Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Les fantômes sont-ils chatouilleux ? [terminé]
#   Mar 23 Déc 2014 - 23:23

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« Je pense que je te trouverais arrogant si je ne l’étais pas plus encore… Je veux devenir institutrice et je maitrise de nombreux sujets… Si tu le désires je pourrais être ton professeur particulier si tu cherches à étudier ces sujets que je maitrise. »

Les propos d'Ipiu intriguèrent fortement Nathanaël. Il venait de se vanter un peu malgré lui d'être un surdoué et elle, elle lui proposait d'être sa professeure particulière. Était-elle, elle aussi, une surdouée. Cela ne faisait aucun doute. Il considéra un instant la proposition faite par la jeune femme. Il y avait quelque chose de plaisant dans l'idée de progresser avec quelqu'un de son niveau. Sans doute Ipiu avait-elle de nombreuses choses à lui apprendre et peut-être que lui aussi aurait des connaissances à transmettre, mais avant tout, c'était une opportunité pour la jeune femme d'apprendre à apprendre, il en avait conscience.

Avant qu'il ne puisse répondre, Ipiu s'arrêta. Il fut surpris, mais elle tenait fermement sa main, ce qui l'aida à ne pas tomber. Une chute pendant la soirée, c'était bien suffisant ! Elle lui annonça alors qu'ils étaient arrivés. Nathanaël eut un instant d'hésitation, avant de se souvenir de la situation. Il s'était perdu dans les sous-sols et, après avoir rencontré Ipiu, ils avaient cherché la sortie ensemble... enfin, disons plutôt qu'elle l'avait guidé sans hésitation vers l'extérieur.

Lorsque la jeune femme ouvrit la porte et qu'un rayon de lune apparut sur les escaliers, Nathanaël sentit comme un pincement au cœur. Pourquoi ce moment passé en agréable compagnie devait-il se terminer si vite ? Il n'avait jamais rencontré quelqu'un d'aussi extraordinaire qu'Ipiu. Il la connaissait peu, mais il avait la sensation qu'ils pourraient devenir amis en peu de temps. En quittant les souterrains, le jeune homme eut l'impression de recouvrer la vue. Il profita de la lumière lunaire pour observer une nouvelle fois son interlocutrice.

J'accepte ta proposition avec plaisir. Je suis persuadé qu'on peut apprendre beaucoup de choses l'un de l'autre.

Il marqua une courte pause avant d'enchaîner.

Merci de m'avoir sorti de là. J'y serais encore si je ne t'avais pas rencontrée. Encore désolé de t'avoir effrayée. Si tu le souhaites, nous pouvons encore marcher un moment et parler, mais comme il se fait tard, je comprendrais que tu souhaites aller te coucher.

Pour la première fois ce soir-là, il put lui sourire visiblement.



Merci Ipiu <3
#   Mer 24 Déc 2014 - 0:33

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La lumière leur rend la vue, les éblouis même. A avoir marché trop longtemps dans le noir on prend la lune pour le soleil. Ils montent les dernières marches, elle ne lâche sa main qu’une fois qu’ils sont sur sol plat. Elle ne voudrait pas qu’il tombe maintenant. Ce serait bête. Elle le libère autant qu’elle se libère, elle sourit aux étoiles, elle prend plaisir à la bise froide qui souffle. Elle est heureuse de ne plus sentir le renfermé de la cave. Il lui en faut peu pour être heureuse.

Il accepte son aide pour travailler, et cela la ravie. Elle sait qu’elle connait de nombreux sujets, elle ne se dira jamais surdouée, bien que quelque part elle le soit. Elle se prétendra plus bosseuse que douée. Elle lit tout, elle retient tout. Elle fait le tri. De ça elle ne dira rien. Elle se réjouit de pouvoir étudier avec quelqu’un.

Elle réajuste sa veste à fleurs. Le courant d’air la fait frissonner ce qui la ravit. Elle se senti vivante et de cela elle ne se lassera jamais.

« Alors nous serons compagnons d’études. Merci ! »


C’est une relation sociale qui ne doit pas exister dans le monde réel mais dans le monde d’Ipiu. Elle enseignait déjà à il Lucky, mais ce n’était pas pareil. Pour son colocataire elle devait plus faire attention à ce qu’il travaille que lui apprendre quelque chose. Elle corrigeait, aidait et était plus une préceptrice qu’une enseignante.  Il lui dit que sans elle il ne s’en serait pas sorti… Peut-être que c’est pour cela que les souterrains sont interdit aux étudiants finalement. Ils se perdaient et on ne retrouvait que leurs cadavres en décomposition. Ou pas.

« La prochaine fois que tu te perds dans un labyrinthe, touche un mur, toujours le même, comme ça si tu avances normalement tu ne retombes pas au même endroit quitte à parcourir les deux côtés d’une même allée. Et puis j'ai plus été effrayée par mon livre que par toi ne t'inquiète pas ! »


Bien sûr ça ne marchait que si le labyrinthe n’était pas cantonné en secteurs clos… Mais bon ça marchait les ¾ du temps. Il lui proposait de continuer à se balader.

« Je ne comptais pas rentrer ce soir, si je rentre mon coloc va dire que j’ai eu peur et je vais en entendre parler pendant des semaines. Je sais que je n’ai rien à lui prouver, mais c’est plus simple de faire ce qu’il attend de moi plutôt que de lutter vainement pour des broutilles. »


Elle se tourne vers lui redécouvrant son visage dont les traits n’étaient pas si frais sans sa mémoire. Il fait jeune, mais il a se regard. Ce regard qu’ils ont tous ici. Ce regard qui dit j’ai vécu.

