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L'invention du siècle pour un handicapé ~ ( Hisméria :D )
##   Mar 30 Sep 2014 - 17:48
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« Ok, là j’y suis peut être allé un peu fort. » Pensa Hisméria. Mais avec tout ça, j’ai de nouveau sommeil. Mais impossible de me rendormir…

Hisméria s’allongea de nouveau sur son lit en quête de sommeil. Ne se souciant pas du tout de l’état du pauvre gamin qu’il venait de balancer par la fenêtre.

L’adolescent se souvient des techniques qu’il utilisait quand celui-ci était jeune, mais aussi des craintes que l’heure du couché entraînaient :


*

« Il est peut-être là, dans ce coin sombre. Ou là, derrière les plis de la tenture. Ou tapi sur le sol. Ou encore plaqué contre le mur. Où il se dissimule exactement, je l’ignore, mais je sais qu’il est là, qu’il m’observe. Allongé, les yeux ouverts, je scrute l’obscurité. Comme si elle avait encore quelque chose à m’apprendre. Je regarde le plafond, les murs peuplés d’ombres, les silhouettes trapues des meubles, la fenêtre. J’écoute. J’écoute le silence de la nuit. Rien. Rien d’autre que mon propre souffle. Je me retourne sur le côté, reviens à ma position initiale. Je ferme les yeux. Derrière mes paupières, les images palpitent, tourbillonnent, s’agitent sans fin, à m’en donner la nausée. Mon esprit est vide, ou peut-être trop rempli.

Il ressasse les mêmes pensées, toujours, et toujours il tente vainement de dresser une barrière contre leurs attaques. Elles affluent en vagues puissantes qui ne s’épuisent jamais, et le barrage fragile que mon cerveau cherche désespérément à dresser s’effondre.

Je sonde l’obscurité. A cet instant, elle me paraît apaisante. Au fil des minutes, des heures, elle change de tonalité, de saveur. Je pourrais décrire chaque instant, chaque degré de clarté gagné, chaque subtil changement d’atmosphère. Chaque nuit, j’observe cette évolution. Et cela ne date pas d’hier.

Cette fois encore, S.N.E doit se rire de moi, se repaître de ma défaite. Il me déteste. Quoique ce terme n’est peut-être pas adéquat. Il ne me porte sans doute pas assez de considération pour me détester. Il me méprise, voilà tout. Et il rit silencieusement de toutes ses dents en me regardant.

Enfant, je voyais mes nourrices s’endormir avant moi. Pendant de longues heures, je luttais. Je n’avais pour toutes armes que l’opiniâtreté et l’attente. J’avais établi, comme tout bon général, plusieurs stratégies, que j’essayais méthodiquement l’une après l’autre. D’abord, je ne tentais rien. J’espérais que le sommeil, si je ne l’appelais pas, viendrait de lui-même, qu’il ne se ferait prier que si je le laissais deviner que je l’attendais. Puis il me fallait me rendre à l’évidence : il me connaissait bien, peut-être mieux que quiconque, son esprit était retors et il me refusait cette victoire facile.

J’étais alors forcé de ruser contre lui. Je tentais de le piéger. Je m’étendais sur mon lit, je relâchais la pression de tous les muscles de mon corps, je fermais les yeux, en prenant garde à ne pas trop serrer les paupières, et je modifiais peu à peu le rythme de ma respiration. Je la rendais de plus en plus régulière, de plus en plus profonde… Je pensais ainsi pouvoir intriguer le sommeil. J’espérais qu’il croirait avoir échoué et, que, déçu, il s’approcherait doucement, tout doucement, pour vérifier que je dormais réellement. Lorsqu’il se serait trouvé à portée de mon bras, je l’aurais attrapé et contraint à m’emporter avec lui. Cette stratégie ne rencontrait pourtant presque jamais le succès escompté.

