Terrae, Une nouvelle ère commence...

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[clos]Apparence trompeuse, absence interminable, retour inattendu de la neige sur son visage pâle
Mer 25 Juin 2014 - 20:53
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Dortoir. Dortoir Dortoir. Presque un an de dortoir après cette nuit là, où il a dormit dehors, avec cette fameuse jeune fille.  Nuit agitée, mais qui s'était, pour lui, tout de même bien passé. Trop bien passée d'ailleurs.
Ces nuits étaient ornées de cauchemars, sa femme, morte, et son fils, lui revennaient chaques nuits durant cette année d'absence, ces coups de feu qui retentissaient dans sa tête, qui étaient donnés afin d'ôter la vie de ce médecin, qui avait fait tout en son pouvoir pour sauver son enfant, et Gabrielle, sa femme.
Alors, toutes les nuits, c'était la même chose. rêves au début très doux, agréables, pour finir avec violences, et des morts, et aboutir à un réveil en sursaut et un verre d'eau. Après ça, ses yeux ne se fermaient plus. Archie avait développé une peur, la peur de dormir. Ce n'était pourtant pas son genre, mais là, il avait bien peur.

Ces journées, elles, se limitaient à manger, lire, vérifier si la porte est bien fermée à clefs, et ... dormir, pour au final se reveiller en sursaut, encore et encore.

Aujourd'hui, c'est un jour comme les autres. Volets fermés, fenêtre fermée. La pièce sentait le renfermé, elle n'a pas étée aérée depuis des lustres. Archie lisait un livre, et s'était arrêté sur un passage qui l'intriguait.

" Beau jour d'aujourd'hui, avec son ciel bleu, taché de blanc, le vent chattouillant notre peau, courbait les fleurs, qui elles, n'attendait que le pollen ne se livre à elles "

-Il fait quel temps aujourd'hui ? C'est ça ? Qu'est-ce que je fou là ... en juin, dans l'ombre ...

C'est vrai, il avait pris l'habitude de se parler à lui même. En même temps, en ayant vécu toute l'année seul, dans l'ombre, il fallait bien qu'il ait un peu de " compagnie " ...
Et c'est en ces mots qu'Archibald ferma son livre d'un coup, et ouvrit la fenêtre, puis les volets.

-Wohwohwoh, ca pique ...

Archibald protégeait donc ses beaux et clairs yeux bleus de sa main droite. Exposer ses yeux au soleil aussi rapidement après un moment aussi prolongé dans l'ombre n'était pas bon.
Après quelques minutes, ses yeux s'étaient enfin à peut près habitué à la lumière du jour, cependant il avait tout de même le visage crispé, gardant tout de même ses airs froids et imperturbable. C'est en quelques pas qu'il s'était dirigé vers la porte de sa chambre, glissa la clef dans la serrure, et ouvra la porte d'un coup sec et entamma un marche, dans les couloirs, sous les bruits de pas retentissants dans l'établissement.
Une porte. Archie l'ouvre, puis sort, puis lève d'un seul coup la tête, tout en fermant les yeux, appréciant l'air qui passait dans ses cheveux. Il repensait à cette nature, ce beau paysage, qu'il avait vu il y a un an, juste derrière le portail, ces arbres, cette nature. C'était un bon moment. Il n'avait rien ressentit de tel dans sa chambre, normal me direz-vous ... Il avait l'air " ailleurs ", dans un rêve, un rêve où il ne se reveillerait pas en sursaut.
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Dernière édition par Archibald McLeen le Jeu 26 Juin 2014 - 16:02, édité 1 fois
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Mer 25 Juin 2014 - 21:28
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Après son Initiation, Nariwen avait passé la plupart de son temps seule. Bon d'accord, TOUT son temps en fait. Elle avait fait en sorte de ne croiser personne et avait très bien réussit son coup. Mais voilà, le temps de la Solitude devait finir un jour où l'autre. Il lui faudrait reprendre les contacts humains, les entraînements pour la forme physique aussi bien que pour ses pouvoirs qui étaient toujours un peu nouveau, même si elle percevait très bien l'Air maintenant. Cependant, elle n'avait pas encore testé sa nouvelle voix, ou plutôt, les nouveaux effets que cette dernière pouvait avoir acquit. Cela devait être fascinant... Il faudrait que Nariwen se penche sur la question un de ces quatre. Mais pour l'instant, le premier objectif était de renouer quelques liens humains. 
Nariwen se leva, appréciant la vue de sa nouvelle chambre. Une solitaire aime dormir en paix, même si Enrica lui manquait un peu. La jeune femme s'habilla et but un petit jus de fruit, histoire de prendre quelques vitamines pour la journée. Elle avait en effet tendance d'en faire un peu trop avec ses nouvelles capacités et cela l'épuisait souvent. Autant prendre ses précautions donc. Après tout cela, il ne lui restait plus qu'à sortir de cette chambre qui était son antre de Solitude pour partir à la rencontre de tous ces personnes qui résidait à Terrae. Il n'y avait plus qu'à...
Seulement voilà, au moment de sortir de sa chambre, Nariwen eut une appréhension. Cette dernière semaine qui s'était écoulée avait été tellement belle : sereine, magique et sans aucun accrochage. Elle n'avait pas envie de changer cela, elle n'avait pas envie de sortir de cette état de bonheur que son Initiation lui avait procuré. La jeune femme se reprit. Rester dans cet état n'était pas vivre non plus. Il fallait des remous, des tempêtes, des bas pour que les Hauts soient plus savoureux. Et puis, peut-être que, comme elle l'avait fait avec Enrica, elle pourrait apporter du bonheur à d'autres, qui sait... La jeune Sonore prit une grande inspiration, son plus beau sourire et sortit enfin. L'éclat puissant du soleil ne fit que raviver sa confiance. 
Au détour d'un bout de la cour, Nariwen aperçut au loin les contours d'une silhouette qui lui paraissait familière. Même un peu plus. Elle fronça les yeux, mais ne pouvait qu'apercevoir les cheveux blancs neige du jeune homme. Trop peu pour lui dire précisément qui c'était. 
*C'est le moment de tester sur le terrain mes nouvelles capacités*
Elle se concentra. Il lui fallait juste une petit brise qui ramène l'odeur du personnage vers elle. Elle se concentra encore, son souffle se coupa. Soudain, ce qu'elle attendait vint, exactement comme elle l'avait voulu. Elle en fut heureuse, mais ce qui l'a ravit encore plus, c'était l'odeur que lui ramenait la brise qu'elle avait créée. Archibald ! Quelqu'un d'intéressant, de joueur, et souvent sur la même longueur d'onde. Voilà quelqu'un qui ne lui ferrait pas regretter d'être revenu vers ses congénères. La jeune fille approcha d'un pas vif vers lui et se planta devant lui. Mais il semblait totalement ailleurs et faillit le percuter. 
"Hey, Archibald, fais attention où tu vas ! C'est moi, tu ne vas tout de même pas m'écraser !"
Un grand sourire amicale ornait désormais les lèvres de Nariwen. Retrouver un amis...
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Mer 25 Juin 2014 - 21:57
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yeux fermés, esprit ailleurs, vent apaisant. Le soleil tapant, et un joli ciel bleu. Que demander de plus qu'un paysage aussi beau et reposant. Qu'est-ce qui pourrait plus aérer l'esprit de notre cher personnage, que ce moment de plénitude ?
Le vent avait d'un coup dévié, il allait d'Ouest en Est, et s'est d'un seul coup mis à aller du Nord, vers le Sud. Cependant, Archibald était trop dans ses pensées, dans son utopie, pour s'en rendre compte. La vie semblait facile, ses souvenirs effacé, c'était comme un nouveau départ.

