Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Je sais ce que tu vas me dire, et je n'ai aucune envie de l'entendre. [Gaepuce ♥]
Sam 13 Sep 2014 - 17:36
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J'ai comme l'impression qu'Aaron s'est un peu calmé. J'entends par là qu'il semble un peu plus serein. Peut-être que notre conversation lui a fait du bien…
Même si au départ je venais principalement pour l'engueuler –disons le franchement, c'est raté- je suis aussi venu pour m'assurer qu'il allait bien. Encore une fois, ce terme n'est pas vraiment approprié mais peu importe. S'il est capable de plaisanter, c'est que les choses ne vont pas si mal…
J'ai un petit ricanement lorsqu'il me traite de pervers. Il faut dire que sa tenue légère ne laisse pas énormément de place à l'imagination et puisque j'ai sous les yeux le corps d'un bel apollon, pourquoi m'en priver ? Notez bien l'ironie…
Mon regard se pose sur son tatouage à moitié brûlé puis sur ses bandages. Malgré les soins des guérisseurs il lui restera des cicatrices. Encore quelques marques de plus pour lui rappeler ces moments douloureux.
Je ricane de nouveau.

- C'est ça, compte sur moi ! En attendant, je ne suis pas sûr que ce jour arrive de sitôt !

Je hausse un sourcil.

- En même temps, Aaron, tu ressembles tellement a une fille… je ne voudrais pas t'enlever cet immense privilège !

Mais c'est bien connu, Aaron est tellement masculin… Je suis certain que si je demandais à sa sœur elle me donnerait plein de scoops… Enfin… Je crois qu'il se débrouille très bien tout seul pour créer des rumeurs. Il paraîtrait qu'il est un coureur de jupon. Je dirais même qu'il se traîne une réputation de… folle. Et ce sont les feu qui sont censés être dragueurs ? Vraiment ?
Après, je dis ça, je rien…

[Hrp : J'ai pas pu résisté... ♥]
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Un sourire en coin. Depuis tout à l’heure, il ne fait que ricaner un peu à chaque fois que je parle. Après, je le comprends – je dis clairement de la merde, mais bon, le but, c’est de créer une interaction, genre connerie-réponse cynique-connerie-réponse cynique… Cependant, quelque part, je trouve ça libérateur. Je me sens… mieux, je crois – si on ne prend pas en compte le fait que ma tête menace d’exploser à chaque mot que j’entends ou prononce. Moins je pense à moi, mieux je me porte. Si lui me suis dans mes délires, je me rends bien compte qu’il n’y a pas forcément le cœur. Mais peu importe ; je ne veux pas qu’on s’engueule aujourd’hui. J’ai envie de rire, comme si c’était la dernière fois que je pouvais le faire. Chaque instant… peut être le dernier. Il suffit d’un rien, d’une mission qui foire, et… Peut-être que j’aurais pu ne pas revenir, au final. Je m’en rends suffisamment compte. Ne plus jamais avoir l’occasion de partir. De rire. Personne ne peut le dire. Même pas moi. (Et pourtant, je suis Dieu, c’est bien connu.)
Je m’affale sur le bord de la fenêtre, un peu nauséeux, et regarde les lumières s’allumer petit à petit dans Terrae au fur et à mesure que le jour décline.

- C’est ça, c’est ça. Je me ferai un plaisir de te rappeler dans quelle magnifique tenue tu te trouveras. Vraiment. J’y tiens.

Rien qu’à l’imaginer, j’ai un rire léger. Gaetano et ridicule, c’est des termes assez antinomiques, de base. Enfin, à mon avis, c’est surtout que toute personne essayant de caser le concept s’est rapidement retrouvé avec un pistolet braqué sur la tempe, je dis ça je dis rien. (Ou le gars pas effrayant du tout, vous savez… Enfin, bon, je trouve quand même que c’est un de nos Masters les plus normaux ! Genre faut voir le high level dans la confrérie du bizarre, hein…)

- Ehhh, je te permets pas ! Je suis un gars, roh. C’est pas parce que j’aime un peu trop me taper des cuites et passer mes nuits en dehors de chez moi que je suis une nana, je grommelle pour la forme. En plus, contrairement à ce que la majorité des personnes pense… je n’ai pas que des aventures avec des mecs !

