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Trahison. [Event]
##   Lun 4 Aoû 2014 - 12:05

Personnage ~
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Aaron Williams
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Humeur : Aha ! ... Attendez, c'était une vraie question ?

Je sais qu'un truc va merder.

Mon sac fait, je l'empoigne fermement et le fait passer par-dessus mon épaule. Une dernière inspiration, un long soupir. C'est parti. Cette fois, je n'ai pas le droit à l'erreur.
La veille, j'en ai brièvement parlé à Hideko. Une longue entrevue ponctuée de refus catégoriques et de soupirs agacés, de regards détournés et de paroles déterminées. Elle savait que je n'aurais pas abandonné jusqu'à obtenir ce que je voulais. Évidemment, convaincre notre chère Directrice de me laisser naviguer en plein Pacifique afin de trouver une île perdue et envahie de scientifiques, ce n'est pas de la tarte. La convaincre de me laisser embarquer son frère, qui a déjà eu le loisir de bosser sur l'île susnommée, ça revient à peu près à lui demander si je pouvais emprunter son fils pour faire des études poussées sur l'alimentation des piranhas.
Et donc à me faire envoyer royalement chier.
J'ai réussi à lui expliquer tout de même ce que je souhaitais faire. Une simple mission de reconnaissance, qui durerait certainement, tout au plus une semaine. Pas grand-chose. S'approcher d'un labo, noter les données avec précision, et revenir pour effectuer un véritable raid. C'est ce qui était prévu. C'est comme ça que les choses auraient certainement dû se passer. Honnêtement, je ne sais pas trop. Tout est tellement clair dans ma tête à l'heure où je pars ; tout est chronométré et parfaitement millimétré. Elle ne pouvait pas ne pas me faire confiance. Le souci, c'est certainement la donnée concernant les « autres êtres humains », qui, je l'oublie assez souvent, ne sont pas aussi infaillibles que mes plans. Il faut que je fasse attention. D'autant plus que, cette fois, cette mission ne me met pas uniquement en péril. Il y a aussi Misao avec moi. Que je me dois de ramener vivant et entier, de préférence.
Enfin, le plus important, c'est qu'elle nous ait laissé partir malgré tout. Même si au final, je ne sais pas si nous aurions dû.
Je cherche Misao pour que nous puissions y aller, un poil stressé mais sacrément excité par l’aventure. C’est toujours pareil. Malgré mon appréhension et mon sérieux durant les missions, les rares occasions que j’ai de sortir de Terrae – quand elles n’impliquent pas une rencontre avec mon paternel et une visite d’un quelconque cimetière – me rendent un brin extatique. Ou, tout du moins, suffisamment hyperactif pour qu’on ait pas besoin de me demander de quelle affinité je suis.

- C’est bon, t’es prêt ? Tu as tout ?
- Comme si je pouvais oublier un truc, grommelle-t-il pour toute réponse.

Un soupir manque de m’échapper mais je ne réponds rien, me contentant de prendre la voiture pour nous emmener à destination. Misao est un type… étrange. Un peu plus renfermé que ce qu’il laisse paraître. Et surtout, tellement à cheval sur la propreté qu’on se demande encore comment il fait pour accepter de toucher les affaires des autres – et parallèlement de laisser les autres toucher ses affaires. Ce n’est pas que nous nous entendons mal. Plutôt qu’il n’y a que peu de possibilité d’entente. Mais son ancien job de scientifique nous permet d’avoir des atouts dans notre manche, et il ne faut surtout pas les négliger. D’un commun accord, nous avons travaillé pendant quelques semaines sur un projet commun et avons finalement décidé de monter cette petite escapade afin de voir l’une de ces bases de plus près, et surtout de trouver un moyen sûr d’arriver à s’y infiltrer par la suite, sans faire retentir la sonnette d’alarme. Rien de trop compliqué. Vraiment.
Le doute plane pourtant. Même si je fais confiance à Misao, l’idée de mettre ma vie entre les mains de certains de ses anciens collègues ne me plaît pas des masses. Je peux les maîtriser sans souci si par hasard ils avaient vent de notre identité ; mais j’aimerais autant n’avoir à passer personne par-dessus bord cette fois.
Le trajet se passe en silence de mon côté, tandis que Misao, pendu au téléphone, prépare notre arrivée. Des sortes de passeurs nous attendent au port, où ils nous font monter sur l’embarcation. Nous avons une petite chambre que nous partageons, et dans laquelle, je le vois bien, Misao commence à paniquer. Je ne sais pas si c’est l’étroitesse des lieux qui nous plonge dans la perplexité, ou bien l’idée de partager cette mission ensemble. Une sorte de pacte de confiance nous lie, malgré les différends que nous avons déjà eus par le passé. Longuement, nous discutons dans cette chambre. De choses et d’autres. De Terrae, sujet qu’il évite soigneusement. De sa sœur, qu’il finit par rediriger sur son neveu. Au final, on parle surtout des autres. En essayant d’être discrets, silencieux et aux aguets. Même si je tâche de le rassurer : tout se passera bien.
Tout se passera bien, putain.
Sinon, je donne pas cher de notre peau.
Nous passons quelques jours sur le bateau, attendant d’atteindre notre objectif.
L’Ancienne Terrae. Cette île perdue en plein Pacifique, auparavant bercée dans la magie et l’harmonie des éléments, et à présent envahie par un laboratoire scientifique. Selon moi, le pire sacrilège qu’on puisse lui faire. Et il fallait qu’on la débarrasse de ses parasites au plus vite. Les informations qu’ils ont dû récolter sur place doivent, de plus, être immenses. Avec un peu de chance… oui, peut-être qu’on réussira à trouver de quoi arrêter Aëlita. Ce ne sont que des suppositions, évidemment. Mais j’y crois. Et je n’en peux plus de rester les bras croisés.
Si l’occasion se présente, j’entrerai dans ce laboratoire pour fouiller dans ses ordis.
Alors que nous approchons de l’île, j’ai un sourire neutre, léger. Enfin… Enfin. Je m’appuie au bastingage et m’apprête à me tourner vers Misao lorsque je sens deux aiguilles s’enfoncer une à une dans mon bras et mon cou avec une certaine vivacité. Mes yeux rubis s’ancrent aux iris azur. J’entrouvre les lèvres, tente de prononcer quelques mots en voyant la seringue entre Ses mains, et le pistolet à fléchettes que tient le gars derrière lui.

Misao.

Je perds conscience avant d’atteindre le sol.



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##   Lun 4 Aoû 2014 - 12:49

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Misao Honda
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La culpabilité.
Quitter Terrae a été un véritable calvaire aujourd’hui. Pas dans le sens où s’organiser a été compliqué ; plutôt dans le sens où je savais que, bientôt, j’allais regretter d’être parti. Ou même simplement d’être un jour venu ici. Peut-être aurais-je simplement dû refuser de venir ? Mais dans ce cas, je n’aurais pas pu revoir ma sœur ; et plus que de vivre en paix, plus que d’avoir une seconde chance, c’est ça que je souhaitais. Pouvoir la revoir, l’entendre rire, observer son sourire et ses yeux pétillants, sa joie de vivre. Mais cette femme si belle, si joyeuse, où était-elle passée ? Ecroulée sous les responsabilités, perdue dans cette histoire d’Avatar et que sais-je encore. Non, vraiment, je ne la comprends pas ; pourquoi se donner autant de mal ? Pourquoi se donner autant de mal pour des gens qui n’en valaient parfois pas la peine ? Et lui en étaient-ils reconnaissants ? Je ne le sais même pas. Je ne sais même pas si ils l’estiment, je ne sais même pas comment ils font. Coupés du monde, enfermés comme des monstres de foire ; comment pourrais-je encore rester là-bas ? Comment pourrais-je encore continuer à rire et plaisanter avec eux ? Alors que tout ce que je peux voir, autour de moi, n’est qu’un immense grillage infranchissable ?
Je ne suis pas une bête de foire, moi. Du moins c’est ce que j’aimerais croire. Vivre à Terrae ne m’aide pas à me refaire, ni à virer mes TOC. Ils empirent de jour en jour, mais qu’y puis-je ? La seule chose que je peux faire, c’est de m’en éloigner. Si ce n’est pas pendant un temps, au moins définitivement.
Je ne sais pas.
Je n’ose pas en parler avec Roxanne, encore moins avec Hideko. Et là, lui, Aaron ; il se complait dans sa bêtise et son manque de convictions. Le monde aurait pu avoir besoin de ses talents ! Et il se retrouvait prof de maths. Dons gâchés. Ça a quelque chose d’agaçant. Quand on est quelqu’un d’intelligent, mais pas brillant. Pas un génie. Et qu’on en voit un se foutre de la gueule du monde entier.
Je ne sais pas.
J’ai peur de foirer la mission qu’on m’a confiée. Mais ce serait trahir Hideko. Et même si je n’apprécie pas le Master qui m’accompagne plus que ça, je ne suis pas quelqu’un de cruel. Du moins, je le crois. Ou le croyais. Mais la situation dans laquelle je me trouve ne me fait pas plaisir non plus. Aaron a sûrement tort de me faire confiance.
Peu importe ce qui arrivera, dans tous les cas je serai vu comme un traître. Et je ne sais pas si j’y suis prêt.
Nous montons à bord du petit navire sans échanger le moindre mot. Immédiatement, je me dirige vers son propriétaire et entame une longue discussion avec lui. Ses yeux courent autour de nous, se posent plusieurs fois sur le Master.

- Plus tard, je murmure avant de le laisser pour rejoindre Aaron, un peu mal à l’aise.