Alors que la jeune fille s'avançait vers lui, il continuait à rêvasser, ne sachant pas qui elle était, et étant beaucoup trop bien là où il est pour la laisser passer, ou faire quoi que ce soit d'autre.
Cependant, cette jeune fille s'était arrêtée devant lui. Elle voulait peut-être passer, allait-elle le pousser ? Il était déjà prêt à résister, la place était trop bonne, et puis, elle pouvait faire le tour.
Cependant, elle n'avait pas l'air de vouloir le bousculer, elle s'était juste arrêtée. Alors, par curiosité, notre beau jeune homme ouvra un oeil discrètement, et le referma aussi vite. Il ne laissa pas paraître sa surprise à la vue de Nariwen, cependant, tout changeait dans sa tête. Le beau paysage était toujours là, mais il y avait quelques arbres en plus, et Nariwen. les souvenirs de ces temps-çi revenaient, c'était plaisant, mais l'utopie était mieux. Elle lui rappelait que l'amour était dangereux.
Il ne bougeait donc pas, faisant comme si il ne l'avait pas vu, et réfléchissait pendant quelques secondes, sans même se rendre compte qu'elle lui avait parlé.

" C'est Nari ? Non ... c'n'est pas elle, pas possible. J'bougerais pas ! Quoi que ... Elle avait l'air plutôt pas mal c'te fille en fait ... Pourquoi pas ! "

C'est alors que Archibald fit un pas en avant, avec un air innocent, toujours les yeux fermés. Son corps se cogna donc sur celui de la jeune fille, il avait frôlé son visage avec le sien, et, après le coup, ouvrit les yeux.
C'était bien Nariwen, la jeune fille avec qui il avait passé du bon temps quand il est arrivé. C'est aussi sa seule connaissance, en fait. Le temps qu'il réagisse se fut ... sensiblement long, environs deux ou trois secondes.

"-Oh, et bien désolé à croire que je t'ai tout de même écrasé, tu m'en vera tellement navré"

