Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Les fantômes sont-ils chatouilleux ? [terminé]
#   Dim 24 Aoû 2014 - 14:11

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Il est à noter qu’Ipiu se retrouvait de plus en plus souvent entrainée dans des histoires compliquées et sans queue ni tête. On dira qu’elle avait de mauvaises fréquentations en ce moment… Ou qu’elle acceptait comme ami n’importe qui. Au choix. Malheureusement on va dire que les Nakamura frère et sœurs n’étaient pas les plus calmes de ses petits camarades mais ceux avec lesquels elle passait le plus de temps. D’ailleurs c’était au cours d’une de leurs nombreuses discutions que c’était venu sur le tapis.

Ipiu avait l’air d’une pleutre. Oui Monsieur ! (ou madame ?) Parfaitement ! Elle avait toujours son look de première de la classe et elle passait ses journées dans une bibliothèque. Ce qui était visiblement suffisant pour que Lucky pense qu’elle était une trouillarde. Il avait visiblement zappé qu’elle manipulait les gens comme elle le voulait et l’avait sorti de bon nombre de situations compliquées. Du genre de quand il se mettait en tête de combattre tout ce qui bouge. Enfin. Il l’avait traité de trouillarde.

Exaspérée la jeune fille lui demanda comment lui prouver le contraire ? Oui concrètement elle savait qu’elle n’avait rien à prouver.  Rien du tout. Elle savait qu’il l’avait embobinée pour lui faire faire une connerie à cette « miss parfaite. »  Elle l’avait laissé faire pour deux raisons. Premièrement il l’aurait bassiné pendant des jours si elle l’avait pas fait. Deuxièmement il l’aurait bassiné pendant des jours si elle ne l’avait pas fait. Oui. Deux fois la même excuse. Mais une excuse de poids quand on espère passer sa soirée à lire.

Voilà comment elle se retrouvait dans ce lieu impromptu en plein milieu de la nuit. Oui parfaitement. Elle était partie à la chasse aux fantômes… Armée d’une lampe torche et d’un libre sur les vampires. Encore. Oui, elle en avait marre des trucs intelligents. Donc la bit-litt c’était cool.

Elle s’était donc aventurée pour la seconde fois dans les sous-sols de l’école. Sauf que ce coup-ci c’était en pleine nuit et volontaire. Elle s’était déjà paumée ici par erreur. Quand elle lisait en marchant il lui arrivait souvent de se retrouver en un lieu tout autre que celui qu’elle avait désiré atteindre. Aujourd’hui elle était là où elle voulait être. Elle s’installa confortablement dans un couloir en calant sa lampe torche sur une vieille étagère en fer. Elle se plongea dans sa lecture…

Jusqu’au moment où… Un bruit la fit sortir de la transe qu’entrainait chez elle chaque lecture. Elle eut un mouvement stupide. Un sursaut… qui fit tomber la lampe torche en équilibre précoce sur l’étagère et la fit s’éteindre. Le temps qu’elle déconnecte son esprit du mode lecture… Et du massacre auquel elle était censée assister par l’intermédiaire de mots tapés sur une page. Le temps qu’elle comprenne que la réalité était la réalité et que son livre était une fiction elle était en train de crier comme n’importe quelle gamine terrorisée.


Todo aquel que piense que la vida siempre es cruel,
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Dernière édition par Ipiu Raspberry le Lun 6 Juil 2015 - 0:36, édité 1 fois
#   Dim 24 Aoû 2014 - 22:34

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Cette nuit-là, phénomène plutôt rare, Nathanaël ne parvenait pas à dormir. Il se retournait sans cesse dans son lit, si bien qu'il décida de se lever. Il enfila silencieusement un training pour ne pas réveiller ses camarades de chambre, puis partit se promener dans les couloirs, après s'être saisi d'une lampe de poche. Cela faisait à présent deux bonnes semaines qu'il était à Terrae et il s'était promis de visiter chaque recoin de l'école. Le jeune homme avait déjà bien progressé dans sa quête, mais il lui restait tout de même quelques endroits inconnus. Ne sachant que faire en pleine nuit, il décida de se rendre au sous-sol de l'établissement. Nathanaël n'était pas du genre à croire aux fantômes. Il ne ressentait donc aucune peur à se rendre dans un tel endroit, même de nuit. Il avait pourtant entendu des étudiants parler de bruits étranges s'échappant parfois du souterrain, mais le jeune homme était trop rationnel pour donner le moindre crédit à ces histoires. Il avait donc rejoint l'entrée la plus proche et s'y était engagé sans hésiter. Il faisait confiance à son bon sens de l'orientation pour ne pas se perdre et marchait tranquillement. La température était un peu plus fraîche que dans le reste du bâtiment, mais il ne ressentait pas le froid grâce à la jaquette qu'il portait. Parfois, il posait sa main sur la pierre froide, appréciant ce contact.

Malheureusement, après une bonne trentaine de minute de déambulation, sa lampe de poche rendit l'âme. Nathanaël se maudit de ne pas avoir pensé à emporter des piles de rechange. Il se retrouvait ainsi dans le noir total. Il sentait la peur commencer à montrer le bout de son nez, car personne ne savait où il était et attendre le levé du jour ne serait d'aucun secours ici. Il était donc aveugle et livré à lui-même. Gardant les pieds sur terre, il ne paniqua pas et décida qu'il devait continuer à avancer. Essayer de retrouver son chemin dans le noir, même avec un bon sens de l'orientation, semblait impossible, mais avec un peu de chance... Après un moment qui lui sembla durer des heures, il aperçut de la lumière. Un sourire se dessina sur son visage, car soit il avait trouvé la sortie, soit quelqu'un se trouvait à proximité. Il se mit à avancer plus vite, faisant de ce fait un peu de bruit. Soudain, la lumière disparut et la personne, car il y avait bien quelqu'un, se mit à crier. Nathanaël s'arrêta et sursauta. Que se passait-il ? Était-ce lui qui avait effrayé cette femme ? Le ton de la voix ne laissait aucun doute. Il décida de s'avancer d'un ou deux pas, puis prit la parole d'un ton rassurant.

