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Je suis d'une humeur... Délicieusement exécrable ♥ [libre]
##   Ven 21 Mar 2014 - 23:40

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Je suis où ? 
Ha ouais, le lac. Vous voulez que je vous explique ce que c'est un lac ? Une putain d'étendue d'eau. Qu'est ce qu'il ma dit l'autre là que j'ai croisé dans la boutique ? Que je ferais bien d'y aller, "ça me reposerait" ?! Ben voilà, j'y suis. J'AI L'AIR REPOSE AU JUSTE ?!? Le lac, c'est une étendu d'eau. L'eau ça mouille, donc c'est chiant.
Si je pouvais dire tout ce qui m'a énervé ce matin, je ferais une liste qui dépasserait de loiiiiiiiin, très loin celle de Moïse sur les trucs à pas faire. Il avait dit quoi l'autre barbu déjà ? Ne te moque pas de ton prochain ? Ha bah désolé mais il avait une sale gueule le mec à la cafet' ! Ne tue pas ? Bon, le coup de lampe sur la tête de ma sœur, ça compte pas, elle est pas tout à fait morte. Enfin je crois. Non mais y'a que Seattle pour rentrer à 2 heures du mat' et vouloir faire un monopoli ! Un jour faudra que je lui ouvre le cerveau un de ces jours, voir où ils ont placé le bug de création...

"Mais c'est bien le monopoli ! Allez vient on joue !"

Elle secoue ma couette comme une folle. Non, C'EST une folle, pas comme, parce que c'est un putain de comparatif, et on peut pas la comparer à quelque chose d'humain, sauf peut-être à un enfoiré de nain amoindri mentalement. Et encore.

_ Putain il est deux heures, DEUX HEURES DU MAT' !

Ouais je gueule dans ma chambre si je veux et fuck les voisins. Ho non putain si y'en a un qui se ramène en voulant jouer je fais quoi ?! Mais qu'est ce qu'elle fait dans a chambre d'abord ?!?

"T'es pas cool..."
_ Sans blagues ?! Révélation de l'année, bonjour !

Ho elle me l'a fait sa moue boudeuse ! Et pire, quand elle a vu que je céderais pas, elle a mis la musique à fond -DU MÉTAL S'IL VOUS PLAIT !- avant de se barrer. La dispute avec les autres feux débiles du dortoir a duré jusqu'à 4 heure. Je vais me suicider...
J'espérais donc avoir quelques minutes, de pauses, de vide, un truc... Non pas calme. Un truc, ça suffit, et si vous comprenez pas c'est pas grave, c'est pas ce que je vous demande.
Et donc je suis devant le lac. Avec un jardin zen, ça aurait eu le même effet. QUE DALLE. Je regarde autour de moi. Cool. C'est nul, vide et calme. Tout ce que je hais. Je fais demi-tour brusquement et me dirige vers les arbres avant de percuter... Un tronc. Ho non mais ça c'est la merde.

_ NON MAIS QU'EST CE QUE TU FOUS LA TOI ?! Tu vois pas que j'essaye de passer espèce de putain de genrgenr...

Ma voix finit en grognement inintelligible. Putain je hais cet arbre. Je hais ce monde. Et si y'a un seul connard qui m'adresse la parole je le tue.
Ouais, je suis de mauvaise humeur.
En ligne##   Mar 1 Avr 2014 - 0:39

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Pourquoi se trouvait-elle ici exactement? Alors qu'elle aurait pu tout aussi bien aller sur le toit de l'institut, pourquoi avait-elle décidé de sortir, sachant que c'était risqué qu'elle sorte la nuit, surtout à une heure aussi avancée? Parce que ça avait recommencé et que si elle ne sortait pas tout de suite, elle allait craquer et perdre ce calme qu'elle parvenait pourtant à conserver même dans les cas où cela lui revenait, malgré le temps qui est passé entre la dernière fois où ses cauchemars étaient apparus. Car oui, c'était un de ses nombreux cauchemars qui avait réveillé Tahia, ceux qu'elle n'était jamais parvenue à oublier et qui, malgré les années écoulées, revenaient de temps à autre hanter ses nuits et cela se terminait en général par une nuit blanche où la jeune fille ne parvenait plus à se rendormir tellement la peur de revoir les images de son agression accaparait toutes ses pensées. C'était la première fois, depuis son arrivée à Terrae qu'elle refaisait un cauchemar, qu'elle revoyait la même scène avec ces deux hommes et elle même, alors âgée de neuf ans, en train de subir ce que n'importe quel gosse n'est pas censé endurer et la brune avait beau crier et appeler à l'aide, personne ne venait pour la sortir de cet enfer. Et c'était toujours vers ce moment là qu'elle se réveillait en sursaut, reprenant peu à peu contact avec la réalité après quelques minutes de panique où elle se croyait encore dans cette ruelle à Paris, où personne ne la voyait ni ne l'entendait alors qu'elle était en train de se faire v... Même ce mot n'arrivait pas à franchir l'esprit de l'adolescente, restant considérablement bloqué tandis qu'elle essayait pourtant de le prononcer mais peu importe combien de fois elle s'y prenait, elle n'y parvenait tout simplement pas et c'était encore plus horrible, en soit. Si en parler n'était plus autant un problème, bien qu'elle ne dise pas les choses à la légère, elle n'y parvenait qu'en employant d'autres mots mais jamais elle n'avait réussi à en parler en employant ce mot là.

