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Pourquoi perdre ses racines ? (Halley ? )
##   Lun 2 Juin 2014 - 1:06
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Le regard terne de la jeune fille suit l’ombre de la femme. Elle lui a dit de la suivre, elle ne pose pas de question. La nouvelle a gommé tous ses rêves tous ses espoirs pour la laisser devant un vide. Non. La nuance était subtile, mais elle n’était pas devant un vide. Elle était vide. Une ombre oubliée sur le bas-côté de la vie.

Un "pourquoi" raisonne dans ma tête. Il peuple toutes mes pensées sans que je ne sache y donner de suite. Pourquoi quoi ? Tout est si obscur. Je suis cette femme que je ne connais pas, et cela ne me semble pas plus absurde que de respirer. Pourquoi ?

Elle parle. Je ne l’écoute pas. Parlons-nous seulement la même langue. Je l’entends, mais ses mots glissent sur moi sans qu’ils m’accrochent. Mon esprit se délite. Ma conscience s'est voilée, simple spectatrice je ne vois pas l'importance qu'il y a agir. Je me laisse porter par les événement, comme une feuille sur le marigot, attendant la saison sèche pour accoster.

Seule dans cette grande ville où le goudron a remplacé notre mère la Terre, je ne suis qu’une souillure de plus entre ces murs gris. Elle m’a donné une chemise, trop grande pour moi. Ses motifs colorés des dessins d'un pagne Awoulaba. Les blancs ne connaissent pas sa signification. Sinon, elle ne me ferait pas porter celui-ci qui chez nous signifie "reine de beauté."

Je ne comprends pas. Et je m’en moque. Elle me l’a enfilée, et je n’ai pas réagi. Je n’en ai pas eu le besoin. J’y suis indifférente. Elle dit que c’est mieux dans une ville de ne pas porter seulement un pagne. Que ça ne se fait pas. Pourquoi ? La question traverse mon néant, et mes lèvres paresseuses ne voient aucun intérêt à la formuler.

L'aéroport est tout blanc. Il me met mal à l'aise. Il semble grouillant de vie et aseptisé à la fois. On demande les papiers à nombreux de mes frères. Moi accompagnée de la blanche on me laisse tout passer. Une part de moi trop infime pour sortir, trop enfouie, trop perdue pour sortir demande : Pourquoi ?

Je regarde par la fenêtre de l’avions. Sans comprendre que je quitte mon pays, sans réaliser que je quitte mes racines, ma vie. Pourquoi ? Pourquoi je ne me sens déjà plus vivante. Pourquoi je ne réagis pas ? Je devrais avoir peur, une infime partie de moi en a conscience. Les hommes ne sont pas faits pour voler.

Lorsque l’enfant univers rêva les premiers hommes, il les rêva avec des ailes. Ils étaient beaux avec leurs grandes ailes blanches… Mais avec leurs ailes il leur donna la liberté. Trop de liberté.

Les premiers hommes n’avaient pas assez de vécu, pas assez de conscience pour user de ce don.  Ils manquaient de sagesse, mais pas de curiosité, alors ils volèrent, toujours plus haut, toujours plus loin. S’épuisant jusqu’à en mourir. Certains mirent au point des stratégies avisées, volant à plusieurs, se portant les uns les autres.

Seulement l’enfant univers n’avait pas rêvé assez loin ! Alors il était obligé d’imaginer toujours plus, de créer. Pour dire la vérité il en avait marre. Alors il créa un couvercle de verre autour de la Terre. Cela ne suffit pas, les hommes se jetaient dessus comme des insectes sur un parebrise. Ils n’apprenaient pas de leurs erreurs.

L’enfant monde lassé de les voir se blesser inutilement leur retira leurs ailes. C’était plus simple… Pourtant il ne les retira pas à tous. Certains, les plus sages gardèrent leurs ailes. Si bien qu’aujourd’hui de nombreuses cultures vouent un culte aux anges ailés pour leur sagesse et leur beauté. Les hommes ont oublié, que c’est leur bêtise qui leur a coupé leurs ailes.

Sont-ils assez sages pour le faire aujourd'hui ?

L'avion se pose, elle recherche en elle une trace de soulagement. Elle ne trouve rien que le vide. Elle se laisse guider par les gens. Sans savoir où elle va. Elle dérive. On l'attrape par la manche. On l'emmène dans un taxi. Elle se laisse faire. La femme qui la conduit ne dit pas un mot du trajet. Elle l'abandonne devant un grand portail terne entrouvert.

Elle n'ose pourtant pas entrer. Non. En fait, il n'y a plus personne pour la porter. N'ayant plus de raison d'avancer elle reste là.


##   Sam 7 Juin 2014 - 22:15

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Il fait beau et bon aujourd'hui. Tout cela me mets de plutôt bonne humeur. Je tombe alors nez à nez avec une pile de copies posé bien gentiment sur la table de mon bureau...Cela doit faire un petit moment déjà...Je souffle, laissant ma joie retomber pour me pencher un peu sur ses feuilles blanches gribouillées par de frêles mains de Terraens de tous âges et plus ou moins passionnés.
J'hésite un peu et je reste plantée là, debout, juste au-dessus de ce paquet qui me semble interminable. Le truc c'est que cela fait un certain temps que j'ai fait faire ce devoir déjà. Moi qui suis du genre si sévère et intransigeante avec mes élèves, je ferais bien d'appliquer cette règle à moi-même.

