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Bienheureux les simples d'esprit
##   Mar 10 Juin 2014 - 22:37

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Jacques Duroy
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C'est un fait commun que l'obsession, ce petit quelque chose qui guette chacune de nos pensées, qui attend chacun de réveils pour venir hanter un quotidien devenu insupportable et sans goût. Bien entendu il en existe plusieurs formes. Amoureuse, très shakespearienne. Intellectuelle, pleine de questions sur l'existence et le pourquoi des choses et faits. Pécuniaire, la satisfaction par la possession de bien sans réalité. Il en existe autant qu'il y a de vices et de défauts, aussi longtemps que l'humanité existe. Je l'annonce donc, l'Homme est un obsédé.

Je n'échappais pas à cette règle, cet absolu improbable et insatisfaisant qui me poussait à tenter de comprendre pourquoi. Pourquoi je n'ai pas cessé de m'en vouloir et pourquoi j'avais envie de me venger alors que j'avais perdu une personne que je ne connaissais que trop peu. Le ridicule de la situation devait d'ailleurs jouer dans montée incessante de cette innommable frustration. Cela et le manque de dérivatif, le master me fournissant mes boissons étant parti en mission, je faisais face à ce qu'il y avait de plus triste, mon "bar" vide. La goutte de Scotch qui faisait déborder le vase de ma patience. Le fond du seau.

Assoiffé, en manque de sommeil, et d'une humeur rageuse avec une potentiel envie de détruire quelque chose. Un Duroy en mauvaise forme si il en était. Et c'est dans cette état d'esprit que j'eu ce qu'aucun considérerai comme l'une des plus mauvais idée pouvant traverser l'esprit d'un jeune homme moralement sur les rotules. J'allais trouver cette Aëlita, la femme aux cheveux auburn. Je en savais pas encore ce que je comptais faire après l'avoir trouvée, même si l'hypothèse de mourir restait la chose la plus probable. Mais je voulais tenter de comprendre pourquoi. Je voulais me convaincre moi-même que je n'y étais pour rien dans la mort de mon amie et mettre la coupable face à ses crimes. Spécialement évoqué comme cela, cette idée avait tout l'air du plan le plus idiot qui ne m'ai jamais traversé l'esprit.

Je ne pouvais pas me vanter de n'avoir fait que des choses intelligentes.

Je commençais par lister l'intégralité des endroits propice à se cacher quand un master peu éventuellement nous détecter malgré nos pouvoirs, cela interdisait une proximité trop grande de l'établissement et des habitations. Bien qu'il soit à l'intérieur de l'établissement, je jugeais le sous-sol comme devant être visité en premier, et j'y passa trois bonnes heures à fouiller de fond en comble au milieu de la poussière, des araignées et du débarra de l'institut. Peu concluant.

Le champs de fleurs et l'espace vert me paraissait trop fréquentés pour qu'un comportement étrange puisse ne pas être remarqué, j'évitais donc précautionneusement ces endroits là et me concentré sur les deux derniers endroits qui me semblaient à risque. Le lac et la forêt.

Fus-ce mon instinct ou bien une volonté irrationnelle? Je n'en savais trop rien mais je cheminais à grand pas vers la forêt, j'avais une vaste zone à explorer et peu de chance de la croiser ici. En fait, c'était probablement plus elle qui me trouverai ou se laisserai trouver. Mais il faisait bon espérer. Les idiots passent leurs vies à ça.

Bienheureux les simples d'esprits, car le paradis leur appartient.


Bienheureux les simples d'esprit 684226JacquesDuroy
##   Jeu 12 Juin 2014 - 16:58

