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Mitsuki, jolie Lune... Ce soir, c'est à toi de nous éclairer.
##   Dim 2 Mar 2014 - 16:45

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Aaron Williams
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Le temps est enfin venu.
Dehors, la lune est à son point culminant. Enveloppé dans ma cape, le visage caché, j’observe les Masters réunis dans la salle d’un air soucieux. Je suis nerveux, et ce n’est pourtant pas pour moi que nous sommes ici ce soir, mais bien pour Mitsuki. Mais j’ai pas l’habitude de présider à ce genre de cérémonie – et pourtant, il faut que le Master choisi pour se battre aille jusqu’au bout. Ayez des élèves, qu’ils disent… Ça va être enrichissant, qu’ils disent ! Mais oui, bien sûr ! Enrichissant ! Et complètement suicidaire – ou masochiste, au choix.
Je laisse mon regard courir sur la salle une fois de plus. Tomoe, en se plaçant dans le cercle, effleure ma main du bout des doigts et je frissonne, n’en laisse pourtant rien paraître. Je sens Gaetano dans un coin, Ryu, vois Hideko qui me fixe. Ouais c’est ça, t’as raison, fous moi la pression… Déjà que tu m’as à moitié assommé après le combat… Espèce de tarée.
Bon. C’est pas le moment. Je me concentre pour ne pas m’égarer, reprend mon souffle. Dans ma poche droite, la pièce, je le sais, brille d’une douce lueur argentée. Dans ma poche gauche, une fiole emplie d’un liquide doré grésille légèrement. Je souffle longuement. Ça devrait aller.
Mitsuki… Elle qui s’est battue pour obtenir son titre de Master, elle qui a souffert pour tenir, pour relever et gagner ce défi que je lui ai imposé… Elle qui a dû laisser derrière elle, pendant un temps, une part d’elle-même, cette face sombre et violente… Elle méritait de venir ici ce soir. Nous nous sommes réunis pour elle. Uniquement pour elle. La faire accéder, enfin, à l’Harmonie la plus suprême.
Un instant. Je serre la pièce entre mes doigts. J’isole sa Voix dans mon esprit, et lance l’Appel dans son âme. Doux mais vif. Lancinant. Puissant.
Viens Mitsuki. Viens montrer à la Lune que tu es la plus belle…



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##   Mer 5 Mar 2014 - 16:44

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Allongée dans mon lit, je fixai mon plafond sur lequel brillait des centaines de millier d'étoiles. L'objet électrique posée sur ma table de chevet émettait un vrombissement à peine perceptible. J'étais pensive. Après mon combat contre Aaron, j'avais passé beaucoup de temps à l'infirmerie, entourée d'Aoi et d'Allen. Il m'avait d'ailleurs dit qu'ils souhaitaient qu'on passe un peu plus de temps tous les trois... Et apparemment, passer du temps tous les trois dans ma chambre d'hôpital ne comptait pas. Cela dit, j'avais quand même adoré les revoir tous les deux, et me perdre dans les blagues douteuses d'Allen tandis qu'Aoi était gênée.
Après une bonne semaine et demie de rétablissement, j'étais donc sortie, en pleine forme, reconstruite de partout ! Et puis, sur un coup de nostalgie, je m'étais rendue dans l'arène, où j'avais croisé Isis, que je n'avais pas vu depuis longtemps. Et alors on s'est battue. J'aurais aimé que ça n'ait jamais lieu. Mais je crois que c'était comme... Indispensable ? Je ne sais pas. C'était très étrange. Dans tous les cas, ça s'est passé, et je suis retournée à l'hôpital. Cette fois-ci, je n'ai rien dit à Aoi et à Allen. Ce combat n'a pas fait autant parlé de lui que mon combat de Master... Et de fait, j'ai pu me cacher dans ma chambre d'hôpital sans qu'on ne me suspecte de rien. La seule chose que j'ai eu à affronter, ça a été les regards meurtriers des infirmières qui me prenaient pour une folle. C'est vrai que j'avais déjà passé par mal de temps à l'hôpital, l'air de rien...
Finalement, j'étais sortie aujourd'hui. J'avais quitté l'hôpital et avait retrouvé ma chambre. Une chance qu'on ne m'ait pas appelé pour passer Master alors que j'étais encore à l'hôpital. Mais il paraît... Qu'on a deux semaines de répit, à chaque fois, après notre combat. Ce qui fait que j'ai eu tout pile le temps de me rétablir de ce deuxième combat.
J'étais donc sur mon lit, contrariée, ne cessant de penser et à Aaron, et à Isis. J'étais partagée entre les deux, tout bêtement parce que je m'étais battue contre les deux en un laps de temps terriblement réduit. Sauf que dans le cas d'Aaron, j'avais une pensée heureuse. Dans le cas d'Isis, j'étais... frustrée. Gênée. Mal.
Tandis que je me tortillai sur mon lit, mal dans ma peau, j'entendis une voix qui m'appelait. Comme un appel silencieux, dans le creux de mon oreille, mais à l'intérieur.
Je me redressai soudainement sur mon lit, les sens aux aguets, avant de comprendre. Une douce chaleur se répandit en moi et un sourire se dessina sur mes lèvres. Alors ça y est... On y était. J'allais désormais passer Master.
Soudain, toutes mes pensées négatives s'évacuèrent et je me levai, le coeur léger, pour me rendre en salle des Masters. Un clignement d'oeil plus tard, j'atterrissais devant la porte, après une téléportation parfaite. Je souris délicatement tandis que je posai ma main sur la poignée de la porte. Après une légère inspiration, je poussai la grande porte et entrai dans la pièce. J'avais l'impression de ne pas être revenue ici depuis longtemps...
Mes yeux firent le tour de la salle avant de se poser sur la silhouette qui me faisait face, encapuchonnée. Pourtant, je reconnus, entre mille, Aaron. A sa carrure, son aura, sa posture. Tout en cette silhouette me rappelait Aaron.
Aussi, dans un souffle, à travers mon sourire, ma voix s'éleva dans le calme rassurant.

-Je suis là.


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##   Jeu 6 Mar 2014 - 14:00

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Un sourire large s’étire sur mes lèvres lorsque je sens l’aura de Mitsuki apparaître derrière la porte. Une bouffée de fierté m’envahit alors qu’elle entre dans la pièce, visiblement sereine. Bien plus qu’à notre dernière rencontre dans cette salle, en tout cas. Je suis ravi de voir qu’elle a pu se soigner correctement – j’avais peur, après notre combat, qu’elle garde quelques séquelles. Et je m’en voulais déjà suffisamment pour que cette folle d’Hideko ait pas besoin de me le rappeler à chaque fois qu’on se croise… Aïe aïe aïe. Qu’est-ce que vont donner les prochaines masterisations ? J’ai hâte de voir ça, quand même… En espérant que je reste tranquillement dans les gradins cette fois.

- Bonsoir Mitsuki, je lui souris, utilisant ma voix grave et chaude de Master. Je pense que tu sais pourquoi tu es là ?

Question rhétorique. Pour que ça ait plus la classe. Et que ça fasse super officiel et tout ! Pour que je me fasse pas (encore) taper sur les doigts.
Un temps passe. Merde. J’ai oublié ce que je voulais dire. Bon… N’en laissons rien paraître, et improvisons, personne ne le remarquera…

- Tu es là… pour enfin faire face. Faire face à ce passé qui est le tien, à ce Vide qui te tenaille. Quand nous sommes venus te chercher, nous avions promis des réponses à tes questions. Aujourd’hui, tu peux enfin devenir celle que tu souhaites être du plus profond de ton âme. Celle que tu dois être.