J'ouvre la porte de chez moi, sous ce si beau soleil et ce ciel bleu qui m'implorent presque de profiter d'eux en faisant un brin de bronzette au parc tout en lisant un bon bouquin ou en me distrayant à la piscine...je balaye ces idées d'un coup de revers de main. Je sens bien le poids de la sacoche sur mon épaule. Ce n'est pas toujours bien drôle d'être prof en fait.

Je fais une grimace en passant non loin de la baraque d'Aaron, je ne sais pas si il me voit ou pas, mais je m'en fiche. Je ne peux m'empêcher de faire quelque chose du style de toute manière quand je passe près de chez lui. J'hésite ensuite à entrer dans l'école, pour aller dans le bureau d'Hide pour passer faire un petit coucou, lui faire un bisou et de lui demander comment ça va avec son gosse. Mais il y a toujours cette sacoche pour me rappeler à l'ordre. Quelque part c'était ma faute, j'aurais du le faire lorsqu'il faisait moins beau.

Je passe devant le portail d'entrée de Terrae. Passage obligé pour tous les nouveaux, je suis moi-même passée par là il y un petit bout de temps maintenant. Je souris, presque nostalgique en pensant à mes débuts. Le portail est entrouvert. Bizarre, en général il est fermé...Je m'approche pour le fermer, mais je remarque alors la demoiselle qui se trouve juste derrière. Elle ne semble pas vouloir bouger, comme plantée là. Je passe la porte et l'observe un peu plus. Elle est plutôt bien bâtie, elle a l'air sportive. Ses longs cheveux sombres tombent sur ses épaules de manière indisciplinée. Elle a un regard presque noir qui me semble sauvage. Et surtout elle porte de drôles de vêtements, un pagne avec une chemise bien trop grande pour elle qui semble la couvrir. Drôle de mélange. De plus tout cela est plutôt coloré. Pas que je n'aime pas au contraire ! Mais là c'est vraiment bizarre.
Une africaine ? Possible. Il n'y en a pas vraiment beaucoup ici...Il faut dire que des indiens d'amérique non plus...D'ailleurs je pense que l'on peut facilement deviner mes origines avec mes vêtements de la journée. Je porte un petit top rouge moulant plutôt passe partout avec une petite jupe indienne en fausse peau à franges et une bande de motifs. Au pieds je me suis contentée de sandales, donc pour une fois je suis à plat. Je suis presque à la même hauteur que la demoiselle.
Je croise son regard. Sûr qu'elle a ressenti le vide. Je me demande qui a bien pu l'amener ici. Elle ne semble pas être là depuis longtemps. Je décide d'aller la voir avec plus de douceur qu'à mon habitude. Je suis un peu trop rentre-dedans et là je pensais plus l'effrayer qu'autre chose en agissant de cette manière.

Je m'approchai de la demoiselle doucement et je commençai à lui parler doucement :


Bonjour. Je m'appelle Haley. Je viens d'ici. Je t'invite à rentrer dans ta nouvelle maison. Il suffit pour cela de passer le portail.

J'avais fait des gestes tout en parlant. Je lui tendis la main pour qu'elle la prenne. Ma sacoche bougea alors un peu et sur un côté apparut alors la petite tête de celle qui était presque toujours avec moi. Nakoma, ma poupée indienne vivante était bien trop curieuse pour rester planqué là-dedans plus longtemps. Elle fixa à son tour la petite nouvelle qui lui faisait face...



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Dernière édition par Haley Lindley le Lun 9 Juin 2014 - 12:02, édité 1 fois
##   Dim 8 Juin 2014 - 23:24
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Elle est là derrière les portes grises. Elle est là et ne l’est pas réellement. Où est-elle ? Elle s’effondre dans le vide de son cœur. Elle se noie dans les ténèbres, elle n’a plus la force d’essayer de surnager. Elle ne cherche plus à ses débattre. Elle se sent emporté, dépossédée de ce qu’elle a. De ce qu’elle est. Elle n’est plus maitresse de son destin, comme quand les mains impies parcouraient sa peau, comme quand son corps était prisonnier entre les mains de ces hommes.

Sauf qu’elle sait aujourd’hui que plus jamais ça n’ira bien. Elle sait aujourd’hui que le temps n’arrangera rien. Ses yeux autre fois de la couleur de la lune  sont vides. Ces yeux autres fois lumineux se sont éteints. Elle n’est plus qu’Afya l’ombre.

Ombre du passé sans avenir. Ils ne lui ont pas volé que sa virginité. Ils lui ont volé son avenir. Elle espérait vieillir au côté de sa sœur. Elle espérait tomber amoureuse. Elle espérait qu’un jour elle aurait de l’argent, tout en sachant qu’elle était déjà pleinement heureuse. Saviez-vous que quatre-vingt pour cent des médicaments contre le SIDA se trouvent  dans l’hémisphère nord alors que quatre-vingt pour cent des malades se trouvent dans l’hémisphère sud ? Saviez-vous qu’en absence de moyen budgétaire suffisant on a donné aux peuples d’Afrique une simple bithérapie, qui si elle rallonge l’espérance de vie de quelques années à l’échelle individuelle, rend la population de virus résistante, condamnant plus sûrement le peuple africain que si certaines ONG s’étaient abstenues. L’enfer est pavé de bonnes intentions.

Et moi, je sais que je suis condamnée. L’annonce me condamne. Je sais que chez les blancs on peut guérir. Je sais que les noirs ne peuvent que mourir. Combien de gens au village sont déjà partis emporté par les démons attirés par cette maladie ? Trop.  Alors je n’envisage pas la possibilité de survivre.

Mon cœur pleure mes années perdues alors que je sais que je devrais me réjouir de celles qui me sont encore offertes.