N'ayez pas peur. Je suis un nouvel étudiant de Terrae. Je m'appelle Nathanaël.

Il marqua une courte pause et avança encore d'un pas, espérant ne pas percuter l'inconnue.

Votre lampe fonctionne-t-elle encore ? Les piles de la mienne sont à plat.

Il sourit, même s'il savait pertinemment que son interlocutrice ne le remarquerait pas dans le noir.


Dernière édition par Nathanaël Lancer le Dim 21 Déc 2014 - 21:09, édité 1 fois
#   Dim 24 Aoû 2014 - 23:27

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Elle se reprit plus ou moins vite. Quand son cerveau réussi à faire la part des choses. Elle était dans les sous-sols de Terrae, pas dans le caveau de Dracula… Bien qu’à y réfléchir les vieilles pierres et l’humidité rendaient les deux lieux semblables. D’ailleurs en prévision de la dite humidité la jeune fille avait enfilé un gros pull informe mais très doux par-dessus sa chemise de nuit. Elle aimait beaucoup ce pull pelucheux, elle l’avait récupéré dans des fripes pour un prix dérisoire et si les grandes marguerites blanches brodées dessus aurait repoussé toute personne de bon gout, elle les avait trouvé lumineuses… Et il lui permettait d’être à l’aise dans ses mouvements et au chaud.

Quand elle eut recouvré ses pensées, sa première idée fut « Lucky tu vas me le payer. Ma vengeance sera terrible. » Car qui d’autre que son camarade de chambre, et accessoirement celui qui lui avait lancé le défi l’ayant emmené en ces lieux, aurait pu se pointer ici à une telle heure… Ici et sans lumière, parce que sinon la réponse était évidente : un surveillant. Sauf que sans lumière… Enfin vous voyez quoi ? Ca ne pouvait être que ce crétin qui voulait lui fiche la trouille. Ou un fantôme. Elle ne croyait pas aux fantômes. Elle s’apprêtait à l’injurier copieusement quand une voix s’éleva dans l’obscurité.

Nathanaël ? Il ne lui fallut qu’une demi-seconde pour faire le lien entre cette voix et ce prénom se rappeler de la tête du petit blond. Elle avait la chance de ne jamais oublier un visage. C’était par ailleurs parfois une malédiction. Surtout quand on voulait oublier quelqu’un qui était mort… Mais bon. En l’occurrence, il lui avait donné son prénom en empruntant des livres la dernière fois. Elle l’avait retenu.

« Alors, tu as réussis à progresser en japonais ? »


Oui c’était la première question qui lui venait… Faut dire qu’il avait réussi à ébranler pas mal de ses certitudes ce jeune homme. Elle était tellement habituée à lire couramment le japonais qu’elle avait du mal à comprendre qu’on emprunte ce style de livre… Le problème étant de taille : elle avait toujours pensé que c’était la puce traductrice qui lui permettait de lire ainsi. Il avait ébranlé cette certitude. Dès lors elle avait mené l’enquête et posé des questions autour d’elle… Non la puce traductrice ne traduisait pas tout ce qui était écrit. Seulement l’anglais en fait semblait-il… Le problème était alors posé elle lisait couramment plus d’une dizaine de langues… Qu’elle ne se souvenait pas avoir étudié. Ce qui créait en elle un gros malaise qu’elle essayait d’oublier.

« et pour répondre à ta question, ma lampe ne veut plus démarrer… Mais avec un peu de chance mes piles ne sont pas mortes dans la chute et iront sur ta torche ! »


Elle s’était levée pour le rejoindre. Malgré la pénombre elle n’avait aucun mal à se repérer. Elle avançait tout de même avec précaution. Pas question de rentrer couverte de bleus. Bon en vérité elle voulait juste éviter de risquer de perdre son livre en tombant.

« Tu veux que je vienne vers toi ou tu arriveras à me trouver dans le noir ? »


Il est à noté qu'elle n'avait pas trouvé évident de demander au jeune homme ce qu'il faisait là.


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#   Lun 25 Aoû 2014 - 14:54

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Nathanaël attendit que l'inconnue prenne la parole. Il espérait sincèrement ne pas l'avoir trop effrayé, car ce n'était pas son but. Il était content d'avoir trouvé quelqu'un, car il se sentait soudain moins perdu, moins seul.

« Alors, tu as réussis à progresser en japonais ? »

Le jeune homme, surpris, ne répondit pas. Comment cette personne pouvait-elle savoir qu'il avait entrepris d'apprendre le japonais ? Il reconnaissait pourtant cette voix et mit rapidement un nom dessus, enfin presque. Il s'agissait de la bibliothécaire qu'il avait rencontré peu après son arrivée à Terrae. Il trouvait étrange de la recroiser en ce lieu.

« et pour répondre à ta question, ma lampe ne veut plus démarrer… Mais avec un peu de chance mes piles ne sont pas mortes dans la chute et iront sur ta torche ! Tu veux que je vienne vers toi ou tu arriveras à me trouver dans le noir ? »


Très bien, essayons.