Je lui tire la langue d’un air taquin. En plus, c’est vrai. La preuve ; j’ai bien aimé Tomoe pendant… Ahh. Si longtemps. Je sais pas si je m’en suis totalement remis d’ailleurs. Mais je suppose que je suis en bonne voie – ça ne me fait plus aussi mal d’être avec elle et de sourire comme avant. Mais bon, c’est toujours assez perturbant de la voir aussi souvent sans pouvoir espérer quoi que ce soit venant d’elle. Enfin voilà, je me suis fait une raison, c’est comme ça ! C’est pas une déception amoureuse qui va me foutre le moral à zéro non plus, hein. Enfin je crois.

- Je suis sûr que ce serait choquant de me voir habillé en drag queen, je ris encore. Quoique, si je suis suffisamment bourré, je suis sûr que ça pourrait être très fun.

Je me passe une main sur le visage en retenant un ricanement.

- Nan… Quand même pas. J’ai un sens de l’autodérision suffisamment élevé, mais pas à ce point-là non plus. J’ai un peu d’amour propre à sauver…

Sur ce, je me détache de la fenêtre et me tiens au mur en ressentant un léger vertige. Je me relaisse tomber sur mon lit et enlève mes lunettes pour les poser sur ma commode, avant de me frotter les yeux. La fatigue fait ressortir un peu plus la douleur.



HRP : FOLLE ?! FOLLE ?!! Mais ! Mais... ! Ok, j'avoue. Juste un peu.
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Dim 21 Sep 2014 - 19:01
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Un long moment passe sans que nous n'échangions de paroles. Nous nous contentons d'observer la lumière qui décline sur Terrae, profitant qu'il ne fasse pas trop chaud.
J'ai un petit haussement de sourcil lorsqu'Aaron dément avec véhémence les rumeurs qui circulent sur lui. Enfin… Au moins il ne cache pas le fait qu'il couche souvent à droite à gauche.

- Oui, c'est d'ailleurs pour ça que le terme bi existe, je réponds railleur.

La "conversation" que nous avons eu avec Haley me revient alors à l'esprit mais je chasse ce souvenir aussitôt. Je n'ai pas envie de penser à ça pour le moment. J'aimerais seulement profiter de cet instant de calme.
Peut-être aurions-nous dû parler plus sérieusement de nos griefs. Peut-être devrais-je lui parler de Primo pour pouvoir mettre tout ça derrière. Ou au moins mettre les points sur les i.
Je manque de m'étouffer, brusquement sorti de mes pensées, lorsque l'image d'Aaron en drag queen s'impose à mon esprit. Mon dieu… Non. Enlevez-moi cette image mentale de la tête. Je me passe une main sur le visage.

- Non. Rappelle-moi, la prochaine fois qu'on se bourre la gueule de ne pas mettre cette idée sur le tapis. Jamais.

J'ai un petit éclair d'inquiétude lorsqu'il s'affale sur son lit. Pâle.
Je me retourne et croise les bras, le fixant. Son petit séjour chez les scientifiques l'a bien plus amoché qu'il ne le voudrait.

- T'aurais pas dû enlever tes perfs imbécile ! Elles sont là pour une bonne raison.

Aaron et les hôpitaux… C'est toute une histoire d'amour. D'un autre côté je le comprends. Qui aimerait séjourner ici, lorsqu'on a passé huit jours à se faire planter des aiguilles.

- Tu veux que j'appelle quelqu'un ?

Question purement rhétorique, puisqu'il va très certainement répondre non.
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Dim 21 Sep 2014 - 23:37
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Je reste songeur durant de longues secondes avant d'aller m'assoir à nouveau sur mon lit. C'est vrai, le terme bi existe pour ça, mais bon, dans l'imaginaire collectif, quand t'es bi, t'es gay. Et je reste persuadé que c'est plus facile pour les autres de me voir avec un gars plutôt qu'une nana, allez savoir pourquoi. La nana, ça fait pas assez loufoque pour moi, visiblement. Ce qui continue à m'étonner, c'est surtout le fait que je sois considéré comme Le loufoque de service… je veux bien croire que je sois un peu spécial, mais il y a des limites. Mes collègues aussi sont étranges ! Bon, j'avoue ne pas tous les connaitre, mais de ce que j'en ai vu, pour certains c'est de sacrés cas. Il suffit de voir mes collègues feux et tonnerres –et Ashton, mais lui est morphe, c'est pas pareil. Quoique, Gaetano aussi… Donc les feux, tonnerres et morphes, je note.
Je pose mes lunettes sur la table de nuit et étouffe un bâillement.