Pendant ces parôles, il laissa paraître un sourire, autant amical que provocateur, comme à l'époque, ou leur conversations, leurs actes, était un jeu. Le jeu reprenait donc aujourd'hui, maintenant, avec cette légère bousculade, et avait tout interet à être intéressant, auquel cas Archibald resterait un homme froid, sans famille, ni amis, juste quelqu'un sans âme, une boite vide, au soleil, au vent, dans sa chambre, ou dans l'ombre.
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Mer 25 Juin 2014 - 23:28
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Archibald mit du temps à réagir, beaucoup de temps. Nariwen s'inquiéta brusquement, l'ambiance qui entourait son ami était bien différente de celle qu'il avait avant, quand ils jouaient tous les deux à tester les limites de l'autre. A ce moment là, les pensées de la jeune fille allaient à cent à l'heure, si bien qu'une seconde pouvait lui paraître une éternité. Que c'était-il passé pour qu'Archibald ai une aura si grisonnante. Tout du moins c'est ce que percevait la jeune fille. Ou peut-être était-ce encore son appréhension des autres qui lui jouait quelques tours.
Soudain, Archibald refit un pas en avant, percutant la jeune Sonore. Elle se recula un peu, mais pas assez pour évité que leurs visages se frôlent. Ce n'était même pas un contact, loin de là, et pourtant... Pourtant les capacités toutes nouvelles de la jeune Air lui faisait paraître cela beaucoup plus puissamment qu'avant. Pour elle un simple courant d'air était désormais plus parlant que le moindre des touchés. Elle le ressentait comme une caresse fait directement sur son âme, sans passer ni par sa peau, ni par un quelconque autre filtre. Et pour elle qui n'avait côtoyé personne depuis son Initiation, c'était une nouvelle quelque peu perturbante. Pendant une petite seconde, son visage perdit toute assurance. Dans ses yeux turquoises, on pouvait lire qu'elle était comme perdue, complètement affaiblie.
*Oulà, va falloir y aller doucement sur la proximité. Au secours, ça va devenir compliquer avec Archi, en particulier si on joue... Mais c'est tellement grisant de jouer... Argh...*
Archibald qui était maintenant en face d'elle et bien proche, lui répondit enfin. Et surtout, son regard, son expression, annonçaient déjà la couleur :
"-Oh, et bien désolé à croire que je t'ai tout de même écrasé, tu m'en verra tellement navré"
Il releva la tête et laissa apparaître son sourire provocateur. Le genre de sourire qui faisait démarrer Nariwen au quart de tour, elle aussi dévoilant alors sa malice. Oui mais voilà, cette fois-ci, elle devait se la jouer beaucoup plus prudente et éviter de tester ses limites comme la dernière fois. Elle pris une légère inspiration et afficha l'expression qu'il connaissait tant : Assurée, joueuse, prête à tout, ou du moins à beaucoup. Elle se recula élégamment en tournant sur elle même. Puis elle lui lança gentiment, un rire cristallin au bord des lèvres :
"Tu m'as fait peur dis ! Avec qui d'autre que toi pourrais-je jouer s'il t'arrive malheur ? Hein, dis moi ?"
Voilà. Ainsi, elle commençait doucement, tout en lui montrant qu'elle avait de nouveau de l'énergie a revendre. La jeune fille se concentra une micro seconde sur l'air l’environnant. Au pire, cet élément serait toujours là pour l'aider, non ?
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Jeu 26 Juin 2014 - 11:03
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Après ce léger accrochage, la jeune fille avait fait un pas, en arrière. Ce geste ne surprenait en aucun cas notre homme au yeux de glace et cheveux de neige. Il se souvenait que la jeune Nariwen avait du mal avec le contact physique, qu'il soit plus ou moins proche. Ca n'avait pas changé.

Elle avait affiché un air sûr d'elle, joueuse et prête à tout. Il y avait quelque chose de changé, dans ses yeux, mais Archie n'arrivait pas à trouver quel était ce changement, peut être était-ce la couleur de ces yeux ? Ce n'était pas important, de toutes manières. Elle n'avait pas perdu son assurance pour autant, et c'est justement grâce à ceci que ce jeu était intéressant.
Un petit rire cristallin entrait donc dans les oreille de notre petit bonhomme, il écoutait donc attentivement ce qu'elle avait à dire, sans bouger.

"-"Tu m'as fait peur dis ! Avec qui d'autre que toi pourrais-je jouer s'il t'arrive malheur ? Hein, dis moi ?"

Son sourire provocateur ne s'était pas éstompé, il voulait frapper fort, dès le début, c'était de cette manière qu'Archibald gagnait toujours, à l'époque. Petit soupire amusé, puis, d'un mouvement assez rapide, il s’avançât vers la jeune fille pour faire balancer une mèche de sa chevelure noire de sorte à ce qu'elle se dépose doucement sur son nez, tel une caresse.
Ce geste, était pour lui un moyen de la provoquer, en effet, il se souvenait que la p'tite était très sensible, au point où même la caresse du vent pourrait la faire frémir. C'est donc dans cette optique, qu'Archibald effectua ce geste, et suivit ensuite par quelques mots.

"-Et bien, peut-être que tu pourrais jouer avec tes cheveux, ou avec le vent, peut-être que tu pourrais gagner, contre eux "