Nathanaël ne voyait pas grand-chose, malgré le fait qu'il soit resté dans le sous-sol un bon moment. Il avança donc prudemment, gardant une main contre le mur et l'autre devant lui. En deux pas, il avait rejoint la jeune femme. Il devinait sa silhouette dans l'obscurité. Il espérait que cette proximité ne la gênerait pas. Sans plus attendre, il sortit sa lampe de poche, puis ouvrit l'emplacement des piles qu'il vida. Il plaça celles qui n'étaient plus utilisables dans la poche de sa jaquette.

Je suis prêt et n'attends plus que vos piles.

Il tendit sa main libre en espérant que son interlocutrice la trouverait. Nathanaël se réjouissait de retrouver de la lumière. Il trouvait tout de même cela angoissant de ne rien voir. Il se demandait comment faisait les personnes aveugles. Elles n'avaient pas le choix, elles, de demeurer dans l'obscurité.


Dernière édition par Nathanaël Lancer le Dim 21 Déc 2014 - 21:10, édité 1 fois
#   Dim 31 Aoû 2014 - 0:01

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« J’ai probablement ton âge à un ou deux mois près, ne me vouvoie pas s’il te plait. »

Dans le noir il ne faut pas faire de faux mouvements. De ça Ipiu en a conscience. Vous imaginez un peu le merdier si elle agissait dans la précipitation et faisait tomber les piles dans le noir ? Certes elle n’aurait aucun mal pour trouver la sortie. Elle la sentait. Ce qui était dérangeant en soi. Pourtant elle sentait que l’air était plus sec à sa gauche, c’était infime. Elle le sentait. Ce qui lui semblait anormal et l’effrayait un peu. Elle savait aussi que même sans cette différence elle aurait pu retrouver la sortie d’instinct. Ca lui foutait la trouille. Vraiment. Elle voyait ses limites repoussées de jours en jours ; comme bien souvent il est plus facile de définir quelque chose par ce qu’il n’est pas, aussi ne sachant plus ce qu’elle n’était pas elle ne savait plus ce qu’elle était.

Enfin, au moins, sur ce coup-là elle pouvait dire qu’elle était quelqu’un de prudent. Elle ne tend pas sa main dans le vide. Elle tient bien serrée dans sa main gauche la grosse pile qui alimentait précédemment sa lampe torche, et de sa main droite elle cherche celle du blond. Faut vraiment croire qu’elle ne tombait que sur des blonds à Terrae. Des blonds et plus grands qu’elle. Il faisait bien une tête et demi de plus qu’elle. En même temps elle était petite. Pas assez pour qu’on la trouve anormale cependant, mais elle ne dépassait que rarement ses pairs.

Elle réussit à se saisir de la main du jeune homme et grâce à sa sensibilité proprioceptive sa main gauche rejoint sa main droite. Quoi ? La sensibilité proprioceptive c’est quoi ? Simplement ce qui fait qu’on sait en permanence où sont nos quatre membres. Ce qui fait que les yeux fermés on arrive avec sa main droite à se saisir de son pouce gauche. Et si tu viens de vérifier si tu pouvais le faire ne te sens pas ridicule.

Elle hésita un instant à poser la question mais de toute manière elle n’avait rien à cacher de son côté, alors autant entretenir la conversation. Surtout que bon, la situation était des plus anormales… Et autre soucis. Ils ne se connaissaient pas. C’est con hein ? Mais quand on se retrouve dans une situation intimiste avec un quasi inconnu on meuble. Le silence ça fait peur dans ce genre de situation.

« Tu étais parti à la chasse aux fantômes ? »



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#   Jeu 4 Sep 2014 - 16:09

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Nathanaël sourit à la réflexion de la jeune femme. C'était une habitude chez lui de vouvoyer les personnes qu'il ne connaissait pas.

Très bien, avec plaisir.

Puis le silence s'installa entre les deux élèves de Terrae. Nathanaël entendait que son interlocutrice bougeait. Il se doutait qu'elle était en train d'ouvrir sa lampe de poche. Soudain elle lui agrippa la main et vint y placer une grosse pile. Le jeune homme ne put retenir un soupire de déception. Il n'avait pas pensé à ça... sa lampe avait besoin de deux piles moyennes. Ce n'était vraiment pas de chance ! Il réfléchit un instant à la manière d'annoncer la nouvelle à la bibliothécaire, mais cette dernière prit la parole.

« Tu étais parti à la chasse aux fantômes ? »

Nathanaël, surpris, fronça les sourcils. La chasse aux fantômes, lui ? Non, il n'y croyait pas. Il était vrai que sa présence ici semblait étrange et à y réfléchir, elle l'était.

Non, à vrai dire, je me suis donné comme but de visiter au moins une fois chaque lieu de Terrae. J'ai déjà pas mal progressé, mais il me reste encore quelques endroits à voir. Je n'arrivais pas à dormir cette nuit, alors plutôt que de me retourner cent fois dans mon lit, j'ai décidé de venir ici, au sous-sol, pour découvrir comment c'était. Ma lampe de poche est tombée en panne après une trentaine de minutes je pense. Depuis, j'essaie de faire confiance à mon sens de l'orientation pour retrouver la sortie, mais dans le noir, ce n'est pas évident. Et toi ? Tu te promenais aussi ?

Nathanaël marqua une courte pause avant d'enchaîner.

Au fait, tu ne m'as toujours pas révélé ton nom...

Il ne souhaitait pas la forcer à parler. Il était conscient que certaines personnes n'appréciaient pas de divulguer leur identité à des gens qu'elles ne connaissaient pas vraiment, mais il trouvait cela un peu bête de l'appeler « la bibliothécaire ».

Et pour info, ta pile n'est pas compatible avec ma lampe. On n'a pas de chance...