J’optais alors, en désespoir de cause, pour ma troisième tactique. Je me levais et je marchais à travers la pièce. Le sommeil, curieux, m’épiait en silence. Il devait être légèrement déconcerté. J’espérais le blesser par mon mépris, par mon indifférence. Il ne voulait pas venir à moi ? Eh bien, qu’importe ! Je n’en avais que faire. Parfois j’allumais une bougie, je lisais, dessinais, construisais des citadelles de papier. Puis, l’air de rien, je finissais par me diriger vers mon lit, nonchalamment, et m’y allongeais comme si je n’avais pas de but précis. Là encore, le sommeil ne se laissait pas prendre à mon manège. Il se révélait souvent plus subtil que moi, et ne pointait pas même le bout de son nez.

Je faisais une dernière tentative : dans l’obscurité, le plus silencieusement possible, je me levais, et j’allais m’asseoir sur un fauteuil ou m’étendre à même le sol. J’espérais qu’il s’apercevrait trop tard de mon déplacement, qu’il se montrerait, s’imaginant m’être invisible. J’allais jusqu’à changer de pièce pour le piéger. Mais les ténèbres n’avaient pour lui aucun secret et il déjouait avec aisance ces tentatives dérisoires.

Il ne me restait alors plus qu’à compter les rais de lumière sur le plafond, les plis du drap sur mon lit, les étoiles dans le ciel…  »

Ce soir encore, comme dans son enfance Hisméria ne trouvait pas le sommeil…

Quoi que je fasse, le sommeil me fuyait. Je restais donc seul face à la nuit. Dans les premiers temps, ma solitude ne m’apparaissait pas dénuée d’attraits. La nuit et son univers inconnu me fascinaient. Ils ne tardèrent pas à me terrifier. Ce monde d’ombres et de silences, si semblable et si différent de celui que je connaissais, m’emplissait d’une angoisse indéfinissable et d’une frustration sans bornes.

Hisméria fut rapidement sortie de ses rêveries. L’homme se releva. Pile à ce moment-là, Ludwig apparu dans la chambre, devant lui, et prononça :

- Tu sais ce que ça implique d'être un téléporter ?

Hisméria un petit sourire aux lèvres répondit avec naturel :

- Tu es un emmerdeur de première ?

Enervé le gamin, donna une décharge électrique a Hismé. Fière de lui, Ludwig reprit :

- Tu vas mieux ? C'est bon ?

Hisméria qui avait à peine haussé le sourcille face à la petite douleur, répondit :

- Han pardon, je suis censé avoir mal. Je vais te montrer comment on fait mal gamin, et sans pouvoir.

L’adolescent, s’élança et frappa le gosse au niveau de l’œil gauche. Puis naturellement se tourna vers la cuisine.

Quelques secondes plus tard, Ludwig se redressa puis ajouta :  

- Et à part ça, tu ne t'ai pas trop ennuyé ? La nudité ne te dérange pas on dirait !

- Tu crois vraiment que j’ai que ça à foutre de faire du baby siting ? Tu n’as pas de chez toi bordel ? Va voir dans le bureau de la directrice si j’y suis !

Le ventre d’Hisméria se mit à gargouiller. Alors des plus naturellement possible, Hisméria mit un grand tablier blanc et commença à rassembler des ingrédients. De quoi faire un gâteau plus précisément... L’homme ajouta :

- Je te vois venir gamin, je fais uniquement du Tiramisu pour moi, tu peux toujours courir pour que je t’en laisse une part.
##   Ven 3 Oct 2014 - 19:23
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C'est tout ? Franchement je m'attendais à mieux. Mais fait-il ? Je m'avance, le suis jusqu'à la cuisine. Il fait... Du tiramisu ?!! Depuis quand il sait faire ça lui ? Il met un tablier en plus. On dirait qu'il sort tout droit d'un boyslove genre le gentil soumis cuisine pour le méchant dominateur et veut se faire manger. Ses fesses veulent être touchés ! Mais dans les boyslove, les soumis n'ont pas cette carrure. La taille passe encore mais le reste... Hisméria est bien trop musclé pour être le soumis tout faible. Alors dans une autre situation il serait le dominateur tout gentil qui fait du gâteau pour son soumis chieur. J'avouerais qu'il me donne particulièrement envie de l'embêter. Sous cette angle-là franchement il est plutôt pas mal. Hismé' serait alors un nouveau genre de dominateur...

