Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Je vais me reconvertir en mono de colonie de vacances, ce sera plus fun qu'être ici. [Alice D.]
Mar 25 Mar 2014 - 21:25
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Je ressors de la salle d'entraînement, les cheveux un peu roussis et un soupir au bord des lèvres, ayant abandonné en peu de temps. Depuis mon initiation, j'ai moins de mal à contrôler mes pouvoirs – mais autant l'invisibilité ça passe, autant le feu m'aime pas, mais alors pas du tout. Les mini boules de feu que j'arrive à créer – quand j'arrive à les créer – me sautent au visage et essaient de me cramer les sourcils. La moitié des gens présents ont ri en me voyant me dépatouiller comme je le pouvais avec... C'est drôle, mais moi, ça m'a plutôt saoulé en fait ! Heureusement que j'ai pas un égo surdimensionné, sinon il en aurait pris un sacré coup. Peace Misao, peace !
Après avoir pris une petite douche tranquille – dans une chambre que je partage avec des gugus insupportables aussi intelligents à eux deux qu'un seul homme de Neandertal, et à l'hygiène tout aussi douteuse –, je me sèche et m'habille de vêtements de sport, puis attrape ma balle de baseball et ma balle. Ça fait perpette que j'ai pas pu m'entraîner, mais en même temps, tout seul... C'est pas génial, j'avoue. J'aimerais bien trouver un partenaire un de ces quatre. Peut-être Hideko ? Nan... elle me dirait d'emmener son Ryu chéri adoré avec. Trop drôle ! Même pas en rêve. Je veux apprendre à Dai-chan, et Roxy à la limite, quoi ! Mais bon, elle est un peu quiche, donc j'ai peur... C'est mignon, hein, je dis pas, mais pas forcément super pratique, ahem. Désolé ma petite Roxy, je me moque, mais c'est pas contre toi, hein !
Je sors dans la cour en mettant ma casquette fétiche sur la tête, puis commence à observer les gens présents, un léger sourire aux lèvres. Bon, y a pas à dire, ça fait quand même du bien de retrouver un peu de soleil et de chaleur. Avec tout ce qu'il se passe en ce moment... Ça ferait peut-être du bien à ma frangine de pouvoir se balader un peu pour se détendre. En essayant de pas penser à la psychopathe qui veut la massacrer évidemment. En plus, avec Daisuke qui grandit et commence à être une vraie pile électrique, peut-être que ça l'empêchera de vouloir mettre son appartement sans dessus dessous. Faudrait que je passe plus de temps avec lui, d'ailleurs – mais cet imbécile d'Aaron me le vole quand j'essaie de l'avoir. En me disant que c'est lui son oncle. Mais JE suis tonton Misao, parce que JE suis le frère d'Hideko ! Pareil, Ryu aussi il me le pique ! Bon, ok, c'est son fils, mais c'est pas une raison. Je les aime pas, ces deux-là. Ils m'énervent. Ils me renvoient à la gueule toute mon incompétence des années passées, et ça me saoule. En plus, Ryu, ben... il est meilleur en sport que moi. Trop drôle. Qu'il meurt, et puis zut ! Merde à la fin. Pourquoiii elle a réussi à se trouver un gars aussi... aussi parfait ?! (Oui, ça m'a coûté de le dire.) Avant, elle sortait qu'avec des losers, et finalement, là... ! Bordel. Je suis dégoûté. Surtout qu'il a l'air de mieux la connaître que moi maintenant ; mais c'est vraiment pas juste ! Je suis dégoûté.
Je me dirige lentement vers le parc, puis me dégote un coin tranquille pour pouvoir tirer un peu. Avant ça, je m'échauffe par quelques minutes de course à pieds et fais ensuite quelques étirements. Oui, je sais, je prends une douche pour aller faire du sport, ce qui m'obligera à reprendre une douche. Mais pas grave, j'aime me laver cinq fois dans la même journée. Tout va bien. C'est parfait. Sérieusement, ça fait du bien de se dépenser un peu, après tout un hiver à désespérer devant la surpopulation de la salle de gym. Salle de sport pourrie. Village pourri où y a rien à faire.
En attrapant ma batte et me positionnant, je songe une fois de plus que s'il n'avait tenu qu'à moi, je serai déjà loin de Terrae. Mais je sais qu'Hideko serait attristée – pour ne pas dire anéantie, mais soyons fous ! – par mon départ, alors bon. Je ne dis rien, et je reste. Pour Roxanne aussi, mais ça elle est pas obligée de le savoir. J'ai pas rencontré grand monde susceptible de partager une conversation avec un vieux. Ouais, un vieux. J'ai vingt-huit ans putain ! La majorité des gens ici en ont dix de moins, minimum. J'ai l'impression d'être mono d'une colonie de vacances, c'est juste affreux psychologiquement parlant.
D'un geste rageur, je lance la balle en l'air et tire dedans avec ma batte, avant de la voir s'envoler, loin, trèèès loin... Pour finalement disparaître derrière les arbres. Un long soupir. Ça n'a vraiment aucun intérêt de courir après sa baballe comme ça. Les gars de l'équipe me manquent.
J'emporte ma batte avec moi et entreprend de chercher ma balle, sans succès. Puis, avisant une fille assise sur un banc, je m'approche. Une adolescente, pour changer.

