Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Quand tu essayes de travailler et que tu te retrouves à dealer de la drogue. Cool...
#   Lun 12 Mai 2014 - 18:44

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Comme à chaque fois, je prends un malin plaisir à vous décrire les nouvelles inventions de ma sœur.
Généralement, elles sont dans le but ultime de me foutre en rogne dès le matin -4h, ça commence tôt il faut s'accrocher- mais cette fois, je dois dire qu'elle a fait particulièrement fort.
Alors que je jetais un coup d’œil sur les comptes de Seattle, j'ai découvert un truc drôle. QUOI ENCORE ?! Ça vous dérange que je commence sans m'énerver ?! Ben voilà, maintenant je suis vénère ça va !?! Non mais je rêve, vous êtes plus maso que mon cousin ça fait peur...
Bon enfin je disais que je bossais -OUI CA M'ARRIVE, n'en déplaise aux ordures qui pensent que je me branle toute la journée dans ma chambre en buvant, FAUX, je bosse aussi, parce qu c'est pas en assommant mon père d'une bouteille d'alcool que je vais le faire payer ! Breeeeef. Arrêtez de me couper c'est chiant.
JE DISAIS DONC, je faisais les comptes de ma sœur. Oui parce que c'est sa carte, mais c'est MOI qui gère, parce que vous voyez, si je la laisse faire ce qu'elle veut, elle passe un salaire de dix ans en fringues. Non pas que ça me dérange hein, par contre elle risque de glisser entre deux shorts l'équivalent d'une tonne de poudre, et ça.... De toutes façons si elle replonge je fais un massacre. Ha non mais je vais pas lui faire l'équivalent d'une cure de désintox à chaque fois hein ! On va encore m'accuser de la séquestrer ! -ce qui est au fond est pas vraiment faux, mais enfin voilà, c'est sa faute et puis voilà. (l'argument qui tue je sais)
Entre deux achats de fringues, j'ai aperçu un achat sur un site vendant des fleures. Attendez, vous voulez savoir pourquoi j'ai bauger ? Seattle chez un fleuriste, c'est comme le président à Emmaüs, avec un peu de chance il est de visite, au pire il vient pour récolter les impôts.
J'ai donc fait ce que tout bon grand frère devrait faire et j'ai débarqué dans sa chambre en défonçant plus ou moins -plus que moins- la porte. Direction direct : la salle de bain. Tu m'étonnes qu'elle arrête pas de squatter la mienne, vu ce qu'il y avait dans la sienne...

_ Non Michi steuplait me les enlève pas !
_ Pardon ? Ha oui c'est vrai, on avait dit que je devais te laisser de droguer en toute bonne foi, j'avais oublié...
_ Mais c'est pas pour moi ! (ben voyons !)
_ Si tu pouvais éviter de me prendre pour un con, ça m'empêcherais d'avoir envie de t'écraser la tête contre le mur...
_ Non mais je suis sérieuse ! C'est pour vendre... Je me disais qu'il fallait que je me fasse de l'argent alors bon voilà...
_ ...
_ Alors ? (yeux de biches à vomir)
_ Parfois tu m'impressionnes tu sais.
_ Merciiii !
_ Ça veut dire crève. La raison tu l'as trouvé toute seule ou t'as appuyé sur la touche "demandez à un ami" ?
_ T'es pas drôle !
_ Mademoiselle Carter, vous n'avez pas besoin d'argent, vos parents vous fournissent bien assez pour passer le reste de vos jours dans une villa de luxe. Et même c'est de l'argent noir de sang, tu vas l'utiliser jusqu'à ce que je trouve un moyen de récupérer l'entreprise ok ?
_ Tu vas récupérer l'entreprise ? Mais c'est ce que voulait papa non ?
_ Oui c'est ça. Mais j'ai pas dit qu'il serait encore vivant.

Je lui confisque les plans de cannabis et pars en claquant la porte.
Maintenant, faut que je trouve un moyen de les liquider...


Alors oui, j'aurais pu choisir la manière forte et tout simplement détruire les plans. J'aurais aussi pu les replanter dans Terrae, parce qu'après tout ça pouvait être drôle. Mais bon, vous savez, quand j'ai ce genre de choses dans les mains, faut pas compter sur moi pour jouer dans le bas niveau de conneries...
Directions, salles de cours. Ben oui, c'est toujours là qu'il se passe les trucs les plus chiants, il faut mettre un peu d'ambiance parfois... Heureusement, c'est la pause déjeuné. Parce que même avec mon déguisement de jardinier, je suis pas sûr que ça passe très bien, le cannabis dans les couloirs. J'entre dans une pièce vide. Une salle d'italien, si on en croit le programme sur la porte.
Je jette rapidement un coup d’œil au nom du professeur, juste comme ça, savoir qui sera victime d'une classe de dégénérés. Gaetano Bianchi. Tiens, un italien. C'est fou comme ce nom me dit quelque chose... Un peu plus et je dirais que c'est encore un des amis à Houston mais bon, tous les amis dégénérés de mon cousin peuvent pas se trouver ici quand même. J'espère du moins, parce que ça résonne vachement dans ma tête ce nom au final...
Je pense même à faire demi-tour -MOI, oui vous ne rêvez pas- avant de me raviser et d'entrer en haussant les épaules. Je commence à installer les plans sur la table.
Bon, j'ai une heure pour les faire brûler à petit feu. Même si elles sont trop jeunes pour être efficaces à 100%, j'ai hâte de voir ce que ça peut donner. J'allume la première feuille, prenant bien soin d'appliquer un masque sur mon magnifique visage. Je jubile intérieurement. Bon sang, je suis un génie...
Je crois que cette aprem, je vais avoir droit à une heure de cours phénoménale~ ♥
#   Mar 13 Mai 2014 - 14:27

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Trois cent cinquante trois. Le plafond du dortoir compta trois cent cinquante trois fissures. Je fixais ce plafond depuis désormais deux heures. Mon visage n'exprimait rien de particulier. Plusieurs garçons s'était légèrement penchés, m'avaient même demandé si j'allais bien. Mais je n'avais pas daigné leur répondre. Je restais à fixer le plafond sans bouger, sans réagir, sans vivre. Pourquoi étais-je ici. J'avais accepté la proposition de cet homme en espérant un changement mais rien n'avait changer réellement. J'étais toujours aussi vide, toujours aussi fuyant. Après un long soupir, je sortis ma première jambe du lit, puis la seconde avant de me lever totalement.
Un bref passage dans les douches vides me permis de me réveiller définitivement. Nettoyé, essuyé et habillé, je n'avais désormais plus aucune excuse pour ne pas sortir et, si j'avais la foi, d'aller en cours. J'arrivais à me piéger moi-même. Mon esprit m'obligeait à sortir alors que même lui n'en avait pas l'envie. Je ne me suis jamais compris et je crois que même ici, cela ne changera pas.

J'étais là depuis quelques jours mais l'institut me paraissait encore étranger. Je n'avais toujours pas la sensation d'être à ma place. Je savais que cela n'allait pas prendre deux heures, mais je l'avais rêvé secrètement... Au moins, ici, je me fondais dans la masse. Il y avait des personnes bien plus spéciales que moi qui attirait l'attention et je me fondait dans la masse. En parlant de masse, je ne m'attendais absolument pas à voir autant de jeunes dans cet institut. Je ne pensais déjà pas qu'un tel établissement existe. Alors qu'il soit autant peuplé n'était pas présent dans mes pensées. La violente sonnerie m'ôta à mes pensées et me rappela à la réalité. Des portes commencèrent à s'ouvrir à la volée et des voix emplirent le couloir. De plus en plus de voix, de plus en plus de bruit, de plus en plus de personnes. Je me mis à longer le couloir, essayant d'esquiver au maximum ce flot de personnes qui ne cessait de bouger, de rire, de parler plus ou moins fort, un flot de vivants qui me rappelait que je ne l'étais presque plus. Je voulais fuir mais je n'avais pas de porte de sortie.