- Oh, et tu sais, je suis sûr que ça pourrait être une bonne idée, je rigole un peu en m'allongeant en travers du lit. Avec des bottes montantes compensées, la petite jupe…

Retenant un nouveau fou rire, je ferme les yeux. Ah, je pourrais presque m'endormir comme ça…
Sa réflexion sur mes perfs me tire néanmoins un grognement agacé.

- Et toi, tu les veux, ces perfs ? J'en ai marre de me faire planter des trucs dans les bras. Et dans n'importe quelle autre partie du corps, je continue en étirant un sourire cynique. [HRP : Et il n'y a PAS de sous entendu douteux là-dedans ToT]

Mes paupières se relèvent et je fixe le plafond un instant, des petits points blancs dansant déjà devant mes yeux.

- Nan, sérieux, si tu veux me faire plaisir, tu tiens à l'écart tous les médecins de ce foutu hôpital.

Mon sourire se fait à nouveau ironique.

- Mais si tu veux absolument me faire chier, je t'en prie, appelle quelqu'un.

Lentement, je me redresse et me remet correctement dans mon lit, tirant les couvertures sur mes jambes.

- Mais alors je ne te confierais pas mon petit secret~ C'est le deal !

Un rire m'échappe alors que je me recale sur mon matelas et mes coussins, lui lance un petit regard taquin. Malgré tout, je suis parfaitement sérieux.

- Tu es prêt à me rendre un petit service ? Tu me le dois bien je te rappelle…

Attendant quelques secondes, j'incline la tête sur le côté, les yeux pétillants malgré la fatigue. Un nouveau défi ; voilà ce qu'il me faut.

- Tu te souviens de la carte dans mon bureau ? J'ai quelques petites infos à partager…

Non, je ne pense pas qu'au boulot même quand je suis à moitié mort, c'est totalement faux.
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Lun 22 Sep 2014 - 18:43
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Je ne relève pas, le ton agacé d'Aaron lorsqu'il affirme en avoir marre qu'on lui plante de trucs. "Et dans n'importe quelle autre partie du corps", vraiment ? Il a rien trouvé de mieux ? Et puis, je le connais, ça ne l'a jamais dérangé outre mesure de coucher avec n'importe qui, et la seule raison pour laquelle il avait arrêté c'était Tomoe. Maintenant qu'il s'est fait jeter, je ne pense pas qu'il se restreigne… Enfin, encore une fois ce ne sont que des rumeurs ou alors ce que je devine. De plus lorsqu'il est bourré il a de très fortes tendances alcooliques et qui dit alcool, dit bar. Et qui dit bar dit coup d'un soir.
Le premier qui dit que je suis jaloux je lui colle une balle. Ça n'a rien à voir. Je veille simplement sur mon crétin de meilleur ami. Ça serait vraiment con qu'il attrape le sida pas vrai ?
Je pousse un soupir et lève les mains en signe de reddition.

- Calmes-toi, je disais juste ça comme ça. Je me doute bien que tu veux pas que j'appelle quelqu'un.

Mes oreilles se dressent lorsqu'il mentionne son petit secret mais je me renfrogne aussitôt quand il parle de "petit service". Je n'aime pas trop qu'il emploie ce terme. Et la carte ? Tout ça sent le scientifique à plein nez.
Nouveau soupir. Tout cela me rappelle le portable que m'a laissé Houston. Avec toute cette histoire d'enlèvement je n'ai même pas pris le temps de regarder ce que cet abruti d'informateur m'avait donné comme infos.
Un petit sourire espiègle étire mes lèvres et je croise les bras. Après tout, pourquoi pas.

- Vas-y je t'écoute ! Mais je te préviens, j'ai pas envie de me faire encore tirer dessus par ta faute.

