Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Time to be scared <3 [Pv. Swann]
#   Ven 25 Avr 2014 - 19:34
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Assis sur son lit, enroulé dans sa couverture, Ezequiel écoutait les conversations animées de ses camarades de chambres. Ils n'étaient pas près de se coucher, assez ivres et avaient décidé qu'Ezequiel était trop "jeune" pour participer à ces événements sportifs qu'étaient leur soirées saoules. Il ne s'en portait pas plus mal. Il n'était pas très fan d'alcool et préférait la compagnie d'Orion à la leur.

"Pour une fois que tu m'apprécie, je ne vais pas me plaindre."

Le ton employé par son ami -imaginaire- lui semblait assez moqueur. Il ne prit donc pas la peine de lui répondre, le laissant flatter seul son égo sur-développé. Il continua à écouter, à observer, jusqu'à ce que la chambre se soit vidée. Il n'y avait aucun bruits. Seules quelques voix résonnaient légèrement derrière les murs et dans les couloirs. Il était tout seul dans son petit lit dans sa petite chambre avec son petit chat, Miko.

-Miko, viens, fit-il en agitant les doigts.

Le chat, roulé en boule sur une chaise, leva la tête vers lui, bailla puis se repositionna pour paisiblement dormir. Le blondinet haussa les épaules et sauta de son lit. Il ne se sentait pas fatigué et voulait plutôt vagabonder. Personne ne semblait vouloir dormir en ce moment. Pas seuls du moins. En même temps, une tueuse en série courait dans ces couloirs. Personne ne savait où elle était et tout le monde faisait semblant de ne pas s'en soucier. Pourtant, il y avait cette chaleur, cette peur palpable. Eïon, Makiko et Dante avaient prit le temps de le prévenir, de lui en parler. Makiko avait promit de le protéger. Mais il n'était pas plus rassuré que ça. Ce n'était pas une légende de rue comme certains semblaient le croire. C'était un fait. Des gens étaient morts déjà, en plein Terrae...

Une veste posé sur ses épaules, ses chaussures enfilées, Ezequiel avançait prudemment, errant sans grand but dans l'Institut. Malgré tout, c'était le seul endroit où il pouvait se balader seul sans trop craindre quoi que ce soit. Il était simplement, assez crispé pour sursauter à chaque fois qu'un élève apparaissait à un détour. Il soupira et emprunta les escaliers. En descendant. Il n'était jamais allé très loin dans les dessous de l'Institut. Voir... Nul part. Plus il avançait, plus l'ai devenait humide et étrange.

"Ezequiel... Où tu vas ?"

-Je ne sais pas...

Il commençait à faire assez sombre. De petites lampes à la lueur pâle éclairaient les dernières marches. Il se heurta à une porte. Un panneau d'interdiction était collé dessus, en plein milieu. Mais... Elle était entre-ouverte. Mauvais signe, pensa t-il d'abord. Puis, la curiosité l'emporta et il poussa doucement l'obstacle. La porte grinça légèrement.

"Les films d'horreurs commencent toujours parce qu'un idiot a pas voulu lire et comprendre le panneau "INTERDICTION DE PASSER"."

-Chut Orion ! Regarde plutôt.


C'était une sorte de tunnel, éclairé, tout comme les escaliers, par des spots faibles collés au plafond. Ezequiel commença à avancer prudemment, découvrant les sous-sols de l'école. L'endroit même d'où était sortie celle qui faisait trembler tous les Masters. L'invisible Aëlita.

"Vraiment flippant."

Il frissonna et continua à avancer, se retournant de temps en temps, levant les yeux pour vérifier si il était bien seul...

-C'est quoi cet endroit ...?
#   Ven 25 Avr 2014 - 20:44

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Une tueuse. Dans les couloirs. La nouvelle s’était répandue comme une traînée de poudre, le genre de poussière que l’on balance par la fenêtre, assez innocemment, sans se soucier un pauvre instant que ça en aveuglera plus d’un. Évidemment, pendant tout ce temps, j’avais porté de jolies lunettes de protection contre la poussière. C’est une image bien sûr. Personne n’avait jugé bon de me mettre au courant. Pas même ma classe, les salopiauds. Bon, il fallait se rendre à l’évidence, je n’avais pas pris la peine de lire les affiches placardées au sujet de l’autre folle, parmi toutes les petites annonces stupides. Et voilà qu’il eût fallu espionner un esprit innocent, sous les caprices de mon pouvoir télépathique, pour prendre conscience du terrible danger menaçant ma petite personne. Quelle horreur. Me voilà devenu parano, tout seul. Bravo Swann.