– Hey, salut. Excuses moi, tu n'aurais pas vu une balle de baseball dans le coin ? J'ai tapé trop fort dedans, je crois, je soupire légèrement, me massant nerveusement la nuque.
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Sam 10 Mai 2014 - 19:58
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Il n'y a au monde que deux ou trois éléments avec lesquels on peut communiquer sans l'aide de la parole. La nature, les animaux et certainement les musiciens. Pour tout le reste il faut faire l'usage de ses mâchoires, et pour certains ce n'est pas une partie de plaisir. Jusque là, Alice se complaisait dans son mutisme, mais depuis son passage de novice au niveau juste au dessus, les choses avaient changé. Elle pouvait sentir désormais cette envie si particulière qui anime ses semblables, l'envie de partager son monde intime avec les personnes autour, de se choisir quelques confidents avec qui rire et passer du temps. Mais rien ne se décidait jamais à sortir. Pour la première fois dans sa vie, elle avait pris conscience de l'épaisseur des murs de sa prison.

Et personne à qui en parler. Pensez vous, personne ne lit dans les pensées dans ce bas monde. Elle le pourrait peut être un jour, à force d'espérer, à force de se faire violence, à force d'entraîner ses zygomatiques à bouger de manière constructive. Pour le moment ça ne faisait que créer du mouvement, vague bien que assez précisément éxcuté. Elle savait le faire pour l'avoir vu faire des centaines de fois. Elle avait passé ce stade confortable où totalement coupée du monde elle pouvait laisser filer les secondes sans aucun regret, indifférente au monde qui l'entoure.C'était terminé. Maintenant le problème était autre. Elle avait grandi, mûri, elle avait besoin d'autre chose. Mais ce serait encore plus difficile qu'on l'avait dit au départ. Hélàs.

Et que fait-on lorsqu'on ne peut pas communiquer et que ça commence à nous miner le moral ? On sort. On quitte les murs extérieurs pour rejoindre ceux de notre prison intérieure. Et on retrouve le beau temps. Seule. La seule chose qui peut nous apaiser en ces temps troubles. La cérémonie n'a pas été de tout repos, forcée à revivre certains éléments troubles de la vie d'avant, elle n'avait pas réussi à retrouver un état de stabilité émotionnel. Alors, elle avait choisi de fuir. Dans la littérature. Elle gardait toujours un petit carnet à portée au cas où elle aurait besoin de communiquer. Certains s'intéressaient parfois à elle. Ca aussi, ça la changeait pas mal. Mais à quoi bon, le contact coupait aussitôt. Net. Comme une coupure avec une feuille de papier.

Donc, voici comment on en arrive à une pauvre petite Alice chétive posée sur un banc seule avec un livre à la main. Rien de bien passionnant pour quelqu'un qui peut communiquer, de la philosophie appliquée. Des concepts qui dépassent l'entendement de bien des gens. Non pas par élitisme, elle cherchait une réponse à des questions trop longtemps ignorées, trop longtemps fuies. Peut être qu'il y avait quelque chose pour elle là dedans. Pour le moment, rien. Rien du tout. Et puis...

-POC-

Le bruit d'une balle de baseball sur une tête. Tombée du ciel, venue de nulle part. D'une balle qui rebondit lourdement et qui roule sur le sol jusqu'à un petit buisson. Qui roule dessous pour se cacher. «Plus jamais »Et on se frotte la tête. On retourne à sa lecture, faute d'informations, et voilà que quelqu'un arrive avec l'air paniqué. Alice n'eût pas grands efforts à faire pour ne pas le regarder, seulement, il avait besoin d'aide, et il n'y avait qu'elle. Il lui demanda si elle n'avait pas vu la balle. Elle voulut lui répondre avec esprit qu'elle l'avait bien senti qu'il y avait mis tout son cœur, mais rien ne sortit. Sa bouche s'était entrouverte derrière le livre, mais rien.

« .. »

Pas même un soupir. Alors elle attendit un peu, concentrant toute la douleur et la haine à son égard que ça impliquait, et finalement, elle indiqua le petit buisson du bout du doigt. Elle n'irait pas lui ramasser, elle ne voulait plus rien avoir à faire avec cette balle en question.