Quoi qu'il en soit, Tahia était désormais réveillée et retenait à grande peine toute envie de relâcher le trop plein d'émotions qu'elle venait d'avoir à l'instant, à cause de ce cauchemar mais elle se retint, même si elle n'était plus dans un dortoir et qu'elle avait désormais sa propre chambre, il ne fallait pas oublier qu'elle avait tout de même des voisins et que ce n'était pas le moment de réveiller qui que ce soit. Se levant de son lit, l'étudiante s'était avancée vers la fenêtre de la pièce, en constatant qu'il faisait encore nuit à l'extérieur et elle soupira, sachant qu'elle ne pourrait pas sortir avant qu'il ne fasse jour et cela ne l'aidait pas beaucoup à trouver comment calmer la terreur qui l'avait prise pendant un instant et qu'elle maintenait désormais par son calme qu'elle essayait de garder constamment. Mais cela devenait vraiment difficile à mesure que le temps passait et très vite, sentant qu'il lui serait à nouveau impossible de se rendormir, l'adolescente avisa le réveil qui se trouvait sur la petite table de chevet à côté de son lit. Pas loin de quatre heures du matin... Elle soupira de nouveau, consciente que ce qu'elle allait faire n'était pas dans ses habitudes mais elle avait besoin de sortir, sinon son état allait empirer et elle ne tenait pas à faire une quelconque crise de panique, qui arrivait lorsqu'elle faisait un cauchemar et n'avait pas accès à l'extérieur de l'endroit où elle se trouvait. Attrapant son manteau qu'elle avait accroché à la porte d'entrée de sa chambre, la brune se dit tout de même qu'elle n'avait pas l'air très abordable en étant toujours en pyjama avec son manteau par dessus, sans parler qu'elle ne devait pas avoir une très bonne mine. Mais qui s'en soucierait très franchement? A cette heure-ci, personne ne devrait être debout donc on pouvait bien se moquer qu'elle ne soit pas dans une bonne tenue et qu'elle affiche un visage malgré tout fatigué, même si elle était sûre de ne pas trouver le sommeil avant un long moment déjà. Du moins, espérait-elle ne croiser personne, elle n'était pas de la meilleure humeur cette nuit.

Traversant les différents couloirs plongés dans le noir, veillant à ne pas faire trop de bruit, il ne fut pas difficile à Tahia de trouver le chemin de la sortie, même si elle dut prendre appui contre certains murs pour éviter de les percuter. Heureusement qu'elle était habituée à prendre ce trajet car elle aurait eu beaucoup de mal à trouver son chemin dans le cas contraire et elle n'avait pas besoin de cela actuellement. Elle ne tarda pas à atteindre les portes de l'institut et très vite, le froid de la nuit finit par l'entourer, faisant quelque peu frissonner la brune qui ne s'attendait pas à ce léger changement de température, même si en cette saison, il était normal que les nuits soient aussi froides et, faisant fi de la température extérieure, l'étudiante avança dans la nuit, s'éloignant peu à peu de l'institut. Elle laissa son esprit vagabonder comme elle le souhaitait, laissant ce dernier se vider peu à peu de ce qu'elle pensait quelques heures avant et elle ne prêta bientôt plus attention à tout ce qui l'entourait. Si ce n'est la présence du vent autour d'elle et la brune pouvait suivre les mouvements de ce dernier qui se mouvait en formant de nombreuses arabesques, toutes plus étranges et grandioses les unes que les autres tandis que le murmure habituel du vent atteignait ses oreilles. Mais cette nuit, elle n'avait pas le cœur à l'écouter, ou du moins à essayer d'entendre ce qu'il pouvait bien lui dire, elle préférait que cela se fasse lorsqu'elle serait dans un meilleur état d'esprit et c'était tout sauf le cas en ce moment même si l'air de l'extérieur sembla la calmer et qu'elle se sentait déjà plus légère. Mais encore fallait-il qu'elle soit en meilleure forme et qu'elle n'ait pas l'impression à être forcée de rester réveillée, ce qui était malheureusement le cas, compte tenu de son cauchemar qui était revenu la hanter alors qu'elle croyait ne plus le refaire avant un très long moment.

Tellement perdue dans ses pensées, Tahia ne vit pas qu'elle venait d'arriver dans un lieu qui lui était inconnu mais dont elle avait entendu parler étant donné qu'elle reconnut tout de même une étendue d'eau à quelques mètres d'elle: il s'agissait d'un lac. Elle n'aurait jamais cru qu'il y en aurait un à Terrae mais avec un endroit pareil, on pouvait s'attendre à tout et si on comparait à certaines choses que la brune connaissait à présent, on pouvait dire que cette découverte ne représentait pas grand chose même si elle venait de trouver un nouvel endroit où elle pourrait venir visiter. Mais alors qu'elle rapprochait des lieux, la jeune fille entendit alors un bruit de choc avant qu'une voix, appartenant visiblement à un garçon quelque peu furieux, se fit entendre et l'adolescente ne put qu'être surprise, non pas par le langage du dit garçon mais par le fait qu'elle ne pensait pas qu'il y aurait quelqu'un à cette heure-ci dehors. Sa curiosité prenant peu à peu le dessus, elle se rapprocha de l'endroit où elle avait entendu la voix avant de prendre à son tour la parole, ne parvenant pas encore à distinguer qui se trouvait près de ce lac.

" Moi qui pensais être la seule à promener dehors à une heure pareille, je vois qu'au moins, je ne suis pas toute seule dans ce cas. Mais je peux savoir qui tu es? "



