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Maître Aïsurendo, par la rousse intrigué, lui tint à peu près ce langage...
##   Sam 7 Juin 2014 - 17:10
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Pluie, grisaille, vent, précipitations orageuses...
Aujourd'hui, il fait magnifiquement beau !
Tous ces jours de canicule (j'entends 10-12° ) m'ont presque calciné la rétine.
Pourvu que cette brise si douce ne se mue pas en bise ou zéphyr et n'aille pas dégager un passage à mon ennemi céleste. Mon élément...Feu c'est bien cela ? Tss la chaleur devrait me plaire...
Mais comment comparer cette délicate flamme bleue qui ondule au bout de mon index telle Hestia dans toute sa majesté, à une ignoble boule de gaz incandescente qui finira par tous nous brûler vifs !
Mais ne gaspillons pas encore notre sang chaud, l'heure est aux réjouissances !
C'est samedi, et même moi, aujourd'hui, j'ai le droit de me reposer, voire même de m'amuser !
Mais que faire ? Sortir ou ne pas sortir, bouger ou ne pas bouger ? La voilà, la vraie question, William !
Est-ce que le fils du roi du Danemark fait les boutiques pendant la pièce hein ?
Sa si belle tirade aurait pu changer, ou ne pas être, avec un peu d'audace...
Tiens mais...D'ailleurs, faire les boutiques... Ne serait-ce pas une occasion de renouer quelques liens avec ma vie sociale ? Hum, j'y pense, je devrais aller trouver une montre à gousset, puis le plus important, de la lingerie une bague pour enfin déclarer mes sentiments à Kaori !
Je finirais mon tour par quelques gâteaux au chocolat et au thé vert !
Je pense que le compte est bon ! Enfin, j'ai tout intérêt  à ce que mon compte le sois...
Une rapide escale à la banque me libère de mes craintes (et me donne presque droit à des félicitations de ma banquière...Pourtant cette femme me donnerai presque des frissons d'habitude...)
Et nous voilà repartis, mon sourire, ma drôle d'allure et moi chez l'horloger.
J'ai opté pour une petite montre à gousset en argent ornée d'arabesques et de quelques runes protectrices. A présent il me faut une bague pour mon aimée, ma secrète désirée que je ne saurai espérer plus longtemps sans agir. J'ai bien vu, la fois dernière, que ses mains délicates n'avaient pour parures que de longs ongles fins. Je dois trouver quelque chose d'original...et qui me fasse directement penser à elle. Mais où trouver une bijouterie ? Ou une joaillerie ? J'achetais mes bagues à phalanges articulées chez le forgeron, hors de Terrae. Y a t-il un forgeron ici au fait ?
Un artisan pourrait, sur demande, créer une pièce de toute beauté... Pourquoi pas !
Il me faut en trouver un . Avant de rentrer prendre un plan, autant demander autour de moi, qui sait.

Je jette un œil dans la ruelle, il n'y a évidemment personne aux alentours...Hm.
C'est prêt à tourner les talons que j'aperçois alors une jeune joggeuse à la chevelure de feu. Elle approche par de petites foulées plutôt gracieuses. J'abaisse mon haut de forme dans une révérence sur son passage, et lui demande alors, dégageant mes yeux d'un revers de main :

« Veuillez m'excuser très chère. Mon nom est Aïsurendo. Pourriez-vous m'indiquer le chemin vers l'atelier d'un respectable forgeron ou d'un artisan capable de créer de belles parures ? C'est pour...une femme...une très délicate femme... »

Mes yeux se couvrent de mélancolie mais je me ressaisis aussitôt.