[Encore désolée]
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Sam 21 Juin 2014 - 22:56
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HRP : Ce devrait être à moi de m'excuser pour le retard ! J'ai été prise d'une frénésie niveau boulot, ces dernières semaines, et j'ai pas trouvé le temps ni la motivation de répondre >< J'espère que ça te va, et que c'est pas trop trop court non plus ! J'ai déjà 5-6 RPs derrière moi aujourd'hui...


Je regarde tout autour de moi, un peu embêté, à la recherche de ma balle. L'adolescente que j'ai interpellée semble un peu perturbée, voire un peu agacée par ma soudaine apparition, et je ne peux m'empêcher de ressentir un léger malaise de ce fait. Je tente un léger sourire d'excuse pour me faire pardonner de la déranger dans sa lecture. Elle est à demi cachée derrière son livre, et semble vouloir me répondre ; finalement, décidant certainement que je ne valais même pas la peine qu'on ouvre la bouche pour formuler une réponse orale, elle pointa une direction du doigt. Alors quoi, trop timide, trop snob ? Elle n'en a pas l'air pourtant. Ses expressions sont assez ouvertes, malgré l'agacement qui en suinte. Boarf, tant pis, je voulais pas faire la discut' de toute manière... Je fais la moue et la remercie néanmoins d'un signe de tête en m'approchant de l'endroit dit, fouillant dans un buisson pour la retrouver. Quelques secondes plus tard, un sourire content s'étire sur mes lèvres.

– Ah ! Voilà ! Merci, je fais en me tournant vers la fille. Je voulais pas te déranger, je te laisse.

Posant ma batte par terre à côté de ma balle, je profite de ces quelques instants de pause pour m'asseoir et refaire mon lacet avec un plissement du nez boudeur. Les boucles ne sont pas de taille égale... En défaisant le nœud, je constate avec désespoir qu'en réalité, c'est le lacet lui-même qui n'est pas bien placé et que la longueur des extrémités qui en dépassent n'est tout simplement pas bonne. C'est quoi le souci, sérieux ? Je fais toujours attention à les mettre correctement... Va falloir que je le refasse entièrement – j'enlève alors le lacet, le croisant soigneusement pour pouvoir le renouer. La boucle à droite, pas à gauche, ça porte malheur. Et de taille égale. Surtout.
Puis, je relève très lentement les yeux vers la fille à côté de moi, avec la vive impression d'être observé. Quoi ? Elle a jamais vu quelqu'un faire ses lacets ou quoi ? C'est dingue ces gens bizarres qu'on croise parfois. Et non, je ne suis pas le plus bizarre ici ! J'y peux rien, c'est ma chaussure qui me faisait de l’œil... Puis ça m'aurait perturbé. Et peut-être que j'aurais trébuché ! C'est le mal qui fait ça. Puis je comprends paaaas, je fais toujours attention à-- De quel pied je me suis levé ce matin ?
Toussotant pour dissimuler ma gêne, je fais genre je regarde autour de moi pour essayer d'avoir l'air moins stupide. En même temps, c'est pas facile tous les jours... Puis tournant la tête vers elle à nouveau, je fais la moue.

– Oui, bon, je sais, ok, je suis bizarre, on me le fait remarquer tous les jours, mais pas besoin de me fixer comme si j'étais taré, je boude presque comme un enfant qui essaie de se justifier.

Oui je sais, elle ne m'a pas posé de question, rien, j'y peux rien. Puis, avisant son manque de réaction évident, je soupire en me relevant, en profitant pour m'étirer.

– Eh, t'es sûre que ça va ? Je t'ai pas traumatisée avant hein ?

Peut-être que je l'ai terrorisée, en fait ?! Mais j'ai pas l'air trop flippant je crois... Non ?
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Dim 20 Juil 2014 - 0:18
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[ Ne t'inquiète surtout pas pour ça !]

Alice jouait parfois plus la rancune qu'elle ne la ressentait vraiment. Elle était en permanence traversée par une myriade de sensations étranges et plus ou moins puissantes. Mais elles ne duraient jamais assez longtemps pour laisser une marque quelque part, dans son esprit ou sur son corps. Alice était une fille évanescente, dans tous les sens du terme. Elle n'était jamais égale à elle même, toujours tiraillée entre deux eaux d'égales forces. Et il y avait eu beaucoup de changements, on pouvait parfois voir ses états d'âme maintenant, au début, elle était toujours d'humeur égale, visuellement du moins. Indifférente. Pas une seule lumière, pas un seul réflexe. Le silence et le regard fixe. Elle ne vivait plus, n'avait peut être jamais vécu. Et maintenant, voilà qu'elle montrait ouvertement son mécontentement, aussi furtif soit-il. Et en cet instant précis, Dieu qu'il était affiché. Elle ne souriait pas, elle ne bougeait plus non plus. Elle observait. Le sourcil froncé, la mine sombre. Elle venait de se manger un ballon alors qu'elle était tranquillement assise dans un coin, et qu'elle n'avait -surtout- rien demandé à personne.  Sa tête était douloureuse, ces balles là sont sacrément costaud. Elle ferma les yeux un instant, alors que la douleur montait d'un cran, aigüe. En silence.