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Mes membres tremblaient sous la colère. Je n'allais jamais le retrouver. Jamais, jamais, jamais. Mes pouvoirs étaient bloqués. J'avais beau scruter tous les esprits que je rencontrais, pas un ne contenait la moindre information utile. Je le sentais. Là. Tout proche. Il aurait pu être à quelques mètres que je ne l'aurais certainement pas remarqué. Mes dons de voyant se bloquaient à son contact, mon esprit refusait d'entrer en connexion avec le sien. Et pourtant, je hurlais son prénom en moi-même avec le plus pur des désespoir.
Light. Où était-il ?
Depuis ma rencontre avec cette sale garce, je ne pouvais plus me concentrer sur autre chose. Light était là, ici, à Terrae. Il était venu me chercher, enfin ! Mon Amour. Alors pourquoi ne me trouvait-il pas ? Terrae ne pouvait pas être si grande. Et pourtant... J'avais tant l'impression que ce n'était qu'un rêve. Que je ne faisais que me bercer d'illusions, que jamais, jamais je ne le retrouverais.
Mais je le sentais ! Là, il était là ! Inatteignable, mais bien réel ! Il me retrouverait, et bientôt, nous détruirions cet institut pourri tous les deux ! Ce serait le plus beau cadeau qu'il puisse m'offrir. Oh oui. Le cadeau pour nos retrouvailles...
Je serrai les poings à m'en faire blanchir les jointures – si toutefois je n'avais pas été si pâle. Quelques larmes réussirent à s'immiscer entre mes paupières closes, alors que je laissai mon pouvoir de voyant se désactiver de lui-même. Trop peu concentrée. Trop perdue dans mes pensées, ma haine et mon espoir déraisonné. Espoir qui, petit à petit, flétrissait comme une fleur hors de la terre.
Mes yeux se rouvrirent, pour se poser tout autour de moi. J'avais passé tant de temps à le chercher ce matin. Et j'étais épuisée, aussi bien moralement que physiquement. Les semaines passées à veiller, aux aguets, au cas où un éventuel rôdeur se permettait de venir empiéter sur mon territoire. Et de me chasser... Mais ici, ce n'était pas moi, la proie. Moi, j'étais le prédateur, silencieux, puissant et habile. Tellement plus qu'eux.
Light. Pourquoi ne venais-tu pas me chercher ?
D'un bond souple et amortissant ma chute avec la pression de l'air, je descendis de ma branche pour atterrir souplement au sol. Mon ventre criait famine, et il allait falloir trouver un peu à manger. Mais j'en avais assez de chasser, je voulais manger quelque chose de consistant. Pour cela, il ne me fallait aller que quelques minutes à la cafétéria. Peut-être pourrais-je en profiter pour rappeler à ces aimables citoyens de Terrae ma présence. N'en ai-je pas le droit ? Peut-être que le tapage suffirait à attirer Light. Et alors, alors... il m'aiderait enfin à tuer cette salope, pour que nous puissions retrouver notre maison.
La maison.
Je m'arrêtai net à cette pensée, le regard vague. Mon bras tomba le long de mon corps, inerte. Depuis combien de temps n'avais-je pas pu décrire un endroit comme « chez moi » ? Je n'étais pas chez moi, ici.
Non. Ici, ce n'était qu'une prison...
Light.
J'inspirai une grande bouffée d'air frais, me décidant enfin à avancer. Peu importe si mon pouvoir ne pouvais l'atteindre jusque-là ; si j'insistais, je savais que je le trouverais. Il ne pouvait pas en être autrement.
Une nouvelle inspiration. Pleine de colère et de rancœur.
Mes yeux se fermèrent à nouveau, et j'étendis mon pouvoir de télépathe sur les environs de la forêt. Étirant un sourire carnassier en effleurant les pensées d'un type, visiblement très déterminé à me retrouver. Ses pensées étaient comme un appel. Trop fort pour que je puisse y résister. Trop tentant, parce que moi aussi j'avais besoin de me défouler.
Je me téléportai derrière lui. Là, juste dans son dos. Puis me penchai vers son oreille, et murmurai en enserrant sa gorge avec force par l'arrière :

– Il ne fait pas bon de se trouver dans les parages ces derniers temps.

Je serrai ma poigne suffisamment fort pour le faire suffoquer quelques secondes. Enfin, penchant la tête sur le côté et esquissant un sourire mutin mais cruel, je me reculai en le relâchant pour mieux l'observer. Amusée. Ses pensées sont brouillées. Entremêlées. Et j'aime la lueur que je peux voir au fond de son regard. La haine. La tristesse. La colère. Toute dirigée vers un seul objet. Pitoyable pantin mort de mes mains.

– Et encore moins souhaiter me voir aussi intensément.

Je me téléportai un peu plus loin, atterrissant sur la branche d'un arbre d'où je balançai les jambes comme une enfant, mon horrible sourire toujours plaqué sur le visage, masque détestable et pétrifié.

– Alors comme ça, tu veux te venger ? Vas-y. Explique-moi tout. J'ai hâte de voir comment un insecte dans ton genre compte s'y prendre.

Qu'il m'amuse. Me fasse oublier.

– Allez. Jacques. Tu es là pour venger cette gosse, non ? Montre-moi, je souris avec hargne. Je suis persuadée que l'étendue de ta douleur ne dépasse pas la mienne.

Après quoi, je le tuerai.


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##   Ven 13 Juin 2014 - 0:48

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Aussi étrange que cela puisse paraître, cette forêt m'apportais un semblant de sérénité. Le vent soufflait paisiblement dans les arbres, le silence maître des lieux souffrait le bruit de mes pas et ma raison tentait de me rappeler à l'ordre. Une fois face à elle, que pourrai-je faire? Une question qui demeurait sans réponse. je me traitais intérieurement de lâche, je pensais que je devais venger Livy mais était-ce là une façon de le faire? Je courais au suicide je le savais mais pour autant je n'avais pas peur.

Ma muse insolente, abjurant mes idées, se rallia à une certitude. Je devais la confronter et par la même me confronter. Si il est un chose amer et désolé, c'est de constater que l'on s'est trompé. Me suis-je trompé? Mourir pour des idées, d'accord mais de mort lente.

Mes idées réclamant le fameux sacrifice, la question se posant d'elle même, des idées d'accord mais lesquelles? Si il suffisait de quelques hécatombe pour qu'ici bas tout changea, que quelque têtes tombent, au paradis on y serait déjà.

je doutais déjà sans l'avoir même croisé, sans que le besoin de lui tenir la faux se fasse sentir. Mourir pour des idées, en voilà une idée intéressante. Devais-je forcer le pas vers l'autre monde pour des idées qui n'auront plus cours le lendemain?

Je tournais autour du tombeau.

jusqu'à ce que j'ai l'impression de choir dans ce dernier, alors qu'une poigne me saisissait par le coup, enserrant ma gorge depuis ma nuque. Sommet du paradoxe dans cette excès de violence, je ne perçus que le murmure d'une voix. Celle que je cherchais m'avait trouvé.

Pour la première fois depuis longtemps je fus étreint ( littéralement d'ailleurs) par la panique. Le courage qui m'avait porté jusque là avait été écrasé par ces quelques mots. J'aurai dû m'y attendre, et quelque part j'me doutais que cela risquait d'arriver mais rien au monde ne pouvais me préparer à cela.

L'étaux qui enserrait ma gorge se resserra, l'air ne pouvait plus passer et j'eus l'excellente idée de tenter quand même d'inspirer. L'air enfermé dans mes poumons me devait aussi insupportable que le manque de celui que je ne pouvais respirer. Un réflexe lacrymal troubla ma vue mais je savais pertinemment qu'il était vain de se débattre. Si elle avait voulu me tuer, je serrais déjà mort.

