Terrae, Une nouvelle ère commence...

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La naïveté à parfois du bon, non ? [Pv > Lydia]
Jeu 14 Aoû 2014 - 1:51
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[Hrr > Ce qui est entre les parenthèses c'est les pensées des deux Plumes, quand c'est seulement en Italique c'est la plume méchante sinon c'est la gentille Plume.]


Plume, elle, elle aime bien se réveiller seule. Ne pas avoir des filles qui jacassent dans tous les sens dès que le soleil pointe le bout de son nez, est un pur bonheur. Comme celui d'avoir sa chambre à elle toute seule. De pouvoir mettre de la musique et d'avoir sa propre douche. Finalement cet institut a quand même quelques bon points. Plume se regarde dans le miroir en passant dans la salle de bain. Elle aime bien son reflet. Un peu comme toute les filles, non ? Avec le temps, et de nombreux champoing, les cheveux de la belle Plume, avaient reprit du dessus sur la teinture, et il ne restait plus que quelques mèches rouges. Mais ce n'était pas plus mal. Plume avait bien hâte de retrouver ses cheveux noirs corbeaux. Au grand damne de l'autre imbécile violente. Ce que Plume aimait bien le matin, c'est que cette imbécile roupillait tranquillement quelque part parmi leurs souvenirs. Elle se retrouvait enfin au calme. Avec ses pensées pour elle seule. 


Comme à chaque matin, Plume se regardait dans le miroir et testait ses... pouvoirs. Petite air lunaire qu'elle était. D'ailleurs, ça faisait tout drôle de se retrouver avec des pouvoirs. Chaque matin, elle se croyait dans un rêve, une sorte d'illusion magnifique. Plume ferma les yeux. Puis elle partie à la recherche du courant argentée qui les représentaient. Chaque matin, il était de plus en plus facile à le jeune Plume de le trouver. Comme de le maîtriser.  
Plume ne renverser plus tout les produits lorsqu'elle utilisait l'air. Plume ne mettait pas la salle de bain dans un état comparable à un endroit après qu'une tornade soit passé. Mais Plume finissait toujours dans un état proche d'une loque quand cela arrivait. Se trainant lamentablement jusqu'à la cafétéria. Ce qui fut évidemment le cas d'aujourd'hui. Se perdant rapidement à rêver de toute les possibilités qu'offraient ce pouvoir, la demoiselle ne fit plus attention à l'utilisation qu'elle en faisait. Rêvant de bille d'air, de mur d'air, de pouvoir voler, et bien sûr de ses minis tornades. Plume ne put retenir un rire lorsqu'un brusque courant d'air l'a fit tourner et qu'elle se retrouva en moins de deux sur les fesses sur le carrelage glacé. Et comme chaque matin, la méchante Plume se réveillait à ce moment. 
 
Gardant sa bonne humeur malgré les incessantes boutades de la méchante Plume, la demoiselle se dirigea d'un pas léger jusqu'à la cafétéria, pour satisfaire son manque de glucose, avec un livre de conte. On lui avait souvent dit qu'elle marchait comme une princesse, à son ancienne école. D'un pas si léger qu'on avait l'impression qu'elle flottait.  Mais maintenant, elle le faisait presque. Elle avala son petit déjeuner avec autant d'élégance que quelqu'un qui n'avait pas manger depuis des lustres. En même temps, son pouvoir l'avait bien épuisé.  