Il avait souri. Heureusement, ce sourire était tombé dans un battement de cils, elle aurait certainement pris un peu plus la mouche si elle en avait été témoin. Et il la trouva vite. Au moins il y en avait un qui était content dans cette histoire. La, elle soupira pour de bon. Au fond, c'était toujours les mêmes qui étaient récompensés. -Alice,tu vois, je te le disais que le destin est cruel, ce n'est pas de ma faute ce qui c'est passé.- si seulement. Ah, elle était bien placée pour tenir ce genre de discours. Voila qui avait ajouté un cran encore à son état premier. Ronde infernale.  Il la remercia, elle fit un rapide sourire, trop rapide pour ne pas être ironique, et elle fit mine de se plonger de nouveau dans son livre. Seulement voilà.
Il s'était rapproché pour faire ses lacets..Et d'une étrange manière qui plus est. Coupable, elle laissa son attention glisser lentement sur le mouvement si particulier de ses doigts. Son agacement la quittait, lentement... Au fur et à mesure des boucles, elle se calmait. Et lui s'en rendit compte. Lorsqu'il posa les yeux sur elle, ses propres pupilles s'empressèrent de rejoindre les lignes du livre dont elle avait perdu complètement le fil.  Mais ça ne trompait personne. Et surtout pas lui.

Il toussa et fit à son tour une manœuvre maladroite d'évitement. Echec, lui aussi. Et puis finalement, le contact s'établit. Gauche, hésitant et parfaitement mal à l'aise. Merveilleux. De mieux en mieux.  Il se releva, elle n'avait toujours pas répondu. Elle laissa mourir un soupir avant de récupérer son carnet et son stylo. Elle gribouilla en toute hâte.

« J'ai vu plus bizarre que ça, tu peux me croire. Et puis, elles sont drôlement bien lacées tes chaussures comme ça ! Les chaussures les mieux lacées que j'ai vu de ma vie. »

Elle porta un instant son stylo à la bouche avant de reprendre un peu plus bas.

« Je suis ravie que tu aies retrouvé ta balle, mais j'ai un bleu. Ca y est, malheur, je suis affreuse !Je ne pourrai jamais trouver de cavalier. »

C'était une blague. C'était dans les cheveux, c'était douloureux mais ça ne se voyait pas. Et puis surtout, les cavaliers, elle s'en fichait au moins autant que de l'an 40. Elle lui sourit finalement, plutôt ravie de sa plaisanterie.
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Jeu 31 Juil 2014 - 12:49
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Visiblement, mademoiselle ne semble pas aussi ravie que moi lorsque je retrouve ma balle. À la vue de son regard, je dirais même qu’elle a l’air d’espérer qu’un aigle géant apparaisse pour l’enlever, ou bien qu’un feu soudain la transforme en pauvre petit tas de cendres. Quelle merveilleuse invention que ces petites balles caoutchouteuses, quelle merveilleuse invention que le baseball ! Dire que c’est le seul sport qui me convient est un euphémisme. Le basket, j’aurais pu ; certes. Ça aurait été amusant. Mais en fait… eh bien non ! La raison est bien simple : les joueurs ont les mains moites. Qui se posent sur la balle. Que je devrais ensuite toucher moi-même. Vous comprenez le bordel ? Ouais parce que non, moi, ce que j’aime, c’est la sensation de ma batte, celle-là même que je ne laisse toucher à personne, celle-là même qui vibre lorsqu’elle frappe la balle, celle-là même qui résonne contre le sol lorsque je dois la laisser tomber et courir sur les bases avant que la balle ne soit rattrapée. La joie que l’on ressent, lorsqu’un home run est effectué. Alors oui, il y a le souci de la transpiration, du corps endolori, et surtout des douches communes – dieu que j’étais heureux d’avoir pu être initié afin d’y échapper ici, à Terrae – où tout le monde se débarrasse de toute la crasse du monde. L’homme est sale, et l’homme sportif aussi. Mais parce que j’ai besoin de bouger, parce que je ne peux plus rester assis sans rien faire à bouquiner ou jouer à la console toute la journée, parce que m’occuper est le seul moyen de ne pas repenser à tous les germes qui sont autour de nous, je joue.
Et ça, c’est la seule chose que je n’échangerai jamais.
Je m’assieds pour refaire mon lacet et, me sentant observé – je la dérange ? – j’essaie de l’interroger, à demi agacé. Parce que je déteste qu’on me fixe lorsque je fais ça. Ça me donne l’impression d’être un alien, et j’ai suffisamment subi de ce côté-là pour ne pas avoir envie de me faire reluquer comme ça… Même si la gamine n’a pas l’air si moqueuse au final. Bon, allez, du calme Misao, tu te fais des films.
Alors que je me lève, prêt à partir – parce que ouais, en plus, elle me fout un vent de dieu –, l’adolescente attrape un carnet et un stylo pour marquer quelques mots dessus et me mettre son carnet sous le nez. J’ai un soupir. Oh nan. Super. Elle parle pas… Et en plus, elle se fout royalement de ma gueule, là, nan ?