Poussé par le destin, mon bassin heurta une poignée de porte. Sans réfléchir à ce qui pourrait se trouver derrière, j'entrais vivement avant de refermer en m'adossant à la porte. Comme un homme qui maintiendrais une porte assiégée. Mon souffle était saccadée et ma tête penchée, les yeux mis-clos. Intrigué par une énorme présente, je tournais la tête vers la source et aperçu un garçon qui devait avoir mon âge. Ou pas forcement très loin. Je n'arrivais pas à percevoir s'il était surpris ou énervé de ma présence. Peut-être les deux. Et en fait, je m'en fichais un peu. Je crois que mon esprit essayait de le savoir afin de créer l'émotion qui va avec pour faire comme si j'étais normal mais je n'avais pas la force de mentir. Mon corps s'affaissa et tomba lourdement sur les fesses, adossé à la porte. Ma tête plongée dans mes mains. Soufflant doucement, je lâchais d'une faible voix.

- Qu'est ce que je fais ici...

#   Sam 17 Mai 2014 - 12:28

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La sonnerie retentit.
Déjà ? Houla mais il faut vraiment que je m'achète une montre un de ces jours. Enfin que je m'en RACHETE une, vu ce qui est arrivé à la première... Heu... Aux onze premières plutôt. BREF, on va pas faire l’épandage de ma vie matérielle, c'est particulièrement inintéressant de savoir à quel rythme je casse les objets m'appartenant -même si en moyenne ça revient à 4 par jours, mais évidemment, ON S'EN FOUT, alors pourquoi je dis ça moi ?!
Enfin re-bref. J'ai écouté les cris des élèves tantôt mécontents tantôt joyeux de la fin du cours et ça m'a rappelé à quel point non seulement je hais tout ce qui a attrait à une quelconque éducation forcée mais aussi les merveilleux souvenirs de ma propre scolarité. Ho oui, ce magnifique couloir qu'il fallait franchir chaque matin sous le regard sadique des autres qui se demandaient quel processus imaginatifs ils allaient devoir mettre en œuvre pour me déshonorer cette fois. Et de ce côté là, il y en avait, de l'imagination, ho ça oui ! C'est fou comme l'homme se comporte pire que les animaux quand il veut.
J'ai secoué la tête et ai enlevé mon masque quelques secondes pour respirer les senteurs de la fumée de drogue. OUI, je cherche un moyen de me détendre, sinon je risque de sortir de cette putain de pièce et d'aller foutre le feu au cul de ces connards, tous autant qu'ils sont. Profs, élèves, parents, voisins, je les tueraient tous.
L'odeur du cannabis pénétra doucement dans mes poumons et me sonna un peu. Cool, comme ça j'éviterais de penser à de mauvaises choses parce qu'au fond vous savez, je suis un gentil garçon ! Si si siiii je vous jure, j'ai jamais rien fait de mal ! J'ai jamais frappé personne ni rien, clean sur toute la ligne, plus propre que les anges au Paradis ! -Funcking angels va, ils se la pètent avec leurs ailes de trois mètres de long !- Et en plus je suis poli et courtois !
J'entends la porte s'ouvrir et je tourne la tête. Non mais hé, qui c'est qui t'as permis d'entrer, bâtard hein ?! C'est MA pièce là tu vois pas ?! Ha mais attends, c'était pas ça le but justement ? Oups ? Non mais non ça va allez, c'est pas comme si j'étais en train de faire quelque chose d'illégal quoi...
J'observe le visiteur d'un air détaché (… oui ok, carrément intrusif serait plus correct. Et si vous pensez qu'on peut pas avoir un regard intrusif et ben je vous emmerde. INDISCRET, ça vous va ?! Bon en même temps c'est pas moi qui vient de débarquer comme un fou et se coller sur la porte hein ! Pourquoi il fait ça d'ailleurs ? Il a peur qu'elle tombe ou quoi ?)
Il semble assez maigre. Ouais même carrément, il aurait pas bouffé depuis deux millénaires que ça aurait été pareil -oui ok ça va, j'exagère si je veux, bande de boulets- mais malgré tout... Je sais pas, il dégageait un charme particulier et une aura complètement repoussante à mon goût. Il sentait le cadavre. Non putain, je parle pas de son odeur, mais de ses YEUX bordel ! Il avait l'air mi-perdu, mi-soumis, mi-peureux et mi-mort (et quatre moitié ça fait deux et comme il a deux yeux ça marche, DANS TA GUEULE ! Ahem.)
Cet air me donnait envie de le frapper. J'aime pas les gens soumis (j'aime pas les pseudo-rebels non plus quoique. Mais bon comme j'aime personne, je préfère frapper.) Comme ça, juste pour voir si il allait réagir. Non, pour le faire réagir, parce que pour l'instant on dirait qu'il imite l'étoile de mer sur la porte.
Je réajuste mon masque et lève un sourcil. Il a une langue au moins ?

- Qu'est ce que je fais ici...

Ha oui en effet il en a une. Ouais enfin il pourrait parler plus fort, là j'ai limite du lire sur ses lèvres. On dirait une victime née c'est assez drôle...
Hey, attendez deux secondes ?! C'est QUOI la question là ?! Genre c'est LUI qui entre dans la pièce et c'est LUI qui demande ce qu'il fait là ?! J'en sais que dalle moi ! Tu viens en italien peut-être ? Ho non, ça se trouve c'est le prof ! Oubliez, aucune chance.
Je reste encore immobile, presque choqué par la question. Oui, choqué. J'ai rencontré pas mal de cons dans ma vie, mais celle là on me l'avait encore jamais faite. Ho non mais attendez, ça se trouve c'est un nouveau ! Genre un novice ! Oh my god, et moi qui pensais que ma journée était perdue, on m'envoie le Christ là ! Prêt à être sacrifié sur un plateau, nickel chrome ! -pas comme le moteur de recherche, MERCI.
Je souris sadiquement sous mon masque. Viens là que je te fasse griller le nouveau, je sens qu'on va s'amuser ! Je lui lance un masque en parlant.

_ Je sais pas mais met ça, je fais une expérience et je voudrais pas que ça te bousille les neurones.

Parce que évidemment je suis beau, cool et généreux, tout le monde sait ça. C'est pas comme si j'allais le manger, voyons ! Bien sur que noooon...
Je m'approche de lui courtoisement, content que le masque cache une partie de mon visage, vu le sourire que je lui réserve. Mais c'est soulant, il peut pas lever la tête un peu, je suis pas si laid non ?! Pas besoin de se cacher le visage ! En fait je change d'avis, j'aime les victimes nées. Allez savoir pourquoi, ça me met de bonne humeur ! Je lui tend la main pour l'inviter à se relever. Comme il est là, il va pouvoir me servir de crash test pas vrai ?

_ Tu es nouveau ?

Oui, ça se voit comme un nez au milieu de la figure -bien que ce soit plutôt l'absence de nez qui me choquerait tant je suis habitué à voir des NEZ au milieu des faces des gens ! Con comme expression quoi.
Mais alors pourquoi je pose la question moi ?!
#   Lun 19 Mai 2014 - 18:51

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Un bruit me réveilla, m'ôtant à l'éternelle torpeur qui me hantait chaque jours. Mon regard se déposa sur le masque qui venait d'être "délicatement" déposé au sol. Je le pris entre mes mains puis écouta le jeune homme sans le regarder pour autant.

- Je sais pas mais met ça, je fais une expérience et je voudrais pas que ça te bousille les neurones... Tu es nouveau ?


Sa main s'était présentée non loin de moi, visiblement m'invitant à me relever. Il fallait donc que je rejoue encore la joie et le bonheur. J'en avais pas la foi. Mais il le fallait. Ma main libre se déposa dans la sienne, hésitante. Ma maigreur et la blancheur de ma peau était encore plus visible comparé à la sienne, me rappelant encore une fois mon état cadavérique. Difficilement, je me remis debout, me retrouvant donc face à l'homme avant de lui dire d'une voix douce et agréable laissant cependant percevoir la lassitude dont je faisais preuve.