Une femme apparait. Elle est vêtue bizarrement. Pas comme une blanche, je veux dire. Elle n’est pas vêtue comme une noire. Je regarde incrédule. As-t-on jamais vu de telles nippes dirait ma mère. Je les jugerais juste extravagantes. Mais je m’en fiche. Elle me parle, et je sens qu’elle attend quelque chose de moi. Je ne comprends pas ce qu’elle dit. Elle me fait signe d’entrer.

Moi qui hésitais, la laisse prendre la décision pour moi.

« Je ne vous comprend pas. »


Puis je réfléchis. Elle ne doit me comprendre non plus. Alors je cherche, ce que je dis aux blancs pour leur dire que je ne les comprends pas.

« I don’t understand. »


Soudain une petite chose sort de son sac. Mon apathie disparait presque. Je fais un bond en arrière, terrifiée. Les contes disaient donc vrai.

« Attention ! Un enfant démon ! »


##   Lun 9 Juin 2014 - 12:33

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Je suis intriguée par cette jeune fille. Malgré son desespoir je la trouve belle. Heureusement pour moi que tout le monde ne l'est pas autant qu'elle ! C'est que j'aurais du souci à me faire pour ma réputation moi ! Machinalement je tire un peu sur l'une de mes mèches de cheveux ondulés. Le vide qui semble être en elle semble être bien plus profond que tout ce que j'ai pu voir alors. Et pourta nt des enfants qui ont ressenti le vide j'en ai vu...

J'essaye de lui parler doucement, comme je le fais dans ce genre de situations, mais ce qui n'arrive pas forcément dans ma vie quotidienne. Elle a l'air assez perdue comme ça, ,je n'allais pas l'effrayer en plus. La pauvre. Même si sur le moment elle ne dit rien, j'ai l'impression qu'elle semble se réveiller à mes mots. Elle me réponds qu'elle ne me comprends pas. Puis me le redis une nouvelle fois, mais ses lèvres bougent différemment. La première fois je n'aurais pas su dire dans quelle langue elle parlait mais la deuxième fois j'étais sûre que c'était en anglais. C'était également ma langue, même si le français était également la mienne. Je restais quebecoise de naissance. Et puis il y avait bien sûr le patois que l'on parlait entre nous, entre indiens, enfin entre hurons, chaque clan à son langage.

Je sais très bien que si je comprends ce qu'elle me dit c'est grâce à la puce. Mais elle, elle ne semble pas l'avoir encore reçue. Je me demande bien qui l'a amener ici et a oublié de lui donner une puce. La pauvre, comment réussirait-elle à comprendre ce qu'on lui raconte sans ? Le plus étrange c'est que j'ai parlé en anglais, mais qu'elle n'est pas compris ce que je lui disais, bien qu'elle est finit par me répondre en anglais. Peut-être s'agit-il comme beaucoup de personnes, d'une phrase toute faites qu'elle connaît par cœur ?

Alors que je réfléchissais comment je pourrais bien faire pour me faire comprendre et l'amener à entrer. Où pourrais-je trouver des puces électroniques ?
C'est le moment que choisi Nako, qui ne me quitte presque jamais, pour sortir sa tête de la sacoche. Ce qu'elle peut être curieuse ! Elle ne parle pas, mais souvent elle a le don d'attendrir les gens ou du moins de les comprendre bien mieux que quiconque.

Mais là la réaction est différente. Elle recula, terrifiée et crie de faire attention à l'enfant-démon. Si Nako ne parle pas, elle comprends cependant très bien. Elle me fixe avec de grands yeux surpris. Moi je souris. C'était bien la première qu'ils nous arrivaient une telle chose ! J'entreprends alors d'ouvrir ma sacoche en entier, laissant tomber le rabat vers moi. Je prends alors la marionnette vivante dans mes mains et caresse la drôle de chevelure verte en fils de Nako. C'est alors que j'aperçois dans une petite poche de la sacoche, quelque chose qui me renvoi un éclat brillant. Je fronce un peu les sourcils, en fouillant mon sac d'une main. Je sors alors d'une main victorieuse le sujet de ma recherche. Une puce électronique ! Je ne savais même pas que j'avais ça là !

Bon...maintenant je fais comment pour lui mettre si elle a les pétoches devant Nako ? Je ne sais pas trop comment réagir pour lui montrer qu'elle n'a rien à craindre et que cette puce lui permettra de me comprendre...Je finis par m'assoir sur les genoux, déposant Nako devant moi. Je lui souris. Nako nous fait une petite danse, puis je lui serre sa petite main en souriant. Nako se mets alors à faire un peu n'importe quoi pour essayer de détendre l'atmosphère, et finit par se poser tout contre ma cuisse et me faire un câlin.
Relevant enfin mes yeux de la marionnette, je tends la main vers la nouvelle venue avec la puce traductrice dedans. Et la regardant je lui dis avec douceur en lui faisant signe de s'approcher:


Viens nous voir. N'ai crainte. Nous te voulons du bien. Prends cette puce et tu comprendras tout. Approche.

Je sais bien qu'elle ne comprends pas, mais les intentions et les sonorités peuvent lui être familières et peut-être arrivera-t-elle à comprendre ? Je sens cela risque d'être un travail de longue haleine. Mais je ne suis pas du genre à baisser rapidement les bras. Une fois qu'elle aura la puce et qu'elle pourra me comprendre, j'espérais que cela irait mieux...



