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[Event - C] J'aime pas le soleil, j'aime pas marcher et j'aime pas non plus le désert. Comptez pas sur moi pour trouver le décor sympa.
##   Jeu 26 Mar 2015 - 16:35

Personnage ~
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Humeur : Aha ! ... Attendez, c'était une vraie question ?

Le courant se coupe. Les diodes accrochées aux murs restent allumées, mais ne suffisent pas vraiment à éclairer les couloirs maintenant plongés dans le noir. Ana envoie des boules de feu éblouissantes, moi-même des éclairs qui illuminent les environs par flashs successifs. On essaie de rester suffisamment protégés, et mes champs magnétiques nous aident à ne pas nous prendre quelques balles trop bien tirées. Ma mâchoire est serrée, mes muscles tendus à l'extrême. Peu importe ce qu'il arrivera ; il faut pas que je laisse tomber. C'est ce que je me répète en boucle depuis tout à l'heure. Les mots s'entrechoquent dans ma tête et me piétinent complètement. Pourtant j'aimerais pouvoir être chez moi. Tranquille. Ne plus être dans un de ces maudits laboratoires. Peut-être que je suis fou d'être revenu ici, d'avoir accepté, et même insisté, pour accompagner des équipes. Pourquoi je suis incapable de laisser faire ? J'ai été fait prisonnier moi aussi, blessé ; alors pourquoi je suis revenu ? Pour me prouver quelque chose, encore, peut-être ? C'est con. C'est con, et sûrement qu'avec un autre Master, ce serait pas arrivé. Sûrement qu'avec quelqu'un comme Gaetano, comme Haley, comme Ryu, ce serait jamais arrivé.
Isis défonce la porte. Le bruit est intenable, et les hommes face à nous tentent de se rapprocher en l'entendant. On continue à leur envoyer des projectiles en pleine tête, et Ana, à côté de moi, commence à s'essouffler. Son pouvoir s'amenuise petit à petit ; elle y va un peu fort, et malgré son endurance, le rythme est un peu trop soutenu pour qu'elle tienne encore longtemps. Enfin longtemps. Elle tiendra encore un peu. J'imagine. Je crois. J'espère.
Je prie, en fait.
Un cri féminin nous parvient - Isis l'a sorti de là, et désigne son lit en arborant la porte comme bouclier devant lui. La vision du gosse me soulève l'estomac, et un éclat de colère passe dans mes yeux mordorés. Un nouvel éclair s'échappe de mes mains pour retenir les hommes loin de nous. Avec Ana, on prend le lit pour le tirer dans les couloirs, le cœur battant et un goût amer dans la gorge. Notre trajet retour, jusqu'à la porte par laquelle nous sommes entrés, me paraît durer des heures entières. L'électricité parcourt ma peau, le bout de mes doigts. Quand les coups de feus portés sur la porte s'intensifient et qu'on arrive en vue de la sortie, je laisse le lit à Ana et fais un signe à Isis, lui signifiant de ne pas m'attendre. Puis, je me glisse entre la porte-bouclier et le mur et m'occupe définitivement des hommes qui nous poursuivent, pour être certain qu'ils ne viendraient pas nous enquiquiner jusqu'à ce que Nikkou soit prévenu. Les éclairs fusent encore, la plupart gisent au sol, tordus de douleur. Ils se réveilleront tous avec un beau mal de crâne, le lendemain matin. En sueur, je rejoins les autres dehors ; la terre s'est débarrassée de son bouclier (pas le choix, c'est difficile de faire passer une porte aussi grosse par une porte plus petite) et les filles commencent déjà à emmener Astel vers l'emplacement de la voiture. Ca nous prendra un moment, mais tant pis. À trois, on y arrivera bien.
Je jette un regard derrière moi. Me concentre pour trouver le plus de machines encore viables que je fais exploser. D'autres gars arrivent, et je commence à en avoir sérieusement marre.
Le soleil dans les yeux, je continue à nous défendre de ces enfoirés. Maintient le plus de distance entre les filles et eux. Ce sera trop long, jusqu'au moment où elles arriveront près de la voiture. Trop long. Beaucoup trop long. Je serre les dents.
Tant pis. On la laisse là. On arrivera pas à transporter Astel dans son état de toute manière.
Un grésillement alors que j'envoie le signal de détresse à Nikkou. Il lui faut une à deux minutes pour se téléporter auprès d'Ana, dont il avait enregistré l'aura avant qu'on ne parte. Par mesure de sûreté.
Il téléporte les trois gosses pour les emmener direct à l'hôpital, j'apprends plus tard. Mais pendant ces quelques dizaines de secondes, ou peut-être ces quelques minutes, je sais pas bien, passées seul, dans le désert, assommé par la chaleur qui commence à monter et la fatigue qui pointe, je n'ai pas pu m'empêcher de paniquer. De me dire que moi aussi, je pourrais à nouveau subir le même sort.
Avant qu'il ne revienne me chercher.
Sa main attrape mon bras et nous atterrissons dans le couloir de l'hôpital. Je retiens un tremblement, lève simplement les yeux vers lui. J'ai l'impression de pas pouvoir y croire. Mon collègue doit probablement le remarquer, puisqu'il lâche :