Mon sourire se fait doux. Je sais qu’elle ne voit pas mon visage, mais la douceur que ma voix lui transmet, cette fierté presque paternelle de voir sa petite fille parvenir au plus haute, je sais qu’elle résonne dans son cœur. C’est tout ce qui compte.
Lentement, je sors la fiole de ma poche, la lui présente.

- Je vais te donner ceci ; il te faudra le boire. C’est… un peu spécial, je souris en coin. Tu tomberas dans un sommeil profond, qui te permettra de te confronter à toi-même. Tes pouvoirs. Fais très attention. Ce qu’il s’y déroulera te forgera dans ta nouvelle identité.

En bien… mais peut-être aussi en mal. J’espère avoir été capable d’éradiquer le monstre en elle, pour qu’il ne prenne pas le dessus lors de sa masteristation. Sinon… on court au désastre.

- Mais avant ça, je continue en serrant la fiole dans mon poing, je dois te poser une question essentielle. Est-ce que tu souhaites retourner à une vie normale, ou bien… souhaites-tu prendre tes responsabilités, chérir et protéger cet institut de toutes tes forces ?

On se croirait à un adoubement de chevalier, ça pète la classe quand même… Ahhh, j’aurais dû filmer, je le savais. (Quoique, j'ai aussi l'impression de faire prêtre pour un mariage, c'est assez dérangeant...)

- Alors, Mitsuki ? Si tu as des questions c’est le moment.



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##   Ven 7 Mar 2014 - 12:15

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Calmement, sans bouger un cil, j'écoutai Aaron, buvant chacune de ses paroles. Il avait une voix si douce que j'aurais pu commencer à croire en cette fameuse légende, selon laquelle la voix des Masters serait particulière, différente des autres voix. Plus apaisante, semble-t-il.
Mes lèvres s'étiraient en un joli sourire, comme ineffaçable. Je hochai la tête lorsqu'il me demanda si je savais pourquoi j'étais là. Question rhétorique. Il le savait aussi bien que moi. Aussi ne pris-je même pas la peine de répondre, me contentant ainsi de hocher la tête.
Je hochai de nouveau la tête lorsqu'il me détailla le but de cette entrevue, la raison de ce -dernier ?- Appel en salle des Masters. Par la suite, il me désigna une fiole, et mon regard améthyste se posa dessus. Mon sourire s'élargit doucement, comme si ce liquide qui brillait à l'intérieur allait me permettre d'avoir enfin des réponses à toutes ces questions qui tournaient dans mon esprit depuis que j'étais ici. C'était comme une renaissance. Le retour à la vie ultime. Terrae offrait bel et bien une nouvelle vie... Et chaque personne qui acceptait cette nouvelle vie devenait une personne exceptionnelle. Il suffisait de voir chacun des Masters qui étaient présents dans cette pièce. Terrae était comme une bénédiction...
Aaron serra la fiole dans son poing et je levai les yeux sur lui. Le choix. Comme lors de l'initiation. Choisir de rester, ou de partir. Un choix que nous sommes les seuls à prendre. Et que nous sommes les seuls à pouvoir faire. Ce choix qui déterminera notre vie.
Par la suite, il ajouta que si j'avais des questions, alors il était temps que je les pose.
Je fermai les yeux quelques instants, ordonnant mes idées, avant de les rouvrir pour les planter là où je devinais ceux d'Aaron, sous sa capuche. Mon sourire, paisible, flottait toujours sur mes lèvres. C'était une bien étrange sensation qui m'habitait là, car je me sentais... Entière. En harmonie avec moi-même. Je me sentais véritablement bien. Finalement, ma voix, douce, s'éleva dans les airs.

-Je désire plus que tout prendre mes responsabilités, chérir et protéger cet institut de toutes mes forces.

Qui ? Qui pourrait refuser ? Après tout ce que cet endroit a fait pour nous. Après tout ce qu'on nous a offert. Qui oserait dire non ?
J'inclinai légèrement ma tête sur le côté. C'était vraiment très étrange, cette sensation qui m'habitait. J'avais cette impression d'être... Adulte. Et croyez-moi, venant de moi, c'est vraiment étonnant.

-Une vie normale... Ca n'a plus aucun intérêt, une fois qu'on a vécu à Terrae. C'est ici qu'est ma vie, maintenant.

Mon sourire s'étirant légèrement en coin, j'ajoutai, en clin d'oeil à Aaron :

-Et puis... Que deviendrais-je, sans ma téléportation, maintenant qu'elle fait partie de moi ?

Mon sourire stagna un instant sur mes lèvres avant de se réprimer lentement. Quelques secondes de silence s'écoulèrent, avant que je ne reprenne la parole.

-Ah et...


Je désignai du menton la fiole qui était désormais bien à l'abri au creux de son poing.

-Ca fait mal ?
demandai-je avec une voix partagée entre l'innocence et l'amitié taquine que je portais à Aaron.


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##   Ven 7 Mar 2014 - 14:45

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Sa voix résonne lentement dans mon cœur. Elle est prête à passer, elle-même le sait. Elle le sent, au plus profond de son cœur. Ceux qui sont prêts... réellement prêts... ne choisiront jamais vraiment d'abandonner Terrae. Comment abandonner une chose qui fait à présent tant partie de nous que de la retirer... se révèle être la punition suprême ? Mitsuki l'a bien vu durant son combat. La téléportation est elle. Son pouvoir la définit, parce qu'elle a choisi de s'y abandonner. De faire confiance à cette magie qui parcourt les veines de Terrae. Celle qui a pris place, lors de son initiation, dans son cœur. Et celle qui lui appartiendra entièrement lorsqu'elle ira se coucher, ce soir.
Il y a quelque chose d'émouvant à voir une Etoile passer Master. Surtout quand on l'a accompagnée depuis ses débuts... Je vais pas non plus dire que je lui ai tout appris parce que c'est carrément faux. Mais je suis fier d'avoir pu la prendre, même un peu, sous mon aile.
Nos séances d'entraînement me reviennent en mémoire, mais je les chasse d'un sourire. Ravi. Toujours aussi fier.
Bon sang, moi aussi je veux voir notre nouvelle Mitsuki-Master maintenant, c'est malin ! Mais faisons les choses dans l'ordre.
Je hoche lentement la tête à ses mots, puis souris en coin à sa question innocente. Elle restera toujours une gamine pour moi, je crois, ça va me faire tout drôle – surtout qu'elle est adulte, là, merde quoi !

– Tu ne sentiras rien, tu seras simplement engourdie, et tu tomberas petit à petit dans le sommeil. Laisse toi porter, sinon tu vas tomber comme une masse au sol. Ce serait bête que tu te casses quelque chose maintenant, je lâche avec un petit rire dans la voix.

Mon visage redevient pourtant sérieux.

– Mitsuki, encore une chose. Fais attention à ce que tu trouveras dans ton Rêve. Tu pourrais te retrouver confrontée à des choses que tu ne pensais pas voir là-bas.

La douleur, la folie... La mort et les larmes... Trop de souvenirs de ma propre Masterisation. Je les ignore tant bien que mal. Je sais très bien que même confrontée à ce monstre en elle, elle saura se débrouiller. Parce qu'elle en a été capable durant notre combat. Mais tout est possible, pas vrai ? On ne sait pas toujours ce qu'on y retrouvera... À cette pensée, un sourire discret orne mes lèvres. À tous les coups, Keitaro doit se dire que je m'en fais encore trop.
Je me reprends et lui tends lentement la fiole, avant de lancer d'un ton encourageant :

– Allez. Tu es prête ? C'est à toi de jouer maintenant.