Elle relâcha finalement sa prise, me laissant tomber, genoux à terre et cherchant mon souffle. Au moins pouvais-je maintenant rassembler mes bribes de volonté et lui faire face. Je lui jetais un regard froid alors qu'elle se gaussait de ma volonté de la retrouver.

Je soufflais ces quelques mots alors que je finissais de me reprendre mon souffle.

" Il est vrai que peu son ceux qui doivent avoir envie de croiser ta route, mais je pense que cela tiens d'avantage de cette horrible rictus qui barre ton visage plus que de la peur."

Au moins avais-je la langue toujours aussi bien pendu pour quelqu'un qui venait presque d'avaler son extrait de naissance.

Je me redressais alors qu'elle se trouvais maintenant sur un branchage et je pensais, à son attention d'ailleurs, " La condescendance poussée à son sens le plus littéral." J'époussetais mon pantalon. Les jambes de la femme se balançaient, réflexe infantile qui jurait cruellement avec son sourire déplorable.

J'écoutais ses questions en sortant et m'allumant une cigarettes. L'effet de la panique s'était finalement dissipé et je me retrouvais maître de moi-même, jusqu'à ce qu'elle décide du contraire. Prenant un longue bouffée du tube incandescent pour relâcher une fumée quasi transparente, je la fixais dans les yeux avec une froideur non feinte alors que j'entamais une réponse.

"On ne peut vaincre un homme, on peut l'anéantir mais pas le vaincre. Tu t'amuses à provoquer la peur, tu en tires un plaisir malsain. Mais finalement, c'est toi qui craint quelque chose Aëlita. Mon problème, c'est un indicible sentiment de culpabilité dont je ne parviens pas à me débarrasser. Ce n'est pourtant pas un sentiment qui me caractérise normalement, je ne le comprend pas et ce que je ne comprend pas me tourmente, c'est un peu la tare de chacun. Oui, j'ai envie de me venger et nous savons tout les deux que je ne peux pas te faire grand mal, je sais donc que cette vengeance est veine et illusoire, je la combat et me vautre dedans en même temps. Je voulais simplement voir de mes yeux quelqu'un qui avait cesser de la combattre pour mieux comprendre."

Je sentais de la colère en moi, sa présence me répugnait, j'avais envie de la faire disparaître immédiatement, de l'annuler de cette existence.

" Et ce que je vois choque profondément d'esthète que je suis, le résultat de ce laisser allé n'est que laideur, cet ignoble sourire est le reflet de ta souillure et de ta faiblesse. J'aurai même pitié de toi au final. Enfin presque... Tout dépend de la réponse aux deux questions que je vais te poser. Pourquoi fais-tu cela et pourquoi Livy? J'ai pourtant suivit le conseil que tu nous avais donné la dernière fois, interroger Hideko Honda, mais ce n'était pas satisfaisant, je n'ai eu qu'un baume au cœur éphémère et amer."

Je voulais tenter de ma comprendre, je voulais terrasser cette haine que je lui vouais, je souhaitais presque que Livy lui ait fait du mal pour que je puisse la pardonner. Un mensonge me suffirait....


Bienheureux les simples d'esprit 684226JacquesDuroy
##   Ven 13 Juin 2014 - 16:52

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Mes jambes se balançaient tranquillement, alors que je continuais à le fixer de ce regard à la fois doux et cruel, mauvais. Il babillait des choses à demi incompréhensible dans son langage aristocrate parfaitement détestable. Le genre de type que je haïssais au plus haut point, peu importe son caractère ou son amabilité. Et lui, tellement empli de valeurs stupides qu'il pensait universelles et indubitables... Bonjour mon chéri ! Ici, tu étais dans la réalité, et je comptais bien te le rappeler. Pas dans un de tes bouquins à la con. Ces bouquins débiles qui transmettaient des idées fausses sur le monde. Parce que, même avec toute la volonté de l'univers, non, le monde n'était ni beau, ni juste. Il était laid et puait l'injustice par tous les pores de sa peau.
Il m'étonnait. À peine l'avais-je relâché qu'il me renvoya quelques paroles bien senties en plein visage. Mon ricanement se fit à nouveau entendre dans le silence lourd de la forêt. Qu'avait-il donc, mon sourire ? Il était parfait. Parfait pour des êtres de son espèce. Aussi cruel qu'ils étaient misérables. Aussi horrible qu'ils étaient pathétiques. En réalité, je trouvais que le terme d'insecte leur convenait mieux à tous. Particulièrement à lui. Lui qui se pensait certainement mieux que tout le monde. Mieux que moi. Que moi ? La bonne blague. Regardez-le allumer sa clope de cette manière ; regardez-le. On aurait dit qu'il me narguait. Mais je savais aussi qu'il faisait ça pour se rassurer, s'occuper les mains peut-être. Pour calmer le trop plein de colère qui enflait en lui de secondes en secondes. Mais même sa haine ne m'effrayait pas. Rien ne pouvait plus m'effrayer. Rien, mis à part la simple pensée de ne plus jamais pouvoir la personne que j'aimais.
Mon sourire se fit plus carnassier au fur et à mesure qu'il déblatérait son charabia. Cette fois-ci, c'était à moi de sentir la colère monter en moi. Lentement. Comme un poison se distillerait dans mes veines, afin d'endolorir mon corps et mon esprit. La vengeance. Oui, c'était bien ça après tout. La seule raison pour laquelle je restais ici. J'attendais le bon moment pour frapper. Le bon moment, une absence trop prolongée de plusieurs Masters peut-être. Une attaque soudaine des scientifiques. Ou n'importe quelle occasion qui les laisserait, même ne serait-ce qu'un moment, sans défense.
Reflet de ma souillure ? Mes yeux aux couleurs si particulières brillèrent un instant d'une lueur fauve. J'allais le déchiqueter. Ici et maintenant. Pourquoi continuait-il à parler ? Pourquoi faisait-il des suppositions pareilles sur moi ? Il ne savait pas, il se savait rien. Qu'il se taise ! QU'IL SE TAISE !

