Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Panique en début de soirée. [Katarina♥]
#   Mer 6 Aoû 2014 - 15:11

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19H36. Je sors enfin du réfectoire, je dois avoir l’air d’un automate vu les regards que la plupart des étudiants me lancent. J’ai encore beaucoup de mal à me nourrir, j’en avais perdu l’habitude depuis un petit moment. Il faut dire que la différence d’âge se fait sentir aussi, la majorité des enfants ici ont entre 15 et 18 ans, alors que j’en ai 25 passés. Ce qui, évidemment, complique l’approche et les discussions, facilite l’isolement et le renfermement. Le peu d’énergie que j’emploie dans la journée ne me sers qu’à sortir, monter à l’étage ou sur le toit, manger, craquer et dormir quand j’y arrive assez longtemps pour que ça ne soit pas considéré comme une vulgaire sieste. Parfois il arrive que je songe à retourner dans cet hôpital, sur ce lit trop blanc, bourré de cachets trop nombreux pour être différenciés. Tout y était plus simple. Je dormais d’un sommeil sans rêves m’évitant la douleur, je mangeais le strict minimum et je planais trop haut la plupart du temps pour me rendre compte des choses et de ce par quoi j’étais réellement passé. Je m’arrête sur une marche et laisse la douleur et la peine m’écraser une nouvelle fois.

20H01. Un petit garçon de probablement une dizaine d’années vient poser sa main sur mon bras gauche. Je dirige mon regard vide vers lui et croise le sien, il a l’air étonnamment vivant et pétillant. Il me rappelle celui de Liov avec ses yeux bleus et son sourire rayonnant. Je ne sais pas réellement où je trouve la force de lever ma main droite, mais je le fais, et elle se pose sur ses courts cheveux châtains ébouriffés. Je n’entends pas ce qu’il tente de me dire mais hoche tout de même la tête pour ne pas l’inquiéter, et il repart comme ça, aussi vite qu’il était apparu. Je fixe un moment l’endroit du couloir où il a disparu, espérant peut-être le revoir apparaître d’une seconde à l’autre, mais je sais bien que non. Un soupir plus tard, j’usais de mes forces misérables pour me hisser sur les escaliers et monter jusqu’au toit, le lieu que j’affectionne le plus ici.

20H42. Une brise vient soulever mes cheveux, que je devrais couper dans les prochaines semaines puisqu’ils commencent à me boucher la vue. Il n’y a plus grand bruit à l’extérieur en ce moment, ils doivent tous être à l’intérieur, dans leurs dortoirs ou leurs chambres, à s’amuser à jouer aux cartes comme tous les soirs depuis que je suis là. Et comme tous les autres soirs, je redescendrai quand la nuit sera bien trop entamée pour que ce soit une heure raisonnable, manquant de réveiller les enfants en allant me coucher. Je me laisse retomber sur le dos, les bras croisés derrière la tête, une jambe pendant dans le vide. Il y a nettement moins d’étoiles ici qu’à la maison, ce qui est dommage, j’aimais beaucoup les regarder avec Yelina et Liov, même si lui n’y comprenait encore rien, il riait et tapait dans ses mains.

21H16. Je me réveille en sursaut, les larmes aux bords des yeux, les lèvres rougies de les avoir sûrement trop malmenées en dormant. Je me redresse sur les coudes, essayant de me souvenir d’une autre nuit ici où l’air avait été aussi froid. Je n’en vois aucune, la saison aidant au maintient d’une chaleur étouffante toute la journée et presque toute la nuit aussi, ce qui est également un changement de taille par rapport à la maison où même en été, l’air restait frais. Je décide de descendre, glissant dans l’échelle pour le retrouver au sol, le poignet douloureux d’avoir arrêté ma chute avant que ma tête ne heurte le sol. J’ai la désagréable impression de tout perdre de ce qui me caractérisait avant, de ne plus ressembler qu’à une ombre ou une larve.