J'entends par là que ça ne me tente pas trop d'aller me faire tirer dessus par des scientifiques parce qu'il a besoin d'infos et ne peux pas se les procurer lui-même. Parce qu'il est cloué au lit. A cause de ces dits scientifiques justement.
Non mais sérieux, jamais il arrête de bosser ? Jamais il arrête de se prendre la tête ? Je suppose que c'est bien pour ça qu'il est tonnerre… Un vrai hyper actif !
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Lun 22 Sep 2014 - 19:53
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C’est ça. Laisse tomber. Tu fais bien… Un sourire cynique se glisse sur mes lèvres en voyant sa réaction, ses mains levées. Son soupir. C’est vrai, quelle idée merveilleuse que de se faire encore aliter dans un hôpital après avoir été enfermé pendant des jours dans un laboratoire, hein ? Mes yeux se baissent sur les perfusions, et je me retiens d’arracher tout le bordel de câbles et de machinerie à côté de moi. Pourtant je continue à sourire, à remonter mon regard vers Gaetano, à observer son visage, ses expressions, en essayant de comprendre. De voir si j’avais effectivement raison de lui faire confiance ou si je devais m’abstenir. Mais après tout ce qu’il s’est passé, déléguer un peu ne me fera sûrement pas de mal. Et Hideko ne me laissera jamais mener l’enquête seul. Autant dire qu’il est le mieux placé pour le faire – et surtout la seule personne à qui je laisserai l’accès à mes données. C’est pas que je fasse pas confiance aux autres, mais… En fait, si, un peu quand même. Mais même à Tomoe je lui confierai pas ça. Simplement parce que c’est le travail de toute ma vie, et que… ouais. Je peux pas laisser n’importe qui fouiller comme ça.
Son sourire manque de me tirer un soupir rassuré. Il va accepter. Je sais qu’il va le faire. Et d’un côté, je me sens un peu moins seul. Avec moins de responsabilités sur les épaules.

- Je voulais enquêter sur certains chefs d’état ou députés et sur des entreprises qui se présentent au grand public comme étant des labo pharmaceutiques. Mais tu me connais, autant recouper les informations c’est mon dada, autant aller vérifier sur place c’est autre chose. On a besoin de preuves tangibles, et je pourrai sûrement pas sortir avant un moment d’ici. Et sûrement pas sans être accompagné.

Mon visage s’est fait détaché. Neutre. J’en ai assez de faire semblant d’aller bien. J’ai ni la force de montrer une face de déprimé, ni celle de sourire. Alors il faudra faire avec.

- J’ai besoin de te faire confiance pour ce coup-là, je lâche avec lenteur, hésitant encore sur la marche à suivre et pesant chacun de mes mots.

Je garde mes yeux plantés dans les siens, fixes, sans bouger. La fatigue commence à revenir et, avec elle, la morosité.
Une inspiration. Ça me fait mal, quand même…

- Je vais te donner l’accès à mon ordi. Tout est dedans. Ce qu’il faut vérifier. Les données que j’ai déjà récupérées. Des dossiers. Bref. Tout. Sauf ce qu’il nous manque.

Un ange passe. Dit comme ça, ça a l’air d’être la chose la plus étrange au monde que je lui demande. Et c’est un peu le cas. Sachant que personne – je dis bien personne – n’a pu accéder au disque dur de mon ordinateur. Déjà parce qu’il est trop protégé, et ensuite, parce que… Tout est dedans. C’est ma vie. C’est celle des autres. Des pages et des pages de données cryptées que je ne peux pas laisser tomber entre de mauvaises mains, des données de sécurité sur Terrae, nos découvertes, nos avancées, des choses pas très joyeuses sur des élèves, sur des profs, sur tout.
S’il me répète encore une fois que je ne lui fais jamais confiance après ça, je crois que je pourrais être mesure de l’assassiner sauvagement, juste pour lui faire comprendre que merde ! C’est pas une carte cadeau CORA que je lui donne, là.

- Mais avant, il faut que je sache si je peux compter sur toi. C’est… important pour moi.

