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L'errance apporte toujours de bonnes surprises..
##   Mer 7 Mai 2014 - 14:43
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Je suis dans un champ de fleur, allongé, réceptif au soleil. Comment je me suis retrouvé là ? Mes errances avaient bien fait la chose ; En effet, la découverte de l’enceinte m’avait mené ici. Je prends ma guitare, et dans une ultime sensation de plénitude, mes mains s’agitent autour d’elle, et des sons, ou plutôt des enseignements, sortent du plus profond de moi-même :


"Écrivons sur la terre, sur les arbre, sur les ailes des oiseaux, sur les nuages,
écrivons sur les feuilles, sur l'eau, sur les mouvements des vagues, sur la mer,
écrivons que Dieu est le reflet du cœur, comme le cri de la passion ou comme une dose de respiration dans la paroi thoracique,
étant éternel lorsque plus rien ne perdure,
le sommet de l'Amour ne subit pas les brisures.

Avec ma voix, je viens t'écrire partout,
sur le reflet de mes larmes sur mes joues mouillées,
Ô Toi dont la signification des Noms réside dans la pureté du ciel, dans l'origine du son de la voix, dont le nom réside dans l'impulsion des racines sous la terre.

Les germinations ont lieu alors que la terre dort
elles Te chantent au même rythme que ma voix :
'viens ouvrir mes yeux à l'Aube',
grâce au chant de Tes souffles, appelle les jardins à la floraison.

Avec le chant de Ton souffle, moi je chante des chansons,
Tout comme un Ghazal, je chante amoureusement ton Nom.

Viens à présent, car il est l'heure, l'heure du retour,
lorsque le parfum de Ta présence se manifestera, viendra alors le moment de se voir."

Ça fait du bien de chanter de tels enseignements, même si l’on se sait presque condamné à participer à la déchéance de l'Homme. Je crois que les plantes sont heureuses, elles se balancent bercés par un doux vent. Elles doivent être souvent heureuses, elles, mais ne doivent pas vraiment avoir d’intimité. Et surtout, elles ne doivent pas avoir de comptes à rendre à Dieu…

Mes yeux sont toujours fermés, et les fleurs se mettent à chanter à leur tour, d’abord viennent les percussions des grillons et des quelques êtres qui foulent la terre, ensuite, des acouphènes viennent compléter le fond sonore. Les oiseaux se mettent donc à entamer la ligne mélodique, puis ils continuent en chantant en canon, les pistes sonores deviennent de plus en plus variées à mesure que je me concentre sur mon audition.

Je sens comme une présence, proche –qui peut me dire si depuis longtemps elle est là ?-. Elle a peut être assisté à ma chanson. Je lève donc mon buste, remet ma cigarette –appelons ça une cigarette, je ne pense pas que cela soit plus légal ici qu’en France- à ma bouche et la rallume. Je me tourne vers cette personne, qui en l’occurrence est une jeune femme, et lui lance :

- On est pas bien, ici ?


Dernière édition par Ehsan Qara-Beigi le Mer 7 Mai 2014 - 16:26, édité 2 fois
##   Mer 7 Mai 2014 - 15:33

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Lassitude.
Ce mot décrit plutôt bien ce que je ressens en ce moment. Je suis lasse de mon existence de merde. Enfin, peut-être devrais-je nuancer un peu mes émotions, car je ne pense pas que cela suffis à décrire le fouillis de mes émotions. Cela fait maintenant un petit moment que Aaron m'a tout raconté par cette nuit orageuse. Je comprend ses raisons, je comprend qu'il n'ait pas voulu me dire la vérité, qu'il ait préféré se taire par rapport à la mort de Diana et Damian. Mais je n'excuse pas le fait qu'il soit parti, me laissant seule pendant cinq ans. Peut-être s'imaginait-il que je serais mieux sans lui, que je pourrais me reconstruire etc... Quel imbécile ! Si Malory n'avait pas été là, je me serait probablement suicidée à l'heure qu'il est. Mais comme je lui ai dit, je n'arrive pas à le haïr, pour la simple et bonne raison que j'ai besoin de lui pour me reconstruire.
Je pousse un soupir et m'allonge sur le dos, laissant mon regard se perdre dans l'immensité du ciel bleu. Les herbes me chatouillent le visage et le vent me caresse, semblant apaiser un peu la tempête de mon coeur. J'en ai assez de prendre la tête avec toute cette histoire. Je veux juste oublier tous mes tourments, pouvoir enfin faire mon deuil. Ne plus voir ses tombes grises et froides au cimetière de Boston.