Le repas engloutit, elle se dirigea vers la cour pour pouvoir lire au soleil. Certes, elle était lunaire, mais elle aimait bien sentir la caresse du soleil sur son visage de temps en temps. Plume ne prêta pas attention à ceux qui l'entourait, comme à son habitude, lorsqu'elle s'installa, pourtant une demoiselle aux cheveux mauves ne put s'empêcher de retenir son attention. En même temps, des cheveux pareils se remarquaient facilement. Une fois que les quelques pages voulu furent lu, la demoiselle repartie aussi tranquillement qu'elle était venu. On aurait dit un petit fantôme qui s'arrêtait de temps en temps dans un endroit de l'institut pour profiter simplement.  
Plume longeait les couloirs d'un pas léger lorsqu'elle eut l'impression que la méchante Plume se moquait d'elle. «- Qu'est-ce qu'il t'arrives encore ? - Rien, rien... - C'est ça, va le faire croire au président si tu veux, mais pas à moi. - D'accord, d'accord ! Tu as oublié ton précieux livre dans la cour, princesse.» Plume écarquilla les yeux en regardant autour d'elle. Elle n'avait quand même pas fait ça !? Courant presque dans les couloirs, elle retourna à la cour. C'était bien sa veine... Tête en l'air comme elle était... Et l'autre qui riait à lui en casser les oreilles. Plume soupira en se rendant compte qu'il n'était pas la non plus. Par contre, la demoiselle aux cheveux mauve y était encore !  Elle avait peut-être vu si quelqu'un l'avait prit ? Plume était gênée. Elle n'aimait pas déranger les gens. Surtout lorsqu'ils lisaient. S'approchant de petits pas, elle finit par demander en se penchant en avant. Les mains appuyées sur ses genoux. 
- Euuuh... Excusez moi, mais vous n'auriez pas vu quelqu'un prendre un livre là-bas ? 


« - Tu es vraiment trop naïve ! Regarde un peu tes mains ! » Baissant la tête pour voir ce qu'avait ces mains, Plume ne put s'empêcher de rougir violemment. Il était là... Eh ben, elle devait avoir l'air maligne...
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Jeu 14 Aoû 2014 - 14:33
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[ D'accord ça marche ! Je vais essayer de suivre. Bon, je fais en sorte d'avoir un nombre de lignes correcte, mais je ne promets pas le luxe. ]

Le plus dur c'est de recommencer, se reconstruire, accepter de vivre loin de ses marques. Se rendre compte qu'il y a un temps pour les autres, un autre pour s'occuper de soi. On ne peut pas continuellement rester accrochée à son quotidien, par simple peur de l'inconnu. Il faut bien, un jour, se lancer, partir à l'aventure, se retrouver enlacé dans les bras mystérieux d'un périple. Et surtout, ne jamais regretter. Le délice enivrant qu'est l’odyssée demeurait encore un fruit défendu pour les faibles d'esprit, et bien vite il pouvait prendre le nom de tribulations. Il fallait savoir faire preuve d'ardeur, de stoïcisme. Ne jamais baisser les bras, car un duel perdu et on ne se relève plus.
Lydia n'avait pas encore flanché. L'esprit pourtant mélancolique, par ses souvenirs méphistophéliques, il en fallait peu pour détruire le courage. Mais elle tenait bon, perdant progressivement la notion du temps.
Depuis combien de temps était-elle là ? Parcourant un établissement où elle perdait ses pas.
Une semaine ? Sa mémoire se déchaînait. Plus de dix jours ? Son cœur devenait lourd. Alors pour oublier, pour contourner son envie de retrouver sa demeure familiale par simple principe d'y connaître les recoins, la demoiselle se plongeait dans ses lectures. Elle dévorait les livres, assoiffée de nouveautés, d'histoires inventées. Le premier bouquin qu'elle eut parcouru des yeux depuis son arrivée était un grand classique, Pierre et Jean de Maupassant. Ce fut à la bibliothèque qu'elle en finit les phrases et ce jour-même, entre les étagères si garnies, elle fit la rencontre d'un jeune garçon roux. Il lui avait montré le toit du bâtiment tout en lui offrant sa compagnie.
Aujourd'hui, c'était la placidité qu'elle recherchait.