- On l'a ramené, ça ira. Yuuna, Norah et Aoi s'occupent de lui. La plupart de ses blessures devraient rapidement être soignées...

Je réalise alors. Ferme les yeux et soupire, me laisse tomber sur une chaise en me passant une main sur le visage. On l'a ramené putain.

- C'est des monstres, ces mecs...

On l'a ramené.
Mais dans quel état, hein ...?



HRP : Et c'est tout pour moi ! Désolée pour le post pourri, j'espère qu'il vous va, j'savais pas trop comment clore TwT Mais comme ça on peut la terminer ! Great job vous deux <3 (Et Astel ton post est AFFREUX, ok ? Ne nie pas)



Je vis en #FEA347.


Un peu d'amour ♥:
 
##   Ven 3 Avr 2015 - 22:40

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Je l'ai vu dans les yeux d'Aaron, son état faisait peur à voir. Ça me déchirait le cœur à la scie, il n'était plus le même. Physiquement on aurait dit un bout de chiffon usé (désolée hein), je n'aurai même pas osé le porter tellement il semblait manquer de force. Mentalement c'était presque pire. Non pas presque, pire en fait. Il se réveillait par sursauts, l'air complètement ailleurs, halluciné, perdu dans l'espace comme dans le temps. J'avais l'impression qu'il était devenu fou.
5 heures. 5 HEURES BORDEL ! Ils savaient qu'on allait venir le chercher, ils ne l'auraient pas autant torturé autrement. Et même si Astel ne semblait pas présenter extérieurement beaucoup de traces d'opérations, il semblait souffrir le martyr. Ça aussi, c'était de la torture. Injecter je ne sais quoi juste dans le but de faire mal, pour dissuader la personne de bouger, de s'accrocher à je ne sais quel espoir... Ce n'était pas seulement de la douleur du à l'effort qui circulait dans mon corps désormais, c'était de la haine, des larmes de haine.
Je ne comprenais pas pourquoi. Comme ce jour où j'avais perdu mes jambes, pourquoi ? Comment un humain pouvait il infliger ça à un de ses semblables ? Comment ?! D'un geste de bras violent je balançais la porte sur nos poursuivants. Prenez la en pleine face. Tout ce que j'espère c'est que vous sentirez le fer pénétrer votre corps, le goût métallique du sang dans votre gorge, que vous serez percutés si violemment que ça vous rompra. Que vous vous noierez dans votre propre sang, qu'il pénétrera vos poumons comme de l'eau crasseuse, qu'il vous embourbera dans vos propres horreurs.
C'est cette haine profonde, violente qui anime mon corps. C'est votre faute. Je ne suis pas violente envers les humains. Mais vous n'êtes plus des humains. Même plus des animaux.
Aaron et Ana ressentaient la même rage, je le savais. Désormais peu importe leurs pertes, il faut sortir. Je cours avc la force du désespoir, Aaron s'arrête et décide de terminer le travail, en parti. Je ne me retourne même pas pouvoir son œuvre, je prends le lit et cours. Je serre les dents pour m'empêcher de pleurer. Même le lit est trop léger, bordel.
Nous arrivons enfin dehors. La course ne s'arrête pas, ils nous tirent dessus, de loin. Ils s'en foutent bien de qui ils touchent. Un eu avant l'arrivée à la voiture, je repasse le lit à Ana et me tourne vers le complexe. Les tires fusent encore et je ne doute pas qu'ils puissent nous atteindre même à cette distance. Mais on ne peu pas aller plus loin vu l'état d'Astel. Je le regarde, hésite. Ses yeux semblent s'ouvrir à nouveau. Une phrase franchit ses lèvres, à peine.