« Tu veux aller quelque part en particulier ? »


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#   Dim 28 Déc 2014 - 0:38

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Nathanaël apprécia l'expression "compagnons d'études". C'était exactement ce qu'ils étaient dès à présent et il était impatient de voir ce que leur rencontre allait donner. Le jeune homme prit un instant pour redécouvrir l'odeur de l'air frai, la beauté d'un ciel éclairé, la liberté. Il n'était resté que quelques heures dans les sous-sols de l'école, mais cela lui avait paru être des jours ! Enfin, la première partie de son aventure, car après avoir croisé le chemin d'Ipiu, tout s'était accéléré. Elle lui avait lâché la main dès qu'ils étaient arrivés au sommet de l'escalier, à partir du moment où il ne risquait plus de tomber. Nathanaël avait eu un léger sourire face à cette délicate attention. Il se demanda un instant combien de temps cela lui aurait pris de se débrouiller tout seul. Sans doute aurait-il finit par retrouver la sortie, mais certainement pas avec autant de rapidité et d'efficacité que sa camarade. Il hocha la tête lorsqu'elle lui donna un conseil sur la manière de retrouver son chemin dans un labyrinthe. N'était-ce pas la stratégie qu'il avait adoptée avant de la rencontrer ? Il n'en était pas sûr, il ne se souvenait pas bien. Sans doute avait-il ressenti plus d'émotions, de peur, qu'il ne voulait bien l'admettre.

Nathanaël sourit lorsqu'elle lui annonça qu'elle n'avait aucune intention de rentrer à cause de son colocataire. Le jeune homme ne put s'empêcher de rire, pas pour se moquer, mais la situation semblait si... étrange.

Je crois que je peux comprendre. Je compatis. Ce ne doit pas être facile tous les jours de vivre avec un colocataire pareil. J'espère qu'il ne t'embête pas trop. Moi, je suis seul, c'est bien plus simple.

Nathanaël lâcha un sourire. Oui, la solitude avait du bon... parfois.

Non, mais je te propose de simplement déambuler. Sinon, il y a le parc non loin d'ici. Nous pourrions aller nous asseoir sur un banc. Tu es peut-être un peu fatiguée de marcher?

Ipiu allait certainement répondre négativement, mais il trouvait important de lui poser la question et de lui laisser le choix.


[hrp : hello, désolée pour le temps de réponse, mais je ne suis pas à la maison et je n'ai que ma tablette, donc ce n'est pas l'idéal pour rp. Je mettrai la couleur et corrigerai une fois que je serai de retour chez moi (demain ou après-demain je l'espère! Mais j'avais trop envie de répondre, donc j'ai craqué ^^']



Merci Ipiu <3


Dernière édition par Nathanaël Lancer le Jeu 1 Jan 2015 - 16:49, édité 1 fois
#   Dim 28 Déc 2014 - 22:10

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Les nuits d’été sont normalement plus chaudes que la présente nuit, ou peut-être qu’elle n’avait pas l’habitude de sortir à une heure si éloignée du coucher de soleil ou de l’aube. Elle frissonne et se met à bouger car comme tout le monde le sait dans l’énergie dépensée par le muscle pour faire des mouvements 20% se transforme en énergie mécanique et 80% en énergie thermique.

Elle a dépassé le stade où elle est fatiguée, normalement chez elle ça fonctionne par paliers, quand elle est fatiguée si elle ne va pas se coucher la fatigue retombe… enfin ça c’était avant d’arriver à Terrae, depuis qu’elle est là elle dort mal. Voir pas du tout certaines nuits, comme de nombreuses autres personnes à Terrae.

C’est sans doute la nuit que c’est le plus dur pour les jeunes terraetiens, quand plus aucune lumière ne règne, plus rien ne tient les cauchemars éloignés. Quand elle était dans les dortoirs, certaines nuits elle ne dormait pas à cause de ses craintes, d’autres parce qu’elle calmait celles de ses camarades.

« Tu sais je l’embête plus qu’il ne m’embête. Lui laisser quelques victoires l’aide à me supporter ! »


Elle dit ça avec le sourire, sur le ton de la plaisanterie mais c’était totalement vrai, même s’ils n’étaient pas un couple (enfin ça dépendait sérieusement aux yeux de qui… tous les tonnerres pensaient le contraire…) ils devaient sans cesse trouver des compromis. C’était une petite victoire à chaque fois qu’ils se réconciliaient après une dispute. C’était des petits bonheurs dans le cœur de l’enfant, celui d’avoir un ami avec qui leur amitié comptait plus que leurs disputes.

Elle saute un peu dans tous les sens histoire de se réchauffer, elle ne serait pas en jupe elle serait en train de faire la roue et un peu n’importe quoi en fait pour se réchauffer. Pour l’istant elle se contente de sautiller, de frapper dans ses mains et d’avoir l’air cruche. Quand elle n’a plus froid elle s’arrête.

« Direction le parc alors ! Ca sent bon la nuit là bas ! Il y a un chèvrefeuille qui embaume l'air ! Et j'ai même trouvé quelques belles de nuit ! »


Un silence, elle réfléchit, elle assise sur un banc… Ca ne s’est pas souvent vu !

« Tu sais grimper aux arbres ? »


[Han ! ton message m'a fait trop plaisir ! <3 <3]


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#   Jeu 1 Jan 2015 - 19:57

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Lorsqu'Ipiu se mit à bouger sur place, Nathanaël comprit tout de suite qu'elle avait froid et qu'elle tentait de se réchauffer. Pourquoi n'y avait-il pas pensé ? Sans doute parce que sa jaquette lui tenait suffisamment chaud. Il voulut la lui proposer, mais déjà elle répondait à ses remarques concernant son colocataire. Elle avait le sourire.