– Pourquoi je fais ça ?

Ma voix siffla dans les airs comme le chant d'un oiseau de mauvaise augure. Mes pieds cessèrent de se balancer dans le vide. Un rire délirant m'échappa malgré moi, m'étranglant durant quelques courtes secondes qui me parurent pourtant une éternité. Autour, même le vent avait cessé de souffler.

– Ta chère Hideko ne te l'a donc pas dit ? Elle ne t'a pas dit ce qu'elle avait fait ? Qu'elle était fautive ? Qu'elle devait payer ? Elle ne t'a pas dit toute la souffrance qu'elle m'a fait endurer, jusqu'à m'enlever tout ce que j'avais de plus précieux ?

Je me redressai sur ma branche, me mettant debout sur elle d'un mouvement souple. Le dominant de toute ma hauteur. La tête haute et les yeux lorgnant vers le bas, sur lui, pauvre humain misérable.

– Il fallait bien que quelqu'un paie pour ta directrice adorée. Si ça n'avait pas été elle, ça aurait été quelqu'un d'autre. Toi, peut-être ?

Je sautai, atterris un sol en faisant trembler la terre. Puis relevai les yeux vers lui, or, argent, rouge, bleu et marron. Iridescents. Terriblement proche de son corps, que je pourrais briser en deux d'un seul mouvement.

– Tu aurais envie de mourir pour Terrae, toi aussi ? Je peux t'offrir ce que tu cherches.

Un clignement de l’œil, et sa cigarette prit entièrement feu juste sous son nez dans un petit bruit d'explosion tout caractéristique. Puis je lançai mon pied en direction de son ventre, mettant dans le coup toute ma force de titan pour qu'il soit projeté vers l'arrière. Le vent se leva à nouveau, tourbillonnant autour de lui avec force, entaillant sa peau en divers endroits.

– Qu'est-ce que tu en dis ? J'ai très envie de m'amuser avec toi. Surtout si tu as encore d'autres théories fumeuses à mon intention, je sifflai à nouveau de rage, hors de moi. ALLEZ ! Parle !


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##   Sam 14 Juin 2014 - 14:26

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Au moins mes mots avait provoquait un réaction chez elle, car le regard qu'elle me servait de son abris devint animal. Elle restait quelque peu humaine après tout. Et elle avait détestait entendre ça. Je souriais, au moins avais-je une arme un tant soit peu efficiente contre elle. Bien que cette même arme précipiterai inévitablement l'arrêt de mon palpitant ce qui, selon les élites de notre monde n'était pas nécessairement un bonne chose. La difficulté allait être de choisir mes mots pendant que je me faisais joyeusement boxer, un exercice difficile si il en est. Le fait de lire dans mes pensées ne la protégeait pas de mots formulés.

Alors qu'elle reprenait ma question à voix haute, la forêt se tut, laissant un silence magistral, lourd et presque angoissant se saisir de notre environnement immédiat . Que c'est instant me furent longs et pénibles, ce silence semblait s'étirer sur les instants qui précédèrent sa reprise paroles, ce qui me soulagea et me frustra tout à la fois. Certes elle répondait, mais à coté.

Est-ce donc une sinécure que de répondre correctement à une question? Ou bien faisait-elle cela simplement pour me mettre hors de moi? Si c'était son objectif, je devais avouer qu'elle réussissais plutôt bien dans son entreprise. Mais le pire restait à venir.

Le coup de grâce fut infligé à ma psyché alors qu'elle parlait de Livy. C'était donc pour elle un dommage collatéral, une sorte de placebo pour guérir son envie de tuer, une quantité négligeable qui n'était là que pour disparaître. Un vulgaire sac de sable pour qu'elle se défoule. Avec quelle facilité avait-elle abandonné sont humanité? Comment pouvait-elle vivre avec elle-même?

C'était à cet instant précis que j'eus ce déclic , que mon esprit cessa de tourner comme à son habitude. Je la haïssais, de tout mon être je n'avais que de la haine. C'est existence pitoyable qui se satisfaisait pleinement de meurtre et semblait jubiler d'avoir du sang sur ses mains. Je ne la considérais même plus comme un animal, elle ne m'aspirait que du dédain, de la colère. Si Tuer Livy avait été une forme de vengeance, c'est à la fois maladroit e, inutile et stupide. Si Hideko n'avait eu aucun remord à la faire souffrir elle alors pourquoi se soucier de la mort d'une pauvre adolescente? Quelle esprit malade avait pu pondre un raisonnement si erroné?

De son perchoir, elle sauta juste devant moi, probablement trop près de moi d'ailleurs. Son atterrissage provoqua un tremblement qui ne me déstabilisa que peu. Le plus surprenant était son regard où les teintes et le couleurs se mélangeaient et se succédaient. Elle me parla ensuite de mourir pour Terrae, et je fus tentais de lui rire au nez, j'étais sincèrement à deux doigts de le faire mais quels doigts? Premièrement, la haine qui me consumait, cette chaleur cuisante en moi qui ne demandais qu'à être libérée puis le manque de temps.

