça et...

... même s'il fait nuit et qu'il est tard, t'es capable de t'en souvenir. Non ça ne lui dérange absolument pas de finir ses phrases en grommellement incompréhensible, surtout quand elles ne sont pas destinées à être dites à voix haute. Il y avait une histoire de bouffe, ça c'était sûr. Aussi, une histoire d'inconnu mais... Ah peut-être pas, ça c'était peut-être dans ses maths. Trouver l'inconnu. Version revisité de Trouver Charly, mais en plus embêtant et en plus long.

"Monsieur l’inconnu, tu es venus pour de la nourriture n’est-ce pas ?". Hé ben voilà ! Quand il y met un peu du sien, ça finit par arriver ! Pourtant, il a l'impression que ce n'est pas tout. Ah mais...

- Minute, monsieur le fantôme ! Tu m'as traité de petit tout à l'heure ! Je. Ne. Suis. Pas. Petit !

Aaron s'était relevé d'un coup, et avait martelé la poitrine du fantôme de son index en articulant chaque mot. Bon... Franchement ça le faisait pas. Le fantôme devait surement être beaucoup plus âgé que lui, puisqu'il le dépassait quand même. Bon... Dans ce cas, il était vraiment petit. Il recula en fronçant les sourcils et en croisant les bras. Non, il n'était pas complexé par sa taille juste que ça l'énervait de se faire traité de gamin, gosse ou de petit.

Aaron s'appuya sur le comptoir en marmonnant des choses totalement incompréhensibles. Autant que pour lui, que pour le fantôme. Dans la salle complètement envahies par les ombres, la vision de l'adolescent avait finalement réussit à s'y habituer un minimum. Suffisamment pour qu'il arrive à discerner un semblant de placard derrière le fantôme. "Derrière moi, il y a des choses qui pourraient t’intéresser !" Aw ! Bingo ! Donc... Le fantôme lui demande s'il est venu pour de la nourriture et rajoute, que dans le machin derrière lui, il peut y en avoir...

Immédiatement, des étoiles apparaissent dans les yeux de l'adolescent. Des choses qui pouvait l’intéresser ! Bien sûr ! Il commença à lui répondre :

- D'accord ! Je veux...

La fin de sa phrase finit dans un grommellement des plus incompréhensibles alors que la dernière phrase du fantôme tomba comme un poids sur sa bonne humeur. "Ça te dirait qu’on échange nos places ?" Mais bien sûûûr ! Ça n'a pas l'air -Mais alors pas du tout !- suspect ! Autant directement les choses comme elles le sont ! En gros, dans l'esprit embrumé de fatigue et de mystère de l'adolescent, le mini-discourt du fantôme donnait ça : "Tu as besoin de nourriture ? Je veux bien t'en donner contre... Hum, contre un petit échange de place ? Tu deviens fantôme et je redeviens... normal." Oh misérable humain qui aurait la tentation d'accepter cette horrible offre !

Aaron brandit soudain sa lampe à la manière d'un fleuret -épée d'escrime- et se servit d'une assiette, attrapé il ne sait où, comme bouclier. Bonjour la position... Il devait surement être complètement ridicule. Oui ridicule. C'est le bon mot. Avec un peu de méfiance dans la voix, il finit par dire.

- C'est çaaaa ! Et qu'est-ce qui me prouve que c'est pas une entour... Inter... Rooh fuck ! Qu'est-ce qui me prouve que c'est pas une ruse pour m'avoir ? Après le coup bas de la table tueuse et celui des couverts volants je dis non merci !

D'un pas prudent, il s'avança légèrement. Certes, d'après ce qu'il disait il n'était absolument pas intéressé mais... Mais s'il pouvait trouver quelques cookies dedans, autant laisser aller la curiosité. Il continua sans lâcher le fantôme du regard.

- Puis... Qu'est-ce qui me dit que tu me feras pas un autre vilain coup ? Et pourquoi tu me dis pas ce qu'il y a dedans au mieux de me dire qu'il y a des... des choses...

La fin du mot parti dans un cri suraigu. Par réflexe, il se rattrapa à la manche du fantôme alors qu'il partait en avant. Merci qui ? Merci la fourchette ninja !  Une fourchette dans le pied... ça fais jamais du bien. Aaron se raccrocha de toute ses forces au bras du fantôme en laissant échapper un léger gémissement pour son pied.


##   Sam 5 Avr 2014 - 18:36
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Hrp : Les pavés ne me dérange aucunement, et à vrai dire j’aimerai avoir le temps d’en rédiger aussi >< De nouveau désolé pour le retard, mon IRL va être contraignant jusqu’en juin, après j’aurais plus de temps pour te répondre !

De longues secondes s’écoulèrent entre le temps où Hisméria posa ça question et où l’inconnu dédaigna répondre :

- Heuu... Deux minutes je réfléchis.

Tout ce temps d’attente pour ça, j’ai vraiment l’impression qu’il se fiche de moi. Se pourrait-il que l’homme réfléchisse à comment m’attaquer ? Non ce n’est pas possible, celui-ci se serait déjà rendu compte que je ne tiens pas debout. A moins qu’une nouvelle fois, le noir joue en ma faveur, mais ce coup-ci, j’ai du mal à y croire. Non,  je peux maintenant écarter la thèse de l’attaque, mais reste sur tes gardes Hismé, tu ne peux te permettre une seule erreur. Le silence devenant trop pesant, l’inconnu reprit :

- Tu te poses vraiment des questions étranges le soir, toi..

Cela eu pour effet de faire sourire Hisméria, c’est vrai que mes questions sont un tant soit peu bizarre. Et puis en y repensant, ce terme n’est pour moi rien de péjoratif. La nuit porte conseil comme dirait l’autre fou. Mais bon, c’est un autre débat, j’ai véritablement besoin de me rendre à  l’autre bout de la cuisine et mon interlocuteur n’a toujours pas bougé.  Au bout de quelques secondes qui me parurent des heures entières l’inconnu s’exclama :

- Donc si tu veux mon avis sur ta question. Oui, un fantôme devrait être capable de ressentir la douleur et d'avoir des regrets. C'est évident, nan ? Pourquoi il n'en serait pas capable ? Parce qu'il est immatériel ? Parce qu'il est "mort" ? Pfffft, c'est que des conneries et des raisons pas valables s'tu veux mon avis !

Hisméria ne put s’empêcher de rire si fort que les ondes du rire s’entendirent dans la totalité de la pièce.  Mais cela ne dura que quelques secondes ; Recentre toi Hismé, ne te laisse pas corrompre par une ruse qu’il met en place. Qui plus est, un Master pourrait être alerté par tout ce bruit.

Tiens on va s’amuser encore un peu : l’adolescent se rappela qu’il n’avait pas répondu aux propos de son interlocuteur et reprit :

- C’est cliché de dire que tous les fantômes sont morts, pourquoi n’aurais-je pas le droit d’être né fantôme ?

Damned, l’inconnu va encore se mettre à réfléchir pendant des heures, ça serait peut-être l’occasion que je tente quelque chose. Mais si je fais ça, je vais l’effrayer.  Réfléchis Hismé, réfléchis, qu’est-ce que tu peux bien faire ?

L’autre personne s’exclama :

- Minute, monsieur le fantôme ! Tu m'as traité de petit tout à l'heure ! Je. Ne. Suis. Pas. Petit

Hisméria se redressa saisissant de nouveau son Wakizachi. Il ne manquerait plus que l’individu décide de me bondir déçut parce que je l’ai vexé ou autre choses. Essayons de calmer le jeux…

L’adolescent reprit :

- Calme toi, je ne t’ai pas insulté, et si je l’ai fait, je m’en excuse. Je ne vois rien dans le noir, tous les fantômes ne sont pas nyctalope, mais disons qu’a ta voix, tu fais jeune !
Ce n’est peut-être pas pour le calmer ce que je viens de prononcer. Mais bon, nous verrons ça dans 5 minutes.