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##   Mer 2 Avr 2014 - 14:06

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C'était insoutenable.
On dit souvent que je suis une grande gueule à sale caractère, mais faut avouer que mon entourage me facilite pas la vie non plus ! Par entourage, j'entends toutes les personnes capables de me mettre sur les nerfs en moins de trois secondes, ce qui correspond à peu près à... Ma soeur -the first, elle elle fait le palmarès à elle toute seule ! Ha non, la deuxième place est réservée à cette horrible Mitsuki que je hfgndgcnehrg !- toutes les filles en général puis les mecs. Tout le monde, en gros.
Oui, toutes ces personnes agaçantes font parti de mon entourage ! Même si personnellement je les considère plus comme des figurants de ma vie, puisque avouons le, ils ne servent à rien. Sauf à me pourrir la vie.
Mais à quatre heures du matin ça devient difficile de leur expliquer que non, je veux pas jouer au monopoli avec ma sœur, non, ce n'est pas moi qui ai mis la musique, oui, j'ai gueulé sans faire attention aux autres et que NON, je n'ai pas l'intention de m'excuser, MERDE !
Sans compter sur ces abrutis de feux cramés du cerveau qui en profite pour me rejeter le mauvais état du bâtiment sur la gueule, je vous jure que c'est éreintant. Vraiment.
Bon, à part le fait d'avoir été réveillé dans ma meilleure période de sommeil par une gamine à moitié bourrée et de m'être engueulé avec la moitié du dortoir, ma journée n'était pas encore tout à fait foutu ! Jusqu'à ce qu'elle bouge. Qu'elle vienne foutre la merde. Cette masse sombre de moi, qui n'ayant pas assez dormi me commandait de tous les tuer pour être enfin tranquille. De lui laisser mon corps, juste une seconde, pour me reposer enfin.
Le putain de mensonge. C'était moi et personne d'autre qui tirait cette haine vers le haut. Je tentais de freiner la masse sombre tapie en moi, qui malgré tout était déjà trop haute. J'étais trop tenté de la laisser me dominer et de retourner aux dortoirs. De tout exploser. Tout. De faire subir à ces abrutis ce que ma propre chambre avait enduré pendant ma période de rechute. Les écraser comme les cadavres de souris qui avaient traîné dans ma salle de bain, éventrés. Un rire sorti de ma bouche. Putain ça me ferait plaisir !
J'ai secoué la tête. Ho mais c'est l'arbre qui m'a défoncé les idées ou quoi ?! Je me concentrais. Non, au lieu de massacrer tout ce joyeux petit monde, on va sagement attendre la vengeance froide, d'accord ? On va s'endormir bien gentiment...
"J'ai pas sommeil."
Moi si alors tu te la fermes ! Je sentais tous mes muscles se contracter. Merde, merde, merde ! Je fermais les yeux. Ça devenait de plus en plus fatiguant. De plus en plus mortel. La repousser finirait par me coûter la vie. Mais si il y avait encore une solution -que dis-je, un délai !-, c'était bien d'empêcher ces crises de se manifester trop souvent, sinon je n'aurais plus ma tête dans quelques jours.
Un bruit se fit entendre à mes côtés. Je levais la tête brusquement.

" Moi qui pensais être la seule à promener dehors à une heure pareille, je vois qu'au moins, je ne suis pas toute seule dans ce cas. Mais je peux savoir qui tu es ? "


Je devais être en train de délirer, c'est pas possible. Une silhouette. Une putain de meuf. Non mais qu'est ce que j'ai fait encore !?! Je demande une seule chose, UNE SEULE, c'est qu'on me laisse gérer ma crise et voilà qu'une enfoirée de raison de m'énerver fait surface avec un langage insupportable ?! Je voudrais pouvoir lui sauter dessus et lui arracher la gueule.
Ma main tremble dangereusement. Je crois qu'elle aurait mieux fait d'être seule, ça lui aurait éviter beaucoup d'emmerdes. De ce que je pouvais distinguer d'elle, c'était une masse de cheveux bruns qui ne semblaient pas gênés plus que ça par le vent. Et un manteau vaguement porté sur un pyjama. C'est un cauchemars. Une vraie fille, là, en plein milieu de la nuit alors que j'essaye de me calmer... DE ME CALMER, MERDE ! Comment vous voulez que je sois cale maintenant ?!
Je la considère d'un air dédaigneux avant de voir que j'étais pas non plus dans ma meilleure forme. Ben disons que quand on me lève au milieu de la nuit, c'est pas anormal que je me retrouve torse nu -et non j'ai pas froid, je vous rappelle que mon corps est un radiateur humain...-, les cheveux complètement anarchiques, des pantoufles piquées au hasard -pas les mêmes, d'ailleurs... Ahem...- et l'air bestial. Malgré tout, je dois avouer que même dans cette tenue je gardais mon charme habituel, soit irrésistiblement attirant ♥. 
Je la regardais à nouveau, me réprimant une soudaine envie de vomir. Putain une rencontre en pleine nuit... On se croirait dans un shojo débile... Je me redresse sans prendre la peine de changer mon regard, froid et tranchant. Je suis pas d'humeur à jouer aux acteurs, qu'elle aille se faire foutre.

_ J'aurais largement préféré rester seul, je lui lance avec un ton sans appels. Et quand on se présente avant de demander son nom à quelqu'un, gamine. Personne t'as appris à te tenir ou quoi ?!

Mon corps émet une légère fumée en chauffant. Putain. J'ai l'impression d'entendre parler mon père. Lui et ses grandes leçons d'anti-morale ! Ma haine fait un bon dans ma poitrine et je lutte encore pour ne pas céder. Pour ne pas tomber. Il faut que je dorme.
En ligne##   Jeu 3 Avr 2014 - 0:39

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Mais qu'est ce qui n'allait pas avec les étudiants dans cet institut, exactement? Bon certes, Tahia savait tout de même depuis longtemps que la présence de chaque jeune s'expliquait par le Vide que tout le monde a dû ressentir au moins une fois, mais les raisons de ce vide et de la présence de chacun à Terrae étaient différentes les unes des autres. Pour le moment, la jeune fille n'avait pas rencontré grand monde, bien qu'elle ait appris d'une manière ou d'une autre d'où pouvait venir le vide de la personne et bien des fois, elle avait été surprise autant qu'elle avait pu se sentir parfois plus concernée qu'elle ne devrait l'être. Son propre vide n'était surement pas étranger à son comportement mais la brune le trouvait moins pesant depuis qu'elle se trouvait dans l'établissement, même s'il trouvait toujours un moyen de revenir la hanter, lui montrer qu'il était toujours présent et qu'il n'allait pas la quitter avant un long moment. Et les cauchemars de son passé étaient un excellent moyen pour qu'elle ressente de nouveau le vide, au même titre que sa crainte encore présente des hommes, même si la jeune fille constatait qu'elle avait très souvent été en contact avec des garçons depuis qu'elle avait intégré Terrae, la seule fille avec qui elle avait parlé depuis était Maria, et malgré cela, elle ne parvenait toujours pas à se départir de sa peur. Pourtant, même si la brune devait bien admettre qu'elle avait eu affaire à des cas particuliers chez quelques uns de ses camarades, elle avait tout de même été satisfaite de ses rencontres et cela l'avait quelque peu aidée à mieux se sentir dans l'institut alors qu'elle ne savait rien de cet endroit et de ce qui l'attendait, quand bien même elle se doutait que ce lieu était tout sauf normal. Car oui, ce n'était surement pas tous les jours et n'importe où qu'on allait trouver un établissement qui recueille des jeunes particuliers et qui découvrent des pouvoirs étranges concernant un élément différent avec des capacités qu'il est possible de développer. Non, vraiment, on ne trouvait pas ça n'importe où.