21H24. La porte du toit s’ouvre et me fait me crisper un moment contre la rampe de fer me protégeant du vide. Qui est là ? Personne ne vient habituellement, alors pourquoi ce soir ? Pourquoi maintenant ? Ma respiration se fait plus saccadée, de moins en moins contrôlée, et la peur me vrille les tympans. Que faire ? Je n’ose pas me retourner, et si c’était un enfant ? Ou un de ces Masters ? Je n’ai pas envie de descendre maintenant, pas encore. Ma vue se trouble légèrement, et des bourdonnements viennent rendre mon audition plus difficile. Non, pas de crise de panique, pas de suite, pas encore. Pitié…


#   Mer 20 Aoû 2014 - 16:35

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J'arrêtais le chronos de ma montre et je soufflais en regardant le temps indiqué. Peu mieux faire... Mais je n'en avais pas le temps. Je rentrais jusqu'à ma chambre en marchant tranquillement, mon rythme cardiaque reprenant peu à peu une allure normale. Depuis que je vivais à Terrae, j'avais décidé de m'en servir positivement et même si je ne pouvais pas encore arrêter de fumer, au moins je contrebalançais en courant régulièrement. D'habitude, c'était le matin, lorsqu'il faisait bien frai mais aujourd'hui, j'avais fait une grasse matinée prolongée jusqu'au début d'après midi et pour une fois que je réussissais à dormir, j'en avais largement profiter.

Il était donc 19 heures, bientôt l'heure pour moi d'embaucher au restaurant du Village. Après une douche aussi longue que le permettait mon timing, je partis en direction du Village, normalement pile à l'heure. Il faisait bon ce soir et je portais un jean foncé d'un bleu soutenu avec un T-shirt blanc fluide noté "real eyes realize real lies" - je suis une voyou - et des baskets de ville. J'avais un peu la flemme, mais ça passerait une fois dans l'action. Sauf que...

Je me fis refouler à l'entrée, accompagné de ricanements taquins de mes "collègues". Putain c'était pas aujourd'hui. C'est malin... Mais je ne me fis pas prier. Comme je ne travaillais donc pas ce soir, je décidais d'aller faire un tour du côté du Lac. L'air était plus frai, plus humide et je frissonnais en arrivant sur place. L'eau m'attirait décidément comme un aimant mais la présence d'autres élèves me retint dans ma lancée d'une baignade impromptue. Une autre fois...

Allongée aussi près du bord que possible, je finis par retirer mes baskets et mes chaussettes pour tremper mes pieds nus dans l'eau jusqu'à ce que les moustiques m'agacent suffisamment pour que je rentre. D'habitude, je n'étais pas la première cible de ces insectes mais évidement, au bord de l'eau j'étais trop exposée pour y échapper. Chaussures à la main, je remontais la petite pente qui menait au Lac en attendant que mes orteils soient secs. Dès que ce fut le cas, je rangeais mes pieds au chaud - je crois que j'ai marché sur une limace... Brrr.

Mine de rien, l'air c'était sacrément rafraichit. Après un détour par ma chambre pour enfiler une veste grise à mailles épaisse dans laquelle je fourrais mon paquet de cigarettes, je grimpais jusqu'au toit pour avoir le plaisir de m'en griller une sous les étoiles. C'était mon petit rituel des soirées en solitaire, parce qu'au final, je ne m'étais fait pratiquement aucun ami ici depuis mon arrivée qui commençait à dater. Ouais, asociale jusqu'au bout on dirait. Pourtant, j’aboie beaucoup mais je ne mords pas. Le seul qui avait creusé était Jacques, mais c'était... Compliqué entre nous.

J'ouvris la porte menant au toit et pris soin de la refermer derrière moi. J'espère qu'il n'y a personne... songeais-je en balayant les alentours du regard. Raté. Je ne savais pas trop si je devais l'ignorer ou au moins essayer de m'intéresser à lui ou elle. Finalement, j'avais épuisé mon quart d'heure - mon heure - de solitude au Lac et d'humeur bavarde, je sortis une cigarette de mon paquet tout en approchant du coin reculé où se trouvait... Un blondinet. Je coinçais une mèche de cheveux derrière mon oreille puis je levais mon indus' au niveau de mon visage :

- Je t'en offre une ? proposais-je en étirant ma bouche en un petit sourire.


Il n'avait pas l'air très bien... J'avais peut-être bien fait de m'adresser à lui.