- Ouais, ouais, bon, ça va, je sais, j’y peux rien, je grommelle pendant qu’elle reprend son carnet pour griffonner quelques autres mots dessus.

Puis, j’étire un sourire amusé et embarrassé, un peu rasséréné par ses réactions.

- Mais non, mais non, une jolie fille comme toi trouvera bien quelqu’un qui fera abstraction de ce magnifique bleu… Et puis, il te va si bien au teint.

… Misao, tu penses à te taire parfois ? C’est le feu en toi qui ressort, avoue-le ! Tu le sais ! Tu es comme eux ! Ahem. Dire que je me pense tout de même au-dessus de tous ces stéréotypes sur les affinités est peut-être un tort, au final… Même si j’y crois pas trop, quand je suis un peu taquin, ça ressort. Mais bon... Faisons comme si je n’avais jamais dit ça, au final !...

- Bref. Désolé, j’ai un peu abusé sur la force du coup, j’ai pas fait gaffe, je soupire en me baissant pour rattraper la batte et la balle. Il y a pas grand monde avec qui jouer ici alors… La frustration aidant…

Frustration. De quoi au juste ? D’être considéré, comme tous les étudiants de ce foutu institut, comme un gosse ? J’ai vingt-huit ans. Vingt-huit, pas dix-huit. J’ai besoin d’un boulot, de faire ce que j’ai toujours aimé faire. Des sciences. Quitte à enseigner.
Mais nan. Evidemment. Il n’y a que les Masters pour enseigner, les autres peuvent aller se faire foutre.
J’aime pas être désœuvré.
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Sam 18 Oct 2014 - 15:12
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Au fond, Alice était un peu comme les animaux. Joueuse, indépendante. En fait, on pouvait carrément dire qu'il ne lui manquait que la parole. Un jeu d'esprit qu'elle aurait trouvé très drôle, avant d'envoyer son carnet dans le visage de l'humoriste un peu trop entreprenant. Elle avait de l'humour, mais il y avait certaines choses qui passaient moins bien que d'autres. BEAUCOUP moins bien. Mais là n'était pas le problème. Elle ne craignait pas plus pour son apparence que pour les autres -trucs de fille-, mais la douleur elle est unisexe. Et très désagréable. Elle supportait à merveille la douleur morale, elle était presque née avec -il faut toujours que tu exagères- mais la physique, c'était une autre paire de manches. C'est pour cette bonne raison qu'on ne la voyait jamais en tenues compressées ou même en talons. Ce qui n'est pas pratique ne sert pas à Alice. Point.

Et lui, en bon garçon qu'il semblait être était à mille lieues de pouvoir se douter un instant de ce qui venait de se passer.Et pourtant..Quand on arrive quelque part après avoir perdu sa balle -dure qui plus est- et qu'une fille se tient la tête en faisant une tronche pas possible, on peut quand même bien se douter que quelque chose vient de se passer. Non ? Non...Alors elle avait opté pour l'humour. Parce que malgré tout, elle restait une fille d'esprit et non de rancœur. Il n'avait pas l'air d'avoir un mauvais fond, pas plus qu'elle même n'en avait un. Alors pourquoi chercher directement l'affrontement. Sans compter qu'elle était bien plus frèle et que sa constitution l'avait empêchée de faire du sport. C'était perdu d'avance, et elle n'était pas si bête.

Elle ne l'avait pas quitté des yeux. Il n'avait pas l'air bien à l'aise. Peut être moins qu'elle à qui la colère avait donné l'ascendant. Relatif bien entendu. Ca l'avait adoucie. Elle pardonnait, elle était plutôt empathe pour quelqu'un qui était limité dans ses contacts avec l'extérieur. Il plaida l'innocence. Elle sourit en coin. C'était un peu osé. Mais pourquoi, ça devait fonctionner parfois. Et voilà que c'était à son tour de se payer royalement sa tête. Ses yeux s'arrondirent légèrement, sous le coup de la surprise et de cette émotion désagréable. Oui, il se payait sa tête. Et elle n'était ni du genre à se pâmer, ni de celui de se jeter à son visage pour le défigurer.  Elle ne dit rien. Elle ne pouvait pas, et quand même elle aurait pu... Ca n'aurait certainement pas ressemblé à un cantique.