Quoi qu'il en soit, force est de constater que Tahia tombait toujours sur des personnes assez étranges et qui avaient le don de la surprendre autant que de lui faire ressentir bien d'autres émotions, aussi bien positifs que négatifs et quelque chose lui disait qu'elle n'était surement pas au bout de ses surprises. C'était cette impression qu'elle avait eu très souvent et qui ne semblait pas vouloir faiblir à chaque fois qu'elle faisait une nouvelle rencontre, ce qui était actuellement le cas et autant dire que ce ne fut pas des paroles qui la surprirent mais plus exactement l'attitude de l'homme en face d'elle. Visiblement, oui elle n'était pas la seule à ne pas avoir sommeil et à être sortie à l'extérieur mais l'adolescente avait apparemment dérangé son interlocuteur, vu le regard que ce dernier lui lançait et ce n'était pas pour rassurer qui que ce soit, du moins ceux à qui ce genre de regard était destiné. Au moins, la brune comprit un peu mieux pourquoi il valait mieux ne pas sortir à l'extérieur à cette heure de la nuit, même si on se trouvait toujours à Terrae et que l'on n'avait pas franchi la limite entre l'institut et "le monde extérieur": c'était pour éviter de se retrouver dans une situation comme celle de la jeune fille. Non pas qu'elle allait se laisser marcher sur les pieds, cela faisait bien longtemps qu'elle ne se souciait plus de ce genre de cas étant donné que personne ici n'avait encore voulu lui dicter sa conduite et qu'elle pouvait bien faire ses propres choix. Aussi, ce n'était pas parce qu'elle avait quelques "soucis" avec les hommes que cela voulait dire qu'elle les laisserait avoir le dernier mot avec elle et l'expression froide de l'étudiant sonnait justement comme un défi pour la brune que comme une réelle menace. Et ce fut d'ailleurs pour cette raison que le sentiment d'inquiétude, qui avait animé pendant un instant le regard de la jeune fille, avait fini par laisser place à tout autre chose, quelque chose qui se rapprochait un peu à de l'indifférence, sans pour autant que l'on interprète cela comme une mise au défi, simplement le fait qu'elle ne faisait pas forcément attention au regard qu'on pouvait avoir sur elle.

Aussi, Tahia écouta tout de même le jeune homme, après que ce dernier se soit redressé, lui dire qu'il aurait préféré être seul et qu'on se présente avant de demander son nom à une personne, ce à quoi la jeune fille ne fit pas le moindre commentaire, même si le terme "gamine" la fit quelque peu grimacer. Jusqu'à ce qu'il lui fasse la remarque que personne n'avait appris à la brune à se tenir, chose qui eut tôt fait de faire réagir la jeune fille dont le regard s'était fait froid aussi alors qu'elle pouvait sentir le reste de son corps se crisper. Non mais pour qui ce type se prenait au juste?! S'il l'avait un problème, qu'il le dise clairement au lieu de sortir des conneries pareilles et si l'espèce de fumée n'avait pas échappé à l'étudiante, n'importe qui étant présent aurait aussi remarqué que l'air s'était étrangement stabilisé et se faisait plus lourd. Pas oppressant mais ça se rapprochait un peu de cela, il ne manquait plus qu'une toute petite chose pour que cela arrive et c'était en fonction de comment les choses allaient se passer avec la brune qui n'allait certainement pas rester là à rien dire, pas après ce que ce mec, quel qu'il soit, venait de lui dire. S'il se croyait vraiment mieux qu'elle, il pouvait aller se rhabiller, à moins que la fumée qui s'échappait du corps de ce dernier ait en partie fait disjoncter des neurones de son cerveau, il y avait l'embarras du choix là-dessus. Ne prêtant aucunement attention à ce détail, la jeune fille s'était approchée un peu plus de l'homme et lui fit face, croisant négligemment les bras contre sa poitrine tandis que son regard exprimait un mépris non dissimulé à l'égard de son interlocuteur. Après quoi, elle déclara d'une voix qui se voulait sarcastique:

" Oh, excusez-moi, Monsieur, si je n'ai pas suivi la même éducation que vous mais voyez vous, nous n'avons pas tous eu la même vie et qu'il y a des choses que l'on ne peut pas nous apprendre correctement, suivant notre passé et notre situation. Mais pour faire simple, je m'appelle juste Tahia et je suis aussi étudiante, comme vous, mais bien sur, je pense que vous devez bien vous en moquer, surtout que je n'ai apparemment aucune éducation, d'après vos dires. Heureusement que sur les Feu que j'ai pu croiser, ils ne sont pas tous comme vous, j'aurai été bien déçue... "

Et encore, le mot était bien faible à côté de ce que Tahia pensait vraiment. Certes, elle était déçue qu'il y ait cette situation mais elle se doutait aussi que l'on ne pouvait pas s'entendre avec tout le monde et que l'on trouvera toujours une personne que l'on ne supportera pas et qui sera tout à fait capable de mettre en colère. C'était le cas actuellement et que cet étudiant soit capable de brûler quoi que ce soit lui importait peu. La jeune fille n'allait, en tout cas, pas se laisser faire et si l'homme voulait jouer à ce petit jeu avec elle, ça serait à ses risques et périls car la brune pouvait être très forte dans certains cas et ce n'était surement pas la fatigue ni le fait qu'il était plus de quatre heures du matin qui allaient handicaper ses actions et ses propos.  