- Merci. Et je sais reconnaitre l'odeur d'herbes brûlées...

Je souris faiblement avant de placer le masque sur mon visage, ne lui laissant plus que mes yeux à regarder. Ceux-ci, malgré ma tentative de bien paraître, n'exprimait rien. Quiconque passé par ce stade là connait ces yeux. Les yeux qui ont abandonné. Les yeux qui ne cherchent plus et qui ont oublié l'idée qu'un jour ils ont existé. Des yeux déshumanisés sur un visage pseudo-souriant. Soufflant doucement, je lui répondais à sa seconde question.

- Oui, je ne suis là que depuis quelques jours. Je n'aime pas vraiment cet endroit. Je me sens emprisonné ici. J'aime pas qu'on me plaigne et qu'on me caresse dans le sens du poil. Ils sont tous mielleux, ça m'étouffe. Ils...

Je me mis à le fixer, me stoppant net dans ma complainte avant de fermer les yeux durant quelques secondes tout en lâchant un soupir.

- Navré. Je dois t'ennuyer. Non, je t'ennuie. Je viens t'emmerder durant ton "expérience". Et.. Je recommence à rajouter des paroles inutiles... Bref, et toi ? Tu es ici depuis combien de temps ?


Super, après une crise de panique, une bouffée d'herbes brûlées, me voilà à me plaindre puis à me ridiculiser devant un parfait inconnu. Il n'y a que moi pour faire ça. Non, ça c'est la réplique des héros de manga et de romans. Je n'en suis pas un, je suis comme tout le monde. Je suis juste un mec perdu mais qui ne cherche pas vraiment à sortir de ça. Je m'exaspère. Autant dans mes paroles que dans mes pensées. Tout ça ne sert à rien.
L'esprit embrumé, mes yeux n'avaient pas quitter ceux de l'inconnu, le laissant se perdre dans l'absence d'émotions de mes deux pupilles azurées.

- Ethan. Ethan Lefevre...
#   Lun 26 Mai 2014 - 19:16

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HRP : Encore désolée pour le retard >.<

Il prit ma main, légèrement hésitant.
Non mais qu'est ce qu'ils ont tous à avoir peur de moi, je suis quand même pas le Loup... Ouais mauvais exemple. En fait si, il a raison d'avoir peur. Mais enfin non ! Je lui présente ma belle gueule d'ange là, genre "sorti du dernier magasine people rpz !" J'aime pas cette expres​sion(pourquoi je l'utilise ? Heu... Parce que ça vous regarde peut-être ?!). Je l'aide à se relever. Je suis pris d'une soudaine envie de le lâcher, comme ça, juste pour rire. Non mais avouez que vous y avez tous pensé, larguer un mec pour qu'il se rétame sur le cul et faire une tête compatissante du style "oups ? Ben mince alors, tu t'es pas fait mal j'espère ?" auquel le gars est obligé de répondre oui encore une fois pour ne pas passer pour le râleur de service et vous vous félicitez de lui avoir défoncer le cul sans rien fa- Ok non on arrête là je sens que ça tourne mal pour vos âmes innocente~
N'empêche, c'est bizarre. sa façon de sourire et sa façon de prendre ma main, déjà elles sont différentes. Et je connais. C'est un putain de faux sourire. Je retiens une grimace derrière mon masque. Si tu veux pas sourire le fais pas. Arrête de faire l'hypocrite, comme tous les autres, merde !

- Merci. Et je sais reconnaître l'odeur d'herbes brûlées...

Un bon point pour toi le jeune ! Oui, chacun ses critères hein, moi les miens je les aime et vous devriez aussi, vu que vous m'aimez les gens. Il met docilement son masque et, passant un regard rapide sur son visage je-
...
Oubliez le regard "rapide". Je tombe sur ses yeux. Je frissonne. Non, mon intérieur frissonne. Je connais ces yeux. Tout comme je connais ce faux sourire et ce faux élan de compassion. Je suis en face... d'un miroir. Je reste figé.
Ses yeux ne sont rien. Son sourire est vide. Je suis face à mon pôle négatif en chaires et en os. Je reste encore un instant immobilisé. Puis je la sens. Cette masse froide qui s'agite au fond de moi. Elle gémit, elle appelle, elle veut sortir. Je sens la colère monter comme une griffe, racler les bords du fossé. Je serre les dents.
PUTAIN ! Merde ! Ce mec... Ce mec est... putain je perd mes mots ! Ce mec est mort. Je vois mal comment le dire plus simplement, il est mort, dead, une coquille vide. Je le hais. Il me rappelle que je vais bientôt finir comme ça moi aussi, charclé de tous ces sentiments. Allons, n'est ce pas ce que j'attends ? Ta gueule. Ta gueule maudite haine, je te hais, dégage.
Je me détourne dès qu'il commence à parler. Tais toi. Tais toi et sors. J'en ai marre d'être instable, de devoir retenir cette force affreuse qui ne rêve que de me balancer par la fenêtre. Marre de lutter contre moi, MARRE que CHACUNE de mes rencontres me rappelle à quel point je suis insignifiant par rapport à cette... MALADIE DE MERDE !

- Oui, je ne suis là que depuis quelques jours. Je n'aime pas vraiment cet endroit. Je me sens emprisonné ici. J'aime pas qu'on me plaigne et qu'on me caresse dans le sens du poil. Ils sont tous mielleux, ça m'étouffe. Ils...

J'essaye de me concentrer comme je peux sur les herbes qui brûlent, ne pas croiser son regard, sinon j'aurais envie de le tuer. Juste pour le voir bouger, régir. Maintenant il fait des aveux, mais en est-il seulement conscient ?! Ou alors est-il juste comme mi le spectateur de sa propre vie ?
Je voudrais l'étranger, voir si la peur s'affiche dans ses yeux.
TA GUEULE !
Je fais un geste maladroit -pas de commentaires- et une plante tombe. Merde mais quoi, j'ai l'impression de... me voir, à mon arrivée. Trouver tout le monde à vomir, me dire que tout va s'arranger, que le monde est beau et que la vie mérite d'être vécue... QUE DALLE ! Ça fait un an que je suis là et le seul truc que je veux faire c'est pointer un flingue sur la gueule de mon père !
Ce type... Bon sang quoi... Il me ressemble trop. Et je me hais. Je vous laisse faire le syllogisme.
Il lâche un soupir. Mais il y a RIEN dans ce soupir ! Même pas de consternation, nada ! Met y du tient bon sang ! VIS MERDE !

- Navré. Je dois t'ennuyer. Non, je t'ennuie. Je viens t'emmerder durant ton "expérience". Et.. Je recommence à rajouter des paroles inutiles... Bref, et toi ? Tu es ici depuis combien de temps ?

Je grogne. Oui tu m'emmerdes, c'est la première fois que je sais pas comment me comporter avec quelqu'un et ça ça me fait grave chier. Non, Sergueï compte pas, c'est un utopiste à deux balles. Comment ça je lui ai confié ma vie ?! Ouais BREF, parlons pas de ce mec, sinon je vais me tuer. Encore une de mes plus grosses conneries. J'attend plus que la retombée...
Il replongea ses yeux dans les miens. Putain arrête ça, je vais t'étrangler.

- Ethan. Ethan Lefevre...