Celui-ci s’enquiert de mon état presque immédiatement. Pauvre fou. Tu n’es qu’un pauvre fou de me faire confiance, ne serait-ce qu’une seule seconde. Il suffit d’un seul instant pour que tout ton plan vole en éclat… Tu le sais. Tu le sais ! Alors pourquoi tu me laisses t’accompagner, tu me laisses faire ?
Comment peut-on me faire confiance ?
La traversée dure des heures, puis plusieurs jours, interminable, et mon mal de mer ne m’arrange pas vraiment. Je sors souvent sur le pont prendre une goulée d’air frais – lui m’accompagne et tente de me faire parler. Mais je n’ai pas le cœur de lui répondre autrement que par monosyllabes. Comment je pourrais, alors que je vais devoir l’amener à l’intérieur d’un de ces labos ?
Je ne suis pas quelqu’un de cruel. Du moins je le crois…
Mes poings se serrent alors que nous approchons de l’île. Le sourire d’Aaron est lumineux, son visage calme. Encore plein d’espoir, mais si insouciant. En glissant ma main tremblante dans ma poche pour en tirer une seringue, je ne le quitte pas des yeux ; je ne peux pas faire foirer la mission qu’on m’a confiée. Je ne peux pas. Sinon, nous n’aurons aucun moyen de--...
Je m’approche et lui injecte vivement mais précisément le produit dans le cou, tâchant de le faire avant qu’il ne se retourne vers moi. Au même moment, j’entends un cliquetis métallique et baisse les yeux en apercevant la fléchette plantée dans son bras.
Double dose.
Son regard rubis se fait trouble, accusateur. Et moi, je panique. Je n’aurais pas dû faire ça. Je n’aurais jamais dû faire ça. Je n’aurais jamais dû accepter. Jamais.
Il s’écroule dans mes bras et je l’allonge au sol, levant les yeux vers mes… collègues, je suppose, un peu plus pâle encore. Nous discutons encore un moment pour savoir ce que nous ferons de lui. Comment nous le transporterons. Mais tout est déjà prévu là-bas. Et ça me rend malade.
Je repense à Hideko, à son récit, ces mois passés comme cobayes.
Putain j’aurais jamais dû faire ça.
L’embarcation arrive à bon port et des gars se chargent de décharger le Master. Je suis escorté jusqu’à une salle, nerveux, où je me fais longuement interroger. Terrae. Comment c’était. Ce qu’ils y faisaient. S’il y avait assez de cobayes à étudier.
Malaise.
Alors qu’ils me balancent une blouse propre, je reste à la fixer de longues minutes.

- Bienvenue chez toi, professeur Honda.

Je serre le tissu entre mes mains et prends une longue inspiration avant de l’enfiler et de me laver soigneusement les mains. Ils me guident jusqu’à la salle d’expérimentation et, prenant un calepin et un stylo, je commence à prendre mes notes. Le visage fermé, neutre et parfaitement indifférent à toutes ces tortures que l’on se met à lui infliger.
Maintenant, il est trop tard pour reculer.



Parle en #b7273d.
##   Lun 4 Aoû 2014 - 14:32

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Mitsuki Hojitake
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Je regardai à travers la fenêtre de l'immense salle des Masters, la tête appuyée sur ma main, l'esprit ailleurs. Depuis que j'étais Master, j'avais commencé à prendre l'habitude de recevoir les « Appel » des personnes qui avaient vécu le même Vide que moi, mais j'avouerais que j'avais parfois encore un peu de mal. J'en avais parlé avec plusieurs Masters, qui étaient là depuis longtemps, et c'était surtout Tomoe qui m'avait aidé à aller mieux. Aussi, maintenant, en Master modèle, j'essayais de me rendre autant que possible en salle des Masters, où je remplissais la lourde tâche d'ouvrir les dossiers des personnes à suivre avant d'aller les chercher. C'était loin d'être quelque chose de familier pour moi, du coup, je me trouvais encore très lente, très imprécise aussi dans mes « repérages », comme ils appellent ça. J'étais loin d'être la plus grande des Masters de Terrae. Heureusement pour moi, Tomoe m'aidait beaucoup. Je ne la connaissais pas du tout, avant de devenir Master, et j'avais appris à la connaître il y a quelques semaines de ça. Je ne regrettais d'ailleurs absolument pas cette rencontre. Tomoe était toujours très souriante, attentive à chacune de mes questions, elle m'aidait sans cesse, et cela sans se plaindre un seul instant. Je trouvais ça vraiment gentil de sa part, et j'avais toujours tellement peur de la déranger que ça la faisait d'ailleurs rire, jusqu'à ce qu'elle m'affirme qu'il n'y avait vraiment aucun problème.
Aujourd'hui, j'étais arrivée en début d'après-midi, après mon footing du matin. Tomoe m'attendait, c'était devenu comme une habitude depuis une semaine. Nous avions commencé ensemble, elle m'avait guidé, comme tous les jours, mais je commençai à comprendre, et à être un peu plus opérationnelle, ce qui me rassurait. A vrai dire, être un poids pour les Masters ne m'enchantait pas beaucoup.
Après une bonne heure d'ouverture de dossiers, Tomoe m'avait demandé de faire une petite pause car elle avait un léger mal de tête depuis ce matin qui ne voulait visiblement pas la quitter. Obéissant à mon professeur, je lui avais donc répondu qu'il n'y avait pas de souci et que je pouvais bien attendre ; c'était la moindre des choses face à toute l'aide qu'elle m'apportait.
Assise sur ma chaise, observant la cour que la salle des Masters surplombait, j'attendais donc que la Master Eau revienne. Je ne fus donc pas surprise de la voir franchir le seuil de la porte des Masters quelques minutes plus tard. En revanche, je fus clairement surprise de la voir si pâle.
Inquiète, je me levai d'une traite, et partie la rejoindre. Elle était chancelante et paraissait vraiment malade. Les quelques Masters qui étaient également présents dans la salle des Masters ne tardèrent pas à arriver eux aussi, et j'étais à deux doigts d'aller chercher une infirmière quand Tomoe m'attrapa la main. Je vis ses yeux virer brusquement au bleu, et je la fixai avec anxiété, sans savoir quoi faire. Je compris alors qu'elle était en train d'avoir une vision. Mais vu son état, cette vision ne semblait pas joyeuse. Au contraire.
Je sentis ses doigts serrer les miens, à m'en faire blanchir la peau. Sa respiration s'accéléra, jusqu'à ce qu'elle ferme subitement les yeux. Quelques secondes à peine s'écoulèrent avant qu'elle ne les rouvre. Le bleu de ses yeux était devenu intense, comme mouvant au sein de son iris. C'était comme si l'océan s'était emballé dans son regard. Elle me fixa dans le blanc des yeux, et ses lèvres, pincées jusque là, s'entrouvrirent enfin.

- Aaron est en danger.

Ces quelques mots firent « tilt » dans mon esprit. Je savais que mon ancien maître était parti en mission il y a peu. Cela faisait une semaine, ou deux, je ne me rappelais plus très bien ; les journées s'enchaînaient si vite. Mais je savais qu'il n'était pas à Terrae. Et je n'avais pas besoin d'en savoir davantage. Je me détachai de l'emprise de Tomoe, et cédant à mon impulsivité, je commençai à repérer l'énergie d'Aaron pour me téléporter à ses côtés. Je n'avais aucune idée de l'objectif de sa mission, je ne savais même pas où il se trouvait. Mais il avait besoin d'aide. Maintenant. Et là, tout de suite, j'étais la seule en mesure de l'aider.
Fermant les yeux, je sentis mon énergie se répandre en moi. J'allais disparaître quand Tomoe me stoppa une nouvelle fois.

-Attends !
Cria-t-elle -et c'était d'ailleurs la première fois que je l'entendais hausser la voix.

Rouvrant les yeux, je cherchai une réponse dans ses prunelles, interrogatrice, mais également perturbée. Attendre ? Pourquoi attendre ? Il avait besoin d'aide ! Il était en danger !
D'un seul regard, elle me fit comprendre que c'était autant dans mon intérêt que dans le sien d'attendre. Et bizarrement, ce seul regard me fit comprendre que je devais l'écouter.
Rapidement, elle rassura les Masters qui nous avait rejoint, et elle demanda à l'un d'eux d'aller chercher Hideko car elle avait besoin de lui parler. Ensuite, une fois qu'elle eut repris ses forces, elle m'entraîna avec elle dans un coin à part de la salle des Masters. Elle me raconta tout ce qu'elle avait vu. Le laboratoire, Aaron, ses chaînes, l'absence de ses pouvoirs. Elle me parla de Misao, mais comme je n'arrivais pas à savoir de qui il s'agissait, je ne répondis rien, me contentant de l'écouter. Et puis, au bout de quelques minutes, je fis le lien. Aaron était en danger. Et c'était à cause de ce fichu Misao !
Je sentis la colère monter en moi, m'étouffant avec ardeur. Serrant les poings, j'étais à deux doigts de décoller à nouveau quand Hideko arriva dans la salle des Masters. Elle se dirigea immédiatement vers Tomoe, qui lui refit le bilan de ce qu'elle m'avait déjà expliqué. Silencieuse, je l'écoutais refaire le même discours, rageant sur place, ne cessant de me répéter qu'à chaque seconde qui s'écoulait, Aaron continuait de se faire torturer. Finalement, au bout d'un instant, n'en pouvant plus, je me tournai vers Hideko, le regard dur.

- Je préfère vous prévenir. J'y vais. Autorisation ou non.

Et cette fois-ci, je disparus pour de bon. J'atterris dans l'appartement d'Aaron. Immédiatement, j'accourus à son bureau, où je trouvai plusieurs papiers, parfois des articles de journaux, des documents, toujours en rapport avec les scientifiques. Et puis, j'aperçus une fiole, dans laquelle stagnait un liquide étrange. Après avoir passé énormément de temps avec Aaron, je commençais à le connaître, au moins un peu. Et tout cela prit rapidement sens. Mon poing s'abattit rageusement sur la table, et ma voix brisa le silence qui planait dans l'appartement.

-Abruti.


Une nouvelle fois, je disparus. Je m'étais concentrée sur l'énergie d'Aaron, j'avais prié, croisé les doigts pour arriver à la bonne destination. Ma téléportation me sembla durer des heures. Je sentais des larmes de colère me monter aux yeux. Finalement, après ce qui me sembla durer l'éternité, j'arrivai sur place. La pièce était éclairée par des lumières artificielles, qui me brûlèrent les yeux. Je regardai autour de moi, les paupières plissées, priant pour être arrivée au bon endroit, et là, au centre de la pièce, je L'aperçus. Sanglé à une table, des perfs qui lui pompaient ou lui injectaient je ne sais quoi dans le bras. Ma colère s'estompa d'un coup, et en quelques enjambées, j'arrivai jusqu'à lui, prise de panique, les larmes coulant malgré moi sur mes joues. Pas Aaron. Non. Pas lui...
Je me mis à le secouer, quasiment de toutes mes forces, poussée par l'adrénaline, la peur, l'angoisse. Je dus prendre énormément sur moi pour m'empêcher de hurler son nom, me contentant de le répéter en chuchotant -ou en tout cas en essayant de chuchoter. Finalement, dès que j'entendis un grognement, je sentis une bouffée de chaleur m'envahir. Alors que je ne l'avais même pas encore détaché, je me jetai sur lui, le serrant contre moi.