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##   Mer 19 Mar 2014 - 0:51

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J'écoutai Aaron avec sérieux. Le silence régnait dans la salle, seule sa voix douce, cette voix propre aux Masters, résonnait entre les murs de la pièce. Je me rendis compte au bout de quelques instants qu'un sourire doux s'était échoué sur mes lèvres, semblant ne plus vouloir en partir. Finalement, il me tendit la fiole. Cette fameuse fiole. A ses derniers mots, je hochai la tête. J'avais cette sensation d'être consciente de ce que j'allais vivre. Et pourtant, je ne l'avais jamais vécu. C'était étrange comme sentiment, n'est-ce pas ?
Je baissai les yeux sur le récipient dans ma main, dans lequel un liquide aux couleurs si particulières brillait. Pendant un moment, je restai figée, me laissant aller à mes pensées. Alors c'était à ça que ça ressemblait, le passage au rang de Master. Si on m'avait dit ça quand je suis arrivée à Terrae, il y a de ça maintenant plusieurs années qui me paraissent pourtant si lointaines, je n'y aurais probablement pas cru. Et j'aurais eu encore plus de mal à croire qu'un jour, ce serait moi qui passerait cette étape.  
Mes yeux se fermèrent avec lenteur, et je serrai mon poing sur la fiole. C'était donc par là qu'était passée Maman... Par là qu'était passé Papa. J'aurais tout donné pour voir ça. Pour découvrir de quoi avait parlé leur rêve, ce rêve que venait d'évoquer Aaron. Ce rêve qui, si j'avais bien compris, allait me permettre d'acquérir, une bonne fois pour toute, mon rang de Master.
J'avais juré fidélité à Terrae. Et me remémorant cette dernière conversation que j'avais eu avec Aaron -cette dernière conversation en tant qu'Etoile- je sentis mon sourire s'étirer avec délicatesse et lenteur, comme si j'eus été plongée dans un rêve. Je rapprochai un instant la fiole près de mon coeur. C'était un geste idiot, et à bien y réfléchir, c'était un geste totalement incohérent. Mais qu'est-ce que je m'en fichais, de la cohérence ! J'allais probablement vivre l'événement le plus marquant de mes 20 dernières années passées. Et j'allais me rapprocher plus que jamais de Maman et Papa. C'est en tout cas ce que j'imaginais... Car j'allais enfin vivre ce qui avait fait d'eux les personnes formidables -en tout cas pour moi- qu'ils étaient devenus.
Cette vie qu'ils avaient eu à Terrae, je n'avais jamais pu l'imaginer. Ils ne m'en avaient jamais parlé. Ça ne s'était toujours résumé qu'à des "Nous nous sommes rencontrés quand on a été jeunes" et je passe les détails de toutes ces -apparentes- fabuleuses rencontres qu'ils avaient apparemment fait dans cet endroit où ils avaient grandi. Mais là, maintenant que j'avais vécu tant d'année à Terrae, maintenant que j'avais pu sentir dans mes veines parcourir cette énergie qui avait parcouru les leurs des années auparavant, maintenant que j'allais devenir ce qu'ils avaient été... Je me sentais plus proches d'eux que jamais. J'avais l'impression que j'allais enfin pouvoir comprendre ce qu'ils avaient vécu. Que j'allais enfin pouvoir vivre ce qu'ils avaient vécu.
Au bout de ces instants qui me parurent une éternité, je rouvris les yeux, confiante. Je pris une longue inspiration, et je retirai le bouchon de cette fiole. Mes prunelles violines se scotchèrent sur Aaron, et je lui offris un dernier sourire, empli d'une reconnaissance certaine face à toute l'aide qu'il m'avait toujours apporté. Puis, je portai la fiole à mes lèvres, et le liquide commença à se déverser dans ma bouche, puis à couler dans ma gorge, jusqu'à ce que mes paupières ne deviennent lourdes. Il n'y a qu'une chose à laquelle je n'avais pas pensé...
N'aurait-ce pas été plus sage de m'allonger, ou au moins de m'asseoir, pour boire le contenu de cette fiole ? Ca m'aurait peut-être épargné le fait de tomber.
Un bruit de verre brisé s'éleva dans le silence de marbre. C'est sur ce dernier son cristallin que ma conscience s'envola pour rejoindre l'esprit de Maman et Papa.
Mon corps rencontra le sol avec légèreté. Mais moi, j'étais déjà loin.


__________


Je me réveillai dans une ruelle sombre. Il n'y avait personne. Du moins, c'est ce qu'il me semblât. Je me frottai les yeux, l'esprit cotonneux. Je remarquai alors du sang sur mes mains, et effrayée, j'éloignai vivement mes mains de ma peau. Un air de dégoût, mêlé à l'incompréhension, tirait les traits de mon visage, et dans un geste sûrement trop brusque, je reculai, ne tardant pas à rencontrer le mur qui n'était pas loin derrière moi. Le heurtant dans un bruit sourd, j'affichai une grimace, ravivant des douleurs qui commencèrent à me tirailler de partout sur le corps. Vainement, je tentai de me redresser, observant par la même occasion tout ce qui se trouvait autour de moi. Cette rue ressemblait tellement à ces rues dans lesquelles j'avais l'habitude de me retrouver autrefois que je fus prise d'un léger vertige. Ça ne pouvait pas être réel. Et pourtant, tout y était : les grillages abîmés, les poubelles déformés, toutes ces choses qui traînaient sur le sol, l'odeur de l'essence et de la pisse, les squelettes de motos, les pneus abandonnés, l'entrepôt en taule au bout de l'impasse. Je me sentais sale. Je passais mon avant-bras sur mon visage, n'osant plus approcher mes mains ensanglantées de celui-ci. Et puis, soudain, j'entendis un grincement. Mon regard se fixa sur la porte de l'entrepôt qui s'ouvrait, et mon coeur rata un battement. Non... S'il vous plaît...
C'est là que je reconnus cette chevelure entre mille. Cette chevelure dont j'avais hérité. Deux billes vertes se posèrent sur moi et un sourire se dessina délicatement sur les lèvres de la personne qui venait d'apparaître à quelques mètres de moi. Un sentiment de soulagement s'empara de moi tandis que la femme commençait à marcher dans ma direction, de cette démarche souple et féline. Petit à petit, un sourire naquit à son tour sur mes lèvres.

-Maman...
-Je t'avais dit de ne plus traîner par là, Mitsuki.
-Je sais mais... Allen était déjà rentré, et c'est le chemin le plus rapide, à pied, pour ren-...
-Allez viens. On rentre maintenant.

Elle tendit une main dans ma direction et m'aida à me relever. Je retins un léger cri de douleur tandis que je me retrouvais debout. Seulement, je ne parvins pas à retenir la grimace.

-Tu as mal où ?

-Côtes... Et le haut de la cuisse droite.

Maman observa chacun de ces endroits avec soin, les sourcils froncés, avant de soupirer.

-Bon allez, viens, on rentre. On va soigner tout ça à la maison.

-Oui...
-Et promets-moi de ne plus jamais repasser par ici.
-Promis Maman.

Je la suivis avec peine. Une fois dans la voiture, je collai ma tête contre la vitre, observant les paysages qui défilaient. Le trajet était court, mais je ne me sentais pas de parler. Encore une fois je ne l'avais pas écouté... Et je me retrouvais dans cet état. C'était de ma faute, j'en étais consciente. Mais j'étais trop curieuse !
Je n'avais jamais réussi à en apprendre autant que je le désirais sur le passé de Maman. Il faut dire qu'elle évitait toujours d'en parler. Elle n'en était pas fière. Avoir fait partie des yankees... Ce n'est pas franchement quelque chose qu'on inscrit dans son CV. Mais c'était plus fort que moi. Je me bornais à finir dans cet état pour tenter d'en apprendre plus. En vain.
Maman ne décrocha pas un mot non plus pendant les cinq minutes de route que nous avions. Une fois arrivée, je descendis de la voiture et Maman m'aida gentiment à marcher jusqu'à la maison. Alors que nous entrions dans l'entrée, malgré le fait que Maman ait appuyé sur l'interrupteur, la lumière ne s'alluma pas. Elle soupira.