En effet, la combustion spontanée de ma cigarette et le coup qu'Aëlita m'infligea ne me laissèrent que le loisir de voler quelques mètres en arrières et d'être accueillit par un étrange phénomène climatique qui me lacérait la peau. C'est d'ailleurs grâce à ces coupures que je ne perdis pas immédiatement conscience tant la douleur à l'estomac était forte. Une dizaine de centimètres plus haut et ce même coup m'aurait probablement était fatale. Et maintenant elle parlait de jouer, de s'amuser avec une vie.Ma haine venait de se cristalliser. Cette sensation désagréable d'ire qui avait crû depuis l'instant où j'avais incinéré le corps de Noisette se trouvait en fait être une source d'énergie. Là où mon corps avait pratiquement abandonné, cette puissance venait combler les manques, elle me transportait. Il avait juste fallut que j'accepte cette envie irrépressible que j'avais de vouloir lui faire du mal, que j'accepte cette haine.

Je me redressais alors que les lacérations s'accumulaient sur moi, mais cette sensation grisante de chaleur et de haine, cette libération en soit, me permettait de presque l'ignorer et de servir à cette ..... chose un sourire carnassier.

" Alors jouons, je n'ai rien à perdre et toi non plus, après tout, jamais tu ne retrouveras une vie paisible après tout ce que tu as fait. Et tout ça juste parce que le karma est une salope."

Je concentrais un peu de l'énergie que j'avais dans un trait de feu que je lui destinais immédiatement, en préparant un autre pour accueillir sa contre attaque.


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##   Mar 24 Juin 2014 - 21:48

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Pauvre petit homme. Pauvre misérable. La rage, sourde et profonde, s'empara de lui alors que j'évoquai sa chère amie ; le jeu n'en serait que plus amusant. Je voulais le voir s'effondrer de haine, se consumer dans sa fureur ; qu'il ait mal, qu'il souffre comme j'ai souffert, qu'il comprenne enfin ce qu'est la douleur. Je le sentais s'indigner, martelant encore et encore à quel point j'étais injuste. Mais oui, j'étais injuste ; la vie l'étais. Quelle tristesse, n'est-ce pas ? Enfin après tout, ce n'était pas bien grave. Les personnes comme elle, il en existait des milliers par delà le monde. Moi, en revanche, je restais la seule et l'Unique. L'Avatar. L'enfant qui n'aura jamais eu de chance. Celle que l'on a arraché à sa famille, puis à l'homme qu'elle aimait. Celle que l'on a détruit.
L'Avatar, que l'on détruit encore.
Light...
Je le sentis gronder au creux de ma poitrine, loup sauvage et indompté, alors que j'atterrissais au sol, tout près de ma proie. Mes yeux s'emplirent d'une lueur fauve et je projetai au loin. Lentement, je m'approchai de son corps affalé au sol, roulant des hanches d'une démarche féline. Un sourire terriblement mauvais, terriblement cruel ; eh bien, petit, je ressentais ta haine de là où j'étais. C'était tellement tentant de continuer à jouer avec lui, comme un chat s'amuse avec la souris qu'il capture avant de l'achever. Alors, petite souris, que feras-tu lorsque je t'aurais arraché une de tes pattes ? Je me le demandais sincèrement, avec une once de curiosité. Cette chose maladive qui vous poursuit jusque dans vos rêves, la graine d'une minuscule idée qui, pourtant, pourrait ne jamais disparaître. Pas avant d'avoir été réalisée, tout du moins.
Quelle idée saugrenue que d'amputer un si petit animal de l'un de ses membres...
Quelle idée délicieusement incongrue.
Un pas sur le côté, et j'évitai la traînée de feu qu'il me destinait. Son énergie se concentra dans sa main pour préparer une nouvelle attaque.

– C'est tout ce dont tu es capable ? je ricanai en augmentant la pression, obligeant ses membres à se coller au sol, l'immobilisant totalement. J'aime les hommes intrépides. Ils me rappellent...

Je m'interrompis, serrai les dents. Mes yeux brillèrent.
La colère.
Un mur de pression s'abattit soudainement sur lui, l'écrasant un peu plus contre le sol poussiéreux. Je me tins debout à côté de lui, le regard froid et vide, les lèvres délicieusement étirées en ce sourire exécrable.

– Tu n'as rien à perdre, vraiment ? Dans ce cas tu ne vois pas d'objection à ce que je joue un peu avec toi.

Mon pied se posa presque avec délicatesse sur son genou. Un sourire doux, faussement maternel. J'appuyai de toute ma force dessus, savourant le craquement sinistre des os s'écrasant à mon contact. Se brisant. Comme un fétu de paille.
Doucement, j'entonnai une mélodie ; comptine pour enfant qui résonne autour de nous sans nous offrir la moindre réponse. Me délectai de sa souffrance, son visage crispé, attendant de voir la peur se lire sur ses traits.

– Pauvre petit Jacques. Tout seul. Abandonné. Sans sa petite Livy chérie. Dommage que je n'ai pu lui offrir une autre mort... Elle s'est effondrée si rapidement !

Un nouveau rire, un ton amusé, enfantin. Presque trop candide, trop déplacé pour tromper qui que ce soit.

– Qu'est-ce que ça fait d'incinérer quelqu'un ? Hein ? Dis-moi ? J'aimerais savoir. Je peux tester avec toi ?

Une flamme naquit dans la paume de ma main, et je la fis courir entre mes doigts, jouant avec comme on jouerait avec un stylo. Toute heureuse d'avoir trouvé un suicidaire pour lui faire la peau.