-J'ai eu tellement peur !
Laissai-je échapper dans un soupir de soulagement.

M'éloignant de lui aussi rapidement que je lui étais tombée dessus, je retirai ses sangles, arrachai les perfs qui lui bouffait la vie, tout en faisant attention à ne pas le blesser. Je me reculai ensuite, le laissant se redresser tout seul. J'ancrai mon regard dans le sien, et lui tendis une main.

-Allez, viens, on s'en va. Je te ramène à Terrae.

Rien à faire de ce Misao. Ce n'était qu'une ordure ! Je m'en fichais que ce soit le frère d'Hideko - ce que j'avais compris lors de l'échange entre notre directrice et Tomoe. Je voulais rentrer, et sauver Aaron. C'était ma seule priorité. J'étais prête à désobéir à Hideko pour lui. Mais pour Misao, qui était responsable de ça, il en était hors de question.


Trahison. [Event] Mitsu-signa
Ronron jtm ♥️

Et merci à Elfie pour l'avatar OMG CE KDO JPP
##   Lun 4 Aoû 2014 - 15:07

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Obscurité. Ténèbres et vent glacial sur ma peau ; le feu brûle dans mes veines, remonte jusqu’à mon cœur. Immobilité morbide. Impossibilité de se sortir de ce cauchemar. Torrent de lave et ouragan, le calme plat. La fièvre, la respiration lourde, hachée, terriblement douloureuse. Gorge serrée à m’en faire mal, leurs mains sur mon corps, leurs outils le testant, le dépouillant, le profanant. Poings et pieds liés, embrumés dans ce brouillard aux allures de démons, la lumière trop vive perçant la membrane fine de mes paupières. L’odeur écœurante du formol, ces lanières qui se serrent et se serrent, toujours plus. Comme étranger à mon propre corps. Ressentant sans comprendre leur jubilation. Observant sans les voir leurs sourires mauvais. Ecoutant sans les entendre leurs paroles acides.
« Terrae tombera bientôt. »
Tremblements de rage, éclats de fureur ; les éclairs vifs maîtrisés, enfermés dans une pauvre boîte caoutchouteuse. Brisure, cassure et déchirure ; s’enfuir loin, pensée d’abord fugitive, puis litanie incessante. Je sortirai, je sortirai. Je sortirai, et je les tuerai, les massacrerai tous. Les uns après les autres, tous autant qu’ils sont, eux, elles, tous, jusqu’au dernier, les éliminer de cette terre. Eradiquer le mal et la douleur. Ne pas penser à ces moments de déjà-vu, à cette terreur qui grandit malgré moi, à cette colère qui ne peut pas s’échapper. Ces questions incessantes dans mon esprit, ce besoin impérieux de fixer quelque chose, le vide, peut-être, pour se sentir un peu vivant, moins cobaye, plus humain. Humain.
Dans le sang, les cris silencieux que je ne pousse pas, ces yeux humides que je refuse de voir couler. Résister, parce que c’est la seule chose que je peux faire. Profiter de la moindre faille, la moindre faiblesse, m’insinuer. Attendre le bon moment. Garder mes forces. Les économiser pour pouvoir les ressortir au bon moment. Laisser éclater la douleur et la colère, la folie, la folie pure, celle qui s’empare de mon corps muet et de mon âme à l’agonie. Douleur, vide et froid, mort, perfidie profonde, incessantes questions qui ne me quittent plus. Et ce mot, ce simple mot, en lettres de feu dans les airs, loin au-dessus de leurs têtes penchées sur moi, qui reste mon seul point d’ancrage, ma seule porte de sortie, la seule chose capable de me faire tenir. Oublier et sortir de ce cauchemars, de ces hallucinations, de ces voix qui me percent les tympans, de mes cris qui ne sortent pas, de leurs questions que je laisse sans réponses, de leurs tests que je ne comprends pas, de leur inhumanité abjecte, de ce corps, ce putain de corps qui endure tout ce qu’il peut et qui n’en peut plus. Compter les minutes, les heures – combien de temps ? Combien de temps ? Inconscience et demi-conscience ; quel est le sort le plus enviable ? La folie, la douleur et les cauchemars ? Ces salles vides et froides, le poison dans mes veines, tout, tout, tout.
Lèvres résolument closes pour taire ma souffrance, poing serré. Regard droit et vide, parfois absent et d’autres haineux, pour mieux endurer. Un mal nécessaire. Haïr. Haïr, toujours plus profondément. Résistance nourrie par cette haine, mise à bas par cette impuissance qui gronde et se développe. L’empêcher de prendre le contrôle. De dominer.

Je ne me laisserai pas dominer.
Je ne peux pas me laisser dominer.
Mais c’est de ma faute.
Ça ne devait pas se passer comme ça.
Ça n’aurait pas dû arriver.
Tout a été calculé.
Qu’est-ce qui a échoué ?
Pourquoi a-t-il fallu qu’il me laisse tomber si près du but ?
Pourquoi, bon dieu, pourquoi est-ce que je ne me suis toujours pas sorti de là ?
Pourquoi je suis toujours aussi faible ?
Combien de temps j’ai passé là ? Combien de temps j’ai passé à le fixer derrière cette vitre, à prendre des putains de notes, à faire comme si j’étais un animal ? Combien de temps j’ai passé à espérer qu’il finisse par me dégager de là, que c’était qu’une erreur, que je pouvais pas avoir été trahi par Misao ? Combien de temps j’ai passé à espérer ? Combien de temps j’ai passé à me dire que ce serait peut-être mieux de crever ici et maintenant, pour limiter la casse ?

Mes yeux se referment. Je laisse tomber. Tout. J’en peux plus. Les souvenirs, les cauchemars, ils remontent ; tout est identique. J’ai beau être passé Master, j’en suis revenu à ce point, incapable de me battre, de me défendre, de défendre ceux qui me sont chers.
Piètre maître. Tu voulais jouer à l’arrogant, et tu t’es tout pris dans les dents.
Parce que tu savais que tu allais finir ici.
Au fond, tu le savais, Aaron.
C’est vrai.
Pourquoi tu n’as pas abandonné plus tôt ? Tu savais que tu résisterais, oui. Mais combien de temps ? Combien de temps tu es resté là, Aaron ? Combien de temps encore tu resteras là, à essayer de bouger, de te tortiller, à te défaire de tes liens sans même réussir à bouger un orteil ? Des mois ? Des années ? Des siècles ? Ton berceau et ton tombeau, Aaron, il est ici.
J’ai juré que je tiendrai. Mais maintenant, je peux plus. J’aurais voulu faire plus. Réussir plus. Echouer moins. Et décevoir moins, certainement.
Désolé, Hideko, Gae, Tomoe.
Pardon Mitsuki.
Piètre maître.
Piètre Master.
Piètre vie.
Piètre--

Un éclat d’énergie. Je le sens. Je crois La reconnaître. Dans mon rêve et mon délire. Ma colère et mes cauchemars. Est-ce qu’ils ont entendu mon appel ? Est-ce qu’ils ont vraiment entendu mon appel ?
Quelqu’un me secoue. Mon nom qui résonne. Sa voix.
Soulagement. Et colère. Honte.
Je grogne, rouvre les yeux difficilement alors qu’elle me serre contre elle. Un long moment passe, pendant lequel je suis amorphe, incapable de réagir. Un peu hébété sans doute. Comme sorti d’un long délire. J’ai un demi-sourire lorsque je sens les perfusions quitter ma peau, tente de prendre de longues inspirations pour reprendre mes esprits. La tête me tourne, mes membres sont lourds comme du plomb. Pendant un instant, j’ai cru que je pourrais me laisser crever là. Pendant un instant, j’ai cru que ce serait définitivement fini. Ce Vide à nouveau, fort et puissant. Les avait-Ils appelés, de là où je me trouvais ?
Lentement, je me redresse. Retrouve le contrôle de mon corps et de mon esprit. Sens mes muscles endoloris tirer, mes blessures pulser en même temps que le sang à mes tempes. Mes mains agrippent le bord de la table d’opération pour m’éviter de chuter le temps d’un malaise. Je regarde Mitsuki longuement – c’est elle, je n’hallucine pas – en essayant de comprendre le but de cette main tendue. Je remets difficilement les éléments en place, me prends la tête entre les mains.
J’ai mal.

- Quel jour on est… ? je souffle, ignorant totalement ses paroles le temps d’émerger dans le monde réel.

Je regarde autour de moi, plissant les yeux pour tenter d’y voir quelque chose. Rien dans ce labo ne peut indiquer combien de temps j’ai passé ici.
Je sens mes doigts picoter un peu et les observe un moment, le regard vague. Perdu entre un ici et un ailleurs que je ne saurai décrire. C’est étrange, cette sensation...
Je pose un pied au sol. M’appuie sur la table en chancelant, tourne les yeux vers Mitsuki. Cette fois fébrile. Comme menacé par le temps. Tentant d’utiliser mes pouvoirs sans rien pouvoir en tirer.
Il faut que j’attende encore un peu.

- Non. Plus tard, j’articule difficilement en agrippant son poignet. S’il te plait. Je dois le ramener. Même si le plan a échoué.

La tête qui tourne, encore. Mes yeux se ferment quelques secondes. Pantelant et détruit. Complètement déglingué, dedans comme dehors.

- Et il faut récupérer les infos.

La mission. La mission avant tout. Malgré mon état. Malgré son envie de me ramener. La mission.
Je rouvre les yeux et les plante dans ceux de Mitsuki.

- On aura pas de deuxième chance.



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Aaron semblait à l'Ouest. Il était complètement déboussolé, il semblait à peine parvenir à se maintenir assis sur cette table où il avait été enchaîné. Il était terriblement faible, légèrement haletant à chaque fois qu'il prenait la parole. Son énergie était tellement basse que ça m'en faisait mal au coeur.
Et pourtant... Pourtant...
Il m'attrapa le poignet. Et m'annonça qu'il fallait aller Le sauver. Lui. Cette imbécile de traître. Le frère de la directrice.
Je dus prendre sur moi pour ne pas m'énerver et lui hurler dessus que c'était la pire idée de la Terre. Je me retins de serrer le poing, comme sa main tremblante s'appuyait sur mon poignet.
Je ne réagis pas. Car lorsqu'il planta son regard dans le mien, je compris que je ne pourrais jamais le faire changer d'avis.
Après quelques longues secondes durant lesquelles je me repris à traiter ce Misao comme le pire des abrutis de la Terre, je finis par hocher la tête. Je n'en avais absolument pas envie. Mais pour Aaron... Pour lui, je le ferais.