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##   Mar 10 Juin 2014 - 0:06
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L’enfant démon me dévisage. Je recule terrifiée. Je connais la magie ancestrale, celle dont les anciens nous racontent la grandeur et… L’ignominie. Il est dit qu’en des temps très anciens vivait un puissant marabout. Il était le descendant direct de l’amour entre l’enfant univers et une femme. Il était connu pour être beau comme le soleil, et doux comme la lune. Les femmes venaient de loin pour quémander ses faveurs… Mais il les repoussait une à une…

Jusqu’au jour où dans l’ombre d’un manguier il l’avait aperçue. Sa peau était claire comme la lune, ses yeux transparents comme l’eau de roche. Il fut captivé par tant de beauté. Prisonnier de la vision de la jeune femme, il s’élança à sa poursuite. Qui était-elle ? quand ses doigts effleurèrent la peau de la jeune fille, elle se donna à lui, comme si leur rencontre avait été écrite, comme s’ils n’avaient tout deux vécu pour cet instant précis.

Leurs corps vibrèrent d’un accord parfait. Ils s’endormirent dans les bras l’un de l’autre. Lorsque l’homme se réveilla, la femme fantôme avait disparue. Longtemps il la chercha. Sans jamais la trouver, un soir qu’il se morfondait près d’une oasis, la jeune femme fendit les flots, naissant à l’endroit où la lune se reflétait. Un sourire comblé apparaissait sur ses lèvres, et une douce courbe poussait son ventre.

Elle se présenta comme l’esprit de la lune. Ensemble ils attendirent l’heureux évènement. Une nuit sans lune naquit l’enfant. Mort-né. La peau glabre du petit être dans lequel le souffle de vie n’avait pas été insufflée. La femme hurla. La lune ne peut enfanter. L’espoir avait pourtant fait vibrer son cœur pendant neuf lunes. Son amant, l’avez-vous oublié, était un puissant marabout.

L’enchanteur appela à lui la plus obscure des magies. Il enchanta les démons et bientôt l’enfant à la peau marmoréenne s’éveilla contre le cœur de sa mère… Qu’il dévora. Ainsi que son père le marabout. Et ainsi chaque nuit sans lune l'enfant se nourrit des coeurs purs des amoureux.


La jeune femme terrifiée fixait l’enfant démon et la femme qui devait être tout aussi souillée qu’elle au vu des démonstrations d’affection qu’elle lui portait. L’enfant semblait jouer autour de la femme aux parures si spéciales. Afya se souvint des paroles de sa mère « les serpents les plus colorés sont les plus venimeux. » Elle frissonna. Acculée qu’elle était au portail qu’elle venait de franchir.

Une chape de résignation tomba sur elle. Cruelle et profonde. Quitte à mourir, au moins la mort que lui promettait l’enfant démon et la femme ensorcelée serait courte. Peut-être douloureuse, mais courte. Elle tendit donc une main dont les tremblements avaient disparus vers l’objet que tenait la blanche.

HRP : désolée c'est pas relu, mon ordi a planté alors que je venais de finir mon premier jet... Donc j'ai tout réécrit en pestant et j'ai pas le courage de relire une troisième fois.



##   Dim 29 Juin 2014 - 14:01

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J'espérais que la jeune fille allait venir prendre la puce dans ma main, car sinon cela serait bien compliquée de me faire comprendre. J'espérais que sa terreur pour Nako allait également disparaître. Quelle idée d'avoir aussi peur ! Bon en même temps il est vrai que j'y suis habituée, cela fait longtemps que je vis avec. Même si j'avoue qu'au tout début c'était plutôt effrayant...

La main tendue vers la nouvelle, elle contient la puce électronique qui lui permettra de nous comprendre. Elle semble hésiter longuement...Elle finit tout de même par s'approcher comme pour une dernière résolution. Elle prend la puce dans sa puce. Je décide alors d'utiliser un peu mon pouvoir de marionnettiste pour l'aider à installer la puce et nous aider à avancer. Je me concentre sur la main de la demoiselle. Sans forcer, de manière à ce qu'elle ne se rende compte de rien, je fais revenir sa main vers elle et poser la puce électronique dans la poche de sa chemise.
J'arrête mon pouvoir, soulagée. Reprenant une voix douce je prends une nouvelle fois la parole, en sachant pertinemment, que cette fois-ci elle me comprendra. La puce fera la traduction.


Bonjour à toi. Je m'appelle Haley et voici ma marionnette Nako. Je suis là pour t'aider. Si tu me comprends à présent, c'est grâce à la puce que je t'ai donné. Grâce à la technologie qu'elle contient, elle permet à tous ceux qui la possèdent de comprendre toutes les langues.

Si je ne connais pas ton passé, je sais que tu as ressenti ce vide en toi...Tu sais moi aussi je l'ai ressenti...Et puis tout comme toi, on m'a emmené ici. Avec des gens comme moi. Ici, toutes les personnes présentes ont ressenti ce vide. Cela leur confère quelque chose de très spécial...

Je te propose de rentrer dans cet endroit qu'on appelle Terrae. Ici, tu seras en sécurité. Personne ne te feras de mal. Peut-être puis-je t'offrir un peu d'eau ou quelque chose à manger après le long voyage que tu as dû faire ? Et si tu as des questions n'hésite pas à me les poser.


J'avais parlé longtemps. J'espérais pas trop. Mais il fallait que je lui explique. D'autant plus qu'elle avait l'air d'être facilement effrayée. [/i]



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##   Mar 1 Juil 2014 - 23:46
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La peur, ce n’est pas si terrible quand au fond de soi on est déjà morte. Les regrets seuls demeurent au moment où elle se décide à offrir son cœur à l’être des ténèbres. Regrets de ne pas avoir été plus forte. Regret de ne pas avoir été un homme. De ne jamais avoir été capable de se défendre seule. De n’avoir été qu’une victime parmi tant d’autres. De ne pas avoir été maitresse de son destin. De laisser sa sœur. De trahir la vie qu’on lui avait offerte. Le dégout submergea la jeune femme. Le renoncement aussi.