Son air provocateur n'avait pas changé d'un poil, de plus, il ricanait légèrement, fier de ce qu'il avait dit. la provocation dans toute sa splendeur, il utilisait sa propre question, ses propres cheveux, et sans le savoir, son propre élément pour la déstabiliser dès le début. C'était ingénieux, même si il faut tout de même avouer que la chance était au rendez-vous. Archibald ne savait pas que Nariwen avait été initiée, et ne se rend donc pas encore compte à tel point ses dires peuvent être réalistes en ce moment.
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Jeu 26 Juin 2014 - 11:20
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Le sourire d'Archibald affichait plus de provocation qu'à l'ordinaire. Sous une assurance qui ne faiblissait pas, Nariwen commençait à ressentir au fond d'elle une certaine méfiance. Le jeu avec ce jeune homme avait commencé fort dès leur première rencontre. Cette fois-là, elle avait perdu et bien perdu, et elle sentait que cela risquait d'empirer maintenant, bien qu'avant son Initiation, elle avait fait de très beau progrès sur ce terrain. Seulement voilà, tout avait changé maintenant. 
Il y eut un sourire amusé sur le visage d'Archibald, puis il s'avança avec une rapidité déconcertante. Près de la jeune fille, il déplaça une de ses mèches de cheveux devant ses yeux. Cela fit vibrer l'air, sa peau, son corps, son âme. C'était terrible... Nariwen retint son souffle et s'immobilisa, conservant tout de même un fond de sourire. Cette semaine en solitaire l'avait tout de même renforcée, car maintenant qu'elle n'était plus seule mais alliée à son élément, elle avait une force de plus, une force non négligeable. Même si sa faiblesse était de nouveau à son apogée, son assurance l'était tout autant.
"-Et bien, peut-être que tu pourrais jouer avec tes cheveux, ou avec le vent, peut-être que tu pourrais gagner, contre eux "
Et le jeune homme ricana de sa provocation. Oui mais voilà, si les gestes pouvaient parfois vaincre les mots, cette fois-ci, c'était les mots qui avaient permis à Nariwen d'affronter le geste d'Archibald, et sa proximité. Il ne savait pas lui, que ce qu'il venait de proposer était d'une absurdité totale. Mais la jeune Sonore elle, le savait très bien. Elle releva son menton, la mèche de cheveux toujours devant ses yeux. Son sourire s’agrandit d'amusement, de provocation, mais aussi d'un soupçon de bonheur incontrôlé. Il était temps d'apprendre à cet homme-là que la petite Nariwen avait changé... Et bien changé.
"Le vent, comme mes cheveux, ne sera jamais mon ennemi. Maintenant, c'est mon meilleur allié..."
Et pour compléter ses propos, Nariwen se concentra encore, fronçant légèrement les sourcils. Une brise plus forte que la précédente vient fouetter son visage et d'un même coup, remis ses cheveux en place. Cela durant deux secondes, puis l'air retomba. Il n'était alors pas inerte, mais plutôt tendu, prêt à bondir, comme si à l'image de la jeune femme il attendait le prochaine assaut pour répliquer. Elle, sourit davantage. Ses nouveaux pouvoirs étaient quelques fois grisant, même si cela renforçait sa faiblesse. Elle ne regrettait absolument pas son Initiation, ça pour sur ! 
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Jeu 26 Juin 2014 - 12:16
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Le vent avait encore une fois changé, étant devenu légèrement plus fort, plus puissant, comme si il avait une destination précise. Et ce fut juste après le sourire, toujours aussi beau à voir, de Nariwen. Archibald ne s'était donc pas trompé, il y avait bien quelque chose de changé. Le vent avait replacé sa chevelure, et s'était calmé, il restait cependant une douce brise.
elle avait marqué un point, et Archibald sentait que ce pouvoir allait sans doute lui poser quelques difficultés, cependant, un détail interpellait donc le jeune homme aux cheveux blanc. Elle avait l'air de légèrement frissonner, rien qu'avec une petite bousculade, tout à l'heure. Ses habilitées la rendrait-elle encore plus sensible ? Il fallait trouver quelque chose, tenter quelque chose, pour en être sûr, affin de l'exploiter au maximum, pour pouvoir encore une fois gagner. Cette fois, le jeu n'avait pas d'importance. Jouer sans connaître ses adversaire résume à jouer pour perdre. Archibald, lui, avait l'envie de gagner, il n'avait pas besoin d'habilités quelconques pour se montrer plus fier, plus fort, que les autres. Il n'avait plus qu'à tenter, et en apprendre plus sur les faiblesses de la jeune fille, et le tour était jouer, la partie de jeu pourrait presque déjà être pliée à son avantage étant donné qu'il connaîtrait sa force, mais également les défauts que ses habilités lui procurent.
Il se rapprochât donc, aussi proche que tout à l'heure, au point de presque coller sa poitrine contre la sienne, dirigeant sa bouche vers son oreille. Le temps paraissait long, une secondes étaient comparable à tout une éternité dans un moment pareil. Archibald se concentrait sur son souffle, régulier. Quelques mots, chuchotés, sortirent donc de sa bouche, toujours avec un petit air provocateur, prétentieux, avec une petite dose de curiosité.

"- Et si c'était aussi ta faiblesse ? "

Ainsi, par ces gestes, il la provoquait, comme toujours, mais en plus il la testait. Autant ses limites, que ses faiblesses. Archibald était un charmeur dans l'âme, les zones érogènes des jeunes femmes n'ont presque plus aucuns secret pour lui. Si la jeune femme était donc plus sensible qu'avant, elle serait tout d'abord très tendue, raide, et sourirait à nouveau. C'est comme ça qu'elle réagit toujours, quand archie tappe pile dans le mile. Ses réactions trahissaient ses pensées, son visage était très bavard, sans même dire un seul mot, Archibald pouvait à peut près savoir dans quel etat d'esprit elle était.
Il ne bougeait donc plus, toujours concentré sur son souffle, a bouche à l'oreille de la jeune fille. Ainsi, si elle bougeait, si elle réagissait, Archibald le ressentirait.