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##   Lun 7 Avr 2014 - 22:48

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J'avais espérer que dès qu'elle verrait ma gueule de déterré-énervé elle fuirait en silence avec un petit "pardon monsieur, désolé de vous avoir déranger..." OUI MONSIEUR ! Je suis plus âgé je vous signal ! Comment ça j'en sais rien ?! C'est pas parce que je vois pas sa tête que ça m'empêche de deviner ! Vous voyez ce genre de trucs ça se sent quand on est un Dieu. De toutes façons j'ai l'âge parfait et les autres sont soit des gosses soit des vieux ! Sauf Houston, mais lui c'est un cas particulier, c'est carrément une antiquité qui s'est régénérée dans un corps plus jeune et... Ouais bref quoi.
Donc au lieu de reculer et de se barrer -genre on lui demandait pas grand chose quoi !- elle se rapproche. La distance disparaît entre nous comme le Néant engloutirait un rêve. Trop rapidement. Je grimace dans l'obscurité. Elle s'arrêta pour croiser les bras. Pour me regarder d'un air neutre. Comme on considère une poule dans un foire aux animaux. Mon regard se fait plus acide. Putain je suis pas une poule. Putain je hais ce regard ! Cette position hautaine, ces yeux posés pour me dévisager, cette assurance sans failles devant... Moi.
Avant elle n'aurait jamais osé. Elle se serait limite inclinée de respect devant moi. Je lui aurait paru aimable, puissant, incontestablement beau, à qui on peut tout pardonner. Et je me retrouvais dans cette forêt sombre à supporter cet... Affreux regard. Je les hais tous. "Il ne tient qu'à toi de changer ça. Laisse moi la place un instant et..." Et tu me videras de mes forces. Je me connais trop bien.
Elle parle. Non, elle aurait du se la fermer. Elle aurait pas du s'approcher. Lui dire n'a pas suffit ? Lui montrer n'a pas suffit ? Qu'est ce qu'il lui faut ? Que je lui éclate la tête contre le tronc ?!

" Oh, excusez-moi, Monsieur -ha ben voilà ! Maintenant tu enlève le ton sarcastique !-, si je n'ai pas suivi la même éducation que vous mais voyez vous, nous n'avons pas tous eu la même vie et qu'il y a des choses que l'on ne peut pas nous apprendre correctement, suivant notre passé et notre situation -trop compliqué pour que je sache si elle parle d'elle ou si elle me reproche d'avoir été trop mal éduqué... "Tu ramollis" Ta gueule-. Mais pour faire simple, je m'appelle juste Tahia -Tahio tahiooooo ? Dompteuse de vaches ?- et je suis aussi étudiante, comme vous -j'approuve le vouvoiement-, mais bien sur, je pense que vous devez bien vous en moquer -yep, complètement-, surtout que je n'ai apparemment aucune éducation, d'après vos dires. Heureusement que sur les Feu que j'ai pu croiser, ils ne sont pas tous comme vous, j'aurai été bien déçue... " 


Je souris à la fin de sa réplique, plutôt très longue. Le principe même d'un discours c'est de faire passer quelque chose rapidement, mais assez subtilement pour qu'on le comprenne, pas de se complaire soi même et de raconter une partie de sa vie de façon semi-dévoilée. Je m'y connais. "suivant notre passé et notre situation" Elle parle d'elle pas de moi. A quoi s'attend elle ? Que je lui demande ce qui s'est passé ? Égoïsme à deux balles.
Certes, elle utilise certains procédés de rhétoriques qui auraient convaincus n'importe quel idiot, mais pas moi. On ne m’attrape pas avec des discours. J'en suis le roi. Le roi des mots. La voix des Dieux. "Avoue que ce surnom te donne envie de retourner à ton ancienne vie..." Non. Jamais. Pas pour le pire du monde. Dégage.
Je reprends de l'aplomb devant ce long discours qui me paraît vide. Je fais jouer la fumée entre mes doigts avec un sourire des plus carnassiers. Je la regarde, avec ces yeux froids. Perçants.

_ Alors d'après toi je devrais me montrer courtois envers ta -sois disant- proximité avec toi vu que tu n'es qu'une pauvre petite étudiante qui a vécu des trucs cruels ?

J'explose de rire. C'est plus fort que moi. Plus fort que tout. C'est sa voix, la voix de mon masque le plus dur. La voix de mon père. Cette voix, ce rire que je hais.
La fumée autour de mon bras s'intensifie, réchauffant l'air autour de moi. L'air qui se joue de mes cheveux, qui frôle mon visage sans oser le toucher. On approche pas un monstre, petite. On approche pas un monstre créé par le monde lui même. Créé par les hommes.
Mon rire s'arrête. Brusquement. Je la fixe. Mon monstre bouge. Trop. La logique commence à s’effriter dans mon esprit. La corde à laquelle je tiens au dessus du vide s'enfonce dans ma main. J'ai mal. Il faut que je fasse mal.

_ Mais le monde est cruel, gamine ! Qu'est ce que tu es, toi, dans ce monde ? Tu n'es qu'une poussière. Comme nous tous. C'est tout ce que tu as a dire pour ta défense ? "Nous n'avons pas tous la même vie ?" Putain quoi. Parce que peut-être que ta vie, tu l'as choisis, toi ? 

Je la regarde plus intensément. Je souris à nouveau. Je peux les entendre d'ici. Toutes ces répliques. Toutes ces voix. Elles viennent de partout, elles nous entourent. Personne ne choisis rien. Quelqu'un choisis pour nous. J'ai failli être de ceux là. Rien n'est du au hasard. Il n'y a pas de coïncidences. Jamais.
C'est à mon tour d'approcher. De m'amuser d'elle. De tous ces êtres si petits, qui se croient tout puissants jusqu'à... La destruction. La destruction de leur monde, pour leur laisser voir une infime partie du dessous.

_ Je suis désagréable ? Je délire ? Je suis peut-être fou ? Oui, tu as raison, je suis fou... 