-Allons-y,
soufflai-je. Allons chercher des infos.

Mais vite. Si on perd trop de temps Aaron, je n'aurais pas le choix. Je t'emmènerais avec moi. Je ne veux pas prendre le risque de nous faire prendre tous les deux pour subir d'autres tests, analyses, et j'en passe. Si nous perdons trop de temps, je nous ramènerais à Terrae, et tant pis pour l'idiot de Misao. Il se débrouillera seul. De toute façon, il devrait être bien traité ici, puisque ce sont ses amis.
Je me mis bien droite, et permis à Aaron de s'appuyer sur moi pour qu'il descende de la table. Le temps qu'il retrouve ses forces, j'allais devoir l'aider à marcher. Je ne voulais pas attendre qu'il récupère. Sinon, nous n'aurions pas le temps de tout faire. Oui, le temps, encore le temps...
Avant que nous sortions de la pièce, je tentai de chercher une énergie commune à celles de Terrae, afin de localiser Misao, mais je ne trouvai rien. Aussi, soutenant Aaron, je m'approchai de la porte, et l'ouvris sur le couloir, fort heureusement désert.

-A droite ou à gauche ?
lui demandai-je avant de remonter son bras sur mon épaule.

Il devait probablement avoir plus d'informations que moi sur ce laboratoire, alors... Je ne pouvais que compter sur lui. Sinon, s'il ne faisait pas de choix, alors j'irais à droite. Parce qu'une énergie étrange brouillait mes repères, et venait de là. Une puissance qui m'était inconnue. Et qui m'attirait étrangement.


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##   Lun 4 Aoû 2014 - 18:59

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Me lever me demande un effort presque surhumain. Un souffle m’échappe alors que je m’appuie sur Mitsuki pour rester debout, une grimace déformant mon visage. Un moment, je reste sans bouger, accrochée à son bras pour garder un minimum l’équilibre. Le cœur au bord des lèvres, j’essaie de reprendre mes esprits, chassant la brume qui y prend place. Des frissons continuent à parcourir mon corps, et j’insiste. Garde mes yeux plantés dans ceux de Mitsuki. Parce que, quoi qu’il arrive, j’ai juré à Hideko que je lui ramènerai son frère. Je lui ai juré que nous reviendrions tous les deux, entiers, sans encombre. J’ai envie de me demander encore pourquoi je nous ai foutu dans cette merde noire. J’ai envie de me dire qu’au final, c’est pas non plus totalement de ma faute – Misao a fait le mauvais choix au mauvais moment, c’est comme ça. Même si j’ai organisé cette expédition, je lui en veux. Après tout ça. Tout avait été millimétré. Et il a fallu que ce connard fasse tout foirer ?
Je serre les dents et m’appuie sur elle pour commencer à marcher, claudiquant jusqu’à la porte en essayant de tenir le rythme et de ne pas penser à la douleur qui me traverse le corps tout entier. Mitsuki a l’air sacrément énervée ; je la comprends. Mais on ne peut pas laisser un de nos élèves là-bas. Ce sera ton premier enseignement en tant que Master… Même si le premier aurait dû être de privilégier le travail d’équipe. Chose que j’ai tendance à oublier lorsqu’on risque aussi gros. Mais j’aurais jamais proposé cette mission à un autre Master… surtout en sachant qu’il aurait pu finir à ma place. C’est débile. Et parfois je me déteste de toujours sauter comme ça dans les premières emmerdes qui passent.
Nous sortons et Mitsuki m’interroge sur la direction à prendre. Droite, gauche ? Aucune idée. Ici, je n’ai aucune sensation réelle. Il n’y a que… le vide. Partout. Dans mon cœur et dans ma tête. Et cette colère qui ne me quitte pas. Cette rage sourde qui enfle au fur et à mesure que je reprends mes esprits. Cette rage que je sens pulser dans mes veines.

- J’en sais rien, je souffle, prenant appui plus amplement sur elle. Mais ‘faut faire gaffe aux caméras.

Est-ce qu’elle va seulement réussir à m’emmener jusque là-bas ? J’ai de plus en plus de doute mais ne lui en fais pas part, me contentant de la suivre en observant autour de moi d’un œil attentif. J’essaie de me souvenir des plans que j’avais mémorisés, encore perdu dans le brouillard.

- Mitsuki… La salle de commande, tu crois que tu arriverais à la repérer ?

Je regarde tout autour de nous, essayant de reprendre le contrôle de mes pouvoirs pour pouvoir sonder le bâtiment, sans succès. Evidemment. Ce ne serait pas aussi amusant sinon, pas vrai ?
Mitsuki m’entraîne dans son sillage, et je plisse le nez en entendant des voix nous parvenir. Dans combien de temps l’alerte va être donnée ? Dans combien de temps on va se faire attraper ? Je sais qu’avec Mitsuki, je n’ai pas de souci à me faire ; mais Misao… Ce crétin pourrait bien être transféré si le code rouge est lancé. Les scientifiques sont précieux dans ce métier, il ne faut pas croire…
Réfléchissant à une solution de repli, je la laisse nous guider à l’écart, passant dans ces longs couloirs trop éclairés.

- Je crois que c’est par là… Tu as de quoi récupérer les données ? Sinon il faudra que tu te téléportes pour le prendre…

Mitsuki, cette fois, je ne peux rien faire ; je m’en remets à toi.



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##   Mar 5 Aoû 2014 - 19:09

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Mes iris hésitèrent longtemps entre le  violet et le doré. Voir Aaron si mal me mettait en colère. Je dirais même plus que j'enrageai à l'idée de devoir sauver celui qui était responsable de tout ça. Mais en était-il responsable ? Entièrement ?
Intérieurement, je soupirai. Je le savais, dans le fond. Misao était la raison pour laquelle Aaron était dans cet état. Mais la présence d'Aaron ici ne dépendait que de lui. Il était celui qui avait lancé cette mission. Il l'avait orchestrée. Et de ce fait, il était aussi responsable. Tous les deux étaient coupables, dans le fond.
Aaron me prévint de faire attention au caméra. Un petit sourire, entre l'amertume et l'ironie, étira mes lèvres. Les caméras... Haha. J'avais tellement d'expérience pour les éviter. Merci Papa. Merci Papa, pour avoir été le voleur le plus talentueux de toute l'histoire.
La première caméra que je vis, je parvins à calculer son rayon, son angle, et sa capacité d'enregistrement avec une facilité qui m'étonna moi-même. Entraînant Aaron avec moi, je marchai pour contourner son périmètre, évitant d'être sur l'image. Quand je me rendis compte que faire ça à toutes les caméras serait probablement trop douloureux pour Aaron -nous devions serrer les murs, faire très attention, parfois marcher un peu plus pour éviter- je décidai de revoir ma stratégie.
A la prochaine caméra, je m'arrêtai, forçant Aaron à en faire de même. S'il voulait absolument sauver ce Misao, il ne fallait pas nous faire prendre. Pas tout de suite en tout cas... Sinon, nous ne pourrions pas le sauver. Parce que vu l'état dans lequel se trouvait Aaron, il était préférable de ne pas prendre de risques.
Je fermai donc les yeux. Après m'être concentrée, tout le système de câbles électrique se dessina dans mon esprit, si clairement et si distinctement que j'en fus impressionnée. En réalité, depuis que j'étais passée Master, je n'avais pas tant eu l'occasion de mesurer l'évolution qu'avaient subi mes pouvoirs. Je n'étais pas partie en mission, je n'avais pas franchement eu à étudier l'électricité de Terrae, son système électrique, tout ça tout ça.
De fait, là, maintenant que j'avais enfin la chance de pouvoir expérimenter ça, j'étais surprise. J'avais l'impression d'avoir accès à tout. Mon esprit courait dans les volts, visitait chaque recoin du laboratoire où l'électricité passait. Quand je tombai sur une forte centrale électrique, je crus deviner qu'il s'agissait de la salle de contrôle ; là où tout se rejoignait.
Enfin bon, ce n'était pas le principal. Après une demie seconde, je revins sur le réseau des caméras. Et quand je rouvris les yeux, j'aperçus l'oeil de celle qui se tenait devant nous perdre son éclat, jusqu'à s'éteindre. Mon sourire s'agrandit l'espace d'un instant, avant que je reprenne un air sérieux, fermé. Nous reprîmes notre trajet avec Aaron.
Il me demanda si je pourrais être capable de localiser la salle de commande, et je fis le lien avec la salle que j'avais, moi, appelé salle de contrôle. Soit c'était dans le même coin, soit c'était la même chose.
Dans tous les cas, je me contentai de hocher la tête, n'ayant pas envie de parler. J'étais fâché. A tort peut-être. Mais j'étais fâché... Et maintenant que j'avais pris conscience que tout ça, tout ce qui se passait, n'était que le produit de son plan, malgré la possible trahison de Misao, j'étais énervée. Parce que j'aurais aimé qu'il m'en parle.
Bien sûr, en parallèle, je comprenais. C'était dangereux. Et dans le fond, je savais qu'Aaron m'appréciait. Et ça, c'était dans sa nature. Protéger ceux qu'il aimait. Tout comme il avait toujours fait très attention à ne pas sacrifier la vie de quelqu'un en vain.
Voilà ce qui parfois faisait la différence entre nous. Quand j'étais arrivée, j'avais été si énervée que j'aurais laissé Misao mourir pour repartir simplement avec Aaron afin de le soigner au plus vite. Lui, malgré la possible colère qui l'animait, il m'avait fait promettre de le sauver malgré tout. Je ne méritais peut-être pas encore d'être Master, après tout.

-C'est par là,
finis-je pas déclarer, à voix basse, après un long moment de silence.