« Je vous en serais absolument redevable. »
##   Dim 8 Juin 2014 - 21:13

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Ludmila Parker
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C'était un journée comparable à mon humeur: morne et triste. Ces temps si, je réfléchissais beaucoup, le fait étant sûrement dû à mon initiation. Tout s'était passé tellement vite! On m'avait appelé en salle des Masters, puis je ne sais plus trop... Je me rappelle seulement avoir répondu oui et plus rien. Comme si ma conscience propre, pour ma sécurité m'avait seulement offert le droit de me rappeler les pouvoirs. Des pouvoirs dont je n'avais aucun contrôle. Des pouvoirs me remémorant des souvenirs bien douloureux. La nuit, je me réveillais en sursaut, habitée par mes propres démons, cherchant à oublier l'espace d'un instant, combien j'ai souffert par le passé. J'étais bien à Terrae. Vraiment. Mais quelque chose en moi n'était pas guéris. Et je le savais.  
Ce matin, en proie à un cauchemars dû aux souvenirs remontant à quelques mois déjà, je m'étais réveillée vers quatre heures du matin. Pour un samedi matin, je me haïssais. En regardant par la fenêtre aux volets entre-ouvert, je pu constater que la lumière ne perçait pas encore le voile de la nuit. A cette heure-ci, tout le monde dormait encore et je savais que je serais tranquille vu le temps. Depuis mon arrivée, j'évitais de créer de réelle relation. Je n'avais pas revu Maria, et je pensais que ce serait mieux ainsi, de même que pour Lumia, pour qui j'avais beaucoup d'affection: Les personnes que l'on aime finissent toujours par nous abandonner, je ne devais donc pas créer de liens.
Je me rendais bien compte que je paraissais froide, mais je refusais de souffrir, comme tous le monde.  
Enfin, toujours est-il qu'à mon plus grand soulagement, aucun homme ou garçon ne m'avait approché, même pour me demander son chemin.
Ce matin-là, je m'étais habillé d'un jogging constitué d'un short gris, et d'une brassière de sport blanche avec une veste grise elle aussi, ainsi que de mes veilles baskets, mes éternelles amies. Je suis sortie, mes cheveux roux frisés sous la pluie, se balançant dans mon dos. Finalement, je pris la direction de la forêt, mes écouteurs aux oreilles, ma course en rythme avec le rock que j'écoutais. Je courais avec rage, avec fougue, pensant à ma vie. Sacré bordel que celle-si d'ailleurs! Terrae était la meilleure qui pouvait m'arriver, j'en étais sûr... Mais tout était tellement compliqué! Il faudrait peut-être que j'arrive à demander des renseignements à quelqu'un, peut-être irais-je voir la directrice un de ces quatre...
Mes pas m'ont menés d'eux même vers le village de l'institut, aux boutiques. Et plus précisément à côté d'un artisan spécialisé en joailleries. Avant j'aimais beaucoup les bijoux, les parures... Mais arrivée ici, j'avais tout jeté, n'en voulant plus. Finalement, il ne me restait que ma bague, offerte par ma jeune sœur, ayant été la seule à ne pas me lâcher, jusqu'à ce que mes parents la place en internat.  Elle était en argent simple avec une pierre d'ambre en son centre, de la couleur de mes yeux. Je l'adorais. Toujours est-il que je m'arrêta rapidement devant cette boutique: La vitrine donnée envie d'y entrer, très jolie. J'avançai néanmoins, avant de jurer contre mon baladeur, sans batterie. Il faut dire qu'à neuf heures du mat', il avait fonctionné durant cinq heures. E même que ma balade. J'étais trempée, fatiguée et légèrement essoufflée. Il faisait frais, mais c'était supportable pour la française que j'étais. Finalement, je repris ma route.
Soudainement sortant de l'ombre, un homme de quelques années mon aîné se dressa devant moi, enlevant son haut de forme afin de faire une redevance. J’eus tellement peur que je glissais et me ramassais à terre, sur les fesses, sans grâce aucune. Bon... Je relevai les yeux pour regarder l'homme m'ayant fait tellement peur et je recula vivement, les jambes grelottante et les dents claquants. Autant je méprisais les garçons, autant j'avais une trouille bleue des hommes. Sans le vouloir, je gémis de peur et dans mon regard, je savais qu'on pouvait y voir ma crainte. Il s'adressa alors à moi d'une voix puissante et grave:

«Veuillez m'excuser très chère. Mon nom est Aïsurendo. Pourriez-vous m'indiquer le chemin vers l'atelier d'un respectable forgeron ou d'un artisan capable de créer de belles parures? C'est pour...une femme...une très délicate femme...»