« Direction le parc alors ! Ca sent bon la nuit là bas ! Il y a un chèvrefeuille qui embaume l'air ! Et j'ai même trouvé quelques belles de nuit ! »

Nathanaël se contenta de hocher la tête avec un sourire. Il aimait beaucoup se promener dans le parc et était toujours étonné de la profusion de plantes variées qui y poussaient. Parfois, il se demandait si quelqu'un y travaillait, car il y régnait un certain chaos. Peut-être cherchait-on un jardinier ? Il devrait se renseigner. Il lui semblait avoir vu un panneau d'affichage quelque part. Oui, il y jetterait un coup plus tard, lorsque le jour se serait levé. Il fallait vraiment qu'il se trouve un travail.

« Tu sais grimper aux arbres ? »

La remarque d'Ipiu le tira de sa réflexion. Il ne put retenir un rire.

Oui, bien sûr ! Enfin, je dois avouer que cela fait longtemps que je ne l'ai pas refait.

Son visage s'assombrit un instant, car il avait l'habitude de jouer avec son frère dans les arbres lorsqu'ils étaient enfants, mais il chassa rapidement cette tristesse. Il avait eu son lot de souvenirs traumatisant pour aujourd'hui et il ne souhaitait pas revenir là-dessus. Il apprécia cependant d'y être moins sensible que dans les sous-sols.

Mettons-nous en route et nous verrons !

Ainsi, les deux compagnons se mirent en route vers le parc. Ipiu semblait s'être un peu réchauffée.

Ma proposition vient sans doute un peu tard, mais si tu as froid, je peux te prêter ma jaquette. Elle est plutôt épaisse et te tiendra chaud.

[hrp : finalement, cela m'aurait pris plus de temps que prévu, navrée !]



Merci Ipiu <3
#   Jeu 1 Jan 2015 - 20:58

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Ca faisait un moment qu’elle n’avait pas grimpé aux arbres la nuit en fait cette mauvaise habitude lui avait passé quand elle avait quitté les dortoirs communs. Elle n’avait plus besoin de venir se réfugier dans ce genre d’endroit pour trouver un peu de solitude la nuit. Elle ne cherchait plus non plus la solitude. Elle avait… changé.

La douleur était toujours présente bien sûr. Parfois elle lui coupait le souffle. Mais le plus souvent elle réussissait à vivre avec, à la mettre de côté. Elle ne se sentait plus aussi vide que l’année précédente à son arrivée. Elle avait accepté, c’était triste et c’était beau. Elle avait accepté le départ de celui qu’elle avait aimé. Elle avait accepté qu’il serait toujours dans son cœur… Et par-dessus tout elle avait accepté de continuer à vivre sans lui.

Alors ce soir là elle se sentait vivante. Elle avait envie de mouvement. Elle aimait les nuits d’été. Celles qui sentent bon, celles où une bise souffle et rafraichit l’air. Elle souriait au ciel, à la lune, aux étoiles… et aussi à son compagnon.

Elle sentit que sa proposition l’avait fait chanceler. Pas physiquement, mais mentalement. Elle le sentit vaciller. Elle avait encore réveillé des souvenirs douloureux… pour la seconde fois dans la soirée. Nathanaël allait vraiment finir par la détester. Elle ne s’excusa pas cette fois, se promettant plutôt de lui donner de bons souvenirs pour une fois.

Elle ne jouerait pourtant pas de ses pouvoirs, elle n’était pas assez douée pour ça. Elle préférait apporter de la chaleur humaine plutôt qu’un quelconque maléfice. Ou sortilège. Tout dépend du point de vue.

« Longtemps ? Je passerais derrière pour t’assurer ! »


Il ne sera pas dit qu’Ipiu Raspberry précipite ses petits camarades dans les airs. Elle se sent capable de beaucoup de choses en cette drôle de soirée, et assurer la sécurité du jeune homme pendant leur escalade lui semble être l’une des moindres. Elle se sent presque capable de déraciner des montagnes.

« Merci de l’offre mais je n’ai plus froid, bouger est un bon remède ! Et puis c'est toi qui finirait par t'enrhumer !»


Bientôt ils se retrouvent dans le parc. Elle aime cet endroit même sans être une Terre. Elle sait qu’ils y font pousser de tout et n’importe quoi… certaines mauvaises langues diraient qu’on y trouve même des plans de cannabis. Mais ce ne sont pas là les plantes les plus dangereuses qu’on puisse trouver… Les pavots peuvent fournir de l’opium a qui connait la recette. Elle a veillé à ce que le seul livre la donnant ne soit disponible que si on le demande et pas directement en rayon et bien peu sont ceux qui l’ont emprunté.

« Tu préfères quels arbres ? Petite j’aimais les chênes et les hêtres, mais les cerisiers sont plus nombreux ici ! Enfin, dis moi le nom d’un arbre et je te dirais si j’en ai déjà vu ici !»


[hrp : Pour te punir je réponds vite ! gnéhéhéhé !]


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#   Jeu 1 Jan 2015 - 22:40

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Comme il s'y attendait, Ipiu refusa son offre concernant sa jaquette. Il avait, en effet, proposé trop tard et puis, il devait avouer que la remarque de la jeune femme était pertinente. Il n'avait actuellement pas froid, car il avait son vêtement sur le dos. Une fois enlevée, rien ne le protégerait plus de la morsure du vent.