Je ris encore. Je suis fou. Un rire léger. Clair. Sombre. J'avance une main brûlante vers elle. Sans raison. Les pulsions prennent le dessus. Je sombre. 
Tu ne devrais pas être là, être fragile.
Car ce que le monde ne tue pas...
Il le détruit.
En ligne##   Jeu 10 Avr 2014 - 0:07

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Elle aurait dû avoir peur de lui, elle aurait dû s'en aller et laisser cet homme seul plutôt que d'enfoncer les choses en restant et en répliquant aux paroles de son étrange interlocuteur, cela aurait été surement plus sûr pour elle. Mais non, Tahia avait préféré rester et autant dire qu'elle n'était pas particulièrement de bonne humeur, le comportement de l'autre étudiant n'étant surement pas à son goût et la jeune fille n'allait certainement pas partir d'ici avant d'avoir mis les choses au clair. Certes, elle ignorait de qui il s'agissait, cet institut était après tout l'endroit parfait pour faire de nouvelles rencontres aussi bien bonnes que mauvaises et la brune avait le sentiment qu'elle était tombée ce coup-ci sur la mauvaise rencontre, bien qu'elle n'en ait pas encore saisi toute l'entièreté. En tout cas, même si on pouvait dire que la première impression était vraiment ratée pour le jeune homme, l'adolescente n'en restait pas moins intriguée et même si elle s'était exprimée de manière sarcastique en plus d'être neutre, sa curiosité venait de faire son retour et elle ne demandait qu'à savoir qui pouvait bien être son interlocuteur. Oh certes, elle ne doutait pas qu'elle aurait des réponses simples, voire même qu'elle n'aurait pas d'explications et de réponses tout court mais l'étudiante tenait malgré tout à en savoir plus sur chaque personne qu'elle pouvait rencontrer et si jusqu'à présent, elle avait toujours eu droit à des rencontres intéressantes et qui se sont, en général, bien passées, ce n'était pas une nouvelle rencontre qui commence mal, qui allait l'arrêter. Mais là encore, la jeune fille n'avait pas conscience qu'elle aurait dû normalement avoir peur, qu'elle aurait dû prévoir que certaines choses pourraient se passer, elle qui normalement est de nature méfiante lorsqu'elle rencontre un garçon et qui ne fait pas non plus confiance en n'importe qui, peu importe qu'elle ait affaire à une femme ou à un homme.

En tout cas, Tahia allait surement l'apprendre à ses dépends et cela n'allait guère tarder à commencer, la jeune fille observant avec attention l'étudiant en face d'elle, ce dernier jouant avec la fumée qui semblait s'échapper de son corps, c'était bel et bien quelqu'un qui maitrisait le feu. Par la suite, il lui adressa un sourire qu'elle aurait pu considérer comme prédateur tandis que le regard du jeune homme restait froid, un peu plus et on aurait dit un fauve observant une proie potentielle avant de se décider si elle serait parfaite pour servir de repas. Si cette dernière pensée ne rassura pas forcément la brune, elle conserva malgré tout son calme et écouta les paroles de son interlocuteur, ce dernier demandant s'il devait se montrer courtois envers elle parce qu'elle était une étudiante ayant vécu des trucs cruels. Sur le coup, la brune aurait voulu soupirer d'agacement, se disant que vraiment, ce type n'avait rien pigé à ce qu'elle a dit, peut être qu'il n'avait même pas écouté quoi que ce soit de toute façon, alors à quoi bon qu'elle reprenne quoi que ce soit sachant qu'elle risquait de répliquer encore quelque chose. Mais ce qui la retint dans tout cela fut le rire de l'homme, un rire à faire frissonner de peur n'importe qui et l'adolescente ne fit pas exception, sursautant quelque peu à l'entente si brusque de ce son, sans parler du fait que ce rire avait quelque chose de froid et d'effrayant. Et aussi fou que cela puisse paraitre, l’inquiétude naissante disparut pour laisser place à autre chose, une sorte de fascination pour cet homme, non pas qu'il lui plaisait, ce qu'elle pouvait voir de lui prouvait qu'il était plutôt séduisant, mais les paroles et les réactions de ce dernier avaient quelque chose de vraiment intriguant. Et cela ne fit que l'interroger davantage sur ce qui aurait pu provoquer ce Vide chez l'étudiant, si cela était dû à un quelconque événement ou à autre chose qui aurait fait que le Vide soit plus présent à chaque instant.

Tahia en eut une petite idée après que l'étudiant s'arrêta brusquement de rire pour reprendre la parole, déclarant alors que le monde était cruel, la jeune fille soupirant intérieurement en entendant une nouvelle fois le mot "gamine", c'était si important pour ce mec de dire qu'elle était surement plus jeune que lui? Sans doute mais elle n'y prêta pas plus d'attention, se contentant d'écouter la suite, trouvant les mots du jeune homme lourds de sens mais malheureusement vrais sur beaucoup de choses, en particulier sur la cruauté du monde et surtout, des hommes. Elle avait parfaitement conscience que comme tous les autres humains, elle était insignifiante mais cela, il y a bien longtemps qu'elle s'en moquait, l'adolescente ne demandait pas à être plus distinguée des autres, pas plus qu'elle ne voudrait se croire supérieure aux autres. De plus, la brune ne voulait en aucun cas qu'on la prenne en pitié par rapport à ce qui a pu lui arriver par le passé et cela, l'individu en face d'elle avait tout sauf compris cela, ce qui était fort regrettable vu qu'il s'imaginait qu'elle demandait à ce qu'il soit courtois avec elle parce qu'elle en avait bavé par le passé. C'était d'une stupidité affligeante et c'était mal parti pour s'améliorer, c'était certain mais tout cela dépendait autant de l'étudiant que d'elle même et pour le moment, il n'y avait aucun bon vouloir des deux côtés. Oh non, la brune n'avait aucunement choisi sa vie mais cela ne voulait pas dire pour autant qu'elle la regrettait, même si enfant, elle aurait voulu que tout soit différent, qu'elle ne vive pas dans un orphelinat où ses parents l'avaient laissé à la naissance avant qu'elle ne soit mise à la rue à l'âge de neuf ans pour finir par se faire agresser par ces hommes. Mais à présent, malgré toute cette cruauté et l'injustice d'une telle vie, l'adolescente n'allait pas pour autant se plaindre et faire en sorte que les gens la prenne en pitié et fassent d'elle une martyre, c'était hors de question et c'était sans aucun doute quelque chose qui la rendrait furieuse.