Le son d'une guitare accompagné d'une voix me fait me redresser et je scrute les alentours. J'aperçois enfin un garçon, un peu plus loin qui joue de la guitare. Il chante en français je crois. Je ferme les yeux et écoute les accords, les laisse résonner dans ma tête jusqu'à la fin. Un petit sourire est enfin apparu sur mon visage. Peut-être a-t-il réussit à me sortir de ma lassitude...
Il me voit finalement et je décide de me approcher un peu. Peut-être que je réussirait à me sociabiliser un peu...

- On est pas bien, ici ?
- Si, je le reconnais.

Je marque un temps de silence, n'étant pas extrêmement à l'aise en compagnie d'une autre personne.

- Tu joue bien...

J'avoue c'est un peu nul comme amorce, mais je n'ai jamais dit que j'étais douée en relations. Il suffit de voir celle que j'ai avec mon frère pour constater le désastre...


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Dernière édition par Cassidy Williams le Lun 4 Aoû 2014 - 16:32, édité 1 fois
##   Mer 7 Mai 2014 - 16:18
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« - Si, je le reconnais. »

Mes yeux restent rivés sur la jeune femme. Un petit sourire embaume d’un beau voile son visage, je pense donc qu’elle a entendu ma chanson. Il doit bien cacher quelque chose, je sais d’ores et déjà que chacun ici porte les vestiges de son passé. Sa silhouette me parait assez grande, peut-être aussi parce seul mon torse et ma tête ne touchent pas le sol. Je tire une latte, et les lignes de son corps deviennent poétiques.

Mon regard tend vers l’horizon, puis je referme les yeux, et le silence m’emporte à nouveau dans sa musique. Le moment semble être interminable, et je me délecte de ce fait. La voix de la jeune demoiselle atteint encore mes oreilles :

« - Tu joues bien... »

Elle a raison. Non pas que j’ai un ego surdimensionné, mais c’est surtout que j’aime à croire qu’il y a au moins une chose que je fais bien dans ma vie. Je souris très légèrement puis rouvre les yeux. Je repense à mes nuits passées en compagnie de quelques inconnus et de ma guitare, qui en fait restent de bons souvenirs.

- Il le faut bien, il ne resterait pas grand-chose pour moi sinon.

Il ne me resterait rien. Enfin si, quelques poèmes, à réciter sans sens musical ? Non merci, oublions cette bassesse. Il y aurait aussi la drogue, et j’aurais sans doute plongé dans les plus dures… Enfin, je l’avais déjà fait, et ça avait servi de préambule à mon arrivée à Terrae.
##   Mer 7 Mai 2014 - 19:00

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Je penche la tête sur le côté, intriguée. Il ne doit pas être plus âgé que moi, je lui donnerais même quelques années de moins mais je n'ai jamais été très douée pour donner un âge aux gens. Enfin je dois avouer qu'il ne manque pas d'un certain charme avec sa peau matte et ses yeux charbonneux.
Je fini par m’asseoir en tailleur à ses côtés, pas très sûre de la démarche à suivre. Alors je garde le silence, profitant de cette compagnie impromptue et du silence qui nous entoure. Le fracas de la pluie qui hurlais dans mes oreilles a finalement laissé sa place au silence de l'après-midi.
Je le vois porter une cigarette à sa bouche et à l'odeur, je peux certifier que ce n'est pas du tabac qu'il fume. Peu importe ! C'est pas comme si j'avais une quelconque morale à donner. Après tout je fume aussi, alors je n'ai rien à dire. D'ailleurs je ne donne pas cher de ma peau si Aaron l'apprend... Quoique... il n'aurait rien à dire, vu qu'il fume aussi et a disparu de ma vie pendant cinq ans.