Une fois arrivé dans le parc, Nathanaël se détendit. Décidément, cet endroit était vraiment magique... il rit intérieurement. Tout Terrae était magique, c'était un peu bête dit comme cela. La magie... le jeune homme se demandait bien quel pouvoir il allait recevoir lors de son initiation. Ce qu'il avait lu quelques semaines en arrière et les discussions qu'il avait pu avoir avec d'autres étudiants ne l'avaient pas beaucoup aidé. Le pouvoir était défini par le caractère de la personne, mais cela était tellement vague ! Avec ces informations, il avait pu établir une sorte de profil type par pouvoir, mais il ne se reconnaissait complètement dans aucun d'eux... ou disons qu'il possédait des caractères propres à chaque élément. Comment faire le tri ? Il ne se connaissait sans doute pas assez et puis ses informations n'étaient pas suffisantes non plus. Comment résoudre un problème quand on n'avait pas toutes les données nécessaires. Il réfléchit ensuite aux pouvoirs liés à l'affinité. Tous semblaient très attrayant... sauf la voyance peut-être. Il n'aimait pas l'idée de connaître l'avenir, si c'était bien de cela qu'il s'agissait...

Nathanaël jeta un coup d’œil à Ipiu et se demanda si elle avait déjà passé l'initiation. Elle semblait être à Terrae depuis un moment. Elle travaillait à la bibliothèque et y était très à l'aise, elle connaissait bien les souterrains, ce qui n'était pas rien et, enfin, elle semblait connaître plutôt bien les fleurs du parc. L'information qui lui manquait cependant, c'était de savoir après combien de temps passé ici un élève recevait son initiation. Cela ne lui donnerait aucune certitude, mais aurait l'avantage de lui donner une petite idée, un indice. Il retint un soupire. Pourquoi se poser tant de questions ? Le jour viendrait où il la passerait et alors il saurait, voilà tout. Et en ce qui concernait Ipiu, il n'avait qu'à lui demander, mais préférait garder cela pour plus tard. Ce n'était pas si important, une simple curiosité.

« Tu préfères quels arbres ? Petite j’aimais les chênes et les hêtres, mais les cerisiers sont plus nombreux ici ! Enfin, dis moi le nom d’un arbre et je te dirais si j’en ai déjà vu ici !»

Les deux compagnons s'étaient arrêtés. Nathanaël réfléchit un instant.

Eh bien, commençons par un chêne... et si je me débrouille bien, nous pourrons essayer le cerisier. Je n'ai jamais essayé de grimper sur un tel arbre. J'ai par contre déjà escaladé beaucoup de chênes. Tu me montreras.

Il sourit. C'était à lui de prendre les devants, puisqu'Ipiu s'était gentiment proposé d'assurer ses arrières en cas de chute. Il s'avança donc vers un beau chêne non loin d'eux. Ce n'était pas la même espèce que ceux qui se trouvaient dans le parc à côté de chez lui, mais cela ne le gênait pas. La première branche était assez haute, mais heureusement pour lui, il était plutôt grand. Il parvint en sautant à attraper la branche avec ses mains, puis, faisant jouer ses muscles entraînés, il s'y hissa. L'exercice était grisant ! Le reste de l'ascension serait plus aisé. Il lui faudrait simplement bien faire attention à où il mettrait les pieds. Il grimpa sur la 2e branche, puis se retourna pour attendre Ipiu. Il serait là si elle avait besoin d'aide, mais il se doutait que la jeune femme n'en aurait pas besoin.

[hrp : niark ! :P]



Merci Ipiu <3
#   Jeu 1 Jan 2015 - 23:18

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Et en effet la gamine n’avait pas besoin d’aide. Elle n’était pas tout à fait aussi grande que Nathanaël aussi eu-t-elle besoin d’un peu d’élan pour se saisir de la branche. Elle aurait pu l’atteindre en sautant sans élan, mais elle aurait eu plus de mal à s’y accrocher. Elle avait réfléchis un instant à monter directement le long du tronc mais elle désirait être assez proche du blondinet pour le rattraper.

Oui, encore un blond, à croire que toutes les personnes avec qui elle s’entendait bien à Terrae étaient blondes ! Elle sourit à cette idée, se mit à courir, un dernier appui et elle décolla, fauchant la branche d’une main. Elle resta un instant suspendue ainsi à se balancer, la sensation était grisante. Elle ramena son autre main sur la branche et se hissa à la force de ses petits bras.

Vous connaissez la devise : petit mais puissant.

"Les cerisiers ont des branches moins épaisses, mais plus basses !"


Elle aussi avait appris à grimper dans des chênes lui semblait-il. Les souvenirs de son enfance étaient bien flous. Elle se disait que trop de chocs finissent par faire disparaitre les souvenirs heureux. Elle s’était un instant demandé si, si Terrae avait existé à la mort de ses parents … enfin avait déjà été reconstruite… Elle s’était demandé si elle y aurait été acceptée à cette période là. Sans doute pas. Elle n’avait alors jamais totalement perdu espoir.

Elle se redresse en équilibre sur la branche avec une seule envie, sauter sur la prochaine. Ce qu’elle ne fera pas. Cela ferait trop trembler la branche sur laquelle elle atterrirait et risquerait de faire tomber le jeune homme. Jeune homme qui se débrouillait fichtre bien !

« Je confirme ! »


Elle avance telle une funambule se rapprochant du tronc vers un endroit où les branches sont plus épaisses.

« Tu n’es vraiment pas arrogant. Tu te débrouilles très bien.»


Parce que bon, faut pas croire mais monter comme ça la nuit ça demande un des muscles, deux un sacré culot. On ne voit pas bien loin, et même si la lune éclaire la scène de sa lumière d’argent il faut beaucoup de confiance en soi avant de se lancer. Elle elle a l’habitude, mais lui ne l’a pas. Même s’il avait fait cela longtemps auparavant, il le faisait sans hésitation.