-Chéri, je suis avec Mitsuki. Elle s'est encore... Bref. Il faut qu'on rentre vite pour désinfecter ses plaies.

Plusieurs bruits retentirent, comme des engrenages qui s'enclenchent. Finalement, la lumière reparut et le couloir s'éclaira face à nous. Nous le traversâmes en silence, jusqu'au moment où Maman posa sa main sur la poignée.

-J'ai eu vraiment peur, Mitsuki. Imagine qu'un jour je ne sois plus là pour te défendre...


C'est honteux, hein ? D'avoir besoin de sa mère pour se défendre. Mais que voulez-vous... Ces gens ne sont pas adeptes du un contre un. C'est plutôt le dix contre un. Sauf quand un duel les enchante et les amuse. Mais une fois qu'ils se sont assez diverti, c'est terminé.
Je sentis l'emprise de Maman se faire légèrement plus forte sur son épaule, et je croisai son regard inquiet, mais aussi empli d'un amour certain. Je ne pus que lui offrir un sourire, tandis qu'elle déposait un baiser sur ma joue.

-Je t'aime ma chérie.

Elle tourna finalement la poignée, et nous nous retrouvâmes face à Papa. Qui semblait furieux. Oh oui...

-Mitsuki, la prochaine fois, je te promets que... Tss. Je ne peux même pas te menacer. A chaque fois, tu reviens dans un tel état que tu t'es déjà punie toute seule en y allant. Et pourtant, tu recommences.

Malgré moi et le sérieux de la situation, un sourire étira le coin de mes lèvres. Je devais vraiment être masochiste, hein ? Mais Maman, Papa... Vous n'êtes pas un peu pareil ?


***


-Papa ! Tu veux que je t'aide ?

-Non, c'est bon, t'inquiète pas, ça se passe bien. Cette antenne et moi on s'entend très bien, d'ailleurs, le courant passe tellement bien que je te promets que la télé re-fonctionnera dans quelques minutes à pei-... Aaaïe ! Mais c'est pas vrai !

Un léger rire m'échappa, tandis que je me hissai par le velux afin de le rejoindre sur le toit. Je soupirai, posant mes mains sur mes hanches. Il se dépatouillait toujours aussi mal avec l'électricité et tous les autres problèmes techniques qu'on rencontrait chaque jour. C'était un peu comme une malédiction chez nous, quand on y pense !

-Bon allez. Laisse-moi t'aider ! J'ai déjà fini mes devoirs de Physique, donc n'essaie pas de te débarrasser de moi comme ça.
-Et Allen ? T'as rien à faire avec lui ? Allez, vous avez bien des choses à faire ! Les jeunes de votre âge ont toujours quelque chose à faire.
-Papa. Allen voit sa copine aujourd'hui. Et là je m'ennuie ! Alors s'il te plaît... dis-je en laissant traîner ma voix. Laisse-moi t'aider !

Il me fixa un long moment, avant de soupirer, signe de son abandon.

-Vraiment, se faire aider par sa fille, c'est la lose.

-C'est encore plus la lose d'utiliser cette expression, et aussi de se battre avec son antenne satellite.

Un léger rire m'échappa, tandis qu'il faisait mine de se replonger avec sérieux dans son travail.

-Bah, de toute façon, je suis sûre que j'ai encore des choses à t'apprendre ! Des choses très importantes, qu'il est indispensable que tu saches faire toute seule ! Sinon, qui s'occupera de faire marcher la télé quand je ne serais plus là ?

-Papa, arrête, je n'aime pas quand tu dis ça.

Et pourtant, je n'aurais jamais du me voiler la face. Maintenant, ça me paraît plus évident. Tous ces "Quand je ne serais plus là". Ils avaient tout calculé, n'est-ce pas ? Je le savais. Les policiers n'ont jamais voulu l'admettre... Mais je le savais. Ils ne sont pas morts. Ils ne sont jamais morts, ce fameux jour où ma vie a basculé. Ils ont simplement orchestré leur départ. Parce que rester avec nous était trop dangereux...


***


Ce changement de plan est brutal. Mes yeux me brûlent d'un coup et l'espace d'un instant, j'ai cette affreuse impression d'être en train de fondre. Le monde autour de moi s'efface petit à petit, et les sons s'atténuent. Les oiseaux ne chantent plus. Non, maintenant, c'est les grésillements des flammes qui règnent et la chaleur brutale du feu qui fait sa loi. Le soleil doux du printemps est parti. Je sens mon coeur s'agiter dans ma poitrine tandis que là, roulée en position foetale, je me réveille, l'esprit embrouillé. Des pensées dures et violentes, presque agressives, m'assaillent de partout, et je ferme les yeux, plaque mes mains sur mes oreilles, comme pour fuir. "Monstre." "Sorcière." "Crève dans ce feu."
Et là, j'aperçois le visage de cette fille. Ce regard, le lendemain de l'incident, au lycée. La maison d'Allen avait brûlé. Nous étions orphelins. Et naïvement, je l'avais prié de venir au lycée avec moi, comme s'il s'agissait d'une journée parfaitement ordinaire. Comme si tenter de m'en convaincre allait changer quelque chose à ce qui nous était arrivé.
Il y avait alors eu cette fille. Et ses yeux. Ce regard cinglant, froid, meurtrier. Elle n'avait pas eu besoin de parler. J'avais compris. "Tu aurais dû mourir avec tes parents."
C'est toujours dur de soutenir ce regard. Après le jardin d'enfance, la primaire, le collège... J'avais appris à y faire face. Que les gens n'acceptent pas la différence, si ça leur permettait d'être heureux ! J'avais dépassé ça. Mais ce jour-là. Ce jour-là, c'était différent... C'était insoutenable. Parce que ce jour-là, je ne pouvais pas me dire "Au moins, à la maison, je n'ai pas à supporter ce genre de regard assassin". Non. Je ne pouvais tout bêtement pas me le dire, parce que si j'avais encore la face matérielle de la maison, toute son âme était partie avec mes parents.
Aussi avais-je baissé les yeux, faible et impuissante. Et j'avais laissé coulé les railleries.
Ce n'est pas facile d'être différent, vous savez ? Et je pense que beaucoup aurait pu devenir fou. J'ai eu de la chance, je crois. Oui, c'est ça. De la chance.