Je ramasse la plante d'un air distrait en commençant à m'échauffer tout seul.
Il a rencontré que des gens mielleux ?! Ok ben là il va être content, parce que c'est pas DU TOUT, mais alors pas du tout mon truc de caresser les gens dans le sens du poil.
Oui ok si parfois, quand je joue, ça aussi c'est drôle. Mais je joue pas avec ceux que j'ai envie d'étriper. A la limite je les étrangle directement c'est plus rapide. Je claque de la langue et rapproche mon visage du sien, l'air mécontent. Règle numéro UN : ne pas abuser de ma bonne humeur. Parce qu'elle ne dure jamais longtemps.
Je saisis son menton pour regarder ses yeux. Rien. Définitivement rien. Mes doigts se crispent quand je le relâche, gardant le silence. Je me dirige vers les fenêtres et en ouvre une en grand. Je ne prends pas le temps de regarder la vue du deuxième étage et me retourne avec un sourire. Je retire mon masque. Foutu mon plan enfumant de la pièce, je recommencerai plus tard. Mais bon, c'est pour la bonne cause. Débarrasser le monde d'une bactérie.

_ Michigan Wassily Carter pour ne pas te servir, ici depuis un an.

Je montre le dehors d'une main décontractée.

_ Maintenant suicide toi.

Je le fixe. Insiste.

_ Suicide toi. Si ta vie est si merdique, t'as qu'à sauter et hop, tu verras c'est magique personne en aura rien à foutre.

Je m'accoude à ladite fenêtre et reprends mon sourire sadico-joueur. Ca y est. Ca va mieux. C'est fou comme l'odeur de l'air pur fait du bien à mes nerfs. C'est moi qui devrait sauter, du con...

_ Ha non, tu peux aussi te noyer dans l'alcool et la drogue. C'est plus long, mais bon, on en a pas vraiment conscience alors ça passe.

Réagit. Réagit putain. Sinon je vais moi même te balancer par la fenêtre. Sinon je sauterais aussi. Parce que c'est ce que j'ai envie de faire.
Là maintenant, je voudrai apprendre à voler.
#   Mar 27 Mai 2014 - 16:12

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Ses doigts chauds réveillèrent ma peau. Elle si peu habituée aux contacts s'emballa et une série de frisson me parcourut le corps. Ses yeux sont colériques et semblent chercher frénétiquement quelque chose dans les miens sans pour autant le trouver.
Son visage est dur mais agréable à la fois. Me perturbant pour de bons. Aussi, je perdis légèrement contenance avant de me reprendre quelques secondes après. Ce n'était pas la première fois que l'on s'approchait si près de moi. Mais... Non, oubliez. Je ne saurais décrire.

Michigan. Ainsi, la personne avec qui je parlais s’appelait Michigan. La personne qui se tenait debout, avec la fenêtre ouverte derrière lui comme une invitation. Invitation qui tourna au réel dès que ses paroles furent prononcées. Qu'est ce qu'il faisait... Pourquoi changeait-il de comportement d'un seul coup. A la fois, cette personne m'exaspérait et je voulais partir, et en même temps, je ne pouvais détacher mes prunelles de son visage. Il me ressemblait mais était différent en bien des points. Pas seulement en physique. J'étais presque son antithèse émotionnelle. Lui, semblait toujours en proie à de forts sentiments tandis que moi, je me battais pour en ressentir un. Enfin. Je me battais il y a longtemps. Depuis, j'ai "accepté".

- Pourquoi es-tu comme ça ? Si tu as vu ça dans mes yeux. Tu sais très bien que j'en ai l'envie. Et que je le ferais sans hésiter.

Je lâchais un soupir inaudible avant de poser légèrement mes fesses sur une table, me laissant mi-assis, mi-debout. Mes bras ses croisèrent, accentuant quelques peu ma minceur. Pendant plusieurs secondes, rien ne se passa. Et puis, avec douceur, ma tête se tourna vers lui avant que mon regard ne se dépose sur la fenêtre. A nouveau, plusieurs secondes passèrent, puis, mon corps se redressa, rejoignant avec une légère timidité, le jeune homme au bord de la fenêtre. J'observais le vide devant moi, le visage sans réelle expression.

- Cela pourrait être une option. Mais tenter sans réussite de me remettre et provoquer un mal-être chez les autres est plus tentant...

Je tournais la tête vers Michigan, forçant quelque peu mon sourire. Cependant, rien de faux. Mon visage était un peu plus ouvert. Moins théâtral. Certes, je forçais la mimique, mais c'était là une vrai tentative d'approche et non pas un coup de manipulation.

- Des fois, ça fais du bien de se faire malmener.

Ma tête se baissa légèrement, se cachant de Michigan. Masquant aussi son visage et ne lui laissant entendre que ma voix.

- Tu dois t'en foutres. Mais ... Merci.


Je me mis à me mordre la lèvre. Pourquoi est-ce que je faisais ça. Je ne connaissais pas ce type. C'est un con colérique de surcroit. Et pourtant. J'étais en train de lui parler. Presque comme.. Comme... Comme avant. Putain, non n'y repenses pas. Je te l'interdis. Je nous l'interdis. Ne fais pas ça. Mon visage se crispa tandis que mon esprit se barricada, tâchant tant bien que mal de ne pas se laisser aller en public. Rien ne doit transparaitre. Mes émotions sont les armes des autres. Elles n'existent plus. Je suis en sécurité.
#   Dim 1 Juin 2014 - 22:22

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Il me fixait. C'était... Encore plus perturbant, bon sang ! Qu'est ce qu'il a, à fixer mes yeux ?! Je sais bien que leur gris est magnifique, que je SUIS magnifique, mais ses yeux, CES yeux là, j'aurais envie de lui crever. Même si je ne les vois pas bien de loin -ok, pas du tout en fait mais j'imagine, ça suffit !- je les sens sur moi.
Après mes paroles, son comportement change. A peine, presque de façon indétectable, mais pour celui qui a été entraîné toute sa jeunesse à détecter le moindre frisson de haine, de peur ou de mécontentement pour m'en servir, je vois mal comment j'aurai pu passer à côté. Je remonte mes lunettes, content d'avoir eu un effet sur cette petite personne. Je suis un Dieu, je pourrais avoir une réaction sur un mammouth congelé ! Même sur un pas congelé mais ça m'étonnerait que ça se balade dans les rues. Et j'ai pas le temps de chercher bordel !

- Pourquoi es-tu comme ça ? Si tu as vu ça dans mes yeux. Tu sais très bien que j'en ai l'envie. Et que je le ferais sans hésiter.

Je serre les dents. Je le sais ouais. Je le sais parce que j'en rêve aussi. Quand ma bipolarité prends le dessus, je ne rêve que de m'écraser quelque part, tout content. Merde ! Il pense que je vais le laisser faire peut-être ?! Que je vais le laisser faire la même erreur que moi, se détruire juste pour le fun ?!
C'était la plus grosse connerie de ma vie ça. Je sais je suis contradictoire et je vous emmerde. Je voudrais me tuer. Je voudrais le tuer. Mais je ne veux pas que quelqu'un  finisse comme ça, c'est trop... BORDEL non ! Qu'il se démerde ! J'en ai rien à foutre des autres, je vois pas pourquoi j'aurais besoin de me justifier ! De toutes façons je le connais pas !
Il alla s'asseoir. Ou s'accouder à une table. Puis silence. Un silence mi-froid, mi chaleureux. Je retenais mon souffle, n'osant pas bouger. Putain mais qu'est ce qu'il fout ?! Je hais le silence, je voudrais hurler, le briser, le bruit parle moins, il signifie tellement moins. Le silence me gène.
Il tourne sa tête vers moi. Sa tête de mort vivant. Cette fois, c'est moi qui ne peut pas détacher mes yeux des siens. Un frisson encore. L'air du dehors peut-être, printanier certes, mais qui semble s'échouer sur cette mer froide de l'ambiance pourrie. Vous avez vu c'est cool quand je me la joue poète hein ? Non mais je rêve, il va parler oui ou non ?! Sinon qu'il se barre ! Ou pas, j'ai pas finis de le martyriser. Ouais mais si il dit que dalle aussi !
Doucement, il bouge et vient près de moi. Sa démarche me fait penser à celle d'un animal apeuré, contrairement à son regard sûr. Putain de contradiction.
Il penche son regard à la fenêtre -fuck si ça veut rien dire.
Pousse le.