Un petit courent d’air se glissa entre ses genoux la faisant frissonner. Lui rappelant aussi autre chose d’important, elle était en chemise de nuit sous son pull. Heureusement qu’elle était dessous, ses dessous justement resteraient cachés ! Elle n’était pas vraiment une exhibitionniste ! Elle n’avait pas honte de ce qu’elle était, mais n’appréciait pas nécessairement de le montrer. Elle attendit qu’il se saisisse d’une autre branche pour le suivre. Elle le suivait toujours à tout au plus un bras de distance, histoire de laisser de la stabilité aux branches mais de pouvoir le rattraper s’il perdait l’équilibre. Quelque chose la dérangea soudain.

« Attention la branche au-dessus de toi est pourrie je crois, teste la avant de grimper. »


Une légère odeur. C’était bizarre. Elle n’était pas tout à fait sûre mais mieux vallait prévenir que guérir ! Elle n’était pas guérisseuse.

[hrp : Tu disais ? <3 ]


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#   Ven 2 Jan 2015 - 13:50

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Nathanaël observa Ipiu courir, sauter, puis se hisser sur la branche avec aisance et élégance. Elle l'informa ensuite que les cerisiers possédaient des branches moins épaisses, mais plus basses. Cela leur faciliterait l'accès à la première branche, mais pas nécessairement l'ascension, loin de là. Il était assez fier d'être arrivé jusque-là sans le moindre problème et sa collègue le félicita. Il sourit. Il était assez facile pour le jeune homme de gravir le chêne, malgré l'obscurité, car ses branches étaient larges et solides. Il savait où trouver de bonnes prises pour ses mains et ses pieds rencontraient toujours une surface stable et suffisamment grande. Il appréciait aussi le courant d'être frai sur son visage et espérait qu'Ipiu ne souffrirait pas trop du froid. Il devrait faire attention à ne pas trop s'attarder en haut de l'arbre. Comme elle l'avait fait remarquer, le mouvement réchauffe efficacement. Il prit d'ailleurs la peine de s'arrêter pour ouvrir sa jaquette. S'il se mettait à transpirer, il ne tarderait pas à avoir froid, même avec son vêtement chaud.

« Attention la branche au-dessus de toi est pourrie je crois, teste la avant de grimper. »

Nathanaël arrêta son geste juste à temps. Il observa la coupable, mais ne décela rien de suspect à cause du manque de lumière. Il y avait cependant une légère odeur. Son odorat devait certainement être moins développé que celui d'Ipiu. Avant de faire un geste maladroit et de le regretter, il se cala comme il faut contre le tronc, prit un bon appui avec ses pieds et de sa main gauche tira sur la branche qui céda sans prévenir. Il fut surpris, malgré l'avertissement de sa collègue. Le bois, effectivement pourri, s'était rompu très rapidement, trop rapidement. Étonné, il avait lâché la branche qui tombait droit en direction d'Ipiu. Heureusement, Nathanaël eut le réflexe de taper dedans, comme dans un ballon de foot et le bout de bois continua son chemin vers le sol sans percuter la jeune femme. Ce n'était pas passé loin ! Dans le mouvement, il avait bien évidemment perdu son équilibre, mais avait pu se retenir au tronc. Il s'assit pour calmer les battements de son coeur, oui , cette fois il avait eu peur.

Est-ce que ça va ?

Il marqua une courte pause avant d'enchaîner.

Je me laisse juste un petit temps de répit avant de continuer si tu es d'accord.

Il lui sourit. Ses mains tremblaient légèrement. Ce n'était pas tous les jours qu'on risquait de tomber de plusieurs mètres parce qu'on s'amusait à grimper dans un arbre la nuit. Après quelques respirations profondes, il se sentit capable de reprendre son ascension. À présent, ils n'étaient pas loin du sommet.

Voilà, nous pouvons continuer, sauf si tu souhaites redescendre.

Il se doutait qu'Ipiu n'avait pas ressenti l'événement avec autant d'intensité que lui, étant donné qu'elle n'avait pas risqué de tomber, mais il voulait être sûr qu'elle ne se sentait pas obligée de continuer.

[hrp : *pose un genou au sol et dépose ses armes* très bien, je m'avoue vaincu (:P)]



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#   Ven 2 Jan 2015 - 16:02

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Déjà un bon point. Elle est en vie.

Ca peut paraitre bête mais ce n’est pas passé loin. Elle aurait pu facilement se manger la branche en pleine figure… Et bien ce n’est pas très savoureux.

Dès que le craquement retenti Ipiu se laisse tomber contre la branche, se serrant contre elle pour donner le moins de prise possible pour un potentiel coup. Elle lève les yeux vers Nathanaël. Elle est certaine d’une chose, si elle ne risque rien de trop grave, un peu de bois ça fille une migraine, le tournis à la limite, neuf mètres mal réceptionnés ça file des côtes cassées. Elle sait qu’elle ne tombera pas… Mais elle ne sait pas si le jeune homme perdra l’équilibre. Aussi fixe-t-elle son regard sur lui, prête à le rattraper par la peau du cul s’il le fallait !