Dernière édition par Nathanaël Lancer le Dim 21 Déc 2014 - 21:11, édité 1 fois
#   Jeu 18 Sep 2014 - 21:53

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La réponse du jeune homme satisfaisait assez Ipiu à dire vrai elle comprenait le besoin de connaitre son environnement. Elle était elle-même assez habituée des lieux depuis un an… Elle en connaissait même certains que l’on pourrait nommer « secrets » comme de petites plateformes installées au sommet de quelques arbres par les terres… Enfin Sans doute par les terres vue que les dites plateformes n’étaient pas de bois morts mais un tressage de branches vertes… Certains ressemblaient à des hamacs. Bon, elle supposait qu’il y en avait bien plus qu’elle n’en avait recensés… Mais bon. Elle pensait que ce genre de lieu enchanteurs elle ne devait pas en parler, ils se découvraient seuls…

« Non, moi je suis venue ici pour que mon coloc arrête de me prendre pour une poule mouillée. J’avais prévu de passer la nuit à lire… J’avais même prévu des piles et trois livres de rechanges… mais pas d'ampoule... »


Oui beaucoup moins héroïque comme  situation… mais elle était là depuis bien plus longtemps. Elle ne put s’empêcher de rire quand il lui  dit ne pas avoir noté son nom. Oui elle rit parce que ça faisait de lui un gentleman. En effet son prénom était écrit sur le badge qu’elle portait fièrement sur son absence de poitrine à la bibliothèque. Bon okay, il avait aussi pu l’oublier, mais elle était optimiste…. Et en général même ceux qui ne se souvenaient pas de son prénom se souvenaient qu’il était bizarre. Donc elle pensait le meilleur. Toujours.

« Je m’appelle Ipiu. Ipiu Raspberry.  »


Elle n’insista pas sur le fait qu’il fallait prononcer U et non OU comme le faisaient les japonais. Elle était à l’oral. A l’écrit elle se débrouillait pour que les gens comprennent à l’oral elle savait qu’elle devrait répéter de toute manière.

Le pire qu’on lui ait fait était de croire qu’elle se foutait des gens auxquels elle se présentait. Non. Elle ne rigolait pas. Elle aimait même ce nom.  Alors elle emmerdait le monde.  Tu penses que c’est une blague ? Et bien elle t’appellera gros con par humour… Bref.

« On a deux solutions pour sortir d’un labyrinthe… soit on pose une main sur un mur et on ne l’en décolle pas… Soit on suit l’odeur de frais… Mais je dois t’avouer que je sais où est la sortie donc j’me fais pas trop de soucis… »


Et ouai. Elle était balaise. Bon okay. Elle savait où se situait en théorie la sortie. Non. Elle savait. Elle le ressentait comme si toute chose ici lui était familière alors qu’elle n’y était venu qu’une ou deux fois au par avant. C’était déroutant . Elle sentait plus qu’elle ne savait. C’était… bizarre.

« Par contre on en a pour au moins une vingtaine de minutes normalement donc je présume qu’on devra marché une petite heure avant de retrouver l’entrée… ou la sortie…. Tout dépend  du point de vue… Tu veux prendre le risque que je te guide ? Sinon on peut crier à l'aide à tour de rôle aussi... »


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#   Mer 24 Sep 2014 - 15:11

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La jeune femme répondit à Nathanaël qu'elle était venue ici pour prouver son courage à son colocataire. Elle avait donc prévu de la lecture et de la lumière en suffisance. Il trouva cette attitude étrange. Pourquoi vouloir prouver quelque chose à quelqu'un ? Ce qui importe, c'est de savoir ce que nous vallons. Cela suffit. Il secoua la tête. Il ne devait pas juger les gens aussi rapidement. Soudain, la bibliothécaire se mit à rire. Que se passait-il ? Il ne comprenait pas ce qu'il y avait de drôle. Il avait certainement raté quelque chose.

« Je m’appelle Ipiu. Ipiu Raspberry.  »

Était-ce pour cela qu'elle riait ? Parce qu'il lui avait demandé son nom ? Nathanaël réfléchit un instant. Il se souvint du badge qu'Ipiu portait à la bibliothèque, mais il ne l'avait pas consulté. Il préférait apprendre ce genre d'information de la personne elle-même. Était-ce si drôle que cela ? Le jeune homme préféra arrêter là ses spéculations. Pour être certain, il devrait lui poser la question, mais ne jugea pas cela utile. Après tout, elle avait ri. C'est toujours agréable d'entendre quelqu'un rire.

Enchanté Ipiu, c'est un prénom peu commun, mais ravissant.

Nathanaël ne cherchait pas à être charmeur. Il était juste sincère. Il trouvait vraiment ce prénom joli. Il se demandait d'où il pouvait venir, quel était son origine, son histoire. Le sien, par exemple, venait de la langue hébraïque et il signifiait, semble-t-il, « Dieu donne ». Il ne pensait cependant pas que ses parents en aient été conscients. Ipiu le sortit de ses pensées en lui donnant des astuces pour sortir de ce souterrain, avant de lui annoncer qu'elle savait où était la sortie. Nathanaël était assez impressionné. Non pas parce qu'il sous-estimait sa camarade, mais parce que, tout intelligent et doué qu'il était, il ne sentait rien. Il ne doutait pas qu'il finirait bien par trouver la sortie seul, la question était de savoir combien de temps cela lui prendrait.

« Par contre on en a pour au moins une vingtaine de minutes normalement donc je présume qu’on devra marché une petite heure avant de retrouver l’entrée… ou la sortie…. Tout dépend  du point de vue… Tu veux prendre le risque que je te guide ? Sinon on peut crier à l'aide à tour de rôle aussi... »

Nathanaël éclata de rire. Il s'imagina une fraction de seconde à hurler dans l'obscurité du sous-sol en compagnie d'Ipiu et cette vision était assez ridicule. D'autant plus que la jeune femme venait de lui annoncer qu'elle connaissait le chemin ou, du moins, qu'elle était capable de se repérer pour retrouver la sortie.