Plus tôt ce matin, dans les dortoirs des « novices » -ainsi était leur nom-, Lydia se sentait si las de n'entendre que le brouhaha des élèves, les « tic tac » des montres, les réveils qui hurlent. Aussi, elle envisageait de rejoindre la cour après s'être préparée.
La matinée était sûrement l'un des moments les plus pénibles… Il fallait savoir se partager douche et robinet, mais l'adolescente, ayant bien du mal à s'imposer, se retrouvait souvent dernière à passer. Ce jour-ci n'eut aucune exception. Elle ne put avoir un peu d'intimité que lorsqu'une heure avait séparé son réveil de son présent. Néanmoins heureuse de pouvoir se retrouver corps nue sous l'eau tiède, elle oublia d'en être vexée ou irritée. La jouvencelle se précipita, accompagnée de sa trousse de toilette, dans la salle de bain et après avoir tiré le rideau profita enfin de l'hygiène qu'elle méritait. Se lavant corps et cheveux, elle laissa glisser le gel douche et shampoing le long de ses courbes lors du rinçage. Sa main attrapa alors une serviette qu'elle entoura autour d'elle-même.
Par la suite, devant un miroir où elle évita son reflet, non pas qu'elle se trouvait laide, Lydia se brossa les dents puis les cheveux, laissant glisser son peigne entre sa chevelure humide et mauve.
S'habillant d'une robe, comme à son habitude, elle ne prit pas la peine de se maquiller, de se sécher la chevelure et de manger. Non, la tranquillité l'appelait, aussi, elle partit rejoindre l'endroit le lieu qu'elle avait en tête, ce dernier étant sûrement l'endroit le plus fleuri de cette sorte d'école.
Se posant contre un arbre, sur l'herbe parmi quelques fleurs dansant avec le vent, de ses longs et fins doigts elle ouvrit l'une de ses lectures, perdant ses yeux dans les pages que l'écrivain était parvenu à noircir d'encre.
Elle avait laissé son choix se porter sur « Zadig ou la Destinée » de Voltaire. Un roman repli d'injustices aux allures si philosophiques, qu'on ne pouvait que s'abreuver des mots de l'auteur.
En cette heure de la journée elle eut l'impression d'être enfin seule, créant cette bulle qui filtrait les bruits, lui donnant l'illusion de la liberté. Un instant, une voix, et sa belle paroi d'eau et de savon -bien qu'invisible et métaphorique- éclata. La jeune fille releva la tête et croisa ainsi le regard d'une adolescente la questionnant.
Lydia n'eut le temps de répondre car le visage de la jouvencelle lui permit de comprendre que le livre qu'elle cherchait étant encore entre ses mains. On ne pouvait que sourire à cela… Et c'est ce que fit la demoiselle. Sans avoir l'intention de se moquer, de rire de sa maladresse, mais elle avait l'air tellement dans la lune que c'en était attendrissant.

- T'es mignonne… Dit-elle gentiment, fidèle à sa douceur habituelle. S’intéressant à toutes sortes de lecture, elle essaya de voir l'intitulé du bouquin mais n'y parvint pas, aussi elle préféra la questionner. C'est quoi le titre ? Cette question était bien mal formulée pour une fille ayant suivi une éducation stricte, mais ici, elle pouvait parler comme elle le souhaitait, sans avoir à suivre un langage soutenu.
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Jeu 14 Aoû 2014 - 16:11
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Il valait mieux en rire qu'en pleurer, n'est-ce pas Plume ? La belle Plume entendait le rire de la méchante Plume alors qu'un fin sourire se dessinait sur le visage de la demoiselle aux cheveux mauves. Plume ne put s'empêcher de sourire à son tour. Plume, elle, elle aimait bien lorsque l'originel la réconfortait. Cette voix si douce, si chantante, comme une petite brise de vent. L'originel était bien sortit, deux fois, depuis qu'elles se trouvaient ici. Dans cet institut. La première fois lors de leurs arrivées, avec Teru, lorsqu'elle et la méchante lui avait brusquement rendu les manettes. Puis la seconde fois, lors de cette initiation. Au début, elle n'en avait pas eut tellement envie. Mais il fallait dire, que ça la concernait plus qu'elle et la méchante. C'était son corps après tout. Elles n'étaient qu'une simple division de son esprit brisé.
T'es mignonne…

Ce simple adjectif, dépourvu de toute mauvaises intentions ne fit qu'accentuer les rougeurs de la petite Plume. Et redoublait les rires de la méchante Plume. « - T'es mignonne, t'es mignonne ! J'ai jamais rien entendu d'aussi marrant ! Mais oui ma pauvre petite princesse, t'es mignonne ! » Le ton railleur et ironique de la méchante Plume eut raison du rougissement de ses joues. Redonnant une teinte blanche à son visage. Elle était particulièrement en forme aujourd'hui... au grand damne de la petite princesse. Plume n'était pas violente. Du moins la princesse. Mais elle n'aimait pas son attitude. Et le rêve de lui mettre son poing dans son nez fut aussi consistant qu'une brume fantomatique. Il disparu lorsque la demoiselle aux cheveux mauves reprit la parole. Arrachant la petite Plume de ses rêveries idéalistes.
- C'est quoi le titre ?