#   Mer 3 Sep 2014 - 18:41

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21H17. Je frotte mon poignet douloureux, j’ai probablement une entorse, ce qui inquiétera encore Matheo, j’ai l’impression qu’il le fait tout le temps, même si lui non plus, ne va pas extrêmement bien… Ça se sent, il fatigue de plus en plus vite, il sort moins facilement du coup, et même s’il ne le dit pas, et ne le montre pas, sa vue l’ennuie. Je soupire, plus je remonte la pente, même si c’est lent et difficile, plus il descend.

21H25. Je l’entends parler mais ne comprends rien. Mes oreilles bourdonnent, ma respiration se fait difficile, mes mains tremblent… Je déteste ça, cette sensation de faiblesse, cette perte de contrôle. Je me tourne vers elle, la vue trouble, ma tête me tourne. Je me sens vaciller et tente de me raccrocher à quelque choses, faisant deux ou trois pas peut-être avant de perdre le fil. Mes jambes se dérobent sous moi, je ne sais même pas si elle me parle ou non, j’essaie de la voir malgré ma vue trouble, elle n’est plus contre la barrière. Ma main trouve une place sur mon chandail, au niveau de mon cœur, il faut que je me calme…

Luboff… "

21H42. Enfin calmé, je m’adosse au mur froid près de l’entrée du toit. Plus réellement conscient de ce qui a déclenché ça, trop fatigué pour y penser surtout. Et d’un coup je me souviens, il y avait quelqu'un, une femme il me semble, enfin, il faut dire que ça aurait pu être une voix de gamin ça aurait été pareil hein… Je la trouve rapidement pas trop loin, elle et ses longs cheveux bruns. Je m’arrête un instant sur son haut blanc, comprenant avec difficulté ce qui y était inscrit, j’avais toujours eu du mal avec l’anglais.

Real… Eyes realize… Real lies…

21H51. Je suis un peu mal à l’aise, ça n’était pas arrivé depuis ma rencontre et ma cohabitation avec Matheo. Tout comme la crise de panique d’ailleurs, je suppose qu’en rentrant, plus tard, enfin, demain peut-être, il faudra que je le remercie, que je lui rende la pareille. Ouais, faudrait…

Excuse-moi. C’était… Tu t’appelles comment ?

22H03. Un léger coup de vent me fait frissonner et je tente de distinguer la couleur des cheveux de la jolie brune face à moi. Ma voix est encore un peu faible à cause de ma gorge nouée, mais ça passe. Je ne comprends pas non plus pourquoi une crise de panique, ça n’est pas comme si depuis le temps que j’étais là j’en avais souvent. Probablement les souvenirs revenus avant, la nouveauté d’une présence ici, que j’avais peut-être assimilé le lieu à une sorte de jardin secret, ce qui n’est franchement pas malin avouons-le. Mais il ressemble au toit de la brigade, celui où on mangeait, tous ensemble, quand il faisait bon… Les gars me manquent.




Dernière édition par Micha Andreïev le Lun 27 Oct 2014 - 12:11, édité 1 fois
#   Dim 21 Sep 2014 - 13:56

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[J'adore comme tu écris ! >3< Et je suis tellement désolée pour mon retard...]

J'observe le blond frotter son poignet et je fronce les sourcils. Il avait l'air à l'Ouest et de s'être blessé. Son attitude m'étonnait, parce qu'il ne me répondait pas et qu'il semblait paniquer de plus en plus au fil des secondes. Finalement, ma surprise se transforma en inquiétude et j’eus tout juste le temps de réagir avant qu'il ne s’effondre. Ne pouvant retenir tout son poids, j'eus au moins la force de maintenir son buste pour qu'il ne se fracasse pas le crâne contre le dallage dur du toit. C'est qu'il pèse son poids... Trop lourd pour moi, je l'allongeais au sol doucement, sa tête sur mes genoux.

Il n'avait même pas l'air d'avoir conscience de ma présence et je pinçais les lèvres en l'observant serrer les doigts au niveau de son coeur. Ma grimace se changea en froncement de sourcils lorsqu'il... Appela ? Luboff... Dans un souffle. Je ne pouvais même pas dire de qu'elle langue il s'agissait et surtout ce que ça signifiait. A l'aide ? Un prénom ? Il me demandait peut-être même de lui foutre la paix.