Par la suite, Tahia entendit le jeune homme demander s'il était désagréable, s'il délirait ou s'il était fou et l'entendre dire qu'il était surement fou ne plut pas vraiment à la brune, bien que cette remarque ne lui soit pas destinée. De plus, ce qu'elle craignait qui arrive de nouveau finit par apparaitre: une inquiétude revint se loger dans son ventre, commençant à former plusieurs nœuds, de plus en plus complexes et de plus en plus serrés, alors qu'elle vit la main de l'étudiant s'approcher d'elle, cette dernière devait sans doute être brulante. Mais alors que tout son être commençait à paniquer et à vouloir s'enfuir, l'esprit de l'adolescente semblait absent tandis qu'elle continuait à fixer les yeux de son interlocuteur, faisant fi des battements rapides et irréguliers de son cœur. Elle ne pouvait pas partir, bien qu'elle ne sache pas si c'était la peur qui la clouait sur place ou si c'était une toute autre chose. Aussi, elle poussa un léger soupir avant de décroiser les bras, faisant toujours face à l'homme.

" Êtes-vous télépathe? Que cela soit ou non le cas, vous ne savez pas ce que je pense vraiment. Ai-je dit à un moment que vous êtes fou? Je ne crois pas que vous soyez fou, vous ne seriez pas dans cet institut si c'était vraiment le cas, sauf si cet endroit est en réalité un asile et dans ce cas là, je suis aussi une cinglée. Donc, à vous de voir quelle est l'option que vous préférez. "

Aucun tremblement ou hésitation dans les paroles de Tahia, juste une certaine assurance tandis qu'elle fut étrangement amusée par sa remarque concernant le fait qu'elle devait être cinglée, c'était surement le cas vu que n'importe quelle personne sensée aurait déserté les lieux depuis un moment déjà. En tout cas, la peur s'était amenuisée bien que toujours présente mais ce fut cela qui permit à l'adolescente de continuer à parler, ne prêtant pas attention à la menace qu'elle avait en face d'elle et qui pourrait s'avérer des plus douloureuses si elle n'y prenait pas garde.

" S'il y a une chose que je ne supporte pas, c'est que l'on me prenne en pitié à cause de ma vie ou des "trucs cruels" qui me sont arrivés. Vous croyez que je ne sais rien du monde et de ses ténèbres? C'est justement cette partie là que je connais le mieux et que j'ai côtoyé plusieurs fois déjà donc vous m'excuserez mais attendez d'abord de savoir un minimum de choses sur la personne avant de prétendre savoir ce qu'elle connait déjà et ce qu'elle n'a pas encore découvert. Sinon, je crois que beaucoup de personnes voudraient pouvoir recommencer leur vie mais si c'était vraiment le cas, je crois que le monde serait encore plus pourri qu'il ne l'est déjà, à vouloir échapper à la réalité en reprenant à zéro pour refaire d'autres conneries par la suite. Tout ça deviendrait sans fin et particulièrement vicieux. "


C'était bien une chose à laquelle Tahia était sûre, peu importe l'avis qu'on lui donnera, quelque chose qu'elle avait fini par comprendre depuis le temps et c'était une des raisons pour lesquelles elle avait cessé de dire qu'elle voudrait pouvoir choisir sa vie pour la modifier et obtenir celle qu'elle aurait toujours voulu. Ça aurait été stupide et lâche de sa part de vouloir une telle chose quand elle savait qu'il existait des centaines de milliers d'autres personnes qui vivaient les mêmes galères qu'elle, voire même bien pire que cela donc elle n'avait pas à se plaindre et croire que cela pourrait changer quelque chose. Bien qu'elle se doutait que sa question n'allait surement pas être bien reçue, la jeune fille avait besoin de savoir pourquoi l'étudiant parlait de la cruauté avec une sorte de hargne qu'elle n'avait jamais vraiment éprouvé, bien qu'elle le fasse plutôt avec froideur et indifférence qu'avec de la colère.

" Pour parler de la cruauté du monde, je me doute que vous savez de quoi vous parler mais est-ce vous qui envoyez cette cruauté aux autres? Ou bien l'envoyez-vous parce que vous avez déjà subi cette cruauté? "



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##   Ven 25 Avr 2014 - 19:47

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HRP : Désolée du retard déjà ! >.< Ensuite j'ai écris des trucs vraiement affreux, c'est les pensées de mon perso hein, désolée... T-T


" Êtes-vous télépathe? Que cela soit ou non le cas, vous ne savez pas ce que je pense vraiment. Ai-je dit à un moment que vous êtes fou? Je ne crois pas que vous soyez fou, vous ne seriez pas dans cet institut si c'était vraiment le cas, sauf si cet endroit est en réalité un asile et dans ce cas là, je suis aussi une cinglée. Donc, à vous de voir quelle est l'option que vous préférez. "

Je me raidis, manquant de me prendre la tête entre les mains. 
Non, je ne suis pas télépathe. Si, je sais comment pense la Norme. Et quoiqu'on en dise, on la conserve tous en nous, cette affreuse et horrible Norme. Ne vous approchez pas des types bourrés la nuit, ne vous promenez pas le soir seules, jeunes filles, tout ça c'est de la grosse daube que les parents s'évertuent à nous apprendre, que l'on sait sans le vouloir, la Norme. 
Vertus mon cul. Les monstres sont créés par ces mêmes parents, dans leur boulot ou leur entourage. Le moindre de nos gestes est calculé, il n'y a pas de coïncidences. Houston, je comprends tes mots et les respecte, tu es bien le seul en ce monde à comprendre la pensée de tous. Tout ces bâtards qui se croient uniques, qui se comportent comme des élus ! Je ne sais pas ce à quoi tu penses ? QUEL INTÉRÊT QUAND TU PENSES COMME TOUT LE MONDE ?! Même moi ! Même nous tous, seuls les fous pensent le monde autrement, et ni moi ni elle ni moi ne le sommes assez pour atteindre ce niveau.
Et elle se leurre si elle pense que je ne suis pas fou. Cet endroit est un asile ? Elle vient juste de s'en apercevoir ou elle se fout de ma gueule ?! Terrae, vous voulez savoir ce que c'est ?
Un putain d'asile pour les dépravés, déprimés qui ont plus d'avenir dans le monde, une sorte de déchetterie humaine où on fait du recyclage plus ou moins potable à coup de super pouvoirs ! Voilà ! VOILA PUTAIN !
Et elle là, elle se pavane, le dit avec une telle assurance que j'ai envie de gerber. Elle se croit maligne ?! Avec ces mots en bouche, elle se rend même pas compte... Mais quelle conne !