Question normale qui ramena la petite Plume en terrain connue. Se redressant et levant le livre, soi-disant disparu, devant l'inconnue, elle prit la parole dans les secondes qui suivirent. Sachant pertinemment qu'un rien faisait qu'elle retourne dans le monde de la rêverie.
- Le chant du Troll. C'est presque un livre de conte... par Pierre Bottero, vous connaissez ?

Plume lui sourit. Elle aimait bien ce conte. Surtout que les images étaient magnifiques, bien qu'un peu terrifiante. Mais c'était surtout les phrases qui lui donnait tout son charme. La comptine de Léna revient hanter la tête de la petite Plume. Elle lui correspondait tellement...
Un, deux, trois,
Trois à trois,
Toi et moi.
Un, deux, trois,
Toi et moi,
Ça fait deux,
Qui est trois ?
C’est toi !

Plume se rendit compte qu'elle rêvassait de nouveau lorsqu'elle entendit la méchante Plume rire. Elle était vraiment en forme ce jour-là.... Souriant gentiment à la demoiselle au cheveux mauve, Plume lui demanda.
- Et vous ? Votre livre à l'air vraiment intéressant... 

« - Princesse, princesse... » répéta désespérément la méchante Plume. Avec tellement de désespoir que Plume était sûr qu'elle aurait secoué la tête en se pinçant l'arrête du nez. « - Les bonnes manières sont-elles réservées aux rustres dans mon genre ? » Plume sentit le rouge lui revenir au joue. Pauvre d'elle. Se faisant sans cesse tourmenter par cette seconde personnalité belliqueuse. Plume s'empressa de dire.
- Et, je... Non, je vou...

S'embrouillant toutes seule dans une phrase qu'elle n'avait même pas encore pensée, Plume rougit de nouveau en entendant le rire de la méchante. Plume se reprit brusquement et déclara sans même reprendre son souffle.
- Euh... Je voulais m'excuser de vous avoir dérangé et aussi vous remerciez de pas avoir rit...

« - Tu es pathétique ma belle. »
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Jeu 14 Aoû 2014 - 17:06
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Le comportement de la jeune fille fut assez étrange à interpréter. En effet cette dernière semblait partager entre deux avis. Mais elle ne pouvait définir qu'elle était l'origine de tout cela, il aurait fallu plonger dans son passé, analyser les différents moments de son existence et Lydia ne le pouvait guère. Ce n'était pourtant guère la curiosité qui lui manquait... Laissant de côté ce qu'elle qualifierait de d'arcane, la jeune fille ne fit attention qu'à ses paroles, ou du moins bien plus qu'à son attitude.
Elle ne fut pas étonnée de la voir rougir suite à ses mots, les compliments avaient toujours su mettre mal à l'aise un bon nombre de personnes. Et il n'était pas rare qu'un individu en joue, pour certain, c'était une façon de manipuler comme une autre.

Cette adolescente et son air absente étaient de plus en plus troublants, la demoiselle n'avait à présent qu'une envie, pénétrer dans son esprit aussi vicieux soit-il et y dénicher des réponses à ses interrogations. Mais à quoi pouvait-elle songer ainsi ? Quels genres de pensées avaient le don de transporter l'esprit d'une grande enfant si loin ? La rêveuse sortit finalement de ses vastes réflexions et revenue à la réalité, répondant ainsi interlocutrice.