Je me baladais dans les couloirs, après avoir fait un tour rapide à la bibliothèque rendre un livre. Il y avait du monde, comme d’habitude, en fait. L’idée que la dingue puisse être dans la foule me fit frissonner. Mais de toute façon, que pouvait-elle faire, avec tant de monde ? Nous tuer tous d’un coup, et faire d’une pierre soixante-dix coups ? Oui, elle le pouvait, sûrement, mon dieu. La sonnerie retentit, je chassai cette sombre idée de ma tête. Je devenais définitivement trop méfiant, il fallait que je me détende. Je jetai un coup d’œil à la fenêtre, observant le temps dehors, pourri. Un ciel gris, fade, sans aucun caractère, sans cette force qui anime les jours de pluie et qui fait chanter les âmes errantes. Oui, j’aimais la pluie, j’aimais les ciels en colère, j’aimais aussi la chaleur du printemps qui s’éveille et qui rend la terre plus douce, plus tendre, un endroit où se poser, où respirer. Mais voilà, il n’y avait qu’une fine bruine dehors, celle qui colle la peau, la goutte qui pend au bout du nez, comme la cloche annonçant le terrible rhume, redouté, détesté.

Mes pensées s’évadaient, et je fis un demi-tour. Plus personne. Il n’y avait plus un seul être dans ces longs couloirs d’un bleu mou. Sauf cette fille, là-bas, au fond du couloir, qui s’approchait avec un air un peu trop déterminé pour mon goût délicat. Un béret bien trop grand pour sa tête, de longs cheveux fins, de feu. Elle avait un accoutrement un peu… inadéquat au statut d’étudiant. Sa grande taille n’arrangeait pas grand-chose, quoiqu’il ne fût pas dur d’être plus grand que moi. Un scénario terrible s’écrivait dans ma tête : d’abord, elle m’immobiliserait contre le mur, puis me ferait manger tous ces papiers qu’elle tenait alors en main. Manger jusqu’à ne plus pouvoir, jusqu’à ce que le ventre explose. Et une fois au bord de la mort, agonie tranchante et terrifiante, elle m’ouvrait le ventre pour récupérer tous ses papiers et me les refaire bouffer. Oh. Mon. Dieu. J’étais foutu.

Ne lui laissant pas le temps de faire un pas de plus, je détournai les talons et me mis à courir comme un dératé dans tout Terrae. Je l’entendis crier une sottise, quelque chose du genre : « Attends, c’est pour le club de littérature ! On recherche des gens ! ». Ce à quoi je répliquai vivement, et je n’en étais pas peu fier, un caillou dans les dents que je venais d’invoquer. Bon, en fait, j’avais visé à côté, mais qu’importe : elle se tenait là, toute bêtasse, nigaude, incrédule. Peu de personnes possédaient cette réactivité qu’était la mienne, ça l’avait déstabilisé pour sûr.

Toutefois, je pâlis en voyant ses yeux briller d’une flamme pas si innocente que ça, l’éclat des ténèbres et de la Mort elle-même. Alors, paniquant totalement, je redoublai de vélocité, filant à travers les couloirs avec mes petites gambettes. Là ! À droite, un escalier ! Je le descendais en cavalant tel un poney prussien, et tombai face à une porte entrouverte. Formidable cachette ! Je l’ouvrai et la claquai derrière moi, soulagé de m’en être si bien sorti.

Seulement, je n’avais pas prévu ce triste corridor, un peu humide, pauvrement éclairé par une ampoule pendant au plafond, dont la lumière vacillante ne calmait en rien les battements de mon petit cœur. Ça sentait le moisi, c’était humide, et moi, j’étais complètement ahuri, en voyant quelqu’un, devant moi, murmurer dans l’obscurité.

Alors j’hurlai de terreur, terrorisé, pétrifié.


#   Ven 25 Avr 2014 - 21:00
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Il s'était avancé vers les murs. Il en gratta la surface du bout des doigts et une poussière minérale en tomba doucement. Il semblait que, même si ils étaient solides, ces murs, cet endroit, commençait à dépérir. Le plafond montrait à certains endroits des fissures, comme si l'eau s'y était infiltré. Ezequiel frissonna. Comment avait-on pu laisser un être humain dans un tel endroit ?
Derrière lui un bruit de porte qui claque. Il sursauta et se retourna vivement. Son cœur commença à battre à toute vitesse. Un jeune garçon leva le visage vers lui. Il y eu une microseconde de silence avant qu'il ne se mette à hurleur. Hurlement suivit directement de celui d'Ezequiel, emporté par la peur et le stress.