Je tremblais de tout mon corps, et ne remarqua que furtivement son regard mélancolique avant qu'il ne se ressaisisse.

«Je vous en serais absolument redevable.»  

Mes mains se refermèrent sur elles-même et je fermai un instant les yeux, gérant du mieux que je pouvais ma peur et mon mépris. Cette personne ne m'avait rien fait. Pitié, il faut que je me ressaisisse! J'avais peur je dois l'avouer. Tout en moi me crier de fuir. Je n'avais pas parler à un homme depuis des mois! Comment réagir?! Bon sang! Finalement, restant à terre, je déclara d'une voix tremblante:

- Je m'appelle Ludmila. Ludmila Parker. Je... Il y en a une plus loin.

Je fermais les yeux, ne pouvant pas me relever tellement mes jambes tremblaient. J'espérais seulement que cet homme allait partir. Je savais que d'ici quelques instants, mon côté sombre allait prendre le dessus et je deviendrais méchante, méprisante et haineuse. Je ne voulais pas que l'on me voit ainsi. Plus jamais. J'avais peur, mais je devais me contrôler. Vite, qu'il s'en aille. Mais je n'entendais rien à cause de mes propres pensées, et je n'eus pas le courage d'ouvrir les yeux pour vérifier. Prions seulement pour qu'il soit parti. Ou peut-être que... En mon âme et conscience, je me surprenais à penser que peut-être un jour, j'arriverais à guérir de ce mal qu'était mon mépris envers les hommes. Mais je me sentais perdre pieds, d'ici peu, soit je m'évanouissais, soit je laissais mon côté sombre prendre le dessus, dissimulant ma faiblesse derrière un masque impassible.


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##   Lun 14 Juil 2014 - 0:20
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La petite poupée rousse pâlit soudain dès lors qu'il lui faut me répondre, révélant une petite mine fatiguée et bien triste. Ses cheveux bouclés se collent partiellement à son visage lorsque redouble l'averse, ainsi que ses vêtements qui épousent à présent ses formes dont je tâche de faire abstraction.
Mais dès que je m'adresse à elle, elle tressaille et perd pied devant moi. Je m'avance aussitôt pour l'aider mais elle serre les poings et évite mon regard. Lui aurais-je...fait peur ? Bon, certes, je ne suis pas une figure des plus...rassurantes...Mais je n'ai pourtant encore rien fait d'indécent. C'est un comble, les gens s’effarouchent pour un rien de nos jours. Il faudrait songer à devenir moins craintive mademoiselle, huhu. Elle me déclare alors faiblement, comme déchirée par chacun de ses mots, les yeux mi-clos :

- Je m'appelle Ludmila. Ludmila Parker. Je... Il y en a une plus loin.

Haussant un sourcil, je recule d'un pas et claque vivement des doigts, la relevant artificiellement par quelques fils invisibles dont seule l'affinité lunaire des feux dispose. Je m'assure ensuite qu'elle n'a pas mal quelque part, et me retient de la palper pour vérifier sa tension lorsqu'elle réprimande des frissons à mon égard. Je commence à comprendre, et cela ne m'enchante pas, mais je ferais avec, je jouerais même avec si l'occasion se présente...
Je lui souris doucement et reste à distance respectable, reprenant.

«Pardonnez-moi...Mais cela ne m'aide pas vraiment...Enfin, vous n'êtes certainement pas disposée à m'aider je le crains, si toutefois vous changez d'avis, je ne suis pas loin.
Après tout, personne n'est soumis à l'interdiction de faire une bonne action, du moins pas à ma connaissance...»


Je salue et tourne les talons en soupirant, ne remarquant que trop son air craintif ravivé par mon tour de passe-passe, pourtant destiné à l'aider...
Enfin je suppose que je devrais être habitué à ce genre de réactions. Me retournant une dernière fois, je lui lance, sombrement cette fois, en souriant plus largement.

«Veuillez m'excuser, il est certain que les petites natures de ce monde ne peuvent que ployer l'échine sur ma route. Je ne voulais offenser personne, soyez-en assurée, frêle petite poupée...»