La rousse me glisse quelque chose dans la main. Je regarde l’objet incrédule. Je n’en ai jamais possédé un de la sorte. Je n’en ai ni les moyens, ni le besoin. Une carte SIM. Je la regarde interloquée ; je n’ai pas de téléphone que veut elle que je fasse de ça ? Je lève les yeux vers la jeune femme sans réaliser. Je ne comprends pas ce qui s’est passé. La carte n’est plus dans ma main. Je relève mon regard vers elle.

J’essaie d’assimiler, elle s’appelle Hadley, et l’enfant démoniaque est une marionnette. Je me demande si je dois la croire. En même temps je n’ai rien à perdre. Il y a un instant je me suis résigné à lui donner ma vie. Pour ce qu’elle vaut encore, cette vieille nippe est la dernière de mes possessions… Même s’il me faut être réaliste. Ma vie n’est plus mienne, elle m’a été dérobée il y a quelques lunes de cela. Je ne la maitriserais jamais plus totalement.

Elle me décrit. Vide. Ce n’est pas ce que je ressens, mais ce que je suis. Elle dit qu’ils sont tous comme moi et je la crois. Je trouve ça infiniment triste. Personne ne devrait jamais être comme moi. Tout le monde devrait avoir un avenir. Ou au moins pouvoir espérer en avoir un quelque part un jour. Eventuellement. La peine la submerge et elle l’oublie. La douleur elle l’ensevelit sous une tonne d’indifférence.

La femme lui dit de franchir le portail. Elle écoute. Pourquoi dirait-elle non. Elle a remis son destin entre les mains de cette femme feu-follet. Certes elle n’a rien à perdre, mais la femme inspire aussi la confiance… bien qu’elle sache d’expérience qu’il ne faut pas trop faire confiance aux blancs. Enfin, surtout aux blancs.

« Je vous remercie madame. Je me nomme Afya. Je n’ai pas faim, je vous remercie. La seule question que j’aurais à vous poser est : qu’attend-t-on de moi ? Quel travail devrais-je faire ? »


Le monde n’est pas beau. Si on l’invite ici, c’est qu’on doit avoir besoin de main d’œuvre. Elle veut savoir ce qu’elle doit faire. Elle ne dira pas non. On lui a permis de se soustraire au regard de sa sœur, ne pas avoir à lui parler.


##   Mer 2 Juil 2014 - 23:08

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Je me sentais soulagée...La jeune demoiselle s'était approchée puis avait pris la puce électronique. Tout allait aller un peu plus vite. Cela serait plus facile, même si je restais persuadée que j'allais devoir prendre des pincettes avec elle. Je tentais de créer un dialogue, un rapprochement. Après tout, n'avions-nous pas vécut exactement la même chose ? Bien sûr les circonstances étaient sans doute bien différentes, je ne me doutais pas à quelle point car je ne connaissais pas son histoire.
Il faut dire que même pour le vide, je n'avais pas été à plaindre. Si j'avais ressenti le vide cela ne s'était pas fait brusquement. Au contraire. C'était venu avec le temps. Une sorte de mal-être qui m'avait pris comme ça...Au début j'avais crû au stress ou à un problème d'alimentation, mais c'était bien plus que ça...

Le fait de se comprendre aide à faire avancer les choses. La nouvelle semble me faire confiance. Je souris. Elle me remercie et se présente. Elle s'appelle Afya. C'est drôlement joli. Elle refusa l'offre de nourriture et décide à la place de me poser une question. Elle me demande ce que l'on attends d'elle ; quel travail l'attend. Je souris à ces phrases si terre à terre. Je me demande de quelle élément elle peut bien être...Je la verrais bien Terre ou alors Eau. Sûre, elle a le caractère qui semble vraiment correspondre.

Je me lève et décide de faire un signe à Afya pour qu'elle rentre à l'intérieur de l'enceinte, ne sait-on jamais...


Viens avec moi Afya. Je vais t'expliquer tout ça.

Je m'avance un peu, puis je lui réponds en me tournant vers elle:

Nous n'attendons rien de toi. Juste que tu ailles mieux et que tu t'épanouisses parmi nous. La seule chose que tu devras faire c'est apprendre à revivre et à suivre les cours qui te seront donnés. Tu vas voir, tu vas découvrir plein de choses, tu vas beaucoup apprendre.
Je suis moi-même professeur d'astronomie.


La classe quand même ! Qui peut bien se vanter d'avoir le même taff que moi ? Pas grand monde en effet. Décidant de passer la seconde, je me tourne complètement vers elle cette fois-ci et toujours en souriant et d'une voix douce j'ajoute:

Est-ce que tu es prête à ce que je te fasse une grande révélation ? La raison qui fait que tu es là parmi nous ? La raison que tu ne connais pas encore et que tu ne soupçonnes sûrement pas ? Je veux bien tout te dire et te montrer, mais je veux d'abord être sûre que tu le veuilles bien. Il faut que tu sois prête.

Qui a dit que c'était facile d'accueillir les nouveaux à Terrae ? Cela l'est encore moins lorsqu'il faut tout leur dire et leur faire découvrir leur véritable force, leur véritable différence...Si elle est prête alors je pourrais lui montrer mes pouvoirs dans tous ce qu'ils ont de plus beaux...