Je sais que je le peux. Mais j’ai besoin d’un bon gros oui pour me sentir mieux, là.
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Dernière édition par Aaron Williams le Lun 6 Juin 2016 - 12:25, édité 1 fois
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Lun 22 Sep 2014 - 19:57
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Je n'aime pas ce sourire cynique qui orne le visage d'Aaron. Enfin... Je comprends qu'il ne veuille voir personne et qu'il supporte encore moins tout ce qui se rapporte à un hôpital. A sa place j'aurais très certainement voulu être soigné chez moi. Tandis qu'il me fixe intensément, je ne me détourne pas, préférant affronter son regard. Je sens que je ne dois pas me dérober. Il a besoin de voir que je suis présent, qu'il peut compter sur moi.
J'écoute donc attentivement ce qu'il a à me dire. Oui, en effet, cela concerne les scientifiques. Enfin, plus ou moins directement, puisqu'il me parle de leurs mécènes si je comprends bien.
Je hoche la tête. Je suis d'accord avec lui. D'ailleurs je ne l'aurais pas laissé sortir, vu son état, et je sais tout autant que lui, que je suis probablement le seul qui puisse faire ce qu'il demande.
Sa demande me ramène à Houston. Je n'ai pas pris le temps de regarder ce que contenait le portable qu'il m'a donné, mais je suis quasiment certain qu'il contient des informations qui pourraient m'être très utiles. De plus, je suis certains que Houston a enquêté sur son oncle, Oregon carter, et que celui-ci finance les scientifiques.

J'observe de nouveau Aaron. Il a perdu son sourire. Peut-être n'a-t-il plus la force de faire semblant...
Un léger sourire vient flotter sur mes lèvres suite à sa question.

- Evidemment Aaron ! D'ailleurs, je pourrais presque le prendre mal si tu me considérais encore comme indigne de confiance après tout ce que nous avons fait l'un pour l'autre !

Un peu de cynisme n'a jamais fait de mal à personne.
Je hausse un sourcil lorsqu'il me dit qu'il va me donner accès à son ordinateur. Effectivement... Je comprend mieux pourquoi il veut s'assurer de ma confiance. S'il y a bien une chose qu'Aaron déteste, c'est qu'on touche à son ordinateur. Ce truc contient tellement d'informations et de dossiers sur Terrae et ses habitants qu'il pourrait être comparé à une bombe à retardement. Enfin, s'il tombait entre de mauvaises mains...
Je redeviens sérieux et plante mon regard dans le sien.

- Encore une fois : oui ! Tu peux me faire confiance, mais si tu as besoin d'une preuve, demandes-moi n'importe quoi.

Je commence déjà à réfléchir par rapport à ses paroles. Pour ce qui est de trouver des informations sur les mécènes, j'ai une petite idée de l'endroit où commencer. Et je sais aussi qui peut m'aider. Même si je ne lui fait pas confiance.
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Lun 22 Sep 2014 - 19:59
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Ahlala, Gaetano… Tu veux toujours avoir le mot pour rire, hein ?

- Ce serait trop dommage si je ne te faisais pas confiance, de toute manière. Tu serais capable de m’en vouloir, je reprends sur le même ton, un peu plus amusé cependant.

Un sourire. Plus large, cette fois-ci. Bon sang, ça fait du bien, en fait. Il suffit de quelques mots pour m’apaiser. Pour me faire me sentir beaucoup – vraiment beaucoup – mieux. C’est là que je me rends compte que mon humeur ne cesse de jouer au yoyo depuis tout à l’heure ; un coup il monte, un coup il redescend, si bas que je ne peux pas me douter qu’il puisse remonter encore une fois, l’instant suivant. C’est quelque chose de très perturbant, en fait. Ça doit l’être encore plus pour les autres. Mais, au final, je me dis que c’est pas pour rien que je suis Tonnerre, hein. Je dois être le gars qui change le plus rapidement d’expression faciale au monde, si ça se trouve, je peux peut-être être inscrit dans le livre des records ?! Ce serait cool quand même ! Genre changeforme (quoique ce serait piquer le copyright aux Morphes) et tout et tout… (Sinon, je peux toujours être nominé au Prix Nobel pour l’invention du concept de la pensée sans réflexion. Ça demande à réfléchir…)
Bref…
Son regard s’est fait sérieux alors qu’il a repris la parole, et j’ai su que pour rien au monde je ne pourrai regretter cette décision. Mais cette fois-ci, si je me repose sur lui, j’attends de sa part un comportement… je ne vais pas dire exemplaire, mais presque. Mais ce n’est pas un ordre. C’est une demande. Il aurait pu refuser, il aurait pu me dire qu’il ne tenait pas à le faire, rien. Il aurait pu me laisser me démerder, me dire de donner ces informations à Hideko. Alors oui, ces informations, je les lui donnerai. Mais c’est aux autres que je ne fais pas confiance. Sasuke, Haley, Eion, Dante, Shiroi, Aisurendo, Glen… Tous ces Masters qui, au final, n’apparaissent que lointains à mes yeux, des étrangers. À Mitsuki, peut-être aurais-je pu lui confier cette mission, à elle aussi. Je lui fais parfaitement confiance. Ce n’est pas le problème. Mais je continue à penser à elle – à tort – comme étant mon élève, l’une de mes protégées. Pourtant, elle est, je le pense, bien plus puissante et douée que moi. Il lui faut juste des occasions de montrer son potentiel. Mais pour ça, je ne peux pas.
Je crois que je suis encore trop humilié de l’avoir laissée me sortir de mon trou pour pouvoir oser la regarder en face.