***


Tout autour de moi changea une nouvelle fois encore. Du moins, c'est ce que je crus comprendre. Au moment-même où j'ouvris les yeux, je sentis ces flammes me lécher les orteils.
Je me redressai avec une rapidité dont je ne me serais jamais crue capable, et sortis avec rapidité de la maison qui commençait à prendre feu, tapotant sans cesse mes vêtements qui commençaient à prendre feu. C'est là que je constatai que ce n'était pas celle d'Allen.
Non, la maison qui était en train de brûler, c'était la mienne. Mais pourquoi ? Pourquoi ?! Ce jour-là, ça ne s'était pas passé comme ça ! C'était la maison d'Allen. C'était la maison d'Allen qui...
Mes pensées se stoppèrent, et je sentis les larmes me monter aux yeux. Non, ça ne s'était pas passé comme ça. Dans les faits. Mais au fond. Dans mon coeur. C'était ça, non ? Que ce soit ma maison, ou celle d'Allen qui ait brûlé... Je n'avais plus de parents. Il n'avait plus de parents. Nous étions seuls. Et destinés à l'adoption. Quand j'y pense encore maintenant, je trouve ça dingue que nous ayons réussi à y échapper tant de temps. Nous n'étions pas majeurs... Et la loi l'y obligeait. Mais en plus de ça, il aurait fallu que nous soyons séparés ? C'était hors de question.
J'aimais trop Allen pour le perdre lui aussi. Et j'avais bien trop besoin de lui.
Je relevai les yeux sur les flammes dorés qui étaient en train de détruire à petit feu ma maison. Un poids abominable s'était abattu sur mes épaules, et mon coeur tambourinait lourdement contre ma poitrine. J'avais l'impression de vivre un tremblement de terre à l'intérieur-même de mon corps. Me faire frapper par Hulk aurait été plus agréable.
Ce n'est que là que je remarquai l'absence d'Allen à mes côtés. Mon coeur cessa de battre instantanément. Mon corps se raidit. Et, lentement, je regardai autour de moi, tandis que les policiers, pompiers, et autres misérables spectateurs s'agitaient autour de nous.

-Allen...?
laissèrent échapper faiblement mes lèvres.

Ma voix, tremblante, déjà pleine de sanglot, se semblait pas vouloir s'élever dans les airs, devenir plus puissante, afin qu'il puisse m'entendre.

-Allen...?
répétai-je vainement.

Mon coeur se remit à battre, mais beaucoup plus agité. A tout instant, il me menaçait de me lâcher. Mais je l'ignorais.

-Allen ?!


Enfin, ma voix daigna prendre de l'ampleur. Enfin, son écho résonna dans la rue. Et enfin, mes pieds acceptèrent de me laisser bouger.
Portée par mes émotions, je me mis à courir vers la maison que je venais de fuir. Des policiers me repoussèrent en arrière, les pompiers aussi, mais toujours plus bornée, je tentai de me frayer un chemin à travers eux.

-Laissez-moi passer ! Allen est à l'intérieur ! Il est là ! Laissez-moi allez le chercher !

-Je suis désolé Mademoiselle. Si votre ami est à l'intérieur il est trop tard. Reculez je vous prie, il faut évacuer la zone. Mademoiselle, s'il-vous-...
-Mais bordel, laissez-moi passer !

Quelle intuition m'avait menée à penser qu'Allen était à l'intérieur ? Je n'ai jamais eu besoin de cristal ou quoi que ce soit d'autre pour sentir quand Allen était en danger. Non, nous ne sommes pas jumeaux. Mais pour moi c'est tout comme. Allen fait partie de ma famille. Il était ma famille. Et là, il risquait simplement d'être ma dernière famille.
Sous doute aidée par l'adrénaline, je parvins à pousser le policier sur le côté, et à me glisser dans la maison sans que personne d'autre ne parvienne à m'en empêcher. Bien sûr, des personnes commençaient déjà à crier derrière moi, m'ordonnant de revenir, mais vous pensez vraiment que j'allais les écouter ?

-ALLEN !
criai-je de toutes mes forces, priant pour qu'il m'entende.

Je me mis à compter les secondes. me reprenant à chaque fois à croiser les doigts pour qu'il me réponde. mais rien. Rien. Nada. Les larmes commencèrent à se déverser sur mes joues, et je m'écroulai sur le sol, tombant à genoux. Les flammes n'allaient pas tarder à me consumer, mais je m'en fichais.

-Alleeeen...
beugla ma voix, baignée de larmes amères, à peine audible.

Et c'est là que le miracle eut lieu.

-...i ?!


J'écarquillai les yeux, et relevai la tête d'un coup.

-...tsuki ?!


Je sautai sur mes jambes, sentant mon coeur se remettre soudainement à battre. Totalement à la merci de toutes les émotions que me traversaient en ce moment, je commençai à courir vers l'origine de la voix, ne cessant d'hurler "Allen" à travers la maison en flamme, commençant à suffoquer dans la fumée.

-Mitsuki ?!?


Et là je le vis. Une poutre sur la jambe. Le visage balafré. Le regard vide. Je m'écroulai à genoux en face de lui, totalement impuissante, quand j'entendis une nouvelle voix qui s'élevait là-bas, hors des décombres.

-...Mitsuki ?


Mon coeur rata un battement. Mon diaphragme cessa de se soulever. Je suffoquai. Etait-ce à cause des flammes ? Pourtant, j'étais persuadée de l'avoir entendue...

-Mitsuki... C'est bien toi...?

Je me redressai avec une force venue de nulle part, telle un zombie, et marchai tant bien que mal sur ce sol qui allait céder d'un instant à l'autre.

-A...oi ? C'est... toi...?

Elle n'aurait jamais dû être là. Pourquoi est-ce qu'elle était là ? C'était insensé ! C'était totalement...

-Mitsuki...


Un sourire doux, propre à elle, éclaira son visage si harmonieux. Cette image me déchira le cœur. Comment se faisait-il que je sois encore en vie ? Ce cœur avait tellement enduré...

-Mitsuki... Je suis si heureuse de t'avoir rencontré, si tu savais. Toi, et Allen... Je...


Elle s'arrêta, toussant grassement. Je fermai durement les yeux, comme refusant la réalité.

-Ce n'est pas grave Mitsuki, tu sais. On ne peut pas aider tout le monde...


Je fis volte face, mon visage se fixant sur Isis qui agonisait, elle aussi, à quelques mètres à peine derrière moi. Elle était contre un mur, ayant inhalé trop de fumée, plus faible que jamais. Je tombai alors devant elle, les larmes ruisselant déjà sur mes joues.

-Non... Non... Ca ne peut pas être vrai ! Qu'est-ce que... Qu'est-ce que vous faites ici ?! Cette histoire ne vous concerne pas... Ce n'est pas possible... C'est...

-Je t'aime, Mitsuki.

Mes yeux, baignés de larmes, s'ouvrirent en grand, tandis que mon cœur m'abandonnait une bonne fois pour toute. Alors c'était ainsi. J'allais mourir comme ça ? C'était triste comme mort, hein. Après tout ce que j'avais réussi à passer. Après tout ce que j'avais enduré pour... Pour quoi, déjà ? Alors que j'allais tout simplement perdre le contrôle de moi-même, mes yeux croisèrent ceux de Matthew. Ma bouche s'entrouvrit, mais aucun son n'en sortit. Je me mordis la lèvre inférieure. Qu'est-ce que je pouvais bien répondre, hein ? Que moi aussi ?
Une dernière voix s'éleva dans les airs. Mais cette dernière voix était particulière. Elle était sombre. Teintée de cette mauvaise foi qu'ont les hypocrites qui étaient dans mon lycée autrefois. Pourtant, c'était une voix que j'aurais reconnu entre mille. Après tout, comment aurais-je pu ne pas la reconnaître, hein ? Qui oublie la voix de Michigan Carter si facilement ?

-Tout est de ta faute. Tu n'es vraiment qu'un monstre, hein... Tu es fière de toi ? Tu es contente de ce que tu as fait ? Savoure maintenant. Sale...