- Il le faut bien, il ne resterait pas grand-chose pour moi sinon.

Je tressaille un peu au son de sa voix. Il a un accent oriental qui ne me laisse pas indifférente.
Nous avons tous quelque chose pour nous raccrocher quelque part. Quelque chose ou quelqu'un pour nous pousser à vivre.

- Je préfère lire, ça me repose la tête.

Je fouille distraitement dans mes poches durant quelques secondes et fini par trouver une cigarette que je porte à ma bouche. Après quelques instants de concentration, une petite flamme apparaît au bout de mon index qui me permet d'allumer ma cigarette. un des nets avantages à être feu lorsque l'on est fumeur : on a plus besoin de briquet.

- Je m'appelle Cassidy. Tu es là depuis longtemps ?

Pour une fois je me sens sereine. A vrai dire depuis cette nuit j'avais du mal ne pas réfléchir, mais peut-être que tout ce dont j'avais besoin était une discussion. Même avec un parfait inconnu.


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##   Mer 7 Mai 2014 - 22:01
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La fille s’avance, puis s’assoit en tailleur à côté de moi. Mon regard transperce encore l’horizon, à croire que j’en ai percé son secret.

« - Je préfère lire, ça me repose la tête. »

Elle porte une cigarette à sa bouche, et l’allume du bout du doigt. Alors c’est comme ça que le pouvoir de feu se matérialise. Rien d’étonnant, l’imagination de l’Homme à travers les âges a imaginé ça maintes fois.

Je me demande maintenant ce qu’elle peut lire ; en effet, pour que lire soit reposant, cela demande soit d’avoir assez d’intellect pour digérer les idées en même temps que l’on lit, soit lire un livre lambda d’heroic fantasy… Je me souviens de mon obscurantisme vis-à-vis de l’ouvrage ‘les portes de la perception’ d'Aldous Huxley, à la première lecture, mais une fois de la mescaline prise, la compréhension était bien plus limpide.

- On tiendra que ça dépend du livre.

« - Je m'appelle Cassidy. Tu es là depuis longtemps ? »

Cassidy. Le moment se prête à la rencontre, ça en paraît presque logique. Voilà un prénom que je n’oublierais pas de suite, je pense. En réfléchissant, je me dis que cela fait peu de temps que je suis à Terrae, et je n’ai pas rencontré vraiment grand monde. Mais ça me convient, j’ai mon temps pour découvrir ce que ce lieu peut m’offrir.

- Moi c’est Ehsan, Ehsan Qara-Beigi. Disons que je suis depuis un bout de temps dans ce champ de fleurs, mais que je commence tout juste à me familiariser avec Terrae.

Ma tête se tourne vers la sienne. Elle affiche un air serein, donc surement cette jeune femme est aussi touchée par la beauté du silence de ce lieu.

Par respect d’antiques traditions, je tire une autre latte –qui monte vite à la tête-,  j’attrape ma ‘cigarette’, qui est en fait un mélange de peu de tabac avec de l’opium et du cannabis –que l’on ne s’étonne pas que cela retourne le cerveau-, et je lui tends.

- C’est une spécialité Iranienne.
##   Mer 7 Mai 2014 - 23:14

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Humeur : Peux-tu voir la tristesse sans fond qui me broie le coeur ?

Je me suis souvent dit que les livres ont une âme. Ou en tout cas s'ils n'en ont pas, ils reflètent celle de leur auteur, qui nous transmet une vision, une histoire, un fait. Lorsque je dit que lire repose, pour moi c'est plus dans le sens où lire me permet de me pauser, de penser à autre chose. Oublier juste le temps d'une lecture que j'ai une vie un peu merdique. C'est un peu ce qui m'a permis de tenir bon lorsqu'Aaron a disparu.
J'ai toujours trouvé que les livres numériques manquent cruellement de caractère contrairement aux livres papier. Il n'y a pas cette sensation des feuilles que l'on tourne les unes après les autres, la caresse du papier sous les doigts.