Continuant à nous entraîner, j'aperçus la salle de contrôle qui était de plus en plus près. J'espérais que c'était cette pièce qu'Aaron avait voulu rejoindre.
Les caméras étaient maintenant toutes désactivées dans l'ensemble du laboratoire, mais cela n'avait pas du passer inaperçu. Nous allions avoir des ennuis, dès qu'ils nous trouveraient.
Avant d'entrer dans la pièce, je lâchai Aaron, le laissant s'appuyer contre un mur. Je posai mon doigt sur ma bouche, lui intimant le silence, et collai mon oreille sur la porte. Il ne semblait y avoir personne. Aussi, j'allais ouvrir, quand j'entendis une voix.

Je l'ai !
S'exclama-t-elle. C'est bon, je l'ai ! Tout est stocké. Nous allons pouvoir créer des êtres comme lui, maintenant. Des... Comment ils appellent ça ? « Sensitif ? »

Mon cœur rata un battement et tout d'un coup, je sentis mon sang bouillir. Je me mordis inconsciemment la lèvre, et mes yeux virèrent au doré. Ils avaient enfin choisi leur couleur. Et ce n'était plus le violet.
Je n'ouvris pas la porte. Ca aurait fait trop de bruit. Ca les aurait prévenu trop vite de mon arrivée. Non, je me téléportai de l'autre côté, en toute discrétion. Et puis, je me laissai aller. Me rappelant des mouvements que m'avait appris Maman, des techniques de Papa. Ma vitesse se décupla. Je n'avais pas eu l'occasion de pousser mes capacités à bout depuis longtemps... Et bizarrement, je n'avais rien perdu. En quelques secondes à peine, les trois scientifiques qui étaient debout quelques secondes auparavant étaient sonnés, par terre.
Je me dirigeai vers la porte, le pas lent et silencieux. Je l'ouvris, et aidai Aaron à entrer. Constatant que son état ne s'améliorait que très lentement, je glissai ma main sur ma poitrine, et créai un cristal. Ce n'était pas grand chose... Mais étant de la même affinité, nous étions compatible. Pas totalement, car il était sensitif et moi téléporteuse... Mais c'était mieux que rien.
Aussi, posant ma main sur son torse, je fis traverser mon cristal à travers sa peau, lui redonnant, je l'espérai, quelques forces.

-Tiens,
dis-je en lui tendant une clé USB. Cadeau des scientifiques. Ils nous le doivent bien. Prend tout ce qu'il y a à prendre. Je monte la garde.

Le laissant à l'intérieur, je sortis de la pièce, refermant la porte derrière moi. Si jamais quelqu'un arrivait, je préférais l'affronter ici. Cela laisserait à Aaron le temps de se cacher, ou de terminer de prendre tout ce qu'il fallait. Puis nous pourrions partir. Aaron m'avait dit que si ça se présentait mal je devrai... Me téléporter près de Misao, pour le récupérer. Il allait falloir que j'intègre ça. Car mes pouvoirs fonctionnant avec ma volonté... Si je ne désirai toujours pas l'aider, cette partie risquait d'être compliqué. Mmh. Autant souhaiter qu'il n'y ait aucune complication. Même si c'était pas gagné.
Je me mis en garde, sentant l'électricité me chatouiller le bout des doigts. Des bruits de pas résonnaient, dans le couloir...


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##   Mer 6 Aoû 2014 - 0:10

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Je n’ai pas le loisir de me demander jusqu’à quel point Mitsuki peut m’en vouloir. À la vue de son visage pincé et fermé, je ne peux que détourner le regard, perturbé. Certainement aurais-je dû lui faire confiance et lui en parler. Mais qu’est-ce que j’y pouvais ? Je n’avais pas encore l’habitude. Certes, elle n’était plus une de ces élèves que je me devais de protéger coûte que coûte, mais elle restait ma précieuse Mitsuki, si jeune et pourtant si forte à la fois. Quand je la vois avec cette expression, je ne peux que me souvenir de celle de ma sœur cadette, et un sentiment terrifiant de honte m’étreint. Cette impression de n’avoir, une fois encore, que tout fait foirer par arrogance – ou par couardise – me fait me demander pourquoi je continue encore et toujours dans la même voie. Il paraît qu’on apprend de ses erreurs pour ne plus les répéter ; mais peut-on vraiment dire que j’ai réussi à surmonter cet état de fait ? Peut-on vraiment dire que continuer à avancer seul, sans mêler les autres, est une bonne idée même lorsqu’on perd tous ses repères et qu’on finit par voir chacun de ses plans se faire ratatiner lamentablement à chaque fois ? Le facteur humain est trop compliqué à prendre en compte – et moi, je n’arrive réellement à faire confiance qu’à moi-même. Qui aurait pu m’aider dans un pareil cas de figure ? Qui m’aurait encouragé à y aller malgré tout le danger que ça représentait ? Qui m’aurait épaulé, sans détruire tout le travail que j’avais fourni derrière ?
Parfois, je ne sais pas en qui j’ai confiance, ni en qui je peux avoir confiance. J’aimerais que Terrae ait confiance en moi, mais ai-je déjà eu confiance en elle ? J’ai perdu espoir de pouvoir y retourner, j’ai perdu espoir de pouvoir revivre un jour – et ces cicatrices, ces cicatrices à nouveau sur mon corps, que je ne peux plus voir, que je ne peux plus sentir, qu’est-ce que je vais en faire ? Les trimballer jusqu’à la fin de ma vie ? Pour de l’arrogance ?
Mitsuki nous guide avec adresse. Je reconnais bien là mon élève, si talentueuse. Elève, je ne sais même pas si j’ai le droit de l’appeler comme tel : elle a toujours été si autonome, elle n’avait pas réellement besoin de moi en réalité. Peut-être d’aide pour se retrouver, lorsqu’elle perdait contact avec la réalité.
Comme elle le fait avec moi dans le cas présent.
J’aimerais bien, aussi, qu’on soit capable de me faire oublier mes peurs et mes faiblesses l’espace d’un instant, qu’on m’oblige à m’y confronter. Mais comment je peux réussir à m’y opposer si je n’ai pas d’aide derrière ? C’est peut-être ça aussi, mon souci majeur. Je n’accepte pas de me reposer sur les autres.
Et ça mène au massacre. Le mien… ou celui des autres ?
Mes dents se serrent alors qu’un pas de plus me fait à demi trébucher. Faible, si faible, tellement pathétique… La fureur revient gronder aux portes de mon cœur, et n’attend plus que le bon moment pour éclater.
Je les tuerai.
Si faible…
Mes pouvoirs reviennent trop lentement. Ils ne me sont pas d’une grande utilité, mais je commence à percevoir l’Invisible autour de moi. Cette constatation me tirerait presque un sourire : il ne m’a pas laissé tomber, finalement. Il s’en est tenu au plan. Avec du mal. Mais il l’a fait.
Mitsuki, elle aussi, semble découvrir ses pouvoirs, et les possibilités qu’offre le statut de Master. Elle désactive les caméras et nous pouvons continuer à avancer. C’est mauvais, on va trop rapidement se faire avoir… Il ne faut pas qu’ils nous tombent dessus. Aussi, je lui demande où se trouve la salle de contrôle, vers laquelle elle me guide sans hésiter. Puis elle me lâche et je m’appuie contre le mur, encore affaibli, et peinant à tenir debout seul. Les voix qui nous parviennent de cette salle finissent d’achever Mitsuki, qui se téléporte à l’intérieur sans attendre. Mes yeux se ferment. Putain. J’ai été tellement con. Combien d’échantillon de mon ADN ils ont réussi à récupérer ? Il faut les détruire. Je n’ai pas envie qu’il se retrouve dans quelqu’un d’autre. Quelqu’un d’autre qui vivrait… avec mes cellules ? C’est tellement insensé… tellement… inhumain.
Un vertige. J’attends que la porte ne s’ouvre avant qu’elle ne m’aide à rentrer. Un sourire neutre aux lèvres, je m’installe sur la chaise et contemple les trois scientifiques. Mitsuki ne les aurait pas tués… Mais lui l’aurait fait. J’ai peut-être bien fait de partir avant qu’il ne rentre…
D’un œil torve, je la regarde créer un cristal et le regarde fondre dans ma peau. Mes yeux se ferment. L’énergie afflue dans mes veines, chasse lentement les dernières traces de ce poison qui continue à me clouer au sol. La chaleur traverse mon torse et vient immédiatement embraser mon cœur, se disperse dans mes membres et le reste de mon corps. Mes yeux se rouvrent alors qu’un éclat mordoré finit de s’éteindre dans mes iris, et je les plante dans ceux de Mitsuki. Reconnaissant. Pense-t-elle qu’elle avait une dette envers moi, pour la fois où je suis venu la chercher dans ce laboratoire ? Je ne l’espérais pas. Pourtant, je comprends maintenant, je crois. Je comprends à nouveau l’importance de cette action dans sa vie. Parce que moi aussi, maintenant… je lui en dois une. Et une sacrément grosse.

- Merci.

Pas la peine de dire autre chose – de toute manière je ne le peux pas vraiment. Elle comprendra parfaitement. Elle comprend toujours. Un ange, cette gosse…
J’attrape la clé et me tourne vers l’ordinateur. J’ai l’impression de mieux réussir à réfléchir. De retrouver contact avec moi-même. Cette sensation est un peu… rassurante, je dirais ? Mes doigts commencent à courir sur le clavier. D’abord lentement, comme pour retrouver un mécanisme qui me semblait oublié avec le temps. Et je commence mes recherches. Des listes de laboratoires. Les données qu’ils ont recueillies sur moi. Ce numéro qu’ils ont repris dans mon dos, sur ce code barre indélébile, et qui me définit dans leurs dossiers. J’avais besoin de savoir. De comprendre. Combien de temps ? Combien de temps, hein ? Ces huit jours de torture, il fallait me les expliquer.
Huit jours. Huit jours qui m’avaient parus des semaines, des mois, des années. Huit jours d’enfer. Et pour eux, je n’étais qu’un cobaye.
Comme tant d’autres.
Rage sourde.
Je récupère toutes les données possibles, supprime ensuite celles de l’ordinateur. Mais le transfert prend du temps. Alors je guette. Tente de reprendre un rythme de respiration plus calme. À présent que je suis seul, dans le silence seulement brisé par le clapotis des touches du clavier et du roulis mécanique de l’ordinateur et de son ventilateur, je tente de faire refluer la crise de panique qui me vient. Celle qui vous tombe dessus au pire moment, sans que vous ne la compreniez, sans que vous ne puissiez la retenir, et que vous vous retrouviez dans un état proche de celui d’une fourmi prête à être écrasée par une botte. C’est avilissant…
Je me lève finalement en me tenant au bureau, retire la clé USB et me concentre un instant. Il me faut du temps pour retrouver cette boule d’énergie en moi, et pouvoir l’utiliser. La tour centrale de l’ordinateur implose. S’il restait des données suite au formatage trop rapide, elles ne pourraient définitivement plus être exploitables.
Aussi satisfait que je puisse l’être dans un tel état, je sors et rejoins Mitsuki dans les couloirs. Des gardes sont apparus et j’en électrocute un à distance, reculant dans l’entrebâillement de la porte pour éviter de me faire toucher par une autre de leurs maudites seringues. Qu’ils essaient. Qu’ils essaient, et je les tuerai.