"La ferme abruti ! C'est un gosse !"

Il tenta vivement de se calmer et prit une voix douce et amicale.

-Du... Du calme..., balbutia t-il.

Il tendit ses mains vers l'avant, comme il l'aurait fait pour amadouer un petit animal farouche.

-Tu m'as fais peur ... Ça va t'inquiètes, je suis pas méchant.

"Dis lui ton nom ! Présente toi "

-Heu... Ezequiel Andrew. Je suis un initié.

Il se tu finalement et s'approcha prudemment du garçon. Un blondinet aux yeux marrons foncés. Enfin, ils le semblaient, dans cette lumière terne et sale. Il avait un peu de terre sur les joues. Ezequiel passe un doigt sur la sienne tout en parlant.

-Tu as de la boue, là...

Il resta un peu en retrait pour tenter de se calmer lui même. Il avait eu sacrément peur et cet endroit l'oppressait énormément tout d'un coup. Mais sa curiosité était bien plus forte..
#   Ven 25 Avr 2014 - 23:03

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Et là, l’horreur, partagée, puisque lui aussi se mis à crier d’une voix bien trop grave pour être celle d’un gamin de mon âge. D’ailleurs, ça se voyait clairement : il me mettait au moins deux têtes. J’étais vraiment petit, trop petit. Sous ses cheveux blonds, il avait également l’air terrifié, comme moi. Néanmoins, il se calma, prit un grand bol d’air, et s’approcha doucement, dans le but de me calmer aussi. Qu’il eût crié me rassurait, on ne peut pas imiter ce genre de sentiment. Il me tendit les mains, j’hésitai à les saisir comme pour serrer un papa dans ses bras après qu’un enfant ait pleuré, mais ma pudeur naturelle m’en empêcha. Alors je me contentai de les regarder, bêtement, tout tremblotant, les mains au niveau du cœur, les yeux humides, la gorge serrée. En fait, nous étions bien stupides, nous deux. C’était rigolo. Juste un peu.

« Euh… Ezequiel Andrew, se présenta-t-il. Je suis un initié.

- Hmpf, Swann. Swann Howard. Je suis aussi initié. Depuis un moment déjà… »

Il se rapprocha, instinctivement je fis un pas, juste un, en arrière, par méfiance. Non, il ne pouvait pas être méchant, il y avait trop de sincérité dans ses yeux qui brillaient dans la pénombre. Yeux qui s’approchaient dangereusement des miens, pour finalement caresser ma joue. Pardon ?!

« Tu as de la boue, là… »

Je virai soudainement au rouge, je ne comprenais simplement pas pourquoi ce contact si… rapide ? J’essuyai ma joue, répandant sans m’en rendre compte encore plus de poussière venue tout droit du mur auquel je m’étais collé un peu auparavant. Il avait beau être charmant, mignon, tout blondinet, mais non, juste, non, pas possible. Je tentai de me ressaisir, soufflant un bon coup :

« Hum… Qu’est-ce que tu fais ici, demandai-je ? »

Je lui expliquai ensuite la raison de ma venue ici. L’histoire de la meurtrière, la folle des couloirs, mon agression, le fait que j’aie failli me faire violer, tout ça. Une histoire de fous, à dormir par terre la tête en haut, vraiment ! Tout ceci étant, la tension était redescendue. J’avais oublié la tension engendrée par ce lieu, ces bruits étranges, cette atmosphère glauque. Une réalité toute autre, celle que je voulais voir, dans ma tête, tout rose. Jetant un coup d’œil par-dessus l’épaule d’Ezequiel, je m’intéressai soudainement à ces couloirs :

« Tiens… Il y a quoi là-bas ? On y va ? »

Je n’attendis pas qu’il me réponde pour le contourner et m’y avancer. Quel danger pouvait-il nous attendre ? Ah, forcément, encore fort de mes récits, j’étais devenu totalement inconscient. Et ça me plaisait bien, au fond.


#   Sam 26 Avr 2014 - 0:41
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"Enfin calmés tous les deux ? Tant mieux. Parce que vos hurlement pourraient réveiller les fantômes de cette crypte."