- On tiendra que ça dépend du livre.

J'eus un petit sourire. Dans un sens c'est vrai. On ne peut pas vraiment comparer un livre de fantasy avec un de philosophie ou de poésie.

- C'est vrai. Mais peut-importe la nature de ce livre, car c'est un moment hors du temps.

Je tire à nouveau une taffe de ma cigarette. J'aimerais éprouver ce genre d'instant plus souvent. Peut être que j'aurais l'impression de vivre un peu mieux...
Hors du temps.
C'est une expression étrange je trouve. On ne peut pas arrêter le temps après tout. C'est un engrenage impitoyable qui jamais ne s'enraille et fini par tout écraser.

- Moi c’est Ehsan, Ehsan Qara-Beigi. Disons que je suis depuis un bout de temps dans ce champ de fleurs, mais que je commence tout juste à me familiariser avec Terrae.

Ehsan. Je n'avais jamais entendu ce nom au par avant. J'aime bien la consonance. Peut-être m'en rappellerais-je... Oui probablement, j'ai comme cette impression qu'il va me rester en mémoire.
Je lui jette un regard intrigué lorsqu'il me tend son pétard. Je ne sais pas ce qu'il y a dedans. Ceci dit même si je prend une bouffée ça ne va pas me tuer. Dans le pire des cas je me sentirais juste un peu planante...

- C’est une spécialité Iranienne.

Je hoche la tête et attrape la cigarette pour en tirer une bouffée. Ce n'est pas désagréable, je dois l'admettre.
Je lui rend son pétard et ferme les yeux, savourant la légère caresse du vent sur mon visage.

- Pas mal. Comme spécialité.


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##   Jeu 8 Mai 2014 - 0:21
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« - C'est vrai. Mais peut-importe la nature de ce livre, car c'est un moment hors du temps. »

Oh, ma compagnie se tient à la hauteur du moment.  Je pense qu’un livre créé une rupture avec la réalité et active notre cerveau, donnant l’impression de voyager hors des flots du temps, du fait que les sens nous reliant au monde sont biens moins sollicités. Ça en devient un échappatoire à une vie trop terne, pour certains... Qui ne se laisse surement pas assez subjuguer par leurs rêves dans la réalité.

Elle prend le joint, et tire une latte, pour enfin me le rendre. A la vue de son regard lorsque je lui ai tendu, je me dis qu'elle ne doit pas avoir l'habitude de faire tourner, ou en tout cas à n'importe qui. Et oui, c'est la philosophie du joint qu'il soit partagé, c'est son plus grand intérêt, même avant celui de nous tenir compagnie quand on est seul. Je tire encore dessus et je me sens m’envoler, une sensation que je connais que trop bien. Mes yeux aussi se ferment, et des poésies filent à travers ma tête et servent de seules torches dans les labyrinthes obscurs de mon esprit.

« - Pas mal. Comme spécialité. »

Des millénaires où se succèdent poètes et artistes, inspirés par cette même spécialité, ce n’est pas étonnant. Cette spécialité me colle à la peau depuis mes plus bas âges, on s’y accoutume rapidement –étonnant, non ?-, mais il y a des dépendances contre lesquelles on n’a plus la force de lutter, surtout quand on ne sait plus ce que c’est de vivre sans. Héritier des dépendances de mes parents, voilà la chose que je suis.

- Une spécialité qui a traversé des millénaires d’histoire, et qui a inspiré plus d’un poète.

Je sors de ma torpeur, et la regarde. Ma théorie se confirme, et ça me fait plaisir de trouver une personne capable d’apprécier le moment. Je l’imite, mes yeux se referment et je m’occupe à ressentir, tout simplement.