Spoiler:
 

Je m'approche de lui en mode ninja, tout comme il avait fait dans l'atelier quelques semaines plus tôt. Hismé, j'ai hâte de voir ta réaction... Et hop ! Je te fais un "câlin" de dos qui veut être tripoteur puisque je lui pince les fesses et le griffonne au torse. Je le regarde...

- Et pourquoi pas un peu de gâteau mon cher Hisméria ?


Spoiler:
 

Je recule le plus vite possible, évite certainement un futur coup puis fait quelque pas en arrière tout en le fixant.

- Tu es plutôt pas mal comme ça, on dirait un personnage de boyslove !

Je ris puis file dans sa salle de bain, me regardant dans le miroir. Quel sacré poing il a, je vais avoir un bleu... Je demanderais à un gentil air guérisseur de m'enlever ça avant de coucher avec lui. Je me suis enfermé avec le verrou pour être tranquille.

- J'attend que tu termines mon cher Hismé ! C'est que je n'ai pas mangé moi ! Fait-moi à manger mon petit chéri !

Je regarde la fenêtre, sourit, puis décide de regarder la vue. Comment Lust a-t-il bien pu entrer comme ça ? Bonne question. Je recule puis regarde la porte en soupirant. J'aimerais bien qu'il termine vite, j'ai les crocs moi. Et si j'allais manger discrètement ? Mais comment sortir ? Oh mais oui, j'suis-je bête...


*

Et voilà, je suis dehors comme je le désirais. Bon, pas exactement à l'endroit que je voulais. Je suis dans le parc au lieu d'être dans la rue mais j'ai le porte-monnaie d'Hismé et un restaurant pas loin. Le temps qu'il finisse le gâteau j'aurais le temps de manger...

* * *

Me revoilà dans l’antre de la bête. J'ai atterris sur le lit au lieu du canapé mais bon passons... Il a fini le gâteau ? Je me déplace vigoureusement jusqu'à la cuisine.

- J'espère que tu as terminé !

Je regarde le Tiramisu, mes yeux s'illuminent. Il a l'air vachement bon... Bien, maintenant il va falloir que monsieur le nudiste accepte que j'en mange. S'il ne veut pas, j'ai bien ma petite idée...
##   Dim 5 Oct 2014 - 20:47
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Invité

- Et pourquoi pas un peu de gâteau mon cher Hisméria ?

« Mais c’est qu’il commence à m’énerver celui-là. » L’homme d’un ton tout sauf accueillant prononça :

- Et puis quoi encore ? Tu ne veux pas que je te serve le café ?

Ne se préoccupant plus du gamin, l’homme se perdit dans ses pensées :

« Voyons voir, il me faut donc :
- 3 gros œufs
- 100 g de sucre roux
- 1 sachet de sucre vanillé
- 250 g de mascarpone
- 24 biscuits à la cuillère
- 1/2 litre de café noir non sucré
- 30 g de poudre de cacao amer

Ok, je crois que j’ai tout… Ensuite, il faut :

- Séparer les blancs des jaunes. Mélanger les jaunes + sucre + sucre vanillé. Ajouter le mascarpone au fouet.
- Monter les blancs en neige et les incorporer délicatement à la spatule au mélange précédent.
- Préparer du café noir.
- Mouiller les biscuits dans le café.
- Tapisser le fond du moule avec les biscuits. Recouvrir d'une couche de crème, œuf, sucre, mascarpone. Alterner biscuits et crème.
- Terminer par une couche de crème. Saupoudrer de cacao.
- Mettre au réfrigérateur 4 heures minimum. »

Pendant ce temps-là, Ludwig s’approcha et prononça :

- Tu es plutôt pas mal comme ça, on dirait un personnage de boyslove !