Le jeune reprit :

- D’accord ! Je veux…

Ouf, on dirait que mon idée à fonctionner. Cependant, c’est étrange, j’ai un drôle de pressentiment, mon interlocuteur me semble tout de même méfiant. Je ferais peut être mieux d’attendre encore un peu voir s’il commence à se déplacer…

Mais mon compagnons n’en fit rien, et je ne peux plus attendre, il faut vraiment qu’il pense à se déplacer. Mon interlocuteur de nouveau reprit la parole :

- C'est çaaaa ! Et qu'est-ce qui me prouve que c'est pas une entour... Inter... Rooh fuck ! Qu'est-ce qui me prouve que ce n’est pas une ruse pour m'avoir ? Après le coup bas de la table tueuse et celui des couverts volants je dis non merci

J’ai trop attendu, il s’est méfié. Que faire Hismé, si j’use de nouveau mes pouvoirs je peux retourner directement à l’hôpital… Essayons de le convaincre autrement. Hisméria reprit la parole :

- Et dans tout ça, j’aurais quoi à gagner ? Si je voulais te voler de la nourriture, je pourrais me servir dans le placard derrière moi !

- Puis... Qu'est-ce qui me dit que tu ne me feras pas un autre vilain coup ? Et pourquoi tu me dis pas ce qu'il y a dedans au mieux de me dire qu'il y a des... des choses.
Cette fois ci Hisméria perdit radicalement patience, la main sur le Wakizachi, l’homme décida d’avancer quand même tout en s’exprimant :

- Mais je ne suis pas un putin de fantôme qui cherche simplement à te poser des soucis à une heure pareil. Je ne suis pas aussi doux que Casper, ça je peux te l’assurer. J’ai d’autre objectifs et je n’ai plus le temps, alors décide toi vide maintenant.

Hisméria de nouveau se laissa divaguer dans les méandres de son âme.


Je n’y arriverais jamais, et le temps presse, je n’ai pas forcément la patience d’attendre qu’il se décide à bouger. Mais bon, puisqu’il le faut je vais m’atteler à ses exigences.

-Mais puisque tu insistes, j’ouvre le placard.

Hisméria ouvrit le placard et découvrit une bouteille de vodka.
L’adolescent se perdit de nouveau dans ses pensées, un souvenir jaillit des limbes :

« S'enfoncer dans un quotidien d'une banale médiocrité est le destin de beaucoup, mais il arrive parfois qu'un ou deux élus soient les cibles d'une fatalité à l'humeur joueuse et aux dents tranchantes, comme Hisméria en fit l'expérience, par une nuit d'été. Les réverbères grésillaient ce soir-là. Ils éclairaient les ruelles où il s'aventurait d'une lueur jaunâtre propice à tous les excès. Chaleur, lumières tamisées, ombres tremblotantes et quelques grammes d'alcool dans le sang, la nuit était déjà avancée lorsque l’adolescent avait annoncé, d'une voix tremblante, avoir dans l'idée d'achever son treizième verre de bière pour enfin rentrer se coucher. Hisméria avait tenu parole d'une gorgée vengeresse avant de s'extraire péniblement du bouge dans lequel il avait noyé sa mélancolie.

A son bras s'accrochait un long tube de chair que, dans son égarement, l’adolescent mit un certain temps à reconnaître comme étant un bras, quelques secondes encore à raccrocher ce bras à quelqu'un, et quelques minutes de plus à reconnaître la personne en question comme étant une charmante jeune femme, charmante du moins selon l'esprit embrumé d’Hisméria où les effluves mêlées de sueur et d'alcool tenaient lieu d'aphrodisiaque. Sa vision était trouble, ses sens étaient tremblants, sans plus faire attention à l'inconnue il alla de l'avant, le bras de la fille agrippé au sien. Il franchit la porte du bar pour se retrouver au bord d'une route.

Quelle était cette route ? Quel était cet endroit ? L'alcool ce soir avait cogné dur sur le crâne de d’Hisméria, qui ressentait désormais les symptômes caractéristiques du fameux « syndrome pré-gueule de bois », mélange exotique d'allégresse et de nausée. L’homme s'ébranla à l'instinct, faute de mieux, vers la direction qui lui parut sur le moment la plus séduisante. Un petit salon de thé encore ouvert à cette heure-ci. Comme cela était étrange, sa curiosité lui fit défaut et l’homme à moitié mort se dirigea vers cette enseigne. Sa démarche étant hésitante, le bras de la fille lui tint lieu pendant cent cinquante mètre d'une appréciable béquille avant qu'il ne s'effondre lamentablement au bord de la route déserte où la splendeur de la lune était cachée par un lampadaire grésillant. Elle s'effondra avec lui, ce qui, sur le moment, le réconforta : Hisméria n'était pas le plus bourré des deux. Elle s’appelait Elia, et c’est ce soir-là que je la rencontra.»

Hisméria renferma le placard, le souffle haut le cœur et s’exprima :

- Tu iras voir par toi-même, de temps à autre, il est bien de conserver le mystère des choses. Mais je suis sûr que ce paquet de biscuit à la noix de coco devrait faire l’affaire.

Mes forces me lâchèrent et l’homme rattrapa ma manche pour éviter ma chute, suite à quoi Hisméria reprit :

-Merci… Tu vois je ne  suis pas si immatériel que ça.
##   Dim 6 Avr 2014 - 7:57

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Humeur : Je larveeee ~

Hrp > C'est pas grave, de toute façon moi aussi j'vais avoir de moins en moins de temps pour répondre bientôt. Je suis désolé de répondre si vite TuT.

Aaron s'écrasa pathétiquement au sol. Oui, il avait fait attention à la plupart des choses que le fantôme, qui n'en était pas, lui avait dite. Oui, il avait vu la bouteille de vodka dans le placard. Oui, le fantôme avait parlé de biscuit à la noix de coco... Jamais ! Oui, il s'était rattrapé à la manche de l'homme, qui lui aussi avait faillit tomber, et l'adolescent, ne sachant pas par quel horrible coup du destin, avait réussit à le retenir pour lui éviter la chute, avant de s'écraser juste à côté de l'inconnu. Il faillit exploser lorsqu'il prit la parole.

-Merci… Tu vois je ne suis pas si immatériel que ça.

Ouai, ouai ! Immatériel ou pas, l'adolescent était quand même à terre. Avec plus aucune envie de se relever. Tiens... ça serait bien de passer la nuit ici, même s'il faisait un peu froid, au moins il n'aurait pas le chemin du retour à se coltiner. Enfin, il faudrait déjà qu'il le retrouve ce chemin. Aaron abandonna pour de bon l'idée de trouver des cookies. Parce que... Franchement, en trouver dans un placard où il y avait de la vodka, ça serait un véritable miracle. Et puis, ils devraient surement être complètement sec, voire moisi...

« Aaron est une véritable girouette ! On dit que les filles sont difficiles, c'est ne pas connaître mon frère... Un coup, il veut quelque chose, puis il le veut plus, pour finir par en avoir de nouveau envie... Et ainsi de suite. Franchement, je vous souhaite bien du courage sur ce point là ! Le pire, c'est qu'il boude, et fait la gueule s'il n'a pas ce qu'il veut... Franchement, j'vous jure, comparé à la lui, les filles sont de vraies anges.
Journal de Kyro. »

Aaron laissa échapper un grognement. Nan, il les voulait. Et il quitterait pas cette foutu cafétéria avant de les avoir ! Quitte à s'attirer les foudres du fantôme. Il grogna en se remettant debout.