Il donne un bon coup de pied dans la branche et l’envoie valsée au loin. Elle sonne creux, mais vue l’épaisseur elle n’en est pas pour le moins légère. Le choc s’il sauve la tête d’Ipiu finit de déséquilibrer le jeune homme… Il se raccroche au tronc. Sage décision. Elle imagine qu’une fois la peur passée il ressentira aussi de la douleur. Donner un coup de pied dans une buche n’a jamais fait de bien à personne et si avec un peu de chance aucun os n’est touché il sera bon pour un bon bleu… quoi que elle n’a pas fait attention à ses chaussures, mais elle l’imagine mal grimper dans les arbres avec des rangers…

« Ca va sans doute mieux que toi. »


Elle se hisse à côté de lui en veillant à ne pas faire bouger la branche. Elle ne tremble pas, elle n’a pas eu le temps d’avoir peur pour elle toute préoccupe qu’elle était d’avoir peur pour lui. Elle s’installe toujours en évitant les mouvements parasites et pause sa main sur son épaule. Il tremble encore, mais elle s’en fout, il est entier. Elle soupire. Rassurée.

« Tu m’as fait peur. »


Peut-être que s’ils n’étaient pas si haut elle l’aurait pris dans ses bras pour le rassurer, mais du fait de leur hauteur cela aurait bien pu le paniquer plus qu’autre chose. Il lui dis qu’ils pouvaient arrêter si elle le désirait.

« Oui, je préfèrerais redescendre. »


Parce qu’elle sait bien au fond qu’elle s’en fiche de tomber. Elle sait bien aussi qu’elle ne tombera pas. Elle aurait aimé parfois. Dire que ce n’était pas sa faute si elle était morte, elle a tenté le diable maintes fois, et elle sait qu’elle ne tombera pas. Par contre elle ne veut pas le mettre en danger. Elle l’a déjà entrainé dans ses bêtises et il aurait pu se faire très mal. Si elle accepte l’idée de se blesser elle, elle ne tolère pas celle de le blesser lui.

Elle ne le mettra pas non plus dans une position de faiblesse. Elle ne veut pas qu’il se sente… Mal à l’aise ? non. Faible. Voilà ce qu’elle veut éviter. Qu’il se remette en question parce qu’il a bien agit.

« Merci, sans toi je pense que je dirais bonjour aux glands ! »



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#   Ven 2 Jan 2015 - 22:28

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Nathanaël ne put retenir un soupir de soulagement lorsqu'Ipiu lui annonça qu'elle allait bien. Elle vint le rejoindre sur la branche et posa sa main sur son épaule, avant de s'inquiéter pour lui et de lui avouer qu'elle avait eu peur pour lui. Il la regarda alors, un peu surpris, et comprit qu'elle aussi avait eu peur, vraiment peur. Il fut touché par tant de sollicitude. Elle ne s'inquiétait pas pour elle, mais pour lui, pour la chute qu'il avait évitée de peu. Cela se lisait dans ses yeux, sa sincérité. Il posa doucement sa main sur la sienne.

Désolé de t'avoir fait peur. Je suis moins maladroit d'habitude. Je te promets de faire plus attention dorénavant.

Il lui sourit pour la rassurer, puis acquiesça lorsqu'elle lui annonça qu'elle préférait descendre. Nathanaël eut un petit rire lorsqu'Ipiu le remercia.

Je n'aurais pas permis cela, voyons !

Il eut un nouveau sourire, enjoué cette fois, pour lui montrer que tout allait bien, que cette mésaventure était terminée. Ensuite, les deux compagnons commencèrent leur descente. Nathanaël avait toujours trouvé cette partie moins facile et moins attrayante. Peut-être était-ce car c'était la plus dangereuse, mais ce soir-là, tout lui semblait plus aisé. Sans doute était-ce parce qu'il faisait plus attention que d'habitude, mais aussi parce qu'il avait une bien meilleure condition physique qu'à l'époque. Tous ces entraînements avaient augmenté son endurance, son agilité, sa rapidité et sa précision. Arrivé vers le bas de l'arbre, il attendit qu'Ipiu atteigne la terre ferme et s'éloigne un peu, puis il se tint sur la dernière branche, s'y suspendit et se laissa tomber. Au moment où il toucha le sol, une décharge secoua son pied et il tomba à genoux.

Aïe !

Ce cri lui avait échappé et il le regretta tout de suite. Assis par terre, il se tint le pied avec sa main. Il ne comprit pas tout de suite d'où venait la douleur, mais soudain l'image de la branche pourrie et de son coup de pied lui revint en tête.

Fichu bout de bois...

Il s'agissait plus d'une remarque à lui-même, un grognon. Rapidement, il détacha les lacets des chaussures de sport qu'il avait enfilées avant de quitter sa chambre, puis libéra son pied endolori. Il le bougea doucement dans tous les sens, cherchant si les os avaient été touchés, mais à son grand soulagement, ce n'était pas le cas. Il soupira et sourit malgré la douleur ; un peu de glace et de repos et tout rentrerait dans l'ordre. Une fois rassuré, Nathanaël leva les yeux vers Ipiu.

Je suis navré, je crois bien que j'ai fini par gâcher ta soirée.

Il sourit, gêné. En effet, il n'avait pas brillé ce soir...



Merci Ipiu <3
#   Ven 2 Jan 2015 - 23:40

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En général c’était elle qui prenait l’initiative du contact avec autrui. Ce qui la dérangea légèrement fut quand lui en pris l’initiative. Pas assez pour qu’elle soit réellement troublée, trop pour qu’elle ne le remarque pas. Elle se connaissait trop pour ne pas s’en rendre compte, et trop pour s’appesantir sur un sujet qui ne méritait pas de l’être.

Il voulut la rassurer. Ce qui ne servait en rien. Vraiment. Elle n’avait plus peur du moment où elle l’avait vu s’assoir contre la branche et où elle l’’avait touché. Elle avait senti qu’il avait eu peur. Une petite voix dans sa tête lui disait il n’est pas idiot. S’il n’avait pas eu peur, il aurait vraiment été un abrutit. Ce qu’il n’était pas !