Je rabats alors mon haut de forme sur mes yeux et ne peut refréner un petit rictus à la vue de sa moue songeuse. Puis elle semble déconnecter complètement et je décide alors de ne plus m'attarder.
Une remontant s'impose, je n'effraie pas de petites filles tous les jours. En tournant les talons, apparaît alors devant moi, tel le saint Graal du centre-ville , la boulangerie...
J'y cours presque et la dévalise en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire puis ressort, un chou à la crème dans la bouche et une boîte de biscuits pleine à craquer dans les bras, à demi cachée par mes manches à pans larges.
Et elle est toujours là, me scrutant du coin de l’œil, qu'elle a vif d'ailleurs...Malgré la pluie qui bat sur son visage exsangue. Quelque chose m'échappe...Suis-je sensé l'aider ou l'ignorer ?
Elle semble inconsciente de tout ce qui l'entoure, et me fusille comme si j'avais brûlé son hamster sous ses yeux...
Je me savais énigmatique....Mais au point d'en pétrifier une comme ça sans même la toucher...flatteur ou préoccupant ?
Avançant doucement vers elle, il me semble presque que c'est une autre personne...
Mais non, c'est la même place et la même chevelure ardente bien qu'à présent un peu plus décrépie.
Je laisse alors courir quelques ongles sur son épaule en limitant imperceptiblement ses mouvements.

«Dites-moi jeune fille... Une chose m'intrigue...
Vous cherchez à attraper un refroidissement ou alors restez-vous pour mes beaux yeux... ? Huhu....»
##   Lun 14 Juil 2014 - 22:54

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Alors que je pensais réellement qu'il était partis, je me rendis compte que non... Il m'obligea à me relever. Sans me toucher. Il fallait forcément que je tombe sur un feu marionnettiste! Et un fourbe en plus! Super!
Malgré tout, il finit par rester à une distance disons... acceptable et me sourit. Mauvaise idée. Très mauvaise.

«Pardonnez-moi...Mais cela ne m'aide pas vraiment...Enfin, vous n'êtes certainement pas disposée à m'aider je le crains, si toutefois vous changez d'avis, je ne suis pas loin.
Après tout, personne n'est soumis à l'interdiction de faire une bonne action, du moins pas à ma connaissance...»


Il tourne alors les talons, temps mieux pour lui, comme pour moi, je ne deviendrais pas...

«Veuillez m'excuser, il est certain que les petites natures de ce monde ne peuvent que ployer l'échine sur ma route. Je ne voulais offenser personne, soyez-en assurée, frêle petite poupée...»

Il s'avance sur un terrain glissant et ça me fait réfléchir. Bordel, il est feu, autrement dit, et d'après ceux que j'ai rencontré... Confiant. Confiant et arrogant pour la plupart.
Avant que je n'ai pu lui répliquer quoi que ce soit, il disparaît dans la ruelle.
Un master feu lunaire. Ca se voit directement. Si les hommes m'insupportent, les mecs d'affinité feu, eux, me hérissent le poil.
Alors que je réfléchis à quoi faire à présent (sachant que sois je vais en cour, sois je passe ma journée à ne rien faire), je le vois réapparaître. Oh non c'est pas vrai! Et bien si, il sort de la boulangerie, un chou à la crème dans la bouche. Je déteste cet homme.
La pluie m'a à présent trempée, et je ne fais rien pour m'abriter tandis que mon survêtement me collait à la peau (bénis sois la blancheur de mon haut soit dit en passant...). Mes cheveux flamboyant d'ordinaire devaient être vraiment pouraves, mais je m'en tapais amèrement.
Il s'approcha de moi et laissa courir ses doigts sur mon épaule. Je me retins tant bien que mal de frissonner. Ce geste me rappelait d'amère souvenir et je pinçai les lèvres, partagée entre fureur et douleur.

«Dites-moi jeune fille... Une chose m'intrigue...
Vous cherchez à attraper un refroidissement ou alors restez-vous pour mes beaux yeux... ? Huhu....»