Seulement, le jeune homme ne pu s'empêcher de sourire, il savait que cette fois le jeu serait plus compliqué, mais beaucoup plus intéressant. Il était conscient que les risques devront être au rendez-vous, pour gagner, ou au moins la déstabiliser. Et les risques, ce n'est pas ce qui faisait peur à notre homme bien prétentieux !
Cependant, cette fois, il pouvait perdre. Même si elle avait une faiblesse qu'Archie pouvait exploiter au maximum, elle détient tout de même un avantage qui n'est pas des moindres : La jeune femme pourrait donc contrôler le vent, plus ou moins. Mais ne pourra jamais contrôler le souffle de notre étalon.
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Jeu 26 Juin 2014 - 13:01
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Un jeu de mots, un jeu de gestes, un jeu d'expression... Oui, mais aussi un jeu de regards. Et là, Nariwen voyait très bien qu'Archibald avait bien comprit ce qu'elle était devenu. Cependant, la réflexion du jeune homme se prolongea et cela, elle le sentait aussi. Elle lui avait ouvert des portes tout en montrant ses forces et cela, elle allait peut-être le regretter. Peut-être... Non, Nariwen n'était pas du genre à regretter quoi que se soit. Elle suivait son instinct et ce dernier ne pouvait pas la trahir. Au moment où elle se sentirait trop près du bord du précipice, elle s'inclinerait. Elle savait perdre en beauté. Mais il n'était pas question d'accepter la défaire sans se battre, ça c'était une chose dont elle était certaine. 
Archibald fit un pas en avant, se rapprochant dangereusement. Rien que par cette proximité, les sens de la jeune fille s'affolèrent et elle du faire un gros effort pour ne pas bougé d'un poil. Quand il s'approcha de son oreille en plus, elle crut qu'elle allait défaillir. Elle rassembla tout son courage et ne bougea toujours pas.
*Concentre toi sur tes sens, contrôle-les, et tourne ces sensations à ton avantage.*
Tandis que les secondes se faisaient éternité, l'esprit de Nariwen passa de celui d'un chat joueur à celui d'un tigre en chasse. La différence ? L'un est électrique et léger, l'autre et calme et puissant. Toute une différence. La Sonore entendait maintenant le cœur du jeune homme battre, l'air passer entre leurs deux peaux et agiter leurs cheveux. Et elle comprit à ce moment là qu'elle pourrait écarter le jeune homme sans même bouger, juste à la force de son esprit. Cela la fatiguerait beaucoup, mais elle aurait la force de le faire quand même.
"- Et si c'était aussi ta faiblesse ? "
Ce curieux mélange d'expression derrière cette phrase renforça la volonté de la jeune fille. La seule personne qui pouvait l'affaiblir était elle-même. Malgré que ce souffle près de son oreille la rende électrique, elle ne faiblit pas et continua à sourire. Elle pouvait contrôler le combat. Elle inspira doucement et se concentra à nouveau sur ses sensations : Cœur, vent, cheveux et souffle. Elle expira doucement. Ils étaient là, tous les deux, à un centimètre l'un de l'autre, droits, immobiles. Le combat allait être ardu. Nariwen prit son courage à deux mains, tourna légèrement sa tête et approcha à son tour ses lèvres de l'oreille du jeune homme :
"-Et si tu pouvais pas atteindre cette faiblesse ?"
La jeune femme se détendit légèrement, sentant que la situation était pour l'instant sous contrôle. Et puis, elle pourrait peut-être enfin tester son petit don "d’envoûtement", lié à ses capacités de Sonore, qui sait. Elle ne l'avait jamais fait pour le moment, mais il faut bien un début à tout non. 
Calme et détendue, la jeune fille attendait la réaction d'Archibald...
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Jeu 26 Juin 2014 - 13:29
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Archibald avait tenté de la déstabiliser, par ces murmures, sa proximité. La jeune femme n'avait pas bougé, et n'avait pas encore dit son dernier mot. En effet, c'était comme si elle n'avait rien ressentit, ou du moins comme si elle avait tout contenu en elle même, tout contrôlé. C'était embêtant, un gros imprévu. Mais ce n'est pas ça qui allait perturber Archibald.
Elle avait tourné la tête, par ce geste, Archibald comprenait alors qu'elle allait riposter, attaquer à son tour. Elle avait déjà signé le début d'un jeu beaucoup plus ardue et, de ce fait, beaucoup plus intéressant que d'habitude, avant même qu'elle n'ait prononcé ces quelques mots.

"-Et si tu pouvais pas atteindre cette faiblesse ?"

Il n'avait donc pas réussi, cette fois, à atteindre cette faiblesse. Ou alors, peut-être qu'Archibald se trompait. Elle avait mit le doute. Mais il fallait bien tenter. il y a bien une autre solution, de toutes manières. Il suffit juste de continuer à jouer, encore plus longtemps, pour en apprendre plus, la tester, faire des expériences, et c'est ainsi qu'il trouvera ses faiblesses. Il faudra, certes, plus de temps que l'année dernière, mais Archibald était sûr de lui, elle est plus forte qu'avant, mais elle a toujours des faiblesses qui peuvent lui permettre de s'assurer la victoire. Il faut juste les trouver avant qu'elle n'arrive à trouver la sienne. Il lui faudrait du temps, pour qu'elle puisse comprendre quelle est la douleur d'Archibald, ce qui pourrait lui déchirer son âme, un simple mot, deux simples noms, un seul bruit, et tout était fini. Simplement, notre homme était de nature froide, et n'avait jamais parlé de ceci à quiconque ici. D'où sa réclusion dans sa chambre. Elle ne pouvait donc pas trouver, a moins qu'il ne le lui dise. Et ca ne sera pas pour bientôt !
Si lui, il ne pouvait pas atteindre sa faiblesse, elle, elle ne l'a connait même pas, et n'a même pas l'ombre d'un soupçon.