« Le chant du Troll. C'est presque un livre de conte... par Pierre Bottero, vous connaissez ? »

Elle avait une jolie voix, et ce n'était pas cela qui allait déplaire à Lydia, chercheuse de trésor et de douceur enfantine. L'intitulé ne lui disait rien, mais elle imaginait déjà quelque chose qui touchait un publique plus jeune que ses lectures habituelles. D'ailleurs, une question suivit rapidement ses songes ? Quel page possédait cette demoiselle ? Ce fut sûrement ce vouvoiement qui, aisément, avait entraîné une telle interpellation. La juvénile personne avait pris cette accoutumance avec le temps... Il en était devenue presque rare qu'un individu ose la tutoyer. Voici donc le résultat d'une vie de richesse, entourée par tant et tant de salariés prêts à se mettre à genoux pour un simple pourboire. Le plus gros changement se fit lorsqu'elle partit vivre chez sa tante, afin de soigner son âme égocentrique. Mais, de retour chez ses géniteurs, elle avait vite repris l'habitude d'être placée au-dessus des autres. Ce n'est pourtant pas cela qui la fit rechuter dans l'arrogance.
La demoiselle ne répondit que pas un mouvement de la tête, gardant affiché sur son visage de porcelaine son sourire habituel.

De nouveau, la pensive sembla déconnectée du monde concret, quoi que... Comment parler de ce qui est vrai lorsque la réalité se trouve chamboulée par l'apparition de « pouvoirs » ? Tout était encore si étrange...
« Et vous ? Votre livre à l'air vraiment intéressant... »

Cette fois-ci, ce fut au tour de Lydia d'être tirée de ses pensées, mais avant d'avoir eu le temps de dire quoi que ce soit, la jeune fille à la chevelure flamboyante rougit de plus belle et bafouilla, presque chamboulée.
«  Et, je... Non, je vou... Ses joues se rosirent davantage, et elle en oublia de souffler avant de continuer  Euh... Je voulais m'excuser de vous avoir dérangé et aussi vous remerciez de pas avoir rit... »

Ce fut alors un mutisme d'incompréhension qui sortit, ou en sortit pas, de la nouvelle arrivante. Cette fille était vraiment adorable... Elle en était presque sous le charme. Souhaitant la rassurer tant bien que mal, elle commença par faire perdurer son sourire.

- Mais non reste... Tu ne me déranges pas, loin de là. Je lis Zadig, une œuvre de Voltaire, tu connais ? Demanda-t-elle gentiment tout en redressant un peu son bouquin afin qu'elle puisse en apercevoir la premier de couverture.
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Jeu 14 Aoû 2014 - 20:40
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Mais non reste... Tu ne me déranges pas, loin de là. Je lis Zadig, une œuvre de Voltaire, tu connais ?

La petite demoiselle qu'est Plume secoua la tête comme une fillette. Voltaire, elle connaissait. Œdipe et Candide. Mais pas de Zadig au rendez-vous. « - En même temps avec un nom pareil, pas étonnant que tu ne retiens pas... » Ignorer ce double arrogant et se poser tranquillement. C'est ce que fit Plume. Passant les mains sous ses fesses pour éviter que la jupe de l'uniforme ne se relève, elle s'assit juste à côté de la demoiselle au nom inconnu pour le moment. Pas trop près, ni trop loin.
- Je connais l'auteur, de par Candide et Œdipe le maudit, mais celui-là ne me dit rien.

« - Et vas-y qu'tu reprends c'te façon d'parler ! Merde, princesse ! On est partie de ce trou du cul coincé ! A ton tour de... - Je parle comme je veux. Puis je pourrai te dire la même chose avec ton vocabulaire de racaille. - Faux c'est c'lui d'la rue ! - Racaille ! - Rue ! » Débat universel entre les deux demoiselles. Jamais de gagnante. Jamais de perdante. Une lutte qui semble sans fin. Jusqu'à ce qu'un horrible mal de tête vienne interrompre ce pugilat. Plume se retient de se masser les tempes. Elle ne le voit jamais venir. Affreusement fort à chaque fois. Mais qui a au moins le mérite de les calmer.
- Au fait, fit la demoiselle pour ne pas laisser les anges passer plus longtemps. Je m'appelle Plume. Plume Elyne. Et vo... toi ?