- J’ai tout, on peut dégager.

Elle n’a aucun mal à se débarrasser des autres. Et je préfère garder le peu d’énergie qu’il me reste à essayer de faire quelque chose de constructif…
Me concentrant de mon mieux, aidé des ressources fournies par notre jolie lune, je ressens alors l’énergie de Misao palpiter dans un coin du complexe.

- Je l’ai trouvé.

Et sans attendre serrant la clé dans ma main, je me mets en route.
Nous aurons tout le loisir de massacrer ce laboratoire plus tard.



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##   Mer 6 Aoû 2014 - 11:38

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Comment je pourrais faire pour un jour me regarder à nouveau dans un miroir ? Comment je pourrais essayer d’expier cette culpabilité malsaine qui me broie la cage thoracique ?
Ils l’ont pris. Ils l’ont pris, l’ont emmené dans cette salle, et l’ont charcuté, massacré. À demi conscient, il a lutté contre la douleur, me fixait de son regard vide, presque suppliant, mais qui en disait long sur ce qu’il endurait – ce regard qui m’empêche de trouver le sommeil dans cette antre à l’odeur du formol.
Les premiers jours, j’ai subi un interrogatoire. Un interrogatoire long et suffisamment douloureux pour mes nerfs pour que je me retrouve complètement pris de panique lorsque je me retrouvais seul. Et s’ils comprenaient ? Et s’ils savaient ? Qu’est-ce qu’ils feraient de nous ? Ils ne pouvaient pas sentir que j’avais des pouvoirs. Mais s’ils savaient ?
L’angoisse m’étreignait tout du long. Puis, enfin, lorsqu’on m’autorisa à entrer en contact avec le cobaye, j’étais parvenu à me composer un visage plus ou moins neutre. Indifférent. J’ai retrouvé les gestes habituels, ceux que j’effectuais sans même y penser, qui me rappelaient tant ce travail que j’avais fait auparavant. C’est vrai, j’ai disséqué des gens. J’ai disséqué des gens putain – et ça n’a l’air de choquer personne. Même pas moi. Finalement, on se désintéresse tellement de leurs sorts qu’on finit par ne même plus observer leur visage, ce qui fait d’eux un humain : on ne cherche plus que l’inhumanité chez eux. C’est un travail, un travail comme ceux des laborantins avec leurs souris ou ces profs de bio avec leurs grenouilles. C’est de l’étude, ce n’est pas mal ; c’est une curiosité, parce que c’est tellement, tellement exceptionnel – tellement perturbant aussi ! Imaginez, pouvoir créer le feu ! La foudre ! L’eau ! Tout pourrait être réglé ! Les gens pourraient peut-être être en sécurité. Mieux soignés. La mortalité baisserait, et il suffirait d’un claquement de doigts pour abreuver des peuples qui ne peuvent avoir accès à de l’eau.
Mais peut-être ne pensons-nous qu’à la guerre, peut-être ne pensons-nous qu’à faire le mal ; je ne sais pas. J’œuvrais dans le but de nouvelles perspectives, plus belles, plus précieuses. Je le croyais, tellement profondément ! Je le croyais encore en arrivant à Terrae. Qu’ils étaient égoïstes de fuir le monde. Que, peut-être, s’ils coopéraient, tous se porteraient mieux. Alors pourquoi il fallait qu’il y ait des élus, des gens qui pouvaient vivre, et d’autres qui ne le pouvaient pas ?
En voyant Aaron allongé sur cette table de dissection, ce type chiant mais humain, que j’ai côtoyé pendant un certain temps lorsque j’étais chez Hideko à m’occuper de Daisuke, j’ai su que c’était faux.
Si étudier des personnes que je ne connais pas ne m’a jamais tiré la moindre grimace, m’occuper de lui a été un véritable calvaire. Pourtant, je ne suis pas cruel. Je ne l’ai jamais été ! C’était quelque chose comme… de la curiosité, tout simplement. L’amour de la science et de l’humain, du vivant. L’amour de… de quoi, au juste ? Ce qu’on a fait, ce qu’on fait, est-ce que c’est de l’amour ? Est-ce que ce n’est pas tout simplement de la haine ?
J’ai tout fait pour essayer de permettre à Aaron de s’en tirer. Je ne peux rien faire, seul ; il fallait que je limite les doses, les abaisse, comme prévu. Prévu, oui. Ce con. Ce con savait qu’en se faisant prendre, il allait finir dans cet état. Mais j’avais espéré que la dose qu’on avait préparée ensemble lui ferait reprendre conscience immédiatement après son réveil ; pourquoi avait-il fallu qu’ils lui injectent une dose aussi importante en même temps que moi ? Tout avait été prévu ! Tout !
Je me suis rongé les sangs pendant une semaine. Je ne pouvais rien faire d’autre que l’observer dépérir, et, cette nuit, j’ai enfin pu utiliser le badge d’un de mes collègues pas très soigneux pour pouvoir entrer dans la salle de test pour abaisser la dose et lui faire reprendre un minimum conscience. J’espérais tellement qu’il reprendrait ses forces et parvienne à se sortir de là – je sais qu’avec toutes leurs questions, et les réponses incorrectes que je leur fournis, je vais bientôt passer à la casserole. Et ça ne m’enchante pas spécialement.
Il m’avait rassuré. Si ça tournait mal, Ils nous retrouveraient forcément. Mais après autant de temps, je commence à en douter sincèrement.
Mon collègue me passe un dossier que je parcours attentivement, malgré mon inquiétude. Je ne peux rien faire de plus. Il faut jouer le jeu, sinon nous sommes morts tous les deux.
Une longue inspiration lorsque la porte s’ouvre sur un garde un peu paniqué. Je lève les yeux vers lui, fais mine de m’intéresser à ce qu’il dit. Mais l’angoisse m’étreint. Et s’ils avaient vu que la dose a été abaissée ? Et s’ils avaient compris que j’étais le traître parmi eux ?
Je suis figé, dans l’attente. Et enfin, la sentence tombe.

- Ils sont arrivés ! Ils l’ont détaché, ils sont en train de bousiller le système ! Il faut qu’on parte et qu’on emmène les dossiers des patients !

Ma poitrine se regonfle d’espoir. Je referme le dossier et acquiesce vivement, le balance sur une pile que je serre contre moi. Dans la cohue générale, je fais quelques pas pour me mettre en retrait. Concentration intense. Je ne suis pas doué pour contrôler le feu, mais l’invisibilité me convient un peu mieux. C’est le moment de prouver ce que je vaux.
Mon corps disparaît, et les dossiers font de même. L’un d’entre eux semble le remarquer puisqu’une clameur générale me force à fuir par la porte en bousculant quelques personnes. Je ne sais pas par où aller, et mon pouvoir ne dure pas plus d’une minute trente environ – OUI JE SAIS. Aucune utilité, merci de le préciser, je l’avais pas compris tout seul.
Je cours dans les couloirs aseptisés et aperçois une cohorte de gardes qui approchent. Il faut que je les dépasse, mais je sens mon pouvoir m’échapper… Serrant les dents, je longe le mur pour ne pas les toucher, essaie de passer à l’angle du couloir. Mais mon pouvoir s’affaisse subitement et mon corps redevient visible : je ne demande pas mon reste et détale comme un lapin, espérant ne pas me faire rattraper par les loups au passage.
J’avoue que là, ce serait le bon moment pour dégager, je trouve…



Parle en #b7273d.
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L'attente fut longue. Terriblement longue. Trop longue à mon goût. J'avais l'impression d'être en train d'attendre Aaron depuis une éternité. Pourtant, je savais qu'il allait vite. Mais j'avais eu une montée d'hyperactivité. Ces scientifiques m'avaient mis en rogne. La façon dont ils avaient parlé d'Aaron m'avait...
L'électricité grésilla à mes oreilles, et je compris qu'il fallait que je me calme. Vraiment. Si je devenais trop instable, nous serions trop vite repérables. Et ce n'était pas bon.
Les pas que j'avais entendus dans le couloir s'accélérèrent. Je ne sais pas s'ils avaient donné le signal d'alarme. Les scientifiques que j'avais laissé inconscients dans la salle de contrôle n'avaient pas eu le temps, pour eux, c'était sûr. Mais le fait que les caméras aient été désactivées n'avaient pas du passer inaperçu.
Dans tous les cas, au moment-même où Aaron sortit de la salle, plusieurs scientifiques déboulèrent au coin du couloir. Aaron s'occupa d'en mettre un K.O tout en m'informant qu'il avait tout et que nous pouvions mettre les voiles. Un sourire étira le coin de mes lèvres. Il en restait trois. Et eux aussi allaient payer pour ce qu'ils avaient fait à Aaron. Pour ce que leurs collègues avaient déjà pu m'infliger. Quand je pense que je n'avais même pas encore pu me venger de ce que j'avais subi par leur faute...
Le tatouage, sur mon épaule, me fit l'effet d'une brûlure lorsque je me rappelai sa présence. Mon sourire devint carnassier.
Vive, agile, rapide, je me téléportai derrière eux. Un coup de pied dans le bas du dos en poussa un à terre et j'électrocutai l'autre qui ne tarda pas à tomber lui aussi au sol, désormais inconscient. Leur dernière collègue qui était encore debout se tourna brusquement vers moi, brandissant sa seringue. Je soufflai, presque amusée, quand la-dite seringue qu'il avait prévu de me planter dans le bras se retrouva dans ma main, téléportée. Je lui plantai dans l'épaule, et en vidai son contenu.

-Pas cette fois
, soufflai-je.