" S'il y a une chose que je ne supporte pas, c'est que l'on me prenne en pitié à cause de ma vie ou des "trucs cruels" qui me sont arrivés. Vous croyez que je ne sais rien du monde et de ses ténèbres? C'est justement cette partie là que je connais le mieux et que j'ai côtoyé plusieurs fois déjà donc vous m'excuserez mais attendez d'abord de savoir un minimum de choses sur la personne avant de prétendre savoir ce qu'elle connait déjà et ce qu'elle n'a pas encore découvert. Sinon, je crois que beaucoup de personnes voudraient pouvoir recommencer leur vie mais si c'était vraiment le cas, je crois que le monde serait encore plus pourri qu'il ne l'est déjà, à vouloir échapper à la réalité en reprenant à zéro pour refaire d'autres conneries par la suite. Tout ça deviendrait sans fin et particulièrement vicieux. "

Je ne résiste cette fois pas à la tentation de me tordre en deux. De me boucher les oreilles. De rire. Non, je vais la tuer. Il faut pas mais je vais le faire. Putain je veux un flingue. Une mitraillette. Une petite cuillère. N'IMPORTE QUOI.
Elle ne supporte pas qu'on la prenne en pitié ? Mais elle me dit deux secondes plus tard qu'elle a croisé les ténèbres plusieurs fois ? LES TÉNÈBRES ?!? Mais elle se croit où là ?! A la foire des Rameaux, dans la maison hantée ?! Les ténèbres tu t'en relèves pas, jamais, ils sont là, ils te hantent, ils te réveillent au milieu de la nuit, ils rampent sur les bords de ta conscience, c'est pas des putains de rêves par ci par là qui constituent les ténèbres. Quand tu les vois tu perds la vue. Si tu survis, tu passes dans la cour des Grands, tu essayes de les dompter en sachant qu'ils n'attendent qu'une seule faille pour te dévorer. Ils possèdent les autres, tu ne peux faire confiance à personne, tu es régis par ses règles. C'est son jeu. HIS FUCKING GAME. Qu'est ce qu'elle y connait aux ténèbres ?! Elle lui a ouvert la fenêtre une fois et elle se croit intouchable ? PUTAIN !
Refaire une vie ?! On s'en sort jamais. Ma sœur en est sortie, parce que j'étais là ! Elle aurait finit par crever d'une overdose sans moi. Mais Houston ? Ce mec lui n'en sortira jamais. Même la mort n'effacera pas son nom du tableau de chasse des Ténèbres. A quoi ça sert d'essayer de recommencer, hein, quand on sait qu'on est plus proche de la mort que du lendemain ? Quand on voit les autres tomber comme des mouches ? Quand on écrase les autres pour ne pas leur ressembler ? Quand on se rend compte qu'au final on est pareil ? On ne sort pas. Jamais.
Je hurle.
Ma tête hurle, mon corps se rebelle.
Les flammes se mettent à courir sur ma peau, un peu plus nombreuses, mais encore trop petites.
Le Monstre hurle. Il veut sortir.

" Pour parler de la cruauté du monde, je me doute que vous savez de quoi vous parler mais est-ce vous qui envoyez cette cruauté aux autres? Ou bien l'envoyez-vous parce que vous avez déjà subi cette cruauté? "

Mes yeux s'ouvrent, d'un coup. Froids. Meurtriers. Il faut que je la tue. C'est une certitude. Si je l'ai subi ? Hahaha ! HA ! Putain oui je l'ai subi. Pour mieux la perpétuer. C'est mon but, je suis juste une fucking arme de destruction massive construite par mes parents pour les épauler, leur succéder, faire comme ils ont toujours fait. A 8 ans merde. A 8 ans j'étais déjà comme eux.
Mais je ne suis pas aveugles, je ne suis pas seul. Ils sont tous pareils, tous les autres. Ce monde se détruit pour mieux se contrôler, je ne suis qu'une victime parmi d'autres. Je suis juste la victime des rois. De ceux qui perpétuent ces ténèbres sans devenir fou. Pourquoi serais-je différent ? Quand je vois tout ces esprits naïfs qui croient à la chance, qui se font des illusions sur le monde dans lequel ils vivent, ça me donne juste envie... De vomir.

_ TA GUEULE !

J'ai hurlé. Plus je ne le pensais possible. Je me sens au bord de la crise. Plus proche que jamais. La limite avec le bord du ravin disparaît, les ténèbres déferlent en moi, comme une vague à l’assaut d'une maison de terre.
Je relève mon visage vers elle. Un visage de haine. Les flammes s’intensifient sur mes avant bras. Je la hais. Je la hais. Je la hais. Qu'est ce qu'elle en sait, elle, de la souffrance ?

_ Tu parles trop. Tes morales à la con, tu peux te les garder. Tes discours me donnent la gerbe.

Je fais un pas vers elle, l'écrasant de toute ma hauteur. De toute la grandeur de l'ombre dans mes yeux. Mes mains tremblent. Putain mais je la hais. Je hais ces discours, entendre la voix des autres, si faibles, à côté de celle dans ma tête.
Les flammes grandissent encore, se nourrissant de mon meilleur carburant. Ma haine. Ma vie.

_ La cruauté, c'est la nature de l'homme. Tu le saurais si tu les avais croisé, les ténèbres.

J'ai lâché ces mots avec hargne. J'envoie un poing brûlant dans sa direction. De toutes petites flammes. Bleues. Je suis épuisé. Je ne veux plus lutter. Je ne peux plus. 
Il faut que je dorme. Que je l'endorme.
Je n'y arriverais plus sinon.
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Je suis d'une humeur... Délicieusement exécrable ♥ [libre]

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