Plus il parlait, plus il me semblait difficile à comprendre. Il avait un langage atypique. Un langage d'un autre temps.

- Et cela vous regarde-t-il le pourquoi de ma présence ici? Vous pouvez bien user de votre affinité sur moi, il n'en reste pas moins que vous me retirer mon libre arbitre. De plus, je trouve scandaleux que vous osiez vous moquer de moi et de ma prétendue faiblesse alors que j'ai seulement été surprise. Surprise qui ne serait pas arrivée si vous aviez été un peu moins discret!
Et pour finir, la boutique que vous cherchez se trouve au fond de cette ruelle ombragée, juste à droite avant la boutique de prêt-à-porter. Sur ce, je ne vois comment vous aider plus, à part si votre égaux empêche votre intelligence de marcher correctement, à ce moment-là, il se peut qu'en gentille personne, j'accepte de vous montrer précisément où se trouve cette boutique!


Et voilà. Je venais de libérer mon mépris. Je suis vraiment un cas désespéré. Me connaissant, mes yeux devaient lancer des éclairs, et cela ne m'étonnerai pas de voir mes cheveux pleins d'électricité. Après tout, j'étais Tonnerre non?
Etre douleur et fureur, mon système de défense n'avait pas mis longtemps à choisir. Plutôt que d'exploser en sanglot, autant jeter à cet homme tout le mépris que j'avais pour son groupe de timbrés. Affligeant n'est-ce pas? J'espérais bien qu'un jour, on me prouverait que j'avais tord, qu'ils n'étaient pas tous comme mon père. Pas tous comme mon agresseur. Pas tous pareil. Pas tous des monstres. Mais au fond, j'en doutais sincèrement.

- Sur ce, si vous n'avez plus besoin de moi, et si, bien entendue, vous vous êtes assez moquez de ma personne, je vous souhaite une agréable journée.

Mon ton sarcastique prouvait bien que je me foutais royalement de savoir si oui ou non il en avait finit. Je restais néanmoins sur place, furibonde, avant de tourner les talons dans l'espoir de partir. Sauf que j'avais complètement zappée que je devais passer chez le bijoutier moi aussi... Ahah. Heureux hasard. Plutôt crevée que de devoir y retourner avec cet homme dans mon sillage. Mais la bague de ma sœur avait sérieusement besoin d'un rafraîchissement. Et je devrais bien y aller à un moment ou à un autre...


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##   Dim 7 Déc 2014 - 14:34
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J'avais cru entendre l'espace d'un instant le petit bruit de talons aiguilles sillonnants la rue, là, juste derrière moi, j'imaginais déjà des chaussures en forme de petites horloges et le chaleureux rythme du balancier, entraîné sous le pied d'une silhouette gracile...
Puis mon sourire retombe lorsqu'en avalant un morceau de chou à la crème j'ouvre les yeux et mes pensées se redirigent vers la poupée rousse, toute émoustillée et colérique dans ses habits détrempés et semi transparents. J'entends d'une oreille ce qu'elle raconte et la sonde d'un air blasé.

- Et cela vous regarde-t-il le pourquoi de ma présence ici? Vous pouvez bien user de votre affinité sur moi, il n'en reste pas moins que vous me retirer mon libre arbitre. De plus, je trouve scandaleux que vous osiez vous moquer de moi et de ma prétendue faiblesse alors que j'ai seulement été surprise. Surprise qui ne serait pas arrivée si vous aviez été un peu moins discret!
Et pour finir, la boutique que vous cherchez se trouve au fond de cette ruelle ombragée, juste à droite avant la boutique de prêt-à-porter. Sur ce, je ne vois comment vous aider plus, à part si votre égaux empêche votre intelligence de marcher correctement, à ce moment-là, il se peut qu'en gentille personne, j'accepte de vous montrer précisément où se trouve cette boutique!