Il s'effondra à son tour, et l'homme que j'avais poussé à terre me regarda avec effroi. Voilà ce que vous créez, ne pus-je m'empêcher de penser. Des monstres. Des monstres emplis de haine, qui feront tout pour vous avoir, tout pour vous détruire.
Je ne suis plus un monstre. Seulement pour vous, j'en ferais l'exception.
Le plaquant au sol avec mon pied, j'électrifiai ce dernier qui lui envoya une décharge assez puissante pour le faire tomber dans les vapes.
J'avais normalement été assez rapide pour les empêcher de contacter leurs amis afin de leur donner notre position.
Aaron m'annonça alors qu'il avait localisé Misao. Me mettant au pas de course, je le rejoins, et nous partîmes à sa rencontre.
Nous parcourûmes les couloirs rapidement. Les caméras étaient désactivées, alors nous n'avions pas à faire véritablement attention à nos positions. Je suivais Aaron, me laissant guider par ses soins. Je ne connaissais pas Misao. J'étais incapable de localiser son énergie, elle m'était totalement inconnue.
Au bout d'un moment, nous arrivâmes à un croisement, et je sentis qu'Aaron hésitait. Le problème, c'est que même en parvenant à localiser quelqu'un, cela ne nous donnait pas les plans du laboratoire... Et un couloir pouvait très bien ne pas tourner dans la bonne direction.
Mais Aaron était Master depuis bien plus longtemps que moi. Il avait nettement plus d'expérience, il était bien plus doué. J'avais confiance.
Aussi, après ces quelques secondes à peine où il sembla hésiter, il reprit sa course, et je lui suivis. Nous ne disions rien. Je n'arrivais même plus à savoir si je lui en voulais encore. Pendant ce court instant où j'avais été seule, devant la porte de la salle de contrôle, je m'étais mise à sa place... Et j'avais réalisé que j'aurais agi exactement comme lui. Je n'envisageais jamais les autres dans mes plans. Je préférais tout calculer par moi-même, en ne prenant en compte que mes capacités. Demander de l'aide n'avait jamais été dans mes habitudes. Et c'était aussi probablement ça qui me rapprochait d'Aaron. Sur certains points, nous étions assez proches...
Après avoir tourné au bout d'un énième couloir, je m'exclamai pourtant, agacée :

-Mais bordel, il est où ?! Il s'est fait prendre ou quoi ?!

J'avais l'impression que ces couloirs étaient interminables et que nous courions depuis des heures sans l'avoir encore retrouvé. Ce laboratoire me paraissait immense désormais, une espèce de labyrinthe géant.
Cela dit, j'avais parlé un peu trop vite. Nous étions arrivé au bout du dernier couloir et... Il était là. C'est en tout cas ce que j'en déduisis lorsque j'aperçus sa chevelure noire, contrastant avec cette blouse blanche qui trônait sur ses épaules. Devant lui, plusieurs hommes étaient regroupés. Et eux, ils n'avaient pas de blouses... Les scientifiques avaient des gardes pour protéger leur foutu laboratoire ?!
Un peu plus loin, à quelques mètres, deux hommes en blanc évaluaient la situation. Ils sourirent lorsqu'ils nous aperçurent. L'un d'eux s'avança de quelques pas avant de s'adresser à nous. Les gardes avaient Misao.

-Alors vous pensiez nous avoir si facilement, hein... Bien joué, le double jeu, professeur Misao. Vous m'impressionnez. Nous cacher que vous étiez désormais avec... Eux.

Il tourna la tête vers Aaron.

-Faites ce que vous voulez. Mais lui, vous ne l'aurez pas. Il repart avec nous.


Il claqua des doigts avec cet air hautain qui me mettait hors de moi.

-Et maintenant, dépêchez-vous de partir avant que le reste des gardes ne vous retrouvent.


Je sentis mes poings se serrer à m'en blanchir les phalanges, les ongles de mes doigts me rentrant dans la peau. Des bruits de pas résonnèrent dans le couloir, et nous ne tardâmes pas à être encerclés. Je me retournai immédiatement, m'apprêtant à me battre, tandis que les scientifiques et les gardes qui nous avaient fait face quelques instants auparavant s'éloignaient avec Misao. L'un de ces hommes qui se tenait devant nous ne tarda pas à nous faire part de son audace, et il s'avança avec hargne vers nous, armé d'un... taser ?
J'arquai un sourcil, presque surprise par son erreur. J'aurais pu avoir le temps de réagir, mais je n'en fis rien. Le pistolet cracha ses pinces sur Aaron et déchargea toute l'électricité qu'il contenait. Je crois que maintenant, je n'avais plus rien à faire. Il venait de créer un monstre, et... Je n'avais qu'à économiser mon énergie afin de nous ramener tous les trois à Terrae sans encombre.


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##   Mer 6 Aoû 2014 - 13:00

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Humeur : Aha ! ... Attendez, c'était une vraie question ?

Après que Mitsuki ait mis hors d’état de nuire les scientifiques qui nous couraient dessus, je ferme les yeux, repérant mentalement l’emplacement de notre allié. L’aura de Misao commence à se déplacer dans les couloirs, et je tente de la suivre à la trace, concentré. Pourquoi bouge-t-il ? Sa vitesse n’est pas normale. S’est-il fait repérer ? Mon nez se plisse alors que j’essaie de le retrouver dans le dédale de couloirs, agacé par mon manque flagrant d’efficacité. Comment j’ai pu me retrouver dans un état pareil, hein ? Comment j’ai pu les laisser me mettre dans un état pareil ? Nous tournons à chaque angle, nous enfonçant un peu plus dans le laboratoire. La carte des lieux se dresse dans mon esprit, souvenir des informations recueillies avec Misao avant notre départ. L’énergie que m’a transmis Mitsuki palpite dans ma poitrine et me réveille un peu plus, aide mes neurones à fonctionner plus vite, plus efficacement. Les connexions se font, et je pousse mes capacités un peu plus loin, sourcils froncés. Se concentrer. Hideko ne me pardonnera jamais ma faute si je n’arrivais pas à ramener Misao vivant. Un des membres de sa famille… C’est un peu comme s’il était arrivé la même chose à ma sœur. Ma sœur… Comment j’aurais pu la laisser venir un jour dans un endroit pareil, hein ? En plus, je m’en voulais. Mon emprisonnement m’a valu de passer, une fois de plus, l’un de ses anniversaires loin d’elle. J’avais espéré être de retour rapidement, pouvoir fêter dignement ses vingt et un ans avec elle. Peut-être était-ce un peu trop utopique…
Nous continuons encore, alors que je chasse ces pensées de mon esprit. Ce n’est pas le moment. Terrae avant toute autre chose, hein…
Piètre frère.
Nous tournons à l’angle d’un couloir et ralentissons en apercevant Misao, encerclé par des gardes. Ma mâchoire se contracte. Mon poing se serre, et je le sens trembler de rage. Une petite partie de moi, d’un seul coup, me met face à l’inévitable : c’est terminé. La mission a échoué. Misao s’est fait prendre, tout a été compromis. Et nous ne pourrons pas débarrasser cette île de leurs maudits parasites. Mitsuki est là, elle peut faire quelque chose ; mais arrivera-t-elle à nous sauver, Misao et moi ? Moi qui ne suis qu’un boulet. Qui ne peut que les regarder s’éloigner avec leur butin, impuissant, en attendant que l’on arrive pour nous sauver. C’était ça, au final, nan ?
Qu’est-ce qui est le pire ? Me reposer sur les autres à ce point, ou, finalement, ne plus leur faire confiance ?
Tant pis. Je me battrai, même si ça risque de me mettre dans un état pire que celui-ci.
L’un des hommes s’avance, et sort un taser pour essayer de me maîtriser. Un… taser.
Un putain de taser.
Les pinces s’accrochent à moi. L’électricité passe par les câbles jusque dans mon corps, secouant mes membres de soubresauts. Mais un sourire s’étire sur mes lèvres malgré tout. Mauvais. Cruel.
Quel abruti.
Mes iris passent du rouge au doré. Toute l’électricité du taser se déverse en moi, et je l’absorbe comme un accumulateur d’énergie. Attrapant les câbles d’une main sous le regard effaré du propriétaire de l’arme. Même lorsqu’il l’arrête, l’énergie à la fois si douloureuse, si puissante et si réconfortante continue son œuvre. Jusqu’à la faire exploser entre ses mains.
La rage, la souffrance, et cette putain d’impuissance qui me clouaient au sol me donnent à présent des ailes.
Je pose mes yeux sur lui.
Tant que je tiendrai debout, ce ne sera jamais terminé.
La jouissance de cette puissance que j’avais cru ne jamais plus pouvoir ressentir un jour. Mon esprit entre en mode veille. Toutes les vannes s’ouvrent d’un seul coup en moi, libérant tout ce que j’avais accumulé. Une vague d’énergie électrifiée sort de mon corps pour aller percuter les personnes proches, bombe destructrice. Et je m’élance. Sans remords. Le visage éclairé par la rage, la puissance, par la folie pure, ce besoin de tout annihiler autour de moi. Et, en moi, ne résonne plus que cette pensée : je n’arrêterai que lorsqu’ils seront tous morts.
Morts.
Ma main attrape vivement le crâne d’un homme – la décharge envoyée est si puissante que je sens sa peau brûler sous ma main, tous ses muscles se contracter, ses organes se perforer, griller comme une résistance mise à mal. Son cœur s’arrête, et il retombe comme ça, sur le sol, le corps tétanisé. Mon regard se glisse sur le reste. Des arcs électriques parcourent ma peau, et je fais apparaitre des sphères et des serpents qui foncent vers lui autres.
J’ai l’impression de dépasser mes limites – la seule qu’il me reste, c’est encore celle qu’oppose mon corps. Ressentir leur douleur me tire une joie absolument malsaine, malgré l’impression que cela me procure. Et à vrai dire, plus je sens et associe cette souffrance à la mienne, plus elle monte, et moins je me sens capable de retenir mes coups. Mes réflexes de Master aidant, j’attrape le plus souvent leurs armes que je retourne contre eux sans qu’ils n’aient eu le temps de tirer ou de m’injecter à nouveau leur substance. Je rattrape ceux qui tentent de fuir, m’acharne sur eux, les réduis en pièces, balançant sans ménagement Misao sur le côté pour éviter qu’il ne subisse le même sort.
Garder contact avec sa raison…
Puis, alors que le calme est à nouveau retrouvé dans le couloir après le combat, je lève les yeux, cherchant à croiser ceux de Mitsuki. J’ignore son expression troublée, ne parvient pas, même un instant, à calmer mes instincts de bête sauvage.