Hisméria de plus en plus énervé, ajouta :

- Recommence encore une fois ça, et je te jure que tes ancêtres ne te reconnaîtrons pas gamin !

Sans qu’il ne s’en rende véritablement compte, Hisméria sombra de nouveau dans ses pensées, effectuant les gestes avec automatisme :
*


« Alors que certains jouaient et riaient sans se soucier du lendemain, vivant le jour présent comme le dernier, d'autres se retrouvaient par une fin d'après-midi d'octobre à pleurer le dernier souffle d'une personne qu'ils chérissaient tant. Tous unis par ce jour défunt, certains semblaient pourtant ne s'être jamais rencontrés. Il serait néanmoins déplacé de regarder ces inconnus alors, tous préférèrent concentrer leur regard humide sur ce malheureux cercueil prêt à s'engouffrer dans le sol jusqu'à disparaître de leur vue.

Quand celui-ci fut soulevé, s'apprêtant ainsi à s'enfoncer dans cette bouche de terre, certaines femmes brisèrent le silence pesant pour laisser éclater leur tristesse, se cachant dans les bras des hommes présents pour tenter de se faire consoler. Les plus distinguées firent de leur mieux pour pleurer en silence alors que, d'autres, éclatèrent en sanglot sans se soucier de paraître ridicule.

Et, quand finalement le cercueil commença à descendre, tous se retournèrent pour suivre cette dernière chute, ce dernier instant avec lui. Tous les regards étaient rivés sur cet objet de malheur, attendant qu'il vienne toucher le fond pour y lancer leurs dernières offrandes. Et, alors que tour à tour chacun s'approchait pour y lancer une orchidée, une poignée de terre ou même un dernier poème, une jeune femme, vêtue d'un long manteau noir, les observait de loin.

Cela faisait bien longtemps qu'Hisméria était là, le visage impassible, aucune émotion ne semblait la traverser. L'adolescent ne bougeait pas, le regard fixé sur ce trou béant, attendant simplement que tout cela soit fini. Personne ne semblait le remarquer, tous étaient bien trop occupés. Et, finalement quand ils se dispersèrent un à un pour retrouver leur quotidien, Hisméria s'avança et se pencha au-dessus de ce trou pour regarder une dernière fois l'endroit où reposera à jamais sa sœur.

Désormais seul avec elle, avec ses derniers souvenirs, l’homme put lui parler et lui lâcher quelques mots d'une voix qui trahi ses émotions. Céleste…

Aujourd’hui, c’était son anniversaire, et c’est pourquoi Hismé faisait du Tiramisu, son gâteau préféré… »

Au loin, les paroles du gamin raisonnaient :

- J'attends que tu termines mon cher Hismé ! C'est que je n'ai pas mangé moi ! Fait-moi à manger mon petit chéri !

L’homme à moitié conscient eu à peine le temps d’entre la joute verbale du gosse :

- J'espère que tu as terminé !

Hisméria mit le gâteau au frigo, puis, soudainement, une idée lui vient. L’homme un grand sourire aux lèvres provocateur ajouta :

- Non il faut que ça refroidisse …. 4 heures… On va pouvoir s’occuper, tout à l’heure, tu as parlés de boyslove, tu m’as donnés une idée… Laisse toi faire…

Hisméria se rapprocha doucement de Ludwig et le poussa sur le lit.

L’homme prononça :

- Exactement comme ça. Tends les bras...

Rapidement, Hisméria attacha Ludwig au lit a l’aide d’une chaîne. Puis, naturellement l’homme ajouta :

- Bien on va pouvoir commencer, je te préviens, j’ai des fantasmes très particulier, comme par exemple, utiliser mon Katana…

Hisméria dégaina son Katana, et mit sa lame sous la gorge du gamin….
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