- Il n’y a pas que les livres qui permettent de voguer hors du temps, ce moment en est une preuve. Ça fait du bien d’oublier ses peines..

Je souris légèrement, puis m’allonge dans les fleurs.

##   Jeu 8 Mai 2014 - 17:26

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- Une spécialité qui a traversé des millénaires d’histoire, et qui a inspiré plus d’un poète.

J'ai un petit rire. Nul doute que beaucoup de poètes se shootaient ou fumaient. Beaucoup. Et je veux bien croire que ce je viens de fumer en a inspiré plus d'un, vu la manière dont je me sens flotter. Ou planer, peut importe le mot.
J'apprécie la bonne poésie, tel Ronsard ou Victor Hugo, mais je doit avouer que ce n'est pas vraiment le genre de littérature que je préfère. La poésie est certes, reposante, mais je la trouve bien trop abstraite à mon goût, et je dois bine avouer que dans certains cas, j'y suis assez hermétique. Ceci dit, cela ne m'a jamais empêchée d'apprécier quelques vers bien formulés.

- Si tu veux mon avis, je pense que certains d'entre-eux, prenaient des choses bien plus fortes...

Mais pas que les poètes d'ailleurs. Aujourd'hui j'aurais plutôt tendance à dire que se sont les artistes, tels les chanteurs et autres rock stars, qui se flinguent le cerveau. Mais je ne trouve personnellement rien à y redire, si cela leur permet de produire de la bonne musique...
Quand j'y repense, je me rend compte que j'aurais pu facilement tomber dans la drogue, durant ma dépression. Heureusement pour moi je me suis arrêtée à la cigarette, et ça me va très bien. Je n'ai rien contre le fait e planer un peu de temps en temps, je trouve en revanche qu'être shooté en permanence, n'aide vraiment pas à apprécier la vie à sa juste valeur.

- Il n’y a pas que les livres qui permettent de voguer hors du temps, ce moment en est une preuve. Ça fait du bien d’oublier ses peines..

C'est étrange. Si l'on m'avait dit que j'aurais cette conversation avec un parfais inconnu j'aurais probablement ri. Pourtant cela ne me semble pas si absurde dans l'instant présent.
J'ouvre les yeux et me redresse en position assise. Oublier ses peines... Si seulement je le pouvais, je me sentirai bien mieux. Mais c'est comme une plaie béante et purulente qui vous gâche constamment la vie. Surtout que dans mon cas, tous les matins quand je me lève, à chaque fois que je croise mon reflet dans un miroir, une vitre, ce n'est pas moi que je vois mais bel et bien Diana. Comme un rappel constant qu'elle n'est plus là. Juste un fantôme qui me hante un peu plus chaque jour. Parfois je me demande encore comment j'ai fait pour ne pas devenir folle.

- Certaines sont parfois dures à oublier.

Encore une fois mes pensées viennent de gâcher un instant de paix. Ne puis-je donc jamais avoir du répit ?


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##   Jeu 8 Mai 2014 - 18:30
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Je l’entends rire. Elle doit alors bien concevoir en quoi cela les a inspiré.

« - Si tu veux mon avis, je pense que certains d'entre eux, prenaient des choses bien plus fortes... »

Je pense à Baudelaire qui fumait jusqu’à vingt grammes de cannabis, quand ça lui prenait. Le Laudanum (Teinture d’opium alcoolisé) était aussi un de ses passes temps, il a d’ailleurs très justement dit à ce propos :

« L’opium agrandit ce qui n’a pas de bornes, allonge l’illimité, approfondit le temps, creuse la volupté et de plaisirs noirs et mornes remplit l’âme au-delà de sa capacité. »

Je pense aussi à d’autres poètes maudits, comme Verlaine ou Rimbaud, qui ont dû finir leur vie dans un caniveau. C’est sans faille que l’on peut avancer que la créativité est exacerbée sous des substances du genre. Les artistes doivent surtout consommer des hallucinogènes comme forme de drogues dures, en effet, peu d’héroïnomanes ont la volonté nécessaire pour écrire.