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##   Ven 4 Juil 2014 - 19:18
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Croire à la générosité, à quoi bon ? L’homme n’est pas généreux, pour ce que l’on donne on attend toujours un retour. Elle se demande quel sera le poids du retour. Elle est prête à payer, quel qu’en fut le prix. On lui donne le droit de fuite, de ne pas affronter sa famille. On lui permet d’être lâche. C’est peut-être terrible de dire ça d’une âme pure comme la jeune fille, mais elle est incapable d’affronter le regard de sa sœur comme ça. La réalité la dévore.

Elle a réalisé, elle a accepté. Pourtant elle ne peut surmonter certaines épreuves. Elle ne se sent pas adulte qu’elle se sent déjà vieille, aux portes de la mort. Elle a grandi, elle a embelli et elle s’est fanée. Son âme est recroquevillée, sa conscience d’habitude si développée des autres semblent elle aussi repliée sur elle-même. Elle n’a plus d’espoir, elle ne ressent plus rien. Celle qui écoute et raconte est devenue sourde aux appels de son propre cœur. Elle regarde la femme qui lui fait face et ne ressent rien d’autre que du soulagement de pouvoir prendre la fuite. Elle attend le verdict.

Quand il tombe elle est étonnée. Pas choquée juste étonnée. Ce n’est pas normal. Elle ne croit pas en l’homme, elle pense qu’il y a anguille sous roche. Mais elle attendra. On lui demandera bien quelque chose un jour ce jour là elle règlera ses dettes. En attendant elle se contente de répondre :


« Je serais une élève assidue. »


Comme elle l’a toujours été. Elle comprend que les bâtiments seront son lieu d’étude et son lieu de vie. Elle comprend aussi qu’elle n’aurait plus à faire des dizaines de kilomètres pour se rendre en cours. Elle devrait se sentir heureuse. Pourtant rien ne semble pouvoir percer sa carapace. Elle sait que c’est bien, qu’elle devrait être heureuse mais les émotions ne l’atteignent plus.


« Puis-je vous demander ce qu’est l’astronomie ? »


Elle n’en est pas sûre. Elle ne sait pas exactement à quoi ce terme fait référence, elle connait les mathématiques, l’orthographe et la grammaire, l’anglais même si elle n’en a jamais un cours. Elle connait aussi la physique et la chimie, même si pour des raisons techniques elle ne peut pas suivre les cours pratiques. Les locaux où elle se rend ne sont pas équipés. Elle a posé la question car malgré tout, elle reste elle-même, une jeune fille qui a soif de connaissances.

La rousse commence à dire des choses bizarres. Finalement il y a bien une raison qui ait poussée les gens qui dirigent ce lieu à l’accueillir. Comme quoi tout n’est pas rose bonbon. C’en est peut-être même rassurant pour la jeune femme. Elle n’est pas là par simple charité. C’est. Mieux.


« Montrez-moi s’il vous plait. »



##   Dim 13 Juil 2014 - 18:09

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[Juste pour rectifier ce que tu as écrit, Haley n'est absolument pas rousse ^^' Juste châtains.]

Je viens bien que cette fille attend quelque chose. Elle attend comme si soudain j'allais lui faire une grande révélation, comme si elle se doutait qu'il y avait encore quelque chose que je ne lui avais pas dit. Ce n'est pas faux, elle ne sait pas tout, pas encore. Mais cela ne devrait pas vraiment tarder.
Je lui présente ma matière en tant que professeur. Cette matière m'est tellement familière depuis mon plus jeune âge que je suis même un peu étonnée de l'entendre me demander ce que c'est. Je me demande bien de quel coin elle vient. Vient-elle vraiment d'Afrique ? C'est ce que ses vêtements semblaient vouloir et pourtant j'ai un doute.

Quel africain de campagne ne connaît pas les étoiles ? Ce sont les plus grands maîtres dans cet art là. Si bien sûr les russes et les américains se sont lancés à l'assaut des planètes il y maintenant un petit bout de temps, seuls les vrais peuples connaissent le plus précieux du ciel empli d'étoiles. Ils savent lui donner vie, expliquer sa présence par milles contes et légendes.
Un jour j'avais rencontré un targis dans mon amérique. Nous avions discuté longuement. Et j'avais à ces côtés que nos lumières le troublaient. Il ne pouvait plus voir le doux éclat des étoiles, il n'avait plus aucun repère, il se perdait. Ses étoiles étaient son guide, car dans le sable chaud du Sahara on apprend à se mouvoir la nuit.
Je décidais de répondre de manière très simple à Afya:


C'est comme cela que l'on appelle l'étude des étoiles et des planètes.

Elle devrait connaître tout de même non ?

J'avais finit par lui demander si elle était prête à voir la raison qui l'avait poussé à arriver jusqu'ici.
Elle sembla se détendre un peu devant mes propos. Puis, elle me dit de lui montrer. Je souris de nouveau. Si elle était prête alors...


La vie n'est pas égale avec tout le monde. Elle nous a offert à nous tous qui sommes ici un précieux bien. Tellement précieux qu'il est difficile de le reconnaître tout seul.
Tu sais Afya, ce vide qui est en toi, c'est en quelque sorte pour que quelque chose le remplace.
Car ici aussi fou que cela puisse paraître nous avons des pouvoirs...chacun est affilié à un élément en fonction de son caractère. Il y a le tonnerre, l'air, le feu, l'eau et la terre. Ces pouvoirs sont influencés par un astre, le soleil ou la lune, ce qui confère un pouvoir différent en fonction du quel on est affilié.