Non, ce ne sera pas nécessaire. Je te fais confiance et suis prêt à te suivre. Comment souhaites-tu procéder ?

Pour ne pas la perdre, il devrait trouver une astuce. Nathanaël se voyait mal tenir la main d'Ipiu pendant une heure. Premièrement, c'est une action qui peut être pleine de sens et, même si cela ne le gênait pas outre mesure, il savait que les femmes pouvaient être bien plus sensibles à ce genre de comportement. Du moins, plus sensible que lui... était-ce un point de vue un peu macho ? Cela n'était en tout cas pas pensé ainsi. Peut-être que s'ils discutaient tout en marchant, il parviendrait à la suivre sans trop de problème.



Merci Ipiu <3


Dernière édition par Nathanaël Lancer le Dim 21 Déc 2014 - 21:12, édité 1 fois
#   Ven 3 Oct 2014 - 19:35

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Non elle n’avait pas besoin de prouver quoi que ce soit… Juste elle trouvait ça beaucoup plus simple de partir une nuit et d’avoir la paix par la suite plutôt que de supporter les railleries de son camarade de chambrée. Elle ne lui avait jamais dit ce qui l’avait amené à Terrae dans les détails… Il pensait que le noir lui faisait peur ? Mais c’était en plein jour que l’horreur s’était déroulée sous ses yeux. Elle n’avait pas besoin de noir pour se remémorer ce qui lui faisait peur, ce qui lui fait mal. Non. Il lui suffisait de fermer les yeux. Elle était aussi forte pour tenir toute image terrifiante à distance. Il fallait bien cela pour continuer à vivre. Elle ne se justifia pas auprès de Nathanaël.

Elle ne réagit même pas à la flatterie. Elle savait que personne ne trouvait son nom beau. Comme personne ne trouvaient ses yeux beaux. Ils étaient dérangeants, troublants, mais certainement pas beaux.

Elle commençait à avoir froid. Bien que se sachant chaudement couverte, l’absence de luminosité créait toujours cette sensation de manque. Ce froid qui faisait hérisser des poils. Il lui fallait du mouvement pour se réchauffer. Le jeune homme décida qu’il voulait bien la suivre. Sans trop se poser de question elle rangea le livre, qu’elle tenait entre ses genoux le temps de remettre les piles dans la lampe, dans la poche de son abominable mais si confortable veste bleue.

Sans plus de cérémonies elle se saisit de la main du jeune homme. Elle savait que ce geste était interprété par les japonais de manière ambiguë mais elle n’était pas japonaise et le jeune homme ne semblait pas l’être non plus. Elle ne voyait qu’un geste pratique.

« Si tu perds l’équilibre n’hésite pas à t’appuyer sur moi, je te préviendrais des marches mais je ne connais pas assez bien ces couloirs pour te prévenir des endroits peu entretenus. »


C’était déjà exceptionnel qu’elle puisse se souvenir de la sortie et des escaliers non ? Elle n’y faisait même plus attention. Elle marchait d’un pas lent. Elle savait combien c’était difficile de marcher en aveugle tout en devant faire confiance à une tierce personne pour se guider.

« Au final, tu viens d’où ? »


Oui question comme une autre pour entamer une conversation.


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#   Sam 11 Oct 2014 - 19:18

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Nathanaël entendait Ipiu bouger à côté de lui, mais il attendit patiemment qu'elle lui réponde. Ce qu'elle ne fit d'ailleurs pas. Elle se saisit de sa main et l'entraîna à sa suite. Il retint un petit cri de surprise de justesse. Il ne s'attendait pas à une telle attitude. Cette jeune femme n'était pas comme les autres. Il ne put s'empêcher de sourire dans l'obscurité.

« Si tu perds l’équilibre n’hésite pas à t’appuyer sur moi, je te préviendrais des marches mais je ne connais pas assez bien ces couloirs pour te prévenir des endroits peu entretenus. »

Nathanaël lui répondit par un doux « ok ». Il était de plus en plus impressionné par la jeune femme. Venait-elle ici souvent pour connaître les souterrains aussi bien ? Il ne lui posa cependant pas la question. Ce qu'elle faisait de son temps libre ne le concernait pas. Les deux élèves avançaient lentement pour ne pas risquer de faux pas. Nathanaël devait simplement faire confiance à Ipiu, ce qui n'était pas évident puisqu'ils ne se connaissaient pas beaucoup, mais il y parvenait sans trop de problèmes, car elle semblait savoir exactement ce qu'elle faisait. Pour engager la conversation, elle lui demanda d'où il venait. À la simple évocation mentale de Londres, il fut plongé brutalement dans son passé. Nathanaël se revit rentrer à la maison après l'école, une journée ordinaire.

Pourtant, lorsqu'il arriva devant la porte ouverte, il comprit que quelque chose clochait. Dans l'entrée, il aperçut des traces de pas ensanglantés venant de la cuisine et sortant de la maison. Lentement, il s'avança et vit avec effroi sa mère égorgée gisant, dans une flaque rouge, sur le carrelage devant le four. Il eut un haut-le-cœur. C'était horrible, il y avait du sang partout. Continuant péniblement vers le salon, il se sentait de plus en plus mal, l'angoisse lui tordait le ventre. Une fois sur le seuil, il tomba à genoux devant le spectacle qui s'offrait à lui. Sur le tapis gisait son père mutilé, le visage déformé par la douleur. Il avait certainement cherché à se défendre et à défendre sa famille et les agresseurs s'étaient vengés en lui infligent de terribles supplices. Après quelques secondes à être resté figé, il finit par poser les yeux sur son frère attaché à une chaise. Il avait sûrement été obligé de tout regarder, de tout entendre, avant qu'on ne l'achève. Comment pouvait-on être si cruel ? Et pourquoi ? Il eut un nouveau haut-le-cœur et se mit à sangloter. Il sursauta lorsque des mains se posèrent sur ses épaules. Il n'avait pas entendu quelqu'un s'approcher. C'était sa voisine qui venait le rassurer, le réconforter. La police arrivait.