Elle haussa un sourcil. C'était un peu plus sensé que ce à quoi elle s'attendait. Elle le suivit du regard, impassible, pendant de longues secondes. Il n'avait pas l'air si méchant. Et puis...- Jette lui ton carnet à la figure et pars!- Elle attendit un peu plus..Un peu plus. Et finalement, sans quitter cet air un peu surpris, elle se leva, se saisit de la balle dans sa main et l'observa un instant. Deux instants. Et puis finalement griffonna.


« Tu m'apprendrais ? »


Ca tombait de nulle part. Mais elle avait encore tellement à apprendre. Elle ne pouvait pas trop en rajouter, écrire demandait d'aller à l'essentiel. Elle était certainement plus faite pour le ping pong. Et alors ?
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Mar 28 Oct 2014 - 22:50
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C’est marrant, cette impression de plus en plus grandissante de parler dans le vide… Nan, vraiment, j’adore ça. Après, je peux comprendre que ce soit pas spécialement simple pour elle, parce que bon, j’imagine qu’être complètement enfermée dans le mutisme, ça n’aide pas beaucoup à avoir une vie sociale particulière. Ou trépidante. Ou je ne sais quoi d’autre. Bref, en général, quand t’es pas « comme les autres », que tu parles pas, que t’es en béquille, en fauteuil, que t’as des tics et des tocs de merde, tout le monde te regarde comme si t’étais un extraterrestre qui n’a rien à faire dans le coin. Alors je peux comprendre, c’est vrai. Comme je peux comprendre que ça puisse agacer des gens que je me mette à ranger tout et n’importe quoi, à n’importe quel moment, dans n’importe quelle situation, parce que c’est pas possible pour moi de ne pas voir tout à sa place. Comme mon armoire par exemple – c’est l’exemple parfait, vraiment. Vêtements été, vêtements hiver. Même s’il fait froid en été ou chaud en hiver, je suis incapable de toucher aux piles qui ne correspondent pas aux saisons affichées sur le calendrier – et c’est pas faute d’avoir déjà essayé, je peux juste pas. C’est comme ça, c’est viscéral. Tout comme classer les choses par couleur, par tissu, par forme, c’est nécessaire. Mais faire l’un implique presque toujours de faire le choix d’ignorer les autres modalités. Alors on fait chier les autres, parce que c’est vrai, on peut être super casse-pied. Mais là, comme ça, on sait qu’on a beau faire tout ce qu’on peut, on y peut rien. Alors on attend que ça passe, jusqu’à ce qu’on soit épuisé – parce que généralement, ce n’est pas parfait, rien ne peut être parfait, alors on est obligé de laisser tomber. Même si ça peut prendre des heures. Ou des jours.
Et c’est là qu’on se rend compte qu’on a un problème, aussi.
À vrai dire, je ne me souviens même pas du jour où j’ai compris qu’il y avait un problème. Parce que c’est évident que je ne l’ai pas toujours su. Maman me disait que ce n’était pas grave, Hideko se contentait d’en rire – elle trouvait très amusant le fait de me voir repasser derrière elle pour toutes les corvées. Pour tout, à vrai dire. Fais comme-ci, fais comme-ça… Je ne sais toujours pas comment elle a fait pour ne pas devenir folle avec quelqu’un comme moi constamment sur le dos. C’est vrai, ça devait pas être simple tous les jours à supporter. Après tout ça arrive. D’avoir quelqu’un de bizarre dans sa famille. C’est plus facile à vivre quand c’est la grand-mère ou une tante, quelqu’un d’éloigné, que tu ne vois pas tous les jours. Là, c’était moi, son frère. Alors je peux comprendre qu’elle soit parfois autant dotée que totalement dénuée de patience. Tout dépend des circonstances. Mais elle a beau dire être quelqu’un de sanguin, je sais qu’elle est aussi quelqu’un d’attentive, et qui sait ne pas presser les autres. Qui sait les écouter, du coup. Et les supporter. Tout le contraire de ce qu’elle donne parfois comme image, vous me direz…
Bref. Elle a l’air un peu surprise. Je ne sais pas trop ce qu’elle pense, elle est un peu difficile à décrypter. Elle ne parle pas beaucoup, mais son visage, lui aussi, est totalement lisse. Quelques émotions majeures s’y glissent parfois, pour donner le ton, mais on aurait presque l’impression de la voir jouer une pièce de théâtre sans parole. Un film sans parole, peut-être ? C’est assez fascinant.
Soudainement, elle se lève et je la suis du regard. Sa main agrippe doucement ma balle et je hausse un sourcil amusé. Je pensais qu’elle était fâchée. Mais ses mots – gravés sur le papier – me tirent un réel sourire. Quand on écrit, on ne peut pas laisser les mots s’envoler. Quelque chose qui est marqué l’est à jamais – enfin, jusqu’à ce que le bout de papier en question brûle, mais ça… Alors que des mots que l’on ne fait que prononcer s’envolent aussi vite…

- T’es motivée ? Vraiment ? Je t’oblige pas, hein. Mais je peux t’apprendre, oui.