Des mots bien méprisants dans la bouche d'une bien étrange petite femme...elle ressemble en quelques points à ces allumettes qui ne veulent donner de flamme et semblent à bout de souffle, puis lorsque elles y arrivent enfin, elles se consument sur le champ et vous brûlent le bout des doigts. Peut-être est-elle en effet de tous ces gens hautains qui hurlent à qui veut l'entendre qu'il sont malheureux en pensant que cela leur servira de leçon.
Enfin...j'ai déjà, ce me semble, suffisamment perdu mon temps...

<< Soit...veuillez pardonner ma conduite, et ne point vous gâcher cette merveilleuse journée pour un maraud tel que moi...j'ai à faire et ne vous retiens pas. Merci encore de votre aide, fut-ce t-elle octroyée avec amertume. Je ne demanderais pas mon reste, comme cela semble vous en coûter de simplement indiquer une direction...>>

Je la salue alors en silence, soupire et m'en détourne, relâchant mon emprise sur elle et la laissant alors trébucher, furieuse, les pieds dans sa flaque d'eau, qui devait lui plaire pour qu'elle me fasse une scène pareille en pleine rue...

C'est un monde tout de même...
Demander un peu d'aide puis passer ainsi pour un malpropre, encore heureux que mon humeur affairée m'ai ôté l'envie de lui faire ravaler ses mots.
Je m'attelle alors à chercher la fameuse forge en faisant confiance à mon instinct, comme je ne puis compter sur l'aide de quiconque dans cet institut semble t-il !
Même si ce que je trouve ne ressemble pas trop à une forge, je daigne y faire un tour. Toujours en quête de la parure idéale pour les mains délicates de ma désirée petite japonaise. Je ressors bien entendu bredouille quelques minutes plus tard. Mais alors que j'ajuste mon haut-de-forme... la brume se lève ? Il est vrai que malgré le temps pluvieux qui maintenant demeure paisible, la ville reste très humide, mais de la brume ? Assez épaisse qui plus est.

Étrange...que c'est plaisant...
Le vacarme acerbe du peu de foule effarouchée et désobligeante qui hantait les lieux...fait place à l'écho mélodieux des gouttelettes de pluie, qui perlent le long des reliefs urbains. Et si on tend l'oreille, toute une composition se dessine dans l'eau, effleurant le tympan de petits clapotis jovials et d'entrainantes mesures. Je me trémousse seul dans la rue, fredonnant tout bas. Je profite de la fanfare du brouillard et détaille chaque note en agitant mes phalanges osseuses sur mon piano imaginaire. Il va bientôt faire nuit, une nuit précipitée par les intempéries. Et j'ai bien envie de libérer un peu mon cœur de l'atterrant quotidien du petit peuple, meurtri, qui a oublié ses rêves entre deux trains-trains journaliers...
Je suis bien fi de leur avis, qu'ils me laissent divaguer en paix ! Et si je ne trouve ce soir le cadeau idéal pour celle qui hante mes rêves, je le fabriquerais moi-même...seul dans les ruelles, je chante lugubrement en rentrant harassé de ce voyage bien mal nuancé.

<< Qu'ils aillent au diable ! Ceux qui font des manières ! Pour compliquer une vie qui n'est pas pour un rien prospère ! Qu'ils aillent au diable avec leurs œillères ! Et qu'on ne me traite plus en paria si j'ose brimer leur désarroi ! Qui point, qui choit, là où il ne le devrait pas !>>

PS:
 
##   Mar 9 Déc 2014 - 21:53

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Je devais avoir une de ces têtes! Mon Dieu mais où m'étais-je encore fourrée moi?! Pourquoi mais bon Dieu pourquoi n'avais-je pas l'assurance d'autre fois?
Furieuse, je me décidai à tourner les talons pour aller finalement voir pour la bague à ma sœur. Cet idiot se tenant alors devant moi reprit la parole, bien que j'aurais préféré qu'il se taise à jamais.