"-Pas besoin de l'atteindre, elle est déjà à portée de main"

Ces mots, toujours aussi provocateurs, étaient sortit de sa bouche, tout de suite après qu'elle ait répliqué, d'un ton encore plus bas que précédemment, de sorte à ce qu'une légère brise, un léger son, sorte de sa bouche, afin de mettre à l'épreuve la sensibilité de la jeune femme.
En plus de cette phrase, le jeune homme n'avait pas terminé sa riposte. En effet, si il avait déjà terminé après ça, ca n'aurait rien prouvé, ca n'aurait pas été si dangereux, ca n'aurait presque aucun sens. Le jeune homme posa donc ses mains sur la taille de la jeune fille, non, pas au dessus des vetements, en dessous, affin de frapper encore plus fort, le but n'était pas de lui faire peur, ni même de gagner tout de suite. Il cherchait simplement à prouver qu'il pouvait tout de même avoir le dessus, même si lui, n'avait aucune aptitudes surhumaines, et que ses faiblesses était réellement à portée de mains.
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Jeu 26 Juin 2014 - 13:53
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En danger ? Non, pas du tout... La jeune fille était juste au bords du précipice, avec d'un côté, son assurance habituelle, et de l'autre un côté que seul Archibald avait vu, et encore, pas totalement. Jusque là, même lorsque ses faiblesses avaient pris le dessus, Nariwen avait réussit à faire face et à remonter la pente. Mais serait-ce la même chose ce jour-là ? Laissons le jeu se continuer pour le savoir.
Archibald de son côté n'avait pas bronché, comme à son habitude. Ce jeune homme arrivait à resté neutre, beaucoup plus que Nariwen. Elle se retrouvait souvent handicapé par sa Passion, qui la poussait à tout vivre à deux cents pour cent. Que voulez-vous, on ne lutte pas contre sa nature... Toujours est-il que lui n'avait pas dit son dernier mot. Et ses mots justement, vinrent chatouiller l'oreille de la jeune fille, qui dut encore redoubler d'effort pour ne pas bouger.
"-Pas besoin de l'atteindre, elle est déjà à portée de main"
WARNING ! Voilà ce que criait le cœur de Nariwen à ce moment-là. Mais elle repoussa cet avertissement. Malgré la provocation, l'assurance et tout ce qui pouvait se dégager de cette phrase, il était hors de question qu'elle lâche maintenant. Elle savait pourtant que Archibald n'était pas du genre à parler sans faire suivre les actes, il lui avait prouver dès le premier jour, dès leur rencontre. Oui, mais Nariwen était quelques fois têtue et il fallait lui remettre les pendules à l'heure.
Avec la même rapidité que précédemment, le jeune homme passa ses mains sous le haut de la Sonore. Le contact changea les expressions de cette dernière du tout au tout. Un millier d'expression traversèrent ses yeux en une demi-seconde : la Peur, la Colère, la Timidité, la Détermination et encore bien d'autres. Nariwen ferma ses yeux et son sourire disparut pour laisser place à de la colère. Pas contre lui, non, mais plutôt contre elle-même. 
*Mais pourquoi suis-je aussi faible sur ce point-là ? Oh et mes capacités arrangent rien !*
L'air s'incrustait maintenant lui aussi son le haut de la jeune femme, mais il coulait surtout entre ses mains à lui et sa peau à elle. Et là c'était à ses yeux un supplice. Une vague d'énergie qui lui était jusque là inconnue la traversa, et elle sut quoi faire. Elle n'avait qu'à utiliser sa voix et la volonté tueuse qui se cachait en elle pour l'obliger à arrêter ce contact dès maintenant. C'était une Sonore, il ne pourrait pas lutter.
"Enlève ça tout de suite."
Les syllabes détachées résonnèrent. La tonalité de sa voix était légèrement différente de d'habitude et l'air vibra étrangement. Le don qu'elle avait reçu d'envouter les gens s'exprimait maintenant, poussant Archibald à obéir, quelque soit sa volonté. Dès que cela fut fait, Nariwen en profita pour s'écarté de lui. Elle détourna le regard, essayant sans grand succès de cacher sa folie furieuse. Elle aurait pû tuer à ce moment-là.
"Je ne suis décidément pas encore prête. Il va falloir que je m'entraîne."
Elle siffla ses mots entre ses lèvres et soupira un grand coup. C'est un visage remplit du plus grand sérieux qu'elle tourna ensuite vers Archibald. Nariwen n'était pas méchante et ne lui en voulait pas pour ce qu'il venait de faire, car après tout, cela faisait partie du jeu. Mais la jeune fille avait été surprise que ce contact lui fasse autant d'effet, cela ne lui était jamais arrivé de sa vie et à ses yeux, c'était une défaite qu'elle n'acceptait pas encore. Elle ne s'était pas sentie autant en colère depuis... Et bien depuis la mort de son Père.
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Jeu 26 Juin 2014 - 14:21
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Incroyable. Un ressentit incroyable, des mouvements incontrôlables. L'air vibrait, ses syllabes retentissaient dans sa tête. Le temps c'était pratiquement arrêté, tout c'était arrêté, en fait, dans sa tête, seul la voix de la jeune femme continuait à résonner. C'était comme un moment de coma, il ne pouvait plus rien faire. Une secoonde, une seule et une seconde, et tout un flashback se passait dans sa tête, après ses mots, ses souvenirs les plus sombres.
De la mort de Gabrielle, de son fils, et du médecin, jusqu'à ses moments en tant que fugitif, tout était revenu, en une fraction de seconde. Allait-il perdre la face une seconde fois ?
En attendant, ses mains s'étaient retirés sous les ordres de Nariwen. Il fit, en plus, deux pas en arrières, les yeux grands ouverts, la bouche fermée et le souffle coupé.