Mon entrain soudainement retrouvé, je me lève et m’étire, lui désigne la batte en lui montrant comment la prendre, me retenant pour la lui fourrer directement entre les mains. Chuut, Misao, du calme, tu vas faire peur à la dame… mais bon, c'est vrai quoi. Y a tellement personne pour jouer que je peux pas la laisser s'enfuir, maintenant qu'elle s'est proposée ! C'est sa faute, voilà. Qu'elle assume ses mots !

- Tu veux tester avec la batte ? Ou tu veux lancer la balle ? T’as le choix.

Je m’arrête un instant, avant d’ajouter :

- Au fait, désolé, je t’ai presque agressé tout à l’heure. Vraiment je voulais pas. (Puis j’hésite.) Tu t’appelles comment ? Moi c’est Misao.



HRP : Joli nouveau kit *-*
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Jeu 11 Déc 2014 - 22:46
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Emploi/loisirs : Songer à loisir.
Humeur : Neutre.




Alice avait beau remonter loin, très loin dans sa mémoire, elle n'avait aucun souvenir de pratique de sport collectif. Ses exercices se limitaient à des heures de lecture et de gymnastique mentale qui lui sont d'ailleurs particulièrement utiles au vu de sa situation. Lorsqu'on est condamné à passer toute sa vie à écrire, l'orthographe et la clarté sont indispensables. Imaginez donc quelqu'un qui ne pourrait qu'écrire et qui finalement le fait mal. Imaginez une première rencontre qui ressemblerait à « Je peu pa parlé mé j'adore écrir ». Non, impensable. Et un peu à la manière des aveugles qui gagnent en audition, elle a gagné en orthographe et en prose. De livre en livre, de film en film et de culture en culture. Et elle ne pouvait que le partager au fil des mots. La vie est injuste et Alice en était le meilleur avatar.

Mais ne pouvant rien y faire, elle tentait d'en tirer le meilleur en chaque instant. Et du meilleur il y en avait. C'était un excellent filtre à personnes. Il en faut du courage ou de l'esprit pour se lier à quelqu'un de différent. De si différent qu'on ne peut pas partager avec lui les choses de la vie de tous les jours. On ne peut pas rire aux éclats, on ne peut pas parler au cinéma, on ne peut pas s'interpeller dans la rue. Mais il y a tant de choses qu'on peut se dire sans que les autres ne le sachent. Se moquer allègrement sous le nez des concernés. Si, ça avait des bons côtés. Sans compter le capital sympathie de tous ceux à qui il reste une once d'humanité.

Ce garçon la avait quelque chose de particulier. Elle n'aurait pas réussi à mettre le doigt dessus tout de suite, mais il y avait un petit quelque chose qu'elle n'avait pas trouvé chez les autres. C'était peut être lié à la manière si particulière qu'il avait de lacer ses chaussures. Mais peut on vraiment connaître quelqu'un à sa manière de faire des nœuds ? Certainement que non. Voilà en grande partie pourquoi elle s'était gardée de faire une généralisation hâtive. Elle tenta un sourire de plus. Bienveillant, voire même amical. -Range tes sourires, ce n'est pas un ami- elle avait beau parler beaucoup, elle ne savait pas grand-chose au final. - Tu n'as pas le droit de penser ça, je suis ta mère, tu me dois le respect- Hmm Hmm..

Son sourire muta en moue hésitante, s'il n'avait ne serais-ce qu'une infime idée de toute ce qui se passait dans sa tête, certainement qu'il la regarderait encore d'une autre manière. Heureusement pour tout le monde ce n'était certainement pas le cas. Elle le sentirait peut être si on essayait de lire dans ses pensées, c'est bien assez privé..Non ? - Moi je vois tout- Mais toi tu n'existes pas. Tu n'as jamais existé. -Comment oses tu penser ça !- Je peux encore penser ce que je veux non ? Tu n'as qu'à pas lire dans mes pensées. Et toc, elle se tut. Alice put tout à loisir sourire de nouveau à son interlocuteur. Elle attendait une réponse. Négative ou positive, aucune importance. Mais elle espérait que lui qui pouvait parler librement en prendrait quand même la peine ! Il se mit soudain à sourire à son tour. C'était bon signe !


« Si je ne te réponds pas oui, je n'aurai aucune excuse valable pour t'envoyer une balle en pleine figure  'sans faire exprès '! »

Il s'était déjà levé. Très bien ! Que les jeux du cirque commencent ! -Tu vas te faire mal- C'est comme ça qu'on apprend ! Il prit la batte d'une manière particulière, elle plissa légèrement les yeux et posa son carnet sur le banc pour libérer son autre main. Il avait l'air prêt à réceptionner. Cependant, la politesse exhortait la blondinette à reprendre le carnet pour griffonner.