Il s'était crispé et serrait trop fort la main d'Ipiu, sans le remarquer. La seule chose qui occupaient son esprit était la douleur. Cette souffrance intense qui vous comprime le cœur. Soudain, il s'achoppa à une aspérité du sol et tomba. Par un réflexe qui peut paraître étrange, il lâcha la main de la jeune femme pour ne pas l'entraîner dans sa chute. À genoux sur le sol, les mains posées contre la pierre froide, il sentit les larmes lui monter aux yeux. Il s'était promis d'oublier. Pourquoi n'y parvenait-il pas ? Il lutta et finit par ravaler ses larmes. Il se redressa et se racla la gorge.

Navré... j'ai trébuché...

La voix du jeune homme ne laissa rien transparaître de ce trouble soudain. Il savait que ses propos étaient inutiles. Ipiu avait bien dû comprendre ce qui se passait, mais il devait dire quelque chose pour donner le change. Elle s'était certainement rendu compte qu'il avait eu un comportement étrange. Nathanaël reprit délicatement la main de la jeune femme et, en faisant un effort conséquent pour ne pas se trahir, répondit à sa question.

Je suis anglais. J'ai habité Londres toute ma vie.

Il ne savait plus quoi dire, quoi faire. Son cerveau s'était mis sur pause. Il aurait pu lui retourner la question, mais préférait ne pas le faire pour ne pas déclencher le même genre de réaction chez Ipiu. Les deux élèves marchèrent donc un court instant en silence. Pour ne pas resombrer dans ses pensées, Nathanaël devait se concentrer sur autre chose. Il eut finalement une idée.

Quel est ton cours préféré à l'école ? Moi j'adore les maths.

Ce n'était sans doute pas le meilleur sujet de discussion, mais il était parfait pour l'instant.



Merci Ipiu <3


Dernière édition par Nathanaël Lancer le Dim 21 Déc 2014 - 21:12, édité 1 fois
#   Mar 21 Oct 2014 - 21:39

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Autant pour elle. D’habitude demander à quelqu’un d’où il vient ça reste assez vague pour pas déclencher ce genre de réactions. Ne jamais parler de la famille était une chose, ne jamais parler de ce qu’on aimait en était une autre. Pourtant elle persistait à demander aux gens d’où ils venaient sorte de… Test de conscience sans aucun doute.

Elle se demandait comment une petite blanche bien portante comme elle pouvait avoir atterri ici. Elle trouvait que son histoire était bien minable comparée à tous ces drames dont elle entendait les dires dans des journaux humanitaires. Elle avait une théorie, les plus petites choses pouvaient créer les plus grands dommages si on n’était pas habitué à la souffrance. Tout était une question de tolérance, un peu comme les drogués quand on s’habitue à quelque chose on doit progressivement augmenter les doses pour pouvoir ressentir une sensation. Mais bon.

Elle ne savait pas quoi faire. Elle connaissait trop mais pas assez le jeune homme. D’un inconnu elle l’aurait pris dans ses bras sans réfléchir, lui elle savait qu’il cogitait. Elle l’imaginait bien se dire qu’elle avait abordé le sujet exprès pour le prendre dans ses bras. Ce qui n’était absolument pas le cas. Allez parler de statistiques à quelqu’un dans ces moments-là.

Elle décida de faire quelque chose à la limite entre ses instincts et ce qu’elle pensait que le jeune homme tolèrerait. Elle tendit sa main et toucha la tête de Nathanaël… La caressant gentiment. Il se redressa comme si de rien n’était prétextant d’avoir trébuché. Elle frotta ses mains entre les siennes et souffla dessus pour chasser les éventuels éclats qui s’y seraient fichés et faire repartir la circulation.

« Désolée. »


Pas un autre mot, ni un commentaire. Faire semblant qui ne s’était rien passé aurait été stupide, il s’était passé quelque chose. Le tout était de ne pas en faire une montagne.

« On était voisin, j’habitais l’autre côté de la manche ! »


Oui c’était optimiste, mais en même temps quand on vivait au Japon la France et l’Angleterre c’était la même chose au presque. Elle mit plus longtemps à répondre à sa question. Elle réfléchissait sincèrement. Elle voulait être institutrice quand à dire ce qu'elle préférait c'était dur.

« J’aime l’école en général. Autant l’algèbre que les langues étrangères, la philo que la physique. J’aime même l’EPS… Tu penses que je suis bizarre ? »



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#   Lun 27 Oct 2014 - 21:04

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Alors que Nathanaël était à genoux sur le sol, encore choqué par ses souvenirs qui étaient revenus le hanter sans crier garde, et au bord des larmes, Ipiu avait eu geste d'une tendresse infinie. D'une main douce, elle lui avait caressé les cheveux. Ce contact rassurant l'avait instantanément calmé, l'aidant à ravaler ses larmes. Il avait fermé les yeux un instant, puis s'était relevé en s'excusant d'avoir trébuché pour essayer de donner le change, mais il savait qu'elle avait compris. Alors qu'il tentait de cacher son trouble, de la même manière qu'il essayait d'occulter les fantômes de son histoire, la jeune femme avait placé ses mains dans les siennes et, d'un nouveau geste doux, avait soufflé dessus. Puis, elle s'était excusée d'un simple mot. Accepter, mais ne pas dramatiser... Nathanaël se demanda si ce n'était pas ça la clef, la solution à son problème. Un instant, il eut un doute sur ce qu'il devait faire. Il s'était promis d'oublier, il était vrai, mais... et s'il se trompait ? Et s'il était impossible de tout effacer de sa mémoire ? Comment les autres faisaient-ils pour vivre avec leur vide ? Il se promit de réfléchir à tout ça. En attendant, il avait trouvé, en la personne d'Ipiu, un doux réconfort.