- T'es peut-être pas si immatériel que ça, mais tu pèses quand même ton poids ! Quant à ta question, de naître fantôme ou pas, tu te débrouilles ! Une question philosophique par nuit, ça suffit largement !

Essayer de baisser d'un ton serait peut-être une bonne idée ? Ah moins de vouloir réveiller tous ceux qui ont une ouïe plus fines que les autres, mêmes si les dortoirs devaient se trouver un peu loin de la cafétéria. Il croisa les bras en s'appuyant sur ce qui semblait être une table, qui elle était encore debout malgré la chute de l'adolescent. Il lui semblait que le fantôme avait d'autre chose à faire, et qu'il le gênait plus que tout. Étrangement... Ce soir, Aaron était d'humeur diabolique. Faire tourner les gens en rond, puis les lâcher d'un coup... Hum ? Pourquoi lui avoir proposé ce placard, alors qu'il y en avait plein d'autre ? Pour passer peut-être ?

Avec un soupire, l'adolescent leva la tête vers le meuble de nouveau fermé. Voilà, son humeur diabolique avait disparu... Quel horreur de changeait si vite d'humeur ! Bien qu'Aaron soit à la hauteur du placard, il préféra tirer légèrement la table, s'asseoir en tailleur dessus pour mieux fouiller dedans. Il détestait ne pas pouvoir voir l'intégrale d'une placard, et encore plus s'il devait se hisser sur la pointe des pieds pour ça... Tournant le dos au fantôme, il finit par dire.

- Puisque tu tiens tant à ce que je regarde dans ce placard, monsieur le fantôme, j'vais le faire.

La personne aurait beau lui dire, et lui redire qu'il n'était pas un fantôme, pour Aaron s'en était un. Un fantôme matériel. Bien sûr, pour l'adolescent ça n'avait aucune consonance négative, au contraire ! C'était positif ! Être surnaturel, fascinant et captivant. L'adolescent écarta immédiatement la bouteille d'alcool. Franchement... Quel idée de mettre ça, à porter d'élève ? D'accord, ça pourrait être pour les professeurs, mais même cette hypothèse ne fonctionnait pas... Alors, c'était simplement une coïncidence. Oui. Mettons ça sur le dos de coïncidence, c'est toujours plus facile de le lui refiler.

Complètement absorbé par sa tache de fouillage, Aaron ignorait totalement le fantôme. Il aurait très bien pu brandir un couteau, près de lui pour l'égorgé, il ne s'en serait même pas rendu compte. Il écartait les choses qu'il y avait dans le placard avec l'espoir de trouvé des cookies. Mais rien... Il y avait bien, des biscuits au beurre, des madeleines et des biscuit à la noix de coco. Mais pas de cookies ! Il laisse échapper un grognement de frustration avant de sauter de la table. Il repère un autre placard, s'assoie sur le comptoir en tailleur et reprend ses fouilles.

Trop de silence... Seul le frottement des objets contre le bois brise ce silence. Mais il devient bien trop lourd, et l'adolescent décide de le briser.

- C'est quoi tes objectifs au faite ?

Pour une fois qu'il écoutait attentivement quelqu'un, il espérait que le fantôme n'allait pas l'envoyer boulet.

- Ensorcelé la cafétéria avant que la lune ne disparaisse ? Ou inverser les étiquettes sur les boites... ? Ou...

Aaron sortit ce qui ressemblait à une boite de cookie pour vérifier à la lumière de la lune mais... Nan. C'était juste des galettes de riz. Beurk... Il continua sa fouille en parlant dans le vide, tant pis si le fantôme ne l'écoutait plus.

-... Ou alors, tu discutes avec d'autres fantômes cachés aux fonds des placards ?

Drôle d'idée quand même. Pourquoi se cacher alors que le bâtiment était désert ? Il avait peut-être peur du noir... Hum nan. Les pensées cohérentes se faisaient de moins en moins présentes, mais il parlait de plus en plus franchement. Néanmoins, il eut un soupire déçus. C'est sûr, il ne trouverait pas de cookies... Il se pencha légèrement en arrière en disant.

- Hum... Et sinon, monsieur le fantôme qui n'en est pas un, tu as un nom ?


##   Dim 13 Avr 2014 - 11:56
Anonymous
Invité

Hrp : C'est parfait que tu répondes aussi vite, je suis désolé de mettre autant de temps, ça ne me ressemble pas, mais j'ai pas le choix sur le coup. >< C'est donc à Cendre de répondre maintenant !

Pendant que nous étions occupé à déblatéré sur notre géolocalisation dans la cuisine, le temps petit à petit changea, pour laisser place à un ciel plus brumeux et sombre. De fines gouttes d’eau raisonnèrent au loin.

Plic. Plic. Plic... Font les gouttes de pluie.

Mes yeux gris fixent inlassablement le ciel d'encre, comme pour chercher à y distinguer quoi que ce soit. Des étoiles. La lune. Les lueurs de lucioles perdues dans l'infini sombre de cette nuit qui vient de tomber sur moi. La pluie glaciale dégringole le long du toit, roule sur les tuiles, humidifie et gèle la moindre partie de l’air. Peu importe que ce soit froid, je ne peux m'empêcher de la trouver agréable, cette ondée. Comme une berceuse chantée à mes oreilles par le plus doux des solistes. Et j'ai beau détourner doucement mon regard vers la droite, détourner doucement mon regard vers la gauche, je ne vois toujours pas plus loin que le bout de mon nez. Je ne vois que le noir. Pourtant je l'entends, cette comptine douce et relaxante. Ces notes de musiques qui s'envolent au gré du vent et retombent sur moi en une fine pluie de mots qui caresse ma peau. Qui efface la moindre trace d'anxiété. Bonheur. Si ce mot existe réellement, peut-être que c'est cet instant qui pourrait sembler en être le plus proche. Allongé là, les yeux tournés vers le ciel, l'esprit comme vidé de toute crainte et de toute chose que j'aurais naïvement qualifié de mauvaise. Mais la réalité des choses se rabattit immédiatement sur moi, et mes pensées s’évaporèrent aussi rapidement qu’elles étaient venu.

Puis soudain, l’étranger reprit la parole :

- T'es peut-être pas si immatériel que ça, mais tu pèses quand même ton poids ! Quant à ta question, de naître fantôme ou pas, tu te débrouilles ! Une question philosophique par nuit, ça suffit largement.

C’est bien ce que je pensais, ce genre d’approche ne fonctionne pas sur lui. Même mes tentatives de diversions ont échouées. Réfléchis Hismé, réfléchis Hismé,  qu’est-ce que je pourrais bien faire d’autre. Je n’arriverais jamais à temps, et puis je ne sais même pas qu’elle heure il peut bien être.

Hisméria se contenta d’ajouter avec une pointe d’ironie  :

-En effet, je suis bien équipé : certaines nuits  je me demande comment je fais pour soulever tout mon barda.

Tiens c’est bizarre, on dirait que mon interlocuteur se dirige vers le placard derrière lui.  L’adolescent ajouta :

- Puisque tu tiens tant à ce que je regarde dans ce placard, monsieur le fantôme, j'vais le faire.

Incroyable, ça à fonctionner ! Essayons de se rapprocher petit à petit. Hisméria se traina d’une masse lourde et incertaine. D’un point de vue discrétion on a fait mieux. Cependant le bruit de la pluie couvre un peu le déplacement du jeune homme.  Et puis l’inconnu est tellement occupé à fouiller le placard et à rechigner qu’il ne s’est même pas rendu compte de mon avancé miraculeuse de trois petit pas.