Dans un dernier effort, je me bouchai les oreilles et fermai durement les yeux. Apparaissant de nulle part -mais pourquoi aurai-je du en être étonnée- Ys se posta en face de moi. Il ne dit rien. Il s'arrêta simplement là, sans bouger. Comme si les flammes ne l'atteignaient pas. Je ne le voyais pas. Mais je sentis sa présence. Son aura déferla sur moi avec une telle aisance que j'en fus moi-même surprise.
C'est là que je rouvris les yeux. Ils se plantèrent tout d'abord dans ceux d'Ys, puis mes prunelles violines se fixèrent sur Allen, sur Aoi, sur Isis et sur Matthew, qui m'entouraient. C'est là que je l'aperçus. Cette silhouette, au loin, qui courait si aisément entre les flammes, comme s'il s'était tout bêtement agi d'un feu fictif, un joli effet spécial pour un film. Une autre silhouette apparut, disparaissant au même endroit. Sans savoir comment c'était possible -pourquoi les flammes ne m'avaient-elles pas encore englouties?- je me mis à courir pour les rejoindre. J'aperçus ces silhouette au fond de ce qui fut autrefois mon salon. L'une contre l'autre, se tenant par la taille. Mon esprit flancha. Ce n'était pas possible... Mais qu'est-ce qui, dans ce rêve, l'était réellement ? Hein ?
Je Les vis alors.

-Tout va bien se passer ma chérie. Tu verras. C'est comme les entraînements de Papa.


Et là, l'image de Papa disparut. Celle de Maman aussi. C'est là qu'un tremblement dans la maison me fit perdre l'équilibre, tandis que de nouveaux débris tombaient autour de moi. Autour de moi ? Je flanchai, atterris sur le sol avec maladresse, me remettant à suffoquer à cause de la fumée. Et je ne vis pas arriver ce... Truc, qui s'enfonça dans un bruit écoeurant dans mon estomac. La vue brouillée par la fumée, par la fatigue, par la perte de conscience -la mort?- qui arrivait à grandes enjambées, je baissai avec difficulté les yeux sur mon ventre. Je posai les mains sur l'objet qui m'avait transpercée, sentant les larmes me monter aux yeux et commencer à rouler sur mes joues. Je souris faiblement, tremblotante. Mes doigts glissèrent maladroitement sur la surface lisse de cet objet en métal -qu'est-ce que cet objet faisait là d'abord ? Puis un rire, mêlé de sanglot, m'échappa. Aaron m'avait prévenu. Je ne savais pas ce que je rencontrerais dans ce rêve... Mais rêver sa mort, c'est triste, pas vrai ?
Maman réapparut devant moi. Papa derrière. Il posa une main sur mon épaule. Maman me releva le menton. Elle avait ce sourire si joli. Cet air si serein. Elle caressa ma joue.

-Je t'ai dit que ce serait comme les entraînements de Papa, pas vrai ma puce ? Alors relève-toi. Ce n'est pas fini. Allez. Respire. Voilà, c'est bien. Encore.


Non, je suffoquais là. Je ne respirais pas. Ne mens pas pour rendre ma mort plus belle.

-Chérie. Respire.


Et soudainement, mon corps se recouvrit de toute cette encre noire. Je ne compris absolument pas ce qu'il se passa. Mais tout d'un coup, je me mis à rayonner. Puis mon regard devint doré. D'un doré parfait. Un regard que je n'avais encore jamais eu.

-1... 2...


Et Papa me retira d'un coup sec ce débris de métal qui était venu se nicher à l'intérieur de mon corps. Je ne ressentis même pas la douleur. Les flammes ne me brûlaient plus. Mes plaies se résorbèrent. Je regardais mon corps avec panique, fixant mes mains, jusqu'à ce que Maman ne me les saisissent.

-Vas-y, ma puce. Là. Maintenant. C'est le moment. Tu es la plus forte, maintenant.


Et suivant sa voix, écoutant mon instinct, je retournais sur mes pas. J'arrivai dans la pièce où je m'étais tenue quelques instants auparavant. Aoi, Isis, Matthew, Ys ; ils avaient tous disparus. Mais pas Allen. Même Michigan était parti.
Une poutre lâcha brutalement et je sautai sur Allen, me plaçant au dessus de lui, retenant la poutre sur mon dos. Je lui souris doucement.

-On s'en va.


Il répondit à mon sourire par un regard apaisé. Il parvint à dégager sa jambe, et se redressa. Une fois qu'il fut hors de danger, je me retirai de là moi aussi, et la poutre vint s'abattre sur le sol avec fracas. Je n'avais même pas senti les flammes qui avaient brûlées mon t-shirt. Je n'avais même pas senti son poids pourtant vertigineux. Allen tendit une main dans ma direction.

-Allons-y.


Il y eut comme un fondu noir. Et quand je repris mes esprits, j'étais en train de franchir l'entrée de la maison, tandis que cette dernière, désormais totalement enflammée, tombait en ruines derrière moi. Allen, à peine conscient, s'appuyait sur moi. Je le traînai plus qu'il ne marchait. Mais au moins, il était en vie. Les policiers, les pompiers, toutes les personnes qui étaient regroupées là me regardaient comme si j'eus été un monstre. Un sourire naquit sur le coin de mes lèvres. Oui, j'étais devenue un monstre. Mais un monstre qui pouvait sauver des vie. Même si pour ça je devais sacrifier la mienne.
Mes yeux se fermèrent sur cette note de réconfort.


***


Une douce chaleur m'étreint au creux de mon estomac. Je souris délicatement, comme si je me réveillai dans un lit de princesse un matin d'été, réveillée par les rayons du soleil. Une main, douce, caressa la mienne. Je n'ouvris pas les yeux. Je voulais savourer cet instant.

-N'utilise ce pouvoir que pour ceux qui le méritent, chérie. Seulement pour eux. Ne gaspille pas ta vie.

Un ange passa.

-Je t'aime.


Sa main quitta la mienne. Je sentis une autre main m'ébouriffer les cheveux. Et puis, plus rien. Le noir complet.


_________


Je me réveillai dans la salle des Masters comme après une sieste en plein air, revigorante comme jamais. Je clignai plusieurs fois des paupières, avant de me redresser, m'asseyant d'abord sur le sol pour observer mes mains, mes bras, chacunes des parties de mon corps que je pouvais voir et qui étaient encore recouvertes de cette encre noire. Je souris avec douceur, baignant dans ce sentiment d'utopie totale. Mes yeux, aux éclats dorés, se fixèrent finalement sur Aaron qui était en face de moi. Ma voix, cristalline, harmonieuse, brisa le silence féerique qui régnait dans la pièce.

-J'ai réussi le test ?
demandai-je innocemment, tout en me redressant.

Je me levai avec souplesse. Je croisai mes mains dans mon dos, l'observant avec cette sensation d'être aussi éblouissante qu'un ange. Je ris délicatement, ne reconnaissant qu'à peine ce rire si clair.  
Je ne m'étais jamais sentie aussi vivante.
Avec lenteur, je penchai la tête sur le côté. Et maintenant ?

HRP : And i finally did it ! Rah ! J'espère que tu vas aimer TwT *croise les doigts* En tout cas, je l'ai enfin fini ! Il y a malgré tout des passages que je n'aime pas (mais je ne me referais pas) mais j'espère que tu aimerais, toi >O< ILY <3


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##   Mer 19 Mar 2014 - 8:54

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Humeur : Aha ! ... Attendez, c'était une vraie question ?