Merci...

Ce n'était qu'un murmure, presque inaudible malgré le silence du souterrain. Nathanaël prit ensuite une grande inspiration, comme pour marquer un changement, et il répondit à la question. Un léger silence s'installa, car il ne savait plus quoi dire. Son cerveau fonctionnait au ralenti. Ipiu lui annonça cependant qu'elle habitait de l'autre côté de la Manche et que, par conséquent, ils étaient presque voisins. Cette idée le fit sourire. Vu depuis le Japon, il était vrai que c'était le cas. Il trouvait impressionnant ce que la perspective changeait dans notre manière de voir le monde et comment tout cela était subjectif. Nathanaël lui demanda ensuite ce qu'elle appréciait comme cours et, lui, avoua qu'il adorait les maths. Ipiu ne répondit cependant pas tout de suite, sans doute réfléchissait-elle.

« J’aime l’école en général. Autant l’algèbre que les langues étrangères, la philo que la physique. J’aime même l’EPS… Tu penses que je suis bizarre ? »


Le jeune homme eut un petit mouvement de surprise.

Tu... tu es sérieuse ? Bien sûr que non tu n'es pas bizarre ! Ou alors, je suis aussi étrange que toi.

Il appréciait avoir trouvé quelqu'un d'aussi curieux que lui, ou, du moins, qui s'intéressait à tant de choses différentes. Ipiu devait être quelqu'un de très cultivée. Ajouter à cela le fait qu'elle adorait les livres et le compte est bon ! Nathanaël se demandait s'il existait beaucoup de monde comme eux. Dans son ancienne école, il n'avait croisé personne de ce genre. Les autres étudiants aimaient généralement une ou deux matières, mais pas plus. La règle était : « Si tu aimes les maths, alors tu détestes les langues et inversement. Si tu aimes la philosophie, alors tu détestes le sport. Etc... ». Il trouvait cela tellement... réducteur, opprimant et détestable. Pourquoi ne pouvait-on pas apprécier plusieurs branches, même celles qui semblaient s'opposer selon l'opinion publique ? Il trouvait cela immature.

Je t'ai dit que j'aimais les maths... ce qui est vrai, mais en fait, ce sont les sciences en général que j'apprécie le plus. Les autres matières m'intéressent aussi énormément. J'adore découvrir de nouvelles choses et comme j'ai plutôt une bonne mémoire, eh bien je retiens facilement, ce qui me permet de comprendre encore davantage de choses. Je...

Nathanaël s'arrêta soudainement de parler. Il se rendit compte que ces propos pouvaient être interprétés comme de la vantardise, ce qu'il ne souhaitait pas. Il réfléchit donc au moyen d'exprimer ce qu'il souhaitait le plus simplement possible.

Erhm... j'aime la connaissance, en fait.

Il retint un soupir. Ce n'était peut-être pas mieux comme formulation...



Merci Ipiu <3


Dernière édition par Nathanaël Lancer le Dim 21 Déc 2014 - 21:13, édité 1 fois
#   Sam 1 Nov 2014 - 20:52

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Dans le noir il n’est pas de la plus simple évidence de faire confiance à ses sens. C’est même carrément traitre. Pourtant Ipiu ne scie même pas. Elle se fait confiance et elle sait qu’elle ne tombera pas. De cette certitude nait du courage. Elle ne veut avoir peur de rien d’autre que de l’oubli. Oublier qui elle aime et de qui elle est aimée. Peut-être est-ce le temps son pire ennemie.

Ils recommencent à marcher main dans la main, peut-être que sans la présence du jeune homme elle se trouverait moins courageuse. Peut-être que la solitude la rendrait couarde, mais cette main chaude dans la sienne est réconfortante. Ipiu a appris à être forte non pas pour elle mais pour les autres. C’est de là que vient sa force. De ce besoin d’exister pour autrui.

Peut-être que sa présence la galvanisait et qu’en son absence elle aurait été morte de peur.

Elle ne cherche pas à suivre les pensées du jeune homme, elle ressent son vague à l’âme et son soudain enthousiasme. Son plaisir à rencontrer quelqu’un comme lui. Est-ce la jeune femme ou la tonnerre solaire qui savait ça ? Les deux sans doute elle captait toujours un bruit de fond d’humeur des gens.

« Je crois que je n’aime pas la connaissance, j’aime apprendre. Mais dans le fond je crois que je comprends ce que tu veux dire. »


Elle n’aimait pas le point d’arriver, elle aimait le chemin qu’il fallait faire pour arriver à la connaissance. Elle ne voyait pas le but elle voyait le plaisir qu’elle avait à apprendre toujours plus. Elle était pourtant le genre de personnes qui retenait tout ce qu’elle lisait tout ce qu’elle voyait aussi. Elle avait des facilités mais elle avait besoin de temps pour assimiler. Elle s’exerçait autant que faire se pait. Elle travaillait car retenir une formule n’était pas savoir l’appliquer, connaitre les mots n’étaient pas les comprendre. Enfin pas toujours.