Le blondinet frissonna pour la énième fois. Orion ne voulait apparemment pas qu'ils restent plus longtemps dans ces étranges couloirs. Peut-être que pour une fois, il représentait la Raison. Swann rougit au contacte des doigts d'Ezequiel sur sa joue. Celui-ci se rendit alors compte que le contact devait être beaucoup permissif.

-Excuse moi, souffla t-il.

Il avait cependant beau s'essuyer, il ne faisait que répandre un peu plus cette "boue". Puis, comme pour se détendre une dernière fois, il demanda à Ezequiel ce qu'il faisait là, avant d'enchaîner sur ses propres raisons de venue dans ce lieu sombre.

"Lui aussi il a entendu parler d'Aëlita ? Comment peut-on être si connue dans un si petit lieu et passer si facilement inaperçue ?"

La réponse était évidente. Elle est l'Avatar. Elle est tout, même invisible. Il déglutit péniblement.

-Tiens… Il y a quoi là-bas ? On y va ? 


Il s'élança dans les couloirs.

"Il est fou. Il n'a pas conscience de l'endroit où il est ?"

-On dirait pas, chuchota Ezequiel.

Puis il lui emboîta le pas.

"Ezequiel !"

-Moi aussi j'ai entendu parlé d'Aëlita. Mais avant que ça ne devienne une affaire d'état. Les Masters sont mobilisés pour la trouver. Mais vu qu'elle peut se rendre invisible...

Il s'arrêta un instant et sourit.

-Si tu veux visiter cet endroit, mieux vaut pas le faire tout seul en fait. Tu sais où on est ? Et quelle est l'histoire de ce lieu ?
#   Mar 29 Avr 2014 - 20:58

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Je me retournai, agité de cette curiosité débordante de mes yeux, définitivement envoûté et terrifié par ces murs crasseux, par le nom d’Aëlita, et par ces mots mystérieux que venait de prononcer Ezequiel.

« Tu veux dire qu’elle était déjà connue avant son premier meurtre, demandai-je ? »

Il avait un air mystérieux, bien que sa tignasse blonde n’eût pour effet que de le rendre rassurant et amical. Je me sentais alors prêt à me faufiler dans ces couloirs avec lui, à la recherche de terribles secrets jusqu’alors tus. Un peu à la manière de deux détectives, loin du stéréotype de Sherlock, avec Ezequiel.

« Je n’ai aucune idée d’où nous sommes, à vrai dire. Mais tu vas me le dire, n’est-ce pas ? Et toute son histoire, aussi ! »

Je sautillai, j’étais content, en fait, d’avoir rencontré un nouveau visage, l’occasion de sourire davantage, une clé ouvrant des portes, la possibilité de se lier à quelqu’un. Dans ses mots transparaissaient une certaine innocence, une insouciance semblable à la mienne. Une petite voix guillerette, peinant à s’imprégner de mystère, inspirant une confiance simple. Pourtant, il n’avait pas l’air si jeune que ça. Il devait avoir dix-huit ans, à tout casser.

« Allez, viens, lui lançai-je. On va explorer un peu ces couloirs ! »

Sous une impulsion de folie, oui, totalement stupide surtout, je m’élançai, seul, m’enfonçant plus loin dans ces lieux dégoûtants, sans me soucier d’Ezequiel, s’il me suivait ou non, s’il avait même envie de venir avec moi. Je me perdais, peut-être tout seul. Je ne pensais plus qu’à moi et à l’aventure, égoïstement.

Et puis… je m’interrompis. Non. Quelque chose m’interrompit. Un claquement, un fracas, lourd, terrible, se répercutant entre les murs étroits du corridor. Comme si un certain on-ne-sait-quoi venait de s’écrouler, pour inspirer l’effroi dans les cœurs fragiles. Des poteaux métalliques qui tombent ? Une porte qui claque ? Qu’était-ce vraiment ? Je sentis mon sang se glacer subitement dans mes veines, pâlissant avec cruauté ma peau déjà salie par l’air ambiant. Le néon accroché au plafond clignota un peu, comme pour cracher ses dernières bribes de lumière, dans un grésillement. Pourtant je ne criai pas, le retour à la réalité sordide était trop peu plaisant pour que ma voix ne vienne égayer ces lieux. Cependant, je murmurai doucement le prénom de mon nouveau compagnon, espérant recevoir l’écho de sa voix.


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