La demoiselle aux cheveux mauves avait tutoyé Plume, donc il n'y avait plus de raison pour qu'elle continue de la vouvoyer, non ? Plume se rappela de la confusion de l'anglais à la bibliothèque lorsqu'elle lui avait dit son prénom. Drôle de chose, que d'avoir le nom d'un objet ? Presque aussi léger que de l'air et pourtant présent sur toute sorte de volatile existant. Sauf que les traducteurs n'étant pas tellement intelligent que ça, traduisait même son prénom. Plume ajouta avec un léger sourire.
- Plume comme les plumes d'un oiseau. Mais en français. Pas en anglais, ni même en japonais ou en d'autre langue. Juste Plume comme en français...

« - Qu'est-ce que t'es chiante et tatillonne lorsque tu veux. Pauvre fille, elle doit déjà se demander quel boulet, elle à encore accepter à discuter... - Imbécile. »
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Jeu 14 Aoû 2014 - 21:27
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La jeune fille répondit instantanément à la question de Lydia, ce qui surprit cette dernière qui s'attendait plutôt à la voir, une nouvelle fois, s'échapper dans ses pensées inconnues. Avant de lui répondre, non pas d'un langage corporel mais avec les mots, elle prit place à ses côtés, s'asseyant gracieusement.
« Je connais l'auteur, de par Candide et Œdipe le maudit, mais celui-là ne me dit rien. »

Après cette réponse, il semblait bien à l’adolescente qu'elle était, de nouveau, parti dans un tout autre monde. Pourtant entre temps, la juvénile personne aux cheveux mauves avait eu le temps de songer également, de penser aux lectures qu'on venait de lui citer. Candide était un culte, un conte philosophique comme elle les aimait tant. Néanmoins, à son grand étonnement, elle le second titre cité ne lui disait absolument rien, Œdipe le maudit … Comment avait-elle pu passer à côté d'un bouquin dont le titre est aussi alléchant ? Ce qu'elle pouvait intéresser la curiosité de Lydia, s'en était captivant ! Son esprit focalisé sur ses interrogations, la demoiselle n'eut guère le temps de répondre avant que sa camarade lui pose une seconde question.

« Au fait, je m'appelle Plume. Plume Elyne. Et vo... toi ? »

La jouvencelle remonta à la surface, et parut heureuse de connaître son identité. De même, il était fort agréable de se faire tutoyer par une élève de cet établissement scolaire. Ainsi, elle se sentait moins mise à l'écart.
Disons qu'il y avait toujours eu une grande barrière séparant ceux qui vouvoient et les autres, c'était, pour reformuler, la traduction de la supériorité, appelons cela ainsi.
Lorsqu'elle vivait chez ses géniteurs, les jardiniers, cuisiniers, femmes de ménage, avaient le devoir de respecter les salariés qui les engageaient, au contraire, eux, ne se gênait pas pour mal leur parler et crier lorsque le boulot n'était pas fait à la perfection, ou du moins ce qu'ils se faisaient comme idée de cette excellence. Repensez au passé … Voilà une bien belle erreur, car le sourire si joyeux de Lydia ressemblait à présent à quelque chose de plus mélancolique. Bientôt s'imposa l'image du feu dévastateur, elle en avait si peur. Mais, de chance, la voix si angélique de Plume lui fit retrouver une part de bonheur.

« Plume comme les plumes d'un oiseau. Mais en français. Pas en anglais, ni même en japonais ou en d'autre langue. Juste Plume comme en français... »

A vrai dire, elle avait fait le rapprochement dès le début, car oui, notre demoiselle parlait Français. Elle trouvait ses origines dans la beauté de la Grèce, mais avait déménagé en France où elle connut son premier dépaysement, le second fut son arrivée en ces lieux. Plume... C'était doux, c'était mignon, c'était joli. C'était celle qui le portait. Ou du moins ce qu'elle montrait.
Il fallut bien que Lydia réponde à un moment ou un autre, aussi, elle passa une mèche de ses cheveux mauves derrières son oreille puis entreprit sa réponse.

- Je m'appelle Lydia Callitheon. Et je parle Français donc j'ai facilement fait le rapprochement. C'est original, Plume, j'aime beaucoup !
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Jeu 14 Aoû 2014 - 22:35
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Plume profita d'un moment de répit pour détailler la demoiselle aux cheveux mauves. Des cheveux mauves, tout d'abord, ce qui était étrange, mais cela lui donnaient énormément de charme. Des yeux de la même couleur, renforçant cette aura presque apaisante que ressentait Plume. Une peau comme celle d'une poupée de porcelaine. Donnant l'impression à la petite princesse que la demoiselle aurait pu se casser dès le moindre choc. Des lèvres pulpeuses. Et des seins. 