« Si on te demande qui c'est qui t'a fait un bleu, surtout, ne répond pas « C'était Alice » ! »
Et après un sourire, elle lança la balle dans sa direction, avec toute la force dont elle n'était capable -et dieu sait qu'elle n'avait pas beaucoup de forces-

[Merci :D Le tien n'est pas mal non plus !
Et désolée pour le temps de réponse, j'ai du changer de pc en cours de route]
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Sam 10 Jan 2015 - 0:57
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Emploi/loisirs : Chimiste à mes temps perdus...
Humeur : Hmm... incendiaire ?

À vrai dire, je ne sais pas réellement si je suis heureux qu'elle m'ait proposé de lui apprendre ou pas. Ce n'est pas réellement parce que je n'apprécie pas la compagnie féminine, ni même simplement humaine, ou bien que je déteste particulièrement rendre service à mon prochain, voire même de lui fournir un semblant d'occupation pendant qu'il se fait visiblement chier comme un rat mort. Oui, lire un bouquin tout seul sans personne à qui parler (à qui le dis-tu !) c'est ennuyeux, que voulez-vous. Certes, une fois de temps en temps je veux bien ; mais quand on voit la blancheur de sa peau, on peut se poser des questions. Combien de temps elle passe à l'extérieur par jour, hein ? Dix minutes ?! Faire du sport lui fera du bien. Ce qui nous ramène à ce que je voulais dire : j'ai l'impression de me sentir particulièrement désespéré pour accepter aussi facilement. Et pour avoir l'air aussi enjoué à cette idée. Ah bah c'est bien beau la solitude, hein, ça te donne envie de faire des trucs que t'aurais jamais cru pouvoir/vouloir faire un jour ! Enfin après tout, pourquoi pas. Surtout que si je commence à faire mon difficile, au point où j'en suis, ça va pas trop trop le faire.
Elle reprend son bloc et note à nouveau quelques mots qui m'arrachent un rire amusé. Bon, d’accord, elle devait vraiment s’ennuyer elle aussi. A croire qu’il y a aucune activité digne de ce nom à Terrae hein. Il faudrait organiser des rencontres sportives, des concours, des jeux, des… je sais pas moi ! Mais que ça bouge un peu ! Tout le monde meurt d’ennui dans cet institut pourri. Rah. Désolé Hideko, c’est pas que je t’aime pas, mais franchement, désolé. Je pourrai jamais survivre dans un endroit qui bouge aussi peu ; et c’est pas parce que je suis un hyperactif un peu maniaque que je dis ça… J’ai besoin de grands espaces, de vivre un peu loin de la ville de temps à autres, mais de pouvoir m’y mêler à la fois. Et honnêtement, leur petit village est un peu pourri, hein. Enfin, y a un bar et des thermes, c’est déjà ça…
Un sourire en coin étire mes lèvres lorsqu’elle me note son prénom.

- Ok ok, alors je dirai juste que c’est une blonde un peu boudeuse qui voulait se venger d’une mauvaise blague, je fais en riant, avant de taper dans la balle – qui va s’échouer un peu plus loin, dans un nouveau buisson. Attends bouge pas je la cherche.

En passant à côté d’elle, je lui fourre la batte entre les mains.

- Ce sera plus marrant si c’est toi qui tape, je pense, je souris en coin une fois de plus.

Puis je m’éloigne pour farfouiller le buisson, grimaçant à l’idée qu’il puisse y avoir des bestioles du genre tique et compagnie ; le genre de truc qui peuvent te transmettre des maladies de merde sans que tu t’en aperçoives. Bahhh, beeerk, mais pourquoi je fais ça ?! En vrai je capte toujours pas pourquoi je fais du sport : le sport = être dehors ; être dehors = être en contact avec des choses répugnantes. Comme cette magnifique araignée qui grimpe sur ma magnifique et merveilleuse balle, qui est visiblement tomber au travers d’une toile. Amen.
D’une voix particulièrement masculine et virile, je me recule en geignant et lance un regard désespéré à la gamine.

- Hum… Tu peux juste… venir deux minutes ?

Nouvelle grimace. Putain Misao, t’as pas fini de te taper l’air con…
D’un doigt un peu hésitant, je désigne la balle et la chose qui la prend d’assaut.

- C’est pas que j’ai peur des petites bêtes, hein… Loin de moi cette idée… Mais tu crois que tu pourrais… ?

Message subliminal : pitié ne m’oblige pas à plonger la main dans un buisson infesté d’araignées, je déteste ça à peu près autant que les papillons.
Et les coccinelles.
C’est dangereux, les coccinelles.



HRP : Je sais pas si je dois rire ou pleurer de ce post pitoyable... Désolée il est tard >>
Et t'inquiète pour le retard je suis pas mieux !
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PLS en #b7273d.
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Je vais me reconvertir en mono de colonie de vacances, ce sera plus fun qu'être ici. [Alice D.]

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