Bien commençons à explorer, ce que je cherche doit être en hauteur dans une boite en bois fermé à clé si j’ai bien compris la lettre. Mais avec cette obscurité, tous les petits contenants se ressemblent. Ca va vraiment être compliqué de fouiller avec le parfait inconnu juste à côté. Il doit bien avoir une autre solution, mais laquelle ? Et puis l’exploration du placard ne vas pas le prendre des heures. Hisméria arrêta ses recherches et pris appuis contre le plan de travail afin de ne pas retomber par terre. Mon interlocuteur tout en continuant sa recherche s’exprima:

- C'est quoi tes objectifs au faite ?

Hisméria se mit à réfléchir, c’est vrai qu’elle était exactement mes objectifs ?


« Jadis dans mon ciel étoilé, brillaient des myriades d’étoiles en un chatoiement merveilleux. Certes, toutes m’étaient inaccessibles, mais je me prenais à rêver. Moi, m’envolant dans cet endroit fabuleux. Mieux, je pouvais, m’avait-on dit, toucher l’une d’entre elles. Il y en avait une pour moi… Encore fallait-il que je déploie mes ailes.
Aujourd’hui cependant, rien n’a changé. Je suis toujours cloué au sol. Peu de choses ont bougé. A ceci près, seul bémol, que mon ciel s’éteint peu à peu. Tour à tour les étoiles sont occultées. Un voile noir les efface les unes après les autres telle une gangrène de ténèbres avide de leur lumière. Aucune ne réapparaît après le passage de cette lèpre sombre. Peut-être en ont-elles profité pour me fuir, moi, leur admirateur indélicat, l’éternel rêveur qui soupire. Il est vrai que c’est à plus d’amour que j’aspire. Quelqu’un a dit que celui-ci était comme les voyages en train. Cela fait pour moi le deuxième dont la porte se referme avant que je ne puisse grimper. C’est alors le visage baigné de larmes que je regarde la rame partir en sifflant s’enfoncer dans le brouillard permanent. Les lumières tour à tour sont avalées par l’opaque mur blanc, tandis que moi, je reste seul sur le quai, face à face avec moi-même. Silence oppressant. Pas un bruit, pas même celui du vent. Je suis seul, dans un monde qui se referme sur moi, lentement. Avec pour seules pensées celles d’un esprit cynique et désabusé, voire même inquiétant.

Pleure Hisméria, pleure. Pleure ta vie, car celle-ci ne vaut rien. Sans amour. Peu d’amis. Tu n’es qu’un vagabond. Fais comme lui, pars sans un bruit. Un simple cri d’agonie, bref et rapide sera ta seule chance d’être connu. Meurs. Le suicide est ta seule option. Un Wakizachi, une lame, n’importe quel poison. Tu as le choix des armes. Qui va alors te regretter ? Pleure-t-on le vagabond qui est mort de froid ? Toi-même, tu n’as fait que passer en cet endroit, où règnent l’éphémère et les pensées suicidaires. Expire ton dernier souffle sans un bruit. Que ta présence iconoclaste ne dérange personne, toi, Hisméria le Maudit !

Ombre durant ta vie. Spectre damné à ta mort. Les limbes sont prêts à t’accueillir. Expire sur les chemins car leur opaque douceur s’apprête à t’envelopper. Ne sens-tu pas leurs doigts vaporeux et effilés sur ton corps laisser une marque de froideur ? C’est la vie qui te quitte, inexorablement mais avec lenteur. Le ciel t’accueillera en ami, le temps de comprendre sa méprise. Tu vas-y briller un  instant. Seul, dans ce triste firmament, avant que tu ne t'enlises. Une étoile éphémère, tout comme l’aura été ta vie. Là-haut tu ne seras pas plus heureux. La solitude t’attend car c’est ce même firmament qui s’efface sans répit au-dessus de toi. N’espère pas trop. A trop souhaiter, tu t’es brûlé les ailes. Allez, disparais sans un mot, de toute façon, ici, tu étais de trop. »

Les paroles de S.NE étaient souvent trop présente dans le crâne d’Hisméria qui, dans ses moments, ne pouvait lutter contre son passé encore trop vif pour oublier. Et pourtant les objectifs du jeune homme étaient inscrit sur son œil gauche : il ne pouvait pas les omettre…

Observant mon long silence, l’inconnu reprit la parole :

- Ensorcelé la cafétéria avant que la lune ne disparaisse ? Ou inverser les étiquettes sur les boites... ? Ou...

L’homme avait l’air de plus en plus énervé de ne pas trouver ce qu’il cherchait. Se pourrait-il qu’il soit Celui-ci continua :

-... Ou alors, tu discutes avec d'autres fantômes cachés aux fonds des placards ?

Réalisant qu’il  n’avait encore rien dit, Hisméria se décida à ouvrir la bouche. Dans un élan, que celui-ci ne contrôla pas, l’homme ajouta :

- Non rien de tout ça, en fait je suis à la recherche d’une boite en bois fermé à clé. L’inconnu surprit ne se laissa pas abattre et reprit :

- Hum... Et sinon, monsieur le fantôme qui n'en est pas un, tu as un nom ?

Au moment où Hisméria allait répondre, l’homme reconnut un bruit au loin comme si quelqu’un approchait. Pris de panique, l’adolescent ajouta :

-Baisse le volume, quelqu’un approche.

La main sur le Wakizachi, Hisméria rassembla ses dernières forces dans l’éventualité de mener une riposte. L’homme ne se faisait pas d’illusion, celui-ci était plus qu’au courant qu’en cas d’attaque, l'adolescent ne tiendrait pas beaucoup. Se pourrait-il que ça soit S.N.E qui vient chercher la boîte ? Dans quel cas, nous deux amis ne resteront pas en vie très longtemps...

Qui cela peut bien être ?
##   Mar 15 Avr 2014 - 21:33

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Humeur : Je suis mort, il y a bien longtemps.
http://mille-cendres.e-monsite.com/

Ou comment sombre nuits semblent être ici bas peuplées
Autre que solitude éternelle venant me harceler

Des cheveux blonds tombent lentement au sol. Une silhouette mince se penche en avant, sombre voile immatériel qui se dessine sur les yeux noirs qui cherchent dans l’obscurité environnante d’un regard terne, vide. Les mots articulés par les lèvres fines du pâle reflet de souvenirs semblent se répéter sans cesse, mais ils sont bel et bien incompréhensibles. Les comprends-t-il seulement ?... Au premier abord, aucune réaction ne pourrait en témoigner, et pourtant… Un muscle qui semblant nerveux, un nerf qui s’agite au coin de l’épaule émaciée.

L’ombre famélique avance à pas silencieux entre les corridors interminables et sinueux, plongés dans la nuit, simulacre de cauchemar. Rien ne semble se déformer, la scène irréelle ne semble pas à une énième hallucination, venu d’une quelconque familiarité de son esprit afin de le torturer.

Un jeune homme brun se tient sur le devant de la scène, sombre silhouette, imposante dans ses manteaux superposés. Un autre, plus fin, plus jeune, peut être, cherchant fiévreusement dans des placards dépareillés, au fond de ce qui semble être une alcôve, servant en journée à servir la nourriture du self, desservir la cafet’. Dans le noir de son recoin plongé dans la pénombre de la nuit, obscurité poisseuse, les yeux de ce qui ne semble être qu’une ombre décharnée observent, macabre miroir, son regard posé sur le décor nocturne.