Plume détourna les yeux en retenant une moue. Plume n'aimait guère se rendre compte que les siens étaient vraiment petits. A croire qu'ils avaient loupés le train de la croissance. A dix-sept ans c'était devenu peine perdu de croire qu'ils pourraient encore grandir.  « - Même une planche à pain en aurait plus... - C'est désespérant. - Pour une fois, je ne te contredis pas. » Fait rares, les deux Plume se mettaient d'accord sur un sujet sensible.
Je m'appelle Lydia Callitheon. Et je parle Français donc j'ai facilement fait le rapprochement. C'est original, Plume, j'aime beaucoup !

Plume revient sur terre. Plume à des étoiles dans les yeux. Une française ! Ou du moins quelqu'un qui parle français ! C'est juste le bonheur.  « - Je vais vomir... Passe moi une corde et un tabouret avant que tu ne te mettes à ch*** des arc-en-ciel. » Plume repousse cette boutade en tirant sur une des branches des étoiles de son uniforme. Grises et par deux. Surmontée d'une petite lune. 

Air lunaire, donc sonore. Plume avait du mal à cerner l'utilisation du second pouvoir, mais elle finirait bien par y arriver un jour. Une chose était sûre, elle n'aimait pas les uniformes. Même celui-là. Même s'il avait des étoiles, des lunes ou des soleils, elle ne l'aimait pas. Parce que c'est un uniforme et qu'il l'empêche de porter ses belles robes...  « - Pauvre chérie. » Plume se rappela du compliment sur son prénom. Le rouge monta de nouveau aux joues de Plume.
- Merci mais ce n'est... pas si original que cela. C'est juste qu'on m'a trouvé dans un berceau plein de plume alors voilà...

 « - Elle a pas besoin de savoir ça. Tu pouvais pas te contenter de dire merci ? Espèce de cruche... » Le ton froid et méprisant refroidit rapidement la petite Plume. Pourquoi cette boutade l'avait plus touchée que les autres ? Parce qu'elle l'avait traité de cruche... ? Non. Plume en avait l'habitude. « -Parce que tu vas faire encore plus déprimée notre déprimeuse de service, c'est suffisant ? » Plume ne put s'empêcher d'afficher un air surprit. C'est vrai ! Elle l'avait complètement oublié ! C'est sympa tout cela... Plume du prendre sûr elle pour ne pas se recroqueviller. Plume n'aimait pas blesser l'originel. Surtout qu'elle était toujours gentille avec elle ! Mais Plume oubliait systématiquement que la moindre allusion au passé, Plume sentait une sorte de tristesse l'envahir. 

Contrairement aux deux Plumes qui se passaient le corps, la Plume originel ne le prenait que lors qu’aucune d'entres elles ne voulaient le prendre. Sinon, il restait sur place, comme un robot à qui on aurait enlever ses piles. Pourtant, bien que regarder la réalité en face lui faisait mal, elle se retrouvait sans cesse spectatrice de sa propre vie. Contrôlée soit par la partie joyeuse et contente qu'était la princesse, soit en colère et révoltée qu'était la méchante. D'ailleurs, il était peut-être temps de lui trouver un surnom. Un autre truc que la méchante... non ? 