Sa pâleur s'accentua et son teint devint livide en un quart de seconde. Il était brillant de transpiration et je ne savais pas comment l'installer pour qu'il puisse respirer correctement - l'hyperventilation peut être très grave et je n'avais pas de poche sous la main. Heureusement, il n'entra pas dans cette phase. Je n'avais jamais subi de crise d'angoisse donc je ne savais pas exactement quoi faire mais je choisis de suivre mes instincts.

Il n'était pas totalement conscient mais pas exactement inconscient non plus. La raideur de ses membres me tira une grimace. Est ce que je devrais le toucher pour tenter de le rassurer ou au contraire lui laisser de l'air ? Les secondes plombaient la stress qui montait en moi. Impuissante, je rageais intérieur de ne pas savoir quoi faire pour l'aider - et si il avait besoin de médicaments et que ce n'était pas une crise d'angoisse ? Il pourrait tomber dans le coma, ou pire !!

Pourtant, l'idée d'aller chercher une infirmière et de le laisser seul ne me convenait pas. Quand il aura reprit ses esprits, il se sentira surement mieux d'être accompagné. Je me mordis la lèvre à cette pensée, la cicatrice de mon accident se mettant soudain à picoter au coin de ma bouche. Moi j'étais seule à mon réveil...

Cette pensée acheva de me convaincre et je restais planter au dessus de lui encore quelques instants pour trouver la démarche à suivre. Ok, il est juste blanc comme un linge, ça va passer, il a besoin de sucre... Ta gueule Kath. Doucement, j'écartais une mèche blonde qui avait collée à la sueur de son front. Il ne sembla même pas s'en apercevoir et je maltraitais ma lèvre en la mordillant. Bon :

- Est ce que tu m'entends ? Eh ? appelais-je doucement.


J'inspirais :

- Calme toi, tout va bien, tout va bien insistais-je, rassurante et convaincue.


Pas tellement de réaction... Il gigotait, tremblant et mes yeux glissèrent sur son visage crispé. Il était beau... Même avec les traits déformés par l'angoisse. Mais ce n'était pas tellement le moment de penser à ça. Je me penchais un peu plus sur lui - mes jambes me faisaient mal dans cette position :

- Eh... Doucement, tout va bien, détends toi soufflais-je, inquiète.


Je ferais mieux d'arrêter de jouer les apprentis médecin et d'aller chercher un ou une professionnel(le) maintenant. Soudain, il sembla reprendre ses esprits et s'écarta de moi pour s'adosser au muret protégeant du vide radical. Ses yeux étaient encore fermés mais ça respiration commençait déjà à se calmer.

Son regard se posa alors sur moi, d'un bleu soutenu et je lui rendis la pareil avant que ses yeux ne glissent sur ma poitrine. Euuuuh... Leur mouvement m'indiqua qu'il lisait et je baissais les yeux pour me rappeler ce que je portais. Ah oui.

Il mit du temps à définitivement revenir parmi nous mais je lui laissais le temps nécessaire pour émerger tranquillement. Mon regard dériva sur le reste du toit. Personne n'était apparu entre temps mais en tout cas je me détendis enfin, me rendant compte que je m'étais inquiétée pour lui. Depuis quand ?... Reposant les yeux sur lui, je le sondais d'un regard peut-être trop perçant - il n'avait pas besoin de se sentir passer sous rayon X. Finalement, il prit la parole et mon expression passa de la patience à la surprise. Mon prénom ?...

- Euh, Katharina. Et toi ? Ca va mieux ? demandais-je en réfrénant le nombre de questions qui restèrent bloquer dans ma gorge.

Tout doux, il n'a pas besoin d'être cette fois ci étouffer par moi. Sa voix était étranglée, preuve qu'il n'était pas encore remit et je m'assis sur le sol en face de lui, jusqu'ici à genoux. Mes jambes me remercièrent et je soupirais silencieusement, attendant une réponse.

Bizarrement, son regard et son expression me faisait de l'effet, mais je le cachais soigneusement - de toute façon ça ne devait pas se voir. Du coin de l'oeil, j'apperçu la cigarette que j'avais laissé tomber pour le rattraper et je tendis le bras pour la récupérer. Merde, et si c'était ça qui lui avait déclenché une crise ? En alerte, je guettais sa réaction, les doigts autour du papier blanc renfermant le tabac sec des indus.