Les portes de la perception, notamment, est un livre qui montre à quel point la drogue peut faire allier un certain sens poétique à la philosophie, ou plutôt comment on peut philosopher sur une certaine poésie de l’art. Un silence vient, puis elle dit :

« - Certaines sont parfois dures à oublier. »

Je la sens tendue dans sa voix. Elle a du se remémorer des choses relatives à son vide. C’est vrai. Dans mon cas, oublier que les seuls tuteurs que j’ai pu avoir, en l’occurrence mes parents, ne m’ont apporté que déchéance, oublier que j’ai toujours vécu qu’en prenant sur moi-même, en devant me débrouiller seul, dormir dehors en Hiver, ne pas manger pendant quelques jours, se faire frapper pour une cigarette sous l’impunité de la nuit, c’est impossible. Mes années à l’école de la vie sont impossibles à oublier, et surtout les mauvais moments, mais seulement au long terme.

Le moment présent est bien une chose qui nous sépare de l’avenir, c’est cela qui permet par moment de ne pas oublier vraiment les mauvais sentiments, mais de leur absoudre le droit de le gâcher. Ils ne disparaîtront pas –Ils ne disparaîtront jamais-, mais seront hors de moi pendant au moins quelques heures, voire moins.

- Ils existeront toujours, le tout est de d’abord les accepter puis de les maintenir hors de nous au moins quelques temps. J’ose à croire que c’est ce qu’on appelle vivre avec son passé.

Le pétard est fini. Je l’éteints donc puis le jette au loin.


HRP : Feuille et carton biologique et biodégradable, car oui, même les fumeurs pensent à la nature !


Dernière édition par Ehsan Qara-Beigi le Mar 13 Mai 2014 - 22:10, édité 1 fois
##   Ven 9 Mai 2014 - 21:12

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Parler de livres et de poésie me donne des envies de philosopher... Cela me prend parfois, même si philosopher est un bien grand mot dans mon cas, vu qu'il s'agit plus de laisser mes penser dériver qu'autre chose.
L'air doux, le beau temps et ce champs de fleur me paraissent presque trop idylliques pourtant j'ai un peu l'impression de retourner à Boston, durant ces longues journées d'été ou j'observais la ville du haut d'un immeuble. Seule avec mes pensées, tenant compagnie aux quelques rares nuages qui passaient.
C'est très étrange. J'ai un peu l'impression de vivre un rêve éveillé. Peut-être est-ce à cause de ce qu'Ehsan m'a fait fumer, ou peut-être est-ce à cause du cadre... Ou alors cette sensation vient-elle du fait que tout cela me parait irréel. Terrae, la retrouvaille avec Aaron, ses explications, mes pouvoirs... Tout cela fait beaucoup à accepter et même si je commence à m'habituer à l'étrange ambiance de l'institut j'ai toujours cette peur qui me serre le ventre. Je crains de que tout ce qui m'entoure ne soit qu'un rêve, et que je me réveille tout à coup à Boston, de nouveau seule.

- Ils existeront toujours, le tout est de d’abord les accepter puis de les maintenir hors de nous au moins quelques temps. J’ose à croire que c’est ce qu’on appelle vivre avec son passé.

Je pousse un petit soupir. Que répondre à ça... vivre avec mon passé, c'est bien ce que j'essaye de faire depuis plus de cinq ans. Depuis que j'ai perdu ma moitié à vrai dire. Mais cela me parait tellement dure parfois que je suis tentée de tout abandonner.

- Je suppose... Il y a pourtant certains jours où l'on se dit que se ne sont que de veines paroles.

J'eus un petit sourire désabusé avant de finir ma cigarette et d'écraser mon mégot sous ma semelle. Je gardais le silence ne sachant comment relancer la conversation puis mes yeux se posèrent sur la guitare.

- Est-ce que... Tu accepterais de rejouer un morceau ?

On ne sait jamais...