Scène fictive, née d’un esprit embrumée et souffreteux, ou réelle situation ? La question torture donc tant à présent. A présent que le choix n’existe plus, à présent qu’elle est devenue une question, surtout. Car une question l’est-elle si elle n’est pas posée ?

Aucun son ne s’échappe de la gorge sèche, entrouverte, qui laisse seul un râle léger fuir à chaque respiration. La cavité creuse s’emplit et se vide, rythme de chaire sonnant immuable. Un gong sépulcral, une montre organique, engrenages bien charnels. Le sang comme seul marqueur du temps, une veine battant à la tempe, l’être esquisse un mouvement infime, puis se stop dans son élan, semble hésiter.

La pluie s’abat maintenant en gouttelettes d’encres à travers l’opacité des ténèbres la nuit. Assombrissement cyclique d’un ciel sombre, les nuages masquent étoiles et lune, lumières névrosée suspendue comme seule espoir loin au dessus de la scène se déroulant ici. La silhouette de l’homme sombre contemple un instant la pluie, les deux individus, résidus de nébulosité nocturne impromptus, échangent un instant. Doucement, le corps de l’être se met en marche. Lentement, telle une ombre efflanquée, fantôme de la lueur d’une bougie dansant entre deux murs d’ivoires, un pas, puis deux, s’alignent dans l’obscurité. L’homme l’a remarqué, l’être le sait, il les entend, ces voix lointaines qui s’invectivent, qui se communiquent.

Une vois rauque sans pareils, une de ces voix qui ne laissent échapper que peu de mots, s’échappe des lèvres sèches de l’être, visage indifférent d’une ombre :

Pales reflets dansants et fantôme blanc,
Nuit noire comme néant,
Quête infructueuses en ces murs,
Peine perdue ou fourvoiement,
Rien ne nous l’assure,
Hallucinations folles, délibération d’un dément.

Je peux vous aider ?





黒いギター - Kuroi gitā - La guitare noire

« J’entends les chants des sirènes [...]
Je veux toucher le soleil avant que la pluie n’vienne... »

Orelsan – Le chant des sirènes

Ou comment la vue d’une guitare rend l’ombre plus fébrile que la mort




Spoiler:
 


~
##   Mer 16 Avr 2014 - 17:54

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Aaron Eran
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HRP > Je suis désolé ! Désolé de cette misérable réponse >.< Mais ça me stressait de savoir que je pourrais pas répondre avant ce week-end, et avec le stress du brevet blanc je suis sûr de pas arriver à dormir, donc j'ai répondu. Désolé c'est nul... ToT

- Non rien de tout ça, en fait je suis à la recherche d’une boite en bois fermé à clé, fit le fantôme presque en même temps qu’Aaron posait sa question.

L’adolescent tourna la tête vers l’homme. Une… Boite ? Une boite en bois, ici ? Fermé à clé en plus… Franchement… On aurait presque dit qu’il cherchait une aiguille dans une botte de foin. Des boites, si on disait que les placards et les tiroirs en étaient, il y en avait beaucoup dans la cafétéria. Après, un tiroir fermé à clé, ça paraissait tout de suite suspect donc… Donc rien du tout ! Quelle idée de venir à minuit en plein cafétéria pour chercher un truc pareil ! Certes, le faire en plein jour serait beaucoup moins discret, et beaucoup plus voyant, mais il aurait pu venir juste après que les employés aient désertés les lieux. Mais non ! Monsieur, le fantôme qui n’en est pas un, a trouvé plus judicieux de venir juste quand il fait bien noir et qu’on y voit absolument plus rien ! C’est-à-dire à minuit. Même si, la lune doit surement éclairer un peu la salle, de sa pâle lumière, grâce aux grandes fenêtres qui orne un pan entier du mur, sauf qu’aujourd’hui… Aujourd’hui comme par le plus grand des hasards, il pleut ! Donc cette lumière, n'éclaire que dalle !

Aaron reprends ses fouilles en grommelant. Dire qu’il n’aime pas la pluie serait faux. Dire qu’il l’aime serait aussi faux. Juste que… Juste que c’est horriblement compliqué. La pluie mouille, fait du bruit, dérange et pourtant elle a quelque chose d’incroyable, presque de magique, mais aussi de maussade et de triste, mais là, l’humeur du garçon l’a rend plutôt magique à ses yeux. Sauf que, bien évidemment ça fait du bruit. Un bruit horriblement stressant ! Ou rassurant selon la situation... Mais plus stressant dans la pénombre de la cafétéria. Le plic-ploc incessants des gouttes de pluie lui rappelait sans cesse le tic-tac agaçant d’une horloge. Lui faisant savoir que, seconde par seconde, goutte par goutte, tout s’écoulait et qu’il se trouvait encore dans ce monde. Un monde cruel et horrible et qui pourtant pouvait être magnifique…

- J’ai trouv… ! S’exclama Aaron en espérant que cette fois-ci, cette boite était bien celle des cookies.
-Baisse le volume, quelqu’un approche.

Aaron se renfrogna en sortant la boite du placard. D’accord, il avait parlé un peu fort mais quand même… Ce n’est pas une raison pour lui parler comme ça. Il avait presque l’impression que le fantôme était tendu comme la corde d’un arc. Prêt à réagir dès le moindre mouvement. Comme s’il était tout le temps menacé. L’adolescent était en train de se retourner pour voir le fantôme quand une voix s’éleva dans la l’ombre de la salle.


Pales reflets dansants et fantôme blanc,
Nuit noire comme néant,
Quête infructueuses en ces murs,
Peine perdue ou fourvoiement,
Rien ne nous l’assure,
Hallucinations folles, délibération d’un dément.

Je peux vous aider ?



D’accord… D’accord. D’accord ?! Est-ce une blague ? Une horrible blague pour le punir d’être venu fouiller dans la cafétéria à une telle heure ? Aaron ne peut retenir un léger rire nerveux. Le noir, si dense qu’on voyait à peine plus loin que son nez, l’agaçant bruit de la pluie, et cette étrange voix rauque avaient eu raison des nerfs de l’adolescent. Non… C’était plutôt la question. Une question, si simple d’ordinaire, si… normal, paraissait complètement étrange ici. Ou alors, c’était la façon dont venait de parler la personne… On aurait dit qu’il fait des rimes. Normalement, Aaron ne riait pas de ce genre de chose, il connaissait la différence et la tolérance sauf que… Sauf qu’il était fatigué et avait les nerfs en belote.

La voix était rauque, Aaron aurait même dit caverneuse, et semblait n’avoir pas pu s’exprimer depuis longtemps. Sans aucune raison, l’adolescent l’associait à celle d’un dragon. D’un vieux dragon gardant un trésor caché. Peut-être était-ce à cause de ce qu’avait dit la voix juste avant. Comme si le dragon était en train de lire un poème et puis d’un coup, il se rend compte des fourmis, que sont les humains, à ses pieds. Comme s’il cherchait à s’en débarrasser le plus rapidement possible pour continuer sa lecture…

Cette hypothèse était complètement… Complètement dingue. D’ailleurs, pourquoi s’embêtait-il à associer les gens à des créatures imaginaires ? Peut-être pour rendre son monde un peu plus beau, moins plat… Aaron regarda son butin et secoua la tête. Encore une fausse joie. Juste des biscuits aux beurres… Ses paroles se mêlèrent a son soupire.