#   Lun 27 Oct 2014 - 12:14

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21H57. Katharina. Un prénom plutôt scandinave, ou germanique. Enfin, pas américain ni asiatique, ce qui ne laisse plus beaucoup d’autres choix. Belle Katharina bien agitée. Je retiens un soupir, l’envie de ne pas lui répondre, de ne pas l’impliquer bien qu’elle ait l’air d’en avoir envie. Je la remercie seulement de ne pas poser plus de questions que ça. L’idée d’avoir eu une nouvelle crise après autant de temps me laisse déjà assez honteux.

" Micha. Tu viens souvent ici ? "

22H05. Je regarde un moment la fumée de sa cigarette s’élever dans l’air, ça détend. Même si je préférerais qu’elle ne me la souffle pas dans le visage, je compte bien garder mes poumons intacts même au fond du gouffre. C’était un marché qu’on passait avec les gars quand il entrait dans la brigade. Pas de clope, pas de problèmes. Un sacré coup dur pour Viktor, pauvre gamin va.

" Tu devrais arrêter. Y a rien de bon avec ça. "

22H15. Le vent vient à nouveau me faire frissonner, le calme qui nous entoure n’est pas non plus des plus propice à la méditation. Ce n’est pas non plus comme si elle avait l’air de vouloir bouger maintenant qu’elle était assise là. Non pas qu’elle soit dérangeante hein, juste… J’ai probablement perdu l’habitude d’être en compagnie de femmes. J’en ai croisé quelques unes dans les couloirs mais jamais longtemps. Jamais aussi proche. Et parler, encore moins…

" Tu as des pouvoirs toi aussi ? "

22H21. La curiosité l’emporte toujours aussi facilement, l’envie de me remettre au boulot aussi, de récolter des infos et de les trier. Tout ça me manque… Faudrait que je demande à Matheo où acheter des bloc-notes et des crayons, histoire de pas trop rapidement être à court, ni d’avoir à utiliser ceux de la brigade. Moins je les sors du tiroir, mieux je me porte, un peu comme les photos et autres souvenirs d’ailleurs. Un petit air de déni hein ?

22H34. Mon estomac gargouille légèrement, je commence à avoir faim. Peut-être qu’elle suivra si je vais en cuisine, ils me connaissent à force, surtout grâce à Matheo d’ailleurs. Peut-être que si je lui ramène un truc sympa il sera content. De toute façon, même si ça ne lui plaît pas il me dira le contraire, à croire que j’ai l’air aussi naïf et idiot qu’un quille. Je soupire en passant ma main sur mon ventre, avec un peu de chance je mangerai une assiette complète cette fois-ci. Je jette un œil à Katharina, pas si bavarde que ça au final, moins que Matheo en tout cas, tant mieux.


#   Ven 31 Oct 2014 - 18:45

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Micha. Ca me plaisait, ça sonnait un peu comme Marshmallow ou Pikachu. Oui, rien à voir mais ce n'est pas le type de son que j'utilise d'habitude. Pourtant je trouvais que ça avait un côté agréable à prononcer. Bon j'arrête de me taper un délire sur son prénom. Il ne répondit pas. Donc c'est qu'il ne va pas bien - en même temps on ne se remet pas si vite, c'est très violent. Ca me faisait bizarre d'avoir vécu ça "en vrai". Peut-être que mes cauchemars sont une forme de crise de panique, je dois ressembler à ça lorsque j'en fais.

Sa question me tira un petit sourire et je hochais la tête une fois en parcourant rapidement du regard la surface du toit :

- Oui, et toi ? m'intéressais-je avec un sourire.


Sur le qui vive, j'analysais sa réaction concernant ma cigarette. Aucune. Bon, dans ce cas tant mieux. Je sortis mon briquet et j'allumais d'une main experte ma Lucky. Ironique hein ? Les yeux bleus de Micha suivirent la danse de la fumée s'élevant vers le ciel étoilée durant quelques secondes et je restais silencieuse en fumant avec attention. Il finit par reprendre la parole et un sourire en coin se dessina sur mes lèvres tandis que je lui lançais un regard amusé :

- Si je suis ici, c'est que tout comme toi il n'y a rien de bon dans ma vie argumentais-je.