– Ou alors je peux t'électrocuter jusqu'à ce que ton cerveau explose ? Ce serait tellement amusant ! je continue en continuant à appuyer sur sa jambe, la piétinant allègrement. Quelle mort tu préfères ? Je te laisse le choix.

Il paraîtrait qu'être brûlé vif est la mort la plus douloureuse sur terre... J'aimerais bien tester ça !


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##   Mer 25 Juin 2014 - 9:25

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Humeur : lyrique, libertine et volage, telle est mon humeur

Mon attaque fut d'une incroyable inefficacité, non vraiment beaucoup plus inutile que dans mes rêves les plus fous. Franchement que pouvais-je espérer de mieux après le gentil tête à tête entre le pied de mon opposante et mon estomac qui fut suivit par un gentil vol plané et un vent si cinglant qu'il me découpais la peau et donc CETTE FOUTUE ATTAQUE QUI NE PASSE PAS. Et en plus elle se raillait de moi, en même temps il fallait bien admettre qu'il y avais de quoi, je devais être bien pitoyable à regarder. J'avais presque eu de l'espoir pendant quelques micro secondes. Enfin l'adage dit que l"espoir fait vivre... je pouvais donc me demander si j'allais vivre vieux. Aëlita s'avançais vers moi avec une démarche très féline que j'aurais pu apprécier en d'autres circonstances. Alors qu'elle vantait mon coté intrépide, une sorte de déclic, visible dans ses yeux qui reprirent cette teinte si particulière, et qui eut pour effet de m'écraser au sol, et dont la puissance ne me permettait de respirer qu'a grande peine.

Si je me trouvais en mauvaise position, la femme aux cheveux auburn souriait, elle me présentait toujours ce même sourire méprisable qui ne faisait que m'agacer. Je me sentais déjà à bout de nerf et je ne pus retenir mon mépris pour alors qu'elle me parlait de s'amuser avec moi.

" Tu te répètes ma grande, peut-être que l'âge te fait radoter ou alors une manifestation supplémentaire de ta folie, tant d'hypo...."

Ce fut l'une des rares phrases de ma vie que je n'eus pas l'occasion de terminer. Avec un sourire aussi doux que mensonger, elle posa son pied sur mon genoux droit. L'instant d'après, un craquement long et une douleur intense qui me tira un hurlement accompagné d'une quasi convulsion, quasi parce que je ne pouvais toujours pas bouger. Je n'avais qu'une envie c'était de pouvoir librement me tordre de douleur, me donner l'illusion de pouvoir apaiser cette douleur atroce. Déjà je ne sentais plus ma jambe en dessus du lieu où se trouvait son pied. Elle avait entonné une comptine rendant pour moi la scène que je vivais toujours plus infernal.

Et encore elle se moquait de moi, elle se riait de ma solitude, de la mort de Livy, du fait que j'avais été obligé de l'incinérer... Profitant de mon envie de crier, je lui hurlais:

" JE T'INTERDIS DE PRONONCER SON NOM, CATIN.

L'insulte qui n'allais mener à rien ne me soulagea pas un seul instant, mais j'étais hors de moi. Elle continuais de me menacer mais je n'en avais cure, je ne l'écoutais même plus. J'avais juste envie .. de la tuer je voulais la tuer rien de pus rien de moins, je voulais la voir disparaître , je voulais que cette flammèche avec laquelle elle jouait lui explose au visage. Je devais pouvoir le faire, je voulais le faire il ne me fallait que ça pour lui prouver qu'elle n'était pas invincible, je voulais au moins blesser son orgueil . En fait, je ne désirais plus que ça.

Pendant un instant la douleur cessa, ou plutôt passa au second plan, surpassée par un chaleur intense et enivrante. Je me sentais puissant, l'étais-je? Je n'en étais pas sûr et je m'en foutais aussi longtemps que je pouvais faire ce que je planifiais. Je me concentrais sur cette flamme et lui faisais sauter au visage et enchaîner sur le mauvais tour suivant, l'étrangler avec ses cheveux trop long à l'aide de mon don de marionnettiste qui semblait lui aussi avoir pris un coup de fouet, je ne savais pas trop si ça allait être effectif mais les flammes qui me nimbaient maintenant semblaient laisser penser que oui. De flemmes qui me nimbaient? C'est nouveau ça, sympa mais nouveau et peut-être un peu trop chaud à mon goût.

Je profitais du peu de temps que j'avais gagné pour jeter un coup d’œil à ma jambe. Elle n'avait l'air de tenir en un morceau que par un amas de peau, de chair, de sang et d'os broyés , sorte d'effroyable bouillie sous le pied de celle que j'avais si rageusement cherché. La beauté est ironie.


Bienheureux les simples d'esprit 684226JacquesDuroy
##   Dim 6 Juil 2014 - 23:39

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Humeur : Vous tenez vraiment à ce que je réponde ?