Archibald avait l'air horrifié, son visage ne le cachait pas, ses airs neutres avait disparut, il était comme tétanisé, ses points se seraient au fur et à mesure des souvenirs qui lui revenaient en tête.
Ce n'était maintenant plus l'heure de jouer, Archibald avait complètement oublié la présence de Nariwen, la présence du soleil, le toucher du vent caressant ses cheveux, il était comme seul, dans une bulle qui n'était pas revenue depuis très longtemps. Il n'avait pas conscience non plus de la colère que Nariwen ressentait en même temps, il n'avait plus conscience de rien, la vie de on ex était en train de défiler au plus profond de ses pensées, au plus profond de son coeur, de son âme.
Ces souvenirs étaient douloureux, c'était pire qu'une faiblesse, c'était carrément un gouffre dans lequel Archibald pouvait de retour sombrer. Deux larmes, une pour chaque oeil, virent le jour, elle étaient aussi transparentes que de l'eau pure, et prouvaient bien que le corps d'Archibald n'était pas si vide, si neutre, que ça, et a bien été habité par des sentiments forts.
Ces larmes coulaient tout le long de sa joue, dans un mouvement lent, laissant quelques traces tout le long de son trajet, pour suivre la forme de sa mâchoire, et finalement tomber et s'écraser sur le sol de la cours.

Archibald n'avait de ce fait pas entendu la suite des paroles de la jeune fille, qui n'était en aucun cas responsable de tout ça. Il ne savait pas non plus dans quel état elle était, n'étant même pas conscient de son propre état.
Il avait perdu, aujourd'hui, le jeu. Il n'est pas encore assez fort pour oublier ce passé douloureux, pour résister à cette tristesse, et cette mélancolie. La vie était si belle avant qu'elle ne meurs. avant qu'il ne lui fasse un enfant. Avant qu'elle ne meurt, par sa faute.
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Jeu 26 Juin 2014 - 14:42
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Nariwen, même sous le coups de cette colère, avait toujours l'esprit clair et elle observait Archibald. Au fur et à mesure, l'expression de la jeune femme changea pour laisser place à une grande interrogation. Elle ne comprenait pas tout et pour cause, elle ne connaissait pas l'histoire du jeune homme en face d'elle. Tout ce qu'elle voyait, c'est qu'il semblait ailleurs, complément perdu et que surtout, il pleurait. Des larmes assez importantes pour couleur jusqu'au sol, assez fortes pour effacer la colère de Nariwen. En alerte, la jeune femme sentit qu'il fallait changer de terrain et vite. 
Seulement, à ce moment là, la tête vint à lui tourner. Elle avait fait beaucoup d'efforts en peu de temps, entre les deux brises et là, sa voix. Elle tourna la tête et avisa le banc près d'eux. Elle le rejoint en titubant et s'y laissant tomber lourdement. Afin de mieux reprendre ses esprits, elle ferma les yeux quelques secondes. Et bien, pour une première journée de contact humain cela faisait beaucoup d'un coup. La jeune fille mit ses bras autour d'elle, brusquement lasse de se débattre. Elle se détendit entièrement, posa sa tête en arrière sur le haut du banc, en gardant ses yeux fermés. 
"On dirait qu'on s'est tués tous les deux là. Humm... Bobo..."
Ses mots étaient tout juste assez forts pour qu'Archibald les entendent. En premier lieu, Nariwen voulait que cette douleur s'achève et pour cela, elle se mit à masser délicatement l'arrière de sa tête. En second lieu, elle voulait qu'Archibald se reprenne, car il ne fallait pas oublier que la jeune fille avait tendance à jouer les éponges à émotions, et qu'elle ne voulait pas voir la tristesse liée à la mort de son père resurgir. Elle s'était assez battu contre à son gout. Et enfin, en troisième et dernier lieu, elle voulait être en Paix. Mais bon, à ce moment là, il y avait encore du travail avant que cela n'arrive.
Nariwen, tout en restant détendue et en souriant légèrement, restait parcourue de frisson. Le souvenirs, récent et pénétrant, du contact avec le jeune homme, lui collait à la peau. Elle ne savait pas trop quoi en faire et cela la gênait grandement. La Sonore lâcha sa tête et regarda de nouveau le jeune homme, avec un sourire fatigué au visage...
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Jeu 26 Juin 2014 - 15:30
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L’ambiance avait complètement changé. On était passé du jeu intéressant, bien trop intéressant, à une douleur ressentie des deux côtés. Les deux personnages étaient maintenant plus ou moins touchés. Et tous les deux, chacun de leur côté, tentaient de surmonter ces douleurs. C'était une épreuve, mais il fallait bien le faire.