La redescente n’est pas aussi simple que l’ascension. Elle était plus ardue… quand on ne cherchait pas à tomber. Elle ne cherchait en général pas à se retenir mais juste à contrôler sa chute. Elle ralentissait ce qu’il fallait pour ne pas se blesser en atterrissant. Elle avait appris de la gymnastique que tomber ne faisait pas mal, c’était la façon de tomber qui faisait mal.

Pourtant ce soir-là elle descendit branche à branche, contrairement à son habitude. Attendant le blondinet, elle avait l’efficacité que donne l’habitude. Elle avait le pied sûr et la main ferme. Elle ne prenait aucun risque et se trouvait toujours proche du jeune homme, histoire de pouvoir le rattraper si la douleur le rattrapait. Elle précautionneuse. C’était tout.

D’ailleurs quand elle toucha terre elle s’en voulut immédiatement, elle n’avait pas la carrure adéquate pour le rattraper. De peur de lui laisser voir sa petite culotte elle était restée dessous. Cette phrase n’étant pas à sortir de son contexte. Elle ne pouvait donc ni le rattraper ni freiner sa chute. Bien sûr cela n’aurait rien changé. Il aurait eu mal pareil. La seule différence c’est qu’elle se serait sentie moins inutile.

Quand il cria elle se précipita vers lui. Elle s’accroupit à ses côtés. Vérifiant à la lumière de la lune que son pied était entier. Ce qui était passablement difficile vu que les branches masquaient la clarté de la lune. L’examen du jeune homme sembla le convaincre, elle ne remit pas son jugement en question. Il avait l’air tellement dépité quand il dit qu’il avait gâché la soirée. Elle ne put s’empêcher de rire.

« C’est sûr, tu as gâché ma soirée… Au lieu de lire un roman de gare… J’ai passé ma soirée à crapahuter et à m’amuser… Franchement quoi de pire. »


L’ironie se sent au son de sa voix. Elle se redresse et lui tend la main pour l’aider à se redresser puis se glisse sous son bras du côté où il s’est blessé. Histoire qu’il n’ait pas à appuyer tout son poids sur son pied douloureux.

« Cuisine ou infirmerie ? Il te faut de la glace je crois. »



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#   Sam 3 Jan 2015 - 21:09

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Nathanaël fut surpris d'entendre le rire franc et sincère d'Ipiu.

« C’est sûr, tu as gâché ma soirée… Au lieu de lire un roman de gare… J’ai passé ma soirée à crapahuter et à m’amuser… Franchement quoi de pire. »

Il ne put s'empêcher de sourire face à l'ironie de sa voix. Ainsi, elle avait passé une bonne soirée malgré tout et elle s'était même amusée. Il en était heureux. À y réfléchir, lui aussi avait passé une excellente soirée. On lui reprochait souvent son sérieux, mais ce soir-là, il s'était beaucoup amusé et Ipiu y était pour quelque chose. C'était une jeune femme extraordinaire qui lui ressemblait en de nombreux points. Il avait enfin trouvé quelqu'un qui pouvait le comprendre et cela le vivifiait.

Lorsqu'elle lui tendit la main pour l'aider à se redresser, il n'hésita pas un instant et la saisit. Une fois debout, la jeune femme se glissa sous son bras pour l'aider à marcher, puis lui demanda s'il préférait la cuisine ou l'infirmerie pour la glace dont il avait besoin.

Merci Ipiu. Je pense que la cuisine est plus facilement accessible de nuit. Qu'en penses-tu ?

Il marqua une courte pause et se permit une petite moue.

Et puis, je dois avouer que j'ai une petite faim. Les émotions creusent l'appétit !

Il rit. Il ne souhaitait pas participer à un grand festin, mais ils trouveraient certainement quelque chose à grignoter dans la cuisine. Il espérait simplement qu'elle serait ouverte. Les deux compagnons se mirent en route doucement. Nathanaël essayait de ne pas trop prendre appui sur son amie, mais cela soulageait son pied endolori. Il avait bien fait d'enlever sa chaussure, car il sentait déjà que la partie touchée enflait. Il sentait aussi son cœur y battre, ce qui était assez désagréable. Il devait penser à autre chose. Lors de ses entraînements, il avait appris à contrôler une partie de la douleur. Il devait mettre cela en pratique aujourd'hui.

Tu me montreras les cerisiers une autre fois, si tu le veux bien.

Il accompagna sa remarque d'un sourire. C'était une manière comme une autre d'engager à nouveau la conversation et malheureusement, c'était tout ce dont il était capable pour le moment.



Merci Ipiu <3
#   Sam 3 Jan 2015 - 23:17

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« Les cuisines sont plus facilement atteignables mais on n’y trouvera ni anti-inflammatoire ni anti douleur… Mais j’imagine que si tu as faim c’est que tu vas assez bien pour t’en passer. »

Voilà tout dépendait vraiment de qui venait l’intention. Maintenant que c’était elle qui s’était glissée à ses côtés elle n’avait absolument aucune appréhension. Etre une fille c’est vraiment compliqué parfois pensait-elle. Puis elle se dit que les garçons devaient aussi avoir ce genre de sentiments, et que les demoiselles n’en avaient pas le monopole. Sa part de féministe en herbe lui passa un sacré savon.

Alors qu’ils étaient sur le point de partir bras dessus, bras dessous la jeune fille le reteint :

« Attends ! »


D’une manœuvre aisée elle se saisit de la chaussure du jeune homme avec son pied et la ramena au niveau de sa main. Elle était sur bien des points une fille singe, elle montait aux arbres comme si elle y était née, mais en plus… Elle ramassait des objets avec les pieds… Techniques savamment développée par la flemme et des chaussettes trainant (trop) souvent sur le sol de sa chambre.