_ Tu... es venu ?

Je serre les mains, manque de crier, de me laisser tomber à terre et pleurer. Mais COMMENT ils ont pu lui faire ça, COMMENT ?! Ces pauvres 5 heures risquent de lui coûter beaucoup plus cher que sa vie. Je boue. Je sens le sol mort du désert qui ne rêve que de partager ma colère, ma tristesse. Alors avant que le téléporteur arrive, je tape du pied, ferme les yeux, laisse chaque grain de sable pénétrer mon esprit. Je m'abandonne à la terre qui m'a choisie.
Je voudrai les ensevelir. Mais je n'ai pas cette force. Je me contenter d'attirer à moi le sable, le plus possible de ses tout petits grains pénétrants. Je laisse le sol frémir à chaque respiration de mon pouvoir, de plus en plus fort. Ma force s'épuise trop vite, cette respiration avec le sol m'étouffe, ne me laisse plus beaucoup de temps. La terre que je veux contrôler est beaucoup plus forte que moi. Je respire plus vote sous l'effort, ouvre les yeux, alors que devant nous se dresse un mur comme immatériel, toutes ces fines particules de sable qui se soulèvent et se baissent selon ma respiration, semblable aux mouvement du vent. Il ne me faut plus qu'un souffle pour...
J'inspire doucement et lâche. Projette ces grains de sable comme j'expirerai le plus fort possible. Ils fusent vers le complexe, rasant le sol ou cédant au vent. Ils nous rendent flou dans la visée de nos ennemis. Ils les inquiètent, eux qui si petits arrivent en masse, comme poussé par une vague invisible, par un léger tremblement terrestre.
Je tombe dans les bras d'Ana, complètement épuisée, et elle me réinstalle sur mon fauteuil en s'y appuyant à moitié également. Je regarde le lit. Maudis ma faible puissance. Je voudrais créer la peur dans leur cœur, un tremblement de terre dans leurs fondations les plus profondes, briser leurs murs, casser leurs chaînes. Ça viendra. Je bascule la tête en arrière, essoufflée. Ça viendra.
Puis Nikkou arriva. Il commença ses allers-retours : Astel, puis moi, puis Ana puis Aaron. La téléportation ne me fit plus rien tellement j'étais vidée.
A peine arrivée, des infirmières se sont jetées sur moi, elles attendait visiblement toutes dans le hall, au courant de notre retour. Je vis alors un brancard partir, et tendis désespérément la main. Haletante, muette. Je tentais de me lever, il fallait que je sois là. Mais mon exosquelette me pinça avec violence la peau et je sentis des ampoules et des blessures -dues à l'utilisation intensive de l'appareil encore incomplet- se réveiller. Une main bienveillante me réinstalla dans mon fauteuil et atténua ma douleur. Je reconnu entre les larmes naissante mon infirmière, celle qui m'a soutenu lorsque j'ai appris que... Je ne remarcherai jamais.
Elle me sourit et je sentis déjà son pouvoir agir sur moi, libérateur.

_ Tout va bien, il est entre de bonnes mains.

Je reconnais de loin la voix d'Aoi et tente un sourire maladroit. Je lui fabriquerai un balais volant pour la remercier. Le brancard disparaît dans un couloir adjascent, le silence revient un instant avant qu'Ana n'arrive à son tour pour être prise en charge.

_ On va s'occuper de toi, d'accord ? Tu as besoin de repos.

Je hoche la tête.
Beaucoup de repos.


Merci Frosteen pour le dessiiiiiin ♥
 

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