HRP : Genre j'aurais pas pu aimer, tu sais. T'es drôle toi ! (Et mignonne ♥) ILY too ♥



La fierté étreint mon cœur. Le bonheur – le sien, autant que le mien – de pouvoir la voir si proche de la Perfection Absolue. Bientôt, elle siègera parmi les plus grands ; bientôt, elle siègera parmi nous.
Je la regarde serrer la fiole contre son cœur, une bouffée de chaleur montant dans mon corps alors qu’elle souriait, de cet air si profondément doux, si harmonieux. Je réponds à sourire, le visage toujours dans l’ombre de ma cape. Je perçois sa respiration, les battements de son cœur ; et toi, Mitsuki, les perçois-tu ? Bientôt, tu pourras Ressentir, comme tu ne l’as jamais fait. Comme tes parents l’ont fait avant toi.
Elle avale le contenu de la fiole et, lentement, son corps rejoint le sol. Fais de beaux rêves Mitsuki. Nous veillons sur ton sommeil.
Comme tous les autres Masters, je me concentre à présent, afin de canaliser l’énergie qui se dégagera d’elle lorsqu’elle découvrira sa Greffe et que ses pouvoirs seront enfin entièrement débridés. Nous attendons, attentif à ses réactions ; inquiet, je sonde son cœur, sans parvenir à y lire autre chose que la peur et la tristesse. Quel rêve fait-elle ? C’est la question que tout le monde doit se poser. Et à laquelle aucune réponse ne sera jamais apportée. Personne ne raconte son rêve – il est bien trop personnel. Souvent douloureux. Parfois violent. Mais au final, il est toujours apaisant. Je veux pouvoir voir notre petite Mitsuki sereine à son tour, déterminée quant à ce qu’elle fera par la suite. Je sais qu’elle le peut. Après tout… elle a remporté mon défi. Ce n’est pas n’importe qui.
Elle n’est pas n’importe qui, cette petite Mitsuki Hojitake.
Puis, soudainement, une lumière intense s’échappe de son corps, d’une couleur dorée pure qui se reflète sur les murs et les vitres. Le flash lumineux doit être visible de l’extérieur de la bâtisse, comme si un éclair s’était abattu en plein milieu de la salle. Vient la partie difficile. Canaliser l’énergie jusqu’à ce qu’elle l’absorbe totalement. Lentement, son corps se surélève dans les airs, à quelques centimètres seulement du sol, comme durant l’initiation. À cela près qu’à présent, nous sommes au bout du chemin. Sa peau commence à se moucheter de noir, d’abord un peu, plus entièrement ; l’encre noire la recouvre bientôt totalement et je fronce à demi les sourcils, intrigué. Voilà la Greffe. Elle est au cœur de son Rêve, et ne devrait pas tarder à se réveiller.
Je garde les yeux ancrés sur elle malgré la luminosité, remerciant secrètement ma cape de protéger mon œil gauche, attentif à ses moindres sentiments. Et, finalement, cette belle lueur rejoint son corps, entrant en elle à l’emplacement du cœur ; son corps se redépose au sol avec légèreté.
Lorsqu’elle remue, je sais déjà que quelque chose a changé. Sa respiration, le battement de son cœur, le papillonnement de ses paupières ; même sa manière de se lever. Sa manière de me regarder, innocente et pourtant forte. Un frisson me remonte le long de l’échine.
Mitsuki, tu es tellement belle.
Un sourire doux étire mes lèvres. Tendre. Amusé. Fier. Fier, putain, à un point que j’arrive même pas encore à réaliser. Mitsuki est Master. Maintenant. Et à jamais.

- Bienvenue parmi nous une dernière fois, Mitsuki, je souffle simplement, amusé par son expression angélique.

À peine ces mots dits, plusieurs sphères électrifiées apparaissent et tourbillonnent autour de moi vivement, avant de s’élancer vers elle. Dans le même temps, des câbles électriques rampent sur le sol et s’accrochent à ses chevilles en les enserrant, l’obligeant à rester au sol. Je ne bouge pas de toute l’opération, toujours posté au même endroit – je commence à avoir des fourmis dans les jambes.
Alors, Mitsuki ? Montre-nous ta toute nouvelle puissance.



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##   Mer 19 Mar 2014 - 14:19

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Une renaissance. C'était un peu ce que je vivais actuellement.
Aaron articula quelques mots, un léger sourire amusé sur les lèvres. Plusieurs sphères naquirent autour de lui. J'arquai un sourcil. Evidemment. Ca ne pouvait pas se passer aussi facilement... Un rêve, et c'est tout ? Allons bon. Il y a déjà eu le combat, le rêve, et donc, maintenant... Un test ? Appelons ça comme ça.
J'aperçus des câbles ramper vivement dans ma direction avant de s'enrouler autour de mes chevilles, me privant de tout mouvement. Les sphères cessèrent de tournoyer gentiment autour d'Aaron pour se ruer dans ma direction. J'esquissai un mince sourire. Il le savait que je pouvais me téléporter. Mais ce n'était pas ça que je devais montrer là. J'en avais bien conscience.
Je fixai l'être encapuchonné en face de moi, tandis que les sphères volaient dans ma direction. Je ne fis pas un mouvement. Je ne bougeai pas d'un pouce.
Cette encre noire recouvrait encore entièrement mon corps.
Les sphères électriques me percutèrent de plein fouet, et pourtant, je ne ressentis rien. Mes plaies se résorbèrent instantanément. Je n'eus ni chaud, ni froid, mon coeur n'accéléra même pas ses battements. J'étais simplement... Bien.
Je me rendis alors compte que je n'avais même pas décrocher mes mains, toujours croisées dans mon dos. Aussi,tandis que les fils électriques cessaient de me tenir les jambes, je fis un léger mouvement d'avant en arrière, me balançant sur moi-même tout en posant mes mains sur mes hanches. J'offris un sourire plein de joie à Aaron. Alors ça y était ? J'étais... Master ?
Petit à petit alors, je remarquai que cette encre noire qui avait recouvert toutes les parties de mon corps, jusqu'aux côtés de mon visage, remontant jusqu'aux tempes, se résorbait. Je ramenai mes mains devant moi et regardai le tatouage qui s'effaçait, glissant sur mes bras, mon buste, passant probablement sur ma poitrine jusqu'à s'arrêter... Je sentis une douce chaleur me brûler la peau, sur les côtes, à gauche, quasiment de profil. Je passai ma main à cet emplacement, par dessus mon t-shirt, songeuse. C'est donc là qu'elle avait décidé de se nicher, ma marque de Master.
Je reportai mon regard sur Aaron.

-Est-ce que j'ai correctement passé mon test ?
demandai-je dans un sourire.


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##   Mer 19 Mar 2014 - 21:03

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Un sourire émerveillé naît sur mes lèvres, alors que j’observe la Greffe de Mitsuki… absorber mes sphères. Je suis sur le cul, là. La facilité avec laquelle elle encaisse les coups, les uns après les autres, son regard mutin et son corps droit, immobile ; tout en elle reflète la puissance à l’état pur. J’en frissonne autant de fierté que d’angoisse. D’angoisse, parce que le monstre en elle est contenu dans cette tâche noire qui s’étend sur son corps. Pour ce qu’il pourrait faire en cas de pétage de plombs. Mais aussi ce qu’il lui fera à elle. La puissance s’accompagne toujours d’un très grand prix. D’un trop grand prix. Moi-même je perds la vue ; elle, peut-être, si elle ne prend pas garde, perdra la vie.
Bon, c’est décidé, il faut que je la surveille. C’est pas parce qu’elle est Master et visiblement cent fois plus forte que moi que je dois plus veiller sur elle, je suis pas d’accord ! Manquerait plus que ça tiens. Tss. Je ne suis pas un prof indigne moi.
Lorsqu’elle repose sa question de sa voix douce et cristalline, je réprime un rire.

- Non, non, tu as tout foiré. Recalée. J’aime pas les gens qui sont plus forts que moi, ça m’énerve, je lâche en me rapprochant finalement pour lui ébouriffer les cheveux avec complicité, contenant mon hilarité.