« C’est bon allons-y ! »


Il confia qu’il avait faim. Elle-même n’avait pas faim, mais comme on dit souvent l’appétit vient en mangeant. Elle savait aussi d’expérience qu’il était plus difficile de manger quand on était en compagnie de quelqu’un qui ne mangeait pas. Cela développait une sorte de gêne. Le summum de la gêne étant quand on était chez soi, qu’on désirait manger quelque chose et que… son invité n’avait pas faim. Manger devenait alors impossible. On avait l’impression de narguer son invité, ou de le priver, ou qu’il n’osait pas manger parce qu’il n’était pas chez lui. Bref c’était pour la jeune fille aux yeux violets totalement insupportable.

« On visitera les cerisiers en plein jour ça vaudra mieux ! »


Elle regardait le pied du jeune homme. Il avait l’air d’enfler. Elle l’aurait bien examiné mais, elle se doutait que ce serait mieux si elle le faisait sous un store et peut-être même après lui avoir posé des glaçons dessus. Elle ne doutait pas que certains petits vaisseaux se seraient rompus. Qu’il aurait un très beau bleu. Pourtant elle n’avait pas fait de bandage de sorte à réduire l’afflux de sang. Elle estimait que c’était à double tranchant certes ça bloquerait l’arrivée de sang mais justement pour cela ça ferait mal… Et puis en plus elle n’était pas sûre que ce soit super utile, ça réchaufferait le pied du jeune homme alors que le froid de la nuit vasoconstrictait déjà ses artérioles.

Elle avait lu un livre sur la circulation sanguine quelques mois plus tôt… Mais il expliquait le fonctionnement normalement de ce système. Pas la pathologie. Elle sentit qu’il se retenait d’appuyer son poids sur elle. C’était galant et déplacé.

« Si tu ne t’appuies pas sur moi je te promets que je te porte comme une princesse jusqu’à la cuisine ! »
le gronde-t-elle.

Gare à lui s’il ne la prend pas au sérieux. Quand elle était encore en France elle faisait de la gymnastique en groupe et elle créait souvent la surprise en prenant le rôle de la porteuse plutôt que celui de la voltigeuse. Elle était tout à fait capable de le porter totalement, elle ne mentait jamais sciemment.


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#   Lun 5 Jan 2015 - 21:28

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Ipiu lui fit remarquer qu'ils ne trouveraient pas d'anti-douleurs ou d'anti-inflammatoires en cuisine, ce qui était une remarque pertinente, mais Nathanaël ne souhaitait pas prendre de médicaments si ce n'était pas nécessaire. Il en savait trop pour ne pas rester indifférent à tous les effets secondaires provoqués par un traitement médicamenteux, toute cette chimie ingurgitée... Il n'était cependant pas totalement contre, bien au contraire, mais, dans ce cas précis, un peu de glace ferait l'effet escompté. Il ne partagea cependant pas son opinion avec son amie. Cela n'aurait rien apporté à la conversation.

Avant de se mettre en route, Ipiu prit soin de ramasser assez adroitement la chaussure du jeune homme. Sans elle, il l'aurait oubliée là. Il faut dire, qu'il pensait à d'autres choses en ce moment. Il se demanda où elle avait appris à user de ses pieds avec autant d'adresse. Il rit intérieurement, car il s'imaginait déjà s'entraîner à faire de même. Cela pouvait paraître très étrange, mais il était tellement curieux de tout, qu'une nouveauté de ce genre ne pouvait que l'intéresser.

« Si tu ne t’appuies pas sur moi je te promets que je te porte comme une princesse jusqu’à la cuisine ! »

Nathanaël ne put retenir un sursaut de surprise. Il ouvrit la bouche pour protester, mais aucun son n'en sortit. Il ne savait pas quoi dire. Les deux compagnons n'avaient parcouru que quelques mètres, mais déjà Ipiu avait remarqué son comportement. Il réfléchit un instant à ce qu'il pouvait répondre, mais se trouva très emprunté.

C'est que... je n'ai... je n'ai pas si mal que cela tu sais. Et je m'appuie déjà suffisamment sur toi.

Étonnamment, il sentit la chaleur gagner ses joues, ce qui le mit plus mal à l'aise encore.

Et puis, je fais tout de même mon poids...

Nathanaël ne souhaitait pas la vexer, surtout pas, mais il ne souhaitait pas non plus qu'elle soit écrasée sous son poids. Il n'était pas gros, mais grand et musclé. Un mètre quatre-vingts tout de même ! Mais ce qu'il ne souhaitait pas avouer, c'est qu'à ce moment-là, son orgueil fut touché. Pendant toute la soirée et malgré toutes les situations vécues, il n'avait, étonnamment il est vrai, jamais ressenti cela. Ipiu était différente de tous les autres et il n'avait jamais eu honte de se montrer tel qu'il était vraiment ou de lui fait voir ses faiblesses. Mais à ce moment-là, à l'idée de se faire porter par elle, il sentit ce sursaut d'orgueil faire son effet. Cela n'avait rien à voir avec le regard des autres, ou en tout cas ce n'était pas conscient, c'était plutôt par rapport à lui-même.

Tu as déjà fait beaucoup et je t'en remercie sincèrement.

Comment allait-il lui faire comprendre... sans rien lui expliquer ?

Alors, s'il te plaît, ne mets pas ta menace à exécution.

À présent, il serrait les dents, attendant sa réaction avec appréhension. Ce dont il ne s'était pas rendu compte, c'était, qu'inconsciemment et peut-être par instinct de survie, si on peut dire cela comme ça, il s'était un peu plus appuyé sur elle.



Merci Ipiu <3
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