- Cela pourrait être une option. Mais tenter sans réussite de me remettre et provoquer un mal-être chez les autres est plus tentant...

Tiens ? Un sadique ? Non ça m'étonnerait. Je me crispe légèrement, un vague sourire aux lèvres. Provoquer un mal-être ? Sur qui ? SUR MOI ?! Tu rêves mon coco ! Mon seul mal-être c'est de ne pas pouvoir t'exploser la tête contre la vitre, parce que « c'est interdit, c'est dangereux, c'est pas moral » et blablabla. Parce que je suis un être tout à fait charmant ça va sans dire ! Plus aimable tu crèves.
Il sourit à nouveau. Ha-ha. Sourire. LOL. Demandez à grincheux de rire et vous aurez le même résultat. Une espèce de grimace de sincérité à vomir, genre « tu veux pas être mon ami le monsieur qui me demande de sauter par la fenêtre ? ». Comment ça je sais pas ce que je veux ?! Ça vous arrive jamais d'être indécis peut-être ?! Moi tout le temps alors fuck, je suis sûr de moi quand même ! -paradooooooooxe je vous emmerde.

- Des fois, ça fais du bien de se faire malmener.

Je bug. Je bug là. Je rame même complètement.
Je pensais qu'il serait peu probable que dans ma vie, je croise un mec aussi maso que Icare, du moins pas assez fou pour le revendiquer avec le sourire. Pour une fois que c'est même pas dans un de mes délires, je vous jure... Non mais attendez ! C'est presque comme si il me disait : « c'est COOL de se faire balancer par la fenêtre ! » ouvrant ainsi le libre champs à ma personne perverse qui voit tout le monde comme une potentielle victime de mes méfaits (en même temps nous sommes dans un monde de soumis mes amis, et les gens sont trop bêtes pour s'en rendre compte, c'est pour ça que je suis toujours vivant ! Je vénère la débilité humaine !)
Et là il baisse la tête devant ma grandeur pour cacher son visage. La timidité incarnée du petit garçon, bientôt mangé par le méchant loup ! Oui je suis le méchant loup, l'espèce d'entité perverse là pour faire peur aux enfants, et j'assume !

- Tu dois t'en foutres. Mais ... Merci.

Deuxième hallucination de la minute ! Holé, il fait fort le mec quand même ! Merci. MERCI. Wow, ça doit bien faire... 20 ans qu'on m'a pas remercié ? Ha non en fait, c'est jamais arrivé, suis-je bête ! Merci. Putain. Ça veut dire quelque chose au moins ce truc ?! Généralement, quand on dit merci c'est quand on vous aide, quand quelque chose de BIEN vous arrive. Et je crois que me rencontrer est une des choses qu'il regrettera le plus dans sa vie, donc je vois pas de quoi il faudrait me remercier, sérieux. J'hallucine grave. Bientôt il va me faire passer pour un gentil vous allez voir...
Je retiens un rire, le regardant. J'attends à ce qu'il lève la tête avec un sourire à la con en mode « nan en fait je déconne je peux pas te blairer ! » ou autre ineptie déjà trop courante. Mais non. Rien. J'attends encore quelques secondes, qu'il réagisse. Ho ho ? Y'a quelqu'un là dedans ?! … Attendez. Me dites pas que c'était... sincère ?!
J'explose de rire.

_ Non t'es pas sérieux là ?! Merci ? Mais c'est pas possible, cet endroit est un fucking nid de masochistes !

Tout en continuant de rire, je sors une cigarette que j'allume grâce à une petite flamme. Bizarre, d'ailleurs, que j'y arrive, là maintenant. D'habitude ça me prend au moins un quart d'heure... Je tire une bouffée et le regarde à nouveau. Non mais non quoi. Ça faisait un moment qu'on m'avait pas fait autant rire. Sincère. My God, c'est la première fois du monde que je vois un pareil utopiste.
Je m'appuie élégamment sur le bord de la fenêtre. Tout malaise s'envole. J'ai envie de lui deman-... Rien, ta gueule le sentimentale, tu n'existes pas.

_ D'où tu viens pour être aussi naïf au juste ?

Putain Michigan. Ta gueule quoi.
#   Mer 11 Juin 2014 - 16:45

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- Non t'es pas sérieux là ?! Merci ? Mais c'est pas possible, cet endroit est un fucking nid de masochistes !

Doucement, je tournais la tête vers lui, observant ses mimiques puis tiquant sur la flamme venant d'apparaître. Je me mis à arquer un sourcil avant de retourner la tête vers l’extérieur. Il avait raison, mais en même temps, moi aussi. Peut-être n'avait-il juste pas compris pour quoi je le remerciait. Il se plaça sur le bord de la fenêtre, tirant une bouffée avant de me parler.

- D'où tu viens pour être aussi naïf au juste ?

Mes joues me firent mal brusquement tandis qu'un spasme incontrôlable apparut dans mon ventre. Une sensation s'empara de moi avant de disparaitre petit à petit. C'était légèrement douloureux mais agréable à la fois. Durant quelques secondes, j'avais ris. J'étais surpris mais je tâchais de ne pas le montrer. Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas compris tout de suite ce qu'il m'arrivait. Renforçant l'idée pathétique que j'avais de moi. Jouant avec un gravier sur le bord de la fenêtre, je répondis d'une voix calme.

- France. Du nord de la France. Et je ne suis pas naïf. Loin de là, c'est juste que... Depuis que je suis là, tu es la première personne qui me parle pas comme à un gamin ou qui n'est pas en train de pleurer mon pauvre sort. L'air de rien, ça fais du bien.

Il allait me prendre pour un débile ou pour un fleur fragile. Mais en même temps, j'en avais pas grand chose à faire. Enfin je crois. Je ne sais pas, j'avoue que bizarrement son avis importe. Je ne le connais pas, mais je n'ai pas envie qu'il me voit comme je ne suis pas.

- Et toi Michigan... ? D'où viens-tu pour être aussi brut avec les gens ?

Je n'avais pas dis ça méchamment, juste normalement avec une voix normale, pas de colère ni de mornes intonations. Juste une voix normale. Comme si... Non, rien. Oubliez.
#   Jeu 19 Juin 2014 - 0:00

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Il se passa quelque chose... De vraiment étrange.
On aurait dit, je sais pas moi... Dire que c'était un rire ce serait balancer les morceaux de mémé dans les ronces, mais... un ricanement ? Un pouffement ? Ha mais merde, il est pas assez complet ce vocabulaire ou quoi ? Bon pour énerver personne, on dira "une contraction caractéristique du ventre qui montre que la personne a soit un sens de l'humour sous développé soit se fout complètement de ta gueule" ce qui évidemment ne me plait dans AUCUN DES CAS. Mais comprenez, je suis pas facile à satisfaire, un beau gosse comme moi si il voulait il pourrait se taper tout ce qu'il veut mais il se réserve pour l'amour pur avec un grand A- ho putain stop le délire là !?
Ethan (ça vous rappelle pas un nom de composé chimique ça ?) s'amusa avec un gravier coincé dans l'encadrement de la fenêtre alors que je remarquais de mon côté que la flamme qui avait servie à allumer ma clope restait encore et toujours accrochée à mon doigt, et donc, me faisait bien chier. Je secouais la main avec un rictus las, essayant de la faire disparaître.
Non mais sérieux c'est quoi ce truc ? Quand je veux que ça marche ça m'explose dans la main et là, alors que j'en ai pas besoin, ça reste comme ça ? Je pousse un grognement qui n'a pas grand chose de distingué et retente le coup, plus fort, ce qui se révèle encore moins efficace. Concentré sur ma nouvelle tache -qui est de faire partir cette FUCKING flamme du bout de mon magnifique doigt- je me laisse surprendre par sa voix calme.
France. Ha, il vient d'Europe. Je reste captivé par le bout de mon doigt avant de pousser un soupir désespéré, me rendant compte que la seule putain de solution c'est d'attendre que ça me vide de mon énergie, ce qui est moyen mon truc.
Pas naïf ? Mouais, je voudrai bien voir ça... Par contre je suis moins sûr de sa théorie du gamin. Déjà si je m'adresse à lui comme à un être humain ça sera déjà une révolution... Vraiment, je vois pas ce qui est à pleurer. Son pauvre sort ? Ha. HAHA. Vous voulez que je vous donne un aperçu de ma façon de penser ? J'en ai rien à branler de son pauvre sort, j'ai déjà assez de problèmes avec le mien pour ne serait-ce qu'écouter celui des autres. Yep, je suis un égoïste, fuck the world.