- Merci, je souffle simplement dans un sourire, simple et reconnaissant.

Je redeviens ensuite sérieux, le fixant dans les yeux longuement.

- Mais en effet, je veux bien une preuve de ta bonne foi.

Puis, n’y tenant plus et laissant ainsi la commissure de mes lèvres se surélever à nouveau en un sourire en coin, je reprends d’une voix chantante, accompagnée d’un rire qui ne laisse pas de doute quant à mon sérieux :

- Chante moi une berceuse~ Ou non ! Non ! Un bisou ! Je veux un bisou !

C’est les médicaments qui me font dire de la merde, je vous jure. Ils ont dû mettre des substances illicites dedans.
Remontant la couverture jusqu’à mon menton, je lui adresse un sourire amusé, noyé dans mon rire.

- Je blague. Par contre je crois qu’il faut que je dorme un peu ; je crois que si je continue à faire autant de bruit la folle va revenir me shooter aux somnifères.
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Dernière édition par Aaron Williams le Lun 6 Juin 2016 - 12:27, édité 1 fois
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Lun 22 Sep 2014 - 20:03
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La réflexion d'Aaron me tire un petit sourire. Lui en vouloir ? Probablement. C'est une de mes spécialités, ou plutôt une de nos spécialités étant donné tous les non-dits qu'il y a entre nous. Je songe amèrement qu'il y a quelques minutes, il m'a donné l'occasion de m'expliquer. De lui parler de ce qu'il s'est réellement passé à Naples, de Primo, de Luka. Encore une fois j'ai laissé passer ma chance et je sens que je vais encore le regretter.
Je me reconcentre un peu sur Aaron et cela me fait chaud au cœur de constater qu'un sourire orne ses lèvres. Au moins j'ai réussi à lui rendre un peu le sourire, ce qui était le but premier de ma visite. Enfin second étant donné que je venais à la base pour l'engueuler.
Le merci qu'il me souffle vaut en revanche plus que tous les sourires. je sais, c'est extrêmement niais dit comme ça, mais pourtant c'est vrai. J'en ai juste marre de voir mon entourage déprimer, et j'en ai juste marre de me prendre aussi la tête avec mes problème et ma culpabilité.

- De rien, je réponds simplement.

Lorsqu'il affirme vouloir une preuve de ma bonne foi je m'attends à ce qu'il me demande... Je ne sais pas... Tout mais pas ça ! Une berceuse ? J'ai vraiment une tête de nounou qui chante des chansons aux enfants pour qu'ils s'endorment ? Quoi que... Venant d'Aaron je ne suis même pas surpris par une telle demande, même si je suppose qu'il raconte aussi de conneries à cause des médocs qu'on lui a refilés.
Mon sourire se fait moqueur lorsque je l'entends quémander un bisou.

- Je ne te savais pas tant en manque d'affection que ça !

En vérité je suis... Perturbé ? Troublé ? Je ne sais pas... Et je déteste ne pas savoir définir clairement ce que je ressens.
Je pose mon regard sur Aaron qui est déjà à moitié assoupi. De toute manière il ne me prêtera pas trop attention, vu l'état dans lequel il se trouve... Si ?
Je me rassoie sur la chaise à côté de son lit et je ferme les yeux. Puis doucement je me mets à chanter.

- Take me down to the river bend... Take me down to the fighting end... Wash the poison from off my skin... Show me how to be whole again.

Les mots sortent d'abord doucement, puis ma voix devient un peu plus forte au fur et à mesure que j'entonne Castle of Glass de Linkin Park.

- Because I'm only a crack in this castle of glass... Hardly anything left for you to see... For you to see...