« Tu préfères étudier par toi même ou avec un professeur ?"



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#   Dim 21 Déc 2014 - 21:59

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« Je crois que je n’aime pas la connaissance, j’aime apprendre. Mais dans le fond je crois que je comprends ce que tu veux dire. »

Nathanaël hocha la tête aux propos d'Ipiu, puis, réalisant qu'elle ne pourra pas le voir, exprima sa pensée à voix haute.

Apprendre est assez galvanisant, je suis d'accord avec toi.

Mais pour le jeune homme, il y avait plus. Il y avait la satisfaction de savoir et de comprendre. Peut-être était-ce une sorte de pouvoir sur le monde, mais lui ne l'appréhendait pas négativement. Il tâchait de ne pas profiter de ses connaissances pour avoir l'ascendance sur quelqu'un, au contraire, il préférerait donner son aide et faire profiter son savoir aux autres. Sans doute était-il, dans ce domaine, l'exacte contraire d'Ipiu. Elle aimait l'apprentissage et non le savoir, alors que lui visait le but ! Il appréciait le chemin seulement parce qu'il savait qu'au bout il y aurait quelque chose de nouveau et de plus grand.

« Tu préfères étudier par toi même ou avec un professeur ?"

Les propos de la jeune femme le sortit de sa réflexion. Nathanaël réfléchit un instant. Il ne savait pas vraiment ce qu'il préférait.

L'un et l'autre ont leurs avantages... j'apprends beaucoup en autodidacte. J'apprécie cette manière de faire, car je vais à mon rythme, mais je pense que je passe parfois à côté de certaines notions ou des détails qu'il me serait important de maîtriser pour aborder d'autres sujets ou avoir une plus large vision des choses. En ce sens, l'apprentissage avec un professeur à l'avantage d'amener un éclairage nouveau sur une matière : le point de vue du professeur. Il appuie les notions les plus importantes, peut compléter son enseignement. C'est enrichissant, mais beaucoup plus lent puisqu'il faut suivre le rythme des autres élèves de la classe...

Nathanaël marque une courte pause, puis sourit.

En fait, dans l'idéal, il me faudrait un prof particulier pour que je puisse progresser à mon rythme.

Le jeune homme prit un temps pour imaginer cette éventualité. Jusqu'à maintenant, il s'est généralement ennuyé en cours, malgré les deux classes qu'il avait sautées. Il suivait cependant le programme imposé, mais complétait sa formation dès qu'il arrivait à la maison. Il passait le plus clair de son temps à apprendre. Il y avait tant de nouvelles choses à découvrir, à comprendre, qu'il savait qu'il n'arriverait jamais au bout. S'il avait eu la chance d'avoir un professeur particulier depuis le début, non, il n'arrivait pas à imaginer où il en serait actuellement. C'était trop grandiose pour être imaginé... Il redescendit de son nuage.

Désolé, parfois ce que je dis peut paraître arrogant...

D'habitude, il ne se souciait pas trop de ce que les autres pouvaient penser de lui, mais il appréciait Ipiu et il ne souhaitait pas passer pour quelqu'un qu'il n'était pas... enfin, il l'espérait...



Merci Ipiu <3
#   Lun 22 Déc 2014 - 1:45

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Comme souvent la jeune fille écoute. Elle se met à la place du jeune homme qui apprend pour connaitre. Elle peut comprendre ça. Un savoir est un acquis qui n’est jamais perdu ! Quand on sait quelque chose même quand on perd tout on ne l’oublie pas. Elle comprend ce besoin de savoir, et en même temps, elle ne s’y résoudra jamais, si on fixe le but il arrive un jour où il n’y a plus rien a apprendre, un jour où l’on finit par croire que l’on sait tout. Et oublier le plaisir qu’il y a à découvrir.

Elle sourit dans le noir s’imaginant aventurière à la découverte du savoir. Elle a sans doute besoin d’une recherche de plaisir sans fin, un peu comme une droguée en fait. Ca doit être ça en fait, une droguée aux études. Ca craint. Elle se ferait lyncher dans une classe de quatrième normale si elle pensait comme ça.

Elle sourit quand il expliqua comment il apprenait. En fait sa méthode n’était pas loin de celle de la jeune fille… Qui n’avouerais jamais qu’elle maitrisait déjà le programme de quatrième, du collège et sans nul doute du lycée. Elle avait pour habitude d’apprendre complètement en autodidacte, elle prenait un sujet, lisait tout ce qu’elle trouvait dessus et quand ça ne suffisait pas cherchait sur internet. Elle trouvait toujours des thèses pointues sur les différents sujets qu’elle étudiait. Elle ne l’admettrait sans doute jamais, elle avait quelque part honte. Honte d’en savoir autant, honte de sa prétention. Honte d’être celle qu’elle ne devrait pas être.

« Je pense que je te trouverais arrogant si je ne l’étais pas plus encore… Je veux devenir institutrice et je maitrise de nombreux sujets… Si tu le désires je pourrais être ton professeur particulier si tu cherches à étudier ces sujets que je maitrise. »


Oui. Elle sait qu’elle a le niveau pour enseigner certaines notions, mais elle sait qu’elle n’a pas la maitrise de l’enseignement. Ce qu’elle souhaite apprendre c’est à enseigner. Elle a lu quelques livres sur la didactique, mais comme souvent ce qui lui manque c’est la pratique. Elle s’arrête presque brusquement veillant cependant à rester bien stable et à bien tenir la main du jeune homme pour qu’il ne risque pas de tomber.

« On est arrivé ! »


Elle pousse une poignée et la frêle lueur du rayon de lune frappe les marches d’un escalier. Cela pourrait presque les aveugler après tout ce temps dans la parfaite obscurité.


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