Un lourd soupir se fait entendre juste derrière moi et je toussote. C’est bon Hideko, j’ai compris le message « Abrège, Aaron, on va pas y passer la nuit. » Et patati et patata… Laissez moi être content bordeeeeel ça arrive pas tous les jours ! Moi je te ferai pas chier quand un des élèves qui t’aura choisi sera Master d’abord ! Déjà, faut qu’y en ait un qui le veuille, et qui soit suffisamment suicidaire pour. Ensuite… ensuite ben, quand même, je suis content qu’elle soit pas télépathe.

- Félicitations ma belle, tu as mérité ta place parmi nous.

Je l’observe encore, m’éloigne d’un pas.

- Repasse demain matin pour qu’on discute un peu immobilier, je rajoute avec un clin d’œil mutin. Je pense qu’il est un peu tard pour choisir où tu vivras à partir de maintenant. Ah et évite les objets électriques ! Ils risquent d’être un peu mauvais au début, mais t’inquiète, on s’habitue.

Ouais… On s’habitue à se faire étrangler dans son sommeil. Malheureusement…

- Profite bien, Mitsuki, je lui souris doucement. Tu l’as bien mérité.



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##   Jeu 20 Mar 2014 - 17:19

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Un rire léger m'échappa suite à la remarque d'Aaron. J'aurais dû m'y attendre, tiens ! Je le laissai m'ébouriffer les cheveux avec un sourire amusé à mon tour. J'avais beau être Master maintenant... Rien ne changerait dans mon esprit. Aaron resterait à jamais mon supérieur.
Un soupir parvint à mes oreilles et je jetai un regard sur l'arrière de la salle où d'autres Masters étaient là, encapuchonnés. J'arquai un léger sourcil, signe de ma curiosité. Est-ce qu'Aaron avait fait quelque chose de déplacer ? Hey, attention hein, si quelqu'un l'embête maintenant, je peux m'énerver et le taper ! Paraît que j'ai un potentiel de Master maintenant. Enfin, ça reste à prouver, mais bon ! Je peux me battre contre eux sans souci maintenant !
Aaron m'adressa de nouveau la parole et je reportai mon regard sur lui pour lui offrir un joli sourire. Je hochai la tête pour lui montrer que je l'avais bien écouté, mais aussi pour le remercier de ses gentilles paroles. Je l'avais tant méritée que ça ma place ? Je ne savais pas s'il disait ça pour être gentil ou pas, mais en tout cas, ça me faisait plaisir. Il commença à s'éloigner, et j'en fus un peu déçue. Ben oui, plus il est loin, moins je vois son visage sous sa capuche...
Finalement, il me proposa de repasser le lendemain pour parler immobilier. Je me pinçai la lèvre inférieure. Attendez attendez... C'est vrai que les Masters ont tous un endroit bien à eux où vivre...
Je vais avoir ma maison/mon appartement pour moi toute seule ?! Mais et ma chambre alors ? Et et et... Bon, ça ne sert à rien que je panique, apparemment, faut que je revienne en discuter demain... Je serais probablement mieux fixée.
Suite à sa petite blague concernant les objets électriques, je souris en coin. Oui mais non ! Cette malédiction ne te touche que toi Aaron ! Que toi et... Hey mais attendez ! C'est pour ça que Papa galérait tout le temps avec l'électricité à la maison ?

-Merci beaucoup
, le remerciai-je en m'inclinant légèrement.

"C'est surtout grâce à toi que je suis là maintenant" pensai-je très fort, sans oser le dire. Ce n'était probablement pas forcément approprié, face à tous ces masters encapuchonnés.
Enfin, je fis volte face, puis franchis la porte. C'était -je l'espère- la dernière fois que je la franchissais... En ce qui concernait les affaires de pouvoirs, en tout cas. Ben oui, imaginez que... Que... Je devienne folle et perde le contrôle ?!
Non, non, calme-toi Mitsuki, ça n'arrive qu'aux autres ça. Hum.
Une fois dans le couloir, je pris la direction de ma chambre, sans un effort immense pour me retenir d'aller retrouver Aoi et Allen. Il était vraiment tard maintenant... Je n'allais pas les réveiller.


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##   Jeu 20 Mar 2014 - 19:45

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Humeur : Aha ! ... Attendez, c'était une vraie question ?

Je laisse un nouveau sourire flotter sur mes lèvres en l'observant s'incliner face à moi – les japonais, sérieusement... Je suppose que si je lui dis qu'elle n'a pas besoin d'en faire autant, elle m'écoutera de toute manière pas, hein ? Surtout que maintenant, elle a vingt ans, quoi, et c'est pas comme si j'étais vieux ! J'ai que vingt-cinq ans ! Ahem. Non ce n'est pas vieux, non non non. Non. Chut, c'est faux, laissez-moi tranquille.
N'empêche, la tête qu'elle a fait quand j'ai évoqué son futur appart' (ou sa future maison tant qu'à faire, soyons fous) était assez fun. Si ça se trouve, elle va prendre un appart' et elle sera p'tetre dans le même bâtiment que moi ! Ce serait cool nan ?! Je pourrais venir l'emmerder tous les jours ! Enfin. Je pourrais venir lui offrir un petit pain tous les jours, comme le gentil monsieur que je suis. Non, c'est pas crédible ? Bon, très bien.

– Me remercie pas, je souris en coin, vivement amusé. Allez, passe une bonne nuit.

Je la regarde sortir et m'étire doucement, laissant retomber ma capuche vers l'arrière dans le mouvement. La salle se vide petit à petit.

– Ça va, j'ai pas été trop mauvais, non ? Je ris doucement en lançant un regard amusé à Hideko.

Puis, me tournant vers un coin de la salle, comme traversé d'un éclair d'énergie, je m'y dirige d'un pas vif et attrape la main de ma chère Tomoe.

– Allez, viens, je te raccompagne, t'as pas le choix !

J'intercepte un ou deux regards exaspérés pendant qu'elle proteste faiblement, avec un demi sourire, et commence à la tirer à ma suite. Je me retourne pour souhaiter une bonne nuit aux Masters encore présents dans la salle et entraîne Tomoe dans le couloir, un immense sourire de gosse aux lèvres.

– Aaron, va un peu moins vite, je l'entends rire derrière moi, alors qu'elle fait retomber sa capuche à son tour, replaçant par réflexe une mèche de cheveux derrière son oreille.
– Désolé, là, je crois que je pourrais faire un marathon. Je me suis pas senti autant en forme depuis longtemps !
– Ce doit être l'effet Mitsuki...

Je ralentis un peu le pas pour lui permettre de se mettre à ma hauteur, intercepte son regard moqueur.

– Quoi ?
– Rien, rien... Je pense juste qu'il faut vraiment que tu dormes un peu plus.

Je m'apprête à lui lancer une bêtise du genre « Ben viens dormir avec moi pour m'y forcer alors ma Tomo-chan d'amùùùr ♥ » mais son sourcil levé et son sourire en coin m'empêchent de ne serait-ce que penser à prononcer cette phrase. Arg. Capté. Retraite !

– Promis, je grommelle en détournant les yeux.
– C'est bien Aaron, c'est très bien.
– Pas besoin de me parler comme à un gosse de cinq ans ! je fais encore mine de m'offusquer.

Son rire clair résonne dans la nuit. Lorsque nous sortons, j'ai un regard doux vers l'astre lunaire. C'est vraiment une belle soirée...



Aaron vit en #FEA347.
Louisa danse en #90C15A.


Un peu d'amour ♥:
 
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Mitsuki, jolie Lune... Ce soir, c'est à toi de nous éclairer.

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