Et toi Michigan... ? D'où viens-tu pour être aussi brut avec les gens ?

Là c'est le moment où tu recraches ta boisson, montrant ton étonnement tout à fait normal face à la question la plus bizarre du siècle. Sauf que comme on est pas dans un film j'ai pas de boisson et j'ai autres choses à faire que de cracher à la gueule des genre. Je suis pas un lama.
Déjà, la façon dont il demande ça est plus ou moins la même que si il commandait un hamburger dans un fast-food, ce qui vous donne une petite idée... Ensuite, je suis pas BRUT ! Non mais hé ! Voilà ! (l'arguent qui tue je sais) Je suis un être raffiné qui ne supporte plus la débilité humaine tout en l'adulant et en s'en servant, si ça c'est pas une preuve de raffinement ?! -si vous avez compris la phrase précédente appelez moi sérieux...
Je regarde une dernière fois la flamme-chieuse-invincible avant de fixer le garçon dans les yeux. D'où je viens ? Halala... Que de putains de mauvais souvenirs ma parole... Ça l'intéresse vraiment ou il maintient la conversation pour que j'arrête de fumer -c'est quoi le rapport avec ma cigarette ?! Je serre les dents, incapable de lire dans la tête de ce mec.

_ Tss, on t'as jamais appris la politesse ou quoi ? Brut ? Et puis quoi encore, dis que je suis un monstre aussi...

Moi, excessif ? Mais noooon, où est ce que vous allez chercher ça ? En même temps il a pas tort, je suis un monstre (il a pas dit ça mais fuck, je comprends plus rien je suis fatigué et même si c'est faux fuck quand même on sait jamais)
Je soupire, exaspérer. Mais je suppose que ça répond pas à la question, et môsieur doit être exigent et il veut pas que je le prenne pour un gamin et blablabla et... Ha faites pas chier je vais répondre...

_ Chicago. Ça te vas là ? Une des villes les plus clichées et chiantes au monde, un paradis pour les bourges de la haute et l'endroit rêvé pour faire ses affaires en toute tranquillité.

Je me met à mordre frénétiquement le bout de ma cigarette, sentant monter le frisson de dégoût que m'inspire le nom même de cette ville. C'est la première fois que j'en parle. Putain pourquoi j'ai dit ça ? Ce sera la dernière.

_ Ses affaires... Encore faut-il savoir s'y prendre...

Un murmure, rien de plus. Je suis un être raffiné. Et c'est aussi pour ça que je me hais.
#   Mar 1 Juil 2014 - 13:40

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- Tss, on t'as jamais appris la politesse ou quoi ? Brut ? Et puis quoi encore, dis que je suis un monstre aussi... Chicago. Ça te vas là ? Une des villes les plus clichées et chiantes au monde, un paradis pour les bourges de la haute et l'endroit rêvé pour faire ses affaires en toute tranquillité. Ses affaires... Encore faut-il savoir s'y prendre...
Michigan me sortit son long monologue, entrecoupés de longs silences surement lié à un possible capharnaüm dans ses pensées. Moi même, mon cerveau était en pleine ébullition. Des milliers de questions fusaient dans tout les sens tandis qu'il avançait dans ses paroles. C'était vraiment bizarre. Je n'avais plus eu cette sensation depuis longtemps. La sensation d'être intéressé par ce qu'on me dis. C'est idiot mais c'est ainsi. Depuis des années, je ne me contente que de répondre par des phrases dites "normales" afin de ne pas choquer et bouleverser la "normalité" des gens "normaux". Et là, par hasard, je rencontre un garçon carrément borderline (et encore je pense qu'il y a plus de ligne) qui me parle sans filtre et de manière naturelle. Si seulement il savait l'effet qu'il me faisa-...
Un blanc se fit dans ma tête, comme si tout se figeait. Que venais-je de penser.. ?
Préférant oublier, je tâchais tant mal que mal de faire repartir le dialogue en cherchant vivement dans ma tête le moindre sujet pouvant être un tant soit peu intéressant. Ceci étant avant que mon regard se dépose sur la flamme persistante posée sur un des doigts du garçon. Elle était presque jolie. Fine, droite et sans secousse, elle restait là, perchée. Je regardais Michigan avec un petit sourire, essayant de faire de mon mieux pour ne pas avoir l'air ridicule en... Mais attendez, depuis quand je me soucie du regard que me porte les autres. Qu'est ce qu'il se passe..

- Tu maîtrise le feu.. ? Ouai bon, d'accord, c'est pas la meilleure phrase d'accroche vu que c'est assez flagrant mais bon.. Je ne sais pas trop quoi dire. Je trouve ça joli.. C'est pas bizarre si je dis que je trouve tes flammes jolies hein ?

Mais mon dieu ! Pourquoi est-ce que j'agis comme ça. Je ne suis pas comme ça. Je ne montre rien, je ne suis rien. Ne jamais dévoiler quoi que ce soit de soi ou Ils l'utiliseront. Pourquoi est-ce que je me mettais dans tout ces états. C'était quoi la prochaine étape, pleurer devant lui et déverser tout les malheurs de ma vie ? Non, non et encore non merci.
Mes yeux, toujours aussi vide, semblait cependant perdus. Comme surpris et impuissant face à quelque chose qu'ils ne connaissaient plus. Mon visage tentait tant bien que mal de cacher ce bordel intérieur mais si le jeune homme regardait de plus près, la mascarade ne durerait pas longtemps.

- Chicago hein.. Ah. Très jolie ville ! Enfin.. J'y suis allé. Enfin non. Je n'y suis pas allé mais...

Je lâchais un énorme soupir avant de laisser mes yeux vagabonder vers l'extérieur, le corps penché contre la fenêtre avec les coudes sur le rebord. C'était mort. Soit il allait me prendre pour un cinglé, soit pour un idiot, soit pour une cible ou même les trois à la fois. Mon visage se dérida, comme si mon physique comme mon mental abandonnait encore une fois, attendant juste que la vague de moqueries et son lot de méchanceté passe.
#   Ven 4 Juil 2014 - 14:04

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Un silence suivit mes paroles.
Putain. Pourquoi je lui ai dit ça sérieux ?! J'ai permis à quelqu'un que je ne connais pas d'avoir des infos sur moi que je ne donnerai à personne. Enfin je croyais. Vous allez dire, "en quoi c'est important de savoir où t'habite, on s'en fout de ta life non ?" et auquel je répondrai que je n'ai aucun besoin de me justifier. Mais si un jour je fais une connerie, je serai là bas. Et j'aurai préféré que personne ne le sache, pour avoir personne aux fesses dans ce cas là.
Je soupire en constatant que la flamme rebelle danse toujours au bout de mes doigts. Ha ben voilà, un autre truc pour me pourrir la journée. Vraiment, je comprends pas, je suis là depuis un an déjà, je devrai pouvoir faire quelque chose avec ce pouvoir, non ? Surtout que je maîtrise l'invisibilité comme mes pieds -ouais non j'avoue c'est parce que j'ai presque pas essayé. Mais le feu me pose déjà assez de problèmes comme ça vous pensez pas ?! J'ai pas besoin d'un autre pouvoir qui déconne, MERCI.

Tu maîtrise le feu.. ? Ouai bon, d'accord, c'est pas la meilleure phrase d'accroche vu que c'est assez flagrant mais bon.. Je ne sais pas trop quoi dire. Je trouve ça joli.. C'est pas bizarre si je dis que je trouve tes flammes jolies hein ?

J'ouvre les yeux, complètement étonné, et me tourne vers Ethan. Heuuuuuu, ok ? Vous trouvez pas ça suspect vous comme réaction ?! Je sais pas, il y a deux minutes je cherchais à avoir une réaction de sa part, et là comme ça, il change complètement ! Enfin non, il disait déjà des trucs bizarre avant mais là... Son attitude a complètement changé, vraiment.
Il n'a plus l'air si vide. On le dirait perdu, aussi confus dans le regard que dans les paroles. Je cache un petit sourire. Hé bien hé bien... Il semblerait qu'il ne soit pas si insensible que ça, c'est intéressant. Je regarde à nouveau cette putain de flamme à la con ! avant de lui répondre doucereusement (on ne brusque pas les victimes, du moins pas au début. Je suis curieux de voir jusqu'à où il est émotif... Quoi attendez là, BUG ! Curieux ?! MOI ? Naaa, dois y avoir un problème...)

_ Tu trouves que j'ai l'air de maîtriser quelque chose là ?!

Haaa, mon sourire sadique m'avait manqué, vraiment. Et forcément, c'est à ce moment, pour le décrédibiliser, que la flamme s'éteint et que tu as l'air d'un parfait crétin. Oui, ma chance intersidérale a encore frappé...
Ethan semble lui fuir mon regard. Je suis si laid ? Ou alors au contraire... Je souris encore. Ce mec est vraiment plein de surprises...

Chicago hein.. Ah. Très jolie ville ! Enfin.. J'y suis allé. Enfin non. Je n'y suis pas allé mais...

Mon sourire s'efface un instant pour laisser place à un léger rictus qui disparaît aussitôt. Ouais, il réserve pas toujours que de bonnes surprises visiblement... Non mais je rêve, je suis limite en train de lui dire que je la déteste et lui il me sort quoi ? Que c'est une belle ville ?! Ha-ha-ha, laissez moi rire ! Quand on vit emprisonné dans une tour, loin de tout, loin du sol, qu'on se met à ruiner des vies sans aucune considération et qu'on se permet de rire devant l'infortune de ceux qu'on a détruit, ça ne fait pas une belle ville. Ça fait une ville pourrie jusqu'à la moelle, rongée comme du bois mort, creuse, vide et cruelle, qui vous prend tout avant de vous jeter.
Je serre les dents. C'est étrange. Normalement c'est à ce moment précis que je sens cette masse sombre au fond de moi se mouvoir, chercher à sortir. Pourquoi pas maintenant ? Pourquoi suis-je incapable de m'énerver, de ressentir cette haine ? Je respire profondément et lâche doucement la fumée de ma cigarette vers le ciel.
Je regardais l'espèce de cinglé-idiot-future victime soupirer et chercher dans le paysage une aide quelconque pour fuir mon regard. Dire qu'il y a deux minutes c'était l'inverse... Peut-être que c'est l'odeur de la drogue qui lui monte à la tête ? Avec les gens innocents comme ça, c'est pas impossible !

_ Si tu n'y es pas allé, alors n'y va jamais. Ha et c'est pas un conseil, c'est un ordre.

Je suis pas assez gentil et complaisant pour donner un conseil, pour ça demandez à n'importe qui d'autre, n'importe quel idiot vous en servira plein. Je suis d'ailleurs pratiquement persuadé que donner un conseil incite à faire le contraire, alors qu'un ordre intime un peu plus de prudence.
Pourtant je suis sérieux, quiconque met les pieds dans cette ville, surtout si il vient de Terrae, s'expose à une mort lente et agonisante sous les rires sadiques des puissants. Je me demande -si j'étais resté plus longtemps- si je serai devenu comme mon père... Peut-être que je les aurais torturé moi même, qui sait ! C'est même certain.
Mon regard se perd un instant aussi à l'horizon avant que ce frisson désagréable qui marque le signe de la haine qui s'éveille en moi ne me ramène à la réalité. Un nouveau sourire germe. Ouais, peut-être que j'aurai été comme ça. Et assurément, j'aurai adoré. Mais pour le moment je suis avec un étrange garçon qui arrive à m'intriguer assez pour que je ne le frappe pas -et qui a l'air perturbé par ma présence. Fait exceptionnel je précise (le premier, pas le second qui est en soit plutôt banale si on considère que je suis un Dieu~).
J'écrase ma cigarette contre le rebord de la fenêtre.

_ Ha, et si t'es même pas foutu de te rappeler les endroits où tu es allé, je suppose que tu n'as aucune raison de te trouver dans cette pièce et de ruiner mon magnifique plan non plus n'est ce pas ?

Ouais parce que mine de rien, c'était une super idée, celle que j'avais. Je suis un peu dégoutté qu'elle ait été réduite à néant par un abruti qui visiblement se trouvait ici par hasard. Enfin, je crois que je suis dégoûté. Parce que là j'ai surtout l'impression d'être calme...
#   Ven 4 Juil 2014 - 18:39

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Je ne put réprimer le sourire bête qui ornait désormais mon visage. C'était idiot, et je savais cela passager, mais j'étais bien à parler avec lui. Tellement inattendu que je n'avais aucune idée sur la manière d'y faire face. Lui dire qu'il me fait sourire et me provoque des sensations depuis longtemps oublier serait surement ce qu'il y a de plus bizarre à sortir à quelqu'un. Enfin je pense. J'avoue n'avoir aucune notion de ça. Et puis pourquoi suis-je en train de débattre là dessus. Pourquoi avec lui en particulier. Je ne l'avais pas vu nu à ce que je sache. Je me demande s'il est musc-... Non ! Arrêtes ! Mais qu'est ce qu'il me prend.
Mes joues virèrent au rose marqué. Un bruit de cendre écrasé me ramena à la réalité, me laissant perplexe quand à la phrase qui suivait.

- Ha, et si t'es même pas foutu de te rappeler les endroits où tu es allé, je suppose que tu n'as aucune raison de te trouver dans cette pièce et de ruiner mon magnifique plan non plus n'est ce pas ?

Avait-il envie que je m'en aille ou.. Non, décidément je ne comprend vraiment rien à rien. Et puis je... Je n'avais pas vraiment envie de partir. Ces moments là étant tellement rare dans mon quotidien, pour ne pas dire inexistant. J'avais envie de profiter. De me sentir "normal" pour une fois.

- Tu aurais put le continuer. J'allais pas tout rapporter à le ou la directrice.

J'osais sourire timidement avant de retourner ma tête vers l'extérieur. Instinctivement, je me mis à me mordre la lèvre, comme pour susciter une douleur pour me ramener à la réalité. Je brisais toutes les règles que je mettais instauré. C'est à cause des autres que je suis là. Pourquoi est-ce que je me remettais en danger...
- Pourquoi es-tu ici toi... ? Enfin, je veux dire dans cet institut. Non, oublies, ça ne me regardes pas. Je...
De quoi je me mêlais ? Mais pourquoi est-ce que je m'intéressais subitement aux autres. Je ne suis pas comme ça ! Je suis vide. Je suis mort. Je n'ai pas d'accroche. Je ne dois pas leur donner ce plaisir. Ils vont recommencer. Je ne suis pas comme eux. Je suis inférieur. Je ne mérite pas cette conversation.
Peu à peu, ma tête s'abaissa tandis que mes traits se refigèrent dans leur torpeur vide d'émotion.

- Tu veux que je parte ?
#   Lun 7 Juil 2014 - 19:31

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Je me délectais de son hésitation, mêlée à l'indifférence que je voyais des ses yeux. Peut-être y avait-il un peu de surprise aussi, allez savoir. Et l'air qu'il avait de ne pas le comprendre lui même était aussi très jouissif. C'était comme si la personne qui était entrée, celle qui me disait en avoir marre des utopistes était devenue timide d'un coup sans que l'n sache vraiment pourquoi.
Quoi, qu'est ce qui va encore pas ?! Ha, vous êtes étonnés que je m'intéresse à quelqu'un... En même temps c'est pas comme si il m'intéressait aussi, vous voyez tout de travers -ce qui prouve que vous êtes des nuls de la life, suicidez vous. Je ne m'occupe pas des autres, mais j'aime être responsable chez eux d'une réaction particulière, surtout quand elle est mauvaise. Genre Camus, dès qu'il me voit, son regard devient agressif et envoie des éclairs aux quatre kilomètres à la ronde. Mitsuki pareil. Au début, Sergueï se raidissait et prenait sa tête de mec froid (je crois pouvoir dire que c'est fini maintenant... Putain mais qu'est ce qui m'a pris de -bref, on va pas repartir sur ce débat, c'est mauvais pour mes nerfs).
Hé bien là pareil : vide + x = timidité excessive. Il va sans dire que la différence évidente entre le couloir et cette pièce, c'est moi (quoi comment ça la drogue ? Peuh, j'ai largement plus d'effet qu'une drogue bande d'ignares serviles et crétins !)

Tu aurais put le continuer. J'allais pas tout rapporter à le ou la directrice.

Ben oui bien sur, et casser tout l'effet de surprise ! Le but est que personne ne me voit en train de faire mes conneries, parce que ça a bien plus la classe quand on sait que c'est moi sans me voir faire~ N'est ce pas Camus ? Je me demande si la coloration a fini par partir, avec le temps... Je demanderai à mes informateurs tiens ! Ça lui allait si mal, le vert... Vraiment, c'était exquis !
Je hausse les épaules à la mention de notre chère et bien aimée directrice. Ha ha. Si j'avais peur qu'elle me reproche quelque chose j'aurai été plus prudent. Mais bon, avec le nombres de conneries que j'ai enfilé sans être convoqué pour autre chose que pour mon initiation, je risque pas grand chose...
Sans que je réussisse à comprendre pourquoi, je le vois sourire très discrètement, ce qui me rend encore plus curieux. C'est drôle, j'ai envie de le pousser à bout, pour voir ce que ça donne ! Cruel moi ? Nooooon, dites vous que c'est pour éveiller sa personnalité ! Parce que je me soucis des autres, c'est bien connu !

Pourquoi es-tu ici toi... ? Enfin, je veux dire dans cet institut. Non, oublies, ça ne me regardes pas. Je...

Je souffle, un peu agacé, et appuie mon coude sur le rebord de la fenêtre pour me maintenir la tête. Pour mieux le regarder, ok j'avoue. Non mais attendez, pourquoi je ferait ça, il vient de me poser une question pour laquelle je pourrais l'étrangler sur place ?!
Je serre les dents. Ouais d'ailleurs il mériterait une baffe. Oui, c'est personnel, non ça le regarde pas, il peut toujours crever pour savoir, j'ai aucune intention de lui dire. AUCUNE. Ça signifierait sa décapitation immédiate dans le meilleurs des cas, ou la torture atroce dans le pire. Ça... Ce n'est pas le genre de choses qu'on raconte. Même ma sœur a mis trois mois à me le faire dire, et encore, je lui ai juste tout balancé à la gueule avant de manquer de perdre la tête, ça a rien eu de reposant.
Je le vois encore hésiter, mais ses réactions commencent presque à m'énerver. On est pas là pour faire connaissance que je sache. D'ailleurs pourquoi il est là au juste ?! On peut savoir pourquoi je le tolère ?!? WOW, Y'A ENCORE QUELQU'UN LA HAUT ?!

Tu veux que je parte ?

Je soupire et passe une main dans mes cheveux. Putain ce gosse est désespérant. Vraiment. Un coup il ignore purement et simplement la question pour m'en poser une autre HS, et l'autre coup il me demande si je dois le virer. Complètement désemparant je vous jure... Si je voulais, ça ferait longtemps qu'il serait plus l- Attendez ? Non, oubliez ce que je viens de dire, ça ne peut pas être logique.
Je plante mes yeux gris dans les siens.

_ T'es sacrément chiant, tu le sais ça ? Oui, je veux que tu te barres. Mais c'est pas la question, la question c'est toi, est ce que tu veux partir ? Si non, alors tu restes là à me faire chier.

...
BUG DU SYSTÈME CÉRÉBRALE.
Waiiiit, qu'est ce que je viens de dire là au juste ?! Je viens de conseiller un mec à m'énerver ?! Oui en même temps ça me donnera peut-être la force de le virer... Mais depuis quand j'ai même plus la force de faire ça moi même ? Putain je me désespère avec ce gosse... Non, c'est LUI qui me désespère ! Breeeef, faites pas chier !
Je tourne la tête, énervé contre moi même, pour regarder le paysage. Non mais c'est vrai quoi...

_ Je supporte pas les mecs qui laisse leur vie être dictée par les autres. Et aussi ceux qui posent des questions indiscrètes.

Pourquoi je me justifie au juste ? Oui, je déteste ces mecs, parce que j'ai été pareil. Je les ai laissé faire ce qu'ils voulaient avec moi, je les ai laissé me ridiculiser, l'humilier, me faire mal. Plus jamais. Je ne veux plus jamais que ça se répète. Je donnerai ma vie pour ça.
#   Ven 1 Aoû 2014 - 20:24

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Ma tête se baissa d'elle-même. Je n'avais pas envie de me battre, pas avec lui. Ni même avec n'importe qui d'autre. Mais... Vraiment pas avec lui. Mes épaules s'affaissèrent, mes muscles se détendirent. Pour un peu, un idiot aurait pensé que je me dégonflais. Mais non, mon corps adoptait juste sa forme initiale, celle ou l'assurance n'existe pas, celle faite pour ne susciter aucun intérêt. Celle pour se fondre dans la masse. Pourtant, une part de moi semblait me crier de réagir, de faire quelque chose. Mais tout le reste de mon âme s'évertuait à la faire taire. Comme pour imaginer le combat qui se passait en moi, mes mains s'étaient mise à se serrer, comme si l'une essayait de prendre le dessus. D'un seul coup, sans même que je n'arrive à comprendre, ma main gauche coinça la droite sur le bord de la fenêtre, provoquant une grimace sur mon visage. Les secondes défilèrent à toute vitesse tandis que mon tête se dirigeait dangereusement vers le côté.
Un petit bruit de claquement d'air se fit. Une sensation chaude se déversa dans mes lèvres tandis que mon souffle s'était éteint. Ouvrant mes yeux, je vis l’œil surpris et surement énervé de Michigan. Mes lèvres étaient posées sur sa joue et y avaient déposées un tout petit baiser. Un effleurement d'une micro-seconde qui pourtant m'avait paru durer une éternité.
Aussitôt, mon corps tout entier entra en alerte et me fit fuir la scène par instinct. J'avais détaller en si peu de temps que Michigan ne devait même pas avoir entendu la fin de mes excuses. De toute manière, je ne pense même pas qu'ils les a écoutées. Pourquoi avais-je fais ça. Pourquoi à lui. A quelqu'un que je ne connais même pas ?! Je n'ai jamais put regarder quelqu'un en face sans avoir envie de hurler et là. Je venais d'embrasser la joue d'un parfait inconnu. Et d'un homme !
Les pensées embrumées et les joues rouges d'une honte nouvelle, je m'étais faufilé à une vitesse ahurissante parmi les élèves, sans que pour autant quelqu'un ne fasse attention à moi. D'habitude, j'aurais apprécié. Mais aujourd'hui... J'aurais rêvé que quelqu'un me retienne et me demande ce qu'il y a.. Quelqu'un. Ou qu'il me rattra-... Oubliez.
 

Quand tu essayes de travailler et que tu te retrouves à dealer de la drogue. Cool...

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