- Tu ne peux rien faire pour moi, à part si tu sais faire apparaître des cookies…

Ce qui était totalement impossible. A moins de posséder des pouvoirs magiques, ce qui ne devait certainement pas être le cas du fantôme –malgré le fait qu’il ait balancé un bol et des couverts sur lui sans même les toucher- et à moins d’avoir des cookies sur lui, l’inconnu n’en aurait surement pas. Arf… Quel horrible injustice, obligé de se coltiner les pommes. Aaron eut beau scruter les ténèbres, il ne réussit pas à repérer l’endroit où se trouvait la personne. Il se frotta les yeux en retenant un bâillement. D’un incroyable saut d’humeur, l’adolescent lança le paquet qu’il avait sur le fantôme. Ou à l’endroit où devait se trouver le fantôme. Malgré le fait qu’il ignorait si le projectile avait touché sa cible ou non, il grogna.

- Y a absolument pas de cookie dans ces placards ! C’est pas bien de mentir… Si tu voulais que je me pousse t’avais qu’à le dire !

Aaron se laissa tomber sur le dos en râlant de frustration. Il roula sur le ventre en marmonnant. Pauvre petite chose capricieuse vexée.

- Tous ça pour ça, c’est décevant…

Il se redressa avec un nouveau soupire. Comme si ce dernier lui avait redonné de l’énergie, il se tourna vers le fantôme et lui demanda.

- Pourquoi tu cherches une boite ? Si elle est fermée, tu dois avoir la clé, nan ? Et… Pourquoi j’ai l’impression que tu cherches à la trouver le plus vite possible ? Elle ne va pas disparaître avec la fin de la pluie, nan ?

Mode sale gosse posant des milliers de question et n’écoutant qu’une dizaine de réponse activé…


##   Lun 21 Avr 2014 - 16:42
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Invité

Hrp : Ta réponse est très bien Aaron ! Cependant, c’est nous qui sommes désolé, mais avec Cendre on prépare notre étoilisation, du coup on va surement mettre plus de temps à te répondre >< Et mes réponses seront forcément plus courtes… Mais promis, je ferais en sorte de ne pas perdre en intérêt… J’essayerai d’être plus concret  Si le topic d’étoilisation t’intéresse, on t’enverra le lien dès qu’on l’aura commencé ! Ca va nous demander un gros travail d’écriture *tousse*. Enfin ça peut pas être pire si ?

Promis, on ne t’oublie pas, c’est juste que le délai risque de s’agrandir ! (déjà qu’il est long…) Espérant que ma réponse te plaira toujours autant.

*

Tous regardent l'horizon, tête relevée, main serrée, mon regard perçant l'aube du crépuscule au loin, mon esprit divaguait. Mais qui a dit que demain crachait sa témérité aux astres ? Que la pluie égalait le bronze et que la fin était sans reproche? Tous regardent devant moi, la rancœur me forgeant d'inexistence, la frontière tracée sous leurs ombres, le crépitement du feu agonisants. Pourquoi certain répète  que le soleil est un poison mortel pour ceux qui la regarde sans croire et que la lune peut briller encore? Ces êtres tombent dans l'oubli, plusieurs croyants que l'amour n'est qu'une légende des lâches. La lumière, une triste liberté des jours perdus, mais pourrons-nous espérer un jour que nos lendemains effaceront nos périlleux souvenirs?

Petit à petit Hisméria sortit des limbes de son esprit. Au même moment où j’ai demanda à mon interlocuteur de faire moins de bruit, celui-ci s’exclama :

- J’ai trouv… !

Comprenant le danger approchant, celui-ci réussit à étouffer à temps ses paroles. Qui cela peut-il bien être ? Se pourrait-il que ça soit un larbin de S.N.E ? L’inconnu  est trop loin pour que je puisse deviner quoi que ce soit. Je n’ai qu’une chose à faire, me morfondre dans l’ombre et attendre que celui-ci soit à ma portée. Hisméria se plaqua contre un mur, si bien qu’avec un son grand manteau noir, on pouvait presque oublier sa présence.

Au loin,  Hisméria reconnut les paroles de l’étranger :

- Pales reflets dansants et fantôme blanc,
Nuit noire comme néant,
Quête infructueuses en ces murs,
Peine perdue ou fourvoiement,
Rien ne nous l’assure,
Hallucinations folles, délibération d’un dément.
Je peux vous aider ?


- Tu ne peux rien faire pour moi, à part si tu sais faire apparaître des cookies… S’exprima le jeune garçon au fond de sa cuisine.

Hisméria se retenu de soupiré pour ne pas alerter la deuxième présence de sa position. Je comprends mieux, l’adolescent est dans cet endroit uniquement parce qu’il a faim. En même temps c’est logique de venir à une telle heure pour essayer de dérober de la nourriture en douce.  Bien, en soit il n’est plus une menace, mais qu’en est-il de l’autre individu ? Sa façon de s’exprimer n’est en rien rassurante.

Hisméria en profita pour scruter les détails de l’homme essayant d’entrer dans la cuisine :

Les traits de son visage masqué par de long cheveux noirs qui retombent sont fins soulignés par la maigreur de son corps. Il semble grand, mais peut-être, cela n’est qu’une impression. Et puis, sa maigreur maladive accentue cet effet. Un autre détail surpris Hisméria, ses jambes semblent hésitantes, comme si elle ne savait ni ou se mettre, comme si elle avait oublié comment marcher.

Le deuxième inconnu tourna la tête comme s’il s’apprêtait à répondre à la réplique du garçon cherchant ses cookies. C’est le bon moment pensa Hisméria ; L’homme sortie de sa cachette et délivra toute ses dernières forces pour bondir sur l’inconnu. Suite à quoi, celui-ci dégaina son Wakisachi et se plaça dans l’ombre derrière son ennemi potentiel. D’un ton menaçant Hisméria s’exprima :

- Ecoute-moi bien vieux bouquin délabré, si tu ne veux pas y laisser ton cou, tu vas te présenter sur le champ et me dire ce que tu fais ici. Si j’ai le moindre doute sur la véracité de tes propos, cette cuisine poussiéreuse est bien le dernière endroit que tu verras ce soir.  Pendant qu’on y est, tu peux aussi te dévoiler l’homme aux cookies. A moins que tu préfères que je t’appelle ainsi jusqu’à la fin de tes jours.


L’autre adolescent ne remarquant même pas la tension qui venait de se créer continuait passablement à chercher sa nourriture. Tout en rechignant celui-ci prononça :

- Y a absolument pas de cookie dans ces placards ! Ce n’est pas bien de mentir… Si tu voulais que je me pousse t’avais qu’à le dire.

Hisméria ne relâchant en rien la pression sur son otage s’exprima :

- Que veux-tu, ce n’est pas non plus un restaurant gastronomique ! On n’y trouve pas toujours ce que l’on recherche. Mais oui pousse toi, s’il te plait, j’ai besoin d’accéder à ce côté de la cuisine. Quant à toi vieux débris, j’attends toujours les présentations.

L’adolescent tout en continuant ses explorations, râlait dans son coin sans que je ne puisse distinguer quoi que ce soit. Hisméria surprit reprit la parole  :

- Qu’est ce qui t’arrive encore ?

Mon interlocuteur avait l’air suspicieux, comme si une autre interrogation le taraudé. Celui-ci s'exclama :

- Pourquoi tu cherches une boite ? Si elle est fermée, tu dois avoir la clé, nan ? Et… Pourquoi j’ai l’impression que tu cherches à la trouver le plus vite possible ? Elle ne va pas disparaître avec la fin de la pluie, nan ?