<< Soit...veuillez pardonner ma conduite, et ne point vous gâcher cette merveilleuse journée pour un maraud tel que moi...j'ai à faire et ne vous retiens pas. Merci encore de votre aide, fut-ce t-elle octroyée avec amertume. Je ne demanderais pas mon reste, comme cela semble vous en coûter de simplement indiquer une direction...>>

Je trébuchai alors même qu'il me laissa en paix, repartant. Imbécile. J'avais une folle envie de tester mes pouvoirs nouvellement acquis. Crétin. Je devais lui paraître bien futile en réagissant ainsi. Mais je n'avais pas vraiment d'autres moyens alors. Quelle idiote j'ai pu être... C'est pourtant simple non de pas flipper quand on voit un homme? Bah non pas pour moi à l'évidence. Enfin! Prise au dépourvue j'avais eu une réaction des plus déplacée, et bien loin de ce que mon éducation avait pu m'apprendre. Je me faisais pitié moi-même. Je voulais changer. Mais je ne savais comment. Alors je serais ainsi.

Lorsque enfin je le vis disparaître, je partie sereine vers la boutique. Ayant pris les renseignements nécessaire, ce fût avec désespoir que je compris qu'il faudrait soit que je trouve un boulot, soit que j'attende mes dix huit ans pour avoir mon compte d'ouvert (ou papa avait gentiment toujours mis de côté quelques sous)... Merde.
Je marchai alors libre et incertaine, trempée et dans mes pensées quand... ET MERDE! Je me pris quelqu'un de face. Et devinez quoi? Ben ouai, je venais de jouer aux auto-tamponneuses avec Aïsurendo. Et merde. Le choc fût tel que j'en vacillai un instant avant de me redresser.

- Décidément... On ne fait que se croiser aujourd'hui. Pardonnez-moi, j'aurais dû être plus attentive.

Attention, code rouge! Je répète code rouge!!! Je venais d'être polie et courtoise avec un gars que j'avais insulté et méprisé pas même une demie-heure avant. Normal.

- Je m'excuse aussi pour tout à l'heure. Je n'aurais pas dû réagir ainsi. Seulement, la surprise et le fait que vous vous soyez octroyé le droit d'user de votre pouvoir sur moi m'ont rendu à vif, et il est vrai que je n'ai pas agît au mieux. Navré que vous ayez pu voir une telle facette de moi-même.


Je souris de force, pour la forme. Quelle pauvre fille je devais faire ainsi! Mais je n'en avais cure. Je n'aimais pas ce gars. Qu'est-ce-que pouvait donc valoir son avis sur ma personne?


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##   Jeu 15 Jan 2015 - 22:25
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Fulminant, entre pensées obscures et esprit divaguant, je ne prêtais guère attention à la direction que mes pieds avaient pris, avant de percuter vivement une frêle silhouette, dont la crinière de feu me revient alors maintenant très facilement à l'esprit.
Par réflexe...et légère montée de colère, j'ai failli la calciner, là, à l'instant, avant... qu'elle ne se confonde en excuses et en regrets. Certes, à peine pensés, mais tout de même formulés !
Je n'ose encore ouvrir la bouche afin de ne rien rétorquer de déplacé et lui souris largement,l'éclat de mes yeux, toujours perceptible malgré mes tifs, à présent quelque peu voilé.
Je sais qu'elle ne m'aime pas, son rejet se ressent plus encore que son aura, et je n'apprécie guère l'hypocrisie, mais elle a fait l'effort, et cet effort est appréciable en revanche...
Que faire...Que faire...
Cent idées me traversent l'esprit, de la plus malsaine à la plus affectueuse...
La tourmenter est un passe temps affreusement distrayant, d'autant que cette petite poupée réagit au quart de tour, mais aussi lassant à la longue, car elle semble jouer un mélodrame...

Mais...cela voudrait-il dire que je dois la laisser tranquille ? MOI ? Elle vient de me rentrer dedans, elle s'est excusée...elle ne peut pas me sentir... Cette situation pourrait être tellement profitable... Si ce n'était pas cousu de fil blanc ! Le rôle de méchant, malgré les apparences, c'est un peu usant à la longue...