- Il faut qu’on détruise cet endroit, j’articule avec difficulté.

On ne soupçonne pas toujours quels effets une telle expérience peut avoir sur l’esprit humain. Et j’avais envie de tout réduire en pièces, faire brûler chaque partie de ce laboratoire.
J’ignore les cadavres au sol. Levant la tête vers le ciel, je fais se déchaîner un orage au-dessus de l’île. Puis, je repère la totalité du réseau électrique et en prends le contrôle, faisant exploser chaque machine, chaque porte électronique, savourant les effets de mon pouvoir poussé à son maximum, malgré les dommages causés à mon corps. Des brûlures déjà présentes sur mon corps s’élargissent à vue d’œil. Mais je les ignore, malgré l’air saturé, malgré le fait que mes jambes menacent de ne plus me porter. Il n’y a plus qu’une chose qui importe.
Dehors, le tonnerre gronde.
L’île sera bientôt débarrassée de ces monstres.



Aaron vit en #FEA347.
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Un peu d'amour ♥:
 


Dernière édition par Aaron Williams le Sam 27 Déc 2014 - 21:54, édité 1 fois
##   Mer 6 Aoû 2014 - 14:29

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Je me suis fait avoir. Encerclé, je m’imagine déjà finir ma vie sur une table de dissection, à demi conscient, sans possibilité de fuir. J’en tremblerai presque si l’adrénaline ne me poussait pas à essayer de fuir à nouveau. Puis, Ils sont arrivés. Aaron et une fille aux cheveux blancs, que je ne connais pas ; certainement une Master. Je n’en connais aucun, si ce n’est ceux que j’ai pu croiser une fois ou deux en compagnie de ma sœur. Peu importe. Découvert, je ne peux rien faire. Je tente de capter le regard du Master Tonnerre mais il semble comme vidé, affligé par notre échec. Puis, je ne sais pas, il y a un instant de flottement. Je ne comprends pas bien ce qu’il se passe, puisque je me fais entraîner plus loin, menacé par leurs armes. Il y a un flash lumineux, et quelques gardes sont déjà à terre. Je les fixe, éberlué, et observe Aaron… sortir de ses gonds. Et encore, le mot est faible pour exprimer... ça.
Hideko m’avait déjà dit que la puissance des Masters pouvait se révéler destructrice. Là, je me rends finalement compte de quoi ils étaient capables. Ils étaient des êtres parfaits. Capables de décider de la vie et de la mort des individus qui les entourent. Comment peut-on être si différent de l'image que l'on donne habituellement ? Il semble habituellement si faible, si peu sérieux. Comment peut-il déployer ça ? Ma curiosité ne peut malheureusement qu’augmenter à cette vision. Encore et encore, face à ce ballet de mort, entrecoupé de flashs lumineux. Une curiosité malsaine. Voire carrément macabre. Attirée par toute cette violence. Et pourtant horrifiée à la fois.
Aaron m’attrape par le bras et m’envoie plus loin, contre un mur, et je m’y pelotonne de mon mieux, fasciné et effrayé à la fois par la puissance qui s’échappe de lui. C’est un massacre, un véritable massacre. Tous, ils tombent les uns après les autres – et je sais que je ne peux rien faire, alors je me contente de rester là, immobile et silencieux, essayant de me faire oublier pour qu’il n’ait pas la merveilleuse idée de vouloir me faire moi aussi disparaître de la surface de la terre. De me prendre pour un ennemi. Ce qu'il aurait peut-être mieux fait, je ne sais pas...
J’essaie de me diriger vers l’autre Master, envoie une petite boule de feu presque inutile en direction d’un scientifique qui se la prend en pleine tête. Puis, j’essaie de me mettre dans un coin en attendant que tout passe… Ça n’a rien de très glorieux, mais je ne sais pas me battre, ni utiliser mes pouvoirs – alors plutôt que de jouer au boulet…
Après un temps, le calme semble revenir. Je dis bien « semble ». Un simple regard autour de moi suffit à me donner la nausée. Tous ces corps... Tout ce sang...

- Il faut qu’on détruise cet endroit.

Un frisson remonte le long de mon échine en entendant sa voix. Il irradie la rage et la peur tord à nouveau soudainement mon ventre. Je crois que je comprends… Leurs expressions terrifiées, n’étaient-elles pas dues à son pouvoir de sensitif, qui s’est fait de plus en plus écrasant ? Est-ce que c’est ça, un Master qui pète les plombs ? Est-ce qu’ils ne sont pas… dangereux, même pour eux ?
Des explosions retentissent autour de nous. Il veut vraiment nous tuer, en fait, c’est ça ?! Il en veut à nos vies là !

- Aaron, tu vas tous nous faire tuer, là !

Je tressaille en sentant une main attraper brusquement mon poignet et m’obliger à la suivre. La fille aux cheveux blancs, qui n’est pas restée inactive durant tout ce temps, m’entraîne en direction d’Aaron, et échange quelques mots avec lui. Ses yeux se posent alors sur nous, tour à tour. Après avoir, paraissait-il, lutté un long moment avec lui-même, il semble se calmer petit à petit, alors que ses yeux retrouvent peu à peu leur couleur d’origine. Mais dehors, la foudre s’abat toujours… À cause de lui ? Je déglutis. Carrément flippant…
Alors, il manque de s’écrouler, à bout de force, et je le retiens, interrogeant la fille du regard. C'était... vraiment pas normal, là.

- Qu’est-ce qu’on fait, maintenant ?

Je jette un petit regard à Aaron pour savoir comment il va, mais, silencieux, il se contente de s'accrocher à moi sans bouger. Hagard.
Quelques instants plus tard, nous atterrissons dans la Salle des Masters, que j’avais déjà visitée lors de mon initiation. Je croise le regard d'Hideko, et mon cœur se gonfle de joie à l'idée de la revoir. Puis de honte en voyant le regard de la plupart des Masters présents dans la salle.
Je suis en vie. Bon sang, je suis en vie...
Promis, plus jamais je ne suivrai les plans de ce taré.



Parle en #b7273d.
##   Jeu 7 Aoû 2014 - 20:13

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Aaron avait perdu la raison. Sous mes yeux, à la seconde qui suivit l'électrocution de mon ancien maître au taser, le carnage débuta. Je fixai mon ami avec surprise, presque choquée. J'aurais du l'arrêter... Voir ces visages torturés, sentir cette électricité les parcourir jusqu'à les détruire, les tuer dans un maximum de souffrance... J'aurais du essayer de l'empêcher de leur infliger ça.
Mais en même temps, je comprenais. Parce qu'il était resté une semaine ici, traiter comme un cobaye. Et que là, au final, il ne faisait que leur rendre la pareille... En leur montrant qu'être un cobaye peut être fatal. Parce que s'il teste sur eux ses pouvoirs jusqu'au bout de ses limites... Ce laboratoire sera rayé de la carte. Ainsi que nous, bien malheureusement.
Dans un regard en coin, après qu'Aaron ait lancé Misao contre le mur, je m'assurai qu'il était en sécurité et que personne d'autre ne viendrait le chercher. Tous les scientifiques et les gardes qui nous entouraient étaient désormais au sol. Aaron ne leur avait laissé aucune chance... Même pas une lueur d'espoir.
Le regard fou, il se tourna vers moi, affirma qu'il fallait qu'on détruise entièrement le laboratoire. Cette fois-ci, je fronçai les sourcils, et décidai qu'il était temps pour moi de réagir. Je ne pouvais pas le laisser faire tout ce qu'il voulait. Plus maintenant...
On ne savait pas tout ce que ce laboratoire regroupait. Nous avions des informations, mais peut-être y avait-il des gens qu'on pouvait encore sauver ! Alors non. Non, cette fois, je devais l'en empêcher.
Je commençai par secouer négativement la tête. Je me sentais empreinte d'une assurance qui m'était totalement nouvelle. Sans doute était-ce du au fait que j'étais désormais Master... Autrefois, je n'aurais jamais eu le courage d'élever la voix face à lui.

-Non. On n'en fera rien,
scindai-je. Tu as besoin d'être soigné, Aaron ! Si tu fais tout exploser, tu vas te tuer, autant que tu entraîneras notre perte à tous les deux, Misao et moi. Tu ne voulais pas qu'on le sauve, qu'on le ramène vivant ?

Je ravalai ma salive, le coeur battant.

-Alors ça suffit maintenant ! Tu en as assez fait. Ces scientifiques, leurs gardes, ils... Ils ont assez payé. Je suis persuadé qu'il y a encore du monde qu'on puisse sauver ici. Mais on n'a plus le temps... On reviendra. Maintenant... Calme-toi.

Je m'éloignai un instant, contrôlant le pouls de chacun des scientifiques qu'il avait combattu. Il les avait tous tué... Tous, sans exception.
Il n'en restait qu'un... Le scientifique qui semblait être leur chef. Ce scientifique qui avait appelé sa garde personnelle, et qui, quelques minutes auparavant, partait avec Misao.
Sa peau avait entièrement brûlé. Il était sur le point de mourir, mais pour le moment, son coeur battait encore, probablement douloureusement.
Ma main s'électrifia, et, là où mes doigts entraient en contact avec sa peau, dans son cou, pour prendre son pouls, une décharge se déversa, l'achevant instantanément.
Moi, je ne les aurais pas tué... Je les aurais laissé inconscient. Mais je ne les aurais pas tué. Maintenant, c'était trop tard... Et le mieux que j'avais eu à faire fut d'abréger les souffrances de cet idiot.
Je fis volte-face, et reportai mon regard sur Aaron, qui venait de tomber dans les bras de Misao, finalement à bout de force. Il avait explosé... C'était normal.
Je remarquai alors que ses yeux avaient repris leur couleur ordinaire, et je souris doucement. Misao leva le regard vers moi, inquisiteur. Je lui offris à son tour un sourire.

-On rentre,
lâchai-je en posant ma main sur son épaule.

Et la seconde d'après, nous arrivâmes en salle des Masters. La directrice était là. Tomoe aussi, à qui j'adressai un petit sourire gêné, me rappelant que j'avais désobéi aux ordres... Quelques heures plus tôt.
Et puis, dans la salle, il y avait tout le monde. Tout le reste. Plein de Masters que je ne connaissais pas encore... C'était déjà l'heure du rapport, hein ?



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