Voilà qu’il se met à poser des questions. Je n’ai vraiment pas le temps pour ça, et puis ne sachant pas si mon prisonnier est un sbire de S.N.E, je me dois de rester vigilant ! Pour finir, Hisméria dit :

-Les raisons de mon acquisition de cette boite ne te regardent que moi gamin. Mais tu as raisons sur un point : je n’ai pas le temps de discuter plus longtemps de la pluie et du beau temps. Alors soit gentil, et laisse-moi progresser dans mes recherches.
##   Mar 1 Juil 2014 - 11:00

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Teru Tetsukamen
Teru Tetsukamen
Terre au pouvoir solaire
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Humeur : Je suis mort, il y a bien longtemps.
http://mille-cendres.e-monsite.com/

[Hrp : JE SUIS DÉSOLÉ POUR LE RETARD ;o; ... Ok... J'avoue... J'avais oublié ce rp... En plus c'est assez court ce que je ponds après vos pavés de cinglés...]


Son sourire n’est jamais figé,
Ses mille fossettes dansent sans arrêt,
C’est comme un spectacle vivant,
Cet homme qui a toujours marché devant,
Ce soleil si éclatant,
Aux reflets d’or étincelants,
Aux yeux immenses comme la mer,
Loin de ce monde si amer…

Ces sillons de poudre sur la table,
Tracé avec une carte téléphonique jetable,
Moins candide à nos yeux à présent,
Mais surement pas assez menaçant,
Pour nous figer dans notre élan.
Ces quelques vaisseaux nasaux éclatés,
Il en aurait fallu plus, pour nous arrêter.

Nous voulions du rêve éveillé,
Pour remplacer ce goût âcre de réalité,
De tourments et d’illusions brisés,
C’est tout ce qu’il devait rester,
De ces chimères d’acier...
Teru Tetsukamen - Entrée - Plume


La créature famélique sombre parmi les ombres. Elle trouve presque un confort factice en cette invisibilité feinte. Ses yeux noirs comme des tisons froids sont comme deux billes brillantes dans la pénombre. Ils scrutent les visage des inconnus sans peur, animés seulement par une vie fuyante, un vide immense, un nudité fixe, une intelligence sous feu, éteinte. Si ce corps marche, respire, possède encore un cœur entre ses corde et des cordes vocales raides dans sa trachée, la créature, elle, en l'immense mélancolie, en les ténèbres de ses yeux, semble belle et bien morte. Ces hommes qui s'agitent ne le voit pas. Cela semble sied à cet être élancé, qui demeure ainsi, caché à la vue de ces hommes par la nuit. Les ténèbres, douce enveloppe qui lui plait. Les hommes semblent chercher, d'ailleurs, ils échangent, ils parlent entre eux, ils semblent si loin. Teru n'arrive pas à suivre. Son regard passe, absent, sur un éclat d'argent parmi les ombres de la nuit et les squelettes des chaises éparse, les meubles endormis. Une lame, il ne sait pas. Résonne, lointain, le mot scalpel, n'éveillant aucune réaction chez lui. La menace ne prends car il n'en a pas conscience. La vie n'a aucune valeur, il n'en a pas conscience, pourquoi aurait-il peur de la perdre ?...

Qui il est, il a entendu la question. Qui il est, il y a tellement de réponses... Pourrait-elle seulement tenir en un nom ? Un prénom prononcé à sa naissance comme s'il décidait de son destin . Un nom lambda, Teru, que ses tristes géniteurs lui aurait choisi. Quelle fatalité que de finir parmi les ombre, aussi ordinaire et invisible que son nom. Ryu... Le Dragon... Lui finira dans le soleil, dans cette chaleur du feu, il s'y brulera peut être les ailes... Teru est froid parmi les ombres, un cœur de glace dans la nuit. L'un est blond comme le feu l'autre est noir comme les ténèbres, ainsi était écrite leur affligeantes vies.

- J'ai peut être été un homme... Il y a longtemps... Je ne ... Sais plus... Articule l'ombre si doucement qu'on aurait pu croire à un murmure du vent.

L'ombre ne sait pas si le silence ou le brouahah salue sa réponse. Il ne sait pas si elle a été ouïe, si on lui as adressé la parole une nouvelle fois après. Il a déconnecté, du monde. Sombrant à nouveau dans ses ténèbres, il se bat, il se rappelle, comme mille couteau, mille bistouris, mille aiguilles qui le transperce de part en part. Il se rappelle, oui, on lui avait déjà dit, ou peut être était-ce seulement lui qui savait. Il avait oublié ? Non, car il n'oublie rien mais ne se rappelle que du néant et des ténèbres. Chacun de ses souvenirs est mille souffrances, même le plus joyeux, de ce passé lumineux, habité par un dragon de soleil, qui le hante.

- Il a été un enfant brillant, un ado prêt à tout pour suivre son ami, un jeune camé, un homme traitre.

Pourquoi parler à la première personne d'un étranger ? Il ne sait donc lui même de qui il parle ? Plus vraiment, à vrai dire. Il est vrai qu'il ne sait plus. Il ne parle surement pas de ce corps maigre et absent qui se plonge dans le ténèbres comme s'il pouvait ainsi errer sans fin et attendre la mort qui ne l'a qu'à moitié bouffé pour ne laisser que cette coquille vide et de la noirceur. La créature n'était pas elle même affligeante, autant que ces êtres déambulant sans but, car elle même n'en a pas, les ténèbres n'en ferait pas un mort avec plus de mérite ou d'honneur. Les ténèbres ne sont que ses ténèbres, construite par tout ces tourments ces dernières années. L'homme s'avance dans les faibles lueur projeté par la lune, par ces blafardes lumières artificielles; lui même ne sait réellement d'où elles proviennent.

- Que cherchez-vous ?... Je sais... Je sais... Articule l'ombre de sa voix rocailleuse, perdue, sans parvenir à achever sa phrase.





黒いギター - Kuroi gitā - La guitare noire

« J’entends les chants des sirènes [...]
Je veux toucher le soleil avant que la pluie n’vienne... »

Orelsan – Le chant des sirènes

Ou comment la vue d’une guitare rend l’ombre plus fébrile que la mort




Spoiler:
 


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##   Sam 19 Juil 2014 - 20:35

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Aaron Eran
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[Hrp > Désolé désolé >< Autant pour le retard que pour les pavés que je viens de vous faire. D'autant plus qu'ils avancent pas à  grande chose le rp...]

Aaron avait du mal à comprendre. Tous aller vite. Vraiment vite. Il avait à peine le temps de finir sa phrase que le fantôme en embraillait déjà deux autres. C'était épuisant... Essayer de suivre ses propres pensées tout en comprenant le fantôme et le dragon parlant en vers, ou en prose... Un coup le fantôme l'engueulait, puis il semblait presque s'inquiéter, pour s'énerver de nouveau. C'en était vraiment épuisant pour le garçon, qui au départ était seulement venu chercher à manger. Assit sur le comptoir, il posa sa tête contre un placard en soupirant.

Comme les enfants, Aaron n'aimait pas se faire réprimer. Il avait bien le droit de poser des questions, non ? Il avait peut-être balancé le paquet de biscuit au beurre sur le fantôme, mais ce n'était pas une raison pour lui répondre sur ce ton. Puis de toute façon, il l'avait manqué. Ses yeux bleus scrutaient l’obscurité en essayant de s'y habituer, mais ils étaient aussi fatigués que leur possesseur et n'avaient, donc, aucune envie de faire un effort. On disait que ceux qui avaient les yeux bleus voient beaucoup mieux dans le noir que ceux qui les ont des autres couleurs, en ce moment Aaron en doutait énormément et pour cause il distinguait à peine les rebords des meubles. Encore les couverts à terre, lancés par le fantôme, il arrivait à les voir grâce à la pâle lueur de la lune, mais c'était le mieux qu'il pouvait voir
- J'ai peut être été un homme... Il y a longtemps... Je ne ... Sais plus...