Le calme s'était introduit de force, tout comme les mot l'avait perturbé, ce calme, d'un seul coup, d'un petit murmure, qui s'était frayé un petit chemin jusqu'au oreilles d'Archibald. Il revint à lui quelques secondes, son air neutre était revenu, mais les traces des larmes, elles, étaient restés sur son visage. Ca lui donnait un air dépravé ... Air qu'il s'était empressé d’effacer d'un coup de main, en frottant ses joues assez rapidement, semblant avoir honte de ses larmes. Archibald n'avait jamais pleuré devant quelqu'un, et ne voulait pas que ce soit le cas. Le petit homme regardait tout autours de lui, et voyait Nariwen sur le banc, la tête en arrière, et les yeux fermés.
En temps normal, ce serait une belle occasion pour attaquer une nouvelle fois, mais aujourd'hui, maintenant, ce n'était pas le cas. Archibald n'était plus en état, moralement, pour participer à ce jeu, qui nécessite de la concentration, des risques, et beaucoup de force mentale. Son mental était au plus bas, et celui de son amie également. Jouer serait du suicide. Il fallait d'abord reprendre des forces. Sa force, à lui, était son aptitude à rester neutre, imperturbable. Cette fois, elle avait réussi à le déstabiliser, à le faire " tomber ".
Il détourna donc le regard, et s'en allât juste en dessous d'un arbre de la cours, pour s’asseoir juste en dessous, et se reposer contre le tronc de l'arbre. La solitude était un bon moyen pour Archibald de reprendre du poil de la bête et de ne plus se sentir vulnérable comme ce fut le cas il y a quelques instants.

Sans personne, il se forgait sa propre personnalité, ses propres opinions, et n'était pas remis en question par qui que ce soit. Ainsi, il développait ce qu'il était. Quelqu'un de neutre, mais sur de lui, et aux pensées imprévisibles. C'est d'ailleurs pour cela qu'il passait la majorité de son temps à lire, et regarder des oeuvres de Van Gohg, et à séduire quelques femmes pour quelques coups d'un soir, quand il était encore un meurtrier en fuite.

Il fermait donc les yeux, et pensait, s’efforçant à virer ses souvenir de sa tête, s'énervant parfois, il semblait ne pas toujours réussir à effacer temporairement ces souvenirs du premier coups.
Il ne s'occupait malheureusement plus de la jeune fille, il ne voulait pas qu'elle le voit dans cet état, d'ailleurs, personne n'avait le droit de le voir comme ça.

" Ce que vous voyez là, c'n'est pas moi, c'est juste une illusion, vous pensez m'avoir fait mal, mais vous avez juste réveillé la colère qui sommeille en moi "

Telles étaient ses pensées, qu'il se répétait sans cesse en tête. Il ne disait pas cela pour engendrer la haine. Simplement pour oublier l'homme qu'il était, qui a souffert, et redevenir l'homme qu'il est maintenant, froid, neutre, avec un grand contrôle sur soit.
C'est ensuite avec grand calme qu'il enfila la capuche de son T-shirt, blanc, pour cacher son visage aux éventuels passant, pour pouvoir se relever dans l'ombre, sans réveiller aucun soupçons.
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Jeu 26 Juin 2014 - 15:59
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Archibald essuya rapidement ses larmes, le visage ayant retrouvé sa neutralité habituelle. Mais ce serait à partir de maintenant toujours différents pour Nariwen. Elle savait que ce qui se cachait sous cet air neutre était terriblement triste, et que cela l'affligeait beaucoup plus qu'il ne voulait bien le montrer. Aussi quand il s'éloigna pour aller au pied d'un arbre,  elle le laissa aller. Elle n'aurait pas eu la force de faire quoi que se soit pour l'aider et de plus, elle devinait que lui ne se laisserait de toute façon pas approcher.
Ainsi se terminait le premier contact humain que Nariwen avait depuis longtemps. La jeune fille se sentait alors vider de toute énergie. Elle sortit son mp3 et sortit du campus. Puis elle rejoint un arbre de la forêt, celui où elle avait l'habitude de grimper. Et c'est ce qu'elle fit cette fois-ci aussi. Voilà comment tout se termina... Ou peut-être n'était-ce qu'un commencement. Car après tout, c'est aussi avec ce genre d'expérience que l'on apprend à se connaître. 
Pour le moment, Nariwen retenait plusieurs choses : qu'il fallait y aller plus doucement la prochaine fois qu'elle jouera avec ses faiblesses, qu'il lui fallait un entraînement rapidement pour s'améliorer, et que tout cela l'avait rendu très, très sensible. Il restait plus qu'à faire des efforts...
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[clos]Apparence trompeuse, absence interminable, retour inattendu de la neige sur son visage pâle

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