Par exemple moi je suis affiliée au feu et à la lune. Cela me permet de contrôler le feu et d'être marionnettiste. Je peux ainsi contrôler les autres lorsque je le désire.
Regarde bien.


Je me reculais de quelques pas et créai deux petites boules de feu dans mes mains. Je me concentrais alors pour les faire voler dans l'air et je créai alors un mini-ballet où s'ajoutèrent bientôt deux autres boules un peu plus grosses. D'un mouvement de doigts je les fus exploser. Il y eu une petite détonation mais rien d'effrayant.
Je tournai ma tête vers Afya. J'espérais que cette petite démonstration lui avait plut et ne l'avait pas trop choquée.


Alors qu'en penses-tu ?



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##   Jeu 14 Aoû 2014 - 19:26
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[Hrp : ce post est maudit. Je ne peux pas taper plus d’un demi paragraphe sans que quelqu’un vienne me demander de faire quelque chose, du coup j’oubie ce que je voulais dire… ]

La jeune fille n’est pas bête, en fait elle aurait compris la périphrase « étude des planètes. » Seulement il n’y aucun mot traduisant « astronomie » dans sa langue. La puce lui avait donc dis le mot tel quel. Aurait-elle été européenne que tout eu été différent. Elle aurait pu décomposer le mot et y donner du sens, mais les langues latines ne lui ont jamais été enseignées. Elle ne les trouve même pas mélodieuses, enfin pour la plupart, les sons qu’elle entend quand les touristes passent semblent trop coulant, trop peux vivants. Ils ne parlent pas assez fort, leurs paroles semblent mortes.

L’enseignante lui explique alors elle comprend. Elle imagine que c’est la même chose que lorsqu’on lui a appris les « guides » qui lui permettent de se diriger dans le noir. Elle pense que son astronomie ça doit être un truc du style, un guide du ciel. Elle imagine même que l’on doit pouvoir calculer la vitesse et le mouvement des étoiles, un peu comme en physique quoi… Enfin elle suppose. En théorie elle sait que ça doit être possible, en pratique elle n’a jamais compris comment. Les longs calculs sont compliqués, et elle s’y perd facilement.

Les maths elle aime bien quand c’est du concret. Elle a toujours du mal quand on lui dit « tu vois l’univers tourne comme ça et pas autrement » sans lui donner de preuves. On marchait sur terre à cause de la force de gravité. Qui lui disait que c’était la force qui la maintenant à Terre ? Si faut elle y restait par amour. Après tout n’aimait-elle pas cette planète qui l’avait vue grandir ? Sans aucun doute. Alors pourquoi aurait-elle besoin de force là où l’amour suffisait ?

La vie n’était pas égale avec tout le monde. Commencer un discours ainsi à une enfant du tiers-monde c’était un peu comme lui dire que le ciel était bleu. C’était presque une banalité. Certains ont de la chance, d’autres non… La notion de désespoir n’était visiblement pas la même en chaque hémisphère. Les problèmes de tous les jours n’avaient pas la même saveur, mais les gens souffraient avec les mêmes mots.

L’enseignante lui parla du vide. L’enfant chercha quelque chose qu’elle ressente en elle-même qui pourrait porter ce nom. Elle ne trouva pas. Elle ne trouva rien, plus rien ne la remplissait, ni crainte ni joie pour le jour à venir. Elle prit conscience que c’était cette absence que la femme nommait vide. Cette apathie de l’existence qui la transformait peu à peu en poupée sans âme. Le vide que l’on ressentait quand on vous vole votre avenir. C’était donc cela. Le Vide.

Pour toute autre qu’Afya le « nous aurons des pouvoirs pour combler ce vide… » aurait sans doute entrainé à penser que la femme lui faisant face avait fumé quelque chose de pas net. Ou alors peut-être que Terrae était une secte. Pourtant la petite perle noire qui avait grandi dans une terre de mythes croyaient déjà à la magie. Les pouvoirs, elle en possédait déjà tellement ! Elle avait celui de faire naitre un sourire sur les lèvres d’Adiambo, de calmer les pleurs d’un enfant, de rendre la vie à un mort l’espace d’un instant en se souvenant de lui… Et parmi tous ces pouvoirs… Il y en avait un qu’elle maitrisait mieux que n’importe qui, c’était celui des mots… La magie existait déjà aux yeux de la jeune fille qui voulaient l’observer.

Elle ne comprit une fois de plus pas où voulait en venir la master, feu ? astre ? marionnettiste ? tout cela semblait avoir un lien dans la bouche d’Haley… Pourquoi n’y en avait-il aucun dans sa tête ? Elle comprenait les mots mais ne trouvait pas de liens entre eux. Aucune signification ne semblait les lier jusqu’à ce que… des petites boules de feu se mettent à virevolter sous le regard de la jeune fille. Le lien se fait, Haley maitrise ce ballet enflammé. Afya offre l’ombre d’un sourire à la master quand après avoir bien observé elle se rend compte qu’il n’y a aucun tour de passe-passe. Elle est habitué de ce genre de tours, son « métier » la faisant souvent côtoyer des saltimbanques. Quand la femme lui demande ce qu’elle en pense… Elle médite un instant sa réponse, réfléchissant à ce qu’elle pense.