Ces quelques paroles, prononcées par le Dragon délabré ramenèrent vaguement Aaron à la réalité. Il lui semblait que le fantôme lui avait demandé quelque chose un peu plus tôt, après avoir traité le dragon de vieux bouquin délabré. Il le menaçait de lui couper le... cou ? Quel drôle d'idée. Il était peut-être une Reine de Coeur masquée... Et il comptait le faire avec les couteaux de la cafétéria ? ça risquait d'être un peu dur...
Ou non. Ce n'était pas ça qu'il lui avait demandé. ça avait peut-être un rapport avec le cookie.
Un homme et un cookie.
Non. Un homme cookie. Tibiscuit.
Non, toujours pas ça. L'homme aux cookies.
Peut-être...
Aaron tira une pomme de sa poche en baillant et croqua dedans. Il avait à peine retrouver ce qu'avait demandé le fantôme, que le dragon brisa cette infime concentration en prenant la parole.
- Il a été un enfant brillant, un ado prêt à tout pour suivre son ami, un jeune camé, un homme traitre.

De nouveau, Aaron était perdu. Était-ce lui qui était trop fatigué pour comprendre ou était-ce le fantôme et le dragon qui faisaient exprès de parler de façon à ce qu'il ne comprenne pas ? Ou les deux..
Le bout de pied, touchant à peine le sol, Aaron les balançait comme pour passer le temps. Il aurait put répondre. Ou se remettre à la recherche de cookie. Sauf qu'il avait l'impression que s'il faisait l'un ou l'autre, ça allait de nouveau se remettre en marche. Un coup c'était calme, puis dès qu'il se mettait à parler, c'était comme si la machine se remettait en route et que tout allait très vite. Alors il attendait.
Il attend comme les princesses attendent leurs princes charmants. De haut de son comptoir. Du haut de leurs tours. Franchement... Cette nuit-là, les références aux fantastiques lui venaient tous seuls. La Reine de coeur, le petit bonhomme de pain d'épice, les princesses, les dragons, les fantômes... A croire qu'il était tombé dans le terrier du lièvre de Mars comme la belle Alice.
Que cherchez-vous ?... Je sais... Je sais...

... Je sais ? Peut-être pas. Peut-être. Le dragon, incapable de se souvenir s'il était humain avant, saurait peut-être des choses ? Ou les cacherait-il ? Non, le dragon n'est... pas vraiment un dragon. C'est juste une personne que l'adolescent surnomme ainsi à cause de sa voix rauque et caverneuse, qui lui rappelle ce dragon endormi réveillé par des nains, dans un récent film...
Aaron avait l'impression que l'orage s'était calmé. Pas l'orage qu'il régnait hors de la cafétéria, non celui-là, on aurait presque dit qu'il s'était amplifier. Le son de la pluie martelant le toit le prouvait. De plus en plus fort. Non, l'orage qui s'était calmé, c'était celui, qu'Aaron avait l'impression qu'il y avait dès qu'une action se faisait. Que d'un coup, tout s'embrouille. D'ailleurs, il ne sait même plus qui à posé la question d'identité en premier.
Lui ou le fantôme ?
Lui, non ? Avant que le dragon ne vienne.
Ou pas.
Si, si, il lui semblait bien avoir posé la question en premier, mais le fantôme l'avait... royalement ignoré.
- Je te l'avais demandé en premier, finit par dire d'un ton boudeur le garçon. Mais sinon c'est Aaron...

Comme d'habitude, le garçon avait l'impression de parler pour ne rien dire. C'est étrange cette impression-là. Cette impression que, quoiqu'on dise, on n'existe pas. Quoiqu'on dise, personne n'écoute. Une impression qu'il n'aime absolument pas. Pourtant, il essayait de ne pas y prêter attention. Parce que c'était tout le temps comme ça. Toujours la même impression quand il parlait. ça en devenait agaçant. Alors qu'il finissait sa pomme, il alluma de nouveau sa lampe. Le faisceau, pourtant faible, transperça l'obscurité comme l'épée d'un chevalier transperce la chair d'un dragon...
Scène qu'il avait un peu sous les yeux, quand en cherchant la fantôme avec le faisceau, il finit par le trouver. Un katana - ou bien un sabre, Aaron ne s'était jamais passionné pour se genre d'arme. Trop long - était apparu, ou alors il avait toujours été là, mais Aaron ne l'avait pas remarqué. Ce katana semblait appartenir au fantôme, puisqu'il était dans ses mains. La lame posée sur le gorge du dragon. Drôle de scène.

Le Dragon et le Fantôme n'étaient que des humains. Ces appellations, étaient juste une manière pour ne pas avoir à les appeler monsieur, l'homme, la silhouette ou autre... Ces termes là étaient beaucoup trop plats. Beaucoup moins plaisant. Beaucoup trop réaliste. Ils redonnaient à l'univers cette dimension terne et presque sans goût, qu'il avait naturellement. Non. Aaron, préférait le rendre magique. Même si, maintenant, à cause, et à travers de son regard d'adolescent, il aurait déjà du, depuis bien longtemps, cesser d'inventer de tels enfantillages, il ne le voulait pas. Et pourtant...

Et pourtant, cette simple scène suffit à briser cet enchantement. Redonnant au monde ses couleurs ternes et faisant bondir la brusque réalité de chose.
- Ah, fut la seule chose que put dire Aaron, déçu et légèrement dégoûter.

En une seconde, le regard de l'adolescent s’obscurcit. Il n'avait jamais aimé la violence, comme tous le monde. En fait, non c'était pire que ne pas l'aimer, il l'avait toujours détesté. Parce que c'est cette violence-même qui lui avait enlevé son frère. Parce qu'il combattait pour protéger ceux qui ne voulait, ou ne pouvait, pas prendre les armes. Parce qu'il combattait pour protéger tous ces imbéciles ! Et pas lui... Kyro préférait aider les autres que son frère... Non, ce n'était pas ça, mais Aaron le voyait comme ça... Et c'était encore à cause de cette violence, qu'il ne voyait plus son frère. Parti de nouveau combattre, il ne sait où, pour encore une cause complètement stupide... A cause de ça, un sentiment mélangeant écœurement, tristesse et haine était remonté et il n'avait plus envie de rien maintenant. Pourtant, il ne pouvait pas rester comme ça... Mais il n'allait quand même pas lui reprocher ce qu'il faisait, il avait sûrement ses raisons. Des raisons qui ne le regarde pas, comme il l'avait dit...
- Voilà, finit par dire Aaron après un soupire en remontant ses jambes sur le comptoir. La voie est libre.

Pourquoi son ton est-il déçu ? ça n'avait pas de sens... Parce que le fantôme n'avait rien d'un prince et qu'il ressemblait plutôt à quelqu'un de parano et sur les nerfs ? Ou parce que le dragon ressemble presque à une ombre... ? Non, ça ne pouvait quand même pas être ça. C'était si... Si insignifiant comme raison. Ou alors... Ou alors c'était parce que la lumière avait brisé le rêve.
Peut-être...

Aaron était bien conscience que le monde n'était pas rose. Mais à chaque fois, ça lui faisait l'effet d'un coup de poing dans le ventre quand il s'en rendait compte et il ne pouvait s'empêcher d'être déçu. Un abattement, qui généralement, lui trottait dans la tête pendant longtemps, pourtant... Pourtant cette fois, il n'avait pas envie de rester maussade, voulant sûrement "profiter de l'instant". C'est sûrement à cause de cette idée, qu'il ne put s'empêcher de demander au dragon.
- Tu cherche quelque chose ?


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