Non, lorsque l'on a ma stature, on a le devoir de surprendre les petits novices qui rêvent encore leurs vies en larmes au lieu de relever la tête !
Si je la laisse s'habituer à ce schéma, la jeunette va encore penser que le monde lui en veut, que le sort de celui-ci lui repose sur les épaules, et que les hommes avoisinants les deux mètres qui portent un habit de croque-mort et se jouent de la perversité elle-même ne sont pas dignes de confiance ! Préjugés !
Je suis certainement capable de jouer, au moins un peu, mon rôle de master...pour une fois...
Enfin peut-être...

Je décide alors de faire volte-face, de me  montrer sous un autre jour... Et lui abaisse mon chapeau repoussant mes cheveux en arrière souriant largement.

Un autre jour...?:
 

<< Jeune fille, je suis étonné, et ce, agréablement...
Par ailleurs, à mon tour, je m'excuse platement >>


J'allais tourner les talons, mais ma langue me brûle plus encore que sa répulsion...

<< Et consent , même ! Enfin...si cela ne vous importune pas plus, à écouter ce que votre coeur, visiblement meurtri, revendique aujourd'hui...
Vraiment, je ne me trouve pas plus loquace d'un autre, mais vous semblez en grande peine, et en grand désarroi...Pourrais-je vous être d'une aide quelconque, ou seulement connaître les raisons de cette peine... ? Pardonnez ma désinvolture, je pardonnerai votre intolérance...>>


Quoi qu'il en soit, je n'ai plus rien à perdre aujourd'hui, pas même mon temps... avec des enfants bornés... Et je deviens de plus en plus résolu à lui ôter ses oeillères...
##   Dim 18 Jan 2015 - 1:40

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<< Jeune fille, je suis étonné, et ce, agréablement...
Par ailleurs, à mon tour, je m'excuse platement >>


Le voila qui s'était découvert et qui me souriait! On croit rêver! La meilleure, c'était quan dmême qu'il s'excusait!

<< Et consent , même ! Enfin...si cela ne vous importune pas plus, à écouter ce que votre coeur, visiblement meurtri, revendique aujourd'hui...
Vraiment, je ne me trouve pas plus loquace d'un autre, mais vous semblez en grande peine, et en grand désarroi...Pourrais-je vous être d'une aide quelconque, ou seulement connaître les raisons de cette peine... ? Pardonnez ma désinvolture, je pardonnerai votre intolérance...>>


Un petit rire amère sorti de ma bouche. Je le méprisais. Comme tous. Je n'y pouvais rien si j'étais ainsi faîte mais l'un d'entre eux avait gâché ma vie. A bas les bonnes manières je ne pouvais plus m'en voir un sans savoir envie de le gifler!

- Pardonnez moi, je ne me moquais pas, seulement, je n'ai que peu l'habitude que l'on se soucie de mes états d'âme et votre proposition me surprend grandement.

Je me calmai et le fixai.

- Je viens tout juste d'arrivée. Disons juste que je dois avoir... Le mal du pays.

Gros mensonge. Mais plutôt crever que d'avouer mes faiblesses à l'un d'entre eux. Ils étaient tous mauvais, tous cruels. Je regardais ma montre. WHAT?! Déjà?! J'allais être à a méga bourre moi! Je lui lançai un regard bref.

-Oh non! Je vais encore être en retard! C'est pas vrai c'est une malédiction!

Je pestais contre moi même et finit par adresser un regard d'excuse au pauvre Aïsurendo. Il ne devait pas comprendre.

- Il faut que je file, j'ai une affaire urgente à régler et me voilà déjà en retard! Tsss... J'arriverai jamais à être à l'heure moi! J'ai été... surprise de faire votre connaissance. Peut-être nous recroiserons nous un jour qui sait?

Je lui adresser un petit salut bref, et filai rapidement. Journée... intéressante. Et plutôt surprenante. Ce qui était sur, c'est que je ne voulais plus croiser ce gars avant longtemps! Ça jamais!

HRP: Je me permets de conclure, il m'est difficile de rejouer une Ludmi novice alors qu'elle vient de passer étoile, aussi, j'espère que tu ne m'en voudras pas!


Maître Aïsurendo, par la rousse intrigué, lui tint à peu près ce langage... 624485fgh
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Maître Aïsurendo, par la rousse intrigué, lui tint à peu près ce langage...

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