Un cri de pure douleur s'échappa d'entre ses lèvres. Il résonna en moi durant de longues secondes, et je fermai un instant les yeux pour le savourer avec délice. Je continuai cependant à écraser son membre, un peu plus à chaque seconde, appréciant la symphonie macabre du spectacle qu'il m'offrait. Peut-être étais-je une bonne musicienne, au final. J'étais ravie d'avoir pu l'empêcher d'en placer une – non, vraiment, je trouvais qu'il parlait bien trop pour une souris qui s'apprête à être avalée toute crue. Son hurlement de rage, mêlée de souffrance, sonna comme une douce clochette à mes oreilles. « Catin » ; n'avait-il pas trouvé mieux ? Allons donc...
Je commençais seulement à m'amuser ; non, vraiment. Voir l'impuissance et la rage envahir son être tout entier, son pauvre être plaqué au sol, sans possibilité d'agir, misérable. Je fis apparaître une flamme et jouai avec, riant encore et encore de sa douleur, de son chagrin, de la fureur qui embrase son cœur. Cependant, si concentrée sur les flammes hypnotisantes, je délaissai un instant ma jeune proie pour me laisser envoûter. Je déchantai bien vite lorsque le fruit de ma création se retrouva projetée sur mon visage. Je reculai vivement, surprise autant par la douleur que par son audace, alors que mes cheveux s'enroulaient autour de ma gorge. Sous la colère et l'étonnement, je relâchai la pression de l'air sur le Feu. Bon sang, mais ne pouvait-il pas me laisser l'assassiner en paix ?!
Mon regard iridescent se posa sur la pauvre créature dont j'avais à présent décidé la fin prochaine, alors que je raccourcissais mes cheveux pour lui éviter d'avoir prise dessus. Si un chat aimait jouer avec sa proie, il n'était pas dit qu'il aimait la voir se débattre, et encore moins se défendre aussi pathétiquement.

– Tu viens de signer ton arrêt de mort. Pathétique être humain.

La rage faisait trembler tout mon être, et j'envoyai alors mon pied en direction de son visage. La puissance des éléments se mit à enfler en moi. Les nuages s'accumulèrent au dessus de nous, et une pluie torrentielle ne tarda pas à tomber. Derrière moi, j'entendis le tonnerre gronder ; le vent se leva à nouveau. Je ne pensai même pas au fait que la moitié des Masters de Terrae risquaient de faire leur apparition d'ici quelques minutes à peine. Mais quelle importance, sincèrement ?

– Ne bouge plus, et n'utilise plus tes pouvoirs, lui intimai-je en usant de mon pouvoir de sonore, utilisant dans le même temps mon marionnettisme pour le bloquer dans sa tentative de mouvement.

M'approchant à nouveau du blond, je l'attrapai par les cheveux pour rapprocher son visage du mien, fixant mes yeux dans les siens, devenus écarlates.

– Tes pouvoirs ne te sauveront pas, crachai-je à son intention, le visage déformé par la fureur. Allons, que dois-je faire ? Déformer ce si beau visage qui est le tien ?

Je glissai ma main libre sur sa joue, laissant mes ongles pousser, acérés, au point d'y laisser de longues traînées sanguinolentes.

– Te l'arracher peut-être ? Ou bien briser tes doigts ? Chacun de tes os, les uns après les autres ?

J'attrapai alors sa main gauche dans la mienne, et, esquissant un large sourire cruel, je la serrai, lentement, appréciant le son des os qui se brisent.

– C'est tellement poétique... Tu ne trouves pas ?

Une symphonie de mort... Requiem. Quel bonheur. Quelle jubilation... Comment vais-je te tuer alors, mon petit Jacques ?


I will destroy you.
##   Lun 7 Juil 2014 - 17:36

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Humeur : Vous voulez la version longue ou la version courte ?

Je L'ai sentie.
Il m'a suffi d'une seconde pour reconnaître son aura si particulière, si puissante ; ce déchaînement des éléments si soudain. Le vent hurlait sa rage et sa haine, son besoin de destruction. Le tonnerre a grondé au dessus de nous, nous faisant lever la tête ; et immédiatement, j'ai su qu'Elle avait trouvé une nouvelle proie.
Me levant de la terrasse où Huo et moi étions en train de prendre un verre, je m'excuse auprès de lui brièvement. L'incompréhension se lit dans son regard, et la détermination dans le mien. Sans attendre, ignorant tous les yeux braqués sur moi, je m'envole en direction de la forêt, là où je La sens, là où Elle risque encore une fois de mettre à terme à une vie.
Mais cette fois, ça ne se passera pas comme ça.
Mes iris virèrent à l'argent ; il fallait que j'aille plus vite, plus loin, maintenant. Peu importe si d'autres Masters sont déjà en route : je me suis déjà promis que si je recroisais à nouveau sa route, je lui ferais la peau. Il n'est plus question d'attendre que ça se passe, que les problèmes se règlent tout seuls. « Acceptes-tu de chérir et protéger l'institut ? » Oui. Oui, et même trois fois oui. Je ne vivrai à présent plus que pour ça.
Le vent me guide jusqu'à l'orée de la forêt, et, de loin, j'entends un cri de douleur monter jusqu'à mes oreilles. Ma mâchoire se serre.
Sale garce.
J'accélère un peu plus ma course lorsque je l'aperçois, si concentrée à torturer un homme. Un blond, encore une fois... Serait-ce à cause de toi, Light ? Je suis désolée, je sais que je t'ai demandé de t'occuper d'elle. Que je t'ai dit que je te faisais confiance. Mais là, je ne peux plus. C'est trop dur à supporter.
Vivement, j'entame un piquet dans leur direction, visant sa tête de mon pied. Mais Aëlita relâche brutalement sa victime, le laissant choir au sol comme une poupée de chiffon, et se téléporte plusieurs mètres plus loin. Son regard mauvais me transperce littéralement ; elle tente de forcer le passage jusqu'à mes pensées et je la repousse comme je le peux, sentant la colère monter en moi. C'est ça. Contrôle donc mes sentiments, espèce de putain. Tu la sens, la rage ? Tu la sens ? C'est celle qui te détruira.
J'ai à peine le temps de m’enquérir de la santé de l'homme de tout à l'heure que des dizaines d'éclairs fusent sur moi. Je les évite souplement et créé un dôme d'air autour du... Feu pour pouvoir le protéger.

– Aëlita !