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##   Ven 9 Mai 2014 - 23:54
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« - Je suppose... Il y a pourtant certains jours où l'on se dit que ce ne sont que de veines paroles. »

Il y a plutôt de ces jours où je ne pense pas à ces paroles. Cruel est le destin, oserons-nous dire, en nous empressant d’oublier de penser la joie, du pourquoi nous pensons la joie, et donc de bannir cette dernière. Fruit d’une damnation venue d’on ne sait quel démon des mânes, on s’enferme dans nos idées autodestructrices. Elles nous paraitront idiotes, certes, mais qu’à la transcendance d’une lumière en nous qui aura survécu malgré l’automutilation. En effet, je ne peux nier que j’ai beau avoir perdu l’espoir en moi-même, néanmoins je ne peux m’empêcher d’être apaisé en certains moments et de juger idiot ce qui a pu me conduire à m’enfermer dans l'Ouroboros de la tristesse.

« - Est-ce que... Tu accepterais de rejouer un morceau ? »

Je lui dédie un léger sourire, reprends ma guitare, décompose ma main gauche sur les cases de la guitare et fais s’animer les doigts de ma main droite. Je ferme les yeux.


« Un jour, nous retrouverons nos pigeons.
Et la gentillesse prendra par la main la beauté.
Le jour où le plus humble des hymnes sera un baiser.
Et chaque être, un frère pour chaque être.
Le jour où les gens ne fermeront plus les portes de leurs maisons.
La serrure sera une légende, et pour vivre : le cœur suffisant…
Le jour où chaque parole signifiera aimer,
Afin que tu ne cherches plus le mot dernier.
Le jour où la musique de chaque parole sera la vie.
Pour que je ne saigne plus à chercher la dernière rime au dernier poème.
Le jour où sur chaque lèvre il y aura une mélodie.
Pour que le plus humble hymne soit un baiser.
Le jour où tu viendras
Où tu viendras pour toujours.
Et la gentillesse sera confondue avec la beauté.
Le jour où nous parsèmerons des grains pour nos pigeons …
Et j'attends ce jour.
Même si ce jour-là,
Je ne serai plus … »


Triste poème, mélange d’espérance et de désillusion, il laisse un gout amer au fond de ma gorge. Déjà rempli de sens, la musicalité apportée par la guitare et le chant ne le fait que déborder (de sens). C’est sur cette ‘chanson’, ou plutôt ce poème chanté, que j’ouvre mes paupières pour remarquer que le soleil pique du nez et nous offre par ses grâces des nuances jaunes et oranges.

- Belle vision pour clore mon spectacle.


HRP : Je trouve de ces perles dans la poésie Iranienne ! C’est chanté en Iranien, mais vive la micro puce traductrice jesaispasquoi.
##   Sam 28 Juin 2014 - 16:27

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Je ferme les yeux, laissant les accords de guitare remplir mes oreilles. Je ne sais pas en quelle langue il chante mais je comprends les paroles et mon coeur se serre. Ce chant est beau est son sens m'est douloureux. Car je sais qu'il n'est qu'utopie. Mais j'aimerais tellement pouvoir me raccrocher à cette idylle, penser que moi aussi je peux aspirer à autre chose que le malheur. Ma vie n'a été jusqu'ici qu'une succession d’événements amères et douloureux.
Je rouvre les yeux alors que le ciel se pare de nuances d'orange et de rouge. Cruelle illusion qui s'offre à moi.

- Belle vision pour clore mon spectacle.

Un sourire désabusé étire mes lèvres et je tourne la tête vers mon... mon quoi d'ailleurs ? Je ne le connais même pas. Partenaire de solitude ? Peut-être ce qualificatif lui correspond-il ? Allez savoir.
Je me lève et tend la main à Ehsan.

- Ça te tenterais d'aller découvrir l'institut avec moi ? Ou simplement d'aller se poser dans un café. C'est selon tes envies.

Je me suis lassée de ce champs. Tout est trop beau pour être vrai ici.

Hrp : En tout cas, ce poème-là est vraiment beau ! ^.^


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