Plume sursauta lorsqu'un oiseau s'envola juste au-dessus d'eux, faisant tomber quelques unes de ses vieilles plus usées au sol. Cela la ramena à la réalité. Plume réalisa qu'elle avait décroché. Quelques secondes ? Quelques minutes ? Va savoir. Posant sa main sur sa bouche pour cacher sa gêne, la demoiselle déclara.
- Excuse moi, je suis un peu... dans la lune, ajouta-t-elle avec un légère sourire amusée en désignant la lune sur son uniforme. Je me perd dans mes rêveries sans aucune raison... Excuse moi si tu m'as dis quelque chose et que je n'ai pas écouté.
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Mar 14 Oct 2014 - 19:38
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C'était peine perdue de réussir à analyser cette fille dès la première rencontre, elle n'avait rien d'insipide, c'était une petite perle, une demoiselle parmi tant d'autre avec une pièce en plus. Une énigme, un secret, un jeu. Et le temps, ces minutes bien trop courtes passées à ses côtés, auprès d'une personne fraîchement rencontrée, ne lui donnait que plus envie de la connaître davantage. De percer ce mystère, cette incontournable différence qui ne portait ni nom, ni qualification. Lydia ne pouvait mettre des mots sur ce qu'elle pensait de Plume, sur ce que cette grande enfant avait de singulier. Sa douceur, ce côté fillette, ce corps frêle qu'elle briserait d'une caresse, mais plus fort que ça, cette personnalité. Cette voix, ce charme qui surpassait l'apparence, un physique - marionnette d'une âme. La sienne serait sûrement dorée. Elle avait du charme, du charme dans ses paroles, du charme dans ses gestes, du charme dans cette façon d'être gauche, de s'évader dans ses propre pensées, ...
Et de nouveau, comme si tout était méticuleusement étudié pour atteindre un cœur fragile et passionné, elle était partie loin, bien loin entre chaque pause, entre chaque phrase. Entre l'éveil et le sommeil. Cette demoiselle était une tueuse, une femme fatale qui tirait dans les émotions d'un coup net, qui faisait craquer hommes, femmes, enfants, sous le poids d'une innocence trop parfaite pour être véritable. BIM, la cible était atteinte. Le sang gicle autant que des larmes sur des joues rosies. Déception fasse à l’incompréhension d'une si soudaine passion et à cette allure inaccessible qu'elle avait.

Et sa voix résonnait, et ses cordes vocales chantaient. Mélancolique musique, ariette, lame qui tranche un poumon, fait perdre le souffle et la raison. Elle avait ses yeux dans lesquels on aimerait noyer ses sentiments.

Elle tenait bon, se dresser fièrement, formant un barrage fasse aux ressenties. Mais le second coup de feu la percuta, de feu oui, car le désir est brûlant, car les flammes sont femmes et les femmes fatales. Lydia sentit l'incendie parvenir à ses joues qui rougirent.

" Merci mais ce n'est... pas si original que cela. C'est juste qu'on m'a trouvé dans un berceau plein de plume alors voilà..." Des pauses si longues, elle cherchait ses mots et se perdait avec la gêne. Elle bafouillait, hésitait, tandis que ses lèvres s'embrassaient pour faire le "b" et se séparaient durant un "a", mais cette bouche fut bientôt cachée par les fines mains de la jeune fille.  "Excuse moi, je suis un peu... dans la lune, Je me perd dans mes rêveries sans aucune raison... Excuse moi si tu m'as dis quelque chose et que je n'ai pas écouté."

Marquant néanmoins un sourire, Lydia se leva gardant en main toutes ses affaires. La faucheuse l'avait enfin prise. Plume l'avait tuée, et l'adolescent préféra fuir que de tomber devant son tyran. Aucune marque d'intimidation ne se fit reconnaissable sur son visage serein, d'un geste court des doigts, elle s'excusa avant de marquer une fin.

" Je suis désolée, je dois y aller. Ce n'est absolument pas contre toi mais j'ai une course plutôt pressente à faire en solitaire. Ta compagnie fut de courte durée, mais de qualité."

Elle lui cachait son souhait de ne plus la revoir, de fuir sa présence et d'en oublier sa rencontre. Mais il était fort impoli de faire de tels aveux sans aucune justification. Cependant la foudre était tombée, le courant était passé. Rien ne s'avouait très clairement mais les faits étaient présents. Lui lâchant un dernier sourire, sincère mais la cœur en détresse, elle tourna les talons puis s'abandonna à sa solitude et son esprit qui travail. Son chemin se traçait, tandis que la demoiselle ne permit aucune possibilité ne serait-ce que d'amitié, la continuation de sa passion, entre elles, juste de la distance, et cette éternelle insatisfaction, ce vide abyssal.

[TERMINÉ ! Pardon pour les fautes j'ai fait vite...]
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La naïveté à parfois du bon, non ? [Pv > Lydia]

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