Serrant les dents, je la fixe en lui lançant lame d'air sur lame d'air, augmentant la pression pour la bloquer. Mais sa téléportation est plus vive, et rend mes attaques inutiles.

– Je te reconnais... Tu es la gosse des escaliers.

J'inspire longuement pour me calmer, me jetant soudainement sur elle pour tenter de la blesser par des coups vifs, rendus plus puissants par la vitesse accélérée de mes membres. Lionne enragée, elle pare mes coups avec un sourire dément, et m'arrache une grimace lorsque je me reçois son poing en plein estomac. La pression de l'air ne suffit pas à arrêter totalement ses coups, d'autant plus que je dois éviter ses projectiles enflammés, électrifiés ou gelés.

– Comment tu as pu changer à ce point ? Au point de vouloir détruire tout le monde ? Light ne voulait pas ça pour toi !

Soudainement, elle se stoppe. Le temps semble se figer. Je vois sa mâchoire se serrer, son regard devenir trouble, fou. Triste et furieux, détruit.

– JE NE VOULAIS PAS CA NON PLUS !

Une décharge d'énergie, que j'ai à peine le temps d'anticiper. Je me protège en serrant les dents, projetée en arrière par la force déployée. Un instant. Infime. Et elle disparaît.
Pantelante, les membres tremblants encore sous la colère et l'adrénaline, je mets quelques secondes à reprendre mes esprits et me laisse tomber à côté du Feu qu'elle a torturé. Son état me serre le cœur ; mais je me retiens. Il faut que je le soigne.

– Tiens bon, d'accord ? Je suis guérisseuse, je vais m'occuper de toi, je lui explique d'une voix qui se veut douce et rassurante malgré tout, passant mes mains au-dessus de la sienne pour me concentrer et remettre brièvement les os en place.

Une fois le plus gros fait, je fait de même au niveau de son genou, grimaçant en voyant son état.

– Je vais t'amener à l'hôpital. Tu peux te laisser aller. Je m'occupe de tout.

J'essaie de faire retrouver un semblant d'aspect humain à sa jambe et le soulève à l'aide de mes pouvoirs, sans le faire bouger de sa position allongée. Et, sans un mot, je nous emmène jusqu'à l'hôpital pour lui donner un peu de morphine et terminer de le soigner.
Cette garce ne perd rien pour attendre.



Je vole en #F54759
##   Mer 23 Juil 2014 - 6:36

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Jacques Duroy
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Humeur : lyrique, libertine et volage, telle est mon humeur

C'est dans des situations similaires à celle dans laquelle je me trouvais que l'on est en droit de se poser des questions et de s'interroger soi-même sur le bien fondé de nos actes. La mienne étant: à quelle moment est-ce que l'attaquer à pu me paraître une bonne idée? Quant à l'instant précis où ce doute a émergé de mon esprits, je dirais qu'il se situais entre le moment où elle m'assène un coup de pied en plein visage et celui où elle me lève du sol par les cheveux, forçant ce qui restait de chair à mon genoux à supporter le poids de ce qui y était suspendu. La douleur était elle que je perdis mon presque toute perception de mon environnement.

Je crois bien que le monde autour de moi devenait chaotique, presque Lovecraftien, je sentais le vent qui me giflais le visage, le tonnerre qui grondait, la pluie qui tombait par océans et moi je pendouillais dans une situation capillotractée... haha.... Bref. J'avais depuis un moment déjà cessé de l'écouter, j'étais comme dans une sorte d'état de transe où je n'avais plus conscience que de moi-même. Et ce n'était pas nécessairement une bonne chose si on prenait en compte l'état actuelle de mon corps que ma camarade de jeu continuais de malmener. D'abord, de son ongles elle traça un trait brûlant sur ma joue, puis me serra la main si fort qu'elle mes os craquèrent, me tirant un nouveau râle de douleur.

Elle me parlait et je n'entais plus rien, elle devait me menacer, se moquer et penser à voir haute les sévices que je m'apprêtais à subir. Au final j'allais mourir mais j'aurai un peu résister, j'aurai ça pour moi, au moins je l'aurais touché et j'en tirais une certaine fierté. Puis maintenant j'avais la certitude qu'on pouvait la vaincre, d'une manière ou d'une autre et cela m'apaisa quelque peu. Je tiens à préciser que mes pensées n'étais pas si ordonnées sur le coup cela va de soi. Sur le fait je ne pensais qu'à l'état de mon coeur et à la douleur, omniprésente.

Pourtant, sans trop comprendre pourquoi, je chutais à terre et Aëlita sembla se détourner de moi sans que je comprenne pourquoi. J'entendis une autre voix, différente mais je n'osais m'y fier, qui sait si elle ne se jouait pas de moi, si elle ne tentait pas de briser mon esprit après avoir briser mon corps et quand j'entendis des trace de pas venir vers moi, je me raidis instinctivement avant que la douleur, les douleurs devrais-je dire, ne me fasse renoncer à cette réaction. Mais ce ne fut pas de la douleur que je ressenti mais une chaleur douce qui passé sur ma main, je tournais péniblement la tête pour regarder qui me prodiguait ces soins inattendus. Une demoiselle aux cheveux châtains, une japonaise si ma vue ne me faisait pas trop défaut.

Elle me parlait, je ne sais pas ce qu'elle disait mais elle parlait et je ne comprenais rien. Plus la douleur s'évanouissait grâce au traitement de la demoiselle, plus je me sentais partir, emporté par la fatigue qui venait de fondre sur moi, plombant le peu de volonté qu'il me restait. Finalement, je me laissais partir pour m'endormir, ou m'évanouir je n'étais pas sûr de la différence, alors que je ne sentais plus le sol mouillé contre mon dos.


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