Puis le silence plane durant quelques secondes où je reste assis à le contempler. Je ne sais pas s'il dort. Je m'approche lentement et me penche au-dessus de lui. Je ne suis plus qu'à quelques centimètres de son visage et je sens son souffle sur mes lèvres.
Que suis-je en train de faire ? Mais qu'est-ce qu'il me prend ?
Je me relève brusquement et sors de la pièce.
Je suis stupide. Je me suis pourtant promis de ne pas faire ce genre de chose, de ne plus céder. Mais j'ai peur qu'il soit trop tard...
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Lun 22 Sep 2014 - 21:16
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Me voilà rassuré. Quelque part, je me dis que je n’aurais pas pu espérer une autre réaction venant de lui. Vu l’état dans lequel je me trouve, je crois qu’il serait presque prêt à m’attacher au lit avec une ceinture pour m’empêcher d’aller voir tout ça par moi-même. Mais surtout, je pense que je n’en ai pas les compétences. Si parler sciences, c’est mon dada, j’avoue que l’idée de me retrouver au milieu d’un troupeau de blouses blanches qui se cachent derrière leurs sourires colgate pour faire bonne mesure, ça m’intéresse pas spécialement. Alors autant laisser des gens compétent m’en charger, pas vrai ?
Bon, en réalité, j’avoue que l’idée m’a traversé l’esprit tout à l’heure, et que ça tenait plus de l’obsession qu’autre chose. Sûrement pour lui faire oublier ma légère mésaventure, j’imagine… Et surtout pour me la faire oublier, à moi aussi. J’avouerai pas que j’ai peur – parce que ce serait au-dessous de la réalité, je crois. Enfin bon…
Mon petit éclat de rire achève de me fatiguer pour de bon, et ramène entièrement la couverture sur moi, étirant un demi-sourire en coin.

- Je suis toujours en manque d’affection, moi…

Je lui tire la langue, moqueur. Tant pis si je passe pour un bisounours, mais après les derniers jours que j’ai vécu… ouais, vraiment, j’aimerais pouvoir avoir l’impression d’avoir une présence chaleureuse à côté de moi. Même s’il faut avouer que le feu et Gaetano, ça fait deux. (C’te jeu de mots pourri, j’vous jure… je régresse !)
À peine installé, protégé par le cocon de tissus, je ferme les yeux et somnole légèrement, attendant certainement que Gaetano sorte de la pièce. Pourtant, un silence s’installe. Un silence léger, ponctué par nos respirations légères. Puis, doucement, je l’entends entonner un chant que je connais bien, à m’en filer la chair de poule. L’une de mes chansons préférées, je crois bien. D’un groupe que j’aime profondément, pour avoir passé de nombreuses heures à faire comme lui. À essayer d’oublier.
J’aimerais ouvrir les yeux pour le voir faire. Rien que d’imaginer qu’il a effectivement répondu à ma requête (qui n’était pourtant qu’une plaisanterie comme l’une de celles que j’ai l’habitude de lui lancer à longueur de journée)… Nan, je sais pas. C’est pas compatible dans mon esprit.
Pourtant je ne bouge pas. Simplement apaisé par son chant. Sûrement pas bercé, cependant. Il chante trop fort cet abruti. Mais c’est pas grave. Le spectacle est pour moi. Alors j’en profite. J’ai vraiment pas envie qu’il s’arrête parce qu’il aura cru le faire pendant que je dormais.
Enfin, le silence revient. Je reste sans bouger, toujours, les yeux clos et respirant lentement, plongeant peu à peu dans le sommeil maintenant que la pièce-même se fait muette. Il y a comme un vide. Comme un parfum d’inaccompli.
Puis, son souffle. Trop proche. J’ai les yeux fermés, mais je sens ses mèches qui effleurent mes joues. Je me retiens encore de ne pas bouger, de ne pas m’arrêter de respirer. Il fout quoi ? Il fout quoi bordel ?
Il se recule. La porte claque. Et moi, je rabats presque immédiatement les couvertures sur mon corps tout entier, plongeant totalement au-dessous pour m'y dissimuler.
Ok. Ok, très bien.
Il faut que je dorme.
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Je sais ce que tu vas me dire, et je n'ai aucune envie de l'entendre. [Gaepuce ♥]

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