Je tournais la tête pour mettre mon visage face au vent. Il me chatouilla la peau et dégagea les quelques mèches folles encadrant mes traits amérindiens. J'allais lui poser une question à mon tour lorsqu'il reprit de lui même la parole. On était pas forcément plus bavard l'un que l'autre mais visiblement tout aussi curieux. Cette constatation me fit l'observer différemment et je penchais la tête sur un côté à sa question. Si j'avais des pouvoirs ? Je fronçais un peu les sourcils avant de me mettre en tailleur :

- Oui, comme tout le monde. Tu n'es pas là depuis longtemps alors... déduisis-je.

Bravo Einstein, tu veux une médaille ?

- Tu es arrivé quand ? demandais-je avant de tirer sur ma clope.


Peut-être que je pourrais me rendre utile pour une fois, ça me changerait ! Évidemment, il n'y avait pas de cendrier - surement pour ne pas inciter les élèves à la consommation. Du coup, je me levais avec un soupir et après avoir aspirer la dernière latte de ma cigarette, je fis valser d'une pichenette la fraise pour ne pas cramer la poubelle dans laquelle je jetais négligemment le mégot.

Après ça, je me rassis face à Micha. Il semblait toujours un peu à l'Ouest, ça lui donnait un air mélancolique et songeur assez... Sexy. Hum. Son ventre gargouilla à ce moment là et je souris légèrement :

- Ca te dit d'aller manger un bout ? proposais-je, pas sure du tout qu'il accepte.


Il va même surement m'envoyer chier, parce qu'il voudra être seul. Ou bien parce qu'il aura honte... J'en sais rien.


#   Dim 14 Déc 2014 - 18:20

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22H18. J’esquisse un semblant de sourire. Rien de bon hein. C’est pas ce que j’aurai dit. J’ai eu le droit de vivre de belles choses. Certes. Moins depuis… Mon arrivée on va dire. Mais y en a eu. Grâce à Matheo. Et il faut dire que c’est un joli coin. Un monde un peu magique. Au milieu du monde normal que tout le monde côtoie. Enfin, Katharina me sort quand même brutalement de ce joli monde hein. Je serre la mâchoire, de moins en moins à l’aise avec ses questions.

Quelques semaines je dirais.

22H25. La curiosité aurait mieux fait de se cacher, parce que maintenant, soit elle comprenait rapidement que ce terrain là était miné, soit elle continuait bêtement. Ce qui serait stupide et… Stupide. Voilà. En réalité, plus le temps passait, moins j’avais envie de rester en sa compagnie. Pas qu’elle me soit désagréable, elle est gentille hein mais… J’ai juste plus l’habitude, les femmes, leurs conversations… Ça me rappelle un peu trop ma belle… Bref. Et, elle a ce quelque chose dans les yeux, ce truc qui me dit rien qui vaille. Je ne la pense pas dangereuse. Simplement… Son regard ne me met pas à l’aise, un peu comme celui de ces femmes qui jalousaient Yelina.

A cette heure-là tout est fermé tu sais, pour trouver un truc à manger ça va être difficile hein.

22H39. Je me garde bien de lui dire que j’ai accès aux cuisines. Elle n’a pas besoin de le savoir. Je me racle la gorge et tente un sourire malhabile. Bon, hé bien, il est temps de se séparer hein…

22H50. J’y crois pas. J’ai bêtement vendu la mèche. Et maintenant, on est dans les cuisines, une bonne assiette devant nous. Je ne croise pas son regard, je sais exactement pourquoi. Et j’ai envie de fuir, envie d’oublier ces sensations qui me crie que je ne peux pas, que rien qu’en mangeant amicalement avec elle je fais quelque chose de mauvais. Comme une trahison pour Elle, un geste cruel pour Kath qui finira probablement par espérer des choses qui n’ont pas lieu d’être. Parce que pour moi, c’est juste Yelina, ma Yelina…

Bon, hé bien… Bon appétit.

22H55. L'appétit me quitte rapidement. Je reste là, à fixer mon assiette. Attendant la sentence. Allez, qu’allons-nous faire ensuite ? J’ai envie de rejoindre Matheo, de m’enrouler en boule dans ma couette, de récupérer la broche de Yelina et de la tenir entre mes doigts. C’est juste… Trop. Et pourtant, on ne fait rien d’étrange, on papote, on mange, mais… Je faisais ça seulement avec Yelina, j’avais juste… Des hommes comme collègue. Aucune femme.


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