« Je trouve ça beau. »


Ni peur ni incrédulité. On n’en attendait pas moins d’elle. Elle réfléchis encore…

« Vous pensez que moi aussi je fais devoir apprendre à manier le feu ? »


Un petit grain, une simple idée éclot dans le terreau de ses pensées. Rien. Presque rien. Peut… Peut-être seulement… Un jour pourra-t-elle se venger de ceux qui lui ont volé sa vie…


##   Mer 1 Oct 2014 - 22:52

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Pour moi l'astronomie c'est normal, c'est logique, ça fait partie de ma vie. Mais je sais bien que pour la plupart des peuples occidentaux c'est un mystère complet, on pense plus à l'épopée des navettes spatiales et au premier homme qui a mit le pied sur la lune qu'à autre chose. Seuls les peuples les plus anciens, qui ont respect de la terre comme de la Terre, de la nature, de la vie peuvent comprendre ce que que l'astronomie est pour moi. Et j'avais aussitôt pensé que cette petite le saurait aussi. J'ai l'impression de m'être trompée mais quelque chose dans son regard, dans son attitude peut-être me fait comprendre qu'elle sait très bien de quoi je parle. Je ne pense pas que mes cours soit très utile à une fille comme elle, bien sûr je fais également des sciences et de la physique mais je tiens également à parler histoire ou mythes. J'essaye de leur faire toucher du doigt la compréhension de ce que les astres peuvent signifier.

Je venais de parler à Afya des pouvoirs qu'elle avait, tout comme tous ceux de Terrae.
J'avais alors pris le parti de lui faire une petite démonstration de mes pouvoirs en faisant un petit ballet avec des boules de feu. J'avais préféré cela à mon autre pouvoir car c'était à la fois plus démonstratif et donc compréhensible, alors que l'autre aurait sûrement été plus effrayant qu'autre chose. Lorsqu'il fut finit je lui demandais son avis. Elle sembla pensive un instant, puis me répondit que c'était joli. Une phrase simple mais claire. Je souris. Elle me demanda alors si elle aussi allait devoir apprendre à manier le feu. Je souris de plus belle sans un mot. Je l'observe. Je réfléchis. Je ne peux pas être sûre, mais suffisamment d'après ce que j'ai vu d'elle pour m'avancer un peu. Je finis donc par répondre:


Non, je ne pense pas. Les pouvoirs sont définis en fonction des caractères des personnes. Et je peux te dire que tu seras sûrement affiliée à l'eau ou à l'air.

Je me tais. Ce qui il faut le dire est quand même plutôt rare ! Je me dis que je ne vais pas la laisser là, je finis donc par ajouter:

Ici c'est un peu comme une petite ville en fait. Tu ne manqueras de rien. Il y a même quelques fois des permissions si l'on veut retourner sur Terre.
Je te propose si tu le veux de te faire visiter les lieux et notamment le dortoir, c'est là que dorment tous les petits nouveaux, que l'on appelle novices, qui arrivent ici. Lorsque tu monteras en grade au fur et à mesure que tu apprendras à contrôler tes pouvoirs, tu auras une chambre plus grande.


Je fis une pause, mais ajoutais tout de même une dernière phrase.

N'hésite pas à demander de l'aide ou à poser des questions si tu en as, tout le monde sera ravie de t'aider, y compris moi-même. Pour le moment, tu devras juste vivre une vie d'étudiante et lorsque le moment sera venue, tu recevras tes pouvoirs.

J'espérais être assez claire dans mes explications.



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##   Ven 20 Fév 2015 - 14:32
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Tu écoutes comme souvent sans comprendre pleinement. Le monde qui s’ouvre devant toi n’est point tien, et de cela la femme à la peau couleur nuage en a vaguement conscience. Elle t’explique gentiment mettant des mots sur ce que tu ne connais pas. Elle essaie de dire les choses simplement, et elle y arrive assurément.

Tu comprends que tu es une novice, que tu ne maitriseras sans doute pas le feu, l’air ou l’eau te conviendraient pour le mieux. Tu aimes l’eau, parce qu’elle t’a souvent manquée. Tu aimes l’eau qui apporte la vie, la fertilité. Celle que l’on fête quand elle vient et pleure lorsqu’elle part. L’eau est la vie sont intimement liées, chaque être est fait d’eau. L’eau garde ainsi la mémoire de chaque être ayant vécu. Elle est la mémoire de la terre.

Tu comprends que tu vas vivre dans une ville où tu ne manqueras de rien… Mais la vérité est que c’est la ville qui manque de tout. Elle manque de chaleur. Elle manque d’odeurs, elle ne sent pas la terre, elle sent la misère. Tu n’aimes pas la ville, tu ne t’y sentiras jamais chez toi. Etrangère encore et toujours, c’est ce que tu es devenue en quittant Adhiambo. Tu ne seras jamais celle que tu étais étrangère jusqu’à ton corps blessé. Tu le sais vouer à disparaitre et déjà tu t’en es détachée.

Tu comprends que les pouvoirs comme toute autre discipline, demandent de l’entrainement, de la force et du caractère. Tu te sens sans doute un peu incapable d’en maitriser un. Tu sais que ton seul véritable pouvoir au final aura été ta voix. Celle qui raconte. Mais cette voix c’est éteinte en même temps que ton avenir. Tu ne sais plus raconter, tu as cessé d’espérer. Enfant perdue. Ange déchu. Rêve envolé. Espoir brisé.

Tu lui souris et tu la suis alors qu’elle te fait visiter un établissement qui fait trois fois la taille de ton village. Tu n’exagères qu’à peine, tu reconnais le béton, celui-là même qui tient les animaux humains en cage. Tu te dis qu’une cage te conviendra bien comme habitat. Une fois le tour des lieux terminé, vous vous séparez non sans que tu lui ais promis d’assister avec assiduité à ses cours.

[ HRP : désolée de finir comme ça, mais je n’arrive